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Concours Commun Marocain Session : 1987

Option : MM' Epreuve de Physique Durée : 4 h

PREMIER PROBLEME : MECANIQUE

N.B. De nombreuses questions du problème sont indépendantes.

I
L'objet de cette partie est de préciser les conditions d'étude et d'établir certains résultats simples.

1. Enoncer le théorème du moment cinétique dans un référentiel galiléen et dans le référentiel du centre de
masse en précisant bien les conditions de validité.

Dans tout le problème on négligera la résistance de l'air dans l'étude du mouvement d'un véhicule terrestre et
on supposera le référentiel terrestre RT galiléen.

Discuter qualitativement ces approximations.

2. Dans tout le problème, une roue de véhicule sera assimilée à un cylindre de révolution, homogène, de
rayon r, de masse m et d'épaisseur négligeable.

2.1. Déterminer son moment d'inertie I par rapport à son axe de révolution ∆.

2.2. Exprimer le moment cinétique ainsi que l'énergie cinétique de la roue lorsqu'elle tourne autour de son
axe fixe dans RT. On notera ω le vecteur rotation instantané de la roue par rapport à RT.

2.3. On considère un référentiel R animé d'un mouvement de translation par rapport à RT à la vitesse ϖ. ∆
est fixe dans R. La roue tourne autour de ∆ dans R. Soit ω son vecteur rotation instantané.

2.3.1. Calculer, dans RT, le moment cinétique de la roue en un point O quelconque. Examiner le cas
particulier où O est le centre d'inertie G de la roue.

2.3.2. Calculer, dans RT, l'énergie cinétique de la roue.

3. On pose une roue, sans vitesse initiale, sur un plan incliné faisant un angle α avec un plan horizontal. Le
plan de la roue est vertical et parallèle à la ligne de plus grande pente (figure I.1). On notera γ le champ de
pesanteur terrestre. Dans tout le problème on négligera le frottement de roulement.

g
G

Figure I.1
CCM-87 Physique MM' 3

3.1. On fait l'hypothèse d'une absence de frottement de glissement entre la roue et le plan. Déterminer le
mouvement de la roue.
3.2. Répondre à la même question dans l'hypothèse d'un roulement sans glissement de la roue sur le plan.
Dans toute la suite du problème, sauf indication contraire, on considérera que le mouvement des roues sur le
sol se fait avec roulement sans glissement.

II
Le véhicule est schématisé par un châssis, solide indéformable, et quatre roues
identiques deux à deux coaxiales et décrites précédemment (figure I.2). Chaque roue est
astreinte à rester dans un même plan vertical, fixe dans le référentiel terrestre RT
supposé galiléen. Les liaisons entre chaque roue et son axe seront supposées parfaites.
On négligera l'inertie des autres pièces mobiles. Le véhicule possède un plan
longitudinal de symétrie. La masse totale du véhicule (châssis et roues) sera notée M. Figure I.2

1. Déterminer l'énergie cinétique du véhicule lorsque le châssis est animé d'un mouvement de translation
rectiligne à la vitesse ϖ.

2. On place le véhicule, sans vitesse initiale, moteur débrayé, sur le plan incliné décrit en I.3. Le plan
longitudinal de symétrie du véhicule ainsi que les plans des roues sont parallèles à la ligne de plus grande
pente du plan.

2.1. Enoncer le théorème de l'énergie cinétique pour un système matériel quelconque.

2.2. Déterminer le mouvement du véhicule.

2.3. Application numérique : M=1000 kg ; m=15 kg ; g=10 m.s-1 ; α=π/18.

2.3.1. Compte tenu des conditions d'études adoptées en I.2. et des valeurs numériques précédentes,
quelle formule approchée peut-on donner pour l'accélération ?

2.3.2. Donner la distance parcourue au bout de 10 secondes.

3. On place le véhicule sur un plan horizontal et on l'astreint à un déplacement rectiligne. Le moteur exerce
sur l'arbre des roues avant un couple constant, d'intensité Γ.

3.1. Exprimer, en justifiant le calcul, la puissance des forces intérieures au véhicule.

3.2.
3.2.1. En déduire que l'intensité a de l'accélération du châssis est donnée par la relation :
Γ
a=
(M + 2m)r

3.2.2. Application numérique : Γ=600 N.m ; r=0,30 m. Calculer le temps mis par le véhicule pour
parcourir, départ arrêté, une distance de 400 mètres.
CCM-87 Physique MM' 4

III
B' C'
1. Dans cette question, le véhicule est animé d'un mouvement de translation
A' D'
rectiligne dans un plan horizontal, son accélération α étant constante. On
s'intéresse à l'équilibre de certains systèmes matériels, par rapport au a
référentiel lié au châssis.
Sur le plancher homogène et horizontal du châssis on pose un récipient B C
rempli d'eau, ayant la forme d'un parallélépipède rectangle ( figure I.3). A D
Le contact avec le plancher se fait par la face ABCD. AD est parallèle à
α.
Figure I.3
On pose AB=l, AD=L et AA'=h.

Lorsque α=0, la hauteur d'eau dans le récipient vaut h0. On


suppose que, pour la valeur α de l'expérience, l'eau ne sort
pas du récipient et est toujours en contact avec les bords
verticaux. On considère le repère R'(O',x'y'z') défini tel que :
O' est à l'intersection des deux plans de symétrie du système
lorsque α=0 et à une distance h0 du fond ; l'axe O'x' est
colinéaire à α et de même sens ; l'axe O'z' est vertical
ascendant et on complète par un axe O'y' pour obtenir un
trièdre orthonormé direct. La figure I.4 représente le système
pour α=0.

L'eau est assimilée à un fluide parfait, incompressible, de Figure I.4


masse volumique ρ.

1.1. Donner l'équation d'Euler vérifiée en tout point du fluide dans le référentiel R' auquel est lié le repère
R'. Que devient cette équation lorsque le fluide est au repos dans R' ? Comment définiriez-vous un
champ de pesanteur apparent ?

1.2. Donner l'expression de la pression p en tout point du fluide en fonction de x', z', a, g et de la pression
atmosphérique p0.

2. Pour mesurer l'intensité de l'accélération, on dispose d'un tube en U,


contenant de l'eau, de section constante S. Il comporte deux
branches cylindriques parallèles, de sections droites circulaires de
rayon r0 très inférieur à la distance d des axes des deux branches.
Ce tube, fixe par rapport au châssis, est placé verticalement. Le plan
de symétrie Π, qui contient les axes des deux branches verticales,
est parallèle à α.
On introduit un repère R'(O',x'y'z') orthonormé direct, lié au châssis
et défini de la façon suivante : O'x' et O'z' sont dans le plan Π ; O'z'
est vertical ascendant et à égal distance des branches ; O'x' est
horizontal et tangent à la surface libre de l'eau lorsque α=0. Quand
α est non nul, l'eau affleure en un point A de côte z' (figure I.5). La
longueur totale de la colonne du liquide est notée L.

Figure I.5
2.1. Montrer que le champ de forces massiques qui s'exercent sur le fluide dérive d'une fonction
potentielle V que l'on déterminera.
CCM-87 Physique MM' 5

Evaluer le travail des forces de pression ainsi que le travail des forces intérieures pour un
déplacement quelconque du fluide.

2.2. Calculer la variation d'énergie potentielle de la colonne d'eau lorsque z' varie de dz'.

2.3. En déduire une équation différentielle du mouvement vérifiée par z'.


Montrer que z' est de la forme z'=z0+Acos(ωt) et calculer z0 et ω.
Comment pourrait-on mesurer α ?

DEUXIEME PROBLEME : ELECTRICITE


Dans toute cette partie les résistances R et les capacités C utilisées ont pour valeurs numériques R=2,2 kΩ et
C=10 nF.
On note a la grandeur complexe associée à la grandeur sinusoïdale a.

I. Filtre passif

Le réseau passif de la figure II.1 est alimenté par une tension C C


E S
sinusoïdale ve de pulsation ω.

1. Exprimer, en fonction de ω, le gain G=vs /ve de ce réseau.


ve R R vs
−1
2. Mettre G sous la forme G=G1G2 avec G1=(1−jω1/ω) ,
G2=(1−jω2/ω)−1 et où j2=−1.
Donner les expressions de ω1 et ω2 et calculer leurs valeurs Figure II.1
numériques.

3. On rappelle que GdB=20 log|G|.


Représenter sur un même dessin les diagrammes asymptotiques de G1dB, G2dB et GdB en fonction de log
ω.

4. On rappelle que la phase est l'argument de G.


Représenter sur un même dessin les diagrammes asymptotiques de ϕ1 qui correspond à G1, ϕ2 qui
correspond à G2 et de ϕ qui correspond à G, en fonction de log ω.

II. Réalisation d'un suiveur

On considère le dispositif représenté figure II.2. R2


L'amplificateur opérationnel utilisé dans les montages est idéal
et fonctionne en régime linéaire. R1
− S
1. Calculer le gain A=vs/ve de ce dispositif.
E +
2. Pour quelle valeur de R2 a-t-on A=1 ?
On considère alors que R1 peut être quelconque mais non nul.
Pour quelle raison pratique choisit-on R1 infini ? Faire un ve vs
schéma du dispositif ainsi obtenu.
Figure II.2
CCM-87 Physique MM' 6

III. Filtre actif

L'opérateur de gain égal à un du II.2. est placé dans le réseau comme l'indique la figure II.3.

C C
E S
A=1

ve R vs

Figure II.3

1. Faire un schéma complet du dispositif en y insérant convenablement le suiveur représenté au II.2.

2. La tension vs est sinusoïdale de pulsation ω. Exprimer, en fonction de ω, le gain G=vs/ve du circuit.

3. Mettre G sous la forme G=G1G2 avec G1=(1−jω'1/ω)−1 et G2=(1−jω'2/ω)−1.


Donner les expressions de ω'1 et ω'2 et calculer leurs valeurs numériques.

4. Représenter le diagramme asymptotique de GdB en fonction de log ω. On ne tiendra pas compte de la


réponse en fréquence de l'amplificateur opérationnel.

5. Représenter le diagramme asymptotique de la phase en fonction de log ω.

IV. Comparaison des filtres passif et actif

Les filtres étudiés en I. et III. sont utilisés en haute fréquence.

1. Comparer les gains et les phases de ces deux filtres.

2. Quel est qualitativement, dans les deux cas, l'influence sur vs de la mise en place à la sortie du filtre
d'une charge résistive R0 ?
En déduire l'intérêt du filtre actif par rapport au filtre passif.

3. Indiquer qualitativement comment se modifie la courbe GdB en fonction de log ω du filtre actif si on
tient compte de la réponse en fréquence de l'amplificateur opérationnel.

FIN DE L'EPREUVE