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Le Dr Donat Voghel, le Edward Bernays du Québec

- 13 septembre 1906, naissance à Saint-Charles-sur-Richelieu. Son père, Hormisdas, est juge


de paix de la ville de Beloeil et employé de la Commission des Liqueurs pendant vingt ans.
Son frère, l’abbé Réal Voghel, fondera la paroisse Notre-Dame-de-la-Merci

- études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe

- 1926, entre en médecine à l’Université de Montréal

- 1929, certificat d'études supérieures en biologie de l’Université de Montréal

- juin 1930, certificat d'études supérieures en botanique et certificat d'études supérieures


en minéralogie et géologie de l’Université de Montréal

- 1930, licence ès-sciences sociales, économiques et politiques de l’Université de


Montréal. Il subit l’influence de l’économiste Édouard Montpetit, partisan du libéralisme
chrétien

- juin 1932, doctorat (cum laude) en médecine. Il entre au tout nouvel Hôpital Général de
Verdun en médecine interne

- 7 octobre 1932, se marie à Westmount avec Suzanne Saint-Cyr, fille d’Alfred Saint-Cyr,
courtier en assurances, trésorier général de l’Alliance Nationale, administrateur des biens des
Sœurs Grises et gouverneur à vie de l’hôpital Notre-Dame, et petite-fille du notaire et
gouverneur de l’hôpital Notre-Dame Gaston Saint-Cyr. Boursier du gouvernement du Québec
(renouvelée quatre fois), il va poursuivre ses études médicales en Europe. Le couple habitera
Paris pendant cinq ans, soit jusqu’en 1938. Il est ainsi l’élève de Sergent, Clerc, Guillain,
Maurice Chiray, Rathery, Villaret, Cottenoi, et Guylaroche. Il suit aussi des cours dans la
section générale de l'École libre des Sciences Politiques, et poursuit le cours complet de
journalisme à l'École des Sciences Sociales. Il obtient le diplôme de l'Institut National
d'Orientation Professionnelle de Paris sous la direction de Henri Laugier, Jean-Maurice
Lahy et Julien Fontègne

- 6 octobre 1934, naissance de leur premier enfant à Paris

- 1936, boursier de la Société Royale du Canada. Il obtient aussi le certificat d'études à


l'Institut de psychologie de la Sorbonne et le diplôme de psychologie du travail des Arts
et Métiers de Paris. Puis, à la suite de recherches très longues en psychologie, il soutient à
la Sorbonne, deux thèses, une sur l'anoxémie et l'autre sur la physiologie musculaire. Il
obtient le diplôme de Docteur ès-sciences d'État français avec la plus haute distinction

- 1937, le couple habite à New York pendant quelques mois. Il y étudie l’endocrinologie, la
psychiatrie et la psychologie. Pendant ce temps, au Québec, Maurice Duplessis, qui mise sur
l’entreprise privée pour développer la province, confie l’organisation des loisirs au père
Henri Roy et sa Jeunesse Ouvrière Catholique

- 26 janvier 1938, le gouvernement de Duplessis annonce l'établissement d'écoles


d'agriculture, ainsi que la création d'une école des mines à Québec
- mars 1938, Voghel est félicité par le délégué fédéral dans l’application de l’Entente
Bilodeau-Rogers sur la formation professionnelle

Joseph Bilodeau, ministre des Affaires municipales, de l’Industrie et du Commerce sous


Duplessis, propose le bill 29 relatif à l’aide à la jeunesse. Ce projet de loi découle d’une
entente convenue, le 17 septembre 1937, entre son département et celui de Norman
McLeod Rogers, ministre fédéral du Travail. L’entente implique le versement de
subventions fédérales et provinciales pour faire la lutte au chômage en favorisant la
formation professionnelle. Le gouvernement crée donc un service de l’aide à la jeunesse,
sous la tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce. Il s’agit du premier organisme
consacré à la formation de jeunes adultes sans travail au Québec. Plusieurs écoles de
métiers seront créées, par exemple, une école d’avionnerie à Montréal qui formera
plusieurs milliers de travailleurs qualifiés entre 1937 et 1944.)

- juin 1938, il retourne étudier pendant quelques mois en Europe, accompagné d’un assistant.
Le duo travaille près de trois mois dans un laboratoire de psychotechnique à Paris

- octobre 1938, conférence « Endocrinologie et psychologie »

En 1938, la Jeunesse Ouvrière Catholique soumet un plan aux enquêteurs de la


commission Purvis (Commission nationale d’emploi) qui vise à éradiquer le chômage et à
« assurer à la jeunesse ouvrière la place qui lui revient dans la société ». Toutefois, les
grandes lignes de ce projet sont élaborées et remises à la Commission du Chômage des
Jeunes dès 1936. Pour les jocistes, le secours direct est une « pitance, une charité » et n’est
pas une solution durable pour pallier au manque de travail. Cette contribution « quoique
vitale, était nettement insuffisante et ne s’inscrivait pas encore dans une optique très
définie de redistribution de la richesse collective », notamment en raison du caractère très
individuel alors attribué au problème du chômage. Les jocistes recommandent plutôt
d’occuper les jeunes avec différents travaux et des loisirs appropriés. Les
recommandations de la JOC touchent plusieurs domaines. D’abord, le recul de l’âge
d’admission au travail jusqu’à 16 ou 17 ans : les jocistes estiment que ce recul permettrait
aux jeunes de faire des examens d’orientation professionnelle, de suivre des cours
spéciaux de préparation à la vie au travail, puis de suivre un apprentissage du métier
obligatoire. Pour offrir le Service d’Orientation Professionnelle – qui sera sous la
tutelle du Dr Voghel – dès la sortie du primaire, les jocistes proposent
l’établissement de centres pour jeunes chômeurs où ces derniers auraient accès aux
conseils des médecins et des psychologues. Par ailleurs, ces centres pourraient fournir
des locaux à la petite industrie, abriter quelques magasins d’approvisionnement et offrir
aux ouvriers l’accès à une piscine et un gymnase. Pour les chômeurs qui « devraient » être
au travail, il est nécessaire de les sortir de « leur fainéantise forcée, mais non moins
dangereuse ». Selon la JOC, la solution principale passe par les camps de travail. Toutefois,
ils se distinguent des camps de travail mis en place de 1932 à 1936. Seuls les ouvriers ayant
la santé et la constitution requise pourront y travailler, moyennant un examen médical et
un examen psychologique. Ces camps visent surtout à encadrer la jeunesse dans un
contexte où les critiques du capitalisme se font de plus en plus vives et où les idées
communistes gagnent en popularité. Il faut alors « sortir les jeunes de l’oisiveté qui en fait
des proies toutes désignées pour les idées subversives qui s’infiltrent partout et qui
menacent l’ordre ». Les camps de travail permettraient aussi de favoriser le
développement économique du pays en matière de reboisement, d’exploitation minière,
d’aménagement des ports, de construction d’édifices publics, etc. De plus, les jocistes
estiment qu’il pourrait y avoir, dans les camps de travail, des cours d’hygiène, de
prévention des accidents, de culture physique, de sciences, d’économie politique et
de langues étrangères. Ces camps permettraient donc de faire travailler les jeunes
ouvriers dans un environnement sain, tout en leur offrant une formation professionnelle
additionnelle.

- janvier 1939, la JOC est chargée de mettre en oeuvre une partie considérable du plan d’aide
à la jeunesse financé par Ottawa et Québec. Elle créée un service d’orientation et de
sélection professionnelles, dont la direction est confiée au Dr Voghel. Il sera ainsi l’associé
du révérend père Roy. Il fait passer des tests d’aptitude à plus de 3 000 jeunes, dont 800 sont
dirigés vers les différentes écoles techniques

- janvier 1939, conférence « L’orientation de la sélection professionnelle »

- 1938-39, orienteur professionnel à l'Académie du Sacré-Coeur de Sorel. Pour satisfaire


aux besoins des industries locales, M. J. Edouard Simard obtient du gouvernement l'aide de
spécialistes, comme le Dr Voghel, pour orienter quelques 250 élèves vers des métiers qui leur
conviennent. Le comité est formé de Voghel, assisté de M. Yvon Reed, contrôleur et de M
Gérard Bourgault secrétaire

- 1939, nommé chef du département d’endocrinologie de l’hôpital de Verdun

- septembre 1939, « Les glandes endocrines et le psychisme »

- 1939-40, s’installe au Carré Saint-Louis, coin Henri-Julien

- automne 1940, fondation, par l’abbé Wilfrid Éthier (sulpicien), à Montréal de l’Institut
Canadien d’Orientation Professionnelle Incorporé, dont la direction technique comprend
le Dr Voghel, l’abbé Irénée Lussier (sulpicien), le Dr. Alexandre Marcotte, et M. Louis Chatel

Le premier orienteur professionnel au Québec fût le psychologue Léopold Grenon,


président de la JOC et proche de l’abbé Wilfrid Éthier : Dès 1935, après des études de
psychologie expérimentale en Europe, en contact avec des jeunes chômeurs, Éthier
commence à s’intéresser à l’orientation. En 1940, il participe à la fondation de l’Institut
canadien d’orientation professionnelle qui vise à offrir des services d’orientation aux
jeunes et il commence la publication de la revue Orientation. Il fonde en 1941 la première
école d’orientation au Québec, affiliée à l’Université de Montréal. En 1942, il crée une école
d’orientation à l’Université Laval et est aussi à l’origine de la fondation du Centre
d’orientation de l’Université d’Ottawa. Voghel, Chatel, Lussier, et Marcotte étaient ses
proches collaborateurs.

- 1940, orienteur professionnel à Marine Industries de Sorel et à l’École des hautes études
commerciales de Montréal. Il œuvre aussi à la commission scolaire de Verdun

- 1940, à titre de professeur agrégé de physiologie à l’École dentaire de l’Université de


Montréal, il continue la série des conférences publiques de biologie organisées par l’Institut
de Zoologie et sous les auspices de l’ACFAS

- conférence « La jeunesse et son orientation »


- 9 octobre, le directeur de l’Office d’initiative économique, Valmore Gratton, inaugure au
Monument National le cours de publicité subventionné par le gouvernement du Québec.
Voghel est au nombre des professeurs. Il y donne une série de huit cours portant sur « la
psychologie au service de la publicité » pour le comité de la propagande de la Société
Saint-Jean Baptiste, dont il est membre (section Côme-Cherrier) : 1) compréhension de soi-
même & des milieux 2) système nerveux, les réflexes, les sensations & les perceptions 3)
émotions & états affectifs 4) les fonctions mentales & l’intelligence 5) langage mimique &
gestes 6) le caractère & les types de personnalité 7) les motifs de nos actes & de nos pensées
8) le publiciste moderne. « Un public nombreux et choisi y assiste, recruté principalement
parmi les représentants d’importantes compagnies commerciales ou industrielles, sans
oublier un fort groupe de particuliers désireux de se familiariser avec les rouages complexes
de la publicité. » Il participe aussi au ralliement des brigadiers scolaires

- 30 octobre, conférencier invité (à titre de « spécialiste des accidents industriels » et


« excellent orateur ») du Conseil régional de sécurité industrielle de l’Association de la
prévention des accidents de travail

- 1941, récipiendaire du Prix David. Fait passer des tests d’orientation professionnelle aux
élèves du Collège Saint-Anselme de Rawdon et est l’un des directeurs de la revue Orientation
de l’abbé Wilfrid Éthier

- mars 1941, conférence à l’École des parents du Québec « Les associations de jeunesse
détruisent-elles l’esprit familial? »

- 1er juin 1945, Loi instituant la clinique d’aide à l’enfance sanctionnée par le
gouvernement de Duplessis

La psychologie connaît un essor dans les années quarante avec l’ouverture d’un Institut de
psychologie à l’Université de Montréal en 1942 et avec la création d’une clinique d’aide
à l’enfance en 1947. En fait, en juin 1945 est sanctionnée la Loi instituant la clinique
d'aide à l'enfance, qui instaure à la Cour des jeunes délinquants de Montréal une clinique
permanente d'évaluation composée d'un psychiatre, d'un psychologue et d'un médecin,
afin d'accorder une plus grande attention à la réalité et aux besoins de l'enfant dans les
jugements rendus à son égard. En 1946, le gouvernement met sur pied le ministère du
Bien-être social et de la Jeunesse.

Le psychologue responsable de ladite clinique, le Dr Voghel, était déjà très actif dans le
milieu de l’aide à l’enfance; il œuvrait, entre autres, à la Société pour la protection de
l’enfance, à la Société de Pédagogie, ainsi qu’à la Jeunesse ouvrière catholique (JOC)
où il s’occupait de l’orientation de ses membres. Les services du psychologue et du
psychiatre de la clinique n’étaient cependant pas dispensés à tous les délinquants, loin s’en
faut. Toutefois, en 1949, c’est cette clinique qui s’occupe de façon quasi exclusive des
évaluations des jeunes. Avec elle, la présence des psychologues à la cour des jeunes
délinquants est désormais reconnue et assurée.

- novembre 1947, après avoir apparemment délaissé l'orientation professionnelle faute de


compréhension de certains milieux, il est nommé par le gouvernement Duplessis médecin
psychologue à la Clinique d’aide à l’enfance annexée à la Cour Juvénile de Montréal (Cour
des jeunes délinquants) et sous la direction du Ministère de Bien-Être Social et de la Jeunesse.
Le Dr Alcide Pilon, psychiatre (et partisan de l’électrochoc), et M. l’abbé Lucien Desmarais
(directeur de l'École de Service social de l'Université de Montréal et secrétaire de la Société
de secours aux enfants catholiques romains), conseiller technique, complètent l’équipe

- 1948, membre de comité de la Société de secours aux enfants catholiques romains pour
la Protection de l'Enfance de Monseigneur Conrad Chaumont, du Canadian Psychological
Institute, et de la Société de Pédagogie. Il est également membre du Comité Exécutif du
Conseil de Placement des Jeunes de la Ville et du District de Montréal, membre du
Comité d'Orientation Professionnelle du même Conseil, membre du Club St-Laurent
Kiwanis et de la Chambre de commerce du district de Montréal

- 1950, songe à fonder un hôpital privé

- 9 février 1951, la Ville de Montréal lui émet un permis de construction, mais refuse ensuite
d’accorder un permis d’occupation le 25 mars 1952 pour « manque de sécurité »

- 26 octobre 1951, fonde l’Hôpital Voghel, inc., un hôpital privé (capital de 250 000$) de 51
lits et de 115 employés

- 26 mars 1953, dans le cadre de rencontres de l’Association des orienteurs


professionnels, il commente des films psychologiques et réponds aux questions de ceux qui
les ont visionnés

- 2 avril 1954 requête de la Ville de Montréal pour cesser d’utiliser le bâtiment du 294 Square
Saint-Louis comme hôpital

- novembre 1954, il est déclaré coupable par la Cour municipale de Montréal « d’avoir
exploité un hôpital privé et un solarium (un immeuble de quatre étages), situé à 288-294
square Saint-Louis, en violation du règlement municipal relatif à la protection des édifices
contre l’incendie ». Or le Dr Voghel gagna la cause qui s’ensuivit, décision qui fût par la suite
renversée en Cour d’appel et maintenue par la Cour suprême

- 1958, le gouvernement canadien, s'inspirant de l'exemple de la Saskatchewan, adopte le


programme national d'assurance-hospitalisation. Il s'agit d'un programme à frais partagés
entre le fédéral et les provinces

- 1961, Québec adopte le programme d’assurance-hospitalisation

- août 1963, il s’investit dans l’Association des hôpitaux privés du Québec, inc

- 16 juillet 1964, une loi privée du gouvernement Lesage reconnaît son hôpital comme étant
d’intérêt public et lui permet d’obtenir un permis municipal

1966, le gouvernement canadien adopte un nouveau programme à frais partagés : le régime


universel d'assurance-maladie

1970, la Commission Castonguay termine ses travaux et le Québec procède à l'adoption de


l'assurance-maladie
1971, l'Assemblée nationale du Québec adopte la Loi sur les services de santé et des services
sociaux. C'est la mise en place d'un système de santé, avec accès universel et gratuit, sans
égard au revenu ou au statut social des citoyennes et des citoyens

- 14 juin 1973, faisant suite aux recommandations du rapport Castonguay-Nepveu, le


gouvernement Bourassa annonce sa volonté de fermer l’Hôpital Voghel (et d’autres), mais
celui-ci obtient un premier sursis de six mois

- décembre 1973, gouvernement du Québec force le Dr Voghel à fermer son institution, qui
opéra néanmoins jusqu’à la fin janvier 1974, soit le moment où le gouvernement arrêta de
compenser financièrement l’hôpital. En 1980, ce même gouvernement se verra obligé de lui
verser la somme de 476 897$ pour avoir pris ses patients et les avoir transférés dans le
système public (une expropriation). Après de nombreuse tentative de fermeture part la ville,
Voghel déclara faillite, ce qui entraîna les cessations d'opération. Son fils, Pierre, prétends que
le gouvernement a ruiné financièrement son père. Le Dr Augustin Roy, du Collège des
médecins, proposa d’en faire un centre spécialisé en chirurgie mineure; mais le
gouvernement Bourassa refusa

- 19 janvier 1986, décès. Il laisse dans le deuil sa femme et ses cinq enfants : Monique, Hélène
(Me Jacques Durocher), Denyse, Pierre (Stella Bucu), Alain (Dr Nicole Larouche)

- médecin, psychologue, professeur d’université, psychotechnicien, orienteur professionnel,


spécialiste en orientation professionnelle, conférencier, auteur d’articles scientifiques,
directeur des services de sélection professionnelle pour diverses entreprises commerciales
et maisons d'éducation, endocrinologue, jociste
Le Dr Voghel et sa femme aux côtés du père Henri Roy de la JOC lors des cent mariages
jocistes de 1939 au Stade De Lorimier de Montréal

En 1930 et en 1932
Citations

Une place toute particulière doit être faite à l’étude des réflexes conditionnels résultant
d'association d'excitants dans certaines conditions.

Les expériences psychologiques démontrent en effet qu’une idée, résultant de perceptions, par
l’intermédiaire de plusieurs sens, est généralement plus stable que celle perçue par un seul sens.

Hier soir, dans son cours intitulé « Les émotions et les états affectifs, » le Dr Voghel a démontré
qu’il ne suffit pas d’attirer l’attention du consommateur en faisant appel à l'excitation de ses
différents sens, il faut entre autres plaire à l’individu en essayant de l’atteindre dans sa sphère
de vie affective.

Toute sensation, toute idée qui se développe chez le consommateur s'accompagne d’un
sentiment d’approbation, d’indifférence ou de réprobation (…) Selon les circonstances, il faut
faire appel à différents sentiments (…) Étant donné la variabilité de la vie affective des individus,
provenant de l’hérédité et de l’influence du milieu, il est quelquefois plus pratique d’exploiter le
courant de vie affective le plus général par rapport au temps et au milieu.

Le publiciste doit donc tenir compte de ce facteur intelligence, et des mesures indirectes qu'il
peut effectuer en tenant compte du vocabulaire, des concepts, des processus de raisonnement et
des occupations des différents individus.

Il en est ainsi de certains mots, de certaines idées, de certaines figures, qui, par la répétition en
association avec d'autres, suggèrent par eux-mêmes les autres mots et les autres idées
mémorisées. Par exemple: Bell, Office Specialty, Westinghouse, Buick, rappellent à leur lecture
ou à leur audition les idées suivantes: téléphone, meubles de bureau, articles d'électricité,
automobile. Cette étude de l'association d'items contigus ou similaires a une très grande
importance dans le choix ou l’utilisation de marques de commerce.

La primeur et l’intensité de l'excitation provoquée par l'annonce sont également des facteurs
qui influencent le processus de la mémoire. Un objet ou une idée nouvelle laisse souvent une forte
impression. Certaines excitations peuvent, dans des circonstances particulières et présentées
d’une façon inusitée, renforcer le phénomène de mémoire. L'intensité de la situation ou des
objets, comme les idées sont présentées simultanément, constitue des processus d’associations
utiles pour le souvenir.

On se souvient plus facilement des choses qu’on désire.

Chacun tend toujours à extérioriser par un acte, l'idée qui lui a été présentée avec une force
suffisante pour se fixer. La suggestion ne doit pas revêtir la forme d'une commande brève, car
l'individu aine à chérir sa liberté, même s'il n’en fait pas usage.

L’imitation constitue un autre genre de suggestion et part de l’idée que nous avons une tendance
à vouloir reproduire les actes que d'autres personnes effectuent devant nous.

L’application de techniques publicitaires où l'on fait appel aux tendances instinctives s'est
toujours montré très efficace. Selon les buts envisagés, on a recours aux instincts alimentaires,
sexuels, parentaux, social, de défense, etc.