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Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Larbi Ben M’Hidi - Oum El Bouaghi

Faculté des sciences de la Terre et de l'architecture


Département de Géologie

MEMOIRE DE FIN D’ETUDE

pour l’obtention du diplôme de Master

Géologie de l’Ingénieur

Etude géologique et pétrophysique d’un


niveau réservoir (H-C)

Soutenu publiquement par :

Mr. BEN TABBA Djamel eddine

Mr. LADOUANI Said

Devant le jury composé de:


Pr. KHIARI Abd El Kader Université Larbi Ben M’Hidi-Oum El Bouaghi Président

Dr. BENZAGOUTA Mohamed Said Université Larbi Ben M’Hidi-Oum El Bouaghi Encadreur

Mr. MAZOUZ El Hadi Université Larbi Ben M’Hidi-Oum El Bouaghi Examinateur

Année universitaire 2014/2015


Tout d’abord nous remercions notre Dieu de nous avoir donné le courage
et la force pour réaliser ce modeste travail.

Toute notre infinie gratitude va à notre encadreur, Dr:


BENZAGOUTAMOHAMED SAID pour son encouragement, sa
patience et ses conseils précieux, ainsi que pour son suivi pas à pas de
notre travail. Tous sa nous a servis de bons guides pour la réalisation de
ce mémoire.

Nous remercions aussi l’ensemble des membres de jury qui nous ont fait
l’honneur d’accepter de juger notre travail.

Nous remercions tous les enseignants et les enseignantes du


département géologie Et surtout pour : Pr KHIARI .A et MAZOUZ El
Hadi à qui nous présentons le grand respect pour leurs modestes et
leurs richesses en connaissance et qui nous ont fait bénéficier de leurs
expériences.

Enfin nous remercions tous ceux qui ont contribué de prés ou de loin à
l’élaboration de ce modeste travail

A tous ces gents MERCI

Djamel Eddine & Said


Dédicace
Tant de fois avais-je pensé à vous offrir quelques choses en
signe de reconnaissance pour tout ce que vous avez consenti
rien que pour me voir réussir, cette fois c’est l’occasion :
A toi Père, à toi Mère, mes grands-pères et mes grands-mères
chéris que je dédie ce travail.
Mes frères, mes sœurs et toute ma famille BENTABBA et
BOUAZEGAG petits et grands.
A mon promoteur Mr : Dr: BENZAGOUTA MOHAMED
SAID qui fut pour moi l’exemple, le conseiller et le soutien.
Mon binôme LADOUANI Said.
A mes inoubliables amis : A.Rachid, Hamid, KH.Saleh,
DRa.Abdellali, Moulay, F.Bilal, Ahmed, Yazid, Adnan,
Chouayb, Bilal, Younes, Hamza, Amer.GH, Hichem,
Oussama, Ammar, Houcine, Nadhir…
Tous les étudiants et les étudiantes de la Géologie.
Tous mes amis et tous qui m’ont aidé de prés ou de loin.

BENTABBA Djamel Eddine.


Dédicace
Tant de fois avais-je pensé à vous offrir quelques choses en
signe de reconnaissance pour tout ce que vous avez consenti
rien que pour me voir réussir, cette fois c’est l’occasion :
A toi Père, à toi Mère, mes grands-pères et mes grands-mères
chéris que je dédie ce travail.
Mes frères, mes sœurs et toute ma famille LADOUANI et
SIADOUNI petits et grands.
A mon promoteur Mr : Dr: BENZAGOUTA MOHAMED
SAID qui fut pour moi l’exemple, le conseiller et le soutien.
Mon binôme BENTABBA Djamel eddine.
A mes inoubliables amis : A.Rachid, Hamid, KH.Saleh,
DRa.Abdellali, Moulay, F.Bilal, Ahmed, Yazid, Adnan,
Chouayb, Bilal, Younes, Hamza, Amer.GH, Hichem,
Oussama, Ammar, Houcine, Nadhir…
Tous les étudiants et les étudiantes de la Géologie.
Tous mes amis et tous qui m’ont aidé de prés ou de loin.

LADOUANI SAID.
Sommaire

RESUME……………………………………………………………………………….01

INTRODUCTION GENERALE……………………………………………………..02

CHAPITRE 01 : CADRE REGIONAL

1.1 .Introduction……………………………………………………………………….. 03
1.2. Présentation de la région d’Oued Mya …………………………………………. 04
1.2. 1. Situation géographique………………………………………………...……. 04
1.2 .2. Cadre géologique et géodynamique du bassin d’Oued Mya……………….. 05
1.3. Potentiel pétrolier…………………………………………………………………..07
1.3.1. Les roches réservoirs…………………………………………………………. 07
1.3.2. Les roches couvertures………………………………………………………. 08
1.3.3. Les roches mères………………......…………………………........................ 08
1.4. La colonne lithostratigrafique du bassin d’Oued Mya……………………..…. 09
1.5. L’aspect structural…………………………………………………...................... 10
1.6. L’évaluation du bloc 438……………………………….…….…………………... 12
1.7. Evaluation du gisement d’HBK-Oued Mya…………………………………….. 13

CHAPITRE 02 : CADRE LOCALE : Région de HBK

2.1. Situation géographique........................................................................................... 14


2.2. Situation géologique …………………................................................................... 15
2.3. Les champs de la région …………………………………………..……………. 16
2.3.1. Champ de Haoud-Berkaoui ………………………………………...………. 16
2.3.2. Champ de Benkahla …………………………………...……………………. 16
2.3.3. Champ de Guellala…………………………………………...……………… 16
2.3.4. La périphérie ………………………………………………..………………. 17
2.4. Présentation de la zone d’étude : champ de Haoud Berkaoui………….………18
2.4.1. Caractéristiques du réservoir………………………………………………… 18
2.4.2. Le système pétrolier de HBK……………………………………………….. 19
2.4.3. Intérêt pétrolier : les réservoirs caractérisant le champ HBK………………. 20
Résumé

Résume :
L’importance du gisement de Haoud Berkaoui a été acquise à l’échelle régionale, par
l’évolution structurale du Bassin triasique (Oued Mya).
Le bassin triasique a été l’objet de plusieurs études pétrophysique, structurales,
stratigraphiques et sédimentologique : THOUVENIN (1977); BOUDJEMAA (1987);
BENAMRANE (1987); AIT SALEM (1990), ont mis en évidence la richesse de la roche
mère, le potentiel de la roche magasine et la mixité de piégeage et ce malgré la complexité de
faciès et de la tectonique et l’hétérogénéité des formations potentiellement réservoirs.
Localement, le gisement de Haoud Berkaoui faisant partie de la province Triasique Sud
Algérien, a été mis en évidence par le forage du premier puits OK-101 en 1965. Avec une
pression de gisement initiale de 518 kg/cm2 ce puits a permis l’extension vers d’autres jusqu’
atteindre 94 le nombre de puits fores (Rapport Interne SH\HBK 2008). Selon les rapports de
SH/HBK, un grand nombre de puits actuellement sont fores au niveau de cette structure allant
du puits producteur vers l’injecteur.
Dans le cadre de notre investigation, il nous a été proposé, d’apporter une analyse géologique
et pétrophysique concernant les champs de HBK partie S-E.
Mots clé : système pétrolier, paramètres pétrophysiques, diagraphie et corrélation.

Abstract

The importance of the layer of Haoud Berkaoui was acquired with the regional scales, by
the structural evolution of the Triassic Basin (Oued Mya).

The Triassic basin was the object of several studies petrophysic, structural, stratigraphic and
sedimentological: THOUVENIN (1977); BOUDJEMAA (1987); BENAMRANE (1987);
SALEM (1990) HAS, highlighted the richness of the bed rock, the potential of the rock stores
and the co-education of trapping and this in spite of the complexity of facies and tectonics and
the heterogeneity of the formations potentially tanks.

Locally, the layer of Haoud Berkaoui belonging to the Southern Triassic province Algerian
was highlighted by the drilling of first well OK-101 in 1965. With an initial pressure of layer
of 518 kg/cm2 this well allowed the extension towards others until reaching 94 the number of
wells drill (Internal report HS \ HBK 2008). According to the reports/ratios of SH/HBK, a
great number of wells currently are drill on the level of this structure active of the producing
well towards the injector.

Within the framework of our investigation, he was proposed to us, to bring a geological and
petrophysic analysis concerning the fields of HBK left SE.

Keyword: Oil system, parameters petrophysics, diagraphics and correlation.

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Introduction Générale

Introduction générale :

Dans l’exploration pétrolière et la production, les récupérations primaires et secondaires


dépassent rarement les 50%. Ces récupérations sont dépendants des caractéristiques de la
roche ainsi que des fluides circulant dedans. Dans le cas d’un réservoir et son investigation
plusieurs paramètres peuvent être détermines pour son évaluation qualitative et quantitative.

Cette estimation peut se baser sur des données géologiques, géophysiques et aussi
pétrophysiques. Plusieurs auteurs ont approches ce type de caractérisation de réservoirs et leur
aptitude à produire des H-C. Benzagouta, (2009, 2012) trouve que les hétérogénéités des
réservoirs influent sur leur extension et surtout sur le net pay/grosspay et que ces réservoirs
sont contrôles par leur textures surtout révélant l’origine sédimentologique du dépôt. Selley,
(1998) trouvent aussi que l’un des importants paramètres contrôlant le réservoir est le types de
et tailles de pores ainsi que sa géométrie. Benzagouta (2001) trouve que le système de
fracturation aussi résultant d’une compaction de matériaux rigides ou d’une tectonique
cassante peut être responsable d’une amélioration des caractéristiques pétrophysiques.

Cependant l’un des clés pour la réalisation et l’aboutissement d’une investigation relative à
un réservoir est l’approche pétrophysique. Dans ce contexte une étude de réservoir au niveau
de HBK est projetée. Cette étude prévoit une acquisition des données surtout géologiques
avec localisation des différents puits et leurs enregistrements diagraphiques. Des lectures des
résultats et surtout des calculs de saturation et de réserves sont aussi attendus. Cette étape de
l’investigation permettra d’établir les différentes zones efficaces et inefficaces et aussi des
corrélations entre les différentes parties des différents réservoirs faisant partie du champ de
HBK. Ces niveaux réservoirs sont surtout le TAGSI (Trias Argileux Gréseux Série Inférieur,
TAG T1 et TAG T2). L’achèvement de cartes en isobathes, isopaques et de distributions des
différents paramètres pétrophysiques permettra de localiser la ou les meilleures zones à
potentiel H-C.

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CHAPITRE 01 : Cadre Régional

1.1. Introduction :

La plate-forme saharienne appartient au craton nord-africain, elle comprend un socle


Précambrien sur lequel repose en discordance une puissante couverture sédimentaire,
structurée au Paléozoïque en plusieurs bassins séparés par des zones hautes. (Askri et al,
1995).

La province triasique, dite également province nord orientale du Sahara, située dans la partie
septentrionale de la plate-forme saharienne. La superficie approximative de cette province est
de 300 000 km2, elle fait l’objet de plusieurs études et contient les plus grandes découvertes
d’hydrocarbure en Algérie.

Cette province est comprise entre le bassin de grand erg oriental à l’Est et la frontière
tunisienne, la flexure Sud atlasique au Nord et le grand erg occidental à l’Ouest, au Sud elle
est limitée par le domaine d’existence des formations triasiques : c’est une ligne sinueuse qui
va de l’Est du bassin du Béchar jusqu’au nord du bassin d’Illizi. (Askri et al, 1995).

Dans la province triasique, le soubassement est constitué de roches métamorphiques


antécambriennes. Les formations triasiques reposent en discordance sur les dépôts étalés du
Paléozoïque affectés par la discordance hercynienne. (Abdous et al, 2007).
Les accumulations d’hydrocarbures découvertes peuvent être regroupées en quatre : (BEICIP,
1992)
 A l’Est, le gisement de Hassi Messaoud et ses périphéries.
 A l’Ouest, le gisement de Hassi R’mel.
 La région d’Oued Noumer.
 L’axe de sillon d’Oued Mya.

Cette dernière zone est la zone faisant partie de notre investigation.

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CHAPITRE 01 : Cadre Régional

1.2. Présentation de la région d’Oued Mya :


1.2.1. Situation géographique :

Oued Mya est un bassin de la plate-forme saharienne, correspondant à la partie


occidentale de la province triasique, elle est limitée au Nord par les permis Talemzane et
Touggourt, à l’est par le champ de Hassi Messaoud, au Nord-Ouest par le champ de Hassi
R’mel, et au Sud elle est ouverte sur la dépression de Mouydir (Fig.1.1). (BEICIP, 1992).

Les limites géographiques se présentent comme les meilleurs repères : Les parallèles 31˚15’
et 33˚00’ limitent respectivement ensembles au Sud et au Nord, et les méridiens 6˚15’ et
3˚30’ limitent à l’Est et à l’Ouest, elle englobe les bloc :438-425-422-437-436-318-420-419-
418-417et 416(Fig.1.2). (SH\ Exploration DP\ Oued Mya, 2007).

Bassin d’Oued
Mya

Fig.1.1 : Situation géographique du bassin d’Oued Mya


(SH/EXP, 2007)

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CHAPITRE 01 : Cadre Régional

(Bessin d’Oued Mya)

BLOC 438

Fig.1.2 : Situation des Blocs du bassin d’Oued Mya (SH/EXP, 2007)

1.2.2. Cadre géologique et géodynamique du bassin d’Oued Mya

La dépression d’Oued Mya appartient à la plate-forme saharienne (Fig.1.3).


Selon (Boudjemaa, 1987) la dépression d’Oued Mya comporte deux étapes majeures :
La sédimentation du Paléozoïque et sa structuration Pré-Hercynienne.
La genèse du bassin triasique avec évolution au (Trias - Mésozoïque et Tertiaire).
Dans la dépression d’Oued Mya, le phénomène d’érosion a été trouvé très important
affectant la série Siluro-Dévonienne et pouvant atteindre l’Ordovicien (les môles de
Talemzane et de Dahar et le môle d’El Agreb-Hassi Messaoud).L’intérêt pétrolier majeur du
bassin est lié à la présence des réservoirs du Trias (BEICIP, 1992).La dépression d’Oued Mya
est en effet caractérisée par la présence d’une série Paléozoïque renfermant les argiles
radioactives d’âge Silurien, très riches en matière organique et bien développées qui

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CHAPITRE 01 : Cadre Régional

constituent la roche mère principale (Boudjemaa, 1987).Cette série est recouverte par une
puissante série Mésozoïque comprenant à sa base les principaux réservoirs du bassin et leur
couverture salifère (Trias-Lias).(Boudjemaa, 1987).
Selon (BEICIP, 1992), La série sus-jacente est formée par des Terrains Morts : d’environ
Dogger - Moi-Pliocène, avec :
 Série argilo-carbonatée dans le Jurassique.
 Détritique dans le Crétacé inférieur.
 Calcaire et dolomitique dans le Crétacé supérieur.
 Le Sénonien salifère dont l’épaisseur du sel peut atteindre 200m.
Une faible série détritique au Tertiaire et localement évaporitique à l’Eocène et Moi-Pliocène.
(BEICIP, 1992).

Bassin d’Oued Mya

Socle
Bassins
Zone haute

Fig.1.3 : Situation géologique d’Oued Mya (Sonatrach, 2003)

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CHAPITRE 01 : Cadre Régional

1.3. Potentiel pétrolier :


1.3.1. Les roches réservoirs :

a. Les réservoirs triasiques :


Les réservoirs triasiques sont classiquement subdivisés en 03 termes dont les
domaines d’extension sont assez semblables. (BEICIP 1992).

1. La série inférieure :
Qui est une formation Gréso-Argileuse (Ait Salem, 1990), reposant sur le substratum
Paléozoïque avec comme facies meilleurs se trouvant dans le sillon de l’Oued Mya
constituant le principal réservoir des gisements de HBK, GLA, BKH. Cette formation est
considérée comme l’équivalent du Trias Argilo- Gréseux Inférieure (TAGI) du bassin de
Ghadamès. (BEICIP, 1992).

2. L’unité T1 :
Selon (BEICIP 1992), les niveaux réservoirs de cette unité sont fortement réduits
(Réservoir T1) au-dessus d’une série éruptive.
Cette unité T1est l’équivalent du Trias Carbonaté du bassin de Ghadamès et des réservoirs du
Trias Intermédiaire de la région de Rhourd Nouss.

3. L’unité T2 :
Dans laquelle se développe le réservoir a particulièrement important au niveau du
gisement de Hassi R’mel. Cette unité T2 est l’équivalent du Trias Argilo-Gréseux Supérieur
(TAGS) qui présentent son développement maximal dans la région de Rhourd Nouss.
(BEICIP, 1992).

b. Les réservoirs Paléozoïques :


Quelques niveaux sont développes dans le Dévonien inférieur au cœur du sillon de l’Oued
Mya. Plusieurs références ont montré que les réservoirs Paléozoïques sont limités aux grés du
cambro-ordovicien. Ces réservoirs présentent globalement des caractéristiques médiocres,
surtout au niveau de la Dalle de M’Kratta et des Quartzites de Hamra. L’extension de ce
dernier est limitée à la partie orientale du bassin où son épaisseur est beaucoup plus faible que
sur la bordure ouest du bassin de Ghadamès. (BEICIP 1992).

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CHAPITRE 01 : Cadre Régional

1.3.2. Les roches couvertures :

La série évaporitiques déposée à la fin du Trias à travers le bassin d’Oud Mya constitue une
excellente couverture régionale. Cette couverture est constituée par des sels et des anhydrites
avec des épaisseurs dépassant les mille mètres. (BEICIP, 1992 et Ait Salem, 1990).

1.3.3. Les roches mères :

L’importance de la série inférieure Paléozoïque est liée à la présence des roches mères du
bassin dont la plus riche est constituée par les argiles radioactives du Silurien.
Ces argiles présentent d’excellentes caractéristiques géochimiques. (Boudjemaa, 1987-
Benamrane, 1987).

Selon (Boudjemaa, 1987 - Askri et al, 1995). Leur faible enfouissement au cours du
Paléozoïque a préservé leur potentiel pétrolier, leur maturation et la genèse des hydrocarbures
ayant eu lieu lors de leur évolution ultérieure sous l’effet de la subsidence mésozoïque.

Dans la dépression de l’Oued Mya, la roche mère du Silurien présente actuellement un


degré de maturation favorable à la génération d’huile. Son degré de maturation est plus
important vers Hassi R’mel et son enfouissement augmente vers le sillon Sud Atlasique.
(BEICIP, 1992).

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CHAPITRE 01 : Cadre Régional

1.4. La colonne lithostratigraphique de bassin d’Oued Mya:

Un log typique schématise la colonne lithostratigraphique du bassin d Oued Mya. (Fig.1.4).

Fig.1.4 : La colonne lithostratigraphique de bassin d’Oued Mya


(Sonatrach, 2000)

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CHAPITRE 01 : Cadre Régional

1.5. L’aspect structural


Sur le plan structural, le bassin d’Oued Mya a été affecté principalement par les deux
cycles orogéniques : Hercynien et Alpin. Le premier est caractérisé par des phases
essentiellement compressives, et le second par des phases compressives et distensives
favorisant une sédimentation très active (Boudjemaa, 1987). Des failles sont présents
sillonnant la structure sont liées aux phases distensives.
Ces failles ont débuté au Trias et ont pris fin à la fin du Miocène (Boudjemaa, 1987)
(Fig.I.5).
Ces phases ont été synthétise dans un tableau par Boudjemaa (1987).
Tableau 1.1

Phase Age Type Direction

Panafricaine Compressive Est-ouest


Cambro-ordovicienne Cambro-ordovicien Distensive NW-SE
Taconique Ordovicien supérieur Compressive Nord-Sud
Calédonienne Compressive Est-Ouest
Dévonienne Dévonien inférieur Distensive NW-SE
Hercynienne précoce Compressive Nord 40°
Hercynienne principale Carbonifère sup-permien Compressive Nord 120°
Trias-lias Distensive NW-SE
Autrichienne Crétacé terminal Compressive Est-Ouest
Eocène Eocène Compressive Nord-sud
Miocène Miocene Compressive N-S,NW-SE
Villafranchienne Compressive Nord-Sud

Tableau.1.1 : Les différentes phases tectoniques ayant affecté la région


(Boudjemaa, 1987).

Ces phases tectoniques se subdivisent en deux types :


Celles antérieures ou sédimentaires aux dépôts : Trias argilo-gréseux inférieur.
Celles postérieures aux dépôts, causant les différentes déformations structurales des
séries, modifiant ainsi leurs structures internes et leurs caractéristiques pétrophysiques.
(Ait Salem, 1990).

Page 10
CHAPITRE 01 : Cadre Régional

0 10Km

Fig.1.5 : Schéma structural interprété du Bloc 438 (Oued Mya).


(Abdous et al, 2007)

Page 11
CHAPITRE 01 : Cadre Régional

1.6. L’évaluation du bloc 438:

Correspond à la partie occidentale du bassin triasique algérien et représentant la zone la


plus explorée de ce bassin. Cette zone est située entre les deux gisements géants de Hassi
R’mel au Nord-Ouest et Hassi Messaoud au Sud-Est (Fig. I.6). Ce bloc s’étend sur environ
400 km en longitude et 300 km en latitude et couvre une superficie de l’ordre de 120.000 km2.
Les objectifs Paléozoïques et triasiques sont situés à une profondeur importante comprise
entre 3400 m et 4000 m. Au sein du Trias, l’objectif primordial consiste en la série inférieure,
tandis que le réservoir T1 étant une cible secondaire sur une grande partie du bloc. Le
Dévonien inférieur n’est présent que dans l’axe du sillon d’Oued Mya et les objectifs
ordoviciens sont pratiquement marginaux et de peu d’intérêt.

Du point de vue structurale, à l’exception de la structure de Haoud Berkaoui qui présente


une fermeture verticale de l’ordre de 300 m, cette zone est en général faiblement structurée,
cela est conjugué à la présence d’épaisses séries évaporitiques au sein des recouvrements
Mésozoïques, ce qui rend très difficile la définition des pièges structuraux par la sismique. La
définition de ces fermetures de faible amplitude est également très influencée par les
importantes variations de vitesse qui sont en partie liées à la distribution complexe du
Sénonien salifère.

Les structures mises en évidence s’organisent le long de trends liés à des failles,
essentiellement orientées Nord-Sud et Nord-Est/Sud-Ouest, dont le plus important correspond
à l’axe du sillon d’Oued Mya (trend Haoud Berkaoui/ Guellala/ Boukhezna-Sahane). Ces
trends sont recoupés par des trends transverses d’orientation Est-Ouest, ayant joué
tardivement en décrochement.

La plupart des structures ont été forées et correspondent :


- Aux trois gisements de Haoud Berkaoui, Guellala et Ben Kahla développés
en la série inférieure.
- Aux autres accumulations développées dans le bloc. (BEICIP, 1992).
- A une multitude de champs périphériques qui sont par ordre d’importance
N’Goussa, Guellala Nord Est, Draa Tamra et Mokh El Kebechs. (BEICIP, 1992).

Page 12
CHAPITRE 01 : Cadre Régional

0 20Km

Fig.1.6: Carte des principales accumulations du bloc 438.


(BEICIP, 1992)

1.7. Evaluation du gisement d’Haoud Berkaoui - Oued Mya :

L’estimation des réserves a été établie en fonction des données géologiques et


géophysiques dans la région. Les réserves de la Série Inférieure et du T1 à Haoud Berkaoui,
et Benkahla seraient de l’ordre de 235.4 millions de m3 (SSI, 1984) et 213.15 million de m3
(BEICIP, 1992). Le gisement de Benkahla correspond à un piégeage mixte.

La structure de Haoud Berkaoui est un vaste anticlinal faillé; sous l’effet des mouvements en
distension du Trias, les failles présentent pour la plupart un rejet normal et les structures sont
du type Horst. (BEICIP, 1992).

La structuration d HBK est importante. Avec une surface fermée de 175 km2, elle constitue la
plus grande structure du bassin de l’Oued Mya.

Page 13
CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.1. Situation géographique

Le champ de Haoud Berkaoui se trouve à 35km du chef-lieu de wilaya d’Ouargla à120km


à l’Ouest de Hassi Messaoud. Ce champ s’étend du Sud-Est de Ghardaïa jusqu’au champ
extrême Boukhazana près de la route de Touggourt. IL est compris entre les latitudes 30°N-
32°N et les longitudes 4°E-6°E (Fig 2.1). Comprenant quatre périmètres d’exploitations du
gisement sur le territoire de la wilaya d’Ouargla. (Rapport Interne SH\DP\HBK, 2008).
Ce champ comporte les activités suivantes :
La production d’huile (≈ 5400 T/jour) et du GPL (≈ 166 T/jour).
La production de gaz associé : Gaz de vente, Gaz lift.
L’injection d’eau.
Les réservoirs locaux couvrent une superficie de 303km2 où La structure de Haoud
Berkaoui occupe à elle seule (175km2), qui représente 57.75%, de la superficie totale de la
structure, elle a été mise en production en 1967 par le puits OK-101, l’injection d’eau a
commencé en 1982 et le démarrage du Gaz lift s’est faite en 1993 (Rapport Interne
SH\DP\HBK, 2008).

Fig.2.1 : Situation géographique du champ de HBK.


(Abdous et al, 2007)

Page 14
CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.2. Situation géologique


La région de Haoud Berkaoui fait partie du bassin de Oued-Mya, ce dernier se situe dans
la partie Nord du Sahara Algérien, il se localise exactement dans la province centrale. Ce
bassin a la configuration d’une dépression allongée d’orientation Nord-Est/Sud-Ouest acquise
au cours du Paléozoïque. Il est limitée, au Nord par la zone haute de Djamaa –Touggourt,
constituée surtout de terrains d’âge Cambrien. Au Nord-Ouest le môle de Talemzane (Hassi
R’mel) ; À l’Est, par la dorsale d’El-Agreb El-Gassi qui se prolonge jusqu’à Massaoud
au Nord et au Sud par la dépression de Mouydir (Rapport Interne SH\DP\HBK, 2008). (Fig
2.2).

La région de Haoud- Berkaoui se situe au Nord de la dépression d’Oued-Mya (Bloc 438).


Cette structure se trouve dans la partie la plus subsidence orientée Nord-Est/Sud-Ouest, elle
est séparée du bourrelet d’Erg Djouad par un sillon dont l’amplitude varie de 200 à 400 Km,
sa largeur varie de 25 à 30 Km au Sud-Ouest et de 08 à 10 Km au Nord-Est. (Rapport Interne
SH\DP\HBK, 2003).

Fig.2.2 : Situation géologique de HBK.


(Sonatrach 2007).

Page 15
CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.3. Les champs de la région :


La région de Haoud-Berkaoui est l’un des grands secteurs pétroliers algériens, elle est
composée essentiellement de trois champs principaux (Berkaoui, Benkahla, Guellala) et des
petites structures de la périphérie. (Rapport de direction régional HBK, 2007), les champs de
Haoud-Berkaoui sont répartis sur une superficie de 6300km2, dont les principaux sont.
(Fig 2.3):

2.3.1 Champ Haoud-Berkaoui :


Selon (Rapport Interne SH\DP\HBK, 2008), le gisement de Haoud-Berkaoui s’étend sur
une superficie de 175 Km² avec une élévation de 220 m par rapport au niveau de la mère.
Il a été découvert en mars 1965 par la CFPA (compagnie française du pétrole algérien) avec le
forage OK#101 situ au sommet de la structure.
Ce gisement a été mis en production en janvier 1967 dont les réserves ont été de 136.4
millions m³ d’huile. La profondeur moyenne est de 3550 m. Actuellement le soutirage de
l’huile se fait naturellement (déplétion naturelle) et artificielle (Gas-lift). Pour maintenir la
pression constante et éviter la déplétion, une injection d’eau dans certaines zones a été opérée.

2.3.2 Champ de Benkahla :


Selon (Rapport Interne SH\DP\HBK, 2008).Le gisement de Benkahla s’étend sur une
superficie de 72 Km², élevée de 209 m par rapport le niveau de la mère. Il a été découvert en
novembre 1966 par la même Compagnie Française CFPA (compagnie française du pétrole
algérien) par le forage OKP#24.

Benkahla a été mis en production en 02 mai 1967 dont les réserves sont d’environ 86.8
millions m³ d’huile. La profondeur moyenne est de 3550 m. Il produit par sa propre énergie de
gisement aidé par le maintien de pression et le Gas-lift.

2.3.3 Champ de Guellala :


Selon (Rapport Interne SH\DP\HBK, 2008).Le gisement de Guellala à une surface de 35
Km² avec une élévation par rapport au niveau de la mère de 198 m. Il a été découvert à la date
de 28 octobre 1969 par le forage GLA#01. Il a été mis en production en février 1973 dont les
réserves sont de 99 millions m³ d’huile. La profondeur moyenne est de 3500 m. Sa production
est assurée comme Berkaoui et Benkahla.

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.3.4 La Périphéries :
La production de quelques puits se faite par une déplétion naturelle et d’autres sont activés
par le Gas-lift. Parmi ces petits champs on a : N’goussa / Drâa Tamra / Guellala Nord-Est /
Haniet El Beida / Mokh El Kabech / Boukhazana ...etc. (Rapport Interne SH\DP\HBK, 2008).

Fig.2.3: Limites des périmètres d’exploitation des champs


(Rapport inter SH/HBK 2008)

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.4. Présentation de la zone d’étude : champ d'Haoud Berkaoui


2.4.1. Caractéristiques du réservoir :

Selon les rapports de (la direction régional de HBK, 2007) et les travaux réalisés dans la
région (Rapport Interne SH\DP\HBK, 2008), la structure de Haoud Berkaoui (HBK) se situe
sur le bourrelet Est de la dépression de Oued- Mya. Les terrains d’âge Mésozoïque reposent
en discordance hercynienne sur les terrains plissés Paléozoïque. An niveau de la région de
Haoud Berkaoui, le Mésozoïque repose sur le Gothlandien argileux.

On distingue deux blocs au niveau du gisement de Haoud Berkaoui (HBK), divisés par
deux (02) failles majeures d’orientation Sud - Ouest /Nord- Est (bloc des OKN à l’Est et bloc
des OKJ à l’Ouest). Parmi les niveaux a potentiel H-C :

Le Trias argilo- gréseux(TAG) qui a présenté des indices importants d’hydrocarbures. Ce


Trias est composé de T2, T1 et la série inférieure (SI) dont deux (02) sont productifs (T1
et SI), le troisième niveau (T2) est généralement compact.
La profondeur moyenne est de 3550m.
Les réserves initiales sont estimées à 143,9.10+6 m3.
La pression initiale du gisement est 518 Kg/cm2 pour les OKJ à la côte de référence
3100m.
La pression de bulle est de 189 kg /cm2 pour les OKJ et193 kg/cm2 pour la zone des
OKN.
Le contact huile/eau initial était à 3324m.
La température du réservoir est 100°c.
La hauteur totale moyenne du SI : 47 m.
La hauteur totale moyenne du T1 :30 m.
La surface du si : 41.1 Km².
Les caractéristiques pétrophysiques des niveaux producteurs sont les suivantes :

Tableau 2.1
Caractéristiques Porosité moy(%) Swmoy(%) Kmoy (md)
SI 9,31 37,50 56.2
T1 08.3 25.5 20.4

Tableau.2.1 : données collectées à partir de divers travaux achèves par les différentes compagnies
pétrolières (Rapport Interne SH\DP\HBK, 2008).

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.4.2. Le système pétrolier de HBK :

Le but principal de l'étude géologique est de déterminer les volumes des hydrocarbures
initialement en place dans chaque réservoir. Les réservoirs sont jugés comme étant les
principaux objectifs de toute étude de prospection, ceux-ci sont liée à plusieurs éléments, tels
que la roche mère, la roche couverture et les différents types de piège (Fig 2.4).

a. La roche mère :
La présence des roches mères du bassin dont la plus riches est constituée par les argiles
radioactives du Silurien. En liaison avec la condensation sédimentaire de l’ensemble de
Silurien dans ce bassin, ces argiles présentent d’excellentes caractéristiques géochimiques. La
roche mère du Silurien présenté actuellement un degré de maturation favorable à la génération
d’huile. (BEICIP, 1992 et Boudjemaa, 1987).

b. La roche réservoir : TAG Série Inferieure


Elle repose sur le substratum paléozoïque dont les meilleurs faciès sont localisés dans la
dépression d’Oued Mya vraisemblablement en liaison avec le paléo-môle de Hassi Messaoud.
Cette série constitue le principal réservoir des gisements de Benkahla, Guellala, Haoud
Berkaoui et d’une grande partie de bloc 438. Cette formation est considérée comme
l’équivalent du Trias argilo-gréseux inférieur (TAG) du bassin de Berkine (BEICIP, 1992 et
Ait Salem, 1990).

0 35 Km

Fig.2.4 : Coupe structurale Nord – Sud de HBK


(Abdous et al, 2007)

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

c. La roche couverture :

En plus de cette couverture régionale, il existe une couverture locale propre à ce réservoir,
les roches éruptives du Trias qui sont bien développées provenant des coulées de laves assez
considérables et jouant un rôle important en assurant une bonne étanchéité entre la série
inférieure et le T2. Le réservoir de la série inférieure est un piège en forme de biseau litho
stratigraphique limité à l’Ouest par une faille régionale qui constituerait un écran et
biseautage au sud. (BEICIP, 1992).

d. La migration :
Les hydrocarbures générés, surtout dans la partie Nord-Est du bassin d’Oued Mya la plus
affaissée, ont migré vers les zones hautes où a eu lieu le piégeage, la migration s’est effectuée
de l’Ouest vers Hassi Messaoud et du Nord vers le Sud dans les directions de Haoud
Berkaoui, Benkahla, Guellala et même Hassi Messaoud. (BEICIP, 1992).

e. Type des pièges :


Au niveau de la région, toutes les accumulations d'hydrocarbures découvertes sont liées à
des pièges structuraux, formés par des anticlinaux, parfois simples, mais le plus souvent
compliqués. Les fermetures sont de l'ordre de 30 à 50m, mais l'intervalle est de 10m jusqu'à
120m. (BEICIP, 1992).

2.4.3. Intérêt pétrolier : les réservoirs caractérisant le champ HBK :


Selon (Direction régional de HBK 2007) le champ de HBK est caractérisé par la présence
de trois réservoirs qui sont (Fig 2.5) :

a. Série inférieure (TAG SI):


Il s’agit du réservoir principal du champ HBK (Abdous et al, 2007). Il est considéré comme
hétérogène avec une variation des caractéristiques pétrophysiques dans tous les sens. Il est
formé d’un empilement de lentilles gréseuses, métrique à décimétrique en épaisseur,
hectométrique à kilométrique en longueur. La série inférieure est constituée de grés grossiers,
de grés fins à moyens et de grés très fins pour se terminer par des intercalations d’argiles
souvent dolomitiques.

b. Trias argilo- gréseux T1 (TAG T1):


Selon (Direction régional de HBK, 2007) cette formation représente le réservoir
secondaire de la région. Elle comprend une séquence positive constituée à la base de grés fins

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

à moyens argilo- carbonaté, s’affinant régulièrement vers le haut pour terminer au sommet
avec des argiles dolomitiques. Ce réservoir apparaît comme une nappe gréseuse relativement
continue sur tout le gisement.

c. Trias argilo- gréseux T2 (TAG T2):


Selon (Direction régional de HBK, 2007) ce réservoir directement sus- jacent au T1
présente des indices de présence d’huile, mais étant généralement compact, il n’est exploité
que dans quelques puits. Il est constitué de grés fins à très fins avec une partie argileuse au
sommet. Les porosités varient de 2 à 4% avec des perméabilités moyennes de 0.1 à 34 md.
Cette série présente de très mauvaises caractéristiques de réservoir.

Fig.2.5: Section lithostratigraphique du Trias Argileux-Gréseux du champ HBK

(Sonatrach, Actualisé).

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.4.4Aspect structural:
La structure d'Haoud Berkaoui est un vaste anticlinal faillé de direction nord - nord-
sud/sud- sud-ouest avec une fermeture structurale à la cote (-3324 m) et une surface fermée de
175Km2, elle constitue la plus grande structure du bassin de Oued –Mya. (Rapport Interne
SH\DP\HBK, 2008).

Cette structure a été soumise à plusieurs accidents structuraux créant un ensemble de


failles dont les principales sont des failles normales subméridiennes de même direction qui
définissent un hors central. Elles sont notées (f1, f2) et leur rejet peut atteindre 150m au
sommet de la structure. (Rapport Interne SH\DP\HBK, 2008).

Ces travaux fixent le top du Trias argilo-gréseux à une profondeur de 3300 à 3500m. Il
s’agit d’une structure anticlinal orienté nord - sud d’environ 22km de long et 15km de large,
avec un relief vertical de l’ordre de 300 m au - dessus du contact huile/ eau. (Rapport Interne
SH\DP\HBK, 2008) (Fig 2.6).

Fig.2.6 : Coupe structurale Nord – Sud de HBK


(Abdous et al, 2007).

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.4.5 Stratigraphie du champ de Haoud-Berkaoui :


Selon (Direction Régional HBK, 2007 ; Benamrane, 1987 et Ait Salem, 1990) la zone
d’Oud Mya, centre du bassin triasique, est caractérisée par la présence d’une série
paléozoïque résiduelle, très érodée, renfermant les roches mères, recouverte par une puissante
série mésozoïque comprenant à sa base les principaux réservoirs du bassin et leur couverture
salifère. La série stratigraphique de Berkaoui se présente par le Mio-pliocène qui affleure en
surface: Le Crétacé; Le Jurassique; le Trias; Le Gothlandien et l’Ordovicien. Le Cambrien qui
repose sur le socle, le Dévonien, le Carbonifère et le Permien sont inexistants; Le Trias
productif repose en discordance Hercynienne sur le Gothlandien (Silurien) (Fig 2.7).
1. Cénozoïque : (le Tertiaire), dans la région est très peu représenté et est constitué de sable,
argile et calcaire datés du datés de l’Éocène et le Mio-pliocène.
a. Mio-pliocène (0-50 m): Formé d’alternance de grès roux et beige à abondant, ciment
calcaire et de calcaire gréseux roux avec passées de sable blanc et de grès peu consolidé.
2. Mésozoïque: Le Mésozoïque est bien développé dans la province Triasique, il repose sur
la discordance hercynienne et commence par :
a. Crétacé (50-1960 m) : Composé de :
 Sénonien (50-652) : lui aussi composé de :
 Carbonates Supérieurs (50-210 m) : Affecté par l’érosion tertiaire, cette série des
carbonates supérieure est limitée au sommet par la discordance mio-pliocène.
Elle est essentiellement formée de calcaires blancs, fin, vacuolaire et fossilifère, avec
des intercalations de calcaire jaune, compact, parfois dolomitique et vacuolaire et de
calcaire argileux beige jusqu’à 196 m et de marne dolomitique à la base. On note la
présence de calcite parfois abondante.
 Anhydrite Terminale (210-259 m) : Anhydrite blanc massif avec des intercalations
et passées de marne Dolomitique grise.
 SérieàDébris Roules (259-452 m) : Alternances d’anhydrite blanche, de marne
dolomitique grise, de calcaire dolomitique beige, avec prédominance de marne
dolomitique gris vert à brun rouge à la base.
 Série Salifère (452-652 m) : On distingue deux ensembles :
 De 452 à 598 m : Sel massif blanc à beige avec intercalations d’anhydrite blanche
et passées d’argile grise à brun rouge.
 De 598 à 652 m : Anhydrite massive blanche à rares passées d’argile.
 Turonien (652 à 726 m) : Représenté par un ensemble de calcaire crayeux blanc avec
passées de calcaire argileux gris brun.

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

 Cénomanien (726 à 800 m) :


 De 726 à 775 m : Constitué d’alternances d’anhydrite blanche et de marne
grisdolomitique avec présence de sel.
 De 775 à 800 m : Intercalations et passées d’argile grise et de calcaire dolomitique
beige avec la présence du sel.
 Albien (800 à 1374 m) : Alternance de grès blanc à beige, fin à moyen, friable à ciment
argileux, d’argile gris vert à brun rouge silto-sableux, tendre à plastique, légèrement
dolomitique, avec passées de sable jaune, fin à très grossier, sub-anguleux à sub-arrondi
mal classé.
 Aptien (1374 à 1405 m) : Dolomie beige cristalline dure à passées de calcaire
dolomitique blanc, tendre et de marne grise.
 Barrémien (1405 à 1793 m) : Alternance de sable jaune, fin à grossier, sub-anguleux à
sub-arrondi mal classé, de gris brun rouge fin à grossier argilo-carbonate avec passée
d’argile brun rouge, gris clair et verte tendre à plastique silto-sableuse.
 Néocomien (Hauterivien- Valentinien- Berriasien) (1793 à 1960 m) : Argile brun
rouge, gris vert, tendre à indurée, silto-sableuse légèrement dolomitique ; Passées de
dolomie beige cristalline dure, de grès fin à moyen argileux, de calcaire dolomitique blanc
tendre argileux et d’anhydrite blanc pulvérulent, parfois cristalline dure. Présence de
lignite et de gypse à la base.
b. Jurassique (1960 à 2802 m) : Constitué de dépôts évaporitiques (laguno-marin) est
subdivisé comme suit :
 Malm (1960 à 2138 m) : Argile gris vert et brun rouge tendre à plastique, parfois
sableuse, passées de Dolomie beige cristalline dure, de grès blanc fin à moyen, friable à
ciment argilo-carbonate. Intercalations de marne grise tendre à dolomitique avec passées
d’anhydrite blanche pulvérulente.
 Dogger (2138 à 2451 m) : lui aussi composé de :
 Dogger Argileux (2138 à 2343 m) : Argile gris vert et brun, tendre à plastique,
parfois silteuse, passées de calcaire gris blanc à beige, tendre à moyennement dur
argileux, de marne grise à grès vert tendre dolomitique et de dolomie grise cristalline
dure, traces d’anhydrite blanche pulvérulente.
 Dogger lagunaire (2343 à 2451 m) : Marne et argile grises à grès vert, tendre à
indurée dolomitique avec Intercalations d’anhydrite blanche, de dolomie beige
cristalline et de calcaire gris blanc tendre crayeux argileux.
 Lias (2451 à 2802m) : composé de :

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

 Lias Anhydritique (2451 à 2718 m) : Anhydrite blanche tendre pulvérulente, parfois


cristalline dure, intercalations d’argile grise à gris vert et brun rouge tendre à
plastique, légèrement dolomitique de dolomie grise, beige micro-cristalline.
 Lias salifère (2718 à 2779 m) : Sel massif incolore, avec passées d’argile brun rouge
pâteux.
 Lias horizon (B) (2779 à 2802 m) : Marne grise à gris clair avec passées d’argile
brun rouge.
c. Trias (2802 à 3525 m) : C’est une série argilo-Gréseuse d’origine continentale,
comportant le réservoir principal de la région qui est la Série Inférieure
 Trias S1+S2 (2802 à 3047 m) : Alternance d’anhydrite blanche à grise, tendre
pulvérulente de sel massif incolore, parfois rose et d’argile brun rouge pâteuse salifère.
 Trias S3 (3047 à 3288 m) : Sel massif incolore, parfois rose avec fin passée d’argile gris
plastique salifère.
 Argiles Supérieures (3288 à 3352 m) : Argile brun rouge, tendre à indurée plus ou moins
salifère avec des fines passées de sel massif incolore.
 Trias S4 (3352 à 3395 m) : Argile brun rouge à gris vert pâteux, parfois indurée, salifère
à la base avec intercalations de sel incolore à rose.
 Argiles Inferieures (3395 à 3406 m) : Argile brun rouge, parfois gris vert silteuse
indurée.
 Trias Gréseux T2 (3406 à 3431 m) : Grès fin, brun rouge, compact, dur et micacé. Aussi
grès très fins, gris clair à ciment argilo-carbonaté. Conglomérat à éléments argileux à la
base.
 Trias Gréseux T1 (3431 à 3460 m) : Constitué de :
 Argile brun rouge à grise, dolomitique et silteuse par endroits.
 Grès fins gris à brun rouge, à ciment argilo-ferrugineux et carbonaté.
 Argile brun rouge légèrement dolomitique.
 Andésites (3460 à 3470 m) : La série andésitique est anisopaque. Andésite verte sombre
parfois altérée, avec nombreuses fissures remplies de calcite.
 La Série Inferieure (3470 à 3525 m) : Elle est formée d’une alternance de grès fin et
moyen argileux, gris et gris vert à niveau conglomératique et d’argile brun rouge et verte,
parfois dolomitique avec intercalations de zones dolomitiques à aspect remanié.
3. Paléozoïque : Décrit par différents auteurs et surtout selon les rapports SH(Fabre, 1983), il
se compose de

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

 Dévonien Inférieur : avec une épaisseur de (90 à 105) m, Il est représenté par le
Gédinnien qui repose en concordance sur les sédiments du Silurien. Il est formé d’argiles
gris foncé à gris noire, indurée, silteuse, micacée, légèrement feuilletée, carbonatée par
endroits, avec quelques passées de grés gris clair, rarement gris foncé, fin à très fin,
siliceux à silico-argileux. Présence de pyrite et de calcite.
Le Gédinnien est représenté par de nombreux fossiles (Lamellibranches, Brachiopodes,
Ostracodes, Graptolites)
 Le Silurien (Gothlandien): (3580 à 3645 m)
Il constitue la roche mère dans le bassin d’Oued Mya, engorgé d’argiles très fossilifère
(Graptolithes, Brachiopodes) engendré par la transgression marine sur toute la plateforme
Saharienne due à la fonte de la calotte glaciaire Ordovicienne vers le Hoggar
 L’ordovicien (3645 à 4128 m) : il marque le début de la transgression marine, les dépôts
évoluent du continental au marin (présence de fossiles et de glauconie) et se termine par
une période glaciaire, il est subdivisé en :
 ordovicien supérieur : il est constitué de :
 Dalle de M’Kratta : avec une épaisseur de (4 à 27 m), elle couvre en
discordance les argiles micro conglomératiques et marque la fin de l’ordovicien,
elle est constituée de Grés blanc à gris blanc, fin, localement moyen, siliceux à
silico-quartzitique, compact, avec présence d’argile grise à gris foncé, indurée,
silteuse avec abondance de grains de quartz moyen à grossier, sub-arrondi,
présence de pyrite (Aliev et al, 1971).
La dalle de M’Kratta est azoïque dans la région d’oued Mya, son âge géologique
est le Cradocien- Ashgilien.
 Argiles Micro conglomératiques (3670 à 3770 m) : Argiles noires, m-conglomérat.
 Grés d’Oued Saret(3770 à 3820 m) : Argiles noires, Grés.
 Argiles d’Azzel(3820 à 3870 m) : Argiles noires, Grés.
 Grés d’Ouargla (3870 à 3970 m) : Argiles noires, Grés.
 Quartzites d’el Hamra(3970 à 4070 m) : Quartzite et grés quartzite fissurés.
 Grés d’el Atchane(4070 à 4119 m) : Grés fin, intercalations argileuses.
 Argile d’el Gassi(4119 à 4128 m) : Argiles noires silteuse, Gréso-argileux.

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

Fig.2.7: Coupe lithostratigraphique du champ de HBK


(Sonatrach, 2007).

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.5. Approche sédimentologique : Cas d’HBK


2.5.1. Introduction :
La détermination des caractéristiques (nature et origine), des dépôts sédimentaires, joue un
rôle important dans la compréhension du réservoir, et dans l’interprétation des résultats
pétrophysiques obtenus.Dès les premiers forages d’exploration dans le bassin d’Oued Mya,
on a parlé déjà de dépôts continentaux pour le Trias à cause de la couleur « rouge-brune »
caractéristique de ses sédiments confirmé par la suite par des études ponctuelles de
sédimentologie (Benamrane, 1987).

2.5.2. Rappels :

a. Séquence : Une séquence est une succession verticale de sédiments résultant de l’évolution
dynamique d’un milieu donné. Ainsi, par exemple, à une crue correspond une séquence de
dépôt avec à la base des galets, puis des sables grossiers, puis des sables fins et au sommet des
argiles (Thouvenin, 1977).
On définit deux types de séquences :
1. La séquence positive : C’est une séquence à évolution grano-décroissante, les
particules évoluent des plus grossières au plus fines vers le haut.
2. La séquence négative : C’est une séquence à évolution grano-croissante, les
particules évoluent des plus fines aux plus grossières vers le haut.

b. Séquence lithologique : Succession évolutive univoque de termes lithologiques liés,


verticale ou horizontale, présentant des limites naturelles. La séquence correspond à un
enchainement (une suite) logiquement asymétrique. (EDITIONS TECHNIP-Paris, 1974).

c. Cycle sédimentaire : Succession progressive de termes lithologiques comportant un retour


au terme initial.(EDITIONS TECHNIP-Paris, 1974).

d. Rythmes : Succession naturelle de faciès liés dans laquelle il y a répétition régulière des
termes. (EDITIONS TECHNIP-Paris, 1974).

e. Faciès: C’est un ensemble des caractères d’une roche ou d’une unité sédimentaire résultant
des conditions géographiques, climatiques, topographiques, physico-chimiques et biologiques.

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.5.3. Réservoir du Trias Argileux Gréseux Série Inférieure (SI) :


Selon les différentes références (Benamrane, 1987; Abdous et al, 2007; Boudjemaa, 1987 et
BEICIP 1992) un résume sur la sédimentation concernant le TAG est le suivant :
La Série Inférieure est constituée par un empilement plus au moins rythmique de grés
grossiers, gris sombre, siliceux et bitumineux, micacés, avec présence de feldspaths, passant à
des grés fins à moyens gris-beiges, puis à des grés très fins et des argiles fréquemment
dolomitiques, et parfois d’origine volcanique (séquence positive); présence de mouchetures
carbonatées et de pyrite à la base.

Les mêmes auteurs, le TAG SI est composé de quatre unités gréseuses séparées par des
niveaux argileux correspondant à des plaines alluviales. (Boudjemaa, 1987).

Les profils d’évolution du TAG SI réalisés dans les directions N-S et E-W ont montré que les
variations latérales du réservoir sont faibles et peu significatives; ils reposent en discordance
sur le Gothlandien argileux noir et recouvert soit par des laves, soit par un paléosol.
(Thouvenin, 1977).

Toujours selon les mêmes auteurs les sédiments proviennent de l’érosion des reliefs
engendrés par l’orogénie hercynienne à l’échelle du bassin tel que :
 La dorsale Agreb Messaoud (Hassi Messaoud) à l’Est.
 La zone haute de Djemaa-Touggourt au Nord.
 Le môle de Talemzane (Hassi R’mel) à l’West.
 La voûte d’Allal au Sud-est.

Un système de rivières transversales, coulant vers une large vallée dans le centre du bassin,
où elles se rejoignent, pour former un système de rivières longitudinales de direction
d’écoulement NE. Ce réseau fluviatile développe des dépôts continentaux fluviatiles (en
tresses) sur les flancs de la vallée et continentaux fluviatiles méandriformes dans la plaine
centrale où sont recherchés les pièges stratigraphiques ou mixtes qui sont étroitement liés.
(Benamrane, 1987).

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CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.5.4. Les faciès de TAG de HBK :

Pour ces trois réservoirs, déposés dans un environnement continental à margino-littoral,


les faciès s’organisent suivant une même logique avec un domaine où les réservoirs sont bien
développés passant latéralement à des faciès marginaux moins favorables, puis à des faciès
argileux de plaine d’inondation représentant les termes ultimes de chaque séquence,
accompagnés par une diminution latérale de perméabilité, qui renseigne sur la présence de
pièges stratigraphiques par changement de faciès. (Ait Salem, 1990).

De plus, ces faciès de bordure ont été le siège privilégié de phénomènes diagénétiques
précoces plus au moins généralisés, en particulier de cimentation salifère qui prend son
développement maximal au niveau du T2 avant le dépôt du Trias salifère (argilo salifère) S4.

2.5.5. Caractéristiques Pétrophysiques :


Selon (Benamrane, 1987 ; BEICIP, 1992 et Boudjemaa, 1987), les caractéristiques
pétrophysiques de la série Inférieure sont relativement bonnes. Les porosités moyennes
atteignent fréquemment une moyenne de 8 à 10 % Cette porosité est une porosité inter
granulaire probablement d’origine primaire (Fig 2.8). Elle n’a été que partiellement colmatée
par les différents ciments (Fig 2.9): anhydrite, dolomie et de la silice.

Fig.2.8 : La granulométrie Fig.2.9 : les différents ciments entre


réservoir TAG SI. (BEICIP, 1992) les grains du réservoir TAG SI (BEICIP, 1992).

Page 30
CHAPITRE 02 : Cadre Locale

2.5.6. Conclusion :

Selon les travaux réalisés dans la zone citée, et selon les différents auteurs, la province
triasique est caractérise par des sédimentaires très importants donc : il s’agit d’un domaine
pouvant être intéressant concernant le potentiel en H-C.

Le bassin d’Oued Mya offre un domaine où se développe un bon nombre de gisements


d’hydrocarbures. Le gisement tel qu’il a été étudié par différents auteurs cites plus haut
considèrent Haoud Berkaoui comme complexe de par son hétérogénéité de faciès et le réseau
de faille qui l’affect; il renferme deux réservoirs, le TAG T1 partiellement exploité et le TAG
SI, imprégné d’huile.

L’étude sédimentologique a montré que, Le TAG avec une hauteur utile moyenne pétrolifère
hum = 13.5m, présente des caractéristiques pétrographiques assez bonnes (diagraphiques et
carottes).
Le milieu de dépôt est un milieu continental.

Page 31
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

3.1. Les paramètres pétrophysiques de la formation :

3.1.1. Introduction :
Lorsque l'on a repéré un réservoir potentiel souterrain par des méthodes de surface,
géologiques et géophysiques, il faut en étudier les qualités qui conditionnent le rendement
potentiel d'un réservoir, qu'il soit aquifère ou pétrolier, sont principalement:
• son volume.
• sa porosité.
• son taux de saturation.
• sa perméabilité.
Les différents fluides qu'il renferme (huile, gaz, eau). (Chapellier, 2009).

3.1.2. Porosité :-
On a plusieurs types de porosité, Selon (Schlumberger, 1993) on peut en définir les types
suivantes:

1. La porosité totale (ϕt) :


La porosité totale est le rapport du volume total des vides non occupés par des solides (pores,
fissures, fractures, cavités) existant parmi les éléments minéraux des roches, au volume total
de La roche: (Schlumberger, 1993).

( ) ( )………… (01)

Où :
Φt = porosité totale en (%).
Vv= volume des espaces vides, normalement occupés par des fluides (eau, pétrole, gaz) en
cm3.
Vs = volume occupé par les éléments solides en cm3.
Vt = volume total de la roche en cm3.

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CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

2. La porosité totale inclut:


La porosité primaire (ϕ1) : inter granulaire ou inter cristalline. Elle dépend largement
de la forme et de la taille des grains et surtout de leurs variations. Elle se trouve
généralement dans les roches clastiques.
La porosité secondaire (ϕ2) : une porosité de cavités, produite par dissolution, ou une
porosité de fractures produite mécaniquement. Donc la porosité totale est donnée par
la formule:

( ) ……………… (02)

3. La porosité effective (ϕe):


La porosité effective est la porosité accessible aux fluides libres. Ceci exclut des espaces vides
non connectés occupés par de l’eau absorbée ou de l’eau liée aux argiles. (Schlumberger,
1993).

4. La Porosité connectée :
Ceci représente le pourcentage, dans le volume total de la roche, des espaces vides
interconnectés. En général, elle est largement inférieure à la porosité totale. Dans le cas de la
pierre ponce, ϕt approche 50%, mais ϕcon est zéro. (Schlumberger, 1993).

5. La Porosité potentielle:
La porosité potentielle est le pourcentage des espaces vides connectés par des passages
suffisants pour que les fluides puissent circuler.
II faut remarquer que la porosité est sans dimension. Elle est généralement donnée en % ou
unités de porosité (P.U.) ou par un nombre décimal. (Schlumberger, 1993).
Exemple:

…………….. (03)

3.1.3. La perméabilité :
a. Définition :
La perméabilité (k) est la capacité de circulation d’un fluide (liquide ou gaz) dans la
formation. C’est une mesure de la vitesse d’écoulement d’un fluide à travers une surface
donnée de formation pour un gradient de pression donné à travers ses parois. Elle est
exprimée en milli darcy (md). Contrairement à la porosité, la perméabilité dépend fortement

Page 33
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

de la taille des grains dans la roche. Les sédiments à gros grains ont une grande perméabilité,
à grains fins, une basse perméabilité. (Schlumberger, 1993).
b. La loi de DARCY :

Q= (P1-P2). A .K / µ . L (cm3/s) ………….. (03)


On a:
 Q : débit en [cm3/s].
 P1et P2: Pression amont et aval en [atm].
 A: Section de la couche filtrante en [cm2].
 k: la Perméabilité en [Darcy].
 µ: la Viscosité du fluide en [centipoise].
 L: la longueur en [cm]. (O. Serra, 1985).
c. Types de perméabilités: il existe trois types de perméabilité:
1. La perméabilité absolue (K) : est celle qui s’applique à une formation donnée et au
mouvement d’un fluide unique et homogène.
2. La perméabilité efficace (Ke) : décrit le mouvement d’une phase de fluide dans un
environnement à plusieurs fluides. Par exemple, en présence d’un mélange huile-eau,
il existe une perméabilité (efficace) à l’huile (Ko) et une autre à L’eau (Kw). La
somme de deux perméabilités relatives est toujours inférieure ou égale à la somme des
deux valeurs indépendantes.
3. La perméabilité relative (Kr) : est le rapport de la valeur efficace à la valeur absolue
du paramètre. (Schlumberger, 1993).

d. Détermination de la Perméabilité :
II existe trois méthodes pour déterminer la perméabilité:
 dans les laboratoires à partir des carottes.
 d’après les Essais de Puits en cours de forage.
 en utilisant les données des diagraphies. (Schlumberger, 1993).

3.1.4. La Saturation :
a. Définition :
La saturation d'un fluide est le rapport du volume du fluide considéré sur le volume total des
pores. La saturation en eau Sw est : (AAPG, 1984)

( ) ………………. (04)

Page 34
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

Avec :
Vw : volume d’eau en cm3.
Vv : volume de vide en cm3.

La somme des saturations est égale à 1 :

……………… (05)

Avec :
Sg : saturation de gaz en %.
Sh : saturation d’huile en %.
Sw : saturation d’eau en %.

b. Loi d’Archi: Relation entre Résistivité, Porosité et Saturation :


Selon (AAPG, 1984) Cette formule relie la résistivité d'une roche avec la résistivité de l'eau
de formation. La formule généralement utilisée est :

( ) (%) ……………. (06)

Rt : résistivité de la formation en Ωm.


Rw: résistivité de l'eau de formation en Ωm.
Sw: saturation en eau dans la formation en %.
a: est un facteur de tortuosité, dépendant de la lithologie.
m: est le facteur de cimentation et dépend du type de sédiments.

c. Facteur de Formation :
Nous avons vu que dans une formation aquifère propre, le Facteur de Formation est défini par
le rapport (Glover, 19..):

……….. (07)

Avec :
Ro : résistivité d’oïl en Ωm. Rw : résistivité d’eau en Ωm.
F : facteur de formation.
De nombreuses mesures de laboratoire ont montré que pour une formation propre, la porosité
et le facteur de formation sont reliés par une équation générale:

Page 35
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

F = a/ϕm …………… (08)


Avec :
a: est un facteur de tortuosité, dépendant de la lithologie.
m: est le facteur de cimentation et dépend du type de sédiments.
Pour des formations sableuses non consolidées, la formule empirique d’Humble,
souvent utilisée, est: F=O.62/ϕ2,15
Dans des formations grés consolidées, la formule la plus courante est:
F = 0.81/ϕ2
Dans les carbonates, la relation F = 1/ϕm est utilisée avec une valeur appropriée de m
souvent 2 donc : F = 1 / ϕ2 (AAPG, 1984).
L’abaque Por-1 illustre les différentes formules reliant F et ϕ.

Fig.3.1 : Abaque 3 : Porosité – Facteur de formation


(Schlumberger, 1993).

d. Déterminer la saturation en différentes zones d’un forage :


En général n = 2 pour la plupart des roches meubles, on obtient alors :
1. Pour la zone vierge :
Rt= Rw. a. ϕ-m. Sw-n = Rw. F. Sw-n (Ωm) …….. (09)

Donc : Swn= Rw. F / Rt (%) ……….. (10)

Page 36
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

Pour : n = 2 il y a :

√ (%) ………… (11)

Avec :
Rt : Résistivité de la formation. Rw : Résistivité de l’eau de formation.
Sw : saturation de la formation. F : facteur de formation.
a : facteur de tortuosité. m : facteur de cimentation.

2. Pour la zone lavée :

Rxo= Rmf. a. ϕ-m. Sxo-n = Rmf. F. Sxo-n (Ωm) …..…… (12)

Donc : Sxon= Rmf. F / Rxo (%) ………….. (13)

Pour : n = 2 il y a :

√ (%) ……………… (14)

Avec :
Rxo : Résistivité de filtrat Rmf : Résistivité de mud filtrat
Sxo : saturation en filtrat F : facteur de formation
a: le facteur de tortuosité. m: le facteur de cimentation.

3. Pour des réservoirs pétroliers on définit aussi :


Sxo + Shr = 1 dans la zone lavée.
Sw + Shc = 1 dans la zone vierge.
Avec :
Shc = saturation en hydrocarbures dans la zone vierge.
Shr = saturation en hydrocarbures résiduels dans la zone lavée.
Sxo : saturation en filtrat.
Sw : saturation de la formation. (Chapellier., 2009).

Page 37
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

3.2 Historique d’image du forage (Imagerie log):


3.2.1. Introduction:

L’imagerie acoustique et électrique a considérablement évolué dans la reconnaissance


des formations de sub-surface. Elle lève aussi beaucoup d’incertitudes dans l’interprétation
des milieux de dépôts. Son apport se résume en une meilleure connaissance de la tectonique
du gisement, des couches (pendage et azimut) ainsi qu’une meilleure approche de la
fracturation. La maîtrise de l’imagerie de fond est une garantie pour la fiabilité des
interprétations des phénomènes géologiques tout au long de leur formation en corrélation avec
les données de carottes.

Comparées aux diagraphies classiques, l’imagerie se base sur la multiplication des


mesures (200 mesures de micro résistivités avec l’outil FMI (Full bore Formation Micro
Imager tool) dans le même endroit et en un temps réduit ; ce qui lui permet d’obtenir une
information détaillée de toute la paroi du puits (couverte des fois jusqu’à 100%). Son
avantage principal est la possibilité d’orienter l’image obtenue par rapport au Nord
magnétique dans un puits vertical, et au top du trou dans un puits horizontal (Fig.3.2).
(ZADDORI et HADJ-SAID, 2013).

Fig.3.2 : Orientation de l’image sur puits vertical et horizontal

Page 38
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

3.2.2. Les fonctionnements d’imagerie log :

L’imagerie est indispensable pour :


• La représentation complète du trou par image 360°.
• La détermination de pendage.
• La détection des fractures et les failles, ainsi que leurs types et leur orientation.
• La détermination de la limite grés/argile, des intervalles de stratification minces.
• Fournit des données du diamètre du trou avec une haute résolution acoustique.
• Donne une image sur la géométrie de la paroi du trou.
• Fournit une image détaillée du trou, avec une boue salée et une boue à base d’huile.
• Fournit l’orientation et la corrélation des carottes. (A. Shahinpour, 2013).

3.2.3. Développement de l’image :


Au fond d’un puits, l’outil enregistre des événements géologiques (plan de
stratification, faille, fracture, …) représentés géométriquement par des plans dans les trois
dimensions de l’espace ; ces mêmes événements seront représentés par une ligne dans une
image à deux dimensions. Ce développement se fait selon le schéma ci-dessous (Fig.3.3) et
(Fig.3.4). (Alain Brie, 2011).

LES FRACTURES SUR LE


LES FRACTURES
MUR DE PUITS

LES FRACTURES SUR LE CORP

Fig.3.3:Développement des plans de trois dimensions en deux dimensions


(Alain Brie, 2011).

Page 39
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

Plan
incliné

Plan
horizonta
l

Figure.3.4:Développement des plans de trois dimensions en deux dimensions


(A. Shahinpour, 2013).

Un plan incliné est représenté par une ligne sinusoïdale, par contre un plan horizontal est
représenté par une ligne droite.

3.2.4. Le principe de fonctionnement :


Les outils d’imagerie, tout comme ceux des diagraphies classiques, se basent sur les mêmes
principes fondamentaux de la physique :
• Mesure de la micro résistivité des couches à l’aide d’un signal électrique.
• Propagation des ondes acoustique dans un milieu et enregistrement des valeurs de
temps et d’amplitude de l’onde réfléchie. (ZADDORI et HADJ-SAID, 2013).
3.2.5. Exemple des outils utilisent en imagerie électrique et ultrasonique:
a. L’outil OBMI (Oil-Base Micro Imager) : OBMI (Fig.3.5) est la nouvelle génération des
outils d’imagerie électrique de la compagne internationale Schlumberger, fournit des images
de micro résistivité de la formation au voisinage immédiat de la paroi du puits pour une boue
non conductrice. (A. Shahinpour, 2013).

Figure.3.5: Outil OBMI (A. Shahinpour, 2013).

Page 40
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

b. L’outil CBIL: (Circumferential Borehole Image Log):


Le CBIL de la compagnie Beaker Atlas(Fig.3.6) présente les mêmes caractéristiques que
celles de l’UBI, avec une forme différente ; il se base sur le même principe physique
(émission et réception des ondes acoustiques) pour produire une image en continu des parois
d’un puits non tubé. Il contient six bras jouant le rôle d’un « caliper » et permettent le
centrage de l’outil. (A. Shahinpour, 2013).

Caliper

Transducteur

Fig.3.6 : L’outil CBIL (A. Shahinpour, 2013).

Applications de l’outil CBIL : L’utilisation de l’outil CBIL permet au géologue de


faire plusieurs interprétations :
Interprétation sédimentologiques par :
 L’analyse des facies.
 L’environnement de dépôts.
 L’analyse de paléo-courant.
 La détermination des séquences stratigraphiques.
Interprétation structurale par :
 La description des fractures.
 La détermination des contraintes actuelles.
 La combinaison avec la sismique.
 L’analyse des couches (pendage, direction….).
Interprétation pétrophysique par :
 L’étude diagénitique.
 Model de réservoir.
 La détermination de pourcentage d’argile (net sand).

Page 41
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

c. Outil UBI : ultrasonicborehole imager :


Selon (A. Shahinpour, 2013).l’UBI de la compagnie internationale Schlumberger, est l’un des
outils les plus performants issus de la dernière génération d’imagerie sonique utilisée dans
l’industrie pétrolière (Fig.3.7).Il envoie un grand nombre d’impulsions pour produire une
image acoustique en trou ouvert « openhole » où l’environnement (boue de forage) est
isolant électriquement, comme avec les boues à huile.

Fig.3.7: L’outil UBI (A. Shahinpour, 2013).

3.2.6. Analyse de borehole image :

Figure.3.8 : Structures sédimentaires observées sur


les forages en haute résolution d'image logs.

Page 42
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

1-stratification. 2-de la literie. 3-inverse/arrière classement.


4-conglomérats. 5-le lit était énorme. 6-convoluté literie (crise).
7- la déformation des sédiments. 8- la structure d'évacuation de l'eau. 9- sable injection.
10- cross-literie. 11- fonte rainure. 12- charge jeté.
13- surface de l'affouillement à petite échelle. 14-la base d'érosion de canal avec un décalage.
15- la structure de flamme. (A. Shahinpour, 2013).

3.2.7. Mode d’interprétation de l’image :


a. Limites des bancs :
La réponse de l’onde émise montre un contraste de couleurs au passage des bancs de
lithologie et minéralogie différentes. Dans les dépôts silico-clastiques, cas de la région de
Haoud Berkaoui, la couleur varie en fonction de la taille des grains : les grès sont reconnus
par une couleur claire, par contre les argiles se reconnaissent par une couleur plus sombre. Le
contact entre deux bancs peut être un plan horizontal et, sa réponse sera une ligne droite ou,
un plan incliné dont la réponse sera une ligne sinusoïdale de faible amplitude dans un puits
vertical et, à forte amplitude dans un puits horizontal (Fig 3.9) (Abdous et al, 2007).

Image Image
GR dynamique. 0° 90°
statique.

Zone
compacte et
homogène
Clous de pendage et
direction

Zone
hétérolithique
montrant des
bancs inclinés La délimitation

des bancs

Fig.3.9 : Image montrant les limites de bancs d’un forage vertical.


(Abdous et al, 2007)

Page 43
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

b. Les surfaces d’érosion :


Les surfaces d’érosion peuvent se manifester de deux façons dans une image acoustique :
1. Soit par un changement brusque de couleur, signifiant le passage d’un banc à un autre
de lithologie différente.
2.Soit par une ligne irrégulière d’inclinaison variable, qui montre des sinuosités et des
irrégularités significatives, Fig.3.10. (Abdous et al, 2007)

Image statique d’UBI

Formation
dure

Formation
Surfaces
tendre
d’érosion
s

Formation
dure

Fig.3.10 : Image illustrant des surfaces d’érosion dans un puits vertical.


(Abdous et al, 2007)

3.2.8. Analyses structurales :


IL existe deux types des structures tectoniques :
 les structures tectoniques naturelles
 les structures tectoniques induites.
Les structures tectoniques induites essentiellement des break-outs sont représentées par des
élargissements de la paroi du trou du puits.
Les structures tectoniques naturelles sont les fractures ouvertes, partiellement ouvertes, les
fractures cimentées et les failles. (Abdous et al, 2007)

Page 44
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

a. Les fractures :
L’image acquise du fond d’un puits nous permet non seulement de détecter les différents
types de fractures, mais aussi de déterminer leurs inclinaisons et orientations.
Les fractures sont dans la majorité des cas inclinées, et rarement verticales ou horizontales.
L’inclinaison de la fracture contrôle l’amplitude de la sinusoïde sur l’image ; si cette
inclinaison est importante, l’amplitude sera forte dans un puits vertical et faible dans un puits
horizontal mais, si elle est faible, l’amplitude de son empreinte sera faible dans un puits
vertical et forte dans un puits horizontal.
Les fractures ouvertes se distinguent par leur couleur sombre (Fig.3.11), alors que les
fractures partiellement ouvertes sont moins sombres (Fig.3.12); par contre les fractures
colmatées ont une couleur claire (Abdous et al, 2007).

GR Image dynamique Pendage

UBI 0°
90°

Fracture
ouverte

Fig.3.11. L’apparition d’une fracture ouverte dans une image de fond d’un puits vertical. (Abdous et
al, 2007)
GR Image dynamique
UBI
Pendage
Fracture

Cimentée 90°

Fig.3.12 :L’apparition d’une fracture cimentée dans une image de fond d’un puits vertical.
(Abdous et al, 2007)

Page 45
CHAPITRE 03 : Notion sur les différents paramètres pétrophysiques et imagerie log

b. Les failles :
Sur une image de fond, les failles ont la même allure que celle des fractures avec une
empreinte plus intense, elles sont souvent accompagnées de fissures et montrent un
déplacement de compartiments (Fig 3.13). (Abdous et al, 2007)

Pendage
GR Image dynamique
0° 90°
(API)0°UBI360°

Banc d’argile
sub-horizontal

Bancs d’argile
inclinée Faille

Fig.3.13 : Une faille dans une image de fond d’un puits vertical.
(Abdous et al, 2007)

3.2.9. Conclusion :
Les outils d’imagerie de forage peuvent fournir une image des parois du puits basée sur le
contraste des propriétés physiques. Les images enregistrées permettent la détection des
fractures et les différentes structures géologiques confirmant ainsi les résultats obtenus à partir
de l’analyse des carottes.
Il y a actuellement une grande variété d'outils d'imagerie disponibles, pouvant être classés en
deux catégories: outils d’imagerie de résistivité et outils d'imagerie acoustique La
combinaison des outils UBI et OBMI a montré de très bons résultats concernant
l’identification des fractures, la stabilité du trou, aussi bien que l’analyse sédimentaire et
structurale.

Page 46
CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

Le terme diagraphie provenant du grec dia. "À travers". Et graphein "dessiner" appelé plus
couramment log «tout enregistrement continu en fonction de la profondeur, des variations
d’une caractéristique donnée des formations traversées par un sondage». (S.Bourquin, 1991).

4.1. Définition :
La diagraphie est l’enregistrement graphique, analogique ou digital d’un paramètre
pétrophysiques mesuré en fonction de la profondeur. Plusieurs paramètres peuvent être
obtenus pendant une descente dans le trou. La première diagraphie fut une mesure de
résistivité électrique, enregistrée par les frères Schlumberger, en septembre 1927 à
Péchelbron, en France (Schlumberger, 1993).

4.2. Les types de diagraphies :


Les enregistrements effectués sont de deux types:
Les diagraphies instantanées réalisées pendant le forage.
Les diagraphies différées dont l'enregistrement est effectué après arrêt du forage.
(Chapellier. 2009).

4.3. But des diagraphies :


L’utilisation de nouvelles technologies dans le domaine pétrolier a pour but principal de
déterminer :
 La nature et la composition des solides et des fluides traversés par le sondage.
 La géométrie des milieux solides.
 Les propriétés de surface des solides.
 Les pressions et contraintes in-situ.
 L’extension latérale des gisements.
 La détermination et la localisation des réservoirs les plus favorables à l’accumulation
d’hydrocarbure. (Bourquin, 1991).

4.4. Application des diagraphies :


 Corrélation de puits a puits, avant et après le casing.
 Evaluation des Formations : calcule sur le puits.
 Mécanique des roches : résistance mécanique, gradient de pression de fracturation.
 Description du réservoir : forme, épaisseur, variations de perméabilité.
 Détection des Zones à Haute Pression : densité et quelquefois résistivité.
 Analyse de plusieurs puits : description de réservoirs, cartographie.
 Imagerie de trou (UBI, CBIL).
Page 47
CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

 Trajectoire du puits : services de déviations : MWD (MeasuringWhileDrilling)


pouvant être inclus dans LWD (LoggingWhileDrilling).
 Calibration de la Sismique de surface : sismogrammes synthétiques à partir des
diagraphies sonique et densité, mesure de référence sismique.
 Qualité du ciment : résistance à la compression, volume du ciment, qualité du ciment
 Corrosion : contrôle continu.
 Contrôle de l’Evaluation des réservoirs : analyses de pressions, de types de fluides et
de saturations. (Schlumberger, 1993).
 L’ensemble d’information sert à avoir une densité ou porosité, les fluides et leur
pression dans le réservoir, leur pouvoir de circulation dans la formation, ainsi que le
volume de fluide présent : OOIP (Original Oil In Place ou reserves).

4.5. Conditions de mesure :


La difficulté majeure dans l’évaluation géologique et pétrophysique des réservoirs est liée au
comportement spatio-temporel de leur géométrie. Les principaux facteurs qui influent sur
cette évaluation sont :

a. Le diamètre du sondage :
Il peut varier suivant la nature des formations traversées par le puits, en général il s’accroît
en face des couches argileuses et diminue en face des formations Compactes.

b. La boue de forage :
Son influence est très importante, plus le diamètre du trou est grand, plus le volume du
fluide entourant l’outil est important et plus la mesure en est affectée. Sa nature influe
aussi sur la possibilité ou non de l’enregistrement de certaines diagraphies.

c. Le tubage et la cimentation :
L’efficacité dans les puits non tubés est meilleure que celle des tubés et cimentés. Le
tubage et la cimentation jouent un rôle d’écran entre la sonde et la formation, sauf dans la
diagraphie nucléaire. Donc on doit connaître l’épaisseur des tubes et des ciments dans
l’espace annulaire.

d. La vitesse d’enregistrement :
Elle varie selon le type d’outils, chaque outil à une vitesse maximale qu’il ne faut pas
dépasser pendant l’enregistrement.

Page 48
CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

e. La température et la pression :
Il est évident qu’avec l’enregistrement de la profondeur, la température et la pression
augmentent. Donc les outils utilisés, pendant et après le forage doivent supporter ces
variations.(S. Bourquin, 1991).

4.6. Caractéristiques d’un environnement pour un puits de forage :

Fig.4.1 : Représentation schématique d’environnement de forage


(Schlumberger, 2007).

Page 49
CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

4.7. Schémas représentatif de la profondeur d’investigation moyenne des outils :

Zone envahie Zone Zone vierge


(lavée) Intermédiaire

Fig.4.2 : Profondeur d’investigation moyenne des outils


(Schlumberger, 1993).

4.8.Les différentes Logs et leur interprétation :

4.8.1Conditions d’enregistrements:

a. Caliper (CAL):
1. Présentation :
La plupart des diagraphies sont très sensibles aux variations de diamètre du trou ; il est donc
essentiel de disposer du log caliper "diamétreur" qui enregistre les variations de diamètre du
trou. De plus les variations de diamètre peuvent donner des indications sur les zones sous
compactées ou au contraire sur les zones d'argile gonflante par exemple.Indispensable pour
obtenir des valeurs quantitatives de densité et de porosité. (P. Glover, 2005)

Page 50
CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

Fig.4.3 : Réponses typiques de Caliper à différentes lithologiques


(P. Glover, 2005).

Fig.4.4 : Différents types de Caliper. Fig.4.5 : Influence du nombre de bras du


(Schlumberger, 2007) Caliper sur les formes de trou anisotropes.
(Schlumberger, 2007)

Page 51
CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

2. Facteurs influençant les réponses de caliper : (P. Glover, 2005).

Tableau 4.1
Diamètre du trou Cause Les lithologies possibles
sur Gauge Formations ainsi consolidés 1. grès massives
formations non-perméables. 2. schistes calcaires
3. Les roches ignées
4. Les roches métamorphiques
Plus grand que Bit 1. Formation Soluble dans la boue 1. Les formations de sels forés à
Taille de forage. l'eau douce.
2. Formations faible et grotte. 2. sables non consolidés, des
graviers, des schistes friables.
Plus petit que Bit 1. Formations gonflent et 1. schistes enflure.
Taille s’écoulent dans le perçage. 2. poreux, perméables grès.
2. Développement de gâteau de
boue pour les formations poreuses
et perméables.

Tableau N°4.1 : Facteurs influençant les réponses de caliper (Glover, 2005).

3. Application :
La mesure du diamètre du trou est utilisée pour la reconnaissance des zones poreuses
et perméables (présence de mud-cake), calcul de l'épaisseur de mud-cake.
La mesure du volume du trou pour l'estimation du volume de ciment.
La localisation des intervalles consolidés pour l'ancrage du packer d'essai de
formation.
La correction des mesures des différentes diagraphies pour effet de trou ou de mud-
cake en vue d'une interprétation plus précise une approche de la lithologie. (Glover,
2005).

Page 52
CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

b. Température (BHT):

 Le BHT (température log) est un outil pour mesurer la température du trou de forage.
Les capteurs de température sont attachés à chaque combinaison d'outil qui est exécutée
dans un puits pour la mesure de la valeur maximale température (supposé être à la base du
puits) et quelques outils modernes existent qui peuvent mesurer en continu la température
que l'outil se déplace dans le puits.La température du trou de forage est un paramètre
important dans l'analyse de logs de résistivité, mais aussi pour la détection de mouvement
fluide, l'analyse des pressions de fluide et dans la modélisation géochimique de formations
et la maturité des hydrocarbures. (P. Glover, 2005 ; Schlumberger, 1989 et AAPPG,
1984).

4.8.2. Les outils de Lithologie:

a. Gamma Ray (GR) :

1. Présentation :

C’est une mesure de la radioactivité naturelle des formations traversées par un sondage.
Cette diagraphie est utile pour la détection des minéraux radioactifs existant dans les
formations. Les rayons gamma sont émis, de façon continue, sous la forme de pics, de très
courte durée, de radiation à haute énergie. Ces radiations peuvent pénétrer plusieurs pouces de
roche. Le senseur produit une impulsion électrique pour chaque rayon gamma détecté.

Les trois éléments radioactifs instables les plus prépondérants associés surtout aux argiles
qui constituent les roches radioactives les plus fréquentes sont :
-Uranium: U238 - Thorium: Th137 - Potassium: K40 (Schlumberger, 1993).

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

2. Classifications de principales roches réservoirs selon leur degré de


radioactivité :(CHAPELLIER, 2009).

3. La réponse de GR log :

Fig.4.6 : la réponse de Log GR


(Schlumberger 2001)

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

4. Le compteur à scintillations
Ce compteur est composé d’un cristal transparent (Thallium), qui émet un photon de lumière
quand il est touché par un rayon. Ce photon est alors détecté par un photomultiplicateur et
produit une impulsion sur l’anode de celui-ci (fig. 11).
Ce type de compteurs possède de grands avantages notamment :
Son rendement : il détecte 80% des rayons.
Sa dimension réduite : (de 90 à 10 cm), ce qui lui confère une bonne résolution verticale.
(http://www-ig.unil.ch/cours/c_diaf.htm)

Fig.4.7 : Scintillation Detector Fig.4.8 : Principe de fonctionnement


(Schlumberger, 2001) du détecteur à Scintillation.

5. Applications de la diagraphie GR :
Propriétés principales :
- Corrélation de puits à puits
- Corrélation du trou ouvert et après casing
- Evaluation du contenu d’argile Vsh
Usages auxiliaires :
- Définition des couches perméables
- Evaluation des minéraux radioactifs
- Délimitation des couches réservoirs. (Schlumberger, 1993).

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

6. Facteurs influençant le gamma ray Log :


Le diamètre du trou : Il est évident que lorsque le détecteur de rayons gammas se
trouve en face d'une cave, il ne mesurera pas autant de rayons gammas. Cette
diminution sera d'autant plus forte que la densité de la boue est élevée.
Le tubage : Le log gamma peut s'enregistrer en trou tubé. L'acier du tubage joue le
rôle d'écran, de telle sorte que l'activité mesurée n'est pas comparable aux mesures
faites en trou ouvert. (http://www-ig.unil.ch/cours/c_diaf.htm)

7. Estimation de volume d’argile (Vsh) :


A partir du GRlu, nous avons, pour un banc gréseux non propre, la relation pour l’estimation
de sa teneur en argile:

Vsh = en % ……….. (01)

GRmin: GR lu en en face du banc de grès le plus propre du réservoir.


GRmax: GR lu en face d’une argile non cavée. (AAPG, 1984)

Indice d’argile, Ish :


Il faut pour que l’évaluation du pourcentage d’argile soit possible que la série contienne
unvéritable banc d’argile, et une zone de sable (ou calcaire) propre qui serviront de référence.
Le volume d’argile au point X se calcule alors de la façon suivante :

Ish = en % ……….. (02)

Cet indice d’argile (Ish) peut être assimilé au volume d’argile en l’absence de toute autre
précisionsur la formation considérée, c’est un volume en excès. (Chapellier. 2009).

b.Spectrométrie des Rayons Gamma naturels (NGL):

Comme la diagraphie de Gamma-Ray, le NGL mesure la radioactivité naturelle de la


formation. Par contre, en plus du nombre total de radiations, il fournit aussi le niveau
d’énergie de chacune, ce qui permet de distinguer celles qui sont produites par l'Uranium, le
Thorium ou le Potassium. (Schlumberger, 1993).

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

c. L’outil de la polarisation spontanée (PS) :


1. Définition :
C’est en 1928 que SCHLUMBERGER découvrit la première fois ce phénomène apparaissant
spontanément dans les sondages. (Schlumberger, 1989, AAPG, 1984, O. Serra, 1985).La
courbe de Potentiel Spontané (PS) est l’enregistrement de la différence de potentiel entre une
électrode dans le trou de forage, et la surface.

La présence d’une boue conductrice est indispensable pour que ce potentiel puisse se
développer. L’unité de mesure est le millivolt, abrégée “mV”.
En face d’une argile, la PS est une ligne à peu près droite qu’on appelle ligne de base
des argiles (Shale Base Line).
En face d’une formation perméable la PS s’éloigne de la ligne de base et devant des
couches assez paisses, indique une autre ligne à peu près constante, la ligne des sables.

La position relative de ces deux lignes pourra être soit à gauche soit à droite suivant la
différence relative de la salinité de l’eau de formation et du filtrat dc boue.
Dans les puits d’exploration, la PS est souvent le seul moyen d’obtenir une valeur de Rw.
(Schlumberger, 1993).

Fig.4.9 : Schéma de principe de mesure de la PS


(Schlumberger, 2001)

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

2. Les principales applications de la courbe PS sont:


La détection de couches poreuses et perméables: au droit de ces couches, on observe
généralement une déflexion de P.S.
La détermination de la résistivité de l’eau de formation (Rw).
La définition de la lithologie (reconnaissance des niveaux d’argile ou de charbon et
l’estimation de la teneur en argile d’un réservoir): Vsh ≤ (Vsh) PS = 1 - (PSP/SSP).
L’analyse faciologique et séquentielle, par l’étude da la forme de la courbe.
La corrélation entre puits et avec la courbe de GR (du trou ouvert au trou derrière le
casing).
L’indication possible de la saturation en huile ou gaz de sables argileux.
Indication possible du contact gaz-eau dans des sables argileux. (O. SERRA, 1985).
3. Le potentiel total SSP (Cas général) :
Finalement, on arrive au schéma suivant avec un potentiel positif en face des formations
argileuses et un potentiel négatif en face de la formation poreuse et perméable, le circuit se
fermant par la boue. On suppose que la boue est moins saline que l'eau de formation et que
par conséquent Rmf>Rw. (Chapellier. 2009).
La courbe en traits tirés correspond à l'enregistrement réel alors que la courbe en traits pleins
représente le voltage théorique appelé P.S. Statique.
En réalité le voltage enregistré est presque toujours inférieur à la P.S. Statique. Cette dernière
peut être calculée de la façon suivante :

Valeur de la déflexion PS =-k log en mv …….. (03)

Rmf = résistivité équivalente du filtrat


Rw = résistivité équivalente de l'eau de formation ;
K = constante qui tient compte de la température. (Chapellier, 2009).
4. Facteurs influençant la forme et l'amplitude des déflexions P.S :
Influence de la salinité des fluides présents.
Influence de l’épaisseur des bancs.
Influence de la résistivité.
Influence de la présence d'argile.
Effet des formations compactes.
Dérive de la ligne de base.
Effet de la perméabilité. (Chapellier, 2009).

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

4.8.3. Les outils de porosité :


En introduction, nous avons vu que la porosité est nécessaire aussi bien que Rt, Rw pour
calculer Sw.
La Porosité (ϕ) est la fraction du volume de la formation qui n’est pas occupée par les solides.
Dans l’interprétation des diagraphies, deux définitions différentes de la porosité sont utilisées:
Porosité totale (ϕt): Primaire : Inter granulaire, Inter cristalline.
Secondaire : Dissolution, Fissures, Fractures.
Porosité efficace (ϕe): celle qui exclut les pores non-connectés et l’eau liée aux
argiles

Principales Diagraphies de Porosité: - Sonic - Densité – Neutron. (Schlumberger, 1993).

a. Sonic :
1. Les outils de Porosité sonic :

BHC (Bore HoleCompensated) : Selon (S. Bourquin, 1991 in : Schlumberger, 1987a,


1989a; Serra, 1979, 1990) envoie un train d'ondes acoustiques dans la formation et mesure
le temps mis par la première onde longitudinale pour parcourir la distance séparant
l'émetteur du récepteur.
L'outil BHC* comporte deux émetteurs et quatre récepteurs. Ainsi, en effectuant la
moyenne des deux lectures, Ces mesures exprimées en microseconde par pied [µsec/ft].

Le LSS (Sonique d'Espacement Long) : Deux émetteurs sont placés au-dessous de deux
récepteurs. Le système BHC est obtenu par mémorisation. Deux temps de transit
(compression) sont obtenus.
Le SDT (Outil Sonic Digital) : à une batterie standard de couples émetteur-récepteur
ayant des espacements de 3’, 5’, 7’, 8’, 10’ et 12’ comme le LSS. De plus l’outil a un
systèmede 8 récepteurs, avec un intervalle successif de 6”, qui permet d’enregistrer une
lenteur: ∆t enmême temps qu’une courbe à haute résolution : ∆t de 6”. L’outil enregistre
aussi un ∆t dans la boue (Schlumberger, 1993).
2. Principe de fonctionnement de la sonde Sonic:
Des ondes acoustiques (le son) peuvent se propager dans n’importe quel milieu solide.
Dansle simple exemple d’une barre, si l’on frappe une extrémité, on entendra l’arrivée
de l’onde sonique, à l’autre bout, un peu plus tard (Schlumberger, 1993).

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

Fig.4.10 : Principe de fonctionnement de la sonde Sonic


(Document Schlumberger 2001)

4. Interprétation:
Selon Wylie (1950 : some theoretical considerations related to the quantitative evaluations of
the physical characteristics of reservoir rock from electric log data/ Journal, Petroleum
Technology, V, 1889, pp 105-110) .A proposé une formule de temps moyen qui est une
relation linéaire entre le temps de transit et la porosité: Sa forme générale est la suivante:

∆tlog =∆tfluid. ϕ + ∆tma. (1-ϕ-Vsh)+∆tsh. Vsh en µs/ft ……. (04)

En formation propre, cette Equation se simplifie:

∆t log =∆t fluid. ϕ + ∆t ma. (1-ϕ) en µs/ft ………. (05)

Ou, en résolvant pour la porosité-sonique:

ϕsonic = (∆t log - ∆t ma) / (∆t fluid - ∆t ma) en % ………… (06)

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

Fig.4.11 : la réponse de log Sonic. (Schlumberger 2001)

Une solution graphique est donnée par l’abaque Por-3. Avec :

Tableau N4.2
Vma (ft/sec) Δtma(µsec/ft) Δtma(µsec/ft)
Grés 18 à 19,5 55,5 à 51 55,5 à 51
Calcaire 21à 23 47,6 à 43,5 47,6
Dolomite 23 à 26 43,5 à 38,5 43,5
Anhydrite 20 50 50
Salt 15 66,7 67

Tableau 4.2 :(AAPG, 1984) montrant les vitesses et temps de transit caractérisant les différents types
de roches
Selon (AAPG, 1984), un log sonique est utilisé pour déterminer la porosité en sable non
consolidé, un facteur de compactage empirique ou Cp doivent être ajoutés à la Wyllie et al
(1958) équation:
ϕsonic = [(∆t log - ∆t ma) / (∆t fluid - ∆t ma)]/Cp en % ……. (07)
Où:
Φsonic = Sonic porosité dérivée
Δtma =intervalle de temps de transit de la matrice (tableau)
Δtlog = temps de transit intervalle de la formation
Δtf = intervalle de temps de transit du fluide dans les puits de forage (Boue = 189µs/ft
fraîche; boue de sel = 185µ/ft)
Cp = facteur de compactage

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

Le facteur de compression est obtenu par la formule suivante:

Cp = Δtsh X C / 100

Où:
Cp = facteur de compactage
Δtsh = temps de transit intervalle pour schiste adjacente
C = constante qui est normalement 1,0 (Hilchie, 1978).

Le temps de transit de l'intervalle (Δt) d'une formation est augmenté en raison de la présence
d'hydrocarbures (par exemple de l'effet d'hydrocarbure). Si l'effet d'hydrocarbures n’est pas
corrigé, la porosité dérivée sonique sera trop élevée.Suggère que les corrections empiriques
suivantes pour effet d'hydrocarbures:

ϕ = ϕsonicX 0,7 (Gaz)

ϕ = ϕsonic X 0,9 (Huile) (AAPG, 1984)

La formule de Wylie (1950) est valide dans certaines conditions:


 Porosité intergranulaire et uniforme.
 Aquifère.
 Formation propre (pas d’argile).
 Formation compactée (Schlumberger, 1993).

4. Facteurs affectant la mesure (Schlumberger, 1993):


Compaction
Argilosité
Hydrocarbures
Fractures et cavité
Effets de trou
b. Densité:
1. Principe :
On bombarde la formation par un faisceau de rayons gamma d’énergie constante (0.1 à 1
Mev).Ces photons gammas entrent en collision avec les électrons de la matière. (Chapellier.
D, 2009).

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

Fig.4.12:Principe de fonctionnement de sonde densité


(Schlumberger, 2001)

A chaque collision, l’énergie du faisceau incident est atténuée, cette atténuation peut se faire
de trois façons : effet photoélectrique, effet Compton, effet de production de pair. (Chapellier,
2009).

Figure.4.13 : Interaction corpusculaire.


(Schlumberger,2001)

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

2. Les outils de densité :

L'outil FDC* (Formation DensityCompensated)


Selon (Bourquin, 1991 in : Schlumberger, 1987a; Serra, 1979, 1990), il s’agit du
bombardement des atomes de la formation par des rayons y (gamma). Les photons
incidents vont entrer en collision avec des électrons du cortège électronique des noyaux.
Ceci provoque ainsi, pour un certain domaine d'énergie du rayonnement incident,
l'éjection d'électrons et la diffusion de photons d'énergie différente de celle du faisceau
source (effet Compton). Ce phénomène de diffusion sera sensible à la densité électronique
de la roche qui est proportionnelle à la masse volumique globale.
L'outil LDT (Litho DensityTool) Selon (Bourquin, 1991 in : Schlumberger, 1987a;
Serra, 1979, 1990) cet outil permet de mesurer simultanément la densité de la formation
traversée et le numéro atomique moyen de ses éléments. Ceci se fait par enregistrement
simultané de l'effet Compton et de la mesure des rayons γde basse énergie absorbés par
effet photoélectrique. Ce dernier s’exprime par un coefficient d'absorption photo-
électrique ou facteur photo-électrique.

Cet outil est un bon indicateur de la composition des formations et il permet également de
préciser le pourcentage volumétrique des différents minéraux présents, s'il est combiné
aux mesures précédemment décrites.
Cette densité, mesurée en g/cm3, sera fonction de:
 des différents minéraux constituant la formation, ainsi que de leurs pourcentages
volumétriques respectifs,
 du pourcentage relatif entre le volume des vides (porosité) et le volume matriciel,
 de la nature des fluides présents et de leurs pourcentages dans la roche et les pores.
Une formation poreuse ayant une masse volumique plus faible qu'une formation
compacte, cet outil permettra d'appréhender également la porosité.
Généralement on admet que la densité des différentes matrices peut êtreρma(Chapellie,
2009 ; AAPG, 1984 et Schlumberger, 1989):
• grès = 2.65 g/cm3.
• calcaires = 2.71 g/cm3.
• dolomie = 2.87 g/cm3.
• argiles de 2.7 à 3 g/cm3.

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

3. Les facteurs qui peuvent provoquer des anomalies sur le gamma-gamma sont :
• le niveau de l’eau,
• un changement dans la densité du fluide.
• le mud cake.
• le tubage avec les raccords.
• le diamètre du trou (effet le plus important).
La profondeur d’investigation est faible, l’outil fait une mesure globale. (Chapellier,
2009).
4. Interprétation :
On peut écrire :

ρb = ϕD. ρf+ (1 – ϕD). ρma eng/cm3……. (08)

Et l’on obtient

ϕD= (ρma – ρb) / (ρma – ρf) en % ............ (09)

Cette relation est parfaitement physique et strictement vraie pour une matrice simple et un
seulfluide, par exemple des grès saturés d’eau.
Avec :
ρb = densité de la formation,
ρf= densité des fluides,
ρma = densité de la matrice,
ϕD = porosité de densité. (Chapellier, 2009).

c. Neutrons :

1. Les Outils neutrons :

Le SNP (Sidewall Neutron Porositytool): Cet outil est conçu pour les trous ouverts ; il
nous permet de mesurer la porosité neutron liée aux neutrons épithermiques.
La source et le détecteur sont montés sur un patin avec un espacement 16"et de résolution
de même ordre. Le patin est situé sur le support FDC, et plaqué contre la paroi du trou afin
de minimiser l’effet du trou et du mud cake.(O. Serra, 1985).

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

Fig.4.14 :Schéma de la sonde SNP (neutron de paroi)


(Schlumberger, 2001).

L'outil CNL (Compensated Neutron Log) Selon (S. Bourquin, 1991 in : Schlumberger,
1987a, 1989a; Serra, 1979, 1990) permet d'effectuer les mesures de l'indice d'hydrogène,
encore appelées mesures de porosité neutron (NPhi ou PhiN) qui sont exprimées en %.

Le bombardement des atomes constituant la formation par des neutrons rapides provoque
le ralentissement de ces derniers par collision noyau-neutron conduisant ainsi à la perte
progressive de leur énergie. Pour un domaine d'énergie relativement faible du faisceau
incident, l'hydrogène possède le plus grand pouvoir ralentisseur et par conséquent
influencera principalement cette mesure.

La présence de gaz dans une formation a pour effet de diminuer considérablement sa


porosité neutron, la quantité d'atomes d'hydrogène par unité de volume étant plus faible
que dans le cas d'une formation à eau ou à huile.

Page 66
CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

Fig.4.15. Schéma de la sonde CNL


(Schlumberger, 2001).

Fig.4.16: Réponse de la sonde CNL en fonction de la matrice et de la porosité


(Schlumberger, 2001).

2. Le principe de fonctionnement :
A l’aide de sources appropriées, on soumet les formations à un bombardement intense de
neutrons rapides, d’énergie initiale comprise entre 4 et 6 MeV. Grâce â leur vitesse initiale
élevée (10 000 km/s), les neutrons rapides ont un grand pouvoir de pénétration. Ils vont

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

entrer, de ce fait, en collision inélastique et élastique avec les noyaux des atomes des
formations qu’ils traversent et perdre progressivement de leur énergie (O. Serra, 1985).
3. Traitement de la lecture neutron

La lecture recevra deux corrections

1ére correction: calcaire grès en y ajoutant à la valeur lue 4 points de porosités:

ϕNcorgrès = ϕNlu+ 0.04 en % ……… (11)

2éme correction: pour l’effet argile:

ϕNcorsh = ϕNlu - VshXϕNsh en % …………. (12)

Valeur Neutron corrigée:

ϕNcor = Nlu + 0.04 – Vsh X ϕNsh en% ………..(13)

ϕNsh: Porosité neutron lue en face d’une argile non cavée du réservoir. (SH, Manuel de
diagraphie)

4. Facteurs influençant la mesure :


-Diamètre du trou - Cake de boue - Salinité de la boue
- Salinité de l’eau de formation - Densité de la boue
- écartement de la sonde - Pression
- Température du trou - Type de fluide - Argiles (Schlumberger, 1993).

4.8.4.Les outils de Géochimie :

a. L'outil NGS (Natural Gamma Ray Spectrometry) :Selon (S. Bourquin, 1991 in :
O.Serra, 1979, 1990; Schlumberger, 1987a, 1989a) effectue une analyse spectroscopique
du rayonnement γnaturel total émis par la formation, en mesurant, pour un certain
domaine d'énergie, l'intensité du rayonnement des différents éléments radioactifs (U, Th,
K). Les teneurs sont exprimées en ppm pour l'uranium et le thorium, et en %pour le
potassium. Outre les courbes U, Th et K, deux courbes de gamma-ray figurent
fréquemment sur les diagraphies :
 La courbe SGR représentant la radioactivité naturelle totale émise par la formation.

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

 La courbe CGR représentant la radioactivité totale moins la radioactivité due à


l'uranium.
Cette présentation permet de montrer directement la part de l'uranium dans la radioactivité
naturelle totale émise par la formation.
Ces mesures combinées avec les autres données diagraphiques renseignent sur :
 La nature minéralogique des argiles (kaolinite, illite, montmorillonite...).
 La présence de minéraux radioactifs tels que mica, feldspath potassique.

b. L'outil GST ou GLT (Gamma Ray SpectrometryTool ou GeochemicalLoggingTooL):


Selon (S. Bourquin, 1991 in : Schlumberger, 1983a, 1989a; Berger et Roestenburg, 1989 ;
Colombani, 1988 ; Serra, 1988, 1990) envoie un faisceau de neutrons d'énergie élevée.
L'interaction de ces neutrons avec le noyau des atomes conduit à l'émission de rayons
gamma dont l'énergie est caractéristique de l'élément. L'analyse spectrale en intensité et en
énergie du rayonnement gamma émis permet de détecter et de doser les éléments
hydrogène, carbone, oxygène, soufre, chlore, calcium, silicium, fer, titane et gadolinium.

4.8.5. Résistivité :
Elles mesurent la résistivité propre des formations traversées par le sondage, celle-ci est la
capacité d’une formation de résister à la circulation du courant électrique. Elle est notée « R »
et exprimée en « Ohm.m ». Sa détermination est fondamentale pour le calcul de la saturation.
La mesure de la résistivité, peut être effectuée de différentes façons. Mais quel que soit l’outil
utilisé, le principe fondamental de mesure est le même.

Une source (courant électrique) émettrice envoie un signal vers les formations, la variation du
potentiel est alors mesurée par un récepteur localisé à une certaine distance de l’émetteur
appelée « espacement ».

Cette différence de potentiel est étroitement liée à la nature des formations. On distinguera
deux groupes de diagraphies : Les macro-dispositifs et les micro-dispositifs.

a. Les outils de résistivité


Les outils de résistivité Selon (S. Bourquin, 1991 in : Schlumberger, 1987a; Serra, 1979,
1990) ont tous pour principe l'enregistrement d'un signal électrique ou électromagnétique par
un récepteur situé à une certaine distance de la source émettrice.

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

Deux types de dispositifs sont à distinguer:

1. les microdispositifs :
Possédant un rayon d'investigation faible, effectuent une "lecture" dans la zone lavée(Rxo)
(zone contaminée par le filtrat de boue) ; l'unité employée est l'ohmmètre (Ωm). Ils
comprennent:
 Le microlog (ML)
 Le microlatérolog (MLL)
 Le proximité-log (PL)
 Le micro-spherically Focused Log (MSFL)
Ces outils ont été bien caractérises par mesure la résistivité dans la zone envahie (Rxo).
(O.Serra, 1979, Schlumberger, 1989, 1996, AAPG, 1984)

2. Les macrodispositifs :
Ils sont caractérisés par un grand espacement entre l’émetteur et le récepteur, donc un
grand rayon d'investigation est plus important, effectuent une "lecture" plus ou moins
proche de la résistivité de la formation (Rt), exprimée en (Ωm). Ils comprennent :
 la diagraphie électrique conventionnelle (ES) normale et latérale.
 L’indiction (IL).
 Les latérologs(LL).
 Le spherically focused log (SFL).
Ces outils ont été bien caractérises par mesure la résistivité dans la zone vierge (Rt).
(O.Serra, 1979, Schlumberger, 1989, 1996, AAPG, 1984)

 La comparaison entre ces deux mesures de résistivité est précieuse pour la détection des
hydrocarbures. Il est possible de déterminer grâce à la résistivité, la saturation en eau et
par différence celle en hydrocarbure, dès l'instant où la résistivité de la formation et la
porosité de la roche sont connues.

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

b. Profondeur de résistivité log enquête: (AAPG, 1984)

Zone envahie (Rxo) Zone intermédiaire (Ri) Zone vierge (Rt)


(Les microdispositives) (Les macrodispositives)
Le microlog (ML) Short Normal Long Normal
Le microlatérolog Laterolog 8 (LL8) Lateral Log (LL)
(MLL) Spherically Focused Deep Induction Log (ILd)
Le proximité-log (PL) Log (SFL) Deep Laterolog(LLd)
Le micro-spherically Medium induction Laterolog 3 (LL3)
Focused Log (MSFL) Log Laterolog 7 (LL7)
Shallow Induction Log 6FF40 (IL
Laterolog(LLs) 6FF40)

Tableau 4.3 : Profondeur de résistivité log enquête

c. Les principales applications de mesure de la résistivité: Selon (O.Serra, 1979,


Schlumberger, 1989, 1996, AAPG, 1984), les résistivités nous permettent de réaliser les
applications suivantes :
Détermination de l’ensemble des saturations.
Détermination de Rxo à l’aide des micro-dispositifs et Rt à l’aide des macro-
dispositifs.
Calcul de la porosité.
Corrélation de puits à puits.
Calcul des résistivités de l’eau interstitielles « Rw »
Détermination de l’épaisseur des bancs.
Application lithologique et sédimentologique.

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

d. La résistivité d'une roche et facteurs influençant:


Selon les différents documents et particulièrement relatifs un domaine pétrolier la roche peut-
être caractérisée par :
 la composition de la roche: pratiquement tous les minéraux sont des isolants
(exceptions faites du graphite, des sulfures et des éléments natifs), ainsi que les
hydrocarbures.
 la nature et le pourcentage de fluides présents.
 la distribution des minéraux conducteurs présents dans la roche.
 la texture et la structure de la formation.
 la température, la formation étant d'autant plus conductrice que sa température est
élevée.
Ainsi, une roche poreuse saturée en fluide dont les pores sont connectés est conductrice (l'eau
occupe les pores et permet le passage du courant) et sa résistivité augmentera avec la teneur
en hydrocarbure. (S. Bourquin, 1991 in : Schlumberger, 1987a; Serra, 1979, 1990)

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CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

4.8.6. Sommaire:
Outils Mesures Physiques Utilization Commentaires
Conditions logs
Température (BHT) température Température de forage Correction avec
pour les calculs de Horner terrain
résistivité.

Pression (PRESS) la pression du fluide La pression du fluide pour Incorporée en


les calculs de facteur de RFT
volume de la formation.

Qualité des données, in


Caliper (CAL) diamètre de forage situ tenseur, la lithologie Disponible en 2
et la perméabilité versions, 4, ou
indicatrice. multi-bras.
Lithologie
Gamma Ray (GR) La radioactivité Indicateur d'argile et de Peut lire boîtier.
naturelle de la profondeur
formation. correspondantlits
perméables

SpontanéPotentiel (SP) Sable / interface de La résistivité de l'eau de Ne fonctionne pas


argilepotentiel. formation en conducteur
boues.
Porosité
Sonic (BHC, LSS) Vitesse d'une onde Efficace (relié) porosité Compactage, de
élastique dans la gaz et vacuoles,
formation. l'étalonnage des
données
sismiques.

Densité (FDC, LDT) La densité apparente de porosité totale Utilisé pour


la formation. calculer
sismogrammes
synthétiques.

Neutron (SNP,CNL) Concentration Nombre de porosité Peut lire boîtier.


d'hydrogène dans la (argile augmente porosité
formation. mesurée, gaz réduit la
porosité mesurée)
Résistivité
Log électrique simple Résistivité des zones Utilisée dans les calculs Maintenant
(SN, LN, Lat) envahie, profonds et de saturation en eau. obsolète, ne se
peu profonds, concentre pas, ne
respectivement. peut pas être
utilisée dans les
boues à base

Page 73
CHAPITRE 04 : aperçu sur les outils de diagraphies conventionnelles

d'huile, sujettes à
l'invasion.

logs à induction La conductivité de la La conductivité et la Dispositifs ciblés.


(IES, ISF, DIL, DISF, formation. résistivité dans des boues Utilisez dans les
ILM, ILD) à base d'huile, et donc boues à base
calcul de la saturation en d'huile et d'eau
eau. fraîche. Plage des
profondeurs de
l'enquête.
(Résolution
verticale 5-10 ft.)

Dispositifs ciblés.
Laterologs (LL3, LL7, La résistivité de la La résistivité dans des Utilisation dans
DLL, LL, LLD) formation. boues à base d'eau, et des boues à base
donc calcul de la d'eau salée. Plage
saturation en eau. des profondeurs
de l'enquête.
(Résolution
verticale 2-4 pi.)

(Résolution
verticale
d'environ 1 pi.)
Microlog (ML) Résistivité de boue et la Indicateur de
zone envahie. perméabilité. Pas bon avec
Détecteur de lits minces. mudcakes épais.

Micro-Laterolog Résistivité de la zone mesures Rxo Pas bon si


(MLL) envahie. l'invasion est
petit.
Proximité Log (PL) Résistivité de la zone mesures Rxo
envahie. Partie de l'outil
DLL-RXO.

Micro-sphérique Résistivité de la zone mesures Rxo


journal ciblée (MSFL) envahie
.
Imagerie Journaux Il ya une plage de journaux d'imagerie basées sur Sonic, mesures électriques et
RMN visuels qui sont au-delà de la portée de ce cours.

Page 74
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

5.1. Introduction :
Le réservoir de HBK et selon la disponibilité des données diagraphiques présente des
variations de valeurs différentes dans l’enregistrement des logs. Pour pouvoir évaluer la zone
d’étude, une interprétation pétrophysiques devient essentielle. Elle permet de faire un constat
sur l’extension horizontale et verticale des différentes zones utile et inutiles (gross- net pay)
ainsi que l’emmagasinement des fluides dans la roche appelle réservoir. Les niveaux
réservoirs concernent surtout TAGSI et TAGT1-TAGT2

5.2. Interprétation Quantitative :


Basé sur un ensemble de formules mathématiques universelles et majoritairement empiriques
connus, les interprétations peuvent se référer au calcul de la saturation en eau ou en huile ou
en gaz en utilisant (Sw, So ou Sg). Dans ce contexte, nous avons utilisé la formule d’Archie.
 Cas des bancs sans présence argileuse :

Avec :
- Rw = (0.017 Ωm et 0,02 Ωm) déterminé par la méthode des Ratios dans un milieu
aquifère.
- Rt = Rild, Résistivité profonde en Ω-m.
- F = facteur de formation.
- Sw = saturation en eau de formation en %.
 Cas du facteur de formation :

F= ou (Porosité moyenne corrigée pour l’effet d’argile) en %.

• Cetteporosité peut êtredéduite et corrigéeà partir de l’outil Neutron selon l’équation :

Page 75
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

 Comme elle peut être déduite et corrigée à partir de l’outil Sonic selon :

• Elle peut être déterminée et corrigée a parti du FDC (Porosité-Densité) :

• Pour l’utilisation des bancs représentatifs et l’application de la loi d’Archie le volume de


Vsh doit être déterminé à partir de l’outil GR et selon :

Avec :
Vsh :Teneur en argile évaluée à partir du GR.
GR min : GR lu en face de banc grés le plus proche du réservoir.
GR max : GR lu en face d’une argile non cavée.
GR lu :GR lu sur log.
ϕNlu : porosité neutron lu sur log.
ϕNsh : Porosité neutron lue en face d’une argile non cavée.
∆t lu : Transit time lu (∆t =T2+T1/2)
∆t mat: Transit time matrice.
∆t f : Transit time du fluide de formation.
∆t sh : Transit time lu en face d’une argile du réservoir, non cavée.
ρmat : Densité de la matrice.
ρf : Densité du fluide de formation.
ρsh : Densité lue en face d’une argile non cavée.

ρblu : Densité bulk lue sur log.


m : est le facteur de cimentation et dépend du type de sédiments.
a : est un facteur de tortuosité, dépendant de la lithologie.

Page 76
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Pour l’utilisation de calcul de porosité on doit connaitre les paramètres suivants :


= 55 µs/f, = 2.65g / cm3
Pour une boue à l’huile : = 244µs /f, = 1.1g / cm3
Pour une boue à base d’eau : = 189µs /f, = 0.9g / cm3
 Avec des valeurs moyennes calculées comme suite :
- Porosité moyenne :

- Volume d’argile moyen :

- Saturation d’eau moyenne :

5.2.1. Cas d’étude Résultats de diagraphies :


La série Inférieure qui est imprégnée d’huile par endroits, est constituée d’alternances de grés
et d’argile. Cette particularité donne des résultats de saturation en eau plus au moins élevée
due à la hauteur faible des corps gréseux, ce qui permet de dire que le réservoir est médiocre
dans son ensemble. Le contact Huile/Eau n’a pas été atteint. Il se situe au voisinage de (-
3324m) sauf le puits OKN-40 (-1960m).
Les données des puits par utilise l’Excel et logiciel IP (Interactive Petrophysics V3.4) on a
établi les différents zones, pouvant être un résultat potentiel.
a .Le Puits OKN-61 :
Selon l’interprétation diagraphique du puits OKN-61 on a pu déterminer que TAGSI est
caractérisé par :
- Top des formations situeà3474 m pour le TAGSI et 3513,5m pour le Gothlandien.
Pour le cas du TAGSI un tableau établi à partir des différents outils diagraphiques
(FDC, CNL, BHC, GR et LLD) a été établi (tableau 5.1) :

Page 77
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Tableau 5.1

Tableau 5.1 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-61)

Selon les résultats du (tableau 5.1), on arrive valeurs pétrophysiques moyennes :


Hutile grés = 16m. ϕutilemoy= 7%.
Vshmoy = 10%. Swmoy= 40%.

b. Le Puits OKN-62 :
Selon l’interprétation diagraphique du puits OKN-62 on a pu déterminer que TAGSI est
caractérisé par :
- Top des formations situe à3489,5 m pour le TAGSI et 3526 m pour le Gothlandien.
Pour le cas du TAGSI un tableau établi à partir des différents outils diagraphiques
(FDC, CNL, BHC, GR et LLD) a été établi (tableau 5.2) :
Tableau 5.2

Tableau n°5.2 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-62)

Page 78
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Selon les résultats du (tableau 5.2), on arrive valeurs pétrophysiques moyennes :


Hutile grés = 13,5m. ϕutilemoy = 10,57%.
Vshmoy = 4,38%. Swmoy = 37,03%.

c. Le PuitsOKN-421 :
Selon l’interprétation diagraphique du puits OKN-421 on a pu déterminer que TAGSI est
caractérisé par :
- Top des formations situe à3470 m pour le TAGSI et 3509,8 m pour le Gothlandien.
Pour le cas du TAGSI un tableau établi à partir des différents outils diagraphiques
(FDC, CNL, BHC, GR et LLD) a été établi (tableau 5.3) :
Tableau 5.3

Tableau n°5.3 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-421)

Selon les résultats du (tableau 5.3), on arrive valeurs pétrophysiques moyennes :


Hutilegrés = 26 m. ϕutilemoy = 11%.
Vshmoy = 6%. Swmoy = 29%.

d. Le PuitsOKN-722 :
Selon l’interprétation diagraphique du puits OKN-722 on a pu déterminer que TAGSI est
caractérisé par :
- Top des formations situe à3492 m pour le TAGSI et 3528 m pour le Gothlandien.
Pour le cas du TAGSI un tableau établi à partir des différents outils diagraphiques
(FDC, CNL, BHC, GR et LLD) a été établi (tableau 5.4) :

Page 79
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Tableau 5.4

Tableau n°5.4 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-722)

Selon les résultats du (tableau 5.4), on arrive valeurs pétrophysiques moyennes :


Hutile grés = 20,3 m. ϕutilemoy= 8,92%.
Vshmoy = 7,90%. Swmoy = 41,53%.

e. Le Puits OKN-611 :
Selon l’interprétation diagraphique du puits OKN-611 on a pu déterminer que TAGSI est
caractérisé par :
- Top des formations situe à3493 m pour le TAGSI et 3531 m pour le Gothlandien.
Pour le cas du TAGSI un tableau établi à partir des différents outils diagraphiques
(FDC, CNL, BHC, GR et LLD) a été établi (tableau 5.5) :
Tableau 5.5

Tableau n°5.5 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-611)

Selon les résultats du (tableau 5.5), on arrive valeurs pétrophysiques moyennes :


Hutile grés= 13,5 m. ϕutilemoy= 7,66%.
Vshmoy= 9,55% . Swmoy= 48,76%.

Page 80
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

f. Le Puits OKN-612 :
Selon l’interprétation diagraphique du puits OKN-612 on a pu déterminer que TAGSI est
caractérisé par :
- Top des formations situe à3472 m pour le TAGSI et 3511 m pour le Gothlandien.
Pour le cas du TAGSI un tableau établi à partir des différents outils diagraphiques
(FDC, CNL, GR et LLD) a été établi (tableau 5.6) :
Tableau 5.6

Tableau n°5.6 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-612)

Selon les résultats du (tableau 5.6), on arrive valeurs pétrophysiques moyennes :


Hutile grés = 21,5 m. ϕutilemoy = 7%.
Vshmoy = 27%. Swmoy = 43%.

g. Le PuitsOKN-40 :
Selon l’interprétation diagraphique du puits OKN-40 on a pu déterminer que TAGSI est
caractérisé par :
- Top des formations situe à3483 m pour le TAGSI et 3518m pour le Gothlandien.
Pour le cas du TAGSI un tableau établi à partir des différents outils diagraphiques
(FDC, CNL, GR, BHC et LLD) a été établi (tableau 5.7) :

Page 81
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Tableau 5.7

Tableau n°5.7 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-40)

Selon les résultats du (tableau 5.7), on arrive valeurs pétrophysiques moyennes :


Hutilegrés = 14,3 m. ϕutilemoy= 9%.
Vshmoy = 18%. Swmoy = 40%.

h. Le Puits OKN-20 :
Selon l’interprétation diagraphique du puits OKN-40 on a pu déterminer que TAGSI est
caractérisé par :
- Top des formations situe à3475,5 m pour le TAGSI et 3525,5 m pour le Gothlandien.
Pour le cas du TAGSI un tableau établi à partir des différents outils diagraphiques
(FDC, CNL, GR, BHC et LLD) a été établi (tableau 5.8) :
Tableau 5.8

Tableau n°5.8 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-20)

Page 82
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Selon les résultats du (tableau 5.8), on arrive valeurs pétrophysiques moyennes :


Hutilegrés = 26,8 m. ϕutilemoy = 9%.
Vshmoy = 28%. Swmoy = 38%.

i. Le Puits OKN-721 :
Selon l’interprétation diagraphique du puits OKN-721 on a pu déterminer que TAGSI est
caractérisé par :
- Top des formations situe à3498 m pour le TAGSI et 3533m pour le Gothlandien.
Pour le cas du TAGSI un tableau établi à partir des différents outils diagraphiques
(FDC, CNL, GR, BHC et LLD) a été établi (tableau 5.9) :
Tableau 5.9

Tableau n°5.9 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-721)

Selon les résultats du (tableau 5.9), on arrive valeurs pétrophysiques moyennes :


Hutilegrés = 15,5 m. ϕutilemoy = 10 %.
Vshmoy= 8 %. Swmoy = 41 %.

Page 83
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

5.2.2. L’interprétation des résultats:


Base sur les analyses des différents puits (interprétations diagraphiques), on peut déduire que
les différents puits peuvent être récapitule dans le tableau (tableau 5.10) :
Tableau 5.10

Tableau n°5.10 : Synthèse des valeurs pétrophysiques moyennes de TAG SI de gisement HBK

Après (tableau 5.10) Selon cette récapitulation on peut se dire que les meilleurs puits
présentant des caractéristiques potentiellement effectives sont les puits (OKN-421) et situe
au NW et (OKN-62) situe au Nord de la carte position de puits (Fig 5.).

5.3. Interprétation Qualitative :


L’interprétation qualitative est basée essentiellement, sur les résultats pétrophysique obtenues
(cartes Iso paramètres, corrélation, …ect); elle nous permet de dégagé des conclusions
concernant l’avenir du gisement principalement et/ou des puits pétrolier en exploitation.

5.3.1. Interprétation de la carte isobathe au toit du réservoir TAG SI dans champ HBK:
 Rappel :
Les cartes Isobathes permettent de représenter l’image structurelle en profondeur, en
visualisant les côtes absolues actuelles d’un horizon géologique.

La carte en isobathe au toit de TAGSI établie dans la zone d’étude (Fig 5.1) ont montré que la
structure est faille avec des directions différentes (elles se présentent trois familles qui sont :
 Des failles de direction NE-SW (de couleur bleu)
 Des failles de direction NNE-SSW (de couleur rouge)
 Des failles de direction NW-SE (de couleur vert)

Page 84
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Presque parallèles NE- SW, elles sont étanches pour la plupart et jouent ainsi le rôle de
barrière à la migration des hydrocarbures, expliqué par l’absence de communication entre les
blocs faillés.
Cette carte a permis la réalisation d’un aperçu sur les différentes profondeurs de ces toits, le
point le moins profond culmine à -3236 m (OKN-421).Cette carte nous a permis d’établir le
WOC (Water Oil Contact) qui est situé à une profondeur de -3324 m, exception pour le puits
OKN-40 dont le WOC est a -1690 (il s’agit d’un puits sec) (Boudjemaa, 1987). Tenant
compte de ces décalages du WOC et surtout la présence de failles et leurs types.

Légende :

-3252 Isoligne. OKN-40 : Nom du puits.

Position du puits. -3252 : Profondeur.

Equidistance : 02 m. : Faille.

Fig.5.1 : La carte en isobathe au toit du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK.

Page 85
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

5.3.2. Interprétation de la carte isopaque total du réservoir TAG SI dans champ HBK:
Dans la zone d’investigation et tenant comptes des résultats d’épaisseur du TAGSI une
carte en isopaque a été établie. Elle montre des épaisseurs de TAGSI allant 50m (OKN-20),
cette évolution d’épaisseur montre que les meilleures zones sont situées au SW (Fig 5.2).
- dans l'intervalle [35-50]m où se trouve la zone la plus épaisse au SW et NW de la Région et
le plus faibles avec amincissement du réservoir SI vers l’Est.
- Avec une maximum épaisseur au niveau du puits (OKN-20) avec 50 m et une minimum
épaisseur de 35 m au niveau du puits (OKN-721et OKN-40) (Fig 5.2).

Légende :

37.5 Isoligne. OKN-40 : Nom du puits.

Position du puits. 35 m : épaisseur.

Equidistance : 01 m.

Fig.5.2 : La carte en isopaque du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK.

5.3.3. Interprétation de la carte iso-argilosité moyenne du réservoir TAGSI de gisement


de HBK:
Ces Zones sont affectées par une certaine argilosité dont le Vsh correspondant à chaque puits a
été calculé (Fig 5.3). La distribution du volume argileux a montré que les zones les plus
intéressantes sont situées au NW vers NE et Est. Ces valeurs sont inférieures à la valeur

Page 86
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Cutoff régionale qui est de 40% donnant ainsi l’importance voulue à cette partie du réservoir
largement exploité. La valeur maximale est localisée au niveau du puits OKN-20 avec un
Vshmoy ≈ 28% et la valeur minimale au niveau du puits OKN-62 avec un Vshmoy ≈ 4,38%.

Légende :

14 Isoligne. OKN-40 : Nom du puits.

Position du puits. 18% : Vsh utile moy.

Equidistance : 01%.

Fig.5.3 : La carte en iso-argilosité moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK.

5.3.4. Interprétation de la carte en iso-épaisseur utile du réservoir TAG SI de gisement


HBK:
Cette évolution de réservoirs et son épaisseurs a été analysée à son niveau de Grès Utiles
moyens. Les résultats ont montrées que les zones (NW vers SW) sont les plus efficaces
potentiellement.
La carte en Epaisseurs Grés utile du TAG SI montre que les épaisseurs imprégnées d’huile
sont comprises entre 13et 27m avec un maximum au niveau du puits OKN-20 avec 26,8m et
un minimum de 13,5m au niveau du puits OKN-611 et OKN-62 (Fig 5.4).

Page 87
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Légende :

21 Isoligne. OKN-40 : Nom du puits.

Position du puits. 14,3 : H Grés utile moy.

Equidistance : 0,5 m.

Fig.5.4 : La carte en iso-épaisseur utile moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK.

5.3.5. Interprétation de la carte en iso-N/G du réservoir TAG SI de gisement de HBK:


La carte utilisant le rapport Net Pay/Gross Pay confirme ces résultats (Fig 5.5).
Les résultats ont montrées que les zones (NW vers SW) sont les plus efficaces
potentiellement.
Avec un maximum au niveau du puits OKN-421 avec 0,65 (65%) et un minimum de 0,36
(36%) au niveau du puits OKN-611.

Page 88
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Légende :

0.54 Isoligne. OKN-40 : Nom du puits.

Position du puits. 0,41 : N/G.

Equidistance : 0,02%.

Fig.5.5 : La carte en iso-N/G utile moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK.

5.3.6. Interprétation de la carte en iso-porosité utile moyenne du réservoir TAG SI dans


le champ HBK :
Tenant compte des résultats obtenus à partir des outils de porosité (CNL, FDC et BHC), la
région du (NW vers SW et NE) reste la plus intéressante concernant ces potentialités en H-C
(Fig 5.6).
Les porosités utiles moyennes dans le réservoir TAG SI sont comprises entre 7 et 11%,
au-dessus de la valeur Cutoff qui est de 7% pour la région.
Avec une maximum porosité au niveau du puits OKN-421 avec 11% et une minimum
porosité de 7% au niveau du puits OKN-612.

Page 89
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Légende :

8 Isoligne. OKN-40 : Nom du puits.

Position du puits. 9 % : Porosité utile moy.

Equidistance : 0,02%.

Fig.5.6 : La carte en iso-Porosité utile moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK.

5.3.7. Interprétation de la carte en iso-perméabilité du réservoir TAG SI de gisement


HBK:
La perméabilité caractérisant les différents puits pour le TAGSI a révélé selon la disponibilité
des données (5 puits) a montré que cette perméabilité varie (5,84 à 26,24 md) et que la
meilleure zone relativement est la zone située vers le Sud. Comme les autres données se
rapportant aux autres puits ne sont pas disponibles donc aucune déduction ne peut se
prononcer (Fig 5.7).

Page 90
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Légende :

15 Isoligne. OKN-61 : Nom du puits.

Position du puits. 5,84 md : Perméabilité.

Equidistance : 1(md).

Fig.5.7 : La carte en iso-Perméabilité du réservoir TAGSI du gisement de HBK

5.3.8. Interprétation de la carte en iso-Sh moyen du réservoir TAGSI du gisement de


HBK:
Le calcul de saturation en utilisant Excel (Loi d’Archie) et l’Excel ainsi qu’une tentative de
l’IP (Interactive Petrophysics) a montré que les zones meilleures en H-C sont localisées
presque dans le (NW vers SW et Nord) (Fig 5.8).
La valeur maximale est localisée au niveau du puits OKN-421 avec un Shmoy≈ 71% et la
valeur minimale au niveau du puits OKN-611 avec un Shmoy ≈ 51,24 %.

Page 91
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Légende :
61 Isoligne. OKN-40 : Nom du puits.
Position du puits. 60 % : Sh moy.
Equidistance : 1%.

Fig.5.8 : La carte en iso-SH moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK

5.3.9. Interprétation de la carte en iso-saturation en eau (SW) du réservoir TAGSI du


gisement de HBK :
On trouve l’inverse que pour la carte en iso-Sh moy.

Légende :
39 Isoligne. OKN-40 : Nom du puits.
Position du puits. 40 % : Swmoy.
Equidistance : 1 %.

Fig.5.9 : La carte en iso-SH moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK

Page 92
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

5.3.10. Synthèse pétrophysique du réservoir TAGSI du gisement de HBK :


Pour une meilleure analyse des interprétations, et afin de mieux suivre l’évolution et les
directions empruntées par les paramètres réservoir, on a regroupé les différentes cartes par
rapport aux paramètres réservoir.

Légende :

39 Isoligne. OKN-40 : Nom du puits.

Position du puits.

Fig.5.10 : La carte Synthèse pétrophysique du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK.

Page 93
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

En résumé et pour conclure sur les meilleures zones pouvant être potentiellement réservoir
utiles et possible productifs, un calage entre les différentes cartes basées sur les résultats, a été
établie. Cette carte montre que la zone la plus probable reste la zone située dans la partie NW
de la zone d’étude. Quant au meilleurs puits caractérise par des meilleurs propriétés
pétrophysiques reste le OKN 421 (NW de la zone d’étude).

5.4. La carte de position des puits :

Légende :

OKN-40 : Nom du puits.Position du puits.

A-B : la coupe de puits de corrélation.

Fig.5.11 : La carte de position des puits.

5.5Approche Corrélative du TAGSI/TAGT1-TAGT2 (Fig.5.12) :


Dans la zone d’étude et dessus TAGSI existent aussi d’autres réservoirs appelles TAGT1 et
TAGT2. Une approche corrélative du TAGSI par rapport à ces réservoirs a été établie dans le
but de montrer l’importance du TAGSI.
 Le TAG T1 (25-30m) : C’est une formation qui représente un réservoir mais qui est
secondaire du point de vue importance (Direction régional HBK 2007). Ce réservoir est
caractérisé à la base de grés fin sa moyens, argileux carbonatés et au sommet des argiles
dolomitiques.
 TAG T2 (20-25m) : présente des indices de présence d’huile, généralement compacte.
Selon Boudjemaa (1987), il est constitué de grés fins avec une partie argileuse au sommet.
Selon le facies, son épaisseurs et l’épaisseur des grés utiles ainsi que le Vsh, le TAGSI est
de loin meilleur (tableau 5.11).

Page 94
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

Tableau 5.11
Puits Zone Name Top Bottom Gross Net N/G Av Phi Av Sw Av Vcl
T2 3424 3435 11 1 10% 8% 33% 19%
OKN-612 T1 3435 3465 30 3 10% 8% 35% 11%
Série Inferieure 3472 3511 39 8 20% 9% 27% 7%
T2 3426,1 3429 2,9 0,15 5% 8% 30% 25%
OKN-20 T1 3429 3466 37,03 0,46 1% 9% 27% 8%
Série Inferieure 3475,5 3525,5 49,99 2,29 5% 13% 26% 8%
T2 3433 3446 13 1,2 9% 9% 40% 19%
OKN-40 T1 3446 3476 30 2,2 7% 9% 58% 10%
Série Inferieure 3483 3518 35 3,5 10% 11% 38% 7%

Tableau 5.11 : les différentes caractéristiques pétrophysique de OKN-612, OKN-20 et OKN-40 au


niveau des réservoirs TAGT1, TAGT2 et TAGSI dans champ de HBK.

Une approche corrélative a été tente pour voir l’évolution du niveau TAGSI par rapport à
TAGT1 et TAGT2. Cette corrélation a montré que selon le rapport Net pay/ Gross pay, le
TAGSI est meilleure niveau par rapport au aux deux autres niveaux réservoirs.

Fig.5.12 : Approche Corrélative du TAGSI/TAGT1-TAGT2

Page 95
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

5.6. Corrélation diagraphique entre les corps gréseux des puits disponibles : OKN-20,
OKN-40 et OKN-612 dans le réservoir TAG SI :
Ceci est bien confirme par le volume d’argile. L’utilisation des outils diagraphiques et surtout
la combinaison FDC-CNL supportes par le Gamma ray a montré que le puits OKN20 reste le
plus probable concernant son contenu en H-C (rapport Net Pay/Gross Pay et outis FDC-CNL
ou gas-fluideffect). Ce support est bien illustre à travers le calcul en Sw ou So (tableau 5.10).

TAGSI
TAGSI

Fig.5.13 : Corrélation diagraphique entre les corps gréseux des puits OKN-20, OKN-40 et OKN-612
dans le réservoir TAG SI

Page 96
CHAPITRE 05 : Aspect pétrophysique cas du TAGSI et TAGT1-TAGT2 HBK

5.7. Conclusion :

On peut se dire que selon les caractéristiques déterminées du réservoir TAGSI, les niveaux
productifs sont au de la de 50% en huile. Avec Sw plus de 70%, OKN 421 reste le puits le
plus intéressant. Dans une corrélation avec le TAG T1 et TAG T2, le TAGSI se démarque par
les meilleurs niveaux productifs et que la zone la plus potentiellement intéressante est la zone
située du cote SW de HBK – cas d’étude.

Page 97
Conclusion générale

Par son environnement géologique le bassin d’oued mya présent un grand intérêt pétrolier
notamment dans le Trias argilo gréseux dont la possibilité a été prouvé à travers plusieurs
découvertes.

Sur le plan géologique nous avons mis en évidence le contexte structural, lithstratigraphie,
pétrolier et sédimentologie en général le champ de HBK est constitué essentiellement de trois
réservoirs : TAGT1, TAGT2 et TAGSI. Dans la zone Sud est le TAGSI est meilleure niveau
par rapport au aux deux autres niveaux réservoirs

Les outils d’imagerie de forage peuvent fournir une image des parois du puits basée sur le
contraste des propriétés physiques. Les images enregistrées permettent la détection des
fractures et les différentes structures géologiques confirmant ainsi les résultats obtenus à partir
de l’analyse des carottes.

La diagraphie permettre distimer les caractéristique pétrophysique de la roche réservoir ; et les


méthodes de diagraphie son : GR, PS, la porosité, la résistivité et la perméabilité.

On peut se dire que selon les caractéristiques déterminées du réservoir TAGSI, les niveaux
productifs sont au de la de 50% en huile. OKN 421 reste le puits le plus intéressant. Dans une
corrélation avec le TAG T1 et TAG T2, le TAGSI se démarque par les meilleurs niveaux
productifs et que la zone la plus potentiellement intéressante est la zone située du cote SW de
HBK – cas d’étude.
A la fin de cette conclusion, nous nous permettons de formuler les recommandations
suivantes :

 Exécuter des coupes géologiques et des corrélations structurales et


lithostratigraphiques du réservoir de la série inférieure à travers tous les puits du
champ et suivant toutes les directions diverses possibles.
 Elargir les analyses des caractéristiques pétrophysiques et le découpage en unités sur
la majeure partie du gisement de Haoud Berkaoui, puisque dans notre étude nous
n’avons pris en considération que les détails de 09 puits répartis dans toute la zone
d’étude.
 Restaurer les paramètres pétrophysiques dans les puits endommagés, soit par
l’injection d’eau douce pour dissoudre les dépôts et les sels, soit par un grattage par
wireline ou par les opérations spéciales (acidifications et fracturations) dans les puits
affectés par des colmatages conséquents.

Page 98
Liste des figures

Fig. 1.1. Situation géographique du bassin d’Oued Mya ……………………………….05

Fig. 1.2. Situation des blocs du bassin d’Oued Mya ………………..................................06

Fig. 1.3. Cadre géologique du bassin d’Oued Mya ...…………………………………....07

Fig. 1.4. La colonne lithostratigraphique de bassin d’oued Mya…………………………08

Fig. 1.5. Schéma structural interprété du Bloc 438 (Oued Mya)…………........................12

Fig. 1.6. Carte des principales accumulations du bloc …………………………...…….16

Fig. 2.1.Situation Géographique du champ de HBK ……………………………………18

Fig. 2.2.Situation géologique du champ de HBK …………………………………….....19

Fig. 2.3.Limites des périmètres d’exploitation des champs ………….………………….26

Fig. 2.4.Coupe structurale Nord – Sud du champ de HBK …… …………….…………28

Fig. 2.5.Section lithostratigraphique du Trias Argileux-Gréseux du champ de HBK…..30

Fig. 2.6.Coupe structurale Nord – Sud du champ de HBK...…………………………...31

Fig. 2.7.Coupe lithostratigraphique du champ de HBK............................................……32

Fig. 2.8. La granulométrie du réservoir TAG SI…….……………………….....……......33

Fig. 2.9. Les différents ciments entre les grains du réservoir TAG SI………….………..34

Fig. 3.1. Abaque 3 : Porosité – Facteur de formation …………………...……………….36

Fig. 3.2. Orientation de l’image sur puits vertical et horizontal ………………………...38

Fig. 3 .3.Développement des plans de trois dimensions en deux dimensions…………..39

Fig. 3.4. Développement des plans de trois dimensions en deux dimensions …………..41

Fig.3.5. Outil OBMI …………………….………………………………………………43

Page 99
Liste des figures

Fig. 3.6. L’outil CBIL …………………………………………………………...……….44

Fig. 3.7. L’outil UBI ……………………………………………………………………..61

Fig. 3.8. Structures sédimentaires observées sur les forages en haute résolution d'image
log…………………………………………………………………………………………62

Fig. 3.9. Image montrant les limites de bancs d’un forage vertical ………………...……63

Fig. 3.10. Image illustrant des surfaces d’érosion dans un puits vertical ……………..…64

Fig. 3.11. L’apparition d’une fracture ouverte dans une image de fond d’un puits
vertical…………………………………………………………………………………….65

Fig. 3.12.L’apparition d’une fracture cimentée dans une image de fond d’un puits
vertical...................................................................................................................66

Fig.3.13. Une faille dans une image de fond d’un puits vertical ………………………..69

Fig.4.1. Représentation schématique d’environnement de forage……………………….69

Fig.4.2. Profondeur d’investigation moyenne des outils ………………………………...70

Fig.4.3. Réponses typiques de Caliper à différentes lithologiques……………………….70

Fig.4.4. Différents types de Caliper ……………………………………………………...71

Fig.4.5. Influence du nombre de bras du Caliper sur les formes de trou anisotropes…….71

Fig. 4.6.La réponse de Log GR …………………………………………………………75

Fig. 4.7. Scintillation Detector ………..……………........................................................76

Fig. 4.8.Du détecteur à Scintillation ………………………………………..………….77

Fig. 4.9.Schéma de principe de mesure de la PS……..………………………...……….78

Fig. 4.10.Principe de fonctionnement de la sonde Sonic……………………...………...79

Fig. 4.11.La réponse de log Sonic……………………………..……………...………...80

Fig. 4.12.Principe de fonctionnement de sonde densité ………………………………...83

Fig. 4.13.Interaction corpusculaire ……………………………………………………...83

Page 100
Liste des figures

Fig. 4.14.Schéma de la sonde SNP ……………………………………………………...84

Fig. 4.15.Schéma de la sonde CNL……………………….………………………..…...84

Fig.4.16.Réponse de la sonde CNL en fonction de la matrice et de la porosité ………...85

Fig.5.1 : La carte en isobathe au toit du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK …..85

Fig.5.2. La carte en isopaquedu réservoir TAG SI dans le gisement de HBK ………......87

Fig.5.3.. La carte en iso-argilosité moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de


HBK………………………………………………………………………………………87

Fig.5.4. La carte en iso-épaisseur utile moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement


d’HBK…………………………………………………………………………………….88

Fig.5.5. La carte en iso-N/G utile moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de


HBK.……………………………………………………………………………………...88

Fig.5.6. La carte en iso-Porosité utile moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de


HBK………………………………………………………………………………………89

Fig.5.7. La carte en iso-Perméabilité du réservoir TAGSI du gisement de HBK ….……89

Fig.5.8. La carte en iso-SH moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK ….90

Fig.5.9. La carte en iso-SH moyenne du réservoir TAG SI dans le gisement de HBK ….92

Fig.5.10. La carte Synthèse pétrophysique du réservoir TAG SI dans le gisement de


HBK.……………………………………………………………………………………...93

Fig.5.11. La carte de position des puits …………………………….……………………94

Fig.5.12. Approche Corrélative du TAGSI/TAGT1-TAGT2 …………………………...95

Fig.5.13. Corrélation diagraphique entre les corps gréseux des puits OKN-20, OKN-40 et
OKN-612 dans le réservoir TAG SI …….........................................................................96

Page 101
Liste des tableaux

Tableau 1.1 :Les différentes phases tectoniques ayant affecté la région ……………….......10

Tableau 2.1 :données collectées à partir de divers travaux achèves par les différentes
compagnies pétrolières ……………………………………………………………………….18

Tableau 4.1 :Facteurs: influençant les réponses de caliper……………………………...…52


Tableau 4.2. :les vitesses et temps de transit caractérisant les différents types de roches.….61
Tableau 4.3. : Profondeur de résistivité log enquête.……………………………………......71

Tableau 5.1 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-61).…...…….....................78


Tableau 5.2 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-62)………..………….......78
Tableau 5.3 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-421)………...…...……….79
Tableau 5.4 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-722)……………………...80
Tableau 5.5 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-611)……………………...80
Tableau 5.6 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-612)……………………...81
Tableau 5.7 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-40)…………………….…82
Tableau 5.8 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-20)……………………….82
Tableau 5.9 : Le résultat de l’interprétation diagraphique (OKN-721)……………………...83
Tableau 5.10 : Synthèse des valeurs pétrophysiques moyennes de TAG SI de gisement
HBK…………………………………………………………………………………………..84
Tableau 5.11 : les différentes caractéristiques pétrophysiques de OKN-612, OKN-20et OKN-
40 au niveau des réservoirs TAGT1, TAGT2 et TAGSI dans le champ de HBK……………95

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Bibliographie

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