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UNIVERSITE DE BANGUI République Centrafricain

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Unité-Dignité-Travail

Direction des Etudes


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Institut Supérieur de technologie
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Département de Génie Industriel

MEMOIRE DE FIN DE CYCLE


En vue de l’obtention du :
DE LICENCE PROFESSIONNELLE EN GENIE INDUSTRIEL
Option : Réseau et télécommunication

THEME :
TECHNIQUE D’AMELIORATION DE LA COUVERTURE
RADIO UMTS DES ZONES RURALES

Lieu de stage : Telecel Centrafrique


Période stage : 28/02/2019 – 29/05/2019

Sous la direction de :
Réalisé par : Serge DOMBETTE enseignant à
Cyriack Stéphane TANGA l’université de Bangui
GARTHEY élève ingénieur

ANNEE ACADEMIQUE
2017-2018
Techniques d’amélioration de la couverture radio du réseau cellulaire UMTS des zones rurales
(cas de Telecel Centrafrique)

INTRODUCTION
L’histoire nous a prouvé que de tout temps, le besoin de communiquer a toujours été la
principale préoccupation de l’être humain. Ainsi l’Homme a mis en place des moyens et
méthodes pour lui permettre de communiquer.
Dès l’antiquité, il a développé en lui des systèmes lumineux ou sonores (tam-tam, voix,
sifflements…) pour communiquer sur des courtes distances. Quelle que soit la forme utilisée,
la distance et le temps se sont tout de suite imposés comme des obstacles à surmonter. Ce n’est
qu’à la fin du 17e siècle que des systèmes organisés ou réseaux télécommunication sont
apparus : c’est la télégraphie optique permettant de transporter de court message écrit.
Cependant, il faudra attendre un siècle pour transporter la parole et ce n’est qu’au milieu du 20 e
siècle que la téléphonie va devenir un service de communication pour tous grâce à l’apparition
du réseau de première génération (1G) dans les années 1970 qui possédait un fonctionnement
analogique et était constituée d’appareils relativement volumineux tel que : le AMPS
(Advanced Mobile Phone System), le TACS (Total Access Communication System) et le
ETACS (Extended Total Access Communication System).
De la seconde moitié du 20e siècle, l’electronisation, l’informatisation et la
numérisation des informations vont entrainer la diversification du réseau et des services de
télécommunication. Depuis l’origine, les réseaux de communication ont pour fonction première
le transport d’information pour communiquer à distance contrairement au secteur postal. Ces
réseaux véhiculent des informations immatérielles, c’est-à-dire sous forme électrique qui a été
rendus obsolète grâce à l’apparition d’une seconde génération entièrement numérique marqué
par une rupture de la première génération par le passage de l’analogique vers le numérique.
Ces communications mobiles ont pris leur essor à la fin des années 90 à travers le
déploiement des réseaux de deuxième génération à la norme GSM permettant de transmettre la
voix et des données numérique de faible volume. Pour autant, les déploiements se poursuivent,
non seulement pour maintenir et améliorer la qualité de service, mais aussi pour étendre la
couverture, et cela avec la mise en œuvre progressive des réseaux de troisième génération
correspondant à la norme UMTS (Universal Mobile Télécommunication System) à partir des
années 2000 cette technologie propose d’atteindre des débits supérieur ouvrant ainsi la porte à
des usages multimédias. L’évolution de la technologie mobile ne cesse d’accroitre on parle déjà
de la technologie LTE (Long Term Evolution) qui est une évolution avancée des normes GSM,
UMTS…
Nous vous parlons dans notre cas de le technologie UMTS.
L’objectif de ce travail est de proposé une technique d’amélioration de la couverture radio du
réseau cellulaire UMTS des zones rurales.
Pour ce faire, le présent travail est divisé en trois partie :
 La première partie portera sur une étude préalable (le cadre d’étude) ;
 La deuxième partie sera basé sur l’étude théorique du réseau ;
 La troisième partie consiste à implémenter la solution.

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(cas de Telecel Centrafrique)

ETUDE PREALABLE

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(cas de Telecel Centrafrique)

I
PRESENTATION DE LA SOCIETE TELECEL CENTRAFRIQUE

 Historique
Créée et arrivée en Centrafrique en 1995, par un Rwando-Congolais le feu NICO,
Telecel Centrafrique fait partie du groupe Orascom Telecom/Vempelcom. Depuis juillet 2008,
cette société fait partie du groupe TELECEL GLOBE avec un capital de deux milliards (2 000
000 000) de FCFA.
Telecel Centrafrique est une société commerciale anonyme (S.A), de téléphonie mobile
qui fournit pour ces usagers des services d’internet fixe et mobile. Après la SOCATEL (Société
Centrafricaine de Téléphonie) qui est la première société de téléphonie fixe en Centrafrique,
c’est cette société qui a fait son entrée sur le marché commercial de téléphonie mobile
(cellulaire) en Centrafrique. Le développement constant de la société lui a permis de changer
son statut juridique de société à responsabilités limitées (S.A.R.L) à celui de société anonyme
(S.A) avec une augmentation d’un capital de deux milliards (2 000 000 000) par la capitalisation
de ses dettes. Dont l’objectif est la commercialisation et l’internet.
Consciente des difficultés de la communication en république centrafricaine, telecel-
Centrafrique a décidé d’y apporter une solution en se positionnant sur le créneau de
l’exploitation des réseaux cellulaires que sont la téléphonie mobile et les télécommunications
internationales satellitaires. Ainsi pour satisfaire sa clientèle, elle s’est lancée dans la nouvelle
technologie pour lui offrir un service de meilleure qualité ainsi dans un cadre commercial en
ouvrant des agences dans les lieux stratégiques de la ville de Bangui et aussi dans certaines
villes du pays.

Plusieurs plates-formes assurant un meilleur confort d’utilisation sont attachées au système de


base et parmi lesquelles nous distinguons :
 La plate-forme prépayée, permettant des appels sans abonnement et sans facture que
l’achat des coupons de rechargement allant de 500 FCFA à 25.000 FCFA ou bien par des
« transferts de crédit » ;
 La messagerie vocale qui permet de recevoir des messages même lorsque le téléphone
est éteint ou est hors zone de couverture ;
 L’identification des numéros appelants permettant la localisation des lignes des
appels.
A l’écoute des besoins de ses clients, Telecel-Centrafrique a étendu la capacité de son
réseau à plus de soixante mille (60.000) abonnés, dans les années 2001 et 2006. Ses stations de
base (zones de couverture) couvrant toute la ville de Bangui ainsi que certaines villes de
province de la République Centrafricaine et offre à sa clientèle de nouveaux services à savoir :

 Le roaming qui est un système permettant aux abonnés Telecel d’utiliser leurs
numéros à l’étranger, d’émettre et de recevoir des appels tout en gardant le même numéro de
téléphone et les mêmes services,
 Le SMS, permettant la transmission et réception des messages court,

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 L’internet, qui est un moyen de communication rapide permettant de faire des


commandes, des achats, des recherches et d’accéder au réseau ;
 Le Prospaid, dont les abonnées reçoivent mensuellement les factures.

Telecel Centrafrique est premier opérateur global de télécommunications en


Centrafrique, il a façonné le paysage des télécommunications centrafricaines et son histoire est
indissociable de celle de la modernisation, de l’innovation et du dynamisme du marché
centrafricain. La société totalise aujourd'hui 38% du marché et couvre près de 30% du territoire
et qui offre les services GSM, UMTS si possible LTE (Long Terme Evolution) et est
Fournisseur d’Accès Internet (FAI).

 Mission
La mission principale de cette société est de construire des solutions globales dans le
domaine des télécommunications des systèmes et services informatiques et de la sécurité.
Consciente de la difficulté de communication en RCA, Telecel Centrafrique a décidé
d’y apporter une solution en positionnant sur le créneau de l’exploitation de réseaux cellulaires
que sont la téléphonie mobile et les communications internationales satellitaires. Ainsi pour
satisfaire sa clientèle, elle s’est lancée dans la nouvelle technologie pour offrir un service de
meilleure qualité ainsi qu’un cadre commercial, en ouvrant des agents dans les lieux
stratégiques de la ville de Bangui.
Comme toute société lors de sa création, Telecel Centrafrique s’est assigné des objectifs
à atteindre :
 Les objectifs généraux ;
 Les objectifs de gestion de la clientèle ;
 Les objectifs techniques.

 Les objectifs généraux


La stratégie de Telecel Centrafrique est de :
 S’établir parmi les concurrents sur des marchés grâce à sa capacité d'innovation en
renforçant la compétitivité et l’offre 3G/3G+
 Améliorer la qualité de service ;
 Améliorer l’image de marque des télécommunications en République centrafricaine
et de former le personnel.
 Servir le Centrafrique en innovant, en développant, en renforçant et en soutenant une
télécommunication effective de haute qualité.

 Les objectifs de gestion de la clientèle


Comme objectif de gestion, Telecel a retenu :
 Améliorer le taux de recouvrement ;

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 Mettre aux services de ses clients son intelligence de réseau, son expertise
scientifique et technique et son savoir-faire industriel ;
 Augmenté la vitesse de son service internet (3G+) …

 Les objectifs techniques


Ces objectifs sont :
 Entretenir le réseau par opération de maintenance préventive et curative sur
l’ensemble des installations techniques (Commutation, transmission, internet,
réseaux locaux, etc.) ;
 Desservir les zones inaccessibles par l’installation de plusieurs antennes relais …

 Structure organisationnelle
Afin de bien fonctionner, il est important de mettre en place une structure
organisationnelle qui permette à la société d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixé.
Du point de vue organisationnel, Telecel est administrée par une direction générale. Celle-ci est
composée d’un directeur général qui a sous son autorité huit directions à savoir :

 La direction des affaires juridiques et réglementaires ;


 Le PMO (Program Management Office) ;
 La direction administrative et financière ;
 La direction des ressources humaines ;
 La direction des ventes et distributions ;
 La direction marketing et communication ;
 La direction technique ;
 La direction système d’information et nouvelles technologies

 La direction générale

Elle est dirigée par un directeur général nommé par le conseil d’administration. Il a pour
rôle de coordonner toutes les activités au sein de ladite société en collaboration avec le siège
social situé au Caire en Egypte.
Face aux multiples tâches qui lui sont confiées, le directeur général reçoit l’aide d’une
assistance de direction qui planifie tous ses programmes de travail et vérifie tous les parapheurs
avant de les lui soumettre. Elle a aussi pour rôle de faire parvenir les décisions provenant de la
direction générale aux autres organes de la société. Cette direction a pour mission :

 La recherche, la conception, la décision et la conduite de la politique générale ;


 La coordination de toutes les activités des directions et le bon fonctionnement de
Telecel.
 La canalisation des informations internes et externes. En d’autres termes, elle est
garante dans la politique commerciale, technique, financière et du personnel.
TELECEL Centrafrique emploie à ce jour plus de 400 personnes, dont les efforts quotidiens
épousent harmonieusement l’idée maîtresse qui a prévalu à la création de la société, à savoir :
« offrir des solutions innovantes de communication Mobile et Internet, simples et accessibles à
tous ». Etre un acteur engagé de la révolution industriel des réseaux qui modèle déjà le troisième

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millénaire ; cette société exprime sa fidélité à sa vocation originelle d'innovateur technologique


sur des marchés à forte croissance.

I.1 ORGANIGRAMME DE TELECEL CENTRAFRIQUE

Figure I.1 : Organigramme de Telecel Centrafrique

I.2 Etude de l’existant

En considérant le domaine d’activité dans lequel elle exerce, la Société Telecel


Centrafrique dispose d’un certain nombre de plate-forme permettant de faire fonctionner les
différents services que son réseau propose. Tout en basant sur son slogan : « la meilleure
connexion c’est chez nous ». Parmi ces plateformes nous pouvons cités :

 La plate-forme MSOFT ; nouvel version de MSC (Mobile service Switching Center)


qui est un commutateur de données et de signalisation.
 SMSC : short message service center.
 HLR (Home Locating Register) est une base de donnée maitresse ou sont stocké les
abonnées.

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I.3 Architecture de l’existant

Figure 1 Architecture de l’existant

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ETUDE THEORIQUE DU RESEAU

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II
INTRODUCTION AU RESEAU UMTS
L’UMTS (Universal Mobile Télécommunications System) fait partie de la famille
IMT2000 (International Mobile Télécommunication) et dont les spécifications techniques sont
développées au sein du 3GPP. L’architecture de ce système est composée essentiellement d’un
réseau terrestre d’accès radio, l’UTRAN (Universal terrestrial Radio Access Network) et d’un
réseau cœur dérivé de celui spécifié pour la phase 2+ du GSM.
Cette technologie s'appuie sur une architecture de réseau cœur GSM/GPRS, introduit une toute
nouvelle interface radio W-CDMA basée sur la technologie CDMA. Elle apporte des ruptures
majeures dans la gestion des ressources radio et dans l'ingénierie du réseau qui dépendent
fortement du niveau d'interférence créée dans le réseau.
L’industrie radio-mobile a connu des développements considérables en termes de
technologie et nombre d’abonnés. C’est dans cette dynamique que l’UMTS (Universal Mobile
Télécommunications System) a fait son apparition en succédant au GSM (Global System for
Mobile Communications). Cette nouvelle technologie est vue comme une convergence entre
les communications mobiles, fixes et Internet. De plus, cette troisième génération de téléphonie
mobile offre des services de plus en plus rapides et sophistiqués, débits très élevés
ainsi que l’accès à la Visio-téléphonie, la vidéo conférence et même la téléconférence.
Les réseaux 3G sont en cours de déploiement et de test dans certaines zones rurales, et
sont opérationnels, commercialement dans d’autres zones. Avant la mise en place d’un réseau
UMTS, les opérateurs sont engagés à faire un dimensionnement et une planification détaillée
pour garantir une couverture optimale du réseau. De ce fait, l’utilisation d’un outil de simulation
de la couverture radio s’avère d’une extrême importance.
Dans le cadre de notre projet de fin d’études, notre travail consiste à effectuer une
technique d’amélioration de la couverture radio du réseau cellulaire UMTS tout en basant sur
une étude d’optimisation et de dimensionnement de la couverture radio des zones rurales pour
l’opérateur de télécommunications Telecel Centrafrique et ce, en utilisant un outil de
planification radio professionnel appelé ATOLL.
Pour ce faire, nous allons mettre l’accent sur l’interface radio en détaillant la méthode
d’accès utilisé. Enfin nous présenterons les notions de handover, contrôle de puissance et la
respiration des cellules.

II.1 Rappel sur les générations de téléphonie mobiles

Les premiers réseaux mobiles ont été introduits au début des années 1980, ils étaient de
type analogique utilisé seulement pour le transport de la voix. Ces réseaux ont laissé rapidement
la place au GSM (Global System for Mobile Communications) qui s’est imposé comme le
standard de référence dans la deuxième génération, mettant en application les technologies
numériques et introduisant de nouveaux services permettant l'accès aux réseaux fixes
numériques comme l'Internet. Le GSM a connu quelques évolutions dans le but d’augmenter
sa capacité en termes de débit. Au début de l’an 2000, les radiocommunications cellulaires ont
connus l’arrivée d’une troisième génération appelée UMTS.

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Ce nouveau système représente une évolution dans les services et dans les vitesses de transfert
de GSM, il a été conçu pour supporter une large gamme d'applications avec des différents
besoins en qualité de service.

II.1.1 L’évolution de la téléphonie mobile


La téléphonie mobile a graduellement bouleversé les réseaux de première génération
analogique vers les réseaux de deuxième génération. L’évolution des techniques de
transmission numériques a donné naissance aux technologies 2.5G avec le GPRS, puis 2.75G
grâce à la technologie EDGE (Enhanced Data Rate for GSM Evolution). Le débit proposé reste
faible (200Kbit/s), par rapport aux offres des réseaux filaires (512Kbit/s)
pour l’ADSL et après plusieurs années d’évolutions et d’amélioration successives la
3G fait son entrée avec ces nouveaux services.
L’évolution de la téléphonie mobile est résumée dans la figure (2)

1G 2G 2.5G 3G

Technology Technology Technology


Broadband
analog digital digital
radio
Circuit Circuit Packet
interface
commuté based
commuté multimédia
Services
service

AMPS GSM GPRS WCDMA

Figure 2 : L’évolution de la téléphonie mobile

II.2 Les objectifs de la technologie UMTS


Le système UMTS devait satisfaire les quatre points suivants :
 La compatibilité avec les systèmes de 2e génération ;
 Un support multimédia varié ;
 Des débits plus élevés ;
 Proposition de différentes classes de services.
 La compatibilité avec les systèmes de 2e génération
L’UMTS devait assurer une certaine compatibilité avec les systèmes existants, pour
permettre aux opérateurs de la technologie GSM d’économiser leurs investissements et

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d’assurer ainsi aux utilisateurs une continuité de service lors de la migration vers la nouvelle
technologie.
 Un support multimédia varié
Par définition le multimédia dans la norme UMTS est la capacité d’accepter pour un
terminal ou de délivrer pour le réseau simultanément des services de natures différentes, par
exemple : voix, visiophonie, transfert de fichiers ou navigation sur le Web, ce qui doit être en
mesure de proposer une combinaison de plusieurs de ces services, voire d’ajouter ou de
supprimer sans perturber le déroulement de l’application en cours de fonctionnement.
 Des débits plus élevés
L’UMTS devait proposer une gamme de débits allant au-delà de l’offre de 2éme génération.
Il a été décidé que l’UMTS serait conçu de manière à assurer les débits suivants :
144 kbit/s en environnement rural extérieur.
 384 kbit/s en environnement urbain extérieur.
 2 Mbit/s pour des faibles distances à l’intérieur d’un bâtiment couvert (c’est-à-dire
mobilité réduite).

II.3 Proposition de différentes classes de services

Dans le but de couvrir l’ensemble des besoins présents et futurs des services envisagés
pour l’UMTS, quatre classes ont été définies afin de regrouper les services en fonction de délai
de transfert de l’information, la variation du délai de transfert des informations et la tolérance
aux erreurs de transmission.

 Classe A : mode conversation (conversationnel)


La classe A regroupe les applications en mode phonie et visiophonie, c’est-à-dire les
conversations entre deux ou plusieurs personnes. Pour ces applications, la quasi-instantanéité
du transfert de l’information est le paramètre essentiel. Par contre, la perception humaine tolère
et corrige dans une certaine mesure les erreurs de transmission, qu’il s’agisse d’une parole
déformée ou d’une image imparfaite.
Exemple : La téléphonie, la visiophonie ou des jeux vidéo constituent des services de classe A.
 Classe B : mode flux de données (streaming)
La classe B est la classe des applications asymétriques correspondant à une communication
entre un utilisateur et un serveur. Principalement, l’utilisateur interroge le serveur par une
requête limitée en quantité d’information et en débit, le serveur transmettant au contraire une
quantité importante d’informations, si possible à un débit élevé. Par rapport à la classe A, le
retard dans le transfert des données peut être plus important sans que la qualité de service perçue
par l’utilisateur en soit affectée.

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Exemple : la vidéo à la demande, la diffusion de programmes musicaux ou des transferts


d’images.
 Classe C : mode interactif (interactive)
Comme pour la classe B, les services de classe C impliquent un utilisateur et un serveur mais
cette fois, le dialogue est interactif et il s’agit d’un serveur de donnée ou d’applications
informatiques, comme des pages Internet, par exemple. L’absence de signaux de parole ou
vidéo conduit à relâcher la contrainte sur la transmission en temps réel. La réponse à la demande
de l’utilisateur doit juste lui parvenir dans un délai psychologiquement acceptable. Par contre,
s’agissant de fichiers informatiques, il est essentiel que l’information ne soit pas altérée par la
qualité de la transmission.
Exemple : Il s’agit ici de la navigation sur Internet, du transfert de fichiers, des applications de
commerce électronique.
 Classe D : mode tâche de fond (background)
La classe D est similaire à la classe C mais les informations transmises ont un moindre degré
de priorité. Le délai de transmission peut être plus long.
Exemple : C’est le cas d’une transmission de fax ou de messages courts.

II.4 L’architecture globale du système UMTS

L'architecture d'un réseau UMTS est répartie en deux groupes (voir figure II.1). Le
premier groupe correspond au réseau d’accès radio (RAN, Radio Access Network ou UTRAN,
UMTS Terrestrial RAN) qui supporte toutes les fonctionnalités radio. Le deuxième groupe, il
correspond au réseau cœur (CN, Core Network) qui est responsable de la commutation et du
routage des communications (voix et données) vers les réseaux externes. Pour compléter le
système, on définit également le terminal utilisateur (UE, User Equipment) qui se trouve entre
l’utilisateur proprement dit et le réseau d’accès radio.

Figure II.1 : Architecture global de l’UMTS

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II.4.1 L’équipement d’utilisateur (UE, User Equipment)


Le terminal utilisateur (UE) est composé de deux parties suivantes :
 Le terminal mobile (ME, mobile Equipment) correspond au terminal radio utilisé
pour les communications radio sur l’interface Uu.
 La carte USIM (UMTS Subscriber Identity Module) est une carte à puce qui stocke
l’identité de l’abonné, les algorithmes et les clefs d’authentification, les clefs de
chiffrement, ainsi que certaines données relatives à l’abonnement de l’utilisateur qui
sont nécessaires au niveau du terminal.
II.4.2 Le réseau d’accès radio (UTRAN)
La fonction de principale de l’UTRAN est de transférer les données générées par l’usager, il est
considéré comme une passerelle entre l’équipement usager et le réseau cœur via les interfaces
Uu et Iu. Cependant, il est chargé d’autres fonctions tel que :
 La sécurité : Il permet la confidentialité et la protection des informations échangées
par l’interface radio en utilisant des algorithmes de chiffrement et d’intégrité.
 La mobilité : Une estimation de la position géographique est possible à l’aide du
réseau d’accès UTRAN.
 La gestion des ressources radio : Le réseau d’accès est chargé d’allouer et de
maintenir des ressources radio nécessaires à la communication.
 La synchronisation : Il est aussi en charge du maintien de la base temps de
référence des mobiles pour transmettre et recevoir des informations.
Le réseau d’accès UTRAN est composé de plusieurs éléments : une ou plusieurs stations de
base appelées Node B, des contrôleurs radio RNC (Radio Network Controller) et des interfaces
de communication entre les différents éléments du réseau UMTS
II.4.3 Le Node B
Le Node B est l'élément chargé de gérer la couche physique de l’interface air entre
l'UTRAN et tous les UE localisés dans la cellule ou les secteurs qu’il dessert. Il assure
principalement des fonctions telles, le contrôle de puissance des mobiles, le codage et le
décodage de canal, de l’adaptation du débit et de l’étalement. On distingue deux types de Node
B : le Node B pour des antennes sectorielles et le Node B pour des antennes omni sectorielles.
II.4.4 Le RNC Radio Network Controller
Le RNC (Radio Network Controller) est l’élément de réseau en charge de la gestion et
du contrôle des canaux radio (établissement / maintien / libération des connexions radio). Pour
un mobile donné, le RNC effectue l’établissement de la connexion RRC (Radio Ressource
Contrôle) qui est responsable d’échanger la signalisation avec le réseau, il contrôle la puissance
d’émission/réception et il gère la configuration ou la reconfiguration de l’interface radio et la
mobilité du mobile (handover) ainsi que le contrôle de la qualité du lien radio.

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II.4.5 Le réseau cœur (CN, Core Network)


Le réseau cœur a pour rôle la commutation des appels et le routage des paquets à l’intérieur du
réseau et l’interconnexion avec les autres réseaux en vue de gérer les services souscrits par un
abonné, ces principaux éléments sont :
 Le HLR (Home Location Register) est la base de données de référence qui gère
l’ensemble des abonnés et leurs profils. Le profil d’un abonné regroupe de nombreuses
informations telles que son numéro de téléphone, les services qu’il a le droit d’utiliser,
les informations relatives aux services supplémentaires tels que les renvois d’appel, les
restrictions d’appels, etc.
 Le MSC/VLR (Mobile Switching Centre/Visitor Location Register) correspond au
commutateur (MSC) et à la base de données (VLR). Le MSC permet la commutation des
connexions circuit alors que le VLR contient une copie de profil de l’abonné et certaines
informations plus précises relatives à la localisation de l’abonné.
 Le GMSC (Gateway MSC) est un commutateur connecté directement aux réseaux
externes en mode circuit. Toutes les communications entrantes et sortantes, en mode
circuit, passent nécessairement par un GMSC. La partie du réseau gérée par le SGSN est
couramment appelée « domaine paquet ».
 Le GGSN (Gateway GPRS Support Node) les fonctionnalités du GGSN sont très
proches de celles du GMSC, mais le GGSN fait partie du domaine paquet et non circuit.
Il ne traite donc que des connexions en mode paquet.
Quant aux réseaux externes, ils se partagent en deux catégories :
 Les réseaux circuit tels que le Réseaux Téléphonique Commuté Public ou le Réseau
Numérique à Intégration de services.
 Les réseaux paquet tels que le réseau Internet et d’autres réseaux publics ou privés de
transmission de données.

II.5 Interface radio UMTS


II.5.1 Les modes d’accès duplex
La norme UMTS présente deux techniques de multiplexage sur l’interface radio : le
TDD (Time Division Duplex) et le FDD (Frequency Division Duplex).

II.5.1.1 Le mode TDD


Dans le mode TDD le transfert de données depuis le mobile vers la station de base (Uplink)
s’effectue à la même fréquence qu’en sens inverse (Downlink) avec une largeur de canal de 5
MHz. Les séquences Uplink et Downlink sont séparées dans le temps. Ce mode est conseillé
dans les micro et pico cellules utilisant le facteur d’étalement de 1 à 16Mchips.

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II.5.1.2 Le mode FDD


Dans le mode FDD : les liaisons montantes UL (uplink) et descendantes DL (Downlink)
s’effectuent en même temps, mais sur des fréquences différentes. Il est utilisé dans les micros
et les macros cellules. La séparation entre porteuses est également de 5 MHz utilisant un facteur
d’étalement qui varie de 4 à 256 en UL et de 4 à 512 en DL.

II.5.2 La technique d’accès multiple WCDMA


La technique d’accès multiple adoptée par l’UMTS est appelée le WCDMA (Wide band
Code Division Multiple Access). Dans cette technique les bits correspondants aux données
d’utilisateurs sont étalés, en les multipliant par une séquence de bits (appelé chips) ayant des
caractéristiques bien particulières, sur une large bande passante. Par ailleurs et afin de pouvoir
offrir différents débits, le WCDMA met en œuvre des transmissions à facteur d’étalement
variable et à multiples codes.
II.5.2.1 Avantage du W-CDMA
Par rapport aux systèmes de la deuxième génération, l’UMTS vient d’apporter quelques
avantages, le plus important est d’offrir une plus grande bande passante pour l’usager, ainsi
qu’une grande souplesse dans l’allocation des ressources nécessaires déployées dans le réseau.
L’orientation du WCDMA vers la transmission de données en mode paquet a permis à l’usager
d’établir des communications de bande passante variable, même en cours d’appel, ce qui
économise la bande passante.
Une autre contrainte qui est grandement simplifiée est la planification cellulaire, c’est-
à-dire le choix des fréquences à mettre en œuvre dans une cellule en tenons compte des cellules
voisines est remplacé par les séquences de codage qui différencient les communications, et non
pas les fréquences porteuses comme dans les générations précédentes.
Les caractéristiques de l’interface radio UMTS sont illustrées dans le tableau suivant :
Mode FDD TDD
Accès multiple DS-CDMA TD-CDMA
Débit Chip 3.84 Mchip/s 3.84 Mchip/s
Espacement entre porteuses 5 MHz 5 MHz
Durée d’une trame radio 10 ms 10 ms
Structure d’une trame 15 time slots par trame radio 15 time slots par trame radio
Modulation QPSK QPSK
Facteurs d’étalement 4-356 (UL) et 4-512 (DL) 1 à 16

Tableau. II.1 Principaux paramètres WCDMA


II.5.2.2 Étalement et désétalement de spectre
L’étalement de spectre peut être défini comme « une technique qui permet de
transmettre un signal d’information sur une largeur de bande plusieurs fois supérieure au
largueur de bande minimale que le signal ne le demande ». La première action consiste à
transformer la représentation binaire en représentation bipolaire « 1 » et « -1 », en suite chaque

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Techniques d’amélioration de la couverture radio du réseau cellulaire UMTS des zones rurales
(cas de Telecel Centrafrique)

bit de données est multiplié par une séquence de n chips. Il en résulte un signal plus rapide dans
le temps (3.84 Mchip/s) c'est-à-dire à spectre étalé sur une bande fréquentielle plus large
d’environ 5 MHz. On dit qu’on a procédé à une opération d’étalement de spectre, puisque pour
un signal de fréquence maximale F, après modulation, le signal prêt à être transmettre à une
fréquence maximale nF, où n est le rapport entre le rythme de la séquence de codage et celui du
signal à transmettre. On appelle le paramètre « n » gain de traitement ou facteur d’étalement
(SF : Spreading Factor). Le débit d’information, mesurable par le nombre de symboles transmis
chaque seconde, est le rapport entre le débit des chips et le gain de traitement. À la réception se
fait la procédure inverse (le désétalement) qui consiste à multiplier, bit par bit, le signal étalé
par la même séquence de code utilisé précédemment pour l’étalement, ce qui permet de trouver
le signal initial.

Figure II.2 : Principe de l'étalement de spectre

II.5.2.3 Principe du multiplexage par des codes orthogonaux


Dans la technique WCDMA, un certain nombre de signaux sont émis simultanément
dans la même bande de fréquence. Ils seront tous reçus par le récepteur, dont le rôle est
d’extraire de l’ensemble des signaux reçus les données qui lui sont destinées. Cette opération
est possible en raison des propriétés de corrélation des codes utilisés. Le récepteur, connaissant
le code utilisé par l’émetteur, est capable de retrouver les données transmises. En revanche, les
autres signaux utilisant des codes différents seront éliminés en raison de leur faible corrélation
avec le code employé par le récepteur.
II.5.2.4 Codes d’étalement

Dans le WCDMA on fait appel à deux familles de codes :

 Des codes de canalisation appelés codes orthogonaux à facteur d’étalement variable,


OVSF (Orthogonal Variable Spreading Factor)

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 Des codes d’embrouillage couramment Scrambling codes ou PN (Pseudo Noise


codes).
 Code de canalisation (Channelization Codes)
Chaque bit de l'utilisateur à transmettre est multiplié (OU exclusif) par un code
orthogonal propre à cet utilisateur. Cette méthode s’appelle l’étalement du spectre c'est-à-dire
rend le signal moins sensible aux fluctuations sélectives en fréquence. Le signal est ainsi
transmis sur une bande de fréquences beaucoup plus large que la bande de fréquences
nécessaire. La séquence du code (constituée de N éléments appelés "chips") est unique pour cet
utilisateur en question, et constitue la clé de codage. La longueur N du code est appelée facteur
d’étalement SF (Spreading Factor). Afin de pouvoir lire le message codé envoyé, le récepteur
doit réaliser la même opération. En effet, ce dernier génère le même code orthogonal qu’il
multiplie au signal reçu afin d’obtenir les données ; les données des autres utilisateurs restent
étalées (voir figure II.2).
 Scrambling code ou code d’embrouillage
L’embrouillage réalisé par l’émetteur, permet de séparer les différents signaux d’une même
station de base ou d’un même terminal sans modifier ni le débit, ni la bande passante. Cela
permet d’étaler un signal par plusieurs émetteurs avec le même code d’étalement sans
compromettre la détection des signaux par le récepteur. Pour le scrambling uplink, on notera
essentiellement qu'il existe 224 codes. Ces "codes" ou "séquences", vont donc séparer les
mobiles entre eux ; Pour le scrambling down Link, il existe 512 codes, qui vont donc séparer
les stations de base entre elles.

II.6 Les Protocoles et les canaux de l’interface radio


II.6.1 Les Protocoles
Les protocoles de l’interface radio de l’UTRAN s’appliquent aux 3 premières couches
du modèle OSI (Open System Interconnexion), respectivement la couche physique, la couche
liaison de données et la couche réseau.
 La couche physique ;
Elle réalise les fonctions de codage, décodage, modulation et d’entrelacement.
 La couche liaison de données ;
Cette couche est divisée en plusieurs sous couches :
 Sous-couche MAC (Medium Access Control) : a pour rôle de multiplexer les données
sur les canaux de transport radio.
 Sous-couche RLC (Radio Link Control) : permet la fiabilité du transport des données
entre deux équipements du réseau.
 La sous-couche BMC (Broadcast/Multicast Control) : est en charge d’assurer les
fonctions de diffusion de messages sur l’interface radio.

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 Sous-couche PDCP (Packet Data Convergence Protocol) : permet de compresser les


données via des algorithmes de compression. Cela permet d’exploiter plus efficacement les
ressources radio.

 La couche réseau.
Cette couche gère la connexion de signalisation établie entre le réseau d’accès et l’équipement
usager, utilisée lors de l’établissement ou de la libération de la communication.

II.6.2 Canaux radio de l’UMTS


Trois types de canaux radio ont été définis dans l’UMTS, répartit en trois grandes classes
:
 Les canaux physiques véhiculent l’information sur l’interface radio ;
 Les canaux logiques sont définis par la nature de l’information transportée ;
 Les canaux de transport sont définis par les caractéristiques de la transmission sur
l’interface radio (voir Annexe pour plus de détails).

II.7 Mécanismes du réseau d’accès radio


II.7.1 Handover
Le handover (HO) est un mécanisme de transfert automatique intercellulaire qui assure
la continuité de service aux mobiles. Il permet d’éviter les coupures de communication en
bordure de cellule et réduit significativement l’interférence créée dans le réseau.
II.7.1.1 Les causes du Handover

Le déclenchement du HO s’appuie essentiellement sur :


 La qualité du signal : Le mobile utilise le rapport entre énergie d’un chip et densité
spectrale de bruit (Ec/I0) pour décider lesquelles des cellules qui l’entourent offrent une
meilleure qualité du signal.
 La mobilité de l’utilisateur : lorsque le mobile déplaçant d’une cellule à l’autre.
 Changement de service : lorsque la cellule rejet la demande d’un mobile pour un
service donné, elle lui fait balancer vers une cellule voisine disposant le service demandé.
II.7.1.2 Les types de Handover
Dans le contexte du WCDMA trois types de handover sont définies : le softer handover,
le soft handover et le hard handover.
 Le softer/soft handover
Le softer handover se passe quand un mobile se trouve dans une zone de couverture
commune à deux secteurs adjacents d’un même Node B. Quant au soft handover, c’est une
transition entre deux cellules de deux stations de bases différentes.

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Le mécanisme de soft/softer handover consiste à établir un lien avec la cellule cible et


en suite de couper le lien de la cellule d’origine, ce qui permet de réduire d’une manière
considérable le taux de coupure de communication lors des transitions entre les cellules.
 Le hard handover
Il existe deux types de hard handover :
 Le Hard Handover inter-fréquences qui permet à un terminal mobile de passer d'un
spectre de fréquence à un autre au sein de même réseau.
 Le Hard Handover inter-systèmes qui permet au terminal mobile de passer d'un
système à un autre comme d’un mode FDD à un mode TDD ou pour passer à un système 2G.

II.7.1.3 Les problèmes de softer/soft handover


Dans une phase de softer/soft handover (voir figure), le réseau doit allouer des
ressources radio en plus, produisant une dégradation de la capacité du réseau. Cette dégradation
oblige les opérateurs à optimiser les paramètres de softer/soft handover ainsi que leurs
structures de réseau et ça en :
Ajustant le chevauchement entre les cellules afin d’éviter la dégradation considérable
de la capacité de système d’une part et en réduisant le taux de coupure de communication
d’autre part.
 Choisissant judicieusement l’ouverture horizontale des antennes ainsi que le nombre
de secteurs pour chaque Node B.

Figure II.2 : Softer handover.

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Figure II.3 : Soft handover.

II.8 Le contrôle de puissance


Le contrôle de puissance est d’une importance particulière dans un système CDMA, car
les usagers du réseau utilisent tous la même bande de fréquence au même temps. Le signal de
chaque usager est considéré comme une source d’interférences pour les autres usagers, ainsi le
cas des signaux émis par les cellules voisines. En absence de contrôle de puissance (émission
avec le même niveau de puissance), un mobile proche de la frontière de la cellule est reçu avec
une puissance bien plus petite qu’un mobile proche de la base.
Ainsi le mobile le plus éloigné risque d’être noyé dans le signal du mobile proche. À cet effet,
la mise en place d’une procédure de contrôle de puissance permettant d’assurer un même niveau
de puissance reçue au niveau de la station de base aura comme conséquence l’amélioration de
la capacité de la cellule.

II.8.1 Le contrôle de puissance sur le lien montant


Trois procédures de contrôle de puissance sur le lien montant ont été définies pour l’UMTS :
 Le contrôle de puissance en boucle ouverte ;
Dans un premier lieu, le terminal n’a pas d’information sur le niveau de puissance
requise pour l’établissement d’un lien radio avec sa station de base. À cet effet, il estime
l’affaiblissement généré par le canal à partir d’une part de la puissance reçue sur le canal pilote
(canal physique DPCCH) et d’autre part de la valeur de la puissance d’émission récupérée sur
le canal de diffusion BCH. En fonction de cet affaiblissement, le mobile ajuste sa puissance
d’émission initiale. L’inconvénient de cette méthode c’est que l’affaiblissement est considéré
comme symétrique (c'est-à-dire identique sur le lien montant et descendant) ce qui n’est pas
toujours vérifié.

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 Le contrôle de puissance en boucle fermée


Dans un contrôle de puissance en boucle fermée, le système permet de suivre les
fluctuations du canal. Le récepteur concerné, calcule les commandes de contrôle et les envois à
la source émettrice pour que celle-ci règle sa puissance d'émission.
Selon le niveau du rapport entre énergie d’un bit et la densité spectrale de puissance de bruit
(Eb/N0) mesuré au niveau du Node B, une commande d’ajustement de la puissance d’émission
des terminaux sera envoyée avec une cadence de 1500 fois par seconde via le canal de contrôle
dédié.

Figure II.4 : Control de puissance

 Le contrôle de puissance en boucle externe


C’est une boucle plus lente que la précédente. Elle fixe la valeur de (E b/N0) et la transmet
aux autres stations de base pour les besoins de contrôle de puissance en boucle fermée. Cette
valeur est calculée d’après une mesure de qualité des trames reçues des stations de base
respectives sur une certaine durée.

II.8.2 Le contrôle de puissance sur le lien descendant


Selon la qualité de réception mesurée en fonction du FER (pourcentage de trames erronées,
FER, Frame Error Rate), ou bien du BLER (Bloc Error Rate), le terminal demande à la station
de base d’ajuster sa puissance d’émission.

II.8.3 La respiration des cellules (cell breathing)


En WCDMA, la capacité du lien montant pour une cellule donnée est limitée par le
niveau d’interférence qui est liée à son tour à la charge dans la cellule. Par conséquent si le
nombre des usagers augmente au-delà d’un certain seuil, les mobiles qui se trouvent à la

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périphérie de la cellule ne seront plus en mesure de fournir la puissance nécessaire pour assurer
la valeur de Eb/N0 demandé par le Node B, alors ils ne seront plus servis.
En lien descendant, si le nombre de mobiles actifs dans la cellule dépasse un certain
seuil, la station de base ne dispose plus de puissance pour les mobiles éloignés. Ce qui va
pénaliser ces mobiles. On parle alors de phénomène de respiration de cellules. Pour éviter ce
phénomène dû à la charge, le niveau d’interférence reçu par une station de base doit être
contrôlé par un mécanisme dit « contrôle d’admission » assuré par le RNC afin d’ajouter un
nouveau lien radio pour absorber le trafic.

Figure II.5 Phénomène de respiration de cellule

Conclusion
Maintenant que nous avons présenté d’une manière générale le système UMTS et après
avoir analysé la constitution de son interface air ainsi les différents mécanismes utilisés pour la
gestion et le contrôle de cette interface. Nous allons voir dans la parie suivante les techniques
d’amélioration et l’importance de cette technologie dans des zones rurales.

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III
IMPLEMENTATION

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III
DESCRIPTION DU RESEAU UMTS EXISTANT DANS LES ZONES
RURALES :
L’une des technologies déployées par le réseau Telecel Centrafrique dans cinq (5) zones
rurales de la république centrafricaine à savoir : Bria, Bouar, Bambari, Bangassou et
Berberati est la technologie l’UMTS parmi ces zones, seulement un seul site est installé par
zone ce qui ne permet pas de couvrir tout le territoire et pourtant les habitant de ces localités
sont dans le besoin.
Nous prenons ici le cas de Bouar ou le site est implémenter très loin à 10Kilometre de la ville
dans le camp du contingent MUNISCA.
Or le rayonnement maximum de ce réseau n’atteint pas cette distance pour cela, nous
avons proposés à la société de télécommunication Telecel Centrafrique d’optimiser le réseau
en implémentant des nouveaux sites. Afin d’augmenter la bande passante, la puissance
d’émission et de réception ainsi que le débit.

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