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Chapitre III : La politique budgétaire

Schéma 1:
Soient les données suivantes relatives aux recettes et dépenses de la loi des finances 2010 et le projet de loi des finances
2011 (en millions de dirhams) :

Dépenses LF 2010 PLF 2011 Croissance Recettes LF 2010 PLF 2011 Croissanc
% %
Dépenses ordinaires 154 795 170 224 ……… Recettes ordinaires 165 912 172 321 ………

-Dépenses de fonctionnement 136 912 151 994 ……… -Recettes fiscales 150 080 159 666 ………

-Dépenses de la dette. 38 237 36 534 ……… ………


-Recettes non fiscales 15 832 12 655
Dépenses d’investissement 53 785 53 859 ……… ………
Recettes d’emprunt 50 153 54 202

Total Dépenses BGE 228 934 ……… ……… Total Recettes BGE 216 065 ………... ………

Rapport économique et financier loi des finances 2011. www.finances.gov.ma

Consigne :

1- Complétez le tableau ci-dessus.


2- Lire les chiffres soulignés.
3- Définir le budget.
4- Commentez l’évolution des postes budgétaires au Maroc entre LF 2010 et PLF 2011.
5- Calculez le solde budgétaire et le solde ordinaire .Conclure.

Schéma 2:
Structures des recettes et des dépenses du budget général de l'Etat pour la LF 2010 et PLF 2011 (en %) :

Dépenses LF 2010 PLF 2011 Recettes LF 2010 PLF 2011

Dépenses ordinaires 67 ……… Recettes ordinaires 77 ………

-Dépenses de fonctionnement 50 ……… -Recettes fiscales 70 ………

-Dépenses de la dette. 17 ……… ………


-Recettes non fiscales 7
Dépenses d’investissement 33 ……… ………
Recettes d’emprunt 23

Total Dépenses BGE 100 .......... Total Recettes BGE 100 ………

Rapport économique et financier loi des finances 2011. www.finances.gov.ma

Consigne :

1- Complétez le tableau ci-dessus.


2- Lire les chiffres soulignés.
3- Commentez l’évolution de la structure des différents postes budgétaires au Maroc entre LF 2010 et PLF 2011.
Mme Mokadem Amina Lycée Technique de Fès 2ème bac sciences économiques

I- Le budget :
1- Définition.
Le budget est un document administratif et comptable constatant les opérations de l’Etat.
C’est un acte par lequel sont prévues et autorisées les ressources et les dépenses annuelles de l’Etat.
Le budget est préparé par le ministère des finances et voté ensuite par le parlement d’où l’appellation de la loi
de finance
2- Composition du Budget de l’Etat :
Le budget général se compose de trois parties principales :
Le Budget générale de l’Etat, les Services de l'Etat Gérés de manière autonome(SEGMA) et les compte s spéciaux
de Trésor.
a- Le budget général de l'Etat :(BGE) :
Elle regroupe les recettes et les dépense des services publics administratifs.
b- Les SEGMA:
Se sont des services n’ayant pas de personnalité morale et dont les dépenses sont couvertes par leurs propres
ressources. Ex : Centre national de transfusion sanguine, centre régionaux d’investissement, institut national de
statistique et d’économie appliquée….
c- Les CST :
L’objet des CST est l’affectation des ressources à des dépenses biens définies.
Ex : Fonds de Soutine de l’INDH, fonds national du développement du sport , part de la TVA affectée aux
collectivités locales, fonds de lutte contre les catastrophes naturelles ,fonds pour l’amélioration de
l’approvisionnement en eau potable des population rurales……

II- Le budget général de l'Etat :


A- Les recettes :
On distingue les recettes fiscales et les recettes non fiscales
1- Les recettes fiscales
Se sont des recettes que l’Etat collecte des différents impôts et taxes, on distingue :
 Les impôts directs : se sont des impôts qui frappent directement les revenus : Impôt sur le revenu (IR),
l’impôt sur les sociétés (IS) ; ou des impôts qui frappent directement la consommation (TVA).
 Les droits de douane il frappe les importations, ces droits subissent une baisse à cause des accords de
libres et change entre le Maroc et les autres pays
 Les droits d’enregistrement et de timbre (droits de timbre sur le papier, légalisation des documents,
assurance, taxe spécial sur les véhicules)
2- Les recettes non fiscales
Les principales recettes non fiscales sont :
 Les produits et revenus du domaine : Les recettes de l’Etat tirées de ses propriétés. Ex : forêts, plages,
logements….
 Les produits des monopoles : Ce sont des recettes que l’Etat tire de ses entreprises publiques, ainsi que
des participations financières de l’Etat. Ex : RAM, IAM …
 Les produits de cession des participations de l'Etat (recettes de privatisation).
 Les recettes d’emprunt : Il s’agit des emprunts internes et externes que l'Etat contracte auprès du
système financier marocain (emprunt interne) ou auprès des organisations internationales comme la
banque mondiale, le FMI, la BAD, la BID ou des banques privées internationales (emprunt externe)
B- Les dépenses
Les dépenses de l’Etat se composent des différentes charges de fonctionnement, d’Investissement et de
remboursement des emprunts.
1- Les dépenses de fonctionnement :
Dépenses qui permettent de faire fonctionner les administrations publiques et fournir les services publics
ainsi que les dépenses d’entretien du matériel et des bâtiments administratifs. Elles sont composées des :
- Dépenses de personnel : les traitements des fonctionnaires de l’Etat.
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- Dépenses de matériel : Achat du matériel pour équiper les administrations publiques en matériel de
bureau, en ordinateurs….
- Charges communes : L es dépenses de compensation et de subvention des prix des produits de
consommation de base et des produits énergétiques (Sucre, farine, gaz…)
2- Les dépenses d’investissement :
Dépenses destinées à équiper et à doter le pays en infrastructure économique et social (barrages, routes
hôpitaux …)
3- Les dépenses de la dette
Dépenses destinées au remboursement de la dette publique(interne et externe) composées des :
- Annuités de la dette (amortissement ou dépenses en principal de la dette)
- Des intérêts et commissions de la dette publique .

Le budget général de l’Etat peut être schématisé de la manière suivante :


Dépenses Recettes
Dépenses ordinaires : Recette ordinaire
 Dépense de fonctionnement :  Recettes fiscales
-Dépenses de personnel - Impôt directs
-Dépenses du matériel - Impôt indirects
-Charges communes - Droit s de douane
- Droit d’enregistrement et de timbre
 Dépenses de la dette :  Recettes non fiscales
-Dette interne - Recettes du domaine
-Dettes externe - Recettes de monopole
- Recette de privatisation (cession)
Recette d’emprunts
Dépenses d’investissements
Dépenses totales Recettes totales

C- Les soldes :
A partir du budget on peut déduire plusieurs soldes : le solde budgétaire et le solde ordinaire
1- Le solde budgétaire :

C’est la différence entre les recettes totales et les dépenses totales

Solde budgétaire(SB) =Recette totales(RT) – Dépenses totales (DT)


Trois situations peuvent se présenter :
Si SB > 0 RT > DT Excédent budgétaire
Si SB < 0 RT < DT Déficit budgétaire
Si SB = 0 RT = DT équilibre budgétaire

2- Le solde ordinaire

Solde ordinaire(SO)=Recettes ordinaires(RO) -Dépenses ordinaires (DO)

Recette ordinaire =recettes fiscales+ recettes non fiscales


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Recette ordinaire =recette totales –Recettes d’emprunt

Dépenses ordinaires=Dépenses de fonctionnement + Dépenses .de la dette

Dépenses ordinaires =Dépenses totales-dépenses

Trois situations peuvent se présenter :


Si SO >0 RO >DO Epargne publique.
Si SO <0 RO <DO Désépargne publique.
Si SO =0 RO =DO Equilibre.

III- La Régulation par le budget :


A- Action par les recettes (politique fiscale) :

La politique budgétaire constitue un levier de la politique éco de l’Etat, il consiste à utiliser certain
instruments budgétaires (dépenses, recettes) pour influencer la conjoncture économique.
La politique fiscale consiste à utiliser les impôts comme moyen de régulation de l’activité économique
on distingue entre deux types de politiques fiscales :
 Une politique fiscale rigide :
C’est une politique contraignante caractérisé par plusieurs impôts et des taxes élevés.
 Une politique fiscale légère :
C’est une politique fiscale souple, incitative, caractérisée par un nombre limité d’impôt et des taxes qui
sont bas (pression fiscale faible).
Remarque :
On calcule la pression fiscale dans un pays par la formule suivante :
Recettes fiscales ×100
PIB

B- Action par les dépenses :

Les dépenses budgétaires jouent un rôle économique fondamental dans la politique budgétaire de
l'Etat ; les dépenses de fonctionnement et d’investissement créent des effets d’entrainement directs et
indirects sur les grandeurs macro économiques (Emploi, Croissance, Revenus, Exportation,
Importation….).
Les dépenses ont un Effet direct sur la croissance, L’augmentation des dépenses publiques
(traitements, compensation, investissements..…) se traduit par une augmentation de la demande grâce
{ l’augmentation du pouvoir d’achat et la distribution des revenus ; ce qui va stimuler la production,
l’Investissement, la croissance économique et l’emploi.

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C- Les objectifs de la politique budgétaire :

L’Etat en collectant ses recettes et en affectant ses dépenses, cherche à soutenir et à orienter l’activité
économique afin de relancer et favoriser la croissance ; par son budget ,l’Etat vise { réaliser les
objectifs économiques et sociaux :
a- Les Objectifs économiques :
La politique budgétaire joue un rôle dans la relance de l’activité éco :
- En cas de ralentissement, et en agissant sur ses dépenses et ses recettes l'Etat va agir sur la demande
effective ce qui va accroitre l’investissement, la production et la croissance économique d’où plein
emploi et réduction du chômage.
- En cas d’expansion : la politique budgétaire aura un objectif de stabilisation des prix et de lutte
contre l’inflation en réduisant la production et la croissance économique.
b- Les Objectif sociaux :
Par ses dépenses de fonctionnement : l’Etat reste le 1er distributeur de revenus et le 1er employeur :
-L'Etat distribue des revenus (traitements), d’où augmentation de la demande, de la production et de
la croissance économique.
-Il joue un rôle de redistribution des richesses entre les agents économiques, cette redistribution se
fait par les prélèvements fiscaux et par les revenus de transfert afin d’augmenter le pouvoir d’achat et
améliorer le niveau de vie.
-Par ses dépenses d’investissement : l’Etat crée l’infrastructure sociale nécessaire pour le pays (les
hôpitaux, les écoles les universités….) Il crée ainsi des emplois, lève le niveau de vie et réduit la
pauvreté.
D- Les limites de la politique budgétaire :
La régulation par le budget présente des limites dans les plus importants/
 Trop d’impôt tue l’impôt :
Lorsque le taux d’impôt est élevé, les agents économiques sont découragés, d’où baisse de l’activité
économique (production, investissement) et recours a des activités non déclarées ( secteur informel
,spéculation terrain, bourse…) on assiste ainsi à une baisse des recettes de l'Etat.
 L’endettement de l'Etat pour invertir et consommer prive l’économie des capitaux nécessaires
et rend cher le prix de ces capitaux (effet d’éviction).
 Le remboursement des annuités et des intérêts de la dette publique va pousser l'Etat à
s’endetter de plus en plus pour rembourser cette dette et pour faire face à son déficit
budgétaire, on parle ainsi de spirale d’endettement ou de phénomène boule de neige.
 Les contraintes extérieures, la concurrence internationale et le contexte de crise peuvent
entraver la réalisation des objectifs de la politique budgétaire en diminuant les recettes de
l'Etat causées par la baisse de la compétitivité de l’économie nationale.
 La stagflation : L’inflation et le chômage son deux phénomène qui coexistent, Ils ne sont pas
alternatives avec le phénomène de stagflation qui caractérise l’économie internationale.

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La Régulation par le Budget :

Le Contexte Crise, récession, stagnation Inflation, expansion, surchauffe

La Politique Politique de relance, politique GO, Politique de stabilisation, politique de


politique expansionniste rigueur, politique anti-inflationniste
budgétaire

Les objectifs Baisser les recettes budgétaires Augmenter les recettes budgétaires
(Une politique fiscale légère) (Une politique fiscale lourde)
intermédiaires
Augmenter les dépenses budgétaires Baisser les dépenses budgétaires

Les objectifs Lutter contre le chômage Lutter contre l’inflation


Relancer la demande pour augmenter la Freiner la demande pour réduire l’activité
finaux production, l’investissement, la économique d’où stabilité des prix.
croissance économique et l’emploi

-Baisse des impôts sur le revenu(IR) d’où - Augmenter les impôts sur les revenus et
augmentation du pouvoir d’achat, de la sur les sociétés en vue de diminuer la
consommation, de la demande, de la demande effective (consommation et
production, de l’investissement, de la investissement) d’où baisse de la
Les instruments croissance économique et de l’emploi. croissance économique et stabilité des
prix.
- Baisse des impôts sur les sociétés (IS)
ce qui va encourager les entreprises à
augmenter l’investissement, la production
et l’emploi. -Réduction des dépenses de
fonctionnement et d’investissement
-Augmenter les traitements des publics d’où diminution de la demande
fonctionnaires et les dépenses de effective et stabilité des prix.
compensation en vue de stimuler la
consommation, la demande, la
production, et la croissance économique.

-Augmenter les investissements publics


afin de relancer l’emploi et distribuer des
revenus ; d’où augmentation de la
demande, de la croissance et de l’emploi.

Conséquences Les recettes diminuent et les dépenses Les recettes augmentent et les dépenses
augmentent d’où Déficit budgétaire. diminuent d’où Excédent budgétaire.

NB : Impasse budgétaire. : Dépenses inscrites au budget de l'État qui ne sont pas couvertes normalement par des
recettes prévisibles mais par un recours à l'épargne.

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