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Notre ambition : mieux vous servir 1

S O M M A I R E Pages
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
LEXIQUE, DEFINITIONS ET PRINCIPES

Première Partie
I. CHAMP D’APPLICATION 14

I.1. Les Assujettis 14


I.2. Régimes d’affiliation 14

II. LES OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR 15

II.1. Affiliation d’un employeur 15

II.1.1. Mode d’affiliation 15


II.1.2. Où déposer votre demande d’immatriculation ? 16

II.2. Immatriculation d’un travailleur 19

II.2.1. Mode d’immatriculation 19


II.2.2. Rattachement des ayants droit 19

II.3. Gestion du compte individuel 21

II.4. Déclaration Trimestrielle des Salaires 24

II.4.1. Comment déclarer 24


II.4.2 Echéances de dépôt de DTS et paiement des cotisations 26

III. SITUATION D’UN COMPTE 26

III.1. Etat des sommes dues 26

III.1.1. Les différents types d’états des sommes dues 28


III.1.2. Taux applicables à l’évaluation des avantages en nature 29
III.1.3. Répartition des taux par régime et par branche 29

III.2. Comment payer les cotisations ? 32

III.3. Où payer ? 32

IV. CONTROLE EMPLOYEURS 33

IV.1. Formes du contrôle 33

IV.2. Droits et Obligations du contrôleur 33


IV.3. Modalités pratiques du contrôle 33
IV.4. Contentieux du recouvrement 34

2 Notre ambition : mieux vous servir


Deuxième partie
I. PRESTATIONS SOCIALES 37

I.1. Les prestations familiales 37

I.1.1. Les prestations de maternité 37


I.1.2. La prime à la naissance 37
I.1.3. L’indemnité Journalière de Maternité 38
I.1.4. Allocations Familiales 39

I.2. Les risques professionnels 41

I.2.1. Comment déclarer un accident du travail ou de trajet


et une maladie professionnelle ? 41
I.2.2. Procédure de prise en charge des soins de première urgence 42
I.2.2.1. Typologie des prestations AT/MP 42
I.2.2.2. Indemnité journalière d’accident du travail
ou de maladie professionnelle (IJAT/MP) 44
I.2.2.3. Rente d’incapacité 44
I.2.2.4. Rente de survivants 46
I.2.2.5. Indemnités décès 47

I.3 Les pensions 47



I.3.1. Pension d’invalidité 47
I.3.2. Pension anticipée 48
I.3.3. Pension ou l’allocation de vieillesse 50
I.3.3.1. Pension de vieillesse 50
I.3.3.2. L’allocation de vieillesse 52
I.3.4. Pension ou allocation de survivants 53
I.3.4.1. Pension de réversion ou pension de survivants 53
I.3.4.2. Allocation de survivant 56
I.3.5. Remboursement des cotisations 56

II. PRESTATIONS D’ACTION SANITAIRE ET SOCIALE 57

II.1. Programme réseau de dispensation du médicament 57

II.2. Programme centre d’action sanitaire 57

II.3. Programme médecin conseil national 58

II.3.1. AT/MP Médecine du travail 58


II.3.2. SMUR 58

II.4. Programme EVASAN 58

II.5. Programme action sociale 58

Notre ambition : mieux vous servir 3


III. LES PIECES DE MAINTIEN DES DROITS 59

III.1. Les différentes pièces de maintien de droit 59

III.1.1. Certificat médical 59


III.1.2. Certificat de vie 60
III.1.3. Certificat de scolarité 61
III.1.4. Certificat de non scolarité 61
III.1.5. Certificat de non remariage 63
III.1.6. Certificat d’entretien et d’éducation 64

III.2. Quels sont les devoirs de l’assuré 64

IV. LE PAIEMENT DES PRESTATIONS 66

IV.1. Les pensions 66

IV.2. Les prestations familiales 66

IV.3. Les risques professionnels 66

V. LES CONVENTIONS INTERNATIONALES 67

V.1. Champ d’application personnel 68

V.2. Assurance volontaire 69

V.3. Prestations familiales 69

V.4. Accident du travail et maladie professionnelle 70

V.5. Pension 71

V.6. Pension d’invalidité ou d’inaptitude au travail 74

V.6.1. Pension d’invalidité 74


V.6.2. Pension d’inaptitude au travail 74

CONCLUSION 76

4 Notre ambition : mieux vous servir


L
a Caisse Nationale de Sécurité Sociale (C.N.S.S.) est régie par la loi N°6/75 du 25 novembre
1975 portant Code de Sécurité Sociale qui lui confère les missions de service public. Les
usages et les pratiques de gestion des prestations techniques souvent incompris par les
Employeurs et les Assurés sociaux conduisent à des incompréhensions parfois préjudiciables
pour l’accomplissement de ces missions.

Ce Guide Pratique que nous publions est un recueil de renseignements utiles d’ordre adminis-
tratif, financier, juridique et technique qui indiquent :

- Pour l’Employeur, l’ensemble des formalités administratives à remplir, des prcédures


à suivre pour s’immatriculer, déclarer les salaires et verser les cotisations, ainsi que ses
obligations ;
- Pour l’Assuré Social, les informations et les procédures usuelles pour bénéficier des pres-
tations sociales offertes par la Caisse, et les conditions essentielles de leur acquisition.

Ce Guide Pratique a donc pour objectif de :

- Faciliter la compréhension des mécanismes de fonctionnement de


la C.N.S.S., ainsi que des textes et usages qui régissent les relations
entre elle et ses usagers (Employeurs et Assurés sociaux) ;
- Clarifier les textes législatifs (Lois et Ordonnances) et règlementaires
(Décrets et Arrêtés ministériels) ;
- Mettre à la disposition de tous les usagers un outil de travail plus
illustratif et accessible ;
- Garantir une plus grande proximité avec les assujettis et améliorer
la qualité de service ;
- S implifier les informations administratives et juridiques afin de ren-
forcer la communication entre les usagers et la Caisse.

La C.N.S.S. exerce des activités d’ordre économique et social, articulées autour de quatre mis-
sions principales :

- L’immatriculation des employeurs et des travailleurs ;


- Le recouvrement des cotisations ;
- Le paiement des prestations sociales ;
- L’action sanitaire et sociale et la prévention des risques professionnels.

Elle est gérée par un Conseil d’Administration, composé d’un Président, de douze membres
titulaires, représentants des travailleurs (4) ; les employeurs (4) et l’Etat (4). Le Conseil d’Adminis-
tration dispose de trois Commissions :
- La Commission Permanente ;
- La Commission de Contrôle ;
- La Commission de Recours Gracieux.

La maîtrise des procédures et des usages à la C.N.S.S. par tous, facilitera les échanges et permettra
d’asseoir une meilleure compréhension entre les Employeurs, les Assurés sociaux d’une part, et la
C.N.S.S. d’autre part. Mieux, elle répondra à notre ambition de mieux servir nos usagers.

Notre ambition : mieux vous servir 5


Définitions

Accident de trajet : L’accident qui survient pendant le trajet d’aller


ou de retour entre la résidence du travailleur et son lieu de travail,
dans la mesure où le parcours n’est ni interrompu, ni détourné pour
un motif personnel ou indépendant de son emploi.

Accident du travail : L’accident survenu à un travailleur, quelle qu’en soit la cause,


par le fait ou à l’occasion du travail.
L’accident survenu pendant les voyages dont les frais sont à la charge de l’employeur,
en application du code du travail : mission, recrutement, déplacement,…

Adhérent : Tout travailleur intégrant le régime de retraite complémentaire.

Affiliation : Lien de rattachement de l’employeur au régime de protection sociale.

Affilié : L’employeur assujetti à un régime de protection sociale.

Allocataire : Personne physique du chef desquelles les prestations sont dues.

Allocation de survivants :

Allocation de vieillesse :

Assiette des cotisations : Ensemble des rémunérations perçues par les personnes
assujetties y compris les indemnités, primes, gratifications, commissions, et tous les
autres avantages en espèces ainsi que la contre-valeur des avantages en nature, à
l’exclusion de remboursement de frais professionnels (Cf. Arrêté 76/MTEPS du 27
mai 2011) et des prestations sociales versées.

Assujetti : Personne physique ou morale éligible à un régime de protection sociale.

Assurance-chômage : Système de protection sociale couvrant l’assujetti en situation


de chômage.

Assuré : Affilié bénéficiaire des prestations servies par un régime de sécurité sociale
ou personne sur la tête de laquelle repose l’assurance.

Assureur : Organisme de gestion d’un régime de protection sociale.

Attributaire : Personne physique (Tuteur ou concubine) entre les mains de laquelle


il est prescrit d’effectuer le paiement des prestations.

Ayant droit : Personne physique tenant ses droits de l’ouvrant droit.

Bénéficiaire : Personne ayant vocation à jouir des prestations du régime de protection


6 Notre ambition : mieux vous servir
sociale concerné.

Branche de prestations : Groupe de prestations déterminées offertes par un régime


de protection sociale et correspondant à la nature des risques couverts.

Capital assuré ou capital garanti : Prestation due au bénéficiaire par l’assureur relative
à la réalisation du risque assuré ou à l’échéance du contrat.

Certificat de Cessation de Paiement : Document délivré par une administration


publique ou privée de sécurité sociale, attestant d’une cessation de paiement des
allocations familiales à un assuré pour cessation d’activité, changement de régime
ou transfert des droits à l’autre parent.

Certificat de non affiliation : Document délivré par une administration publique


ou privé de sécurité sociale, attestant qu’une personne (salariée ou non) n’est pas
affiliée à un régime lui permettant d’ouvrir les droits aux prestations familiales.

Certificat de non perception : Document délivré par une administration publique


ou privée (Solde, Bourses et Stages, CNSS) qui fait constater la privation ou non
jouissance de droits sociaux d’un enfant par l’un des parents au bénéfice de l’autre
lorsqu’ils sont affiliés dans des régimes différents de sécurité sociale.

Certificat de non scolarité : Pièce périodique délivrée par la CNSS qui sert d’ouverture, de
renouvellement et de régularisation des droits aux allocations familiales des enfants à
charge atteints d’une infirmité, d’une maladie incurable leur imposant l’inaccessibilité
à l’école et ce jusqu’ à l’ âge de 20 ans. Il est aussi considéré comme un certificat de vie
et soumis aux visas d’un médecin CNSS ou connu à l’ordre du médecin.

Certificat de scolarité : Pièce périodique délivrée par la CNSS qui sert d’ouverture, de
renouvellement et de régularisation des droits aux allocations familiales des enfants
à charge scolarisés ayant entre 03 et 17 ans en apprentissage et de 03 à 20 ans s’il
poursuit ses études. Il est soumis au visa de l’un des responsables de l’établissement
(Directeur d’école primaire, Directeur d’études, Censeur, Principal, Proviseurs des
établissements scolaires et Responsables des établissements professionnels).

Certificat médical : Pièce périodique délivrée par la CNSS qui sert d’ouverture, de
renouvellement et de régularisation des droits aux allocations familiales des enfants
à charge ayant entre 0 et 3 ans.

Chômage : Situation de toute personne physique apte au travail, reconnue comme


tel par les organismes compétents, et qui recherche un emploi.

Conjointe : C’est l’épouse de l’assuré

Contentieux :

Contrôle employeur :

Cotisation sociale : Contribution financière obligatoire ou volontaire d’un affilié


destinée au financement d’un régime de protection sociale.

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Cotisations dues : Ensemble des contributions salariales et patronales assises sur une
assiette et destinées au financement de la Sécurité Sociale. Elle comprend des prélève-
ments obligatoires d’assurés sociaux et de leurs employeurs indexés sur les revenus profes-
sionnels. Les cotisations sont assises dans la limite d’un plafond (1.500.000 Francs
CFA) et d’un plancher (Salaire Minimum Inter- professionnel Garanti – SMIG).

Déclaration Trimestrielle des Salaires : Formulaire par lequel l’employeur dé-


clare l’ensemble des rémunérations qu’il verse à ses travailleurs au cours d’un
trimestre.

Délai de carence : Délai imparti à l’organisme de gestion en charge des risques


professionnels, pour se prononcer sur le caractère professionnel ou non de l’accident
ou de la maladie et pendant laquelle la garantie n’est pas due au bénéficiaire.

Droits dérivés : Droits rattachés aux ayants droit.

Droits propres : Droits rattachés à l’ouvrant droit.

Échéance principale : Date anniversaire du contrat.

Employeur : Personne physique ou morale publique ou privée qui engage une ou


plusieurs personnes à déployer une activité professionnelle moyennant un salaire.

Enfants à charge : Enfants vivant ou non avec l’assuré et auxquels ce dernier assure
en permanence les moyens de vie, notamment :
- les enfants naturels ou légitimes de l’assuré ;
- les enfants du conjoint de l’assuré ;
- les enfants ayant fait l’objet d’une mesure judiciaire.

Etats des sommes dues : Récapitulatif de la créance de l’employeur en termes de


principal de cotisation et de pénalités suite au dépôt tardif de la DTS et au paiement
tardif des cotisations.

Fonds de réserves permanent : Patrimoine de rapport permettant au régime par


répartition de compléter ses recettes courantes tirées des cotisations sociales par
les produits financiers encaissés.

Garde juridique : Fait pour une personne s’intéressant à un mineur de se voir confier
sa garde par le Tribunal, lorsqu’il est avéré que les parents de l’enfant ne sont pas en
mesure d’assurer sa charge effective.

Immatriculation :

Immatriculation d’un employeur : Opération d‘inscription administrative de


celui-ci à la C.N.S.S. Cette opération est matérialisée par l’attribution d’un
numéro cotisant.

Immatriculation d’un travailleur : Opération administrative permettant l’inscrip-


tion d’un travailleur à la C.N.S.S.. Elle est sanctionnée par la délivrance d’une carte
d’assuré social.

8 Notre ambition : mieux vous servir


Incapacité : Réduction temporaire de certaines facultés ou fonctions physiques ou
morales chez une personne.

Indemnité journalière de maternité : Prestation non permanente qui compense la


perte de revenu liée au congé de maternité. La période des congés de maternité est
de 14 semaines dont 6 semaines soit 42 jours avant et 8 semaines soit 56 jours après
l’accouchement. Elle n’est due qu’à la femme salariée. Elle est payable à n’importe
quel moment.

Invalidité : Réduction totale des capacités physiques ou mentales de l’assuré.

Liquidation : Ensemble des opérations qui permettent de quantifier le droit.

Maladie professionnelle : Maladie contractée par le travailleur exposé de façon ha-


bituelle à l’action de certains agents nocifs, chimiques ou pathogènes mentionnés
dans le tableau des maladies professionnelles, dans l’exécution de son travail.
Trois éléments caractérisent la maladie professionnelle :
- Le travailleur doit avoir été exposé aux risques pendant une certaine période ;
- Le travailleur doit présenter les symptômes de la maladie dans un délai dé-
terminé après avoir changé ou quitté l’emploi à l’occasion duquel il pouvait
être exposé ;
- La maladie doit figurer sur la liste des maladies professionnelles reconnues
comme telles par la législation nationale.

Médecin Conseil : Médecin ou groupe de Médecins habilité par l’organisme de gestion


d’un régime de protection sociale pour agir en son nom en matière médicale.

Médecin du travail : Médecin spécialisé en sécurité et santé au travail.

Ordonnance de tutelle : Mesure de protection judiciaire d’un mineur dont le père


et la mère sont décédés et qui délègue à une personne l’autorité parentale.
Organisme de sécurité sociale : Personne morale de droit public ou de droit privé
chargée de la gestion d’un régime de protection sociale.

Ouvrant droit : Personne titulaire d’un droit générateur d’avantages au bénéfice de tiers.

Pension :

Pièce périodique : Document administratif permettant d’ouvrir, de renouveler, de


maintenir ou de régulariser les droits de l’assuré social.

Plafond : Revenu maximum à prendre en compte pour le calcul des cotisations et


prestations des assurés.

Plancher : Revenu minimum à prendre en compte pour le calcul des cotisations et


des prestations sociales.

Prescription : Réalisation du terme entrainant la déchéance du droit et rendant


toute action irrecevable.

Prestataire : Etablissements, pharmacies, laboratoires, professionnels indépen-


Notre ambition : mieux vous servir 9
dants, des groupements de professionnels ou toutes autres formations ou structures
se livrant à la fourniture des prestations.

Prestations de santé :

Prestations familiales : Ensemble des droits en espèces ou en nature octroyés à l’assu-


ré ayant les enfants éligibles à charge en compensation des frais relatifs à la maternité,
l’entretien et l’éducation.

Prestations sociales : Services fournis par la branche d’activité d’un régime de pro-
tection sociale.

Prévention : Ensemble de mesures ou actions destinées à réduire ou éliminer un


danger ou un risque professionnel.

Prévoyance sociale : Ensemble des systèmes d’assurance publics ou privés auxquels


une personne peut souscrire afin de se garantir d’un risque.

Prime à la naissance :

Protection sociale : Ensemble des mécanismes de prévoyance permettant aux


individus de faire face aux conséquences des risques de la vie notamment la
maternité, la vieillesse, l’invalidité, la maladie, les charges de famille, la précarité, la
pauvreté ou l’exclusion sociale.

Rachat des cotisations : Possibilité donnée à un assuré social de compléter les pé-
riodes d’assurance manquantes pour remplir la condition générale de 120 mois au
cours des 20 dernières années précédant la date d’admission à pension.

Régime complémentaire : Ensemble des droits et obligations complémentaires


permettant aux membres adhérents, régis par le droit commun, de se constituer un
complément de prestations personnalisées.

Régime de protection sociale : Ensemble des droits et obligations réciproques des


bénéficiaires, des employeurs et des organismes de gestion.
Régime spécial : Ensemble des droits et obligations des assujettis d’une branche
d’activité déterminée ou d’une catégorie d’assujettis spécifiques.

Régime général : Ensemble des droits et obligations des assujettis de droit commun
et des organismes de gestion.

Rente : Revenu versé périodiquement au bénéficiaire après réalisation du risque


assuré ou à l’échéance, selon les termes du contrat.

Risque professionnel : Tout fait ou événement quelconque générateur d’un dommage


causé à un travailleur, au cours ou à l’occasion de son activité professionnelle.

Risque social : Ensemble de situations ou d’aléas couverts par un régime de protection


sociale.

Sécurité sociale : Service public qui assure l’ensemble des risques sociaux des travailleurs,
10 Notre ambition : mieux vous servir
salariés et des professions libérales, des travailleurs indépendants et des travailleurs
non-salariés, des salariés agricoles.

Situation d’un compte : Opération qui consiste à déterminer le solde du compte


cotisant à l’endroit de la CNSS depuis la date de 1er embauche jusqu’à la période
faite par l’employeur.

Souscripteur ou contractant : Personne physique ou morale ayant conclu avec l’as-


sureur le contrat d’assurance.

Statut : Qualités en vertu desquelles l’assuré bénéficie des prestations de santé au


titre de l’assurance maladie et qui comprennent les gabonais économiquement
faibles, les agents de l’Etat et les travailleurs du secteur privé.

Ticket modérateur : Partie du coût des prestations en charge de l’assuré pouvant,


le cas échéant, être partiellement ou totalement supportée par un organisme de
gestion complémentaire ;

Travailleur : Toute personne physique, quels que soient son sexe et sa nationalité,
qui s’est engagée à mettre son activité professionnelle, moyennant rémunération,
sous la direction et l’autorité d’une autre personne physique ou morale, publique
ou privée.

Tutelle : Pouvoir de contrôle exercé par l’autorité administrative compétente sur


les actes et les personnes de l’organisme de gestion.

Ò
Notre ambition : mieux vous servir 11
12 Notre ambition : mieux vous servir
I. L’EMPLOYEUR

I.1 Les Assujettis

Sont assujettis au Régime de Sécurité Sociale géré par la C.N.S.S :


• Les employeurs des secteurs privés, parapublics, établissements industriels et
commerciaux;
• Les Organismes internationaux;
• Les Administrations et Collectivités locales;
• Les travailleurs salariés et les travailleurs indépendants;
• Les gérants des sociétés à responsabilité limitée;
• Les apprentis titulaires d’un contrat d’apprentissage;
• Les stagiaires en activité temporaire dans une entreprise pour leur formation;
• Les élèves des établissements publics d’enseignement technique, des
centres d’apprentissage ou de préapprentissage, des centres de formation
professionnelle, des établissements ou centres privés d’enseignement pro-
fessionnel;
• Les coupeurs libres;
• Les membres de sociétés coopératives ouvrières de production;
• Les gérants non salariés des coopératives et leurs préposés;
• Les présidents, directeurs et directeurs généraux des sociétés
• anonymes;
• Les détenus exécutant un travail pénal (pour la branche des risques
• professionnels) ;
• Ou toute autre personne physique ou morale prévue par les textes en matière
de protection sociale.

I.2. Régimes d’affiliation

• Régime Général pour les travailleurs des sociétés privées et du secteur pa-
rapublic;

• Régime Administration et Collectivité Locale pour les travailleurs exerçant


dans les services de l’Etat et qui ne relèvent pas d’un autre régime de Sécurité
Sociale;

• Régime Gens de Maison pour les travailleurs domestiques payés sur la base
des revenus de ménage;

• Régime Assuré Volontaire pour l’assuré social qui a cessé toute activité
salariée et qui s’engage à poursuivre le versement de ses cotisations pour
la branche vieillesse. Cette inscription ne peut intervenir que s’il a préala-
blement été affilié pendant six (6) mois consécutifs au régime de Sécurité
Sociale. Sa demande n’est recevable que si elle est formulée dans le délai de
deux (2) ans qui suit la cessation d’activité ;

• Ou tout autre régime d’assurance sociale qui pourra y être rattaché.

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LES OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR

Les obligations de l’employeur vis-à-vis de la C.N.S.S. sont les suivantes :

• S’affilier à l’Organisme ;
• Immatriculer les travailleurs aux dates légales ;
• Déclarer les salaires des travailleurs ;
• Verser les cotisations conformément aux dates légales.

L’immatriculation permet :

- d’identifier et de localiser les assujettis ;


- de générer les droits sociaux et ceux de leurs ayants droit.

II.1. Affiliation d’un employeur

II.1.1. Mode d’affiliation

Deux moyens sont prévus :

- Une immatriculation électronique ;


- Une immatriculation physique.

Pièces à fournir

• Une demande d’immatriculation employeur dûment remplie (formulaire à


télécharger sur le site www.cnss.ga) ;
• Un état de recensement des travailleurs ;
• Un dossier juridique de l’entreprise ou de l’administration (statuts, agrément,
patente, fiche circuit, registre de commerce, décret portant création de
l’administration, etc.) ;
• Une copie légalisée de la carte d’identité ou du passeport en cours de validité
pour les nationaux représentant ou gérant de la société ;
• Une copie légalisée de la carte de séjour ou passeport en cours de validité
pour les non nationaux représentant ou gérant de la Société ;
• Un Relevé d’identité bancaire.

14 Notre ambition : mieux vous servir


Notre ambition : mieux vous servir 15
16 Notre ambition : mieux vous servir
Consignes particulières

- L’immatriculation en ligne doit être complétée par le dépôt de documents


physiques, certifiés conformes aux Guichets de la C.N.S.S. pour générer un
identifiant unique ;
- L’immatriculation d’un employeur est matérialisée par l’attribution d’un
numéro cotisant ;
- Le dépôt du Relevé d’Identité Bancaire n’est pas obligatoire pour les employeurs
des régimes Gens de maison, Administration et collectivité locales, les travailleurs
indépendants.
- Pour éviter tout rejet de dossier, l’employeur doit respecter scrupuleuse-
ment la liste des pièces à fournir afin d’obtenir la notification du numéro
cotisant à laquelle sont jointes les règles de gestion ou instructions fondamen-
tales à son régime d’immatriculation.

NB: En cas de cessession ou de suspension d’activité, l’Employeur doit notifier à


la C.N.S.S. par lettre recommandée dans un délai de 15 jours :

- Les modifications survenues dans la forme juridique de l’entreprise ;


- Les changements opérés parmi les administrateurs ou les gérants ;
- Les changements d’adresse de l’entreprise ;
- La cessation provisoire d’activité. Dans ce cas, l’employeur doit justifier d’une
attestation délivrée par le greffe commercial ;
- La fermeture définitive de l’entreprise. Dans ce cas, l’affilié doit adresser à la
C.N.S.S. un jugement de radiation délivré par le tribunal en plus du PV de dissolution.

II.1.2. Où déposer votre demande d’immatriculation ?

- Pour l’envoi d’une demande d’immatriculation employeur en ligne, se connecter


à l’espace Employeur via le site : www.cnss.ga.
- Pour l’envoi d’une demande d’immatriculation employeur en ligne, l’employeur
est tenu de se connecter avec son code d’accès (Numéro cotisant et son mot de
passe confidentiel) sur le site : www.cnss.ga.
- Pour une demande physique d’immatriculation, le doit être dossier auprès de la
représentation C.N.S.S. la plus proche.

II.2. Immatriculation d’un travailleur

II.2.1. Mode d’immatriculation

Deux moyens sont prévus :

- Une immatriculation électronique ;


- Une immatriculation physique.

Pièce à fournir

- Une demande d’immatriculation travailleur, dûment remplie (formulaire à té-


lécharger sur le site www.cnss.ga ) ;
- Une copie légalisée de l’acte de naissance ou du jugement supplétif légalisée;

Notre ambition : mieux vous servir 17


- Une fiche individuelle d’état civil pour les non nationaux ;
- Deux photos d’identité couleur sur fond blanc.

18 Notre ambition : mieux vous servir


II.2.2. Rattachement des ayants droit

Trois moyens sont prévus :

- Au moment de l’immatriculation du salarié;


- Au cours de l’activité du salarié;
- A l’ouverture des droits.

Notre ambition : mieux vous servir 19


Pièce à fournir

- Un formulaire (où le recupère t-on?)de structure familiale dûment rempli ;


- Copies légalisées d’actes de naissance ou jugements supplétifs des enfants ;
- Copies légalisées d’actes de naissance ou jugements supplétifs du conjoint ou
de la conjointe ;
- Copies légalisées d’actes de naissances ou jugements supplétifs du concubin ou
de la concubine ;
- Une copie légalisée d’acte de mariage.

II.3. Gestion du compte individuel

Elle est matérialisée par :


- L’Immatriculation du salarié ;
- le Certificat d’embauche ;
- le Certificat de cessation de travail ;
- le Dépôt de la Déclaration Trimestrielle de Salaire (DTS).

Consigne particulière

L’embauche ou la cessation d’activité d’un travailleur déjà immatriculé est notifiée


dans un délai de huit (8) jours par l’employeur à l’aide des imprimés appelé : « Certificat
d’embauche» ou « Cerficat de Cessation de Travail » disponibles et téléchargeables en
ligne sur le site : www.cnss.ga.

Les conséquences de la non immatriculation pour le salarié et pour l’employeur

Faute par l’employeur de n’avoir pas satisfait à l’obligation d’affiliation dans les délais
prévus par la loi, la CNSS adresse à celui-ci, une mise en demeure l’obligeant à s’affi-
lier. A défaut de réponse dans un délai 14 jours, la CNSS procède d’office à l’affilia-
tion de l’employeur et à l’immatriculation des salariés. La date d’affiliation est fixée
rétroactivement à la date d’embauche du 1er salarié.

Dans le cas d’affiliation d’office, la C.N.S.S. verse au salarié à sa demande, les prestations
auxquelles il peut prétendre. L’employeur affilié d’office est tenu de rembourser à la
Caisse le montant desdites prestations.

20 Notre ambition : mieux vous servir


Notre ambition : mieux vous servir 21
II.4. Déclaration Trimestrielle des Salaires (DTS)

Tout employeur est tenu de produire la DTS en faisant ressortir, pour chacun des salariés
qu’il a occupé au cours du trimestre écoulé, le montant total plafonné des rémunérations
ou gains perçus par les travailleurs ainsi que la durée du travail effectué.

22 Notre ambition : mieux vous servir


La DTS permet de :

- Appeler la cotisation ;
- Alimenter le compte employeur et les comptes individuels des salariés en vue
de la reconstitution de leur carrière ;
- Suivre la carrière d’un assuré social ;
- Déterminer la base de la cotisation à payer ;
- Liquider les prestations sociales.

II.4.1. Comment déclarer ?

- Se connecter au site www.cnss.ga et accéder au menu e-services dans « Espace


employeurs » pour vous authentifiez avec votre numéro cotisant et votre code
d’accès.

NB : La liste des salariés de l’entreprise est consultable sur cet espace.

L’employeur complète la DTS en indiquant les salaires déplafonnés et plafonnés, le


temps de présence, le montant des déductions autorisées, les taux spécifiques.

Consignes particulières

- La structure du fichier n’est pas modifiable ;


- Tous les salariés doivent être immatriculés et rattachés à l’employeur ;
- Le remplissage de tous les champs ou toutes les rubriques de la DTS est obligatoire ;
- Le respect scrupuleux des dates de retour des DTS est de rigueur pour éviter la
sanction relative aux taxations ;
- Le défaut de production de la DTS aux échéances prescrites donne lieu à l’application
d’une pénalité de 15%. Elle est majorée de 3% par trimestre supplémentaire ;

II.4.2. Echéances de dépôt de DTS et paiement des cotisations

Pour éviter de subir des pénalités liées au défaut de paiement et/ou à l’absence de
production de la DTS, l’employeur doit déclarer et payer les cotisations de ses employés
aux dates exigibles.

TRIMESTRES PERIODE ECHEANCE


1er Trismetre Du 1 er au 30 Avril de l’Année N

2 ème Trismetre Du 1 er au 31 Juillet de l’Année N

3 ème Trismetre Du 1 er au 31 Octobre de l’Année N

4 ème Trismetre Du 1 er au 31 Janvier de l’Année N + 1

Notre ambition : mieux vous servir 23


24 Notre ambition : mieux vous servir
III. SITUATION D’UN COMPTE

III.1. Etat des sommes dues

L’état des sommes dues reprend les éléments suivants :

- La période de référence ;
- Le montant dû ;
- Les délais d’exigibilité ;
- Les périodes dues ;
- Les masses salariales correspondantes ;
- Les taux requis ;
- Le principal des cotisations et éventuellement les pénalités (les majorations et
taxations) y afférentes ;
- Une synthèse des soldes.

Consignes particulières

- Lorsque le montant des salaires servant de base au calcul des cotisations n’a pas
été communiqué à la Caisse, une taxation d’office est effectuée sur la base des
salaires ayant fait l’objet de la déclaration la plus récente majorée de 25% ;
- A défaut d’appliquer la taxation d’office, le montant des cotisations est calculé
forfaitairement ;
- A la fin d’un exercice annuel, l’employeur doit procéder à la régularisation des
salaires en vérifiant que l’ensemble des déclarations correspond à l’intégralité
des versements, ce, dans la limite du plafond annuel.

La créance ainsi générée sera traitée à travers un état des sommes dues auquel est
joint, un courrier de rappel à l’attention de l’employeur redevable des cotisations,
lequel est tenu de répondre sous quinzaine.

III.1.1. Les différents types d’états des sommes dues

II en existe trois :
- Au déclaré ;
- Au forfait ;
- Au divers.

Notre ambition : mieux vous servir 25


26 Notre ambition : mieux vous servir
III.1.2. Taux applicables à l’évaluation des avantages en nature

- Logement……….6% ;
- Domesticité …….5% ;
- Eau, éclairage …...5% ;
- Par véhicule……..10% ;
- Nourriture….……25% avec un maximum de 120.000 FCFA par
personne et par mois.

Notre ambition : mieux vous servir 27


III.1.3. Répartition des taux par régime et par branche

Les taux de cotisations sont fixés par Décret sur proposition du Ministre de Tutelle,
en pourcentage des rémunérations soumises à cotisations.

Tableau des taux par régime

Pour l’assurance volontaire, le taux de 7,5% est réparti comme suit :


- Part patronale : 5% ;
- Part salariale : 2,5%.

Les deux parties sont payées par l’employeur qui se charge de précompter la part
salariale à chaque paie.

Tableau des taux par branche et par part

Tableau du régime Gens de Maison (forfait trimestriel)

Le régime Gens de Maison n’est pas soumis aux cotisations des branches
« distribution des médicaments » (2%).

28 Notre ambition : mieux vous servir


Ventilation de la cotisation par branche « Gens de maison »

Tableau synthèse de répartition par régime, par branche et par part


Mode de calcul
REGIMES EMPLOYEURS
GENERAL ET COLLECTIVITES LOCALES ASSURANCE
ADMINISTRATIONS GENS DE MAISON VOLONTAIRE

CNSS
ALLOCATIONS FAMILIALES AF 8,00 3 605 NEANT

RISQUES PROFESSIONNELLES RP 3,00 905 NEANT

PENSIONS PN 5,00 2,5 455 1 350 7,50

SOUS TOTAL CNSS 16,00 2,5 4 965 1 350

TOTAL CNSS 18,50 6 315 7,50

Comment calculer la cotisation ?

Le calcul des cotisations se fait sur la base des éléments suivants :


- La masse salariale (total des salaires trimestriels perçus) ;
- La cotisation brute due ;
- La déduction autorisée ;
- La cotisation nette due ;
- La date d’arrêté de la situation ;
- La date de paiement ;
- Le montant payé.

La masse salariale est égale à la somme des salaires trimestriels plafonnés.

Exemple : 80.000 F X 3 (nombre de mois) = 240.000 Francs CFA (base cotisations)

Notre ambition : mieux vous servir 29


1) Situation normale

Le principal = Masse salariale plafonnée X taux de cotisation


Soit : Cotisation principale: 240.000 X 18,5 % = 44.440 F CFA

2) Situation hors délais

Calcul de la majoration de retard pour paiement tardif. La majoration de retard est


égale à la cotisation principale X 2 % par mois ou fraction de mois de retard, soit
6% par trimestre.

Exemple pour un mois de retard : 44.440 F X 2 % = 888 Francs CFA


La cotisation totale due = Principal + pénalités = 44.440 F + 888 F = 45.288 F CFA

Déduction autorisée
Exemple : Soit 21.000 F CFA d’Allocations Familiales
21.000 X 2% = 420 F CFA le montant de la ristourne.

Cotisation nette due :


44.440 - 21.420 = 22.980 F CFA.

Calcul de la part patronale et de la part salariale :


Part patronale :
Exemple : 240.000 F X 16% = 38.400 FCFA
Part salariale ;
Exemple : 240.000 F X 2,5% = 6.000 FCFA.

3) Situation de non retour de DTS

Calcul de la taxation
La taxation de dépôt tardif de la DTS s’applique dans les cas suivants :
o Cas où la masse salariale n’est pas déclarée, l’on se réfère à la déclaration la plus
récente majorée de 25%.

Exemple : dernière déclaration de salaires 240.000 F CFA


Taxation d’office: 240.000 X 25 % = 60.000 F CFA
Base cotisations: 240.000 + 60.000 FCFA= 300.000 F CFA
Cotisation due: 300.000 X 18,5 % = 55.500 F CFA

o Cas où la masse salariale est inconnue, l’on se réfère au montant des salaires
déterminés par la Caisse sur la base de la comptabilité de l’employeur. En
l’absence d’informations, le montant est fixé forfaitairement par la Caisse en
fonction des taux de salaires pratiqués dans la profession.
Masse salariale de référence majorée de 25 % :

Exemple : nombre de salariés : 5


Montant du SMIG: 80.000 F CFA
Masse salariale inconnue : (80.000 X 5) X 3 (nombre de mois) = 1.200.000 F CFA
Taxation forfaitaire: 1.200.000 X 25% = 300.000 Francs CFA
Base cotisations: 1.200.000 + 300.000 FCFA = 1.500.000 Francs CFA
Cotisation brute due: 1.500.000 X 18,5% = 277.500 F CFA.
30 Notre ambition : mieux vous servir
III.2. Comment payer les cotisations ?

- Par virement ;
- Par chèque ;
- En espèces ;
- Par traite.

En cas de virement bancaire, l’Employeur, après paiement de cotisations sociales,


doit produire à la CNSS les justificatifs de l’opération contre la délivrance d’une quittance
de paiement de la cotisation due.

III.3. Où payer ?

Le paiement des cotisations s’effectue auprès de la représentation C.N.S.S. la plus


proche.

Consignes particulières

Tous les reçus manuels d’encaissement émis par la DRC doivent être régularisés par
la génération automatique des quittances de recettes qui servent à la comptabilisation
des paiements reçus en spécifiant :

- Pour les employeurs dont les Allocations Familiales (AF) sont versées aux
assurés par la C.N.S.S, le montant brut des cotisations payées ;
- Pour les employeurs versant directement les Allocations Familiales (AF) aux
salariés, le montant déduit (AF et ristourne) après réception du bordereau
d’AF édité par la C.N.S.S et, la cotisation nette.

IV. LE CONTROLE EMPLOYEURS


Le contrôle a pour objet de procéder à la vérification de la conformité de l’assiette
des cotisations sociales et l’exhaustivité des déclarations faites par les Employeurs.
Il permet également d’apporter des conseils pratiques à caractère pédagogique en
matière de Sécurité Sociale.

IV.1. Formes du contrôle

Le contrôle peut être spontané ou planifié

- Il est dit spontané ou inopiné lorsqu’il est initié à la demande de la hiérarchie


pour une vérification spécifique ;
- Il est dit planifié lorsqu’il est prévu dans le plan annuel ou semestriel des
contrôles.

I V.2. Droits et Obligations du Contrôleur

Le contrôle est effectué par les agents de la Caisse agréés et assermentés à cet effet.

Notre ambition : mieux vous servir 31


Le Contrôleur est investi du pouvoir de :
- Pénétrer librement pendant les heures d’ouverture dans tout établissement
assujetti aux régimes de Sécurité Sociale ;
- Se faire présenter tout document utile à la réalisation du contrôle ;
- Se faire assister en cas de nécessité par les forces de l’ordre.

Il a l’obligation de :
- Présenter sa carte professionnelle et son ordre de mission ;
- Respecter le secret professionnel quant aux informations et procédés dont il
a pris connaissance pendant la vérification.

Consigne particulière

Les obstacles à contrôle sont interdits et réprimandés par la Loi.

Cas d’obstacles à contrôle : Refus de recevoir les contrôleurs, Reports répétitifs,


Rétention de l’information, Refus de collaborer, Refus de recevoir la notification de
l’état de redressement, Injures, etc.

IV.3. Modalités pratiques du controle

La procédure de contrôle s’exécute en trois étapes :

Préparatoire
L’avis de contrôle validé par le Directeur du Recouvrement est envoyé avec accusé
de réception à l’employeur Huit (8) jours au minimum avant le début du contrôle ;

Déroulement du Contrôle sur le terrain


- Le contrôle débute toujours par un entretien avec l’employeur ou son repré-
sentant.
- Les contrôles se font généralement sur trois (3) ans (vérification de l’assiette
des cotisations sociales dans le respect du plafond légal).

Les supports de travail utilisés sont les suivants :


- Les statuts de la société ;
- Registre d’employeur ou d’embauche, liste des effectifs de tout le Personnel ;
- Les contrats de travail, les conventions de stage en entreprise ;
- Bulletins et livres de paie pour les mêmes périodes ;
- Grand-livre et Balance générale des périodes considérées ;
- Livre de caisse ou journal de caisse ;
- Liasse fiscale ;
- DAS (Déclaration Annuelle des Salaires) modèles 36A-36B... ;.
- Doubles des DTS / DTC.
- Et tout autre document utile au contrôle.

Clôture
- Entretien final ;
- Procès-verbal ;
- Notification du redressement ou de non redressement.

32 Notre ambition : mieux vous servir


Consigne particulière

En cas de redressement, l’employeur a l’obligation de produire les DTS additives ou


correctives.

IV.4. Le Contentieux du recouvrement

Le contentieux est constitué de l’ensemble des litiges nés de l’inobservation des


règles en matière de recouvrement des cotisations sociales par les employeurs.

Le recouvrement comprend deux phases :


- La phase précontentieuse ;
- La phase contentieuse.

Phase Précontentieuse
Elle est mise en œuvre par l’envoi d’un état récapitulatif des sommes dues à l’Em-
ployeur débiteur, l’invitant à régulariser sa situation dans un délai de Quinze (15) jours.
Cette phase peut être accompagnée des relances téléphoniques ou des courriers
électroniques.

Phase du Contentieux
La C.N.S.S. peut procéder à l’envoi d’une contrainte judiciaire rendue exécutoire par
un huissier de justice.

La Caisse a également la possibilité d’intenter une action civile et/ou pénale.


L’action civile vise le remboursement alors que l’action pénale conduit à une
condamnation. Les deux actions peuvent être menées concomitamment.

En cas de cession d’un fonds de commerce par un affilié, la CNSS fait opposition au
paiement du prix de vente pour toutes les sommes qui lui sont dues à la date de la
cession.

En cas de décès, de faillite ou de liquidation judiciaire d’un affilié, la CNSS réclame


à la succession, au syndic ou au liquidateur judiciaire les sommes dues à la date du
décès, de la faillite ou de la liquidation judiciaire.

En cas de faillite ou de liquidation judiciaire, si l’activité de l’entreprise est maintenue,


le syndic ou le liquidateur judiciaire est tenu de verser à la Caisse, le montant des
cotisations dues par suite de l’emploi du personnel pour la période postérieure à la
date de faillite ou de la liquidation judiciaire.

La CNSS peut procéder, en plus de l’action pénale ou de l’interdiction de sortie du


territoire, à l’envoi d’un Avis à Tiers détenteur ou d’une contrainte rendue exécutoire
par le Président du Tribunal compétent, et signifiée à l’employeur débiteur par voie
d’huissier ou d’un contrôleur assermenté (Cf. article 45 du décret d’application).

Notre ambition : mieux vous servir 33


34 Notre ambition : mieux vous servir
Notre ambition : mieux vous servir 35
36 Notre ambition : mieux vous servir
I. PRESTATIONS SOCIALES

Ce sont les droits sociaux auxquels l’assuré peut prétendre au titre des différentes
branches que sont :
1- Les prestations familiales (PF) ;
2- Les risques professionnels (RP) ;
3- Les pensions de vieillesse, d’invalidité et de décès (PVID).

Consigne particulière :

Pour prétendre à une prestation, l’assuré doit faire la demande (formulaires téléchar-
geables sur le site www.cnss.ga) et la déposer auprès de la représentation CNSS la
plus proche.

I.1. Les prestations familiales

Ce sont les prestations de maternités, les allocations familiales et de rentrée scolaire.

Conditions générales d’ouverture des droits

- Etre travailleur salarié immatriculé à la C.N.S.S. quel que soit le sexe et la na-
tionalité;
- Justifier d’au moins 4 mois de travail consécutifs chez un ou plusieurs
employeurs;
- Justifier d’une activité salariée de vingt (20) jours ou de cent trente trois
(133) heures dans le mois;
- Résider avec les enfants sur le Territoire National.

I.1.1. Les prestations de maternité

Les allocations prénatales (APN1, APN2, APN3)


Elles sont dues au travailleur, à toute femme salariée, conjointe ou concubine d’un
assuré qui donne naissance à un enfant né vivant et viable, sous contrôle médical et
inscrit au fichier d’état civil.
Le paiement unique est effectué à la mère ou à défaut au père selon les montants suivants :
APN1 = 6.000 F CFA avant la fin du 3ème mois de grossesse ;
APN2 = 7.500 F CFA au terme du 6ème mois de grossesse ;
APN3 = 45.000 F CFA (Bon de layette) entre le 7ème et le 8ème mois de grossesse.

Pièces à fournir

- Certificat de grossesse pour un assuré célibataire

I.1.2. La prime à la naissance

Elle est due à toute femme salariée, conjointe ou concubine d’un


assuré qui donne naissance à un enfant né vivant et viable, sous
contrôle médical et inscrit au fichier d’état civil.
Un paiement unique de 8.000 F CFA est fait à la mère ou à défaut
à toute autre personne ayant la charge de l’enfant sur production
Notre ambition : mieux vous servir 37
d’un certificat médical d’accouchement et d’une copie conforme de l’acte de naissance
de l’enfant.

Consigne particulière :

En cas de naissances multiples, chaque naissance est considérée comme une


maternité distincte. Autrement dit, le montant de la prime est multiplié par le
nombre d’enfants nés vivants et viables.

I.1.3. L’Indemnité Journalière de Maternité (IJM)

Elle compense la perte de revenu liée au congé de maternité. La période des congés
de maternité est de quatorze (14) semaines dont six (6) semaines (42 jours) avant et
huit (8) semaines (56 jours) après l’accouchement.
Pour bénéficier de l’IJM, l’assurée doit arrêter effectivement de travailler six (6)
semaines avant la date présumée d’accouchement.

38 Notre ambition : mieux vous servir


Pièces à fournir

- Un formulaire de demande d’indemnité journalière de maternité à télécharger


sur le site www.cnss.ga ;
- Un certificat médical indiquant la date présumée de l’accouchement ;
- Produire les 4 derniers bulletins de salaires ;
- A la reprise du travail, une attestation de reprise de travail signée par l’employeur ;
- Si le repos se prolonge, au-delà de quatorze (14) semaines, un certificat
médical accompagné d’un rapport médical doit être délivré par le médecin.
En plus du certificat médical, un certificat de non reprise de travail doit être
délivré par l’employeur.

L’IJM peut être payée en 2 tranches. La 1ère après l’accouchement et la 2ème à la reprise du
travail.
La deuxième tranche est due même si l’enfant n’est pas né viable (mort-né).

Consignes particulières:

La femme salariée en congé de maternité ne peut être déclarée sur la DTS par son
employeur au risque de perdre le bénéfice de l’IJM.
En cas de repos supplémentaire justifié par une maladie résultant de la grossesse ou
de l’accouchement, l’arrêt de travail peut être prolongé à concurrence de trois (3)
semaines ou vingt et un (21) jours maximum.
Dans le cadre de la liquidation des IJM, la CNSS pourrait solliciter de l’assurée les
bulletins de paie des mois de cessation et de reprise d’activités.

Mode de calcul

IJM = SJM X NJR


SM : Salaire mensuel soumis à cotisation du mois précédant l’arrêt de travail
multiplié par le Nombre de jours de repos (

Salaire journalier moyen


NJR : Nombre de jours de repos

I.1.4. L’Allocation Familiale (AF)

C’est un droit mensuel de 7.000 F CFA par enfant, payable tri-


mestriellement et octroyé à l’allocataire (au travailleur, à son
conjoint et à sa concubine) pour chacun des enfants à charge,
âgé de 0 à 20 ans.
Elle est en priorité versée à la mère ou à toute autre personne
(attributaire) ayant la charge des enfants.

Consigne particulière

Le bénéfice des allocations familiales peut à tout moment, être retiré à toute personne
n’assurant pas l’entretien et l’éducation effectifs des enfants bénéficiaires.
Pour les enfants placés en apprentissage, les allocations familiales sont versées
jusqu’à l’âge de 17 ans.
Notre ambition : mieux vous servir 39
Pièces à fournir

- Imprimé de demande d’allocations familiales à télécharger sur le site www.cnss.ga;


- Copies légalisées d’actes de naissance des parents et des enfants ;
- Fiche individuelle d’état civil pour les non nationaux ;
- Certificat de réfugiés ;
- Acte de mariage ;
- Certificat d’entretien et éducation pour les assurés hommes célibataires ;
- Certificat médical pour l’enfant âgé de 0 à 02 ans ;
- Certificat de scolarité pour l’enfant de 03 à 20 ans ;
- Certificat de non scolarité et certificat médical pour les enfants non scolarisés
et invalides ;
- Certificat de non perception (lorsque l’un des parents est étudiant, fonction-
naire ou gabonanis économiquement faible).

Consignes particulières

- Dans le cas où les parents seraient affiliés à deux régimes de sécurité sociale
distincts, le cumul des allocations familiales pour le même enfant est proscrit ;
- Elle est payée aux guichets de la C.N.S.S. ou par l’entremise de l’employeur
ayant un minimum de 10 salariés ;
- Le renouvellement des AF par l’assuré est conditionné par le dépôt à la C.N.S.S.
des certificats de scolarité pour les enfants de 03 à 20 ans, au plus tard le 31
décembre de chaque année;
.

Mode de calcul

Exemple : pour un allocataire ayant deux (2) enfants :


NBE : nombre d’enfants = 2
Un trimestre
AF par enfant et par trimestre :
AF = 7.000 x 3 = 21.000 F CFA par enfant
AF pour deux enfants = AF/enfant X NBE
Soit 21.000 FCFA x 2 = 42.000 F CFA.

L’Allocation de Rentrée Scolaire (ARS)

Elle est attribuée aux enfants scolarisés âgés de 03 à 20 ans bénéficiaires des allocations
familiales et sous condition de production d’un certificat de scolarité. Son montant
est de 20.000 F CFA par enfant et par an.

Elle est versée au 1er septembre de chaque année en priorité à la mère ou à toute
autre personne ayant la charge des enfants.
Elle est payée aux guichets de la C.N.S.S. ou par l’entremise de l’employeur ayant un
minimum de 10 salariés.

Consignes particulières

- Le bénéfice de l’ARS par l’assuré est conditionné par le dépôt à la C.N.S.S. des
40 Notre ambition : mieux vous servir
certificats de scolarité pour les enfants de 03 à 20 ans,
au plus tard le 31 décembre de chaque année;
- L’allocation de rentrée scolaire est exclusivement versée
aux enfants scolarisés âgés de 03 à 20 ans;
- Les enfants invalides et non scolarisés ainsi que les en-
fants de 0 à 5 ans ne peuvent bénéficier de l’allocation
de rentrée scolaire ;
- En cas de changement d’établissement scolaire, le bé-
néficiaire doit produire l’attestation de scolarité de son
nouvel établissement d’accueil.

I.2. Les Risques Professionnels (RP)

Est considéré comme Risque Professionnel, tout fait ou évènement quelconque


générateur d’un dommage causé à un travailleur au cours ou à l’occasion de son

Notre ambition : mieux vous servir 41


activité professionnelle.

Les éléments constitutifs du Risque Professionnel sont :


- L’ accident du travail (cf lexique);
- La maladie professionnelle (cf lexique).

Est considérée comme victime d’Accident du Travail ou de trajet et de Maladie


Professionnelle les assujettis tels que définis par l’article 54 du Code de Sécurité
Sociale.

I.2.1. Quelles sont les caractéristiques d’AT/MP ?

Les caractéristiques de l’accident sont :


- Accident survenu à un travailleur par le fait ou à l’occasion du travail ;
- Accident de trajet ;
- Accident survenu au cours d’une mission professionnelle.

Les caractéristiques d’une maladie professionnelle sont :


- Le travailleur doit avoir été exposé au risque pendant une certaine
période ;
- Le travailleur doit présenter les symptômes de la maladie pendant un
délai déterminé après avoir changé ou quitté l’emploi à l’occasion duquel
il pouvait être exposé ;
- La maladie doit figurer sur la liste des maladies professionnelles reconnues
comme telles par le législateur

I.2.2. Comment déclarer un Accident du Travail ou de trajet et une Maladie


Professionnelle ?
La Déclaration doit parvenir dans les quarante huit (48) heures à la C.N.S.S. par
l’employeur. En cas d’empêchement de l’employeur, la victime ou ses ayants droit
peuvent le faire dans la limite de deux mois.
Cette déclaration est faite en quatre (4) exemplaires sur l’imprimé correspondant à
chaque risque à télécharger sur le site www.cnss.ga.
Ces exemplaires sont destinés respectivement à la CNSS, à l’Inspection du travail du
ressort, au Médecin traitant et à l’employeur.

Consignes particulières

- Tous les champs de cette déclaration doivent être correctement renseignés ;


- En cas de déclaration tardive, l’Employeur s’expose à une amende. En cas de
récidive, celle-ci peut être portée du simple au double, conformément aux
dispositions de l’art. 93 du Code de Sécurité Sociale.

I.2.3. Procédure de Prise en charge des soins de première urgence

Cette prise en charge, le 1er jour de l’accident/soins de première urgence, incombe


à l’employeur. Les frais médicaux générés à compter du 2ème jour incombent à la
C.N.S.S.

42 Notre ambition : mieux vous servir


L’employeur est tenu :

- D’aviser le médecin chargé des services médicaux de l’entreprise ou, à défaut,


le médecin le plus proche ;
- De diriger la victime vers un centre médical ou vers une structure sanitaire
(un hôpital public) ou vers la formation sanitaire la plus proche.

La victime d’un risque professionnel est prise en charge à 100 % par la C.N.S.S.
Consigne particulière

Lorsque la victime d’un risque professionnel est hospitalisée dans un hôpital public,
le tarif de l’hospitalisation est celui de la 2ème catégorie.

I.2.3.1. Typologie et nature des prestations AT/MP

Elles comprennent des prestations en nature et des prestations en espèces. Le pro-


cessus de réparation desdites prestations est déclanché obligatoirement par la dé-
claration d’AT/MP.

Prestations en nature :

- Les soins médicaux ;


- Les produits pharmaceutiques ;
- Les frais hospitaliers ;
- Les frais de prothèse et d’orthopédie ;
- L’appareillage et la réadaptation fonctionnelle ;
- La rééducation fonctionnelle et le reclassement professionnel ;
- Le remboursement des frais funéraires et de transport en cas de décès
de la victime ;.

Pièces à fournir

- Demande manuscrite de remboursement des frais médicaux adressée au Médecin


Conseil (Indication N° sinistre, N° assuré, contacts téléphoniques) ;
- Accusé de réception ou copie Déclaration AT/MP ;
- Les factures et justificatifs de paiement des frais médicaux (originaux) ;
- Ordonnances et certificats médicaux (originaux) ;
- Prescription de la rééducation fonctionnelle, de prothèse ou autres soins
relatifs à l’AT/MP du Médecin traitant ;
- Copie pièce d’Identité du demandeur.

Consignes particulières

- Les soins médicaux supportés par la victime, l’employeur ou un tiers


peuvent faire l’objet d’un remboursement des frais engagés, à condition de
produire les originaux des factures, preuve de paiement.
- En cas d’évacuation sanitaire d’un accidenté du Travail, un Certificat médical
d’évacuation sanitaire est produit et déposé auprès du Médecin Conseil ;
- Les originaux des ordonnances, des quittances et autres dépenses liées à
Notre ambition : mieux vous servir 43
l’évacuation sanitaire, etc. doivent être déposés auprès
du Médecin Conseil
- Eventuellement le Médecin Conseil peut solliciter le
rapport médical du Médecin traitant ;
- En cas d’accident de trajet, le constat de police ou de
gendarmerie doit
être complété avant la liquidation des prestations.

Prestations en espèces :

- L’indemnité journalière en cas d’interruption temporaire de travail ;


- La rente d’incapacité permanente totale ou partielle ;
- le capital ;
- Rachat partiel ;
- La rente de survivants ;
- L’indemnité de décès

Consigne particulière

Dans le cadre de la liquidation des prestations en espèces, la


CNSS pourrait solliciter de l’assuré, la fourniture de son bulletin de paie du mois qui
précède l’accident ou la maladie professionnelle.

Les soins médicaux

Ils comprennent :
- Les frais et honoraires de médecins, de chirurgie s’il y a lieu, de pharmacie et
d’hospitalisation;
- Les frais de fourniture de réparation et de renouvellement des appareils de prothèse
et d’orthopédie nécessités par l’invalidité;
- Les frais de rééducation professionnelle, de réadaptation fonctionnelle et de
reclassement de la victime.

En cas de décès de la victime, la C.N.S.S. supporte :


- Les frais funéraires, dans les limites d’un montant égal à huit fois la rémunération
mensuelle minimale servant de base au calcul de la rente ;
- Les frais de transport du corps au lieu de sépulture quand l’accident s’est
produit au cours d’un déplacement professionnel.

Mode de calcul

RMM : rémunération moyenne mensuelle.


Frais Funéraires = RMM x 8 (plafond)
Frais de transport = 100% du montant de la Facture.

I.2.3.2. Indemnité Journalière d’Accident du Travail ou de Maladie


Professionnelle (IJAT/MP)

Elle est versée pour compenser partiellement la perte du revenu


44 Notre ambition : mieux vous servir
consécutive à l’arrêt de suite de l’accident du travail et de la maladie professionnelle.

L’IJAT/MP prend effet à compter du lendemain de l’accident jusqu’à la veille de la


date de reprise du travail ou dès que survient un événement de nature à faire cesser
le contrat de travail (décès, licenciement, démission, etc.).

Pièces à fournir

- Déclaration d’AT/MP ;
- Certificat de première constatation ;
- Certificat de prolongation, s’il y a lieu ;
- Certificat de guérison/consolidation.

Mode de calcul

NJIT = Nombre de Jours d’incapacité Temporaire

Consigne particulière
L’IJAT/MP est versée à l’assuré par l’employeur qui se fait rembourser par la C.N.S.S.,
au vu d’une pièce justificative de paiement.

Dans le cadre de la liquidation des IJAT, la CNSS pourrait solliciter de l’assuré le bulletin
de paie de la période d’incapacité temporaire de travail ou tout autre justificatif de
non perception de salaire.

I.2.3.3. Rente d’incapacité

Elle est octroyée à tout assuré salarié, victime d’un accident du travail ou de maladie pro-
fessionnelle à condition qu’il soit atteint d’une incapacité permanente partielle ou
totale préalablement évaluée par le Médecin Conseil de la CNSS qui délivre un taux
d’incapacité.
Elle est payable trimestriellement à partir de la date de consolidation des lésions.

Pièces à fournir

- Une déclaration d’AT ;


- Une expertise médicale.

Mode de calcul

Rente d’incapacité Partielle : RIP = RMM x TT = RMM x TM

Cas 1
Le Capital (C) = RIP annuel x C.A
TM = Taux Médical
TT = Taux Théorique
C.A : Coefficient de l’âge

Cas 2
Rachat partiel (11 et 50%)
RIP = RMM x TT = RMM x TM
Notre ambition : mieux vous servir 45
TM : Taux Médical ;
TT : Taux Théorique
C.A : Coefficient de l’âge (Barème du montant des capitaux constitutifs de rentes
disponible en annexe dans le Décret d’application du Code de Sécurité Sociale).

C : Capital
C = RIP annuel x CA
Rachat partiel = 1/4 x capital
Rente résiduelle : R = 3/4x RIP

Cas 3
Rachat partiel (51 et 100%)
RIP = RMM x TTT
TTT = Taux Théorique Total
TTT = [50% / 2 + (Tm - 50%) x 1.5]
FRA = RIP
FRA = Fraction Allouée
Capital = FRA x C.A
Rachat partiel = 1/4 capital
Rente résiduelle = 3/4 RIP

Spécificité

Taux d’incapacité permanente partielle (IPP) ou totale


Si IPP < 10% Capitalisation (paiement unique)
Si IPP > 10% possibilité de Rachat de la rente.

Consignes particulières

- Pour bénéficier d’une capitalisation ou d’un rachat de la rente, il faut que le taux
soit définitif ;
- Pour bénéficier d’un rachat de la rente, il faut que la demande de rachat soit faite
entre la 5 ème et la 7ème année du début des arrérages.

I.2.3.4. Rente de survivants

Elle est accordée au survivant (conjoint survivant non divorcé, ni séparé de corps, et
ni condamné pour abandon de famille, à condition que le mariage ait été contracté
antérieurement au décès, enfants à charge, ascendants qui étaient à la charge du
défunt) lorsque la victime décède des suites d’un accident du travail.
Dans le cadre de la liquidation de cette prestation, les ayants droit doivent produire :

- Une copie de déclaration d’AT/MP ;


- Une copie légalisée de l’acte de décès ;
- Un rapport de police ou de gendarmerie ;
- Un relevé d’identité bancaire (RIB).

Pour le conjoint et les orphelins

- Deux photos du conjoint ;


46 Notre ambition : mieux vous servir
- Une copie légalisée de l’acte de mariage ;
- Un certificat de non remariage;
- Une copie légalisée de l’acte de naissance de chaque enfant à charge.

Pour les orphelins de père et de mère

- Deux photos du tuteur ;


- Une copie légalisée des actes de décès du père et de la mère ;
- Une copie légalisée d’acte de naissance des enfants ;
- Un certificat de vie et d’entretien ;
- Un relevé d’identité bancaire (RIB) du tuteur.
- Une ordonnance de tutelle.

Consigne particulière

Le bénéfice de la rente de survivants peut à tout moment, être retiré à toute personne
n’assurant pas la garde effective des enfants survivants.

Pour les Ascendants (à charge du défunt)

- Deux photos pour chaque ascendant ;


- Une copie légalisée d’acte de naissance pour chaque ascendant ;
- Un certificat de vie de chaque ascendant;
- Un relevé d’identité bancaire (RIB).

Mode de calcul

Rente de survivants : RS = RMM x pourcentage par bénéficiaire ci-dessous :

- 30% : veuve ou veuf ;


- 15% : un enfant ;
- 30% : les deux premiers enfants;
- 10% : à partir du 3ème enfant ;
- 10% : pour chaque ascendant.

I.2.3.5. Indemnité décès

C’est un versement unique accordé à son plus proche parent (frère, sœur, oncle,
tante, etc.) consécutivement au décès de la victime s’il n’existe pas d’ayants droit
déclarés, à condition que le lien de parenté avec la victime soit justifié.

Pièces à fournir

- Une demande manuscrite ;


- Deux photos d’identité du plus proche parent ;
- Une copie légalisée d’acte de décès des ascendants;
- Un jugement d’hérédité (proche parent);
- Une copie légalisée d’acte de naissance du plus proche parent ;
- Une copie de la pièce d’identité du demandeur
- Un relevé d’identité bancaire (RIB) d’un compte courant.

Notre ambition : mieux vous servir 47


Mode de calcul

Indemnité de décès : ID = RMM x 6.

I.3. Les pensions

Sommes d’argent versées par un un organisme de sécurité sociale à un assuré qui a


atteint l’âge de la retraite et qui remplit toutes les conditions requises.

Elles comprennent :
- La pension d’invalidité ;
- la pension anticipée ;

48 Notre ambition : mieux vous servir


- la pension ou l’allocation de vieillesse ;
- La pension ou l’allocation de survivants pour les ayants droit ;
- Le remboursement des cotisations.

I.3.1. Pension d’invalidité

Elle est accordée au travailleur qui a subi à la suite d’un accident ou d’une mala-
die non professionnelle, une diminution permanente de ses capacités physiques
ou mentales le rendant incapable de gagner plus du tiers de la rémunération
qu’un travailleur ayant la même formation peut se procurer.
Cette incapacité doit être dûment certifiée par le médecin désigné par la Caisse.

Consigne particulière

Le montant mensuel de la pension d’invalidité ne peut être inférieur à 60% du


salaire mensuel garanti.

Les conditions générales d’ouverture des droits

- Etre assuré salarié de moins de 55 ans ;


- Avoir été immatriculé depuis 5 ans au moins à la C.N.S.S. ;
- Avoir accompli 30 mois d’assurance au cours des 5 dernières années précé-
dant le début de l’incapacité ayant entraîné l’invalidité.

Mode de calcul

Le montant mensuel de la pension d’invalidité est égal à 60% de la pension de


vieillesse à laquelle l’intéressé aurait eu droit s’il avait travaillé jusqu’à l’âge d’ad-
mission à pension vieillesse.
PI = PV fictive x 60% soit (RMM x 40%) x 60%
PI = PV x 60%.

Remarque : La Pension d’Invalidité est toujours concédée à titre temporaire, et


peut être révisée aux dates fixées par la Caisse. Elle est remplacée par une Pension
de Vieillesse lorsque le bénéficiaire atteint l’âge de 55 ans (Art 76, alinéas 4 et 5).

Exemple
RMM : Rémunération Moyenne Mensuelle = 1.000.000 F CFA
Taux de base de la Pension de Vieillesse = 40%

Pension vieillesse fictive = 1.000.000 x 40% = 400 000 F CFA


Pension d’Invalidité = 400 000 x 60%
PI= 240.000 FCFA.

I.3.2. Pension anticipée

Elle est servie à l’assuré atteint d’une usure prématurée des facultés physiques
ou mentales le rendant inapte à exercicer une activité salariée justifié par un cer-
tificat médical du médecin traitant et un certificat médical du Médecin Conseil.
A la liquidation des droits, le montant de la pension anticipée reste définitif.

Notre ambition : mieux vous servir 49


Les conditions générales d’ouverture des droits :

- Avoir entre 50 et 54 ans d’âge;


- Avoir été immatriculé à la Caisse depuis au moins 20 ans;
- Avoir accompli au moins 120 mois d’assurance au cours des vingt dernières
années précédant la date d’admission à pension;
- Avoir cessé toute activité salariée.

Mode de calcul

Cas 1 : Pension Anticipée (PA) sans bonus

RMM : Rémunération Moyenne Mensuelle = 1.000.000 F CFA


Taux de base de la Pension de Vieillesse = 40%
Pension anticipée = 1.000.000 x 40%
PA= 400 000 F CFA

Au-delà de 240 mois d’assurance, un bonus de 1% pour chaque période de 12 mois


supplémentaires est appliqué au taux de base de 40%.

Cas 2 : Pension Anticipée (PA) avec bonus

Nombre total de mois d’assurance = 300


Nombre de mois supplémentaires = 300 – 240 = 60
Bonus = (60/12) x 1% = 5%
Taux applicable = 40% + 5%
Taux applicable = 45%
RMM : Rémunération Moyenne Mensuelle = 1.000.000 Francs CFA
Taux applicable = 45%
Pension anticipée bonifiée = 1.000.000 x 45%
PA bonifiée = 450 000 F CFA

I.3.3. Pension ou l’allocation de vieillesse

II.3.3.1. Pension de vieillesse

C’est un revenu permanent versé à l’assuré lorsqu’il remplit les conditions suivantes:

- Avoir entre 55 ans et 60 ans révolus ou porté à 65 ans, selon le décret


n°01498/PRMTEPS du 29 décembre 2011, réglementant les dérogations re-
latives à la limite d’âge de départ à la retraite dans certains secteurs d’activi-
tés et de certains personnels régis par le Code du travail (Art 2, 3 et 4) ;
- Avoir été immatriculé à la Caisse depuis au moins 20 ans;
- Avoir accompli au moins 120 mois d’assurance au cours des vingt dernières
années précédant la date d’admission à pension;
- Avoir cessé toute activité salariée.

Pièces à fournir

- L’imprimé de demande de pension à télécharger sur le site www.cnss.ga ;


- Une copie légalisée d’extrait d’acte de naissance ou jugement supplétif;
50 Notre ambition : mieux vous servir
- Une fiche individuelle de l’état civil pour les non nationaux;
- La copie de la carte d’assuré social ;
- Le ou les différents certificats de travail;
- Une photo d’identité couleur;
- Un Relevé d’identité bancaire (RIB) d’un compte courant.

Consigne particulière

Un accusé de réception est obligatoirement délivré en contre partie du dossier déposé.

Mode de calcul

Pension de vieillesse (PV) = Rémunération Moyenne Mensuelle (RMM) x Taux de


base pension (40%)
PV=RMM x 40%.
Calcul d’une PV sans bonus

Hypothèse 1 : Exemple d’un assuré ayant une RMM équivalent au SMIG en vigueur
Sa pension de vieillesse sera de :
RMM = SMIG en vigueur
PV=SMIG en vigueur x 80%.

Consignes particulières

Hypothèse 2 : Exemple d’un assuré ayant une RMM de 1.000.000 FCFA


Sa pension de vieillesse sera de :
RMM = 1.000.000 Francs CFA
Taux de base de la PV = 40%
PV = RMM x 40%
PV = 1.000.000 x 40%
PV = 400.000 F CFA.

Hypothèse 3 : Exemple d’un assuré ayant une RMM de 1.500.000 FCFA (Plafond)
Sa pension de vieillesse sera de :
RMM = 1.500.000 F CFA
Taux de base de la PV = 40%
PV=RMM x 40%
PV = 1.500.000 x 40%
PV = 600.000 FCFA.

Consigne particulière

La rémunération mensuelle moyenne est définie comme la 36ème ou 60ème partie


du total des rémunérations soumises à cotisation. Le choix étant dicté par l’intérêt
de l’assuré.
Le plafond des salaires soumis à cotisation ne peut excéder 1.500.000 F CFA.
Au-delà de 240 mois d’assurance, un bonus de 1% pour chaque période de 12 mois
supplémentaires est appliqué au taux de base de 40%.

Notre ambition : mieux vous servir 51


Calcul d’une PV avec bonus

Hypothèse 1 : Exemple d’un assuré ayant totalisé 300 mois d’assurance avec une
RMM de 1.500.000 F.CFA (salaire plafonné).
Sa pension de vieillesse sera de :
Nombre total de mois d’assurance = 300
Nombre de mois supplémentaires : 300 – 240 = 60

Bonus = 60 x1% = 5%
12
Taux applicable = Taux de base pension + Bonus
Taux applicable = 40% + 5% soit 45%
RMM : 1.500.000 FCFA
Taux applicable = 45%
Pension de vieillesse bonifiée = 1.500.000 x 45%
PV bonifiée = 675.000 FCFA (salaire plafonné).

Hypothèse 2 : Exemple d’un assuré ayant totalisé 300 mois d’assurance avec une
RMM de 1.000.000 F.CFA
Sa pension de vieillesse sera de :
Nombre total de mois d’assurance = 300
Nombre de mois supplémentaires : 300 – 240 = 60

Bonus = 60 x1% = 5%
12
Taux applicable = Taux de base pension + Bonus
Taux applicable = 40% + 5% soit 45%
RMM : 1.000.000 F CFA
Taux applicable = 45%
Pension de vieillesse bonifiée = 1.000.000 x 45%
PV bonifiée = 450 000 F CFA.

Cas d’une pension de vieillesse avec rachat

Le rachat des cotisations

Le rachat des cotisations est la possibilité donnée à un assuré social de compléter


les périodes d’assurance manquantes pour remplir la condition générale de 120
mois au cours des 20 dernières années précédant la date d’admission à pension.
Il est accordé lorsqu’il totalise entre 110 et 119 mois de cotisation.

Consigne particulière

Le rachat des périodes d’assurance est systématique à l’assuré qui remplit les condi-
tions du rachat. A cet effet, il doit verser à la Caisse les cotisations de la branche des
pensions (part patronale et part salariale) pour la période représentant la différence
entre 120 mois au cours des 20 dernières années précédant la date d’admission à
pension et le nombre des mois effectivement accomplis.

52 Notre ambition : mieux vous servir


Salaire de référence du calcul du Rachat : RMM des 12 derniers mois d’activité

Hypothèse 1 : Exemple d’un assuré ayant totalisé 240 mois d’immatriculation


et 110 mois d’assurance au cours des 20 dernières années précédant la date d’ad-
mission à pension avec une RMM (RMM tirée des 12 derniers mois d’activité) de
1.500.000 F.CFA (salaire plafonné).
RMM: 1.500.000
Nombre de mois à racheter: 120 - 110 = 10
Taux des cotisations de la branche « pension » : part salariale 2.5% et part patronale
5% soit un total de 7.5%
Montant du Rachat = (RMM des 12 derniers mois) x (taux de la branche pension)
x (nombre de mois à racheter)
Montant du rachat = 1.500.000 x 7,5% x 10
Montant du rachat = 1.125.000 FCFA.

I.3.3.2. L’Allocation de vieillesse

Elle est accordée à un assuré qui ne remplit pas les conditions d’immatriculation et/
ou d’assurance requises. Dans ce cas, le paiement est fait sous forme d’un versement
unique.

Mode de calcul

Cas d’un assuré qui remplit la condition d’assurance et non celle de l’immatricu-
lation.

Hypothèse 1 : Exemple d’un assuré ayant totalisé 19 ans d’immatriculation, 228


mois d’assurance et une RMM de 1 000 000 F CFA.
Son Allocation de vieillesse sera de :
Allocation de Vieillesse (AV) = (RMM x 50%) x (nombre de semestres).
Détermination du nombre de semestres : 228 = 38 semestres.
6
AV = (1.000.000 x 50%) x 38
AV = 19.000.000 FCFA.

Cas d’un assuré qui remplit la condition d’immatriculation et non celle d’assu-
rance.

Hypothèse 2 : Exemple d’un assuré ayant totalisé d’une part 20 ans d’immatriculation,
109 mois d’assurance sur toute sa carrière avec une RMM de
1.000.000F CFA
Son allocation de vieillesse sera de :
Allocation de Vieillesse (AV) = (RMM x 50%) x (nombre de
semestres)
Détermination du nombre de semestres : 109 = 18,16 soit
18 semestres. 6

AV = (1.000.000 x 50%) x 18
AV = 9.000.000 F CFA.
Notre ambition : mieux vous servir 53
Cas d’un assuré qui ne remplit ni la condition d’assurance, ni celle d’immatri-
culation.

Hypothèse 3 : Exemple d’un assuré ayant totalisé d’une part 19 ans d’immatri-
culation, 109 mois d’assurance sur toute sa carrière avec une RMM de 1.000.000F
CFA.
Son allocation de vieillesse sera de :
Allocation de Vieillesse (AV) = (RMM x 50%) x nombre de semestres
Détermination du nombre de semestres : 109 = 18,16 soit 18 semestres.
6
AV = (1.000.000 x 50%) x 18
AV = 9.000.000 F CFA.

Hypothèse 4 : Exemple d’un assuré ayant totalisé plus de 20 ans d’immatriculation,


240 mois d’assurance sur toute sa carrière, mais totalise moins de 120 mois au
cours des 20 dernières années précédant la date d’admission à pension avec
une RMM de 1.000.000F CFA

Cas de l’assuré X
Date de naissance : 01/01/1959
Date d’immatriculation : 01/01/1977
Date de cessation d’activité : 31/12/1997
Date d’admission à pension : 01/01/2014
Date de dépôt de la demande de pension : 02/01/2014
Durée d’immatriculation : 2014-1977=37 ans
Nombre de mois d’assurance du 01/01/ 1977 au 31/12/1997 : 240 mois
Nombre de mois d’assurance au cours des 20 dernières années : du 01/01/2014
au 31/12/1993 : 48 mois strictement inferieur au 110 mois requis pour bénéfi-
cier d’une pension avec rachat.
Son allocation de vieillesse sera de :
Allocation de Vieillesse (AV) = (RMM x 50%) x (nombre de semestres d’assu-
rance).
Détermination du nombre de semestres : 240 = 40.
6
AV = (1.000.000 x 50%) x 40
AV = 20.000.000 F CFA.

I.3.4. Pension ou allocation de survivants

I.3.4.1. La pension de survivants

Elle est servie au conjoint survivant et aux orphelins à la charge de l’assuré dé-
cédé.

Les conditions générales d’ouverture des droits :

- Etre titulaire d’une pension de vieillesse, d’une pension Anticipée


ou d’une pension d’invalidité;
54 Notre ambition : mieux vous servir
- Remplir à la date de son décès, les conditions requises pour bénéficier d’une
pension de vieillesse, d’une pension anticipée ou d’une pension d’invalidité;
- Totaliser 120 mois d’assurance à la date de son décès.

Consignes particulières

- Le droit à la pension du conjoint survivant s’éteint en cas de remariage et à


l’âge de 20 ans révolus pour les enfants.
- La pension de survivant est rejetée si le mariage a été contracté moins d’un
an avant le décès de l’ouvrant droit ou du travailleur.

Mode de calcul

Pension de survivants (PS)

PS= PV x Taux de l’ayant droit.

- 50% pour la veuve ou le veuf en cas de pluralité de veuves et le montant est


reparti en parts égales ;
- 20% pour chaque orphelin de père ou de mère ;
- 35% pour les orphelins de père et de mère.

Consigne particulière

Le montant total des pensions des survivant ne peut excéder 85% de celui de la
pension à laquelle l’assuré avait ou aurait eu droit. S’il excède ce pourcentage, les
pensions de survivants sont réduites proportionnellement.

Hypothèse 1 : Exemple d’une veuve ou d’un veuf dont le conjoint percevait une
pension d’un montant de 400.000 FCFA.
Sa pension de survivant est de :
PS = PV x 50%.
PS = 400.000 x 50%.
PS= 200.000 FCFA.

En cas de pluralité de veuves, les 50% sont divisés par leur nombre.

Hypothèse 2 : Exemple d’un orphelin de père ou de mère dont le père ou la mère


percevait une pension d’un montant de 400.000 FCFA.
Sa pension de survivant est de :
PS = PV x 20%.
PS = 400.000 x 20%.
PS= 80.000 FCFA.

Hypothèse 3 : Exemple d’un orphelin de père et de mère dont le père ou la mère


percevait une pension d’un montant de 400.000 FCFA.
Sa pension de survivant est de :
PS = PV x 35%.
PS = 400.000 x 35%.
PS= 180.000 FCFA.

Notre ambition : mieux vous servir 55


Hypothèse 4 : Exemple d’une veuve ou d’un veuf et 02 orphelins dont l’ouvrant
droit percevait une pension d’un montant de 400.000 FCFA.
Leur pension de survivant est de :
PS = PV x 85%.
PS = 400.000 x 85%.
PS= 340.000 FCFA.
Nombre total des parts : 50+ (20 x 2) = 90.
Part de la veuve ou du veuf : 340.000 x 50 / 90 = 188.889 FCFA.
Part de chaque orphelin : 340.000 x 20 / 90 = 75.556 FCFA.

Consigne particulière

En cas de cumul des prestations de même nature, le titulaire a droit à l’intégralité de


la prestation la plus élevé.

I.3.4.2. Allocation de survivant

L’allocation de survivants est servie sous forme de versement unique au conjoint


survivant et/ou aux orphelins à la charge de l’assuré décédé.

Les conditions générales d’ouverture des droits sont :


- Totaliser moins de 120 mois d’assurance à la date de son décès ;
- Etre non éligible à la pension d’invalidité.

Mode de calcul

Allocation de survivant (AS) :


AS = (Pension fictive) x (Nombre de semestres de cotisations).
AS= (RMM x 40%) x (Nombre de semestres de cotisations).

Hypothèse d’un assuré ayant totalisé d’une part 20 ans d’immatriculation, 119
mois d’assurance sur toute sa carrière avec une RMM de 1.000.000 F CFA.
Son allocation de survivant sera de :
Allocation de survivant (AS) = (RMM x 40%) x nombre de semestres.
Détermination du nombre de semestres : 119 = 19,83 soit 19 semestres.
6
AS = (1.000.000 x 40%) x 19 =7.600.000 F CFA.

I.3.5. Remboursement des cotisations

Il est accordé sous forme de versement unique à l’assuré de nationalité étrangère


n’ayant pas atteint l’âge d’admission à pension et qui quitte définitivement le
Territoire National, s’il n’existe pas de convention internationale entre son pays
d’origine et la République Gabonaise. Ce remboursement correspond à la part
salariale.

Les conditions générales d’ouverture des droits :

- Avoir moins de 55 ans ;


- Etre de nationalité étrangère (s’il n’existe pas de convention de coordination
entre le Gabon et son pays d’origine) ;
56 Notre ambition : mieux vous servir
- Quitter définitivement le territoire national et le justifier par une attestation
sur l’honneur.

Mode de calcul

Remboursement des cotisations (RC) :


RC = Somme des salaires déclarés x taux de cotisations (part salariale) en vigueur.

Hypothèse : Exemple d’un assuré de nationalité étrangère ayant totalisé un


montant de 20.000.000 FCFA correspondant à 100 mois d’assurance et quittant
définitivement le Gabon.
Son remboursement des cotisations sera de :
RC = Somme des salaires déclarés x taux de cotisations (part salariale) en vigueur.
RC= 20.000.000 x 2.5%.
RC = 500.000 F CFA.

II. PIECES DE MAINTIEN DES DROITS

Elles sont diverses et dépendent de :


• La nature de la prestation;
• L’âge et du sexe du bénéficiaire;
• Son statut matrimonial;
• L’affiliation;
• Leur effet juridique;
• La période de service de la prestation.

Consigne particulière

Une fois annexées au dossier ou déposées aux périodes indiquées, ces pièces
permettent d’ouvrir, de renouveler, de maintenir ou de régulariser les droits.

II.1. Les différentes pièces de maintien de droit

- Le certificat médical;
- Le certificat de vie;
- Le certificat de scolarité;
- Le certificat de non scolarité;
- Le certificat de non remariage;
- Le certificat d’entretien et d’éducation.

II.1.1. Certificat Médical

Il est téléchargeable sur le site www.cnss.ga et est utilisé pour les prestations suivantes :
- Allocations familiales ;
- Pensions de surviant ;
- Rentes de survivant.

La périodicité est annuelle.

Le Certificat médical doit être remis à la C.N.S.S. avant le 31 décembre de chaque


Notre ambition : mieux vous servir 57
année. Les signataires sont les médecins de la C.N.S.S. ou ceux inscrits à l’Ordre des
médecins du Gabon.

Motifs de Rejet :

- Certificat de scolarité au lieu du Certificat médical;


- Absence de signature et cachet du médecin;
- Champs non renseignés.

58 Notre ambition : mieux vous servir


II.1.2. Certificat de Vie

Il est utilisé pour les prestations suivantes:


- Pension de vieillesse;
- Rente.
Les bénéficiaires sont le Pensionné et le Rentier.
La périodicité est annuelle.

Les Signataires sont les Autorités Administratives compétentes, (Gouverneur, Maire,


Préfet, Sous Préfet).

II.1.3. Certificat de Scolarité

Il est téléchargeable sur le site www.cnss.ga et est utilisé pour les prestations suivantes:
- Allocations familiales et allocation de rentrée scolaire ;
- Pensions de survivant ;
- Rentes de survivant.
Les bénéficiaires sont les enfants de 3 à 20 ans poursuivant des Etudes.

La périodicité est annuelle.

Le Certificat de scolarité doit être remis à la C.N.S.S. avant le 31 décembre de chaque


année. Les signataires sont les Directeur des Etudes ou Directeur Adjoint, Proviseur,
Principal, Censeur, Recteur, Vice-Recteur, Secrétaire Général.

Types d’Etablissements :

- Etablissements Primaires;
- Etablissements Secondaires;
- Etablissements d’enseignement professionnel;
- Etablissements universitaires et grandes écoles.

Motifs de Rejet :

- 16 ans au primaire ;
- Absence de signature et de cachet du Responsable de l’Etablissement ;
- Enfants scolarisés hors du territoire national ;
- Assurés non allocataires ;
- Assuré en suspension d’activité.

Notre ambition : mieux vous servir 59


II.1.4. Certificat de Non Scolarité

Il est utilisé pour les prestations suivantes:


- Allocations Familiales;
- Pensions;
- Rentes d’orphelins.

La périodicité est annuelle.


60 Notre ambition : mieux vous servir
Les signataires sont :
- Les médecins de la C.N.S.S.;
- Le Médecin traitant ou celui de l’établissement où est hospitalisé l’enfant,
- Autorité administrative compétente.

Motifs de rejet :
Notre ambition : mieux vous servir 61
- Absence de signature et cachet du Médecin;
- Champs non renseignés,
- Autorité non habilité.

II.1.5. Certificat de Non remariage

Il est utilisé pour les prestations suivantes :


- Pensions de survivant;
- Rentes de survivant.
Les bénéficières sont la Veuve ou le veuf.

La périodicité est annuelle.

Les Signataires sont les Autorités Administratives compétentes.

Remarque : Les certificats de vie et de Non remariage permettent le renouvellement


et le maintien des droits.

II.1.6. Certificat d’Entretien et d’Education

Il est utilisé pour les prestations suivantes:


- Pensions de survivant ;
- Rentes de survivant ;
- Allocations familiales.

Les Bénéficiaires sont les orphelins, la veuve ou le veuf.

La Périodicité est annuelle.

Les Signataires sont les Autorités Administratives compétentes ou assistantes so-


ciales de la C.N.S.S.

Motif de rejet

- L’absence de signature et de cachet de l’autorité administrative locale


compétente sur les certificats de vie;
- L’absence de signature et de cachet de l’autorité administrative locale
compétente sur le certificat de non remariage;
- L’absence de signature et de cachet de l’autorité administrative locale
compétente sur le certificat d’entretien;
- L’absence de signature et de cachet de l’autorité administrative locale
compétente sur le certificat l’éducation.

Consignes particulières

Les certificats de vie, de non remariage, d’entretien et éducation sont délivrés par
des Autorités Administratives compétentes.

III.2. Quels sont les devoirs de l’assuré?

62 Notre ambition : mieux vous servir


- Fournir les pièces de maintien des droits à échéance;
- Signaler la non immatriculation en cas de défaillance de l’employeur;
- Déclarer l’accident en cas de défaillance de l’employeur;
- Fournir les pièces requises pour l’immatriculation et pour l’ouverture des droits.

Notre ambition : mieux vous servir 63


III. PAIEMENT DES PRESTATIONS

Les prestations sont liquidées et payées mensuellement ou trimestriellement aux


échéances suivantes :

III.1. Les pensions

CALENDRIER DE PAIEMENT DES PENSIONS


05 Février
Pensionnés grabataires
et ceux dont les pensions 05 Mai
sont virés à l’étranger 05 Août
05 Novembre
Pensionnés locaux Virements effectifs le 30 de chaque
bancarisés mois

III.2. Les prestations familiales

CALENDRIER DE PAIEMENT DES PRESTATIONS FAMILIALES


Allocations familiales 10 Janv / 10 Avril / 10 Juil/ 10 Octobre

Allocation de rentrée scolaire Au mois de septembre


Prestations de maternité (Alloca-
tions prénatales, primes à la nais- Le paiement est mensuel
sance et les indemnités journalières
de maternité)
- Le paiement des prestations familiales est effectué directement à la
personne assumant la garde des enfants par l’institution de l’État de
résidence selon les modalités, et aux taux prévus par sa législation ;

- L’accord franco-gabonais de sécurité sociale prévoit la possibilité de


maintenir le paiement des indemnités journalières de maternité pour
les assurés qui transfèrent leurs résidences dans le pays d’origine.

Consignes particulières

Préalablement à son départ, la femme salariée doit obtenir l’autorisation de la caisse


du lieu d’affiliation. En cas d’acceptation, la caisse délivre le formulaire SE 328-10 (At-
testation du droit au maintien des prestations des assurances maladie et maternité
(cas de transfert de résidence du travailleur)) ;

64 Notre ambition : mieux vous servir


III.3. Les risques professionnels

CALENDRIER DE PAIEMENT DES RENTES


DATES DE PAIEMENT ECHEANCES

05 Mars Premier trimestre (1T)

05 Juin Deuxième trimestre (2T)


05 Septembre Troisième trimestre (3T)
05 Décembre Quatrième trimestre (4T)
Les lieux de paiement des prestations

- La représentation CNSS la plus proche ;


- Les banques commerciales ;
- Les employeurs
Les modes de paiement

- Espèces;
- Chèques;
- Direct sociétés ;
- Virement bancaire.

Consignes particulières

- L’identification consiste à vérifier l’identité physique du bénéficiaire, et


la conformité des informations contenues dans sa pièce d’identité (Carte
nationale d’identité, Passeport, Carte de séjour) par rapport aux données
du système ;
- En cas d’absence à une échéance, le paiement demeure disponible dans
toutes les représentations CNSS ;
- Le droit aux prestations est prescrit par 2 ans ;
- Si l’assuré social n’a pas réclamé ses droits après notification par la Caisse
dans un délai de 2 ans, ceux-ci sont réputés éteints.

Le paiement à domicile

C’est un paiement effectué à un assuré ou à un ayant droit dont l’état de santé ne


permet pas de se rendre sur le lieu de paiement prévu par la C.N.S.S.

Bénéficiaires

- Les handicapés physiques;


- Les handicapés moteurs;
- Les malades mentaux;
- Les malvoyants;
- Les malades convalescents;
- Les grabataires.
Notre ambition : mieux vous servir 65
Conditions requises

- Subir une visite médicale effectuée auprès d’un médecin C.N.S.S. assermenté;
- Ouvrir un dossier social par l’entremise d’une Assistante Sociale C.N.S.S. contenant:
o Certificat médical;
o Le titre de la prestation;
o L’identité de l’usager;
o Deux demi - cartes photos ;
o Adresse : Boite postale, Téléphone, Lieu-dit, e-mail…

Consignes particulières

Indiquer avec précision les éléments suivants:


- Les noms et prénoms des parents ayant en charge, le bénéficiaire;
- L’adresse et contact le téléphone du bénéficiaire et de ses proches;
- L’arrondissement, quartier et emplacement de la maison d’habitation.

IV. LES CONVENTIONS INTERNATIONALES

Le Gabon a signé avec la France un accord sur la sécurité sociale le 2 octobre 1980
entré en vigueur le 1er février 1983.
L’accord de sécurité sociale qui lie la France et le Gabon traite non seulement de l’as-
sujettissement, mais essentiellement des prestations suivantes:
- Les prestations familiales;
- Les accidents du travail et maladies professionnelles;
- L’assurance vieillesse et de survivant;
- L’assurance maladie.

V.1. Champ d’application personnel

- Les ressortissants français et gabonais exerçant ou ayant exercé une activité


salariée ou assimilée, dont une relation contractuelle avec l’Etat ;
- Les apatrides ;
- Les personnes ayant un statut de réfugiés.

Assujettissement

Les assurés de l’une ou l’autre partie sont obligatoirement assujettis au régime de


sécurité sociale du pays d’emploi.
Par dérogation:
- Le travailleur détaché sur le territoire de l’autre pays reste soumis à la législation
du pays d’origine pour une durée prévisible de travail n’excédant pas deux ans;
- Les personnels salariés au service d’une administration de l’un des États
contractants affectés sur le territoire de l’autre État, restent soumis au régime
de sécurité sociale de l’État qui les a affectés ;
- Les personnels des postes diplomatiques et consulaires, ainsi que les travailleurs
au service personnel d’agents de ces postes ont la faculté de choisir;
- Les agents non fonctionnaires (personnels d’assistance technique) mis par
l’undes Parties contractantes à la disposition de l’autre Partie sur la base d’un
66 Notre ambition : mieux vous servir
contrat de concours en personnel établi en application des Accords de l’es-
pèce sont soumis à la législation de la première Partie contractante ;
- Les travailleurs salariés des entreprises publiques ou privées de transport
de l’un des États contractants, occupés sur le territoire de l’autre État soit à
titre temporaire, soit comme personnel ambulant, sont soumis au régime
de sécurité sociale en vigueur sur le territoire de l’État où l’entreprise a son
siège.

Consignes particulières

- La demande de détachement est formulée par l’employeur auprès de l’institution


d’affiliation;
- La durée maximum de détachement est de deux ans non renouvelable,
sauf dérogation exceptionnelle consentie par l’institution du lieu de
détachement;
- Les personnels d’administrations,
d’assistance technique et d’entre-
prises de transport doivent être por-
teurs d’un document attestant du
maintien de leur soumission au pays
qui les affecte;
- Les personnels salariés des postes diplomatiques et consulaires doivent
faire parvenir par l’intermédiaire de leur employeur, l’attestation d’affiliation
délivrée par l’institution compétente de l’Etat qu’ils représentent.

Pièces à fournir

- Le formulaire SE 328-01 dénommé «Certificat d’assujettissement» ;


- La lettre de détachement établie par son employeur.

Totalisation des périodes

Disposition permettant de faire appel aux périodes d’assurance du pays


d’origine nécessaires pour l’ouverture des droits aux prestations dans le pays
d’accueil. Pour chaque prestation, un formulaire est disponible dans les dif-
férentes Caisses françaises et gabonaises.

V.2. Assurance volontaire

Le ressortissant de l’un ou l’autre Etat qui doit faire état des périodes d’assurance
accomplies, en vue d’adhérer à l’assurance volontaire, est tenu de présenter un for-
mulaire SE 328-08 «Attestation relative à la totalisation des périodes d’assurance»
indiquant ces périodes.

V.3. Prestations familiales

Pour jouir de la totalisation des périodes d’emploi nécessaire pour l’ouverture du


droit aux prestations familiales, la durée minimale d’activité salariée étant de 18
jours ou 120 heures dans le mois de référence en France et quatre mois au Gabon,
l’assuré doit présenter à l’institution du nouvel emploi un formulaire SE 328-03 ou
Notre ambition : mieux vous servir 67
«Attestation des périodes de travail en vue de l’ouverture du droit aux prestations
familiales», lui permettant de justifier de toute la période requise.

Formalité à accomplir

Se rapprocher de la CNSS muni des éléments relatifs à la carrière gabonaise en vue


de la validation des périodes d’assurance.

Bénéficiaires

- Les travailleurs salariés occupés dans l’un ou l’autre Etat peuvent bénéficier
pour les enfants qui résident dans l’autre pays pourvu qu’ils remplissent les
conditions d’activité.
- Les travailleurs salariés détachés dans l’un ou l’autre Etat bénéficient pour
les enfants qui les accompagnent dans le pays d’accueil, des prestations
familiales.
- Les enfants qui séjournent provisoirement dans le pays d’emploi pour une
durée n’excédant pas 03 mois, les prestations familiales sont maintenues
dans les conditions citées ci-dessus.

Consigne particulière

Les prestations familiales sont dues au titre des périodes d’emploi telle que prévue
par la législation du pays d’emploi.
Pièces à fournir

- Formulaire SE 328-05 ou «Demande de prestations familiales» ;


- Formulaire SE 328-04 ou «état de famille».

Consignes particulières

- L’État de famille est établi par les autorités compétentes en matière d’état
civil (mairie, préfecture…) du pays de résidence des enfants et ne devra pas
avoir été établi dans un délai excédant trois mois avant sa production ;
- L’État de famille a une validité d’un an à compter du premier jour du mois de
la première embauche ou du premier jour du mois de naissance de l’enfant,
si celui-ci est postérieur à la première embauche ;
- L’état de famille est renouvelé le 1er janvier de chaque année. L’institution
de l’État d’emploi doit signaler au travailleur la nécessité de le renouveler
deux mois avant le 1er janvier. Toutefois, si le premier état de famille avait
été établi moins de six mois avant l’échéance annuelle, il y a prorogation
jusqu’à l’année suivante. Les modifications intervenues dans la situation de
la famille prennent effet à la date de renouvellement, à l’exception de celles
résultant d’un transfert de résidence des enfants ;
- En matière d’allocations familiales, compte tenu de la Convention qui lie les
deux pays, la clause de territorialité n’intervient pas.

V.4. Accident du Travail et Maladie Professionnelle

Transfert de résidence

68 Notre ambition : mieux vous servir


L’accord dispose en la matière que le droit aux prestations est maintenu au
travailleur victime d’AT/MP, lorsqu’il transfert sa résidence sur le territoire de
l’autre Etat avec l’autorisation de son organisme d’affiliation.

Pièce à fournir

Formulaire SE 328-15 ou «Attestation du droit au maintien des prestations de


l’assurance accidents du travail et maladies professionnelles (cas de transfert de
résidence du travailleur)».

Rechute :

Lorsque le travailleur salarié français ou gabonais est victime d’une rechute d’accident
survenu ou d’une maladie constatée au Gabon ou en France, alors qu’il a transféré
temporairement ou définitivement sa résidence sur le territoire français ou gabonais,
il a droit au bénéfice des prestations en nature et en espèces de l’assurance accident
du travail, à condition qu’il ait obtenu l’accord de l’institution gabonaise ou française
à laquelle il était affilié à la date de l’accident ou la maladie professionnelle.

Pièce à fournir

Formulaire SE 328-17 ou «Droit aux prestations de l’assurance accidents du travail


(cas de rechute)».

Maladies professionnelles

Lorsque le travailleur a exercé dans les deux États une activité susceptible de provoquer
la maladie, l’indemnisation par l’institution de l’État d’emploi susceptible de provoquer
la maladie professionnelle est exercée en dernier lieu.

Prestations servies

Les prestations en espèce (indemnités journalières, rentes) sont assurées par


l’organisme d’affiliation de l’assuré.

Les prestations en nature (soins de santé, appaBHreillage, etc.) sont servies par
l’institution du pays de la nouvelle résidence de l’intéressé selon les dispositions
de la législation que cette dernière applique, mais à la charge forfaitairement de
l’organisme d’affiliation.

Consigne particulière

L’autorisation des soins en nature ne peut être refusée lorsque les soins ont été
dispensés d’urgence.

Rentes

La demande de rente est instruite directement à l’organisme du lieu de l’accident


soit par l’assuré directement, soit par l’intermédiaire de l’organisme du nouveau lieu
de résidence. Le formulaire dédié à cet effet, est le SE 328-17 « droit aux prestations
de l’assurance accidents du travail (Cas de rechute) ».
Notre ambition : mieux vous servir 69
Assurance vieillesse, d’invalidité ou d’inaptitude au travail et de survivant la
Convention Gabon – France de sécurité sociale comporte deux systèmes de
liquidations des pensions en matière d’assurance vieillesse :
- La pension calculée cumulativement ou non avec des périodes de l’autre
Etat signataire ;
- Le recours au régime unique ou transfert de cotisations.

V.5. Pension

Chaque État rémunère les périodes d’assurance accomplies sous sa législation.


Lors de la liquidation de la pension chaque institution procède à un triple calcul :

- La liquidation séparée

Elle consiste à déterminer le montant de la pension en fonction des seules


périodes d’assurance accomplies sous la législation de l’Etat d’emploi. Il est
fait examen en ne tenant compte que des périodes d’assurance accomplies
sous sa législation si l’intéressé ouvre droit à une pension autonome.

- La liquidation par totalisation des périodes


Elle consiste à :
- Totaliser les périodes accomplies sous la législation de l’Etat d’emploi
et celles accomplies sous la législation de l’autre État contractant, à
en déterminer une pension théorique selon la législation appliquée
par le pays d’emploi comme si toutes les périodes d’assurance avaient
été accomplies sous sa législation ;
- Calculer au prorata cette pension théorique en fonction des périodes d’as-
surance accomplies sous sa législation par rapport à la totalité des périodes
accomplies dans les législations des deux États.

- La liquidation en capital

Lorsque la législation d’un état autorise l’attribution d’une pension en capi-


tal c’est-à-dire en allocation de vieillesse, l’institution compétente (celle du
pays d’emploi) en détermine le montant.

Consignes particulières

- Une comparaison est faite entre les montants fournis par les trois types de
liquidations (séparée, calculée au prorata, en capital) ;
- Pour les deux premiers cas, l’institution compétente liquide la prestation en
fonction du montant le plus élevé ;
- L’assuré qui totalise au moins 12 mois d’assurance dans l’un des deux
Etats peut prétendre à une liquidation par totalisation de ses droits. Le cas
échéant, il bénéficie d’un capital.
- Le choix entre le versement d’une pension liquidée de manière séparée, cal-
culée par totalisation ou d’une pension en capital revient à l’assuré.

Conditions à remplir

70 Notre ambition : mieux vous servir


- Avoir 55 ans au moins à la date de la demande ;
- Avoir cotisé en France et/ou au Gabon ;
- Avoir cessé toute activité salariée ;
- Avoir au moins 20 ans d’immatriculations ;
- Avoir 120 mois d’assurance.
Consignes particulières

- L’assuré s’adresse à l’institution de résidence et s’il ne réside dans aucun des


deux Etats signataires, à l’institution de l’Etat où il a exercé en dernier lieu
son activité ;
- L’institution compétente de l’autre Etat instruit sa demande en indiquant la
date d’introduction de la demande.

Pièces à fournir

- Formulaire SE 328-21 ou «Demande de pension ou d’allocation de vieillesse» ;


- Formulaire SE 328-20 ou «Attestation concernant la carrière d’assurance».

Mode de calcul

Totalisation des périodes d’assurance = Nombre de Trimestre Gabo-


nais+ Nombre de Trimestre Français
Nombre d’années travaillées = (Nombre de trimestres salariés en France
+ Nombre de trimestres salariés au Gabon) divisé par 4
Taux de base pension (40%)
PMT : pension mensuelle théorique
PMP : pension mensuelle proportionnelle
RMM: revenue moyen mensuel des 36 ou 60 derniers mois
NTG : nombre de trimestres au Gabon
NTF : nombre de trimestres en France
NTT : nombre de trimestres total
• PMT=RMM x Taux (NTG+NTF = NTT)
• PMP= _________
PMT x NTG
NTT

Consigne particulière

Au-delà de 240 mois d’assurance, un bonus de 1% pour chaque période de 12 mois


supplémentaires est appliqué au taux de base de 40%.

Hypothèse : Exemple d’un assuré ayant une RMM de 1.000.000 FCFA


Sa pension de vieillesse sera de :
Nombre de trimestres au Gabon = 20
Nombre de trimestres en France = 60
Nombre de trimestres total = 80 soit un taux de 40%
RMM = 1.000.000 F CFA
PMT = RMM x 40%
PMT = 1.000.000 x 40%
PMT = 400.000 FCFA
PMP = PMT x NTG/NTT
PMP = 400.000 x 20/80
Notre ambition : mieux vous servir 71
PMP = 100.000 FCFA

Recours au régime unique

Le recours au régime unique permet au travailleur, ressortissant de l’un des États, qui
a exercé une activité salariée sur le territoire de l’autre État, de demander lorsqu’il
atteint l’âge de la retraite dans l’État d’accueil et lorsqu’il quitte ou a quitté ce dernier
État, le reversement auprès du régime de sécurité sociale de l’État dont il est ressor-
tissant, des cotisations d’assurance vieillesse versées dans l’État d’accueil. L’intéressé
bénéficie alors d’une seule pension de vieillesse rémunérant la totalité de son acti-
vité dans les deux États et liquidée par l’institution de l’État dont il est ressortissant.

Conditions à remplir

- Avoir cotisé en France et au Gabon ;


- Avoir cessé toute activité salariée ;
- Avoir quitté le pays d’emploi de l’autre Etat,
- Avoir atteint l’âge d’admission à pension pour le français et exercer son droit
d’option dans les trois ans précédant l’âge de la retraite pour le gabonais.

Consignes particulières

- Le droit d’option s’exerce dans les trois ans précédant l’âge de la retraite dans
l’Etat d’origine.
- La demande d’option peut être présentée à partir d’un autre Etat que l’Etat
d’origine et celui d’accueil.

V.5.2. Pension d’invalidité ou d’inaptitude au travail

Totalisation des périodes

Les règles applicables pour la liquidation des pensions d’invalidité sont les mêmes
que celles utilisées dans le cas des pensions de vieillesse.

Pièce à fournir

Formulaire SE 328-08 ou «Attestation relative à la totalisation des périodes d’assu-


rance»

V.5.3. Pension d’invalidité

Pièces à fournir

- Formulaire SE 328-21 ;
- formulaire SE 328-20 ;
- Formulaire SE 328-21 Annexe I ou Rapport médical relatif au contrôle de
l’inaptitude au travail établi par le conseil médical de l’institution du lieu de
résidence.

72 Notre ambition : mieux vous servir


V.5.4. Pension d’inaptitude au travail

L’introduction et l’instruction de la demande de pension d’inaptitude au travail sont


les même que celle de la pension de vieillesse.

Pièces à fournir

- Formulaire SE 328-27 ;
- Formulaire SE 328-21 Annexe I ou Rapport médical relatif au contrôle de
l’inaptitude au travail.

Consigne particulière

Le formulaire SE 328-21 Annexe I (Rapport médical relatif au contrôle de l’inaptitude


au travail) est adressé, avec la fiche professionnelle, sous pli cacheté portant la men-
tion « CONFIDENTIEL – SECRET MEDICAL » au conseil de l’institution de l’autre pays.

Pension de survivant

Les règles applicables pour la liquidation des pensions de vieillesse sont applicables
aux pensions de survivants.

Pièces à fournir

- Formulaire SE 328-22 ou « demande de pension de survivant » ;


- Formulaire SE 328-20.

Maintien des droits aux prestations familiales

- L’institution de l’État d’emploi, si les conditions d’ouverture de droit sont


remplies, transmet la copie de la demande à l’institution de l’État de
résidence, en précisant la date à laquelle les droits sont ouverts ;
- Lorsqu’elle est en possession de la demande transmise par l’institution de
l’État d’emploi, l’institution de l’État de résidence procède au versement
des prestations familiales selon sa législation ;
- L’institution de l’État d’emploi fait parvenir périodiquement à l’institution
de l’État de résidence le formulaire SE 328-06, «Attestation individuelle du
maintien du droit aux prestations familiales» ;
- L’institution de l’État d’emploi verse directement à l’organisme de liaison
de l’État de résidence sa participation (limitée à trois enfants dont l’âge
limite est de 17 ans) au titre soit du mois, soit du trimestre échu selon la
périodicité adoptée par l’institution débitrice. Chaque versement est ac-
compagné d’un bordereau (SE 328-07, «Bordereau périodique des règle-
ments effectués en matière de prestations familiales»).

Notre ambition : mieux vous servir 73


Prorogation

- Si à l’expiration du délai fixé, l’état de la victime le requiert, le délai est


prorogé jusqu’à la guérison ou la consolidation effective de la blessure par
décision de l’institution d’affiliation après avis favorable de son contrôle
médical ;
- L’accord de maintien de droit est sollicité à travers le formulaire SE 328-16
« prorogation du droit aux prestations de l’assurance accidents du travail
et maladies professionnelles (cas du transfert de résidence du travailleur) »
obligatoirement accompagné du dossier médical.

V. PRESTATIONS DE SANTE

Dans le cadre de l’exécution des dispositions de l’article 98 du Code de Sécurité


Sociale, la CNSS dispose d’un Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (FASS) pour la
gestion des programmes d’action sanitaire et sociale.

Ces programmes sont :

1- Programme Réseau de Dispensation du Médicament ;


2- Programme Centre d’Action Sanitaire (CASS/CMS) ;
3- Programme Médecin Conseil National (AT/MP/Médecine du travail/SMUR) ;
4- Programme EVASAN ;
5- Programme Action Sociale.

II.1. Programme Réseau de Dispensation du Médicament (RDM)

Il assure actuellement l’approvisionnement et la dispensation des produits pharma-


ceutiques à des Assurés de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie
Sociale (CNAMGS). Le programme dispose des Centres de Dispensation du Médica-
ment (CDM).

Pièces à fournir

- Ordonnance CNAMGS dûment renseigné ;


- Carte d’Assuré CNAMGS.

Consignes particulières

Pour bénéficier des prestations du Réseau de Dispensation du Médicament, vous


devez :
- figurer sur la base de données CNAMGS (Assurés actifs) ;
- régler le ticket modérateur ;
- le médicament doit figurer dans la nomenclature des médicaments rem-
boursables par la CNAMGS.

74 Notre ambition : mieux vous servir


II.2. Programme Centre d’Action Sanitaire (CASS/CMS)

Il assure la protection maternelle et infantile, la lutte contre les grandes endémies,


la diffusion de l’hygiène et le service des soins médicaux.

Pièces à fournir

- Carte d’Assuré social (CNAMGS, ACR, …) ;


- Demande d’examen (Radiographie, Echographie, …) dûment renseigné
- Carte d’identité (Pièce facultative).

Consignes particulières

Pour bénéficier des prestations de santé, vous devez :


- figurer sur la base de données des assurés sociaux (CNAMGS, ACR, …) ;
- régler le ticket modérateur.

II.3. Programme Médecin Conseil National (AT/MP/Médecine du travail/SMUR)

II.3.1. AT/MP Médecine du travail

Il assure le contrôle médical des assurés sociaux victime d’AT/MP.

Pièces à fournir
- Carte d’Assuré social CNSS ;
- Déclaration de risque professionnel dûment renseignée ;
- Carte d’identité en cours de validité.

II.3.2. SMUR

Il assure les activités du Service Mobile d’Urgence et de Réanimation.

Pièces à fournir
- Carte d’Assuré social (ACR, …) ;
- Carte d’identité (Pièce facultative).

Consignes particulières

- Le SMUR intervient à la suite d’un appel au 1333 ou au +241 06 60 40 34,


spontanément en cas de catastrophe ou encore se rendre directement au
Siège du SMUR ;
- Garantie de règlement de la prestation ;
- Règlement de la prestation ou du ticket modérateur.

II.4. Programme EVASAN

Il assure les évacuations sanitaires des assurés sociaux, victimes des accidents du
travail et des maladies professionnelles.

Pièces à fournir
Notre ambition : mieux vous servir 75
- Carte d’Assuré social CNSS ;
- Déclaration de risque professionnel dûment renseignée ;
- Carte d’identité en cours de validité ;
- L’expertise médicale sollicitant une EVASAN.

II. 5. Programme Action Sociale

Il assure :
• Le financement des prestations en nature aux familles des travailleurs ;
• L’aide financière ou la participation à des institutions publiques ou privées
agissant dans les domaines sanitaires et sociales ;
• L’aide à la construction et à l’amélioration de l’habitat en faveur des familles des
assurés ;
• Le financement du SMUR social.

Consigne particulaire

L’action doit être validée par le Conseil d’Administration et/ou le Directeur Général.

76 Notre ambition : mieux vous servir


CONCLUSION

Le Guide que nous mettons à votre disposition est le résultat d’une vaste réflexion
menée en concertation avec les partenaires sociaux de la Caisse Nationale de
Sécurité Sociale.

Cette œuvre s’inscrit dans le cadre du plan général des réformes engagées par la
Caisse, à travers des actions de communication et dont l’objectif est de faciliter la
compréhension de ses multiples missions mais aussi de permettre davantage de
proximité avec l’ensemble de ses usagers.

Cet ouvrage constitue à n’en point douter un véritable outil de travail, tant pour les
employeurs, les assurés sociaux, les ayants droit que pour toute personne intéressée
par le fonctionnement du système de sécurité sociale géré par la C.N.S.S.

Notre ambition en rédigeant ce guide n’est pas de le substituer au Code de Sécurité


Sociale et à son Décret d’application. Il permet plutôt d’en faciliter la compréhension.

C’est donc un ouvrage pratique destiné à orienter les usagers et l’ensemble des
partenaires de la Caisse.

Qu’il nous soit permis de croire qu’il vous donnera entière satisfaction.

Le Directeur Général

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