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Chapitre I

Généralités sur les énergies


renouvelables
Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

Introduction
L'utilisation des sources d'énergie renouvelable par l'homme, dont l'énergie
solaire, éolienne et hydraulique, est très ancienne ce type d'énergie est utilisé depuis
l'antiquité et son utilisation a continué à exister jusqu'à l'arrivée de la "Révolution
Industrielle", époque à laquelle, étant donné le bas prix du pétrole, elles ont été
abandonnées.
Cependant depuis ces dernières années étant donné l'accroissement du coût les
combustibles fossiles et des problèmes environnementaux dérivés de leur exploitation,
nous assistons à un à renouveau des énergies renouvelables.
Les énergies renouvelables sont inépuisables, propres et peuvent être utilisés de
manière autogérée (puisqu'elles peuvent être utilisés dans le même lieu où elles sont
produites). Elles présentent en outre l'avantage additionnel de se compléter entre elles.
Le monde entier commence à prendre conscience de l’ampleur et l’importance des
énergies renouvelables, qui sont devenu une condition nécessaire vis-à-vis l’avenir et
l’écologie. [1]
L’épuisement proche des ressources énergétiques fossiles ainsi que les problèmes
posés vis à vis du respect de l’environnement, incitent au développement des énergies
renouvelables.

I.1. Les énergies renouvelables


Une source d'énergie est renouvelable, si le fait d'en consommer ne limite pas son
utilisation future. C'est le cas de l'énergie du soleil, du vent, des cours d'eau, de la terre
et généralement de la biomasse. Ce qui n’est pas le cas pour les combustibles fossiles et
nucléaires.
Aujourd’hui plus de 80% de l’énergie produite est obtenue à partir des matières
fossiles comme le pétrole, le charbon, le gaz naturel ou l’énergie nucléaire. La Figure
(I.1) montre la répartition en termes d’énergie primaire dans le monde pour toutes les
ressources actuelles. Cependant leur rôle dans le réchauffement climatique, en partie lié
à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, et leur raréfaction prochaine
nous obligent aujourd’hui à une prise de conscience et à envisager un nouveau
paradigme énergétique au niveau mondial. [2]

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

FIGURE I.1 : L’utilisation des ressources primaires dans le monde [2]

I.2. Utilisation de l’énergie renouvelable


Depuis quelques années, il n’est plus nécessaire d’installer les systèmes de
production d’énergie renouvelable précisément sur le lieu d’utilisation de l’énergie. Ils
sont maintenant utilisés pour générer de l’énergie électrique qui est transférée par un
réseau électrique sur une distance plus ou moins grande vers les utilisateurs. Pourtant,
les systèmes d’énergie renouvelable individuels qui fournissent de l’électricité à de
petites communautés sont assez répandus. Ils sont adaptés aux endroits dont la
connexion au réseau n’est pas rentable, ou même impossible. On présentera le principe
de ces applications principales de l’énergie renouvelable, notamment pour des panneaux
photovoltaïques.

I.3. Les types des énergies renouvelables


Les énergies renouvelables peuvent être réparties en trois grandes familles : [3]

 L’énergie d’origine mécanique (la houle, éolien, hydraulique) ;


 L’énergie électrique (photovoltaïque) ;
 L’énergie sous forme de chaleur (géothermie, solaire thermique,…).

Depuis quelques décennies, plusieurs pays se focalisent sur la recherche et le


développement de sources d’énergies renouvelables afin de remplacer en partie les
sources d’énergies conventionnelles pour la production de l’électricité. Actuellement, il
existe diverses sources d’énergies renouvelables [4] :
Eolien : l'énergie cinétique du vent est convertie en énergie électrique grâce aux
turbines aérogénérateurs. Les deux types de générateurs principalement utilises sont
synchrones et asynchrones.

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

En fonction de ces types, leur raccordement au réseau se fait soit directement,


soit via des interfaces d’électronique de puissance. Dans les sites isoles et en tenant
compte de l’intermittence de l’énergie éolienne, les turbines sont normalement associées
à un système de stockage d’énergie et/ou à un moteur diesel. Il existe également
deux possibilités d'installation des parcs éoliens connectes au réseau : éolien en mer
(Off-shore) et éolien sur terre (On-shore). La puissance d'un parc éolien peut varier de
quelques Mégawatts à quelques centaines de Mégawatts.
Photovoltaïque : les panneaux photovoltaïques transforment directement
l'énergie solaire en énergie électrique. Il s'agit de cellules en matériaux semi-
conducteurs fonctionnant sur le principe de la jonction P-N, réalisées actuellement pour
la grande majorité à partir de Silicium cristallise. Une grande partie des systèmes PV est
connectée au réseau, notamment en basse tension (BT) et associent aux bâtiments ils
sont aussi utilisés pour l'alimentation des sites isoles en association avec un système de
stockage. Le système PV peut aussi être monte en parcs de plusieurs hectares parfois et
sont alors connectes directement à la MT.
Solaire thermique : le principe consiste à capter le rayonnement solaire et a le
stocker dans le cas des systèmes passifs (véranda, serre, façade vitrée) ou, s'il s'agit de
système actif, à redistribuer cette énergie par le biais d'un fluide caloporteur qui peut
être de l'eau, un liquide antigel ou même de l'air. L'énergie solaire thermique trouve de
nombreuses applications : la production d’eau chaude, le chauffage des maisons, le
séchage des récoltes, la réfrigération par absorption pour les bâtiments, la production de
très haute température.
Géothermique : les centrales géothermiques utilisent la chaleur de nappes d'eau
souterraine dans les zones géographiques spécifiques. Cette chaleur est soit directement
utilisée, soit convertie en énergie électrique grâce à des turbins et alternateurs. La taille
typique des centrales géothermiques varie de 5 à 50 MW.
Biomasse et déchets : certaines centrales thermiques a flamme utilisent comme
source primaire des combustibles issus de la biomasse (bois, biogaz, paille, déchets,
organiques, etc.) ou de déchets industriels et domestiques.
Marine : L'énergie des vagues est encore une fois une forme particulière de
l'énergie solaire. Le soleil chauffe inégalement les différentes couches atmosphériques
ce qui entraine des vents eux-mêmes responsables par frottement des mouvements qui
animent la surface de la mer (courants, houle, vagues). Les vagues créent par le vent à la
surface des mers et des océans transportent de l'énergie. Lorsqu'elles arrivent sur un
obstacle elles cèdent une partie de cette énergie qui peut être transformée en courant

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

électrique ; cette méthode consiste à utilisant les courants sous-marins, _a partir de


turbines immergées.

I.4. Objectifs des pays Arabes pour produire l’électricité à partir des
énergies renouvelables

Tab I.1 Objectifs déclarés des pays Arabes pour produire l’électricité à partir des
ER, Puissances en MW (2020-2032)[Source : ESCWA]

FIGURE I.2 : Objectifs futurs dans les pays arabes (2020-2032)


En énergie renouvelables [Source : ESCW]

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

I.5. Programme de développement des énergies renouvelables en Algérie


Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement des
énergies renouvelables, un appel à investisseurs pour l’installation de centrales de
production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelable de grande capacité,
sera lancé par le secteur de l’énergie.
Une opération de prospection d’assiettes de terrains a été lancée par le Ministère
de l’Energie en collaboration avec les Directions de l’Energie de Wilaya, les sociétés de
Distribution et les services de GRTE, afin de déterminer la disponibilité des terrains en
précisant notamment leurs superficies et leurs emplacements par rapport aux postes
électriques.
L’identification des terrains permettra de faciliter les démarches que les
investisseurs devraient entreprendre et d’accélérer la cadence de mise en oeuvre du
programme de développement des EnR et ce, pour la réalisation de futures centrales
photovoltaïques et éoliennes durant la période 2016-2020.
Dans une première phase, quinze (15) Wilayas ont été identifiées : Biskra, El-Oued,
Ghardaïa, Khenchela, Laghouat, Naâma, Djelfa, Tébessa, Illizi, Ouargla, Adrar, Bechar,
El-Bayadh, Tamanrasset, Tindouf.
Le choix de ces wilayas s’est effectué sur la base des résultats des études de
potentiels solaire et éolien, menées par le Ministère de l’Energie, conjointement avec
l’Agence Spatiale algérienne (ASAL), le Centre de Développement des Energies
Renouvelables (CDER) etl’Office National de la Météorologie (ONM).
Les critères de sélection des sites éligibles à l’implantation de centrales EnR, en
plus du potentiel, ont été transmis aux Directions de l’Energie. Ces critères portent sur
l’accessibilité au site, la disponibilité du réseau de transport ou de distribution de
l’électricité, la distance par rapport au poste d’évacuation, la topographie, la couverture
et la vocation du terrain (agricole, forêt, touristiques, carrières, militaire…etc). [5]

FIGURE I.3 : Emissions évitées (en millions de tonne de CO2) [5]

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

1.6. L’énergie solaire photovoltaïque


Le terme « photovoltaïque », a été formé à partir des mots « photo », un mot
grec signifiant lumière, et « Volta », le nom du physicien italien Alessandro Volta, qui a
inventé la pile électrochimique en 1800. [6]
Les systèmes photovoltaïques ne contiennent aucune pièce mobile. Ils sont
fiables, requièrent peu d’entretien, silencieux et ne produisent aucune émission de
polluants. Ce sont des systèmes modulaires : les éléments de base (modules de cellules
solaires) sont vendus dans un vaste éventail de capacités d’alimentation électrique qui
vont d’une fraction de watt (par exemple les montres et les calculettes à pile solaire) à
plus de 300 watts. L’interconnexion des modules permet d’obtenir la puissance
qu’exige notre application. Certaines centrales photovoltaïques de démonstration
produisent une puissance allant jusqu’à plusieurs mégawatts, bien que la plupart des
systèmes installés soient de dimension beaucoup plus modeste. Le développement de la
production d’électricité photovoltaïque est beaucoup au niveau domestique en
particulier dans les pays où les problèmes environnementaux sont pris au sérieux
(Japon, Allemagne, Suisse…) et dans les pays en voie de développement (Algérie,
Maroc…).

I.7. La cellule photovoltaïque


Une cellule photovoltaïque est composée d’un matériau semi-conducteur qui
absorbe l’énergie lumineuse et la transforme directement en énergie électrique ; a
été découverte par E. Becquerel en 1839. Une cellule photovoltaïque est constituée par
un matériau semi-conducteur de type P-N. La taille de chaque cellule est de quelques
centimètres carrés. La figure (I.4) représente un échantillon schématique d’une
configuration de la cellule photovoltaïque ; Elle constituerait un générateur électrique de
très faible puissance pour, par exemple une application domestique. Afin d’augmenter
la tension et/ou le courant, un grand nombre de cellules sont connectées en série et/ou
en parallèle, encapsulées entre deux feuilles de résine et recouvertes d’un verre et d’un
film étanche, pour former les modules photovoltaïques. Ces modules, ou panneaux
solaires, sont ensuite assemblés pour constituer des systèmes photovoltaïques, qu’il
s’agisse de grandes fermes solaires ou de petites installations. [7]
Dans un montage en série, les cellules sont traversées par le même courant. La
tension totale du module correspond à la somme des tensions délivrées par chacune des
cellules.

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

Dans un montage en parallèle, le courant total correspond à la somme des


courants générés par chacune des cellules. La tension reste la même pour toutes les
cellules.
La caractéristique courant-tension d’un panneau solaire est semblable à la
courbe courant-tension d’une cellule de base. Par conséquent, tout ce qui est valable
pour une cellule solaire reste aussi valable pour un panneau solaire. On prendra juste le
soin de ne connecter en série que des cellules identiques ayant la même densité de
courant et de ne connecter en parallèle que des cellules ayant la même tension. En effet,
un branchement de cellules non identiques peut gravement détériorer les performances
de l’ensemble.

FIGURE I.4 : Modèle d’une cellule photovoltaïque

I.8. Les cellules d’origine organique (silicium)


Le silicium est actuellement, et de loin, le matériau le plus utilisé pour la
fabrication des cellules solaires. Près de 93 % de la production mondiale des panneaux
solaires est à base de silicium. Le silicium présente principalement deux avantages :
 Son abondance. Il est le deuxième élément le plus abondant sur notre planète
après l’oxygène, autant dire qu’il est quasiment inépuisable.
 Technologie mature. Les technologies mises en œuvre sont en effet, depuis
plusieurs dizaines d’années déjà, bien maîtrisées.

I.8.1. Les cellules au silicium monocristallin


Le silicium monocristallin (mono-Si), est un matériau composé d’un seul cristal
parfaitement, homogène. Les cellules solaires issues de ce silicium ont une couleur
caractéristique qui est généralement gris-noir métallique.

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

Les avantages de cette technologie sont : une production des panneaux solaires
presque optimale. Les cellules monocristallines offrent les meilleurs rendements (16 à
25 %) [8].

I.8.2. Les cellules au silicium multi cristallin


Contrairement au silicium monocristallin, le silicium multi cristallin (mc-Si) est
composé de plusieurs domaines cristallins de tailles variées et orientés de manière
aléatoire dans le matériau. Les cellules solaires multi cristallines ont donc un aspect non
uniforme et sont de couleur bleue.
Cette technologie a comme avantages : un coût de production moins élevé que
pour les cellules monocristallines. Les panneaux ont également une bonne durée de vie.
Le rendement est correct, même par temps nuageux.
Son principal inconvénient est justement son rendement de conversion qui est
légèrement inférieur à celui des cellules au mono-Si. Il est compris entre 14 et 21% [8].

I.8.3. Les cellules au silicium amorphe


Les cellules solaires au silicium amorphe (a-Si) sont obtenues à partir d’un dépôt
de silicium.
Ce dernier peut être déposé sur différents substrats comme du plastique, du verre
ou encore sur du métal. Les cellules solaires présentent une couleur grise.
Elles ont comme avantage un procédé de fabrication moins coûteux car il est
réalisé à basse température et utilise moins de matériau que le silicium cristallin.
En effet l’a-Si possède un coefficient d’absorption beaucoup plus élevé que le
silicium cristallin. C’est ce qui permet d’avoir des cellules avec des couches de l’ordre
du micron d’épaisseur et qui permet de réduire significativement les coûts de production
[9]. C’est une technologie très utilisée pour alimenter des petits objets du quotidien
comme des calculatrices ou des montres solaires. Elles ont aussi l’avantage de
fonctionner à faible luminosité et peuvent donc produire du courant même à l’intérieur
d’une habitation.
Elles présentent comme inconvénient un rendement de conversion faible
(environ13%) par rapport aux autres technologies et une faible durée de vie des
panneaux solaires.

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

FIGURE I.5 : Les cellules d’origine organique

FIGURE I.6:Production photovoltaïque mondiale. La technologie silicium (2015) [10].

1.9. Les cellules d’origine inorganiques


1.9.1. Les couches minces
Les principaux matériaux utilisés pour cette catégorie de couches minces sont : le
tellurure de cadmium (CdTe), le CIGS (Cuivre Indium Gallium Sélénium) et le silicium
amorphe (a-Si). Ces cellules en couches minces représentaient, en 2016, environ 5% de
la production photovoltaïque [11].
Les cellules à base de CdTe sont en plein développement et elles occupent, depuis
2009, une part importante du marché des cellules en couches minces avec des
rendements qui atteignent les 21% pour une cellule et 18,6% pour un module
photovoltaïque [8]. Les inconvénients majeurs de cette technologie sont la toxicité du
cadmium et la rareté du tellure.

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

FIGURE I.7 : Exemple d’un celle à couche mince (inorganique)

Les différentes technologies sont aujourd’hui utilisées dans la filière


photovoltaïque. La figure1.8 extraite de [10] présente les évolutions des rendements des
différentes filières, nous pouvons observer que, les plus hauts rendements sont obtenus
avec les cellules III-V multi jonction sous concentration, tandis que les plus faibles
rendements sont obtenus avec les cellules solaires organiques.

FIGURE I.8 : Évolution en laboratoire du rendement des cellules photovoltaïques [10]

I.10. L’effet photovoltaïque


L’effet photovoltaïque est un phénomène physique propre à certains matériaux
semi-conducteurs qui produisent de l’électricité lorsqu’ils sont exposés à la lumière. Il
utilisé dans les cellules solaires permet de convertir directement l’énergie lumineuse des
rayons solaires en électricité par le biais de la production et du transport dans un

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

matériau semi-conducteur de charges électriques positives et négatives sous l’effet de la


lumière. Ce matériau comporte deux parties, l’une présentant un excès d’électrons et
l’autre un déficit en électrons, dites respectivement dopée de type N et dopée de type P.
Lorsque la première est mise en contact avec la seconde, les électrons en excès dans le
matériau N diffusent dans le matériau P. La zone initialement dopée N devient chargée
positivement, et la zone initialement dopée P chargée négativement. [12]

FIGURE I.9 : Le principe photovoltaïque

Il se crée donc entre elles un champ électrique qui tend à repousser les électrons
dans la zone n et les trous vers la zone p. Une jonction (dite p-n) a été formée. En
ajoutant des contacts métalliques sur les zones n et p, une diode est obtenue. Lorsque la
jonction est éclairée, les photons d’énergie égale ou supérieure à la largeur de la bande
interdite communiquent leur énergie aux atomes, chacun fait passer un électron de la
bande de valence dans la bande de conduction et laisse aussi un trou capable de se
mouvoir, engendrant ainsi une paire électron-trou. [12]

Enfin, cette valeur décroît avec la température et varie peu avec l’intensité
lumineuse.
Le modèle de générateur photovoltaïque est constitué généralement de photo-courant,
de diode, de résistance parallèle, et de résistance série.

L’équation de la caractéristique tension courant de la cellule solaire est donnée par


l’équation 1(1) :
𝑉+𝑅𝑠 .𝐼 𝑉+𝑅𝑠 .𝐼
𝐼 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼𝑠 . [𝑒𝑥𝑝 ( ) − 1] − (I.1)
𝑉𝑡 .𝑎 𝑅𝑃

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

Où Iph est le photo-courant, Is le courant de saturation, Rs la résistance série de la


cellule, Rp la résistance parallèle de la cellule, a le facteur d’idéalité de la diode et Vt est
la tension thermique.
Les expressions du photo-courant et du courant de saturation sont données par
les équations (2) et (3) :
𝐺
𝐼𝑝ℎ = (𝐼𝑐𝑐 + 𝐾𝑖 . 𝑑. 𝑇). (I.2)
𝐺𝑛

𝐼𝑐𝑐 +𝐾𝑖 .𝑑.𝑇


𝐼𝑠 = 𝑉 +𝐾 .𝑑.𝑇
(I.3)
𝑒𝑥𝑝[ 𝑜𝑐 𝑣 ]−1
𝑉𝑡 .𝑎

Où Icc est le courant de court-circuit, Ki le coefficient de température de court-


circuit, KV le coefficient de température en circuit ouvert, T la température, VOC la
tension en circuit ouvert, G l’irradiance solaire et Gn est l’irradiance solaire nominale.
L’équation de la caractéristique tension-courant du champ PV est donnée par
l’équation (1.4) :

𝑁 𝑁
𝑉+(𝑅𝑠 . 𝑠𝑠 ).𝐼 𝑉+(𝑅𝑠 . 𝑠𝑠 ).𝐼
𝑁𝑝𝑝 𝑁𝑝𝑝
𝐼 = 𝑁𝑝𝑝 . 𝐼𝑝ℎ − 𝑁𝑝𝑝 . 𝐼𝑠 . [exp ( ) − 1] − (I.4)
𝑉𝑡 .𝑎 𝑅𝑝 .𝑁𝑠𝑠 /𝑁𝑝𝑝

Où Npp et Nss sont respectivement le nombre de module en parallèle et en série.

La relation caractéristique d'une diode : [13]


𝑉
𝐼𝑜𝑏𝑠 = 𝐼𝑠 . [exp( )– 1] (I.5)
𝑉𝑡

 V : tension appliquée à la diode(V)


 Vt =kT/q : potentiel thermodynamique (V)
 k : constante de Boltzmann
 q : charge de l'électron (C)
 T : température absolue (K) Is : courant de saturation de la diode (A)
 Iobs : courant d'obscurité (A) Le courant délivré sur une charge par une cellule
photovoltaïque éclairée s'écrit : I=Iph −Iobs
Soit :
𝑉
𝐼 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼𝑠 . [exp ( ) − 1 (I.6)
𝑉𝑡

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

Iph est le photo-courant généré, c'est-à-dire la contribution due à l'éclairement


(indépendante de la tension aux bornes de la jonction). Elle est proportionnelle à la
quantité de lumière reçue par la cellule :

𝐼𝑟
𝐼𝑝ℎ = 𝐼𝑝ℎ0 . (I.7)
𝐼𝑟0

Où Ir est l'intensité lumineuse éclairant la cellule (W/m2), Ir0, l'intensité de la


condition standard (1 000 W/m2) et Iph0, le photo-courant mesuré dans les conditions
standards.

I.11. Le panneau photovoltaïque


Est un ensemble des cellules reliées entre elle en série pour augmenter la
tension des panneaux PV ; ces panneaux solaires sont généralement à base de silicium
présentent une bonne durée de vie (30 ans) [13]

FIGURE I.10 : Ensemble des (cellules) composées d'un panneau PV

Comme pour la cellule simple, les caractéristiques électriques d'un panneau


photovoltaïque dépendent de la température, de l'ensoleillement et de façon générale, de
son environnement (orientation et inclinaison, état de surface)

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

Tab I.2 : Le rendement et surface nécessaire pour 1kW des panneaux PV

Matériau Rendement du panneau Surface nécessaire pour


1 kWc

Monocristallin 14-20% 5,5 à 7,5 m²

Poly cristallin 11-16 % 6 à 9 m²

(CdTe) 10 – 13% 8 à 10 m²

(CIGS) 10 – 13 % 8 à 10 m²

Amorphe(a-Si) 5-9 % 11 à 20 m²

I.12. Les caractéristiques électriques d'une cellule photovoltaïque


I.12.1. Courant de court-circuit 𝑰𝒄𝒄
Il s’agit du courant obtenu en court-circuitant les bornes de la cellule (V = 0 V
dans le schéma équivalent). Il s’agit du courant le plus important que l’on puisse obtenir
avec une cellule solaire. Il croît linéairement avec l’intensité d’illumination de la cellule
et dépend de la surface éclairée, de la longueur d’onde du rayonnement, de la mobilité
des porteurs et de la température.
𝐼𝑝ℎ
𝐼𝑐𝑐 = 𝑅 (I.8)
1+ 𝑠
𝑅𝑠ℎ

I.12.2. Tension à circuit ouvert 𝑽𝒄𝒐


La tension à circuit ouvert est obtenue quand le courant qui traverse la cellule est
nul. Dans le cas de cellules solaires organiques, la Vco est linéairement dépendante du
niveau de la HOMO du matériau donneur et du niveau de la LUMO du matériau
accepteur. De plus, les pertes de charges aux interfaces matériaux-électrodes peuvent
également affecter la valeur de la Vco.
La tension Vco pour laquelle le courant débité par le générateur PV est nul (la
tension maximale d'un générateur PV). Son expression est déduite de l'équation
suivante:

𝑉𝑐𝑜
𝑉𝑐𝑜
𝐼𝑝ℎ − 𝐼𝑠 (𝑒 𝑉𝑇
− 1) − =0 (I.9)
𝑅𝑠ℎ

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

𝐼𝑝ℎ
Alors l’équation sera : 𝑉𝑐𝑜 = 𝑉𝑇 . 𝐿𝑛 +1 (I.10)
𝐼0

FIGURE I.11 : Le courant court-circuit et la tension à circuit ouvert de cellule

I.12.3. La courbe courant-tension

FIGURE I .12 : La courbe courant-tension [14]

La Figure (10) montre la caractéristique courant - tension pour une cellule


photovoltaïque. Ainsi, si une résistance variable R est connectée aux bornes de la cellule
PV, le point de fonctionnement est déterminé par l’intersection de la caractéristique
I=f(V) de la cellule avec la courbe de la charge. Pour une charge résistive, la courbe de
charge est une droite avec la pente 1/R. Par conséquent, si la résistance R est petite, le
point de fonctionnement est situé dans la région AB de la courbe. Le courant I varie peu
en fonction de la tension (il est presque égal au courant de court-circuit). La cellule se
comporte comme un générateur de courant. D'autre part, si la résistance R est grande, la
cellule fonctionne dans la région CD. Dans cette zone, la tension de la cellule varie peu
en fonction du courant I : la cellule se comporte comme une source de tension qui est
presque égale à la tension de fonctionnement à vide. Dans la région BC sur la courbe, la

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

cellule PV ne peut être caractérisée ni par une source de courant, ni par une source de
tension. C’est dans cette zone que se trouve le point pour lequel la puissance fournie est
maximale dans des conditions fixées d’éclairement et de température [14].

I.12.4. Puissance optimale et facteur de forme


La puissance utile maximale : 𝑃𝑚 = 𝑉𝑚 . 𝐼 𝑚 , s'obtient en optimisant le produit
courant tension, soit :
𝐼𝑚 𝑑𝐼𝑚
= −( ) (I.11)
𝑉𝑚 𝑑𝑉𝑚
Le facteur de forme est le plus important. Il est défini comme le rapport entre la
puissance maximale de la cellule solaire et la puissance optimale. Il est déterminé par
l’équation suivante :

𝑃𝑚 𝐼 .𝑉
𝐹𝐹 = 𝐼 = 𝐼𝑚.𝑉𝑚 (I.12)
𝑐𝑐 .𝑉𝑐𝑜 𝑐𝑐 𝑐𝑜

Où Im et Vm représentent respectivement le courant et la tension du point de


fonctionnement qui permet d’extraire le maximum de puissance (P max) de la cellule.
Plus la valeur de FF est grande, plus la caractéristique I(V) ressemble à celle d’une
source idéale de courant Icc tant que V < Vco et à une source idéale de tension pour
I > Icc .
Dans le cas limite FF→1, la puissance extraite de la cellule est maximale.

I.12.5. L’influence de la résistance shunt sur la puissance DC


La figure (I.13) met en évidence l’influence de la résistance shunt (parallèle) sur
la puissance dissipée dont la cellule déficiente est occultée totalement.
On remarque que :
La résistance shunt a un effet très important sur la puissance dissipée ; la
puissance dissipée augmente avec l’augmentation de la résistance shunt et atteint leur
maximum pour une valeur de Rsh =100 ohms.

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

FIGURE I.13 : influence de la résistance shunt sur les caractéristiques (P-V)

I.12.6. L’influence de la résistance série sur la puissance DC


La résistance série à un effet très important sur la puissance dissipée ; la puissance
dissipée augmente avec la diminution de la résistance série et atteint leur maximum
pour une valeur de Rs = 0.6 ohms.

FIGURE I.14 : influence de résistance Série sur les caractéristiques (P-V) [15]

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

I.12.7. L’influence d’éclairement sur le fonctionnement du panneau


La variation d’éclairement a une influence direct sur les valeurs du courant Ipv
par contre pour les valeurs de tension Vpv ; et la puissance augmente si l’’éclairement
augmente aussi.

4
1000w/m2
3.5 800w/m2
3 600w/ 2
400w/m2
2.5
200w/m2
Ipv[A]

1.5

0.5

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Vpv[V]

FIGURE I.15 : influence de l’éclairement sur les caractéristiques (I-V)

120
1000w/m2
100 800w/m2
600w/m2
80 400w/m2
200w/m2
Ppv[w]

60

40

20

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Vpv[v]

FIGURE I.16 : influence de l’éclairement sur les caractéristiques (P-V)

18
Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

I.12.8. L’influence température sur le fonctionnement du panneau


La variation de température a une influence directe sur les valeurs de
tension𝑉𝑝𝑣 , par contre pour le courant on remarque que 𝐼𝑝𝑣 ≈ constant ; Et la puissance
augmente si la température diminue.

4
Tj=5°
3.5 Tj=10°
Tj=15°
3 Tj=20°
2.5 Tj=25°
Ipv[A]

1.5

0.5

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Vpv[V]

FIGURE I.17: influence de la variation de la température sur les caractéristiques (I-V)

120
Tj=5°
Tj=10°
100 Tj=15°
Tj=20°
Tj=25°
80
Ppv[w]

60

40

20

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Vpv[v]

FIGURE I.18 influence de la variation de la température sur les caractéristiques (P-V)

19
Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

I.13. Quelque facteur qui influe sur la puissance DC

I.13.1. Ampacité
La capacité d'un conducteur (fil) à transporter du courant s'appelle l'ampacité.
Lorsqu'un conducteur transporte plus de courant, il s'échauffe. L'isolation (comme du
plastique) autour du fil ne peut prendre que beaucoup de chaleur. Quand un chef porte
aussi beaucoup de courant, il s'échauffe au-delà de la température nominale de l'isolant
le conducteur. La température nominale du conducteur affecte l'ampacité. [16]
Facteurs influençant l'ampacité (capacité du conducteur à supporter le courant):
1. épaisseur de fil
2. Isolation autour du fil
3. températures chaudes
4. Flux d'air autour du fil
5. La chute de tension : lorsque la tension et la puissance sont perdues sur un fil.
La chute de tension est réduite lorsque le fil est court ou épais, raison pour laquelle il est
mieux utilisé des fils plus épais pour une meilleure efficacité. Parce que V = I.R, si
nous avons moins de courant, nous aurons moins de chute de tension. Cela signifie que
la tension et le courant sont directement proportionnels l'un à l'autre selon la loi d’Ohm.
Il devrait être évident qu'avoir un fil court est bon et d'avoir un fil plus épais est plus
efficace. [17]

I.13.2. Mise en série et en parallèle de modules


La mise en série des modules permet d’augmenter la tension du champ
Pour déterminer le nombre de panneaux à connecter en série, il faut connaître la
tension nominale nécessaire et la tension de fonctionnement des modules. Pour les
installations reliées au réseau, la tension nominale du champ devra se trouver si possible
au milieu de la plage de fonctionnement de l’onduleur.
Cette plage de tension correspond aux limites de fonctionnement du MPPT
(Max Power Tracker) de l’onduleur. Par exemple, un onduleur fonctionnant entre 500 et
850 V de tension d’entrée déterminera une tension nominale de 550 V. Ces 550 V de
tension nominale devraient correspondre à la tension de puissance maximale des
panneaux en série à NOCT, qui est proche de la valeur moyenne de fonctionnement
sous nos latitudes. Un autre facteur est à considérer lorsqu’on connecte plusieurs
modules en série: en première approximation, le courant obtenu sera limité par le
courant du «plus mauvais panneau» de la chaîne. Il est donc intéressant, avant de

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

monter un champ, de trier les panneaux et de connecter en série ceux ayant des courants
à la puissance maximale le plus proche possible [18].

FIGURE I.19 : Mis en parallèle en gauche et série en droite des panneaux

Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons donné des généralités sur l’utilisation des énergies
renouvelables par rapport les énergies d’origine fossiles et nous avons donné les
définitions et les mécanismes de base du principe de conversion de l’énergie solaire en
énergie électrique. Ainsi, nous avons présenté les différentes filières photovoltaïques et
aussi quelques conceptions sur la puissance du système PV.

Dans le chapitre qui suit, nous allons présenter les déférents convertisseurs DC-
DC et DC-AC.

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Chapitre I Généralités sur les énergies renouvelables

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