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Département de Chimie

Licence Sciences de la Matière - Chimie


Option : CHM

PROJET DE FIN D’ETUDE

L’ELECTROLYSE

Préparé par

NOM et Prénom du candidat 1


NOM et Prénom du candidat 2

Encadré par Prof. : BENZAKOUR JAOUAD

Soutenu le :
Devant le jury d’Examen

Examinateur 1 : Prof. ………………………………………..........................

Examinateur 2 : Prof. ………………………………………………………..

Année universitaire : 2018 -2019


Table des matières
Introduction .................................................................................................................... 1

I. Généralités................................................................................................................... 2

I.1. Historique ............................................................................................................. 2

I.2. Définition .............................................................................................................. 3

II. Principe chimique de l’électrolyse ............................................................................. 4

II.1. La cellule électrolytique ...................................................................................... 4

II.1.1. Introduction .................................................................................................. 4

II.1.2. Cellule a deux compartiments : .................................................................... 4

II.1.3. Exemple ........................................................................................................ 5

II.1.4. Cellule a un seul compartiment : .................................................................. 5

II.1.5. Différents types d’électrodes ........................................................................ 6

II.2. Les lois de Faraday.............................................................................................. 6

II.2.1. 1ere loi de Faraday : ..................................................................................... 7

II.2.2. 2ème loi de Faraday : ................................................................................... 7

II.2.3. Formule mathématique des lois de Faraday : ............................................... 7

II.2.4. Exemple : ...................................................................................................... 8

II.3. Différence de potentiel : ...................................................................................... 8

II.4. Les phénomènes produits au cours de l’électrolyse : ........................................ 10

II.4.1. La diffusion : .............................................................................................. 10

II.4.2. La convection : ........................................................................................... 10

II.4.3. La migration : ............................................................................................. 10

III. Applications d’électrolyse ...................................................................................... 11

III.1. Les accumulateurs : ......................................................................................... 12

III.1.1. Accumulateurs au plomb .......................................................................... 12


III.1.2. Accumulateur lithium ion : ....................................................................... 14

III.2. Electrosynthèse (métaux, non métaux) ............................................................ 15

III.2.1. Electrolyse de l’eau : ................................................................................. 15

III.2.2. Préparation de la soude caustique : ........................................................... 16

III.2.3. La transformation de l’alumine en aluminium .......................................... 18

III.3. Electrodéposition ............................................................................................. 19

III.3.1. Chromage : ................................................................................................ 20

III.3.2. Cataphorèse : ............................................................................................. 22

III.3.3. Nickelage................................................................................................... 22

Conclusion .................................................................................................................... 24

Table d’illustration ....................................................................................................... 25


Introduction

Introduction

L
’électrolyse est formé de deux mots (électro = électricité) et (lyse = coupure)
: il signifie la décomposition d’un composé chimique sous l’effet d’un
courant électrique.
Effectivement l'électrolyse a été un des premiers moyens d'analyse utilisé pour
connaître les éléments constituants des corps composés tel que l'eau. Aujourd'hui, elle fait
l'objet de nombreuses applications industrielles par exemple le dépôt d'un métal noble sur
des pièces en fer ou en acier (chromage, nickelage et cataphorèse), et la préparation de
nombreux composés chimiques (aluminium, la soude caustique, l’hydrogène et l’oxygène).
Le nombre de manipulations possibles pour traiter ce sujet est considérable.
Le présent mémoire illustre les différentes parties suivantes :
Dans la première partie, nous procèderons à la présentation de l’évolution et la
définition de l’électrolyse.
Dans la deuxième partie du mémoire, nous présenterons le principe général de
l’électrolyse ainsi que les lois de faraday et les différentes modes de transport.
Dans la dernière partie, l’accent sera mis sur quelques applications de l’électrolyse
dans les différents domaines en particulier les accumulateurs (au plomb et lithium ion),
l’électrosynthèse et l’électrodéposition.
Nous terminons par une conclusion sur le contenu de notre mémoire.

1
I. Généralités

I. Généralités

I.1. Historique
La montée de la chimie physique au 19ème siècle a pour origine deux événements
étroitement liés qui se sont déroulés au cours de la dernière année du 18ème siècle. En 1800,
Alessandro Volta (1745-1827) en Lombardie a inventé une première forme de pile, connue
sous le nom de pile voltaïque, que Mr. Carlisle (1768-1842) et Nicholson (1753-1815) en
Angleterre ont rapidement employé pour découvrir l'électrolyse en 2 mai 1800, la découverte
de Carlisle et Nicholson selon laquelle l’électricité peut décomposer l’eau en hydrogène et en
oxygène et ouvre les portes sur ce domaine, cela démontrait l’existence d’une relation entre
l’électricité et les éléments chimiques, ce à quoi Michael Faraday donnerait une expression
quantitative dans ses deux lois de l’électrolyse en 1834. Faraday introduisit également les
termes « cathode, anode, électrolyse, électrolyseur, cation, anion … », après ça devient le
champ lexical utilisé dans le vocabulaire scientifique par des normes internationales.
Michael Faraday est un physicien et un chimiste britannique, connu pour ses travaux
fondamentaux dans le domaine de l’électromagnétisme, l’électrochimie, le diamagnétisme, et
l’électrolyse. Né en 22 septembre 1791 et décédé en 25 aout 1867. Il a travaillé assistant avec
le scientifique HUMPHRY DAVY (1778-1829) en laboratoire Royal Institution, il a aussi
pris de poste d’enseignant chimiste.
La découverte de William Nicholson
et Sir Anthony Carlisle était l’électrolyse
de l’eau, commence proprement par une
lettre que Volta a écrite le 20 mars 1800
au président de la Royal Society de
Londres, Sir Joseph Banks. Cette lettre
contient tous les détails de construction
d’un pile « pile Volta ». Figure 1 : Pile de Volta

2
I. Généralités

I.2. Définition
L'électrolyse est une méthode électrochimique qui permet de réaliser des réactions
chimiques sous l’action d’un courant électrique, dont les substances se décomposent en fusion
et en solution, elle permet par ailleurs la séparation d’éléments ou la synthèse des composés
chimiques.
L’électrolyse est le phénomène inverse du phénomène de la pile, il s’agit d’un
phénomène non spontané, forcé.
La réaction d’électrolyse se déroule dans une cellule électrolytique qui comporte deux
électrodes plongées dans une cuve reliée aux bornes d’un générateur de courant continu. On
appelle l’anode : l’électrode reliée à la borne positive du générateur siège d’une réaction
d’oxydation, et la cathode : l’électrode reliée à la borne négative du générateur siège d’une
réaction de réduction.
Pour contrôler les réactions dans une cellule d’électrolyse il faut choisir le matériau de
l’électrode ainsi que le type de l’électrolyse pour promouvoir une réaction plutôt qu’une autre

Figure 2: Schéma simplifié d'une cellule


d'électrolyse

3
II. Principe chimique de l’électrolyse

II. Principe chimique de l’électrolyse


Le processus électrochimique et sa vitesse sur une surface unitaire de l'électrode d'une
cellule à l'échelle commerciale, sont les mêmes que ceux d'une petite électrode dans une
cellule de laboratoire du point de vue de la science électrochimique. D'autre part, du point de
vue de l'ingénierie, il y a des considérations importantes liées à divers sujets, tels que la
masse, la chaleur, le transfert, les bilans matière, énergie, le choix des matériaux et la
géométrie de l'électrolyseur.
Faraday a été l'un des acteurs majeurs dans la fondation de la nouvelle science de
l'électrochimie, qu’étudie les événements aux interfaces des électrodes avec les substances
ioniques. L'électrochimie est la science qui a produit les batteries Li ion et les batteries à
hydrure métallique capables d'alimenter la technologie mobile moderne. Les lois de Faraday
sont essentielles à notre compréhension des piles et des réactions des électrodes

II.1. La cellule électrolytique

II.1.1. Introduction
Une cellule électrochimique est composée de deux électrodes (conducteur métallique) en
contact avec un électrolyte (conducteur ionique) et d’un circuit externe, il existe deux types de
cellule électrochimique (galvanique et électrolytique). L’électrolyse se produit dans une
cellule appelée cellule électrolytique.

II.1.2. Cellule a deux compartiments :


Une source de courant externe (générateur de courant continu) est requise pour effectuer
des réactions de transfert d’électrons et pour provoquer des réactions chimiques non
spontanées (∆𝐺 > 0).
Les cellules électrolytiques sont composées de deux compartiments, un compartiment de
la réduction et l’autre de l’oxydation, le sens des électrons dans les cellules électrolytiques est
4
II. Principe chimique de l’électrolyse

inversé par rapport au sens des électrons dans les cellules galvaniques, mais la réaction de
réduction se passe dans la cathode et l’oxydation se passe dans l’anode toujours soit dans les
cellules électrolytiques, soit dans les cellules galvaniques, ces dernières sont reliées par un
pont salin.

II.1.3. Exemple
Dans cet exemple de la cellule électrolytique avec deux compartiments on a :
• 𝑍𝑛2+ + 2𝑒 − → 𝑍𝑛(1)
C’est une réduction donc Zn est la cathode (borne négatif )
• 𝐶𝑢 → 𝐶𝑢2+ + 2𝑒 − (2)
C’est une oxydation donc Cu est l’anode (borne positive)
• L’équation globale est la suivant :
• 𝑍𝑛2+ + 𝐶𝑢 → 𝐶𝑢2+ + 𝑍𝑛

Figure 3 : schéma de la cellule électrolytique


II.1.4. Cellule a un seul compartiment :
Il existe aussi des cellules avec un seul compartiment dans laquelle on plonge deux
électrodes dans un seul électrolyte :

5
II. Principe chimique de l’électrolyse

Figure 4 : Schéma d'une cellule à un


seul compartiment

II.1.5. Différents types d’électrodes


Une électrode est un conducteur électronique, ou ionique qui est capable de capter ou
libérer des électrons, il existe plusieurs types d’électrodes :
➢Electrode métal/ion métallique :
Le métal en présence d’un de sel en solution par exemple Cu et 𝐶𝑢2+
➢Electrode redox :
Le métal est inerte et plonge dans une solution dont les solutés constituent un couple
redox, par exemple Pt dans une solution contenant les ions 𝐹𝑒 3+ 𝑒𝑡 𝐹𝑒 2+
➢Electrode à sel insoluble :
Le métal en présence d’un de ses sels peu solubles par exemple Ag et AgCl
➢Electrode à gaz
➢Les électrodes spécifiques qui mesurent l’activité d’un ion.

II.2. Les lois de Faraday


Michael Faraday (1833) a établi la relation entre la quantité d’espèces chimiques
formées à l’électrode (produit obtenu) et la quantité de charge (ou d’électrons) passée durant
une électrolyse.

6
II. Principe chimique de l’électrolyse

II.2.1. 1ere loi de Faraday :


Il indique que la masse des produits libérés pendant un temps donné est proportionnelle
à la quantité d’électricité qui traverse l’électrolyte pendant ce temps, cette masse est
indépendante des caractéristiques géométriques de la cuve à électrolyse et des électrodes ainsi
que de la concentration de l’électrolyte

II.2.2. 2ème loi de Faraday :


Les équivalents électrochimiques coïncident avec les équivalents chimiques, autrement
dit : quel que soit l’électrolyte, la quantité d’électricité qui libère un équivalent chimique d’un
corps est toujours la même.

II.2.3. Formule mathématique des lois de Faraday :


𝑸 = 𝑰𝒕
Avec :
I : L’intensité électrique en Ampère (A)
Q : La charge électrique totale passée à travers la substance en Coulomb (C)
t : Le temps durant lequel le courant est appliqué en seconde (s)
𝑴𝑸 𝑴𝑰𝒕
𝒎= =
𝒛⋅𝑭 𝒛⋅𝑭
Avec :
m : La masse de produit formée à l’électrode en (g)
M : La masse molaire de la substance en (g/mol)
z : La valence de la substance
F : La constante de Faraday en (C/mol)
La constante de faraday représente la charge globale d’une mole de charge élémentaire
F=Na*e
Avec : 1F=96500 c/mol
Na : Constant d’Avogadro 𝑁𝑎 = 6,02 × 1023 𝑚𝑜𝑙 −1

7
II. Principe chimique de l’électrolyse

II.2.4. Exemple :
On réalise l'électrolyse d'une solution aqueuse de sulfate de cuivre (II) CuSO4 avec deux
électrodes en cuivre et en graphite. L'intensité du courant I = 1,30 A est constante pendant un
temps t=10min.
La quantité de cuivre 𝐶𝑢2+ réduit à la cathode au cours de l'électrolyse est égale a :
𝑸 𝒎(𝑪𝒖)
𝒏(𝑪𝒖) = =
𝟐𝑭 𝑴(𝑪𝒖)
𝐐. 𝐌(𝐂𝐮) 𝐈. 𝐭. 𝐌(𝐂𝐮)
𝐦(𝐂𝐮) = =
𝟐𝐅 𝟐𝐅
𝟏,𝟑×𝟏𝟎×𝟔𝟎×𝟔𝟑,𝟓
Application numérique : m(Cu) = 𝟐×𝟗𝟔𝟓𝟎𝟎

m (Cu)=0,257g

II.3. Différence de potentiel :


La réalisation d’une réaction d’électrolyse nécessite une apporte d’énergie électrique au
système électrochimique, cette énergie est la différence de potentiel E. La réaction se fait à
l’interface des électrodes. Le déplacement des ions dans la solution et les électrons dans les
électrodes et les fils extérieurs assurent le passage de courant, ce déplacement se fait de
manière que les cations dirigent vers la cathode, et les anions vers l’anode :
• A l’anode : oxydation du métal où se libère les électrons :
𝑴 → 𝑴𝒏+ + 𝒏𝒆−
• A la cathode : réduction du métal par gain d’électron :
𝑴𝒏+ + 𝒏𝒆− → 𝑴
La loi de Nernst permet d’obtenir le potentiel d’électrode dans un état d’équilibre
électrochimique, à partir de l’activité des espèces oxydées 𝑎𝑟é𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 et réduites 𝑎𝑜𝑥𝑦𝑑𝑎𝑛𝑡 .
𝑅𝑇 (𝑎𝑜𝑥𝑦𝑑𝑎𝑛𝑡 )
𝐸 = 𝐸0 + ln
𝑧𝐹 (𝑎𝑟é𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 )
Avec :
E : potentiel d’équilibre de l’électrode par rapport au ENH
E 0 : potentiel d’équilibre de l’électrode dans les conditions standard

8
II. Principe chimique de l’électrolyse

R : constante molaire des gaz parfait 𝑅 = 8.31 𝐽. 𝐾 −1 . 𝑚𝑜𝑙 −1


F : constante de Faraday 𝐹 = 96500 𝐶. 𝑚𝑜𝑙 −1
T : température en Kelvin (K)
z : nombre d’électron mis en jeu
Pour réaliser une électrolyse il faut appliquer une tension minimale permet de polarisée
les espèces présentent en électrolyte :
𝑈𝑚𝑖𝑛 = |𝜂𝑐 | + |𝜂𝑎 | + 𝐼𝑅
𝑈𝑚𝑖𝑛 : tension de seuil
𝜂𝑐 : surtension cathodique
𝜂𝑎 : surtension anodique
𝐼𝑅 : tension ohmique.
Les courbes intensité-potentiel permettant de bien visualiser les facteurs cinétiques et
thermodynamiques qui interviennent lors d’une électrolyse. Ces facteurs interviennent dans la
relation entre 𝑈𝑚𝑖𝑛 et l’intensité 𝐼 d’une part, et dans le choix des réactions se produisant aux
électrodes d’autre part.

Figure 5 : courbe intensité-


potentiel de couple 𝐹𝑒 3+ /𝐹𝑒 2+

9
II. Principe chimique de l’électrolyse

II.4. Les phénomènes produits au cours de l’électrolyse :


Dans l’électrolyte le transport des ions est très important et nécessaire pour assurer le
passage du courant électrique avec le minimum de résistance électrique. Ces ions se déplacent
en solution dans le but d’être en contact avec l’interface de la réaction électrochimique et ainsi
participer aux échanges d’électrons.
Il existe trois différents modes de transport (Figure 6) pouvant expliquer ces
déplacements (la diffusion, la convection et la migration) [1].

II.4.1. La diffusion :
C’est le déplacement des espèces ou des molécules sous l’agitation thermique qui a
tendance à uniformiser la concentration, en passant des régions de plus forte concentration
vers celles de faible concentration (gradient de la concentration) au voisinage d’électrode.
Le flux de diffusion est :
ɸj, dif = Dj gradCj
Avec :
Dj : coefficient de diffusion
Cj : concentration de l’espèce j

II.4.2. La convection :
Ce mode est causé par les mouvements macroscopiques de fluide, elle peut être
naturelle ; phénomène qui implique un mouvement en présence d’un gradient, ou forcée ; due
à une action extérieure (agitation mécanique, gradient de pression, etc…).
Le flux de convection est : ɸ𝑗, 𝑐𝑜𝑛𝑣 = 𝐶𝑗 𝑉
C : concentration de l’espèce j
V : vitesse de mouvement de la molécule

II.4.3. La migration :
C’est le déplacement des espèces chargées de l’électrolyte sous l’action d’un champ
électrique.
Le flux de migration est : ɸj,mig = 𝐶𝑗 𝑈𝑗 𝑍𝑗 𝐹𝐸

10
III. Applications d’électrolyse

Avec :
Cj : concentration de l’espèce j
UJ : mobilité
ZJ : charge de l’espèce
F : constante de Faraday
E : potentiel appliqué

Figure 6 : Les différents types de transport et les zones où ils


interviennent

III. Applications d’électrolyse


Les industries utilisent l’électrolyse pour divers procédés dans plusieurs domaines,
parmi celle-ci, l’industrie du chlore et de la soude caustique est probablement la plus
importante.
Il existe aussi d’autres applications d’électrolyse pratiquées dans le monde industriel ou
de recherche : électrodéposition (placage, galvanisation, galvanoplastie, etc..), les
accumulateurs en cas de charge, électrosynthèses (raffinage des métaux, la préparation des
métaux et non métaux, synthèses organiques, …), cataphorèses, traitement des eaux usées ou
de piscine et dans le stockage d’énergie des plaques photovoltaïques.
Dans ce cadre, on se limitera aux :

11
III. Applications d’électrolyse

III.1. Les accumulateurs :


Grâce à l’électrolyse, il est en théorie possible de reformer les réactifs consommés dans
une pile. Or, la plupart des piles portent la mention « ne pas recharger » ; en effet l’électrolyse
des constituants d’une pile usée peut conduire à la formation de gaz susceptibles de détruire la
pile. Toutefois, il existe des systèmes électrochimiques rechargeables dans lesquels il est
possible de reformer les réactifs par électrolyse, on les appelle accumulateurs.
Il existe plusieurs types d’accumulateurs (accumulateurs au plomb ; accumulateurs
alcalins ; accumulateurs alcalins zinc-argent ; accumulateurs lithium ion ; etc.)
On cite deux exemples d’accumulateurs, accumulateurs au plomb et Accumulateur
lithium ion

III.1.1. Accumulateurs au plomb


L’accumulateur au plomb était déjà utilisé à la fin du dernier siècle pour le démarrage
des moteurs à combustion interne et pour les batteries de secours dans les hôpitaux. Ce type
d'accumulateur, inventé en 1859 par Planté, est le plus ancien des accumulateurs. [2]
En plus sa technologie est bien connue et très largement utilisée du fait que le coût de
fabrication n'est pas élevé et aussi la résistance interne de l'accumulateur au plomb est très
faible.

Figure 7 : Accumulateurs au plomb


L’accumulateur au plomb est un type d’accumulateur de gros volume, utilisé
principalement pour le démarrage des moteurs à explosion ou la traction d’engins.

12
III. Applications d’électrolyse

Pour effectuer une recharge de l’accumulateur on branche un générateur électrique


continu à ses bornes, le générateur va forcer aux électrodes des réactions inverses de celles se
déroulant pendant le fonctionnement de l’accumulateur en pile, on effectue alors une
électrolyse.

Figure 8 :exemple d'accumulateur automobile

➢Réaction à la plaque positive :


L’énergie fournie par le chargeur permet de dissocier les molécules d’eau (H2O) et de
sulfate de plomb (PbSO4) pour recomposer les éléments acides sulfurique (H2SO4) et dioxyde
de plomb (PbO2). La réaction génère des ions H+ et libère 2 électrons qui transitent vers la
plaque négative par le circuit électrique.
𝑷𝒃𝑺𝑶𝟒 + 𝟐𝑯𝟐 𝑶 ⟶ 𝑷𝒃𝑶𝟐 + 𝑯𝟐 𝑺𝑶𝟒 + 𝟐𝑯+ + 𝟐𝒆−
➢Réaction à la plaque négative :
Les électrons et les ions H+ sont recombinés avec le sulfate de plomb en plomb
spongieux et en acide.

13
III. Applications d’électrolyse

𝑷𝒃𝑺𝑶𝟒 + 𝟐𝑯+ + 𝟐𝒆− ⟶ 𝑷𝒃 + 𝑯𝟐 𝑺𝑶𝟒


➢Réaction globale :
A l’inverse de la décharge, les matières actives positives et négatives qui ont été
transformées en sulfate de plomb se retransforment peu à peu, respectivement en dioxyde de
plomb PbO2 et en plomb spongieux Pb. Le sens des électrons est ici fixé par le chargeur de
batterie.
La réaction chimique de l’accumulateur en charge se résume par :
𝟐𝑷𝒃𝑺𝑶𝟒 + 𝟐𝑯𝟐 𝑶 ⟶ 𝑷𝒃𝑶𝟐 + 𝟐𝑯𝟐 𝑺𝑶𝟒 + 𝑷𝒃
Ce qui traduit la disparition simultanée du sulfate de plomb PbSO4 des électrodes et
l’augmentation de la densité d’acide H2SO4 dans l’électrolyte.

III.1.2. Accumulateur lithium ion :


Les accumulateurs Lithium-ion ont été proposés par SONY en 1991. Ces accumulateurs
ont progressivement quitté le secteur de niche des premiers téléphones portables pour devenir
des produits de grande consommation. On les retrouve désormais dans des applications aussi
variées que les ordinateurs portables, les appareils électriques, les motocyclettes, les
bicyclettes et les voitures électriques [3].
Un accumulateur aux ions lithium comporte une électrode négative de graphite, dans
laquelle le lithium s’insère de façon réversible, un électrolyte non aqueux (sel de lithium dans
un solvant organique) immobilisé dans un séparateur poreux et une électrode positive en
oxyde métallique [4].
Les réactions aux électrodes lors de la charge sont les inverses de celles qui apparaissent
lors de la décharge.
L’électrode négative qui joue maintenant le rôle de cathode est le siège de la demi-
réaction :
𝟔𝑪(𝒔) + 𝒙𝑳𝒊+ (𝒔) + 𝒙𝒆− ⟶ 𝑳𝒊𝒙 𝑪𝟔 (𝒔)
L’électrode positive qui joue maintenant le rôle d’anode est le siège de la demi-réaction :
𝑳𝒊𝑪𝒐𝑶𝟐 ⟶ 𝑳𝒊𝟏−𝒙 𝑪𝒐𝑶𝟐 (𝒔) + 𝒙𝑳𝒊+ (𝒔) + 𝒙𝒆−
La réaction globale est ainsi :

14
III. Applications d’électrolyse

𝑳𝒊𝑪𝒐𝑶𝟐 (𝒔) + 𝟔𝑪(𝒔) ⟶ 𝑳𝒊𝟏−𝒙 𝑪𝒐𝑶𝟐 (𝒔) + 𝑳𝒊𝒙 𝑪𝟔 (𝒔)


Les accumulateurs aux ions lithium possèdent une tension nominale élevée (3,6 V). Et la
recharge peut être rapide (2 heures). [5]

Figure 9 : Exemples d'accumulateurs Lithium ion

III.2. Electrosynthèse (métaux, non métaux)


L’électrosynthèse est une méthode de synthèse de substances chimiques par
l’électrolyse. Les principales électrosynthèses réalisées à grandes échelles sont l’électrolyse
des saumures de chlorure de sodium, l’électrolyse de l’eau et la production de l’aluminium
par électrolyse.

III.2.1. Electrolyse de l’eau :


L'électrolyse de l'eau est un procédé électrolytique qui décompose
l'eau en dioxygène et dihydrogène gazeux à l'aide d'un courant électrique, l’eau ne se
décompose pas spontanément. Il faut lui fournir de l’énergie pour cela.
L’électrolyse de l’eau donc est une réaction électrochimique entre anode et cathode pour
éviter la recombinaison spontanée des produits de la réaction qui sont 𝑂2 et 𝐻2 . Pour
l’électrolyse de l’eau il faut utiliser un électrolyte acide (acide sulfurique) mélangé à l’eau, il
s’y dissout et s’y dissocie en libérant deux protons 𝐻 + pour un anion sulfate selon la réaction
suivante :
𝐻2 𝑆𝑂4 → 2𝐻 + + 𝑆𝑂42−
Dans l’eau les protons sont hydratés et forment des cation hydroniums (𝐻3 𝑂+ ). Lorsque
on ferme l’interrupteur de la figure 3, le courant circule dans le circuit et dans la partie
15
III. Applications d’électrolyse

métallique (les fils reliés au générateur et les électrodes) il se produit un flux d’électron entre
les deux électrodes, en solution il se produit un flux d’ions hydronium et aux deux interfaces
métal-liquide il se produit deux réaction chimiques différentes [6] :
 Sur l’interface (anode-électrolyte) les molécules d’eau se décomposent selon la
1
réaction suivante : 𝐻2 𝑂 → 2𝐻 + + 2𝑒 − + 2 𝑂2

 Sur l’interface (cathode-électrolyte) les protons se réduisent selon la réaction


1
suivante : 𝐻 + + 1𝑒 − → 2 𝐻2

 La réaction globale est donc la somme des deux demi-réaction :


1
𝐻2 𝑂 → 𝐻2 + 𝑂2
2

Figure 10: Schéma de principe d'une cellule d'électrolyse de l'eau

III.2.2. Préparation de la soude caustique :


L’hydroxyde de sodium est un corps chimique minéral de formule chimique NaOH, il
est utilisé en grande quantité par plusieurs industries (fabrication des pâtes à papier, industrie
des produits de nettoyage, au traitement des eaux et industrie textile…) ; 99% de la soude
produite est d’origine électrochimique, elle est obtenue par électrolyse du chlorure de sodium,
en présence d'une cathode constituée d'un autre matériau que le mercure, correspond à la
décharge des ions 𝐻 + provenant de la dissociation de l’eau.

16
III. Applications d’électrolyse

Pour chaque équivalent de 𝐻2 ainsi libéré sous forme gazeuse, un équivalent d’ion
hydroxyde reste dans la solution et se combine aux 𝑁𝑎 + migrant vers la cathode, formant ainsi
la soude caustique que l’on désire préparer.
Pour éviter la migration des ions hydroxyde on utilise une cathode de mercure, on laisse
les ions 𝑁𝑎+ se décharger à la place des ions 𝐻 + le sodium s’amalgame avec le mercure pour
éviter la formation de la soude à l’intérieure de la cellule d’électrolyse. [7]
• ANODE :
L’ion chlorure dissous est oxydé en chlore gazeux par la réaction suivant :
𝟐𝑪𝒍−
(𝒂𝒒) → 𝐂𝐥𝟐(𝐠𝐚𝐳) + 𝟐𝐞

• CATHODE :
Réduction de proton 𝐻 + et la décomposition de la molécule d’eau en ion hydroxyde par
la réaction suivant :
𝟐𝑯𝟐 𝑶 + 𝟐𝒆− → 𝑯𝟐(𝒈) + 𝟐𝑶𝑯−
(𝒂𝒒)

• La réaction globale :
𝟐𝐍𝐚𝐂𝐥(𝒂𝒒) + 𝟐𝑯𝟐 𝑶 → 𝟐𝑵𝒂𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝟐𝑶𝑯−
(𝒂𝒒)

Figure 11 : Schéma simplifié de l'électrolyse de NaCl aqueuse

17
III. Applications d’électrolyse

III.2.3. La transformation de l’alumine en aluminium


L’aluminium est tiré de l’alumine par réduction électrolytique qui s’effectue dans des
cuves que traverse un courant continu à haute intensité. Les cuves sont revêtues de blocs de
carbone qui forment la cathode. [1]
Ces cuves contiennent un électrolyte en fusion qui dissout l’alumine AL2O3 qui y est
apportée les anodes, constituées de carbone très pur, plongent dans l’électrolyte.
La réaction de dissolution de l’alumine est :
𝐀𝐥𝟐 𝐎𝟑(𝐬) ⇌ 𝟐𝐀𝐥𝟑+ + 𝟑𝐎𝟐−
Par l’électrolyse, à une température d’environ 950°C, l’alumine est transformée en
aluminium et en oxygène.
L’aluminium liquide se dépose au fond de la cuve, où il est récupéré puis solidifié après
refroidissement.
Les couples mis en jeu lors de l’électrolyse : Al3+/Al (s) et O2 (g)/O2-
La réaction d’électrolyse de l’alumine s’écrit :
𝟒𝐀𝐥𝟑+ 𝟐−
(𝐚𝐪) + 𝟔𝐎(𝐚𝐪) ⇌ 𝟑𝐎𝟐(𝐠) + 𝟒𝐀𝐥(𝐬)

Figure 12: : Cuve d’électrolyse de


l'aluminium

18
III. Applications d’électrolyse

III.3. Electrodéposition
L'électrodéposition ou galvanoplastie est le processus qui consiste à déposer un matériau
sur une surface conductrice à partir d'une solution contenant des espèces ioniques (sels).
Cette technique de fabrication est couramment utilisée pour appliquer des couches
minces de matériau sur la surface d'un objet afin d'en modifier les propriétés externes, par
exemple pour augmenter la protection contre la corrosion, augmenter la résistance à
l'abrasion, améliorer la qualité décorative ou simplement pour déposer une couche qui fait
partie d'un dispositif plus complexe.
Par exemple, le nickel métal est galvanisé sur les produits automobiles afin d'inhiber la
corrosion, et le cuivre métal est électrodéposé sur des circuits imprimés afin d'offrir des voies
de faible résistance entre les composants électroniques. L'électrodéposition peut être utilisée
non seulement pour le placage de métaux simples mais aussi d'alliages (mélanges de métaux)
et de semi-conducteurs.
La figure au-dessous montre une configuration typique pour l'électrodéposition à petite
échelle. Il se compose de trois électrodes, à savoir des électrodes de travail, des électrodes de
référence et des électrodes de compteur (parfois secondaires) respectivement.
Les électrodes sont connectées à un potentiostat qui est l'instrument qui contrôle le
processus de dépôt. Les électrodes se trouvent à l'intérieur d'un récipient contenant un liquide
et des espèces ioniques dissoutes, telles que des ions cuivre dissous dans l'eau.
L'électrode de travail est l'objet qui sera plaqué, la contre-électrode sert à compléter le
circuit électronique et l'électrode de référence sert de point de référence fixe pour le
potentiostat. Un champ électrique est ensuite appliqué à travers l'électrode de travail de
manière à donner des électrons aux ions en solution afin qu'ils forment des éléments ou
composés non chargés qui préfèrent adhérer à la surface de l'électrode de travail plutôt que
rester dissous dans la solution. L'intensité du champ électrique ou du potentiel est mesurée par
rapport à l'électrode de référence, mais le courant réel circule entre l'électrode de travail et
l'électrode du compteur. [8]

19
III. Applications d’électrolyse

Figure 13 : dispositif d'électrodéposition en mini échelle

III.3.1. Chromage :
Il consiste d’un des plus importants processus industriels, or il est sous deux types
chromage dur ou épais et chromage décoratif (mince). Le chromage dur est intéressant dans
les applications mécaniques surtout lors est mis en alliage avec d’autre élément par exemple
Nickel, Fer, …
Le chromage décoratif : s’effectue sur des surfaces généralement revêtues au préalable
d’une couche de nickel (ou éventuellement de couches de cuivre et de nickel) et il a pour but
essentiel de donner au revêtement les caractéristiques de brillance du chrome. La résistance au
ternissement de ce métal, associée à sa dureté, font que cette couche décorative de l’ordre du
micromètre permet de donner un aspect brillant qui peut être entretenu pendant de longues
années. Les chromes brillants des automobiles d’antan (toujours visibles à l’heure actuelle) et
des motos de maintenant en sont un témoignage.
Le chromage dur : se distingue du précèdent par le fait que son épaisseur est plus
importante (de quelques micromètres à quelques dixièmes de millimètres). Ce revêtement
procure au matériau sur lequel il est effectué un bon coefficient de frottement et lui assure de
bonnes propriétés de résistance à l’usure et à la corrosion. Il est très visible par exemple sur
les vérins des appareillages mécaniques (appareils de levage ou engins de travaux publics...).
Ce type de traitement est le revêtement privilégié dans le domaine de la mécanique pour les
pièces en rotation ou en translation qui ont à résister à l’usure et à avoir de bonnes qualités de

20
III. Applications d’électrolyse

frottement, et pour les domaines ou l’adhérence pourrait être un handicap (plasturgie,


cylindres de laminoir...).

III.3.1.a. Chromage avec électrolyte au chrome hexavalent :


Le chrome peut se présenter au degré d’oxydation Ⅵ. La solution aqueuse du trioxyde
de chrome (anhydride chromique) est appelée acide chromique. En solution dans l’eau, on
peut trouver, suivant la concentration C en CrO3, des composes différents [9] :
Concentration (mol/L) Nature du complexe
C<10-2 HCrO4ˉ
10-2 < C < 10-1 HCrO4ˉ⇔ Cr4O72ˉ + H2O
10-1 < C < 1.5 Cr4O72ˉ
1.5 < C < 3.5 3Cr2O72ˉ + 2H+ ⇔ 2Cr3O102ˉ + H2O
3.5 < C < 7.5 Cr3O102ˉ
7.5 < C < 10 4Cr3O102ˉ + 2H+ ⇔ 3Cr3O132ˉ + H2O

Le dépôt électrolytique de chrome se fait par réduction des ions chrome à la cathode. La
réduction à l’état métallique du chrome hexavalent par électrolyse est réalisée en présence
d’ions catalyseurs tels que SO42ˉ, SiF62ˉ, Fˉ, etc.
Les solutions pures d’acide chromique soumises à l’électrolyse ne donnent lieu à la
cathode qu’à un dégagement d’hydrogène et à un dépôt noirâtre.

III.3.1.b. Chromage avec électrolyte au chrome trivalent :


L’ion de chrome trivalent, avec six molécules d’eau 𝐶𝑟(𝐻2 𝑂)3+
6 , est un des complexes

de ce type les plus stables. Dans le cas de l’électrodéposition du chrome à partir de chrome
trivalent, ces composés et la stabilité du complexe 𝐶𝑟(𝐻2 𝑂)3+
6 font que la réaction de

réduction cathodique du chrome trivalent en chrome métallique est d’autant plus difficile et
pose un certain nombre de problèmes pour l’obtention de chrome métallique dans de bonnes
conditions.

21
III. Applications d’électrolyse

Figure 14 : Exemple de chromage dur Figure 15 : exemple de chromage


décoratif

III.3.2. Cataphorèse :
Est un système d’application de peinture par électrolyse qui permet de déposer partout,
aussi bien dans les creux que sur l’extérieur une couche de peinture uniforme en épaisseur. La
pièce à revêtir qui constitue la cathode est placée dans un bain de traitement.
Les pièces sont ensuite placées dans une étuve pour obtenir la polymérisation de la
peinture. Les revêtements ainsi obtenus résistent très bien au brouillard salin, ce revêtement
est largement utilisé sur les caisses de voiture. Dorénavant ces traitements sont exempts de
plomb et cadmium. La couche obtenue peut être laissée telle qu’elle mais elle est aussi une
excellente base d’accrochage pour les peintures.

III.3.3. Nickelage
Le nickel possède comme qualité d'être inoxydable à l'air dans des conditions normales
et d'offrir un bel éclat. Il peut donc être employé afin de galvaniser - nickeler - en cuivre ou en
laiton (qui perdent facilement leur éclat), des pièces en fer (qui s'oxydent à l'air),
Il existe plusieurs méthodes qui permettent un dépôt de nickel : le nickelage chimique et
le nickelage électrolytique. La différence majeure tient à l’apport des électrons dans le
processus rédox. Pour le premier, ils proviennent de l’oxydation d’un réducteur présent en
22
III. Applications d’électrolyse

solution, et pour le second ils sont apportés par un courant. Nous présenterons ici
une verve approche du nickelage électrolytique.
Le nickelage électrolytique est une des applications de l’électrodéposition qui consiste
en un dépôt électrolytique de solutions aqueuses de différents sels sur un matériau pour en
améliorer ses qualités mécaniques, pour le protéger de la corrosion ou pour améliorer son
esthétique. La pièce à traiter étant ici la cathode et la source de nickel jouant le rôle d’anode.
Le nickel est oxydé et transformé en ions dissous dans une solution électrolytique. Ces
ions nickel sont ensuite réduits en nickel métallique à la cathode et se déposent ainsi en
formant une couche superficielle de nickel.
Les réactions d’oxydo-réduction en jeux sont les suivantes :
Anode : oxydation du nickel :𝐍𝐢 → 𝐍𝐢𝟐+ + 𝟐𝐞−
Cathode : Réduction du nickel : 𝑵𝒊𝟐+ + 𝟐𝒆− → 𝑵𝒊
La réaction globale : 𝑵𝒊𝒂𝒏𝒐𝒅𝒆 → 𝑵𝒊𝒄𝒂𝒕𝒉𝒐𝒅𝒆
L’épaisseur de dépôt souhaitée peut être choisie en contrôlant à la fois le courant
imposé au système électrolytique et le temps d’exposition et peut varier entre quelques
micromètres à moins de 50 m. [10]

Figure 16 : Nickelage des pièces par Figure 17 : Cuve équipée pour


électrolyse traitement de surface de Nickel

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Conclusion

Conclusion

L 'électrolyse est une méthode électrochimique qui permet de réaliser des


réactions chimiques sous l’action d’un courant électrique, dont les
substances se décomposent en fusion et en solution, elle permet par
ailleurs la séparation d’éléments ou la synthèse des composés chimiques.
L’électrolyse est le phénomène inverse du phénomène de la pile, il s’agit d’un
phénomène non spontané, Or l’’importance de se procédés vue en leur efficacité et leur faible
cout.
Le principe de l'électrolyse est utilisé dans plusieurs procédés chimiques et industriels
tels que l’électrophorèse, l'électrométallurgie, l'anodisation, l'électrodéposition (le zingage, la
dorure, le chromage, le nickelage, l’argenture…) et la production de plusieurs types des
produits chimiques (molécules et éléments) tels que l'acide trifluoroacétique, le chlore, le
chlorure de sodium, l'aluminium, le lithium, sodium, potassium et magnésium etc.
La recherche actuelle a présenté l'électrolyse comme un potentiel qui pourrait produire
de grandes quantités d'hydrogène et aider à répondre à la demande croissante d'énergie
exigeantes, de plus, l'énergie produite proviendrait de l'eau, qui est une source renouvelable.
Ce processus pourrait éventuellement réduire la dépendance actuelle à l'égard des
hydrocarbures comme source d'émissions de l'énergie.
L'utilisation répandue de l'électrolyse rend cette technique importante et permet d'étudier
plus en détail, la façon dont il fonctionne et les défis auxquels il est confronté, aideront à
comprendre ce qu'il faut faire pour fournir de l'énergie de future.
L’électrolyse est une grande sujet de recherche et ce travail n’est qu’une petite recherche
bibliographique.

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Table d’illustration
Figure 1 : Pile de Volta ..................................................................................... 2
Figure 2: Schéma simplifié d'une cellule d'électrolyse ..................................... 3
Figure 3 : schéma de la cellule électrolytique .................................................. 5
Figure 4 : Schéma d'une cellule à un seul compartiment ................................. 6
Figure 5 : courbe intensité-potentiel de couple 𝐹𝑒3 +/𝐹𝑒2 + ........................... 9
Figure 6 : Les différents types de transport et les zones où ils interviennent . 11
Figure 7 : Accumulateurs au plomb ............................................................... 12
Figure 8 :exemple d'accumulateur automobile ............................................... 13
Figure 9 : Exemples d'accumulateurs Lithium ion .......................................... 15
Figure 10: Schéma de principe d'une cellule d'électrolyse de l'eau ............... 16
Figure 11 : Schéma simplifié de l'électrolyse de NaCl aqueuse ..................... 17
Figure 12: : Cuve d’électrolyse de l'aluminium ............................................... 18
Figure 13 : dispositif d'électrodéposition en mini échelle ............................... 20
Figure 14 : Exemple de chromage dur ........................................................... 22
Figure 15 : exemple de chromage décoratif ................................................... 22
Figure 16 : Nickelage des pièces par électrolyse ........................................... 23
Figure 17 : Cuve équipée pour traitement de surface de Nickel .................... 23

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