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Le développement du lexique et son

apprentissage

Plan
I- Place dans les programmes
II- Le vocabulaire
• Comment se développe-t-il ?
• Comment en acquérir davantage ?
• De façon implicite ou explicite ?
1-Comment se développe le vocabulaire ?
1-1- Quelques repères dans le développement du langage chez l’enfant
1-2- Différences dans l’acquisition du vocabulaire
1-3- Phénomènes servant l’acquisition du vocabulaire
1-4- Rôle des interactions verbales entre adulte et enfants
1-5- Développement lexical et catégorisation
2- Comment l’enfant apprend-il du vocabulaire ?
2-1- Qu’est-ce que connaître un mot ?
2-2- Qu’est-ce qu’apprendre un mot ?
2-3- A partir de la maternelle, quels mots faire apprendre aux enfants ?
Démarche pour étudier un mot dans un album
3- Les pratiques de classe
3-1- Vigilance de l’enseignant sur les textes fournis et les situations de travail proposées
3-2- Les pratiques induites par les programmes
3-3- Les types de mots travaillés
3-4- Les traces écrites

I- Place dans les programmes


Maternelle
Progresser vers la maîtrise de la langue française
En manipulant la langue, en écoutant des textes lus, les enfants s’approprient les règles qui régissent la
structure de la phrase, ils apprennent l’ordre habituel des mots en français. À la fin de l’école maternelle,
ils utilisent de manière adaptée les principales classes de mots (articles, noms, verbes, adjectifs, adverbes,
prépositions) et produisent des phrases complexes. Ils composent progressivement des unités plus larges
que la phrase : un énoncé, de très courts récits, des explications.
Chaque jour, dans les divers domaines d’activité, et grâce aux histoires que l’enseignant raconte ou lit, les
enfants entendent des mots nouveaux, mais cette simple exposition ne suffit pas pour qu’ils les
mémorisent. L’acquisition du vocabulaire exige des séquences spécifiques, des activités régulières de
classification, de mémorisation de mots, de réutilisation du vocabulaire acquis, d’interprétation de termes
inconnus à partir de leur contexte. En relation avec les activités et les lectures, l’enseignant veille à
introduire chaque semaine des mots nouveaux (en nombre croissant au fil de l’année et d’année en année)
pour enrichir le vocabulaire sur lequel s’exercent ces activités. Les enfants apprennent ainsi le vocabulaire
(noms, verbes, adjectifs, adverbes, prépositions) qui leur permet non seulement de comprendre ce qu’ils
entendent (qui fait quoi ? à qui ? où ? quand ? comment ?), mais aussi d’échanger en situation scolaire,
avec efficacité, et d’exprimer leur pensée au plus juste.

Françoise Pollard, CPC Bièvre-Valloire, Animations pédagogiques « Catégorisation en maternelle » Février 08,
« Apprentissage du lexique au cycle 2 », Décembre 08, d’après les travaux de Martine Pourchet (groupe PARLER)Page 1
Ces acquisitions décisives sont rendues possibles par l’attention que l’enseignant porte à chaque enfant,
auquel il fournit les mots exacts en encourageant ses tentatives, et en reformulant ses essais pour lui faire
entendre des modèles corrects. L’enseignant veille par ailleurs à offrir constamment à ses jeunes élèves
un langage oral dont toute approximation est bannie ; c’est parce que les enfants entendent des phrases
correctement construites et un vocabulaire précis qu’ils progressent dans leur propre maîtrise de l’oral.

Cycle 2 : Vocabulaire
Par des activités spécifiques en classe, mais aussi dans tous les enseignements, l’élève acquiert
quotidiennement des mots nouveaux. En étendant son vocabulaire, il accroît sa capacité à se repérer dans
le monde qui l’entoure, à mettre des mots sur ses expériences, ses opinions et ses sentiments, à
comprendre ce qu’il écoute et ce qu’il lit, et à s’exprimer de façon précise à l’oral comme à l’écrit.
La compréhension, la mémorisation et l’emploi des mots lui sont facilités par des activités de classement
qui recourent à des termes génériques, par une initiation à l’usage des synonymes et des antonymes, par la
découverte des familles de mots et par une première familiarisation avec le dictionnaire.

Cycle 3 : Vocabulaire
L’acquisition du vocabulaire accroît la capacité de l’élève à se repérer dans le monde qui l’entoure, à
mettre des mots sur ses expériences, ses opinions et ses sentiments, à comprendre ce qu’il écoute et ce
qu’il lit, et à s’exprimer de façon précise et correcte à l’oral comme à l’écrit.
L’extension et la structuration du vocabulaire des élèves font l’objet de séances et d’activités spécifiques,
notamment à partir de supports textuels intentionnellement choisis ; la découverte, la mémorisation et
l’utilisation de mots nouveaux s’accompagnent de l’étude des relations de sens entre les mots.
Cette étude repose, d’une part, sur les relations de sens (synonymie, antonymie, polysémie, regroupement
de mots sous des termes génériques, identification des niveaux de langue), d’autre part, sur des relations
qui concernent à la fois la forme et le sens (famille de mots). Elle s’appuie également sur l’identification
grammaticale des classes de mots. L’usage du dictionnaire, sous une forme papier ou numérique, est
régulière.
Tous les domaines d’enseignement contribuent au développement et à la précision du vocabulaire des
élèves. L’emploi du vocabulaire fait l’objet de l’attention du maître dans toutes les activités scolaires.

II- Le vocabulaire
• Comment se développe-t-il ?
• Comment en acquérir davantage ?
• De façon implicite ou explicite ?

1- Comment se développe le vocabulaire ?


Une des étapes importantes dans le développement de l’enfant se situe autour du 12ème mois, quand il
commence à dire des mots intelligibles.
A partir de ce moment, ce développement est spectaculaire car le nombre de mots acquis devient
exponentiel.

Des recherches ont porté sur ce qui se passe après ce 12ème mois mais aussi avant, pour étudier
l’importance de l’acquisition lexicale.
Ces recherches ont mis en évidence une corrélation plus importante entre réussite scolaire et connaissance
lexicale plutôt qu’entre réussite scolaire et niveau d’intelligence. (LIEVRY en 1991)
 La connaissance préalable du vocabulaire est une condition pour accéder au sens et pour rentrer
efficacement dans les apprentissages scolaires.

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« Apprentissage du lexique au cycle 2 », Décembre 08, d’après les travaux de Martine Pourchet (groupe PARLER)Page 2
Deux approches théoriques s’affrontent et se complètent : innée et acquis
- l’enfant est prédisposé pour parler
- l’enfant va acquérir son langage

Bruner a en particulier développé l’idée que si l’enfant a tout ce qu’il faut pour parler, il a besoin
d’interactions de qualité avec les autres pour développer son langage (cf. Développement du langage chez
l’enfant)

1-1- Quelques repères dans le développement du langage chez l’enfant:


NB : Tous ces chiffres sont très approximatifs et varient selon les enfants.
Apparition des premiers mots vers 12 mois :

Compréhension :
- 12 mois : une dizaine de mots (hors contexte)
- 14 mois : 50 mots
- 18 mois : 100 à 150 mots (développement du système articulatoire)
- 22 mois : plus de 200 mots

Production :
- de 18 à 22 mois : de 50 à 150 mots
- de 22 à 26 mois : explosion lexicale & 1ère combinaison grammaticale

- de 14 à 17 mois : beaucoup plus de noms que de prédicats (verbes)


- de 22 à 25 mois : autant de noms que de prédicats  apparition des combinaisons grammaticales
- de 25 mois à 39 mois : plus de prédicats que de noms
- petit à petit, apparition d’énoncés para lexicaux

Moyenne de mots connus


- CE1 : 3026 mots moyennement connus
- CE2 : 3913
- CM1 : 5193
- CM2 : 6143
Soit entre le CE1 et le CM2 , un acquis de plus de 3000 mots, soit environ 1000 mots de plus par an, en
moyenne.
NB : Certains enfants de CE1 connaissent 8000 mots, ce qui peut faire l’équivalent de 5 ans de différence
entre ceux qui en connaissent le moins, et ceux qui en connaissent le plus.

1-2- Différences dans l’acquisition du vocabulaire


CF. Etude de B. Hart et T. Risley

L’expérience montre que l’acquisition du vocabulaire varie selon la CSP des parents.
A : professions libérales
B : travailleurs manuels
C : catégories assistées

Quantité de mots entendus par enfant en une année


A : 11,2 millions
B : 6,5 millions
C : 3,2 millions

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Différences de messages en une journée
A : 32 encouragements et 6 injonctions
B : 12 encouragements et 7 injonctions
C : 5 encouragements et 11 injonctions

Le nombre de messages d’encouragement est plus élevé que le nombre de messages injonctifs dans les
familles à CSP favorisée.
Les enfants de la catégorie A sont très souvent sollicités dans le cadre familial : on leur demande ce qu’ils
ont fait, comment ils ont fait, ce qu’ils pensent de …etc.
Pour les enfants de la catégorie C, tout ce rapport à ce qui est vécu, toutes les explications ne sont pas
sollicitées.
La famille est prédictive du niveau de langage de l’enfant ; cela en compréhension comme en production.

D’autre part, plus le langage est bon, plus la conscience phonique est bonne.

 L’école doit donc se mobiliser pour augmenter la quantité et accroître la précision du vocabulaire de
tous les élèves.

1-3- Phénomènes servant l’acquisition du vocabulaire


- le phénomène de sur-extension : le même mot va servir pour dénommer tout un tas de choses qui ont
des critères communs
- le phénomène de sous-extension : un mot ne va qualifier qu’une seule chose
- le principe de contraste et de conventionalité : pour qu’un enfant acquière un mot nouveau, il faut
que celui-ci contraste avec des mots qu’il a déjà dans son vocabulaire et que l’utilisation de ce mot ait
du sens. Il va ensuite fonctionner par sur- et sous-extension.
L’enfant va également, par extension, appliquer à des expressions ou des structures nouvelles, des
règles de fonctionnement dont il a une connaissance explicite ou implicite (« ils sontaient », « je étais
une fois », « il faut faire un calculage »…)
- la capacité à catégoriser : réajustement et catégorisation

1-4- Rôle des interactions verbales entre adulte et enfants


- attention conjointe  les conversations entre l’enfant et le parent qui le stimule sont indispensables
pour le développement cognitif (Cf. les enfants qui étaient dans les orphelinats).
- attention partagée  l’enfant apprend à nommer quand un adulte pointe quelque chose à regarder
en mettant des mots dessus.
- la « motherese »  le ton de la voix est particulier, on répète, on parle moins vite et le mot nouveau
est employé en fin de phrase… Cela les aide à captiver l’attention.
- aide à la catégorisation  aide à retrouver les relations d’inclusion (nourriture, fruit, banane,…)
- les feed-back
- le travail à partir de livres et d’imagiers

1-5- Développement lexical et catégorisation


CLAVE (97) a montré le lien entre répertoire lexical et capacité à catégoriser (catégorisation).

Les capacités en catégorisation permettent de ranger en mémoire et donc d’acquérir des mots nouveaux.
Plus l’enfant a de mots, plus il en acquiert.
Entre également en jeu la flexibilité : se rendre compte qu’un objet n’appartient pas à une seule catégorie
mais à plusieurs.

Françoise Pollard, CPC Bièvre-Valloire, Animations pédagogiques « Catégorisation en maternelle » Février 08,
« Apprentissage du lexique au cycle 2 », Décembre 08, d’après les travaux de Martine Pourchet (groupe PARLER)Page 4
2- Comment l’enfant apprend-il du vocabulaire ?
La langue orale est une chaîne sonore qui ne permet pas le découpage des mots (chaîne de phonèmes).
Ex : un ours, des ours
Les enfants entendront« un nours », « des zours »
En français, les mots n’ont pas d’accentuation propre, c’est la chaine sonore qui est accentuée. Un même
mot ne sera pas accentué de la même façon dans deux phrases différentes.
On peut aider à l’identification des mots à l’oral en marquant des pauses, en permutant les mots, en
les isolant.
Les mots vont s’apprendre de façon implicite dans les lectures ou les conversations. Mais à certains
moments il va falloir travailler des mots de façon explicite. Il va falloir s’arrêter sur ces mots et les
travailler plus précisément.

Les enfants apprennent environ 1000 mots par an : ce qui fait environ 3 mots par jours.
Ces acquisitions se font surtout de manière implicite.
Mais, on sait que l’on peut acquérir 6 à 10 mots par semaine de manière explicite.

En maternelle, on peut travailler 4 mots par semaine. Au CE2, 8 à 10 mots par semaine.

2-1- Qu’est- ce que connaître un mot ?


- Un mot est connu quand on peut l’expliquer et l’employer à bon escient dans plusieurs contextes : « Je
reconnais le mot, je sais l’utiliser. »
- Un mot est vaguement connu quand on peut le rattacher à un contexte mais on ne sait pas l’expliquer et
le réemployer : « J’ai déjà rencontré ce mot, je le connais vaguement, mais je n’ose pas l’utiliser dans une
conversation. »
- Un mot est inconnu quand on ne sait pas à quoi il se rapporte : « Ce mot m’est inconnu, je ne l’ai
jamais vu, jamais entendu. »

2-2- Qu’est- ce qu’apprendre un mot ?


- Apprendre un nouveau de sens (loup  un froid de loup)
- Apprendre un mot nouveau pour un concept que l’on connaît (froid  glacial)
- Enrichir avec des mots, un concept que l’on connaît (courir  trottiner, …)
- Apprendre un sens nouveau avec un mot nouveau, pour un concept nouveau

2-3- A partir de la maternelle, quels mots à faire apprendre aux enfants ?


Comment va-t-on choisir les mots à étudier dans la semaine ?

Selon Beck, il existe plusieurs niveaux :

Mots de Niveau 1  Mots familiers


Ex : maison, courir, manger, chien, aimer,… Ils appartiennent au quotidien de l’enfant. Tous les enfants
les connaissant ou presque (on peut rattacher une image), ils sont indispensables pour pouvoir fonctionner
en société.
Ils peuvent être travaillés en maternelle, dans les coins jeux.
Exemple : coin dînette en PS, coin cuisine .Mais il est nécessaire de lister avant, les mots qu’on souhaite
que les élèves utilisent aisément.
Cf. « Enseigner la langue orale en maternelle », Philippe Boisseau, Retz. Ce livre propose une échelle de
mots devant être acquis en fonction de leur âge.
Les mots sont classés par catégories, selon différents niveaux : PS, MS, GS.

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Mots de niveau 2  Mots peu fréquents dans la conversation scolaire mais que l’on rencontrera
très souvent dans les textes, en particulier la littérature enfantine.

On va beaucoup s’attacher à travailler en classe ces mots de niveau 2 : Mots que l’on va retrouver
fréquemment dans des livres mais qui ne sont pas forcément fréquents dans la conversation courante.
Ce sont les mots qui font obstacle à la compréhension dans les textes car ils peuvent posséder plusieurs
sens en fonction du contexte et sont essentiels à la compréhension.

Mots de niveau 3  Mots rares, complexes, associés à un contexte particulier


Ex : ovipare/vivipare, axe, roue, châssis, linogravure, aquarelle, peindre par touches … Ces mots
appartiennent à un contexte particulier, on les trouvera dans les champs disciplinaires : Sciences, Arts
visuels, …
C’est la situation de classe qui va faire qu’on va travailler certains mots. Chaque séquence devra définir
clairement les mots à travailler.

Démarche pour étudier un mot de niveau 2:

Ex : « Lisa hésitait à quitter la laverie sans Corduroy. »

« Hésiter »: mot qui nous paraît simple, mais qui n’appartient pas au vocabulaire des enfants.
Démarche pour étudier ce mot « hésiter »

 Explication, définition du mot dans le contexte : Que veut dire « hésiter » dans la phrase ?
Mot que l’on explique dans le contexte de l’histoire : « Lisa ne sait pas si elle va partir de la
laverie sans son ours »
 Définition de ce mot : « hésiter : c’est quand on ne sait pas si on va faire ou non quelque chose. »
 Appropriation du mot :
- Verbalisation du mot par les enfants
- Lien éventuel à des catégories
- Production orale du mot dans le même contexte
- Production orale du mot dans un autre contexte
« On va essayer de trouver d’autre exemples d’utilisation de ce mot », demander à l’enfant
d’utiliser le mot et de le faire vivre dans d’autres contextes : « hésiter à faire du cheval parce que
j’ai peur », « hésiter à manger des coquillages, je crains de ne pas aimer »
- Multiplier les rencontres avec ce mot
- Le lire et le relire

3- Les pratiques de classe

3-1- Vigilance de l’enseignant sur les textes fournis et les situations de travail proposées
Etre vigilent sur la difficulté des textes donnés aux enfants, et la manière de les travailler, sur l’intérêt de
certains exercices.

 Dans un texte de lecture silencieuse donné aux enfants pour être travaillé en autonomie, un nombre
important de mots peut être totalement inconnu des enfants.
Par contre, ils peuvent répondre correctement aux questions portant sur l’explicite du texte, sans l’avoir
compris.

Il faudra donc,
- Soit travailler préalablement le vocabulaire si on veut que l’élève puisse travailler en
autonomie sur la lecture/compréhension de ce texte,

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- Soit choisir de le travailler lors d’un temps d’apprentissage, avec l’enseignant, en
travaillant l’explicite, le vocabulaire, puis l’organisation du texte, et l’implicite s’il le texte
en comporte.

 Certaines consignes de manuels peuvent poser problème aux enfants par leur vocabulaire.

 Dans certains exercices à choix multiple, s’il y a 2 solutions possibles, les élèves ont 50% de chance de
réussir ou de se tromper, sans forcément comprendre le sens des mots.

Ex. Ecris un ou une devant les mots suivants :


« Diversion »
« Andouiller »
« Opercule »

Ex. Relie les mots qui vont ensemble


Un animal ovipare
Un objet oléagineuse
Une substance inflammable

Un exercice dont les élèves ne comprennent pas le vocabulaire ne leur sert pas dans les apprentissages.

Or, les carences en vocabulaire peuvent passer inaperçues si l’enseignant n’est pas très vigilent.
Comme nous l’avons vu précédemment, la connaissance du vocabulaire est une condition pour accéder au
sens et pour entrer efficacement dans les apprentissages.
(La connaissance du contexte est également essentielle.)

3-2- Les pratiques induites par les programmes

Différentes pratiques vont permettre à l’élève


- d’accéder à la compréhension dans les différents domaines, de ce qu’il écoute et de ce
qu’il lit,
- de mettre des mots sur ses expériences, ses opinions, ses sentiments,
- de s’exprimer de façon précise à l’oral comme à l’écrit.
Travailler tous les types de mots : articles, noms, verbes, adjectifs, adverbes, prépositions.

a- Travailler le vocabulaire dans des activités spécifiques


Comment ?
Le lexique va être travaillé comme objet d’apprentissage.
- Par des activités de classement,
- Par un travail sur les synonymes et les antonymes,
- Par un travail sur les mots polysémiques,
- Par la découverte des familles de mots,
- Par un travail avec le dictionnaire,

Quelques pratiques de classe et supports (CR des travaux de groupe lors de l’animation)
Maternelle
Travailler à partir de livres et d’imagiers,
Créer des abécédaires (Cf. photimots- PEMF, Mes outils pour écrire, Ribambelle)
Catégoriser : classer selon un critère (contexte, famille, …), classer selon plusieurs critères liés à la
signification,
Catégorie thématique : cheval/fermier/selle

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Catégorie taxonomique : cheval/lion/serpent
Aider à retrouver les relations d’inclusion : nourriture, fruit, banane,
Travailler le vocabulaire à partir de jeux : flash cards (noms communs), jeu du lynx (travail de la
description)
Tous cycles
Utiliser les manuels, des outils spécifiques (Cf. Flexi MS, Cogito MS ; GS, Mélimo CE, CM, Batimo CM-
La Cigale)
Classer les mots selon leur nature grammaticale,
Travailler sur le dictionnaire,
Faire produire des jeux poétiques,
Ecrire un texte poétique lors d’un atelier d’écriture, travailler les mots sur le plan matériel (trouver
d’autres mots à partir des éléments qui constituent le mot : lettres, syllabes, sons) et idéel (un mot fait
penser à un autre mot),
Faire réécrire des textes en enrichissant le vocabulaire,

b- Travailler le vocabulaire dans tous les enseignements


Le lexique va être travaillé comme outil de la langue : c’est par lui que l’élève va accéder aux
connaissances disciplinaires.
L’enseignant va identifier pour chaque séquence (Littérature, Sciences, Arts visuels, Histoire …), le
vocabulaire spécifique à acquérir.

c- Travailler le vocabulaire quotidiennement

d- Faire vivre les mots dans un contexte, les employer et les réemployer afin qu’ils fassent partie des
mots connus

3-3- Les types de mots travaillés

Les mots de niveau 1


a- Des mots spécifiques à l’école : mots simples, couramment utilisés
En motricité : matériel, structuration de l’espace, …
Dans les différents coins de la classe (pour la maternelle)
Dans la cour de l’école
En arts visuels : matériel, papier, …
Lors des rituels en maternelle : date, jour, hier, demain, la veille, le lendemain, …
En écriture : cahier, ligne, interligne, marge, sur, entre, carreaux, …
Vocabulaire des consignes

b- Des mots quotidiens fréquents (de toutes natures)

Les mots de niveau 2


a- Les mots rencontrés dans un album, qui peuvent faire obstacle à la compréhension
Ex : à partir d’un album … « La brouille » de Claude Boujon
Les mots qui peuvent poser problème : Brouille- Terrier- Voisin- Se saluer- Voisinage- Cessa-
Ordures- Honte- Se plaindre- ôte-le …
Les expressions : baisser la radio, mauvais coucheur, réduire en poussière, casse-croûte
Les anaphores : le lapin est remplacé par : « deux casse-croûte », renard par « carnivore »
Le mot clé de l’histoire : mot polysémique « Entendre »

b- Les mots de liaison dans la littérature : les connecteurs

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C'est pourquoi, Ainsi, Car, C'est ainsi que, Puis, Ensuite, Néanmoins, Enfin, Alors, Au même moment, Le
lendemain, Tout à coup, Soudain, C'est alors que, Aussitôt, Dès le même jour, Depuis ce jour, Depuis,
C'est ainsi que, …

Les mots de niveau 3


a- Des mots spécifiques à un thème de travail
Ex. La préhistoire
Paléolithique, néolithique, mode de vie, cueilleur, chasseur, sédentariser, fossile, silex, pierre taillée,
habitat, …

Ex : Technologie, les objets roulants


Axe, roue, châssis, fixe, mobile, frottements, rouler, glisser, …

b- Le vocabulaire spécifique des consignes


Ex : Décompose, résouds, partage, alternativement, convient, classe, désigne, …

Les familles de mots, synonymes, antonymes, mots polysémiques, …


Mots de la langue française, que l’on pourra retrouver dans les 3 niveaux.

3-4- Les traces écrites


a. Imagiers, fichier outil,
b. Cahier répertoire, cahier de mots
c. Cahier de vie
d. Dans le cahier du domaine d’apprentissage concerné
e. Sur des affiches ou des petites fiches
f. …

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