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Nouveaux

Diplômes CERTIFICATION EN LANGUE FRANÇAISE

Cadre européen commun de référence pour les langues 28 d o s s ie rs


AVANT-PROPOS
Chers collègues et chers candidats,
Les Éditions TEGOS sont fières de vous présenter le livre RÉUSSIR LA PRODUCTION ÉCRITE
DES NIVEAUX Bl, B2etSb B2-LA MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE.
Cet ouvrage est destiné aux professeurs de FLE et à des apprenants désireux d'acquérir les
savoir-faire en production écrite. Le niveau de difficulté des exercices proposés et les démarches
adoptées s'adressent à un public de niveaux seuil et avancé (niveaux B1/B2 de CECRL et de Sb B2).
L'acte d’écrire suppose l'application de connaissances liées au code linguistique (grammaire,
conjugaison, orthographe) et de connaissances liées au contexte d'écriture (le destinataire, le type
de discours à produire...). Pour agir efficacement, on doit faire porter l'évaluation de la production
écrite, tant sur le dénombrement des erreurs orthographiques ou grammaticales que sur l'organi­
sation du texte et sur les processus cognitifs mis en action par l'apprenant.
Ainsi, l'enseignant s'interrogera sur des aspects tels que la représentation de l'apprenant à l'égard
de la tâche de rédaction, ses objectifs, la façon dont il récupère l'information logée en mémoire,
la façon dont il organise ses idées avant et pendant sa tâche d'écriture, l'objet de son attention
quand il relit son texte et la manière dont il gère la double activité d'élaborer le contenu et de
respecter les conventions linguistiques.
En effet, on constate que les apprenants éprouvent des difficultés à n'activer que des idées
essentielles au texte à écrire. Ils ont tendance à s'éparpiller et à manquer de rigueur. L'enseignant
jouera ici un rôle important en guidant les apprenants et en les soutenant dans leur démarche.
Pour optimaliser progressivement la production écrite de l'élève, nous vous proposons vingt-huit
dossiers où nous vous présentons pas à pas la méthodologie de la production écrite :
- quatorze dossiers pour le niveau B l,
- quatorze dossiers pour le niveau B2,
Dans chaque dossier, un texte inhérent à la question à traiter vous est proposé afin de mettre en
évidence la procédure à suivre. Ainsi, l'enseignant et les apprenants de FLE pourront avoir
recours à la stratégie de la méthodologie de la production écrite suivante :
a. repérage (souligner les idées importantes, les reformuler et définir les axes d ’orientation...),
b. écrémage (mettre les idées reformulées en groupe selon leur importance, leur envergure, leur
dynamique et selon des axes d ’orientation choisis...),
c. faire le plan (étapes et stratégies à développer : cette étape se fait par l'intermédiaire d'activités
telles que la comparaison, la classification, la mise en relation......),
d. reformulation (synthèse d ’idées : se donner des objectifs de communication, activer ses idées,
les mettre en ordre...), et
e. production écrite (développement final : déployer et étayer les idées, respecter le style et la
forme...).
L'enseignant de FLE dispose d'outils brièvement décrits ci-dessus pour l'apprentissage de la
production écrite en vue de préparer les apprenants à être plus efficaces sur le plan de la gestion
de leurs connaissances et de mieux les aider à affronter les défis humains et technologiques qui
les attendent au collège/lycée et à l'extérieur du milieu scolaire.
La production écrite représente une des compétences qui permettront aux apprenants de relever
ces défis. Savoir s'exprimer, faire valoir ses idées par écrit, c'est maîtriser un moyen stratégique
devant l'avènement des nouvelles technologies de l'information et des communications.
MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 3 EDITIONS 0 TEGOS
DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteqos.com
Cet ouvrage constitue un outil de travail pédagogique. Il a, donc, un double objectif : il permet
aux professeurs de bien s'informer sur le contenu méthodologique de la production écrite et de
former les candidats à l'examen des niveaux B1 et B2 à l’acquisition d ’une méthode et d ’une
technique indispensables à la réussite de leurs examens et de servir de guide aux professeurs
dans leur cours.
Ce livre est composé de deux parties :
■I. La méthodologie de la production écrite de niveau B 1 (p. 7).
■II. La méthodologie de la production écrite de niveau B2 (p. 49).
De même, nous vous signalons que vous pouvez consulter notre site www.editionstegos.com
afin de vous informer des dernières publications des Éditions TEGOS.
Vous pouvez nous contacter par téléphone au (+30) 210 65 20 212 ou par courriel/mail à l’adresse
électronique ktegos@yahoo.fr

____________ DELF - NIVEAUX B l, B2 du CECRL et Sb B 2....................... .............

DELF Bl, B2 et Sb B2 - Nature de l'épreuve

Production écrite Bl
Expression d'une attitude personnelle sur un thème général (essai, courrier, article...)

Production écrite B2
Prise de position personnelle argumentée (contribution à un débat, lettre formelle, article critique...)

Production écrite Sb B2
Prise de position personnelle argumentée (extrait et article littéraires...)

Enfin, nous vous remercions de votre confiance, et nous espérons que vos efforts seront
couronnés de succès.

L’éditeur

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 4 EDITIONS | TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteqos.com
S O M M A I R E

Avant-propos p. 3

PREMIÈRE PARTIE Méthodologie de la production écrite de niveau B1 p. 7

Dossier N° 1: "Les activités sportives" p. 8


Dossier N° 2: "S’engager contre le racisme" p.11
Dossier N° 3: "L’automobile" p.13
Dossier N° 4: "Le portable" p.16
Dossier N° 5: "Les langues étrangères" p.18
Dossier N° 6: "Défendre les droits humains" p.21
Dossier N° 7: "Violences à l’école" p.24
Dossier N° 8: "La pollution" p.27
Dossier N° 9: "Le sport de haut niveau" p.30
Dossier N° 10: "Les lectures" p.33
Dossier N° 11: "C’est quoi le bonheur ?" p.37
Dossier N° 12: "L’argent de poche" p.39
Dossier N° 13: "Voyage" p.42
Dossier N° 14: "Le bilinguisme au primaire" p.45

DEUXIÈME PARTIE Méthodologie de la production écrite de niveau B2 p. 49


Dossier N° 1: "Pourquoi explorer la planète rouge ?" p.50
Dossier N° 2: "L’eau douce et la sécurité alimentaire : Le grand défi" p.54
Dossier N° 3: "Le couple et l’autonomie" p.57
Dossier N° 4: "L’intégration des immigrés" p.61
Dossier N° 5: "La bibliothèque virtuelle et le livre-papier " p.64
Dossier N° 6: "Le mobile : un nouveau média ?" p.68
Dossier N° 7: "Les parents, les enfants et le Net" p.72
Dossier N° 8: "Les habits : mode de vie des jeunes" p.76
Dossier N° 9: "Les femmes dans le monde du travail" p.80
Dossier N° 10: "Parents-ados : dialogue possible ?" p.84
Dossier N° 11: "Faire des générosités, c’est une preuve de solidarité et d’humanisme" p.87
Dossier N° 12: "La voiture hybride" p.91
Dossier N° 13: "Qu’envisager en faveur des jeunes et des personnes âgées ?" p.95
Dossier N° 14: "Lancer un journal scolaire" p.99

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DOSSIER N°l: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai (cf. page 15 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1)
Vous venez de lire cette annonce dans le journal. Vous décidez de participer. Vous rédigez ci-dessous une
lettre que vous enverrez au journal Okapi.
Faire du sport, c’est la santé !
Si vous êtes sportif ou vous ne l’êtes pas votre avis compte. À l’heure actuelle, le sport est devenu une
"force" médiatique qui intéresse tous. Peut-on faire du sport de haut niveau et rester sain(e) ? Le sport
est-il devenu un moyen d’enrichissement et de gloire à tout prix ? Les JO suivent-ils toujours les idéaux
de Pierre de Coubertin qui se résument à la phrase «l’essentiel, c’est de participer» ?
Pour appuyer votre point de vue, donnez un ou deux exemples, pris dans votre entourage, ou dans
l’actualité présente ou passée. Votre lettre est adressée à Okapi, 3-5, rue Bayard, 75008 Paris.
(180 mots environ)

A . R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


Le sport, c’est la santé...
1. Le sort des ex-champions
Ils ont fait du sport, beaucoup de sport. Ils ont connu la a/ Autrefois, au top de leur discipline, aujourd’hui,
gloire et les médailles. On les a fêtés, acclamés.
épuisés, voire handicapés.
Aujourd'hui à trente, quarante ou cinquante ans ils sont
usés, malades, parfois même en fauteuil. Ils ont été des
champions dans leur discipline : l’athlétisme, le ski, le
judo, le rugby ou le football. Mais qui s'en souvient bl II paraît que la grande famille sportive néglige
encore ? Même la "grande famille du sport” semble les désormais leur sort.
avoir oubliés, ceux qui sont définitivement hors jeu.
Leur corps paie le prix fort pour les efforts accomplis dès cl L’entraînement intensif et le dépassement
le plus jeune âge, pour les entraînements intensifs des limites physiques abîment immanquable­
plusieurs fois par semaine, pour la performance qui avait ment le corps.
fait d’eux des gagnants. Bien sûr, les sédentaires, ceux
qui ne font pas de sport par paresse ou par principe, le
paient, eux aussi, souvent de leur santé. En tout cas, c’est
d/ Toutefois, la majorité des ex-champions ont
ce que soulignent certains sportifs, sans le vouloir trop
s’étendre sur la question. La plupart préfèrent se taire. Et
choisi de garder le silence.
continuent de glorifier la pratique du sport et le corps
sportif.
2. Peu à peu, la loi du silence est brisée
Pourtant ces derniers temps, on entend un autre son de
cloche. L’opinion publique est sensible au sort de Moham­ al L’opinion publique s’intéresse au devenir des
med Ali, atteint de la maladie de Parkinson, ou de la jeune ex-sportifs de haut niveau.
gymnaste Élodie Lussac surmenée. Autre nouvelle alar­
mante : en été 2000, une étude pratiquée sur 50 rugbymen b/ Les résultats fâcheux d’une étude pratiquée
de l’élite sud-africaine montrait chez ces joueurs des sur 50 rugbymen de l’élite sud-africaine.
"signes de troubles de la mémoire et une capacité ralentie
du traitement de l’information".
En France, quelques sportifs de haut niveau ont brisé la
loi du silence et raconté leur histoire douloureuse devant
le quotidien "Libération". Par exemple Véronique Renties
championne de France du 800 et du 1500 mètres en 1979
et 1980, elle avait d’abord été championne de France de
toutes les catégories jeunes. Un véritable exploit, dont elle cl Faire du sport pour l’amour de l’art, cela se paie
était fière, parce qu’elle faisait du sport pour l’amour de gravement.
l’art. Maintenant, à quarante ans, professeur d’éducation

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physique, elle a du mal à se baisser pour mettre ses
chaussures. Elle doit vivre avec sa maladie : une arthro­
se des vertèbres.
La liste des victimes du sport de haut niveau est longue.
Évidemment, il y a divers facteurs qui jouent : le surme­
nage, une course à la performance qui pousse à ignorer 3. Mener une vie normale, cela ne va pas de soi
les limites du corps et à ne pas prendre au sérieux les a/ Les répercussions négatives du sport de haut
blessures, et l’hérédité sans doute... "Le sport de haut niveau sur l’organisme humain ne sont pas
niveau abîme forcément l’organisme, même si on n’en tout à fait perçues dès le début.
est pas du tout conscient", déclare Bertrand Damaisin,
31 ans, judoka, champion de France en 1994 et 1997, et
médaille de bronze aux JO de 1992 : depuis cinq ans, il
a subi plusieurs opérations aux épaules et aux genoux.
Lui et ses compagnons d’infortune essaient de garder b/ Sur ce, une question se pose : Mais si c ’était à
l'humour : ils disent souvent que ce sont les risques du
refaire, feraient-ils autrement ?
métier. Quand même, ils sont un peu amers. Mais si
c’était à refaire, feraient-ils autrement ? Ce qui est sûr :
ils se sont donnés à fond. Du courage, ils en ont eu. cl Ils ont beau garder l’humour, les ex-champions
Aujourd’hui, ils en ont besoin plus que jamais pour doivent se munir de courage pour continuer à
mener une vie normale. vivre normalement.
La revue de la Presse - 2004

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Mener une vie normale, cela ne va pas de soi (groupe A)
1c : L’entraînement intensif et le dépassement des limites physiques abîment immanquablement le corps.
2b : Les résultats fâcheux d’une étude pratiquée sur 50 rugbymen de l’élite sud-africaine : "signes de
troubles de la mémoire et une capacité ralentie du traitement de l ’information".
2c : Faire du sport pour l’amour de l’art, cela se paie gravement.
3a : Les répercussions négatives du sport de haut niveau sur l’organisme humain ne sont pas tout à
fait perçues dès le début.
3c : Ils ont beau garder l’humour, les ex-champions doivent se munir de courage pour continuer à
vivre normalement.
Le sort des ex-champions (groupe B)
1a : Autrefois, au top de leur discipline, aujourd’hui, épuisés, voire handicapés.
1b : Il paraît que la grande famille sportive néglige désormais leur sort.
1d : Toutefois, la majorité des ex-champions ont choisi dé garder le silence.
Peu à peu, la loi du silence est brisée (groupe C)
2a : L’opinion publique s’intéresse au sort des ex-sportifs de haut niveau.
3b : Sur ce, une question se pose : Mais si c ’était à refaire, feraient-ils autrement ?
C. PLAN (Étapes à développer)
Thème : Sport de haut niveau : le prix à payer
Raisons : Être athlète de haut niveau implique de consentir des sacrifices pour y arriver.
Arguments :
• Chercher à être en bonne condition physique plutôt que de s’efforcer d’avoir un corps d’athlète

* - Car l’entraînement intensif exige beaucoup de temps, de persévérance et d’investissement


personnel(s).

• Le milieu sportif est actuellement un terrain propice pour devenir célèbre et faire fortune au
détriment de la santé et de l’intégrité physique

\ - En effet, le dépassement des limites physiques abîme immanquablement le corps à court et


à long terme.

• Même les Jeux Olympiques, ce grand événement sportif, s’éloignent de plus en plus de l’idéal
de Pierre de Coubertin

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE n EDITIONS 0 TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteaos.com
\ - Puisqu’il s’agit d’un spectacle grandiose et surtout d’un produit de marketing et de marché.
Conclusion : Loin de l’idéal olympique, les athlètes de haut niveau aspirent à une victoire à tout prix sans
penser aux répercussions négatives de leurs efforts harassants sur l’organisme humain.

P. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
À vrai dire, faire du sport de haut niveau, cela demande trop d’efforts et de temps disponible. Mais pour
avoir une bonne santé, l’exercice physique en pleine nature me paraît approprié. Toutefois, entretenir un
corps musclé, c’est plutôt pour ceux qui souhaitent s’occuper professionnellement de l’athlétisme ou pour
les inconditionnels de l’activité sportive.
Le milieu sportif est devenu aujourd’hui un terrain favorable aux personnes qui cherchent la gloire et
l’argent. Aussi, cette pratique met-elle très souvent en jeu la santé et l’intégrité physique des athlètes.
À notre époque, les JO ne sont pas épargnés par cette tendance. Ils sont envahis par des grandes
marques autres que sportives. Dans ces conditions, l’idéal de Pierre de Coubertin qui vante la participa­
tion, l’émulation et la réconciliation entre le corps et l’esprit, entre le muscle et la pensée semble être
fortement affecté.
E. P R O D U C T IO N É C R IT E P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
Cher Okapi,
Si le sport m’intéresse : je me le demande encore. Oui ! Je vais bien de temps en temps me promener en
forêt, ou nager en été, mais de là à m’entraîner pour avoir un corps d’athlète, je n’en suis pas très
convaincu. Quand je pense à tous ces efforts à faire, aux mouvements à effectuer, il me vient des sueurs
horribles à prendre peur. Non, je préfère laisser cela à ceux qui sont heureux de s’adonner à une activité
sportive comme s’ils allaient au travail, ou comme un passe-temps préférentiel qu’ils vivent comme une
drogue.
Quand j’imagine toutes ces personnes qui ont choisi l’univers du sport pour se faire un nom et s’enrichir,
je ne peux que détester cette pratique ! Le sport, dans ce cas, ce n’est pas la santé, car le fait d’avoir été
un sportif de haut niveau, c’est aussi prétendre à dépasser ses propres limites, et outre les courbatures,
les élongations, ou les diverses maladies physiques qui surviennent après l’arrêt du sport ou d’une trop
grande activité sportive, on peut se demander si c’est un bien ou un mal. De plus, lorsque l’on regarde ce
que sont devenus les JO, une «usine à fric» pour le bonheur de certaines marques, on est bien loin de
l’idéal de Pierre de Coubertin : «l’essentiel, c’est de participer» !
Amicalement

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Arguments :
• S’investir dans une cause humanitaire séduit fortement les jeunes
\
X - Car cela relève de leur caractère combattant et de leur volonté de travailler ensemble.

• Les jeunes se mobilisent au sein de leur établissement scolaire ou/et de leur quartier
\
X - Pour informer et sensibiliser leurs camarades et la collectivité en matière de tolérance et
d’ouverture vers autrui.

• Les jeunes ont la conviction de faire bouger les choses

\ - En vue d’une société plus juste et respectueuse.


Conclusion : Les jeunes manifestent un grand enthousiasme pour les causes humanitaires et se rejoi­
gnent afin d’agir et d’œuvrer ensemble pour une société plus juste et plus équitable.
D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Il suffit d’un appel via Internet, à la radio, à la télévision ou dans la presse pour que les jeunes s’enga­
gent en faveur d'une grande cause. Ils rêvent d’une société d’égalité, de justice, de respect et de tolé­
rance, et ils sont prêts à s’y consacrer. Inquiets des grands problèmes, tels que le chômage, le racisme,
la drogue, le sida, la pollution ou la pauvreté ils ne restent ni indifférents ni inactifs. Leur action prend
diverses formes : organiser des manifestations culturelles ; assister auprès des personnes âgées ; monter
un journal scolaire ; lancer des campagnes d’information etc. La jeunesse est une source inépuisable
d’idées et d’initiatives. Et son intention de faire bouger les choses ne peut laisser personne impassible.

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)


Exemple de réponse :
S’ENGAGER CONTRE LE RACISME
Comment ne pas s’investir dans le projet «envie d’agir», c’est la chance dont j ’avais rêvé ! Pouvoir
participer à un projet humanitaire, se rendre utile en aidant son prochain, c’est tout à fait ce qui m’inté­
resse. J’en ai parlé à mon professeur d’éducation civique qui a trouvé cela très surprenant mais qui se
dit, tout à fait, captivé par cette action. Toute ma classe a été très vite enthousiasmée par l’envie de
participer à la semaine contre le racisme qui aura lieu du 15 au 21 mars.
Pour ce faire, nous avons le projet de réunir dans la presse tous les articles se référant à ce problème, et
de monter une revue de presse très large traitant des causes, et des conséquences de cette question. À
partir de cette revue de presse, nous allons essayer d’apporter des solutions sous la forme d’opinions
afin de trouver des solutions pratiques et de remédier à ce fléau.
Les résultats de nos enquêtes seront finalement exposés dans le hall d’entrée de notre collège pour que
toutes les classes en soient informées.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS [f] TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2
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DOSSIER N°3: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai c5’ (cf. page 22 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1 )

- votre avis, comment pouvez-vous décrire le parc automobile et ia conduite des automobilistes dans
. ::'e pays ? Quelles mesures ont été prises en faveur du respect du code de la route ? Quels sont les
r'ncipaux problèmes à l’heure actuelle ? Vous rédigez un texte construit et cohérent sur ce sujet.
(180 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


JEUNES AU VOLANT, PERMIS EN SUSPENS
Les nouveaux titulaires du permis de conduire vont
devoir faire leurs preuves pendant trois ans avant de
disposer du capital de douze points : le permis
1. Refonte du permis de conduire
probatoire entre en vigueur.
al Les conditions d’obtention du permis changent
Des le 1er mars, les nouveaux titulaires du permis auto et
pour les jeunes conducteurs et les personnes
—cto. ainsi que les conducteurs ayant perdu leur autorisa-
-on de conduire, seront davantage responsabilisés : leur qui doivent le repasser.
:s3ier rose ne comptera 12 points qu'au terme d'une b/ Ils ne se verront doter d’un permis à 12 points
:e'>ode de trois ans dite probatoire (les jeunes ayant choi- qu’au bout de 3 ans.
ï a conduite accompagnée verront cette durée ramenée cl Cette période sera de 2 ans pour les jeunes en
a ceux ans). conduite accompagnée.
Faire ses preuves
faudra toutefois faire ses preuves au cours de ce laps 2. Une décision dictée pour lutter contre la
:e temps en ne disposant que de six points. "La mise en mortalité routière des jeunes conducteurs
ziace du permis probatoire répond à la situation tragique a/ Le permis probatoire vise à responsabiliser les
s'un nombre deux fois plus élevé de décès chez les jeu- jeunes.
-es conducteurs que chez les plus âgés", précise Jean-
• .es Salaun, délégué général adjoint en charge de lacom-
-^nication à la Prévention routière. "Ce taux de sur- bl Son objectif est de voir diminuer les accidents
~iortalité est lié à trois facteurs distincts. Le premier est
dus à 3 causes principales : l’inexpérience, la
nexpérience. Le deuxième provient de la prise de risque,
plus sensible lorsqu'on est jeune. Et le troisième est dû à prise de risque, et l’envie de s’amuser.
^ne plus grande exposition aux risques : quand on est
aune, on sort davantage le soir, la nuit, on est nombreux
sans une voiture, on s'amuse..."
Or les temps ne sont plus à l'amusement au volant. Prio- 3. La mise en place de la tolérance zéro
rité nationale voulue par le gouvernement, la sécurité rou­ a/ Conduire n’est pas un divertissement.
tière effectue un pas supplémentaire vers la tolérance
zéro. "Le permis probatoire installe l'idée que l'on n'obtient b/ Le permis de conduire n’est plus acquis à vie.
pas son permis pour la vie. Pendant une période de trois
ans (qui correspond à la période où est comptabilisé le
plus grand nombre d'accidents), le permis est fragile, et si
l'on commet des infractions, on risque de perdre des points
ou son permis" commente Jean-Yves Salaun. Évolution
qui rejoint les requêtes formulées par Chantal Perrichon,
présidente de la Ligue contre les violences routières
(LCVR), qui déclarait récemment vouloir réinjecter de la cl Conduire est un engagement.
citoyenneté dans la conduite. Et comme cette citoyenneté
s'apprend très tôt, la mesure rejoint celle qui impose aux
jeunes âgés de 16 ans, depuis le 1er janvier 2004 d'être
titulaires de l'attestation scolaire de sécurité routière de
deuxième niveau pour s'inscrire au permis de conduire.
Les clés de l'actualité - 2004

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0 TEGOS


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DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteaos.com
B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)
La refonte du permis de conduire (groupe A)
1a : Les conditions d’obtention du permis changent pour les jeunes conducteurs et les automobilistes qui
doivent le repasser.
1b : Désormais, ils ne se verront doter d’un permis à 12 points qu’au bout d’une période probatoire de
trois ans,
1c : et de deux pour les jeunes ayant appris en conduite accompagnée.
La mise en place de la tolérance zéro (groupe B)
3a : Il faut qu’ils comprennent que conduire n’est pas un divertissement.
3b : Le permis de conduire n’est pas acquis à vie.
3c : Conduire est un engagement citoyen.
Une décision dictée pour lutter contre la mortalité routière des jeunes conducteurs (groupe C)
2a : Le permis probatoire vise à responsabiliser les jeunes.
2b : Son objectif est de voir diminuer les accidents dus principalement à l’inexpérience, à la prise de
risque, et à l’envie de s’amuser.
C. PLAN (Étapes à développer)
Thème : Le permis de conduire : un acte citoyen
Raisons : Conduire implique une responsabilité qu’il faut acquérir en se montrant à la hauteur.
Arguments :
• Désormais, les conditions d’obtention du permis sont modifiées

\ - pour mettre les automobilistes à l’épreuve,

\ - pour leur apprendre à être responsables,

\ - pour leur faire comprendre que la conduite n’est pas un divertissement.

• Le permis n’est pas un droit acquis à vie

On peut le perdre en cas d’infraction grave.

• Mais c’est un acte citoyen, il ne faut pas le prendre à la légère !

- Car les victimes d’accident sont en premier lieu les jeunes.

• L’objectif de cette mesure est de voir diminuer les accidents

\ - Principalement dus à l’inexpérience, l’attrait des dangers, et l’envie de faire la fête.


Conclusion : Espérons que ces mesures auront l’effet recherché, à savoir la baisse de la mortalité sur
les routes.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Afin de lutter contre les accidents de la route qui touchent principalement les jeunes, les conditions
d’obtention du permis de conduire changent en priorité pour les nouveaux conducteurs et les automo­
bilistes privés de permis à cause d’infractions.
Désormais, ils sont soumis à une période probatoire afin de prouver qu’ils sont dignes de conduire ou de
reconduire. Ainsi, veut-on inculquer que le permis n’est pas un droit à vie.
L’objectif de cette mesure est de faire comprendre qu’être au volant constitue avant tout un acte citoyen !

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS Q TEGOS


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E P R O D U C TIO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
E» emple de réponse :
E- Grèce, le parc automobile a énormément augmenté en 20 ans. Les voitures de marques étrangères
~e concurrencent un marché intérieur désireux de trouver les derniers modèles en vogue, les voitures les
: _s compétitives, et les plus modernes. Finis, les vieux tacots, les Grecs sont friands de leur véhicule qui
: _e un rôle social important, et constitue une façon de se démarquer et de s’imposer.
P e n d a n t, la conduite des automobilistes n’a pas beaucoup changé. On veut conduire vite, s’imposer
:.= - e volant pour aller rapidement d’un endroit à un autre, dans une course effrénée et vertigineuse.
Eertes, des moyens restrictifs (coercitifs) ont été mis en place : barrages routiers, contrôle de la circu-
.2: on par la force publique, contrôles radars de la vitesse, amélioration des routes... pour un meilleur
•2 ;cect du code de la route, et la préservation des conducteurs et de leurs passagers.
est vrai que de nombreux problèmes demeurent à l’heure actuelle : beaucoup sont ceux qui ne respec­
ter: pas les mesures prises, téléphonent ou fument en conduisant et commettent des impairs impar-
t f - a b le s donnant lieu à de gravissimes accidents de la route.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0TEGOS


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DOSSIER N°4: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ (cf. page 26 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1)

... En Europe, 100 millions de téléphones portables ont été vendus en 2004. et 460 millions dans le
monde entier. Les appareils «en fin de vie» sont souvent envoyés dans les pays en voie de développe­
ment. Or, ils contiennent des produits toxiques s'accumulant durablement dans l'organisme. Alors que les
exportations de déchets toxiques sont interdites par la Convention de Bâle, aucune mesure contraignante
n'a été prise envers les fabricants...
Voici un extrait qui dénonce une pratique dont les conséquences risquent d être néfastes pour I homme.
Pour sensibiliser l’opinion publique, le journal Le Courrier, vous invite à donner votre avis sous forme
d’article. Quelles mesures immédiates envisagez-vous prendre et que proposeriez-vous aux utilisateurs ?
Fnvnyfl7 votre article; à l’adresse électronique http://www.lecourrier.ch/ (180 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


Les in-supportabies portables
1. L’attrait incontestable des téléphones
La France n'aura pas longtemps résisté à l'engouement portables
provoqué par les téléphones portables, dont plus de 25 a/ La France n’a pas pu s’empêcher d’y adhérer.
millions de personnes sont les heureux ou dépendants
bl Nombreux sont les Français qui en possèdent
propriétaires.
un.
Les points positifs relevés par les utilisateurs sont surtout
liés à des facteurs économiques et temporels. Le portable 2. Les avantages économiques et temporels
plaît parce qu'il est pratique, peu encombrant et permet des mobiles
de gagner du temps. Nous vivons tous de plus en plus a/ Ils sont fonctionnels et constituent des gains de
dans l'urgence et les habitudes contractées dans la vie
temps.
professionnelle finissent par déteindre sur notre vie
privée. D'autre part, le portable assure un lien permanent bl Ils facilitent les relations sociales et profession­
avec les autres, quels qu'ils soient. Grâce à lui, nous som­ nelles.
mes en communication immédiate avec la famille, les cl Ils nous mettent rapidement en communication
amis, le garage le plus proche, le poste de police joigna­ aussi bien avec la famille, les amis que tous les
ble en cas d'accident... services utiles ou nécessaires.
Bien utilisé, le portable rend d'incontestables services.
Mal géré, il risque de nous transformer en esclaves élec­ 3. Les inconvénients des mobiles
troniques, jusqu'à nous pousser à une dépendance à a/ Le danger est de devenir dépendants, voire
cette nouvelle drogue. On peut voir partout ces «accros» complètement drogués.
du boîtier téléphonique qu'ils utilisent en toutes circon­
stances.
Si la vague déferlante du portable persiste, il nous faudra bl Ils empiètent totalement dans notre vie de tous
mettre en place de nouvelles règles de politesse et de les jours,
savoir-vivre, afin d’épargner à l'entourage les sonneries
intempestives suivies de conversations sinon privées du cl au risque de devoir imposer des règles de savoir-
moins personnelles ou professionnelles. vivre ou de les interdire dans les lieux publics.
Sachant que les Français s'emballent pour le portable,
n'oublions pas que 58% d’entre eux restent malgré tout
favorables à son interdiction dans les lieux publics.
AFP - 25.07.2005

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


L’attrait incontestable des téléphones portables (groupe A)
1a, 1b : Le nombre important de téléphones portables vendus en France prouve que ce pays en est
largement utilisateur.
Les avantages économiques et temporels des mobiles (groupe B)
2a, 2b, 2c : Les mobiles sont efficaces et participent à la mise en communication rapide avec tout type
de personne aussi bien dans notre vie sociale que professionnelle.
MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 16 EDITIONS 0 TEGOS
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Les inconvénients des mobiles (groupe C)
3a, 3b, 3c : Cependant, le risque c’est qu’ils nous rendent totalement accros si bien qu’il va falloir imposer
des règles de savoir-vivre, voire même de les interdire complètement dans les lieux publics.

C. PLAN (Étapes à développer)


Thème : Le téléphone portable : avantage ou inconvénient !
Raisons : L’utilisation du mobile présente des avantages et des inconvénients.
Arguments :
• Le téléphone portable fait de nombreux adeptes en France

- Les ventes de mobiles connaissent un record en France


- C’est ce qui prouve bien que ce pays a totalement adhéré à son utilisation.

• Les avantages sont multiples

- Les portables sont très fonctionnels, et maniables,


- et sont un gain de temps dans la vie sociale et professionnelle.

• Cependant, il présente des inconvénients

'\ ^ - Il empiète dans notre existence,


- au risque que nous en devenions complètement accros.
Conclusion : Il va falloir sévir quitte à imposer des règles de vie.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Le téléphone portable connaît un véritable essor, au vu du nombre effarant de vente. Cependant, il ne
présente pas que des avantages. En effet, outre le fait qu’il soit maniable, fonctionnel et qu’il nous mette
rapidement en communication avec nos proches, nos relations professionnelles, ou avec les services de
première utilité, il empiète tout de même de façon considérable dans notre vie de tous les jours, à croire
que nous ne pouvons plus nous en passer, telle une véritable drogue. Peut-être est-il temps de dicter des
règles en matière d’utilisation, règles de savoir-vivre mais également mesures pour ne pas gêner autrui
afin qu’il ne vienne pas à polluer nos rapports humains.
E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
AGISSONS TOUS ENSEMBLE !
Alors que des milliers d’appareils téléphoniques «en fin de vie» sont exportés chaque jour vers les pays
en voie de développement, il serait peut-être temps de réagir afin de dénoncer une pratique soi-disant
altruiste qui s’avère, en réalité, un mode de pollution modeste, certes mais qui peut devenir, à la longue,
totalement toxique et créer une contamination irréversible.
Aussi serait-il judicieux de réglementer ce procédé, et d’informer le public des risques encourus. Pourquoi
ne pas mener un sondage pour éveiller les esprits de ne pas se rendre coupable, malgré soi, d’actes
polluants à notre propre insu ? Pourquoi ne pas demander aux utilisateurs de bien vouloir redéposer
leurs mobiles inutilisables ou usagés dans des réservoirs prédisposés, un peu comme dans le cas de la
collecte des piles, ou des anciennes batteries des voitures. Les fournisseurs et vendeurs de mobiles
pourraient également reprendre l’ancien portable déductible de l’achat d’un nouveau matériel plus
performant. AGISSONS TOUS ENSEMBLE pour mener une campagne de presse, et d’information, afin
de mettre en oeuvre un nouvel état d’esprit plus conforme à des règles de respect de l’environnement et
de la nature !

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DOSSIER N°5: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai tS- (cf. page 29 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1)

Apprendre des langues étrangères est un bagage incontournable pour notre vie, dit-on souvent. La partie
«langues étrangères» de tout CV est devenue celle qui fait, aussi, la différence. À votre avis, quel est
l’âge adéquat pour commencer l’apprentissage des langues étrangères ? Combien de langues étrangères
doit-on apprendre ? Lesquelles ? Pourquoi connaître des langues étrangères constitue-t-il un bagage
pour la vie ? Vous rédigez un texte construit et cohérent sur ce sujet.
(180 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)

A. Qui a dit que les bancs d’école étaient ennuyants et 1. Les séjours linguistiques : une chance
lassants ? Certainement pas les élèves de première de pour les jeunes !
l’école secondaire l’Aubier, à Saint-Romuald, qui ont reçu al C’est l’occasion de renouveler l’enseignement
cette semaine la visite de jeunes Canadiens anglophones. b/ et de créer des amitiés.
Une semaine bien spéciale pour ces jeunes où les maths et
le français ont été remplacés par des activités linguistiques
et la création de nouvelles amitiés._____________________ 2. Pratiquer la langue française est une
B. Pour parler la langue de Molière, il faut de la concen­ nécessité
tration, un peu de fantaisie, beaucoup de patience, une a/ La langue française requiert réflexion, calme
envie de voir et d’entendre des choses d’une grande diver­ et curiosité.
sité. Le français suppose une prononciation et une articu­ bl II faut savoir bien prononcer en articulant de
lation claire et vigoureuse. Pour ce faire, on doit essayer de manière sonore et franche.
parler lentement et brièvement. Si vous trouvez cela difficile,
cl D’où l’intérêt de venir en France suivre des
imaginez que plusieurs millions de gens viennent suivre des
cours de français dans l’Hexagone entre deux et cinq
cours.
semaines.
3. Les langues de la communication
C. La langue d'échange du monde marchand comme du
al La langue la plus parlée reste manifestement
monde scientifique est aujourd'hui incontestablement l'an­
glais. Mais les fournisseurs, même s'ils parlent anglais entre l’anglais aussi bien dans les domaines du com­
eux, doivent, sur Internet comme ailleurs, utiliser la langue merce que des sciences,
de leurs clients. bl même si, les internautes s’expriment dans dif­
Les chiffres disponibles, aussi incertains soient-ils, le confir­ férentes langues.
ment : anglais (fortement surreprésenté), japonais, chinois, cl Les langues les plus utilisées, outre l’anglais,
allemand, français, espagnol, russe, italien, portugais, coré­ sont soit des langues asiatiques (japonais, chi­
en, suivis par seize langues de pays occidentaux qui précè­ nois, coréen), soit européennes, au détriment
dent l'arabe, fortement sous-représenté._________ de l’arabe.
D. Quelles langues choisir ? Entre autres l'anglais... mais
pas forcément en premier. Au moment de faire le choix de la 4. Le choix de la langue
première langue vivante, il faut avoir en vue l'apprentissage a/ L’anglais, certainement mais pas en priorité,
de la seconde, voire de la troisième langue. Il faut penser en bl au moment de faire le choix de la langue, il
termes de parcours linguistique. Ce parcours dépend des faut avoir en tête éventuellement d’autres
possibilités offertes dans le bassin d'éducation et de forma­ options linguistiques.
tion dans lequel vit l'enfant. Il est très vivement conseillé
cl L’anglais est certes nécessaire mais pas essen­
d’intégrer l'anglais dans le parcours envisagé. La maîtrise de
l'anglais est indispensable, mais la maîtrise de cette seule tiel,
langue est insuffisante. La maîtrise de l’anglais, incontourna­ d/ car ce n’est plus ce qui distingue un candidat
ble, ne fait plus la différence entre les candidats à l’embau­ à l’emploi d’un autre.
che.

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Les langues de la communication (groupe A)
3a : La langue la plus parlée reste manifestement l’anglais aussi bien dans les domaines du commerce que
des sciences,

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3b : même si, les internautes s’expriment dans différentes langues.
3c : Les langues les plus utilisées, outre l’anglais, sont soit des langues asiatiques (japonais, chinois,
coréen), soit européennes, au détriment de l’arabe.
Le choix de la langue (groupe B)
4a : L’anglais, certainement mais pas en priorité,
4b : au moment de faire le choix de la langue, il faut avoir en tête éventuellement d’autres options lingui­
stiques.
4c : L’anglais est certes nécessaire mais pas essentiel,
4d : car ce n’est plus ce qui distingue un candidat à l’emploi d’un autre.
Pratiquer la langue française est une nécessité (groupe C)
2a : La langue française requiert réflexion, calme et curiosité.
2b : Il faut savoir bien prononcer en articulant de manière sonore et franche.
2c : D’où l’intérêt de venir en France suivre des cours.
Les séjours linguistiques : une chance pour les jeunes ! (groupe D)
1a : C’est l’occasion de renouveler l’enseignement,
1b : et de créer des amitiés.
C. PLAN (Étapes à développer)
Thème : L’intérêt du choix des langues
Raisons : Parler des langues étrangères est une évidence qui va bien au-delà d'une simple nécessité.
Arguments :
• Communiquer demeure une priorité

\ - La langue de la communication la plus répandue est l’anglais aussi bien dans le commerce que
s\ dans les sciences, ou sur Internet, tout particulièrement.
* - Mais on utilise aussi d’autres langues asiatiques ou européennes au détriment de l’arabe.

Le choix d’une langue est donc important

- L’anglais est certes nécessaire mais pas essentiel.


^ - Car ce n’est plus ce qui fait la différence sur le marché de l’emploi.

• Somme toute, la pratique de la langue française est très utile

- La langue française requiert réflexion, calme et curiosité.


- Il faut savoir bien prononcer en articulant de manière sonore et franche.
- D’où l’intérêt de venir en France suivre des cours.

• Les séjours linguistiques : une chance pour les jeunes !

\ - C’est l’occasion de renouveler l’enseignement, et de créer des amitiés.


Conclusion : Il faut donc bien choisir la ou les langues que l’on veut étudier.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Communiquer est une nécessité. C’est même une priorité. Certes si l’usage de la langue anglaise reste
prédominant aussi bien dans les domaines du commerce, des sciences ou sur Internet, il n’en demeure
pas moins que d’autres langues et non des moindres sont utilisées afin de communiquer, notamment des
langues asiatiques, mais aussi européennes au détriment de l’arabe. C’est ce qui permet de constater
que l’anglais, même s’il est nécessaire, n’est plus complètement essentiel. Ce n’est plus, du moins, ce
qui fait la différence sur le marché de l’emploi. La pratique de la langue française apparaît, somme toute,
comme une évidence : le français requiert réflexion, calme et curiosité. Il faut savoir bien prononcer en
articulant de manière sonore et franche, d’où l’intérêt de venir en France suivre des cours. Les séjours
linguistiques sont une chance pour les jeunes qui désirent connaître cette langue. C’est une façon de
renouveler l’enseignement et de se faire des amitiés. Tout réside dans le choix d’une ou de plusieurs
langues que l’on veut étudier.
MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 19 EDITIONS | TEGOS
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E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
Apprendre une langue étrangère est une chance de communiquer avec davantage de gens, et de se faire
des amis.
Selon moi, il est évident que plus on commence jeune à apprendre une autre langue mieux c’est. Car,
cela développe la rapidité de réflexion, d’apprentissage d’une autre culture, d’un autre pays. C’est le
moyen d’élargir ses connaissances. Le plus tôt, on commence à étudier, et le plus vite, on acquiert des
enseignements qui nous motivent à voyager, à dépasser nos propres limites, et à connaître de la sorte
d’autres langues et d’autres contrées. Le monde nous appartient alors !
Pourquoi ne pas inculquer l’anglais dès 5 ans : c’est la langue la plus pratique, et la plus parlée, la langue
des affaires, et du commerce, de l’informatique et de la technologie. Le français, ensuite, à un âge plus
avancé (dès 9-10 ans) permet d’approcher le monde de la philosophie, de la littérature, et de la culture
française. Pourquoi ne pas se pencher sur l’espagnol, langue parlée en Amérique latine, mais également
le chinois, langage fort utile dans le subcontinent asiatique.
En tout état de cause, l’apprentissage d’une langue est un moyen sûr et certain de trouver un travail, de
s’adapter plus rapidement, et de s’intégrer le mieux possible.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 20 EDITIONS g TEGOS


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DOSSIER N°6: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
• Essai (cf. page 33 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1)

Vous voulez manifester un réel intérêt pour les questions relatives aux droits de l'homme. Pour ce faire,
vous montrez que sans un investissement personnel dans des actions qui défendent les droits de
l'homme, les risques d’une réduction de nos libertés sont probables. Vous proposez, alors, des actions,
des opérations, des initiatives en vue d’entraîner l’engagement et le volontariat chez les jeunes. Vous
rédigez un texte construit et cohérent sur ce sujet et vous l’envoyez au directeur d’un journal local.
(180 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


DROITS HUMAINS : CONCERNES, ET APRES ?
Vous manifestez un réel intérêt pour les questions relatives aux droits
de l'homme. Mais de là à vous mobiliser, il y a un pas que seuls
quelques-uns osent franchir. 1. Le bénévolat n’est pas une affaire sponta­
C'est souvent une affiche, un article, un reportage à la télévi­ née
sion, le cours d'éducation civique ou l'intervention d'un bénévo­ al C’est une action motivée par des paramètres
le d'une association qui a retenu votre attention et vous a don­
extérieurs qui vont inciter à agir.
né envie d'agir, de faire quelque chose... voire de changer les
choses. Cette prise de conscience a amené certains d’entre
vous à s'informer sur des thèmes comme les droits des enfants, b/ À l’origine, c’est la prise de conscience de la
les droits des femmes, la peine de mort, la torture, les dispari­ défense des droits de l’homme qui sera le
tions, la liberté d'expression ou encore l'esclavage. déclencheur d’actions visant à se mobiliser
Certains ont même poussé la porte du club des droits de l'hom­ pour une cause précise.
me de leur collège ou de leur lycée, ou ont eu envie d'en créer
un. Lors de chaque rendez-vous, ils ont découvert les textes de
référence, organisé des débats, des campagnes d’information
et des signatures de pétition, ou des actions visant à récupérer
des fonds pour le projet d’une association. 2. La défense des droits de l’homme chez
Ne pas en rester là les jeunes
Mais s'engager contre l'injustice et la violation des droits de
l'homme demande un effort ! Car si les jeunes dans leur ensem­
a/ Montrer un intérêt pour le thème des droits
ble manifestent un intérêt pour les questions relatives aux de l’homme exige des efforts,
droits de l'homme, ils rechignent cependant à agir. En effet, les b/ Or, ils sont souvent réticents à s’engager.
personnes qui encadrent des clubs, ou les jeunes membres
eux-mêmes, constatent aussi que dès qu'il s'agit de prendre du
temps, de mettre la main à la pâte pour peaufiner une action, il
n'y a plus personne. Un constat un peu amer pour ceux qui se
sont lancés et qui aimeraient entraîner leurs proches ! Car ces cl Mais ceux, qui s’y investissent pleinement,
jeunes, même s'ils ne sont qu'une poignée, sont engagés, voire sont réceptifs à opter pour une profession
très engagés. Contents d'agir, ils savent se mobiliser. Et
proche de leurs objectifs humanitaires.
certains ne comptent pas en rester là, en choisissant un métier
en relation avec cet engagement.
Paroles d'ados
Emmanuelle, 17 ans : "Au club droits de l'homme du lycée, nous
ne faisons pas que discuter : nous informons les autres élèves 3. L’apport d’une expérience personnelle
et nous montons des actions comme la signature de pétitions a/ L’expérience personnelle montre que ce qui
ou la vente de gâteaux pour une association. Quand j'ai rejoint compte, c’est l’information et l’action.
ce club, j'étais pleine d'utopies. Je croyais que les droits de b/ S’engager vise à laisser ses rêves d’idéaux,
l'homme intéressaient tout le monde, qu'il suffisait d'informer
de côté, et à combattre au quotidien.
pour motiver les autres. Je me suis rendu compte que les gens
s'en moquent. Tant pis ! Tant que ça m'intéresse, que je peux
cl De toute manière, s’engager revient à parti­
faire quelque chose, je le fais et je vais continuer. C'est une
expérience qui permet de partager des choses, de se sentir
ciper de manière utile et à se faire des rela­
utile et de faire plein de rencontres." tions.
Les clés de l'actualité, n°565, 2004

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 2\ EDITIONS 0 TEGOS


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B. E C R E M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)
Chez les jeunes, la défense des droits de l’homme est différemment appréciée (groupe A)
2a, 2b : Montrer un intérêt pour le thème des droits de l’homme exige des efforts. Or, les jeunes sont assez
réticents à s’engager.
2c : Mais ceux, qui font le choix d’un investissement vrai, sont propres à opter pour une profession proche
de leurs objectifs humanitaires.
Le bénévolat ne relève pas d’une œuvre spontanée (groupe B)
1a : C’est une action motivée par des paramètres extérieurs qui incitent à agir.
1b : À l’origine, c’est la prise de conscience de la défense des droits de l’homme qui constitue le
déclencheur d’actions visant à se mobiliser pour une cause précise.
Néanmoins, un engagement humanitaire est gage d’une expérience personnelle forte (groupe C)
3a : L’expérience personnelle montre que ce qui compte, c’est l’information et l’action.
3b : S’engager vise à laisser de côté ses chimères, et à combattre au quotidien.
3c : De toute manière, s’engager revient à participer de manière utile et à se faire des relations.

C. PLAN (Étapes à développer)


Thème : Le bénévolat chez les jeunes
Raisons : Le bénévolat est une affaire de personne.
Arguments :
• Chez les jeunes, la défense des droits de l’homme est différemment appréciée

- Montrer un intérêt pour le thème des droits de l’homme exige des efforts. Or, les jeunes sont
assez réticents à s’engager.
- Mais ceux, qui font le choix d’un investissement vrai, sont propres à opter pour une profession
proche de leurs objectifs humanitaires.

• Le bénévolat ne relève pas d’une œuvre spontanée

- C’est une action motivée par des paramètres extérieurs qui incitent à agir.
* - À l’origine, c’est la prise de conscience de la défense des droits de l’homme qui constitue le
déclencheur d’actions visant à se mobiliser pour une cause précise.

• Néanmoins, un engagement humanitaire est gage d’une expérience personnelle forte

- L’expérience personnelle montre que ce qui compte, c’est l’information et l’action.


- S’engager vise à laisser de côté ses chimères, et à combattre au quotidien.
* - De toute manière, s’engager revient à participer de manière utile et à se faire des relations.
Conclusion : Être bénévole demeure malgré tout un engagement personnel.
D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Les jeunes sont mitigés sur la question des droits de l’homme, car être bénévole nécessite un enga­
gement auquel ils ne sont pas tous sûrs de vouloir se plier. Toutefois, ceux qui décident de s’investir de
façon volontaire sont propres à opter pour une carrière proche de leurs idéaux humanitaires. Cependant,
le bénévolat ne relève pas d’une oeuvre spontanée : c’est une action motivée par des paramètres
extérieurs qui incitent à agir. À l’origine, c’est la prise de conscience de la défense des droits de l’homme
qui constitue le déclencheur d’actions visant à se mobiliser pour une cause précise. En tout état de
cause, défendre une cause humanitaire est gage d’une expérience personnelle forte : cela montre que ce
qui compte, c’est l’information et l’action, c'est aussi laisser de côté ses chimères, et combattre à fond au
quotidien. De toute manière, s’engager revient à participer de manière utile et à lier des relations, mais
cela reste avant tout un engagement personnel.

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E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
DÉFENDRE LES DROITS DE L'HOMME
La défense des droits de l’homme est depuis que l’ONU existe une préoccupation de nombreuses
organisations telles que l’UNICEF, l’UNHCDH (Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits De
l'Homme), notamment, mais elle regarde aussi de nombreux organismes non gouvernementaux tels que
GREENPEACE ou AMNISTIE INTERNATIONALE...
Toute personne désireuse de montrer son intérêt pour ce genre de question doit s’impliquer person­
nellement dans des actions précises visant à la défense des droits de la femme, des enfants, ou des
hommes, de leurs conditions de vie ou de travail, ou encore d’emprisonnement dans le respect de la
nature humaine, et de leurs droits civiques les plus simples afin que les droits de l’homme et du citoyen
ne restent pas simplement dans un texte cosigné prônant simplement des principes fondamentaux
comme la simple liberté d’expression.
Cela requiert une participation engagée dans des pétitions à envoyer à des gouvernements utilisant la
torture, ou bafouant les droits civiques de leurs citoyens, ainsi que des campagnes de presse pour
préserver la vie d’hommes et de femmes pris en otage dans des conflits ethniques. Cela va même
jusqu’à une participation physique en s’expatriant dans des pays dont les ressortissants ont besoin d’une
aide concrète afin de défendre les populations maltraitées.

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DOSSIER N°7: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ (cf. page 38 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1)

Dans votre école un acte de violence à l’égard d’un professeur a eu lieu. La présence policière ne
s’est pas faite attendre. La plupart de vos camarades sont contre cette surveillance policière. Face à
cette situation, vous décidez de proposer un ensemble d’idées et d’initiatives (plus de surveillants,
spots publicitaires en faveur d’un civisme qui relance le respect entre profs et élèves et entre élèves,
etc.). Vous rédigez un texte construit et cohérent sur ce sujet et vous l’envoyez au directeur de votre
école et au Ministre de l’Éducation nationale.
(180 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


Violences à l'école : réprimer ou éduquer ?
La violence dans les établissements scolaires est à nou­
veau en débat. Mais la réponse apportée, accentuer la
présence policière, est loin de faire l'unanimité. 1. La violence scolaire : un rapport alarmant
Un nouveau rapport sur la violence à l'école, un fait divers
dans un collège et des profs désemparés... le débat sur a/ La violence à l’école ne fait qu’augmenter,
la violence scolaire est relancé. La situation reste inquié­
tante, selon une enquête réalisée pour le ministère de
l'Éducation nationale : 21,2% des collégiens ont le senti­
ment d'être exposés à la violence, contre 18% en 1995.
Le sociologue Éric Debarbieux, directeur de cette enquê­ bl les actes de cruauté gratuits sont journaliers,
te, insiste cependant sur la nature des actes cités par les c/ mais rares sont les actions résultant d’intru­
élèves. Selon lui, ces faits "relèvent d'une violence quoti­ sions extérieures dans les écoles.
dienne, faite de micro-violences". Et le sociologue souli­ d/ Dans ces conditions, la police ne semble pas
gne que seuls 6% des faits de violences sont liés à des
être le choix idéal pour répondre à ce fléau.
intrusions dans les établissements, avant d'ajouter : "Ce
n’est certainement pas une présence policière accrue qui
réglera tout." 2. Une réponse possible : le recours à la
police
Pour lutter contre la violence scolaire, le ministre de l’Inté­
rieur Nicolas Sarkozy avait en effet proposé la nomination al Dans un collège de la région parisienne, té­
d'un "policier-référent” au collège Édouard-Manet de Ville- moin d’un fait divers accablant, le ministre de
neuve-la-Garenne (92). Ce dernier devait entrer en fonc­ l'Intérieur a suggéré l’idée de nommer un po­
tion début février, un mois après qu'un élève avait lancé licier.
une bouteille d'acide dans la cour de l'établissement. Le b/ Toutefois, les enseignants, les élèves et leurs
ministre avait alors répondu au désarroi des professeurs. parents s’y sont opposés,
Mais par la suite, ces derniers, relayés par les élèves et le c/ ce qui a eu pour effet d'ajourner cette mesure.
syndicat de parents d'élèves, se sont soulevés contre
cette nomination. Elle a donc été reportée. 3. La police dans les écoles toujours à l’ordre
La présence des forces de l'ordre dans les établissements du jour dans le cadre du plan de lutte contre
reste d'actualité. Le 9 février dernier, le ministre de l'Inté­ la délinquance dans 23 zones difficiles
rieur a annoncé un plan de lutte contre la délinquance à a/ Le plan prévoit la création d’un poste de sur­
appliquer dans 23 quartiers difficiles. Ce plan inclut notam­ veillant devant prévenir les parents des absen­
ment la nomination d'un "correspondant absentéisme" ces des élèves ou la police et la justice en cas
chargé de signaler toute absence scolaire aux parents et,
si ces derniers ne réagissent pas, à la police et à la justi­
de carence parentale.
ce. Par ailleurs, chaque établissement scolaire de ces zo­ b/ Il prévoit aussi une présence policière dans
nes se verrait doté d'un policier-référent, et des places en chaque école et des lits en internat.
internat seraient réservées pour les jeunes de ces quar­ cl Ces mesures ont suscité des réactions hosti­
tiers. L'annonce a de nouveau déclenché la colère des les de la part des élèves, de leurs parents, du
élèves, parents et professeurs, qui ont dénoncé le man­ corps enseignant, et même du ministre de
que de moyens des personnels enseignants, administra­ l’Éducation.
tifs et sociaux, ainsi que la suppression de postes de sur-

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 24 EDITIONS 0 TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteaos.com
veillants. Le ministre de l'Éducation, Luc Ferry, s'est lui
aussi opposé à une présence policière et a rappelé
qu'enseignants et conseillers d’éducation étaient déjà mo- d/ Les élèves, en outre, n’ont pas aimé être
- isés contre I absentéisme. Les élèves, eux, ont peu considérés comme des délinquants,
apprécié de se retrouver stigmatisés comme délinquants,
'ace à une répression policière jugée inopportune.
Les clés de l'actualité, n°564, 2004

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


La violence scolaire : un rapport alarmant (groupe A)
1a, 1b, 1c : La violence à l’école ne fait qu’augmenter, car les actes de cruauté gratuits sont journaliers,
mais rares sont les actions résultant d’intrusions extérieures dans les écoles.
Une réponse possible : le recours à la police (groupe B)
2a : Dans un collège de la région parisienne, témoin d’un fait divers accablant, le ministre de l’Intérieur a
suggéré l’idée de placer un policier.
2b, 2c : Toutefois, les enseignants, les élèves et leurs parents s’y sont opposés, ce qui a eu pour effet
d’ajourner cette mesure.
La police dans les écoles toujours à l’ordre du jour dans le cadre du plan de lutte contre la
délinquance dans 23 zones difficiles (groupe C)
3a : Le plan prévoit la création d’un poste de surveillant devant prévenir les parents des absences des
élèves ou la police et la justice en cas de carence parentale.
3b : Il prévoit aussi une présence policière dans chaque école et des lits en internat.
3c : Ces mesures ont suscité des réactions hostiles de la part des élèves, de leurs parents, du corps
enseignant, et même du ministre de l’Éducation.
3d : Les élèves, en outre, n’ont pas aimé être considérés comme des délinquants.
1d : Dans ces conditions, la police ne semble pas être le choix idéal pour répondre à ce fléau.

C. PLAN (Étapes à développer)


Thème : La lutte contre la violence à l’école
Raisons : Le recours à des mesures policières pour lutter contre la violence scolaire.
Arguments :
Le rapport sur la violence scolaire est alarmant

- La violence à l’école ne fait qu’augmenter,


- car les actes de cruauté gratuits sont journaliers,
- mais rares sont les actions résultant d’intrusions extérieures dans les écoles.

• Une réponse possible : le recours à la police

\ - Dans un collège de la région parisienne, témoin d’un fait divers accablant, le ministre de

\ l’Intérieur a suggéré l’idée de placer un policier.


- Toutefois, les enseignants, les élèves et leurs parents s’y sont opposés, ce qui a eu pour effet
d’ajourner cette mesure.

La police dans les écoles toujours à l’ordre du jour dans le cadre du plan de lutte contre la
délinquance dans des zones difficiles

\ - Le plan prévoit la création d’un poste de surveillant devant prévenir les parents des absences des

\ élèves ou la police et la justice en cas de carence parentale.


- Il prévoit aussi une présence policière dans chaque école et des lits en internat. Ces mesures
ont suscité des réactions hostiles de la part des élèves, de leurs parents, du corps enseignant,

\ et même du ministre de l’Éducation.


- Les élèves, en outre, n’ont pas aimé être considérés comme des délinquants.
Conclusion : Dans ces conditions, la police ne semble pas être le choix idéal pour répondre à ce fléau.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 25 EDITIONS 0 TEGOS


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D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Un rapport alarmant fait état de la violence à l’école, et souligne notamment l’augmentation des actes de
cruautés au quotidien, même si les intrusions à l’intérieur des établissements sont minimes. Un fait divers
advenu dans un lycée de la région parisienne a relancé la discussion, et le ministre de l’Intérieur a émis
l’avis d’introduire un policier à l’intérieur de l’établissement scolaire en question, mais devant le tollé
général, la mesure a été ajournée. Cependant, l’introduction de la police dans les écoles demeure à
l’ordre du jour dans le cadre du plan de lutte contre la délinquance dans 23 zones difficiles. Ce texte
prévoit notamment la création d’un poste de surveillant des absences pouvant même aller demander
l’intervention de la police et de la justice en cas de carence parentale. Il est aussi envisagé une présence
policière accrue dans chaque école et des lits en internat. Toutefois, ces orientations n’ont pas été suivies
d’effet face à l’opposition manifeste des élèves qui ne veulent pas être traités en délinquants, de leurs
parents et des enseignants. Dans ces conditions, le recours à la force publique ne semble pas être le bon
choix pour répondre au problème de la violence scolaire.
E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
Depuis le coup de couteau infligé par un élève de grande section à un professeur de maths, le lycée est
en effervescence. Il est vrai que la surveillance policière n’est plus tenable car elle démontre qu'il ne faut
pas répondre à un débordement violent par une présence coercitive de la police qui va à l’encontre des
droits des élèves.
Il n’est pas question d'avoir des vigiles ou des policiers en civil dans les établissements scolaires, mais il
est temps de contrôler cette dérive. En effet, il est peut-être opportun de voir inculquer des principes de
base de respect envers ceux qui enseignent par des cours de morale sur le respect de la vie, sur des
valeurs familiales. Mais il est également judicieux de comprendre que la vie des jeunes est désormais
bercée par une violence de plus en plus présente, et il est forcément important d’en parler, de commu­
niquer avec eux pour débrancher ce qui peut carrément dégénérer en une mutinerie intenable.
Par ailleurs, il est également nécessaire de contrôler les élèves, leur interdire l’entrée du lycée avec des
objets blessants, les fouiller si besoin est, et les convoquer lors de conseil de discipline si leur violence
dépasse les limites du tolérable. Il faut les impliquer davantage dans la vie du lycée, par des projets
communs (journaux, voyages, équipes sportives...).

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE j6 EDITIONS 0 TEGOS


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DOSSIER N°8: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ (cf. page 42 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1)
Dans le cadre des échanges scolaires, la classe de 3eme du collège de Nice-Étoile, vous demande votre
avis sur la question «Lutter contre la pollution : c ’est le défi du XXIème siècle». Pour ce faire, le texte
intitulé «Une pollution sans frontières» peut vous aider pour soulever les problèmes les plus importants.
Vous pouvez donner d'autres informations, des exemples, soulever d'autres problèmes, proposer des
antidotes, etc.
Vous rédigez un texte construit et cohérent sur ce sujet et vous l’envoyez à l’adresse électronique :
nicet@vahoo.fr
(180 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


Une pollution sans frontières
Nos rejets ont des conséquences à long terme. Ils influent
non seulement sur notre santé et notre qualité de vie,
mais aussi sur le climat de la planète. 1. Constat sur la qualité de notre biotope
Au terme de notre enquête, une conclusion générale se al La dégradation de la planète est un fait avéré
dégage : au-delà des alertes ponctuelles, la pollution de et permanent.
l'air, de l'eau et du sol constitue aujourd'hui un phéno­
mène durable, chronique et global. Une grande partie de b/ Cela a une portée indéniable sur notre santé
ses effets sur notre santé se situe à long terme, avec de avec des implications incalculables pour le
fortes marges d'incertitude sur leur importance. Mais il est moment.
fort possible que, par exemple, les particules rejetées par
les pots d'échappement des voitures et des camions ou
les résidus de pesticides dans l'eau de boisson consti­
tuent des bombes à retardement, dont les conséquences
ne se feront sentir que dans quelques dizaines d'années.
Nous laissons ainsi un héritage empoisonné et irréversi­ 2. La situation française : appauvrissement
ble aux générations futures. Par ailleurs, aucun lieu, en de notre patrimoine
France ou ailleurs, n'est totalement épargné par ces pollu­ a/ Nos enfants vont hériter d’un patrimoine à
tions. Les villes qui ont la chance d'être en tête de notre tout jamais souillé.
classement ne sont pas un havre de pureté, mais sont bl Tout le territoire français est contaminé,
simplement un peu moins polluées que les autres ! Et même si nos agglomérations sont moins
s'installer à la campagne ne représente pas une solution touchées qu’ailleurs.
miracle : l'eau y est en général plus polluée que dans les
cl Mais, contrairement à ce que l’on peut penser,
grands centres, et l'air parfois pas très pur à cause notam­
ment des pesticides ! les campagnes sont encore plus polluées que
les villes à cause des pesticides.
En fait, la pollution traverse souvent les frontières, voire
les continents. Ainsi a-t-on trouvé dans les glaces polaires
des traces de plomb qui viennent des pots d'échappe­
ment de nos voitures ! Et il est significatif que le principal 3. Une pollution généralisée
risque radioactif en France vienne des retombées de la a/ La pollution n’a pas de frontière,
catastrophe de Tchernobyl, qui s'est déroulée il y a déjà b/ et ceux qui disent le contraire sont des affabu-
dix-huit ans à environ 2500 kilomètres de chez nous. lateurs/menteurs.
Tous les spécialistes qui nous assuraient que le nuage
avait épargné la France nous avaient raconté des menson­
ges ! 4. Les moyens pour lutter
Bien sûr, notre situation reste privilégiée si on la compare a/ Certes, la comparaison entre la France et le
par exemple à celle du Sud-est asiatique, où, à cause des
Sud-est asiatique montre que nous sommes
incendies de forêts, la pollution de l'air atteint actuelle­
ment des niveaux sans commune mesure avec ceux
privilégiés.
constatés dans les villes françaises.
Cependant, les rejets dans l'atmosphère dus à nos acti­ b/ Toutefois, nous participons tout de même à la
vités jouent un rôle non négligeable dans l'accroissement pollution mondiale.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0 TEGOS


27
DES NIVEAUX B1, B2 & Sb B2 www.editionsteaos.com
de l’effet de serre au niveau mondial. En réduisant les cl La réduction des rejets dans l’atmosphère
émissions de ces gaz qui nous font tousser et piquent les contribuerait, à la fois, à la baisse des allergies
yeux de nos enfants, nous contribuerions du même coup
humaines, à la diminution du réchauffement
à enrayer le réchauffement du climat de l'ensemble de la
planète. Bref, faire un cadeau à nos poumons, c'est en climatique, et serait une aubaine pour notre
même temps faire un cadeau à la Terre. Un objectif indis­ planète.
pensable même s'il faut pour cela modifier nos façons de d/ C’est une priorité qui s'impose quitte à changer
vivre... notre mode de vie.
Ça m’intéresse - mai 2004

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Enquête sur la qualité de notre biotope : une pollution généralisée (groupes A et C)
1a : La dégradation de la planète est un fait avéré et permanent.
1b : Cela a une portée indéniable sur notre santé avec des implications incalculables pour le moment.
3a, 3b : La pollution n’a pas de frontière, et ceux qui disent le contraire sont des affabulateurs/menteurs.
La situation française : l’appauvrissement de notre patrimoine (groupe B)
2a : Nos enfants vont hériter d’un patrimoine à tout jamais souillé.
2b : Tout le territoire français est contaminé, même si nos agglomérations sont moins touchées
qu’ailleurs.
2c : Mais, contrairement à ce que l’on peut penser, les campagnes sont encore plus polluées que les
villes à cause des pesticides.
4a : Certes, la comparaison entre la France et le Sud-est asiatique montre que nous sommes privilégiés.
4b : Toutefois, nous participons tout de même à la pollution mondiale.
Les mesures pour lutter contre la pollution (groupe D)
4c : La réduction des rejets dans l’atmosphère contribuerait, à la fois, à la baisse des allergies humaines,
à la diminution du réchauffement climatique, et serait une aubaine pour notre planète.
4d : C’est une priorité qui s’impose quitte à changer notre mode de vie.

C. PLA N (Étapes à développer)


Thème : Le problème de la pollution de la planète
Raisons : Les dégradations constatées montrent une faute humaine.
Arguments :
• L’enquête sur la qualité de notre biotope met en exergue une pollution généralisée

- La dégradation de la planète est un fait avéré et permanent.


- Ce phénomène a une portée indéniable sur notre santé avec des implications incalculables
pour le moment.
- La pollution n’a pas de frontière, et ceux qui disent le contraire sont des affabulateurs/menteurs.
• L’analyse de la situation française concourt à prouver l’appauvrissement de notre patrimoine

- Nos enfants vont hériter d’un patrimoine à tout jamais souillé.


- Tout le territoire français est contaminé, même si nos agglomérations sont moins touchées
qu’ailleurs.
- Mais, contrairement à ce que l’on peut penser, les campagnes sont encore plus polluées que les
villes à cause des pesticides.
- Certes, la comparaison entre la France et le Sud-est asiatique montre que nous sommes privilé­
giés.
- Toutefois, nous participons tout de même à la pollution mondiale.
• Les mesures pour lutter contre la pollution

- La réduction des rejets dans l’atmosphère contribuerait, à la fois, à la baisse des allergies humai­
nes, à la diminution du réchauffement climatique, et serait une aubaine pour notre planète.
- C’est une priorité qui s’impose quitte à changer notre mode de vie.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 28 EDITIONS 0 TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteaos.com
Conclusion : Il est maintenant temps d’agir au nom de la sauvegarde des générations futures.
D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Une enquête sur la qualité de notre biotope met en exergue une pollution généralisée. La dégradation de
ia planète est un fait avéré qui ne va pas en s’améliorant. Ce phénomène a des répercussions sur notre
santé qui n’ont pas encore été vraiment évaluées pour le moment. Cependant, la pollution n’a pas de
frontière, et ceux qui disent le contraire sont des affabulateurs/menteurs. Parallèlement, l’analyse de la
situation française montre un appauvrissement de notre patrimoine. Malheureusement, nos enfants vont
hériter d’un patrimoine à tout jamais souillé. Tout le territoire français est contaminé, même si nos agglo­
mérations sont moins touchées qu’ailleurs. Mais, contrairement à ce que l’on peut penser, les campagnes
sont encore plus polluées que les villes à cause des pesticides. Certes, la comparaison entre la France et
le Sud-est asiatique montre que nous sommes privilégiés. Toutefois, nous participons tout de même au
processus de dérèglement mondial.
Somme toute, la réduction des rejets dans l’atmosphère contribuerait, à la fois, à la baisse des allergies
humaines, à la diminution du réchauffement climatique, et serait une aubaine pour notre planète. C’est
une priorité qui s’impose quitte à changer notre mode de vie.

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)


Exemple de réponse :
Chers Camarades,
Jusqu’à présent, nous vivions avec nos petits égoïsmes nationalistes, pensant que la pollution était maîtri­
sée ou limitée à certaines zones industrialisées, mais qu’elle ne dépassait pas les frontières de nos pays.
Mais la fonte des glaces, l’augmentation du trou de l’ozone, les maladies virales et allergiques de plus en
plus répandues montrent que le phénomène s’étend, et qu'il génère des problèmes catastrophiques qui
risquent d’avoir un impact irréversible, à long terme, sur la vie des humains peuplant notre planète, sur la
qualité de la vie, mais aussi sur le devenir, lui-même, de la Terre où nous vivons.
Ce constat plutôt pessimiste nous incite à comprendre qu’il est de notre devoir de relever le défi de lutter
contre la pollution. Ce ne sont pas de vaines promesses, voire de vagues objectifs. Il est sans doute
notable de voir qu’il faut agir vite, utiliser des méthodes d’énergies plus douces pour retrouver un équi­
libre durable, et sauver notre planète d’une mort lente mais certaine. Il est important que les gouverne­
ments prennent des mesures contre les usines polluantes, ou mobilisent leur nation en vue du respect de
normes moins polluantes.
Les Élèves de 3eme du collège....

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0TEGOS


29
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DOSSIER N°9: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ (cf. page 45 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1 )

Dans une enquête lancée, par un grand quotidien, sur le sport de haut niveau, vous lisez trois extraits
d’opinions et des questions qui résument la situation :
a. «La première des choses est de connaître son corps et ne pas l ’utiliser comme une poubelle.» Ce
sont les propos de l’haltérophile finlandais Karlo Kangiasnemi, qui, en 1975, lors d’un concours, voit l’un
de ses muscles de l’épaule céder sous le poids, prend la barre sur la nuque et devient paraplégique.
Son muscle avait cédé après une surdose d'anabolisants.
b. «Le dopage est devenu un véritable enjeu de santé publique. Il n'existe pas de petit dopage et du
dopage lourd, comme un petit vol ou un petit mensonge, ce qui est petit deviendra grand, c'est la loi de
la nature.»
c. «Je suis né pour faire du sport. J'adore pratiquer des activités sportives. Mais plus que tout j'aime la
loyauté ! Mon honneur à moi est de dire non au dopage. Vive le sport propre !»
Que doit-on en conclure ? Que les athlètes sont tous coupables ? Que l’athlétisme est devenu une
marchandise dont les enjeux économiques permettent des excès, voire des abus sur la santé de
l’homme ?... Que devrait-on faire, nous «amoureux» des sports de haute compétition ?
Vous avez décidé de participer à cette enquête. Vous rédigez un texte construit et cohérent sur ce sujet
et vous l’envoyez à l'adresse électronique : lesoir@wanadoo.fr
(180 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)

Haile Gebreselassie : le rêve africain


Sur 5000 et 10000 mètres, il est intouchable. Histoire
exemplaire d’un jeune Éthiopien devenu star mondial. 1. Portrait d’un champion voire d’une
En attendant d’entrer dans la légende... légende
C’est un géant. Un géant de 1,60 m. Mais sur les pistes a/ Haile Gebreselassie est un jeune éthiopien.
d’athlétisme, Haile Gebreselassie se transforme en ogre,
chausse ses bottes de 7 lieues et avale les kilomètres avec b/ Il est devenu célèbre en gagnant depuis 7
un appétit insatiable. Depuis 7 ans, il aligne les victoires sur ans les courses de 5000 et 10000 mètres.
50000 et 10000 mètres et collectionne les records du monde :
15 au total !!
«Célèbre» est un héros dans son Éthiopie natale. Parce qu’il cl Ses performances, et surtout ses records
gagne bien sûr. Mais surtout parce qu’il reste fidèle à son en ont fait une vedette dans son pays.
pays ravagé par la misère. Avec ses quatre titres de cham­
pion du monde (1993, 1995, 1997 et 1999), sa médaille
d/ Mais même s’il est devenu célèbre, il n’a pas
olympique aux Jeux d’Atlanta 1996, Gerbe est devenu riche.
Il roule en Mercedes. Il s’est fait construire une villa, et une pour autant oublié ses origines,
autre pour toute sa famille. Mais Haile est resté fidèle en e/ et il a surtout cherché à aider, à sa manière,
Éthiopie, dans sa capitale Addis-Abeba. Son argent, il l’a ses proches, même si c’est foncièrement
investi dans un centre d’affaires qui propose des cours de difficile.
langues et d’informatique. Il a aussi créé une académie
sportive pour les jeunes. Ce qui ne l’empêche pas de se
désoler : «Je ne peux pas aider tout le monde, dit-il. Qu’est-
ce que je peux faire ?». Continuer à courir, sans doute, pour
la fierté des Éthiopiens. 2. Les origines de sa volonté de courir
Courir, il n’a fait que ça toute sa vie. Enfant, il devait faire dix a/ Sa soif de courir lui est venue très jeune.
kilomètres pour se rendre à l’école. Son talent est né là, bl II était alors enfant, obligé de se rendre à
dans les hautes herbes de la savane. Gerbe aidait aussi son l’école située à 10 km de chez lui.
père aux champs, mais il rêvait d’autre chose : des Jeux cl À l’époque, il aidait son père aux champs,
Olympiques. En 1980, à sept ans, il suivait à la radio les JO d/ Très tôt, il a eu très envie de participer aux

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 3q EDITIONS [F] TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteaos.com
de Moscou. Jeux Olympiques.
Le film «Endurance» raconte son chemin vers la gloire. 3. Un homme simple plein d’avenir
Haile y apparaît tel qu’il est : un homme simple dont l’histoi­ a/ Un film raconte sa vie d’homme simple plein
re est loin d’être finie. À 27 ans, Gebre entend encore occu­ d’avenir.
per le devant de la scène à Sydney. Sans doute pour son b/ Aujourd’hui, à 27 ans, il souhaite participer
dernier 10 000 m. Car après, il souhaite relever un autre en première ligne aux JO de Sydney.
défi : courir les 42195 km du marathon. En Éthiopie, c’est la cl Puis, il désire se consacrer au marathon, à
course reine depuis 1960, année de la victoire d’Abebe
l’instar d’Abebe Bikila, ancien athlète éthio­
Bikila au marathon des Jeux de Rome. Le bonhomme offrait
alors sa première médaille d’or au pays en courant... pieds pien de grande valeur, dont l’originalité était
nus ! de courir sans chaussure.
Gerbe, lui, court en chaussures. Mais, comme Abebe, il espè­ d/ Gerbe, quant à lui, envisage également de
re laisser sa foulée dans l’Histoire. Une foulée de géant. laisser un nom à la postérité, avec des chaus­
Okapi - 2000 sures.

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Les origines de sa volonté de courir (groupe A)
1a : Haile Gebreselassie est un jeune éthiopien.
2a : Sa soif de courir lui est venue très jeune.
2b : Il était alors enfant, obligé de se rendre à l'école située à 10 km de chez lui.
2c : À l’époque, il aidait son père aux champs.
2d : Très tôt, il a eu très envie de participer aux Jeux Olympiques.
Portrait d’un champion voire d’une légende (groupe B)
1b : Il est devenu célèbre en gagnant depuis 7 ans les courses de 5000 et 10000 mètres.
1c : Ses performances, et surtout ses records en ont fait une vedette dans son pays.
1d, 1e : Mais même s’il est devenu célèbre, il n’a pas pour autant oublié ses origines, et il a surtout
cherché à aider, à sa manière, ses proches, même si c’est foncièrement difficile.
Un homme simple plein d’avenir (groupe C)
3a : Un film raconte sa vie d’homme simple plein d’avenir.
3b : Aujourd’hui, à 27 ans, il souhaite participer en première ligne aux JO de Sydney.
3c : Puis, il désire se consacrer au marathon, à l’instar d’Abebe Bikila, ancien athlète éthiopien, de
grande valeur, particulièrement réputé pour courir sans chaussure.
3d : Gerbe, quant à lui, envisage également de laisser un nom à la postérité, avec des chaussures.
C. PLAN (Étapes à développer)
Thème : Portrait d’un sportif de grande valeur
Raisons : Le dépassement de soi est la clé de la réussite.
Arguments :
• Les origines de sa volonté de courir

\ - Haile Gebreselassie est un jeune éthiopien.


- Sa soif de courir lui est venue très jeune.
- Il était alors enfant, obligé de se rendre à l’école située à 10 km de chez lui.
- À l’époque, il aidait son père aux champs.
* - Très tôt, il a eu très envie de participer aux Jeux Olympiques.
• Portrait d’un champion voire d’une légende

- Il est devenu célèbre en gagnant depuis 7 ans les courses de 5000 et 10000 mètres.
- Ses performances, et surtout ses records en ont fait une vedette dans son pays.
* - Mais même s’il est devenu célèbre, il n’a pas pour autant oublié ses origines, et il a surtout
cherché à aider, à sa manière, ses proches, même si c’est foncièrement difficile.
• Un homme simple plein d’avenir

- Un film raconte sa vie d’homme simple plein d’avenir.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2
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- Aujourd’hui, à 27 ans, il souhaite participer en première ligne aux JO de Sydney.
. * - Puis, il désire se consacrer au marathon, à l’instar d’Abebe Bikila, ancien athlète éthiopien, de
grande valeur, dont l’originalité était de courir sans chaussure.
- Gerbe, quant à lui, envisage également de laisser un nom à la postérité, avec des chaussures.
Conclusion : L’envie de vaincre peut faire déplacer des montagnes.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Haile Gebreselassie est un Éthiopien, à qui est venu très jeune, la soif de courir. Alors qu’il était enfant, il
était obligé de se rendre à l’école située à 10 km de chez lui. À l’époque, il aidait aussi son père aux
champs, et c’est à ce moment là que lui est venue l’idée de participer aux Jeux Olympiques. Sa répu­
tation, il la doit à ses performances aux courses de 5000 et 10000 mètres qu’il gagne continuellement
depuis 7 ans. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu d’être une vedette dans son pays. Mais même s’il est deve­
nu célèbre, il n’en a pas pour autant oublié ses origines, et il a surtout cherché à aider, à sa manière, ses
proches, même si les conditions sont foncièrement difficiles. Aujourd’hui, un film retrace la vie de cet
homme tout simple, mais plein d’avenir. À 27 ans, il souhaite participer aux JO de Sydney où il courra
son dernier 10000 mètres. Car, il désire désormais se consacrer à l’épreuve du marathon, et à l’instar
d’Abebe Bikila, autre grand athlète éthiopien à la particularité de courir pieds nus, il envisage de laisser
un nom à la postérité, même si ce doit être avec des chaussures. L’envie de vaincre peut faire déplacer
des montagnes.

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)


Exemple de réponse :

À la lecture des trois extraits d’opinion publiés dans un grand quotidien, il apparaît que le sport de haut
niveau requiert un investissement tel qu’il est parfois difficile de ne pas avoir recours à des «drogues»
pour être tout à fait compétitif. On pourrait croire que seuls les athlètes sont coupables, mais la pression
est telle qu’elle implique un engagement qui n’admet aucune défaite. Mais pour que les sportifs prennent
des anabolisants et autre dopage, il faut bien qu’ils soient prescrits, ou qu’en tout cas, une autre
personne les leur procure.
En tout état de cause, le système tout entier semble être fautif, et les enjeux sont si importants que le
monde du sport est devenu une marchandise, qui doit être rentable pour rapporter aux grandes marques
sponsor des fortunes. Finalement, ce marché fluctuant au rythme des victoires ou des échecs, l’athlète
n’est qu’une victime qui n’a qu’une courte existence, une star bientôt déchue que l’on laisse avec ses
blessures, martyre bienveillant d’un monde sans état d’âme.
Il est donc urgent, de redoubler d’attention, et d’effort pour veiller à ce que le sport redore son blason et
nous offre, nous «amoureux de la haute compétition» un monde de probité exemplaire.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0TEGOS


32
DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteqos.com
DOSSIER N°10: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ (cf. page 50 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1)

Quel genre de livres aimez-vous lire ? Quel est le dernier livre que vous avez lu ? L’avez-vous apprécié ?
Pouvez-vous le résumer en quelques mots ? Pensez-vous que les jeunes lisent plus ou moins qu’avant ?
Pourquoi ? Vous rédigez un texte construit et cohérent sur ce sujet.
(180 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


A. Le Voyage de Simon Morley
Par Jack Finney, coll. Lunes d’encre, éd. Denoël,
480 pp„ 22,71 € 1. Le voyage de Simon Morley
Ici, pas de machine pour explorer le temps. Selon Jack al Pour l’auteur, nul besoin de machine pour reve­
Finney, pour rejoindre une époque passée, il suffit d’en nir dans le passé,
reconstituer un morceau à la perfection. Par exemple, un b/ il suffit de reconstituer l’aménagement intérieur
appartement où absolument tout (meubles, vêtements...) d’une pièce et de se concentrer pour être re­
appartiendrait à l’époque recherchée. Le voyageur, placé plongé dans l’époque désirée.
dans ce décor, n’a plus qu’à se concentrer très fort pour c/ Son héros est envoyé, dans les années 70,
se croire dans le passé. Et le miracle se produit... en
par le gouvernement américain pour revenir à
théorie. Dans les années 1970, le gouvernement améri­
cain engage Simon Morley qui va tenter de se rendre New York en 1880.
ainsi à New York, vers 1880. d/ Le personnage se transporte dans le passé,
L’homme réussit son déplacement à merveille. Mais toute mais la situation s’embrouille lorsqu’il tombe
se complique lorsqu’il tombe amoureux d’une jeune fille et amoureux et choisit de rester.
décide de rester. Peut-il s’installer dans le passé sans e/ La problématique soulève le risque de rester
bouleverser le futur ? Réponse dans le classique du et de déranger l’avenir.
genre, qui est aussi un magnifique livre illustré sur New
York à la fin du XIXe siècle.
B. Les Aventures de Blake et Mortimer 2. Les aventures de Blake et Mortimer
Le piège diabolique al Un scientifique dévarié met au défi le profes­
Par Edgar P. Jacobs, éd. Blake et Mortimer,
seur Mortimer de faire un voyage dans le
64 pp„ 12€
temps.
Le savant fou Miloch propose à son ennemi juré, le pro­
bl Malgré ses doutes, Mortimer accepte, et se
fesseur Mortimer, un tour dans une machine à explorer le
temps de son invention. Le futé professeur flaire l’emb­ retrouve au Jurassique pourchassé par un
rouille, mais la curiosité l’emporte. Il monte dans la machi­ énorme dinosaure.
ne et se retrouve au temps des dinosaures. Un tyrannosau- cl La machine à voyager dans le temps a, entre
re aux fesses, il veut rentrer dare-dare au bercail. temps, été endommagée,
Heavens ! Impossible de retrouver le présent, la machine d/ si bien qu’il est dans l’impossibilité de rentrer.
a été sabotée. Mortimer se paume dans le temps et vit e/ Il se retrouve transporté au Moyen Âge et puis
quelques trépidantes aventures au Moyen Âge et en l’an dans le futur.
5060. Un bon cri de E. Jacobs où Mortimer, pour une fois, f/ L’aventure est intéressante, même sans Blake
doit s’en sortir sans l’aide de son cher capitaine Blake. pour venir sauver Mortimer.
C. Un paysage du temps
Par Gregory Benford, coll. Folio SF, éd. Gallimard,
628 pp„ 7,90€ 3. Un paysage du temps
En 1998, rien ne va plus sur la Terre. Certains pesticides al 1998, la terre est devenue une planète polluée
répandus dans les années 1960 ont profité à une algue bl Un groupe de scientifiques suggère, grâce à
qui prolifère et asphyxie les océans. La chaîne alimen­ des particules capables de remonter le temps,
taire déraille et toute l’humanité risque de mourir de faim.
Une équipe de physiciens propose alors d’envoyer un
d’envoyer un avertissement pour prévenir les
message dans le passé, histoire de mettre en garde les pouvoirs publics.
autorités de l’époque contre les cochonneries chimiques.

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Pour joindre le passé, ils vont utiliser les tachyons, des
particules qui remontent le temps. cl On se rend compte très vite que l’auteur est
Gregory Benford est physicien. Et ça se voit ! Ce livre, un physicien.
publié pour la première fois en 1980, mêle si habilement d/ Il mélange harmonieusement science et fiction
science et fiction que l’on y croirait presque, à cette
au point de rendre presque crédible ce récit.
histoire...

D. La machine à explorer le temps


Par Herbert George Wells, coll. Folio,
éd. Gallimard, 384 pp., 6€ 4. La machine à explorer le temps
Ce chef-d’œuvre de Wells, écrit en 1895, est le premier a/ Ce livre de George Wells est le premier
roman consacré au voyage dans le temps. Et c’est sans dévolu aux voyages temporels,
doute le meilleur. Conteur hors pair doté d’une sérieuse b/ C’est vraisemblablement le plus parfait,
culture scientifique, Wells décrit les aventures d’un «explo­ c/ Fort de connaissances scientifiques phénomé­
rateur du temps» impatient de connaître le futur de l’hu­ nales, l’auteur raconte l’histoire d’un voyageur
manité. Son héros débarque à Londres, vers l’an 800 000, du temps, projeté dans le futur,
et découvre une espèce humaine divisée en deux grou­ d/ Les hommes sont alors partagés en deux
pes. Les Morlocks, qui vivent sous terre, sont les descen­
classes, l’une vivant sur terre, et l’autre sous
dants des ouvriers. Les Eloïs, en surface, sont issus des
anciennes classes privilégiées... et servent de garde- terre servant de nourriture aux premiers.
manger aux terribles Morlocks !

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


La machine à explorer le temps (groupe A)
4a, 4b: Ce livre de George Wells est le premier dévolu aux voyages temporels et c’est vraisemblablement
le plus parfait.
4c : Fort de connaissances scientifiques phénoménales, l’auteur raconte l’histoire d’un voyageur du temps
temps, projeté dans le futur.
4d : Les hommes sont alors partagés en deux classes, l’une vivant sur terre, et l’autre sous terre servant
de nourriture aux premiers.
Les aventures de Blake et Mortimer (groupe B)
2a : Un scientifique dévarié met au défi le professeur Mortimer de faire un voyage dans le temps.
2b : Malgré ses doutes, Mortimer accepte, et se retrouve au Jurassique pourchassé par un énorme dino­
saure.
2c : La machine à voyager dans le temps a, entre temps, été endommagée,
2d : si bien qu’il est dans l’impossibilité de rentrer.
2e : Il se retrouve transporté au Moyen Âge et puis, dans le futur.
2f : L’aventure est intéressante, même sans Blake pour venir sauver Mortimer.
Le voyage de Simon Morlev (groupe C)
1a : Pour l’auteur, nul besoin de machine pour revenir dans le passé,
1b : il suffit de reconstituer l’aménagement intérieur d’une pièce et de se concentrer pour être replongé
dans l’époque désirée.
1c : Son héros est envoyé, dans les années 70, par le gouvernement américain pour revenir à New York
en 1880.
1d : Le personnage se transporte dans le passé, mais la situation s’embrouille lorsqu’il tombe amoureux
et choisit de rester.
1e : La problématique soulève le risque de rester et de déranger l’avenir.
Un paysage du temps (groupe D)
3a : 1998, la terre est devenue une planète polluée.
3b : Un groupe de scientifiques suggère, grâce à des particules capables de remonter le temps, d’envoyer
un avertissement pour prévenir les pouvoirs publics.
3c : On se rend compte très vite que l’auteur est un physicien.
3d : Il mélange harmonieusement science et fiction au point de rendre presque crédible ce récit.

C. PLA N (Étapes à développer)


Thème : Les romans de science-fiction ayant trait aux voyages dans le temps

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Raisons : Les romans de science-fiction relatifs aux voyages temporels sont nombreux et offrent des
variations multiples.
Arguments :
La machine à explorer le temps de George Wells

-Ce livre de George Wells est le premier dévolu aux voyages temporels et c’est vraisemblable­
ment le plus parfait.
- Fort de connaissances scientifiques phénoménales, l’auteur raconte l’histoire d'un voyageur du
temps, projeté dans le futur.
- Les hommes sont alors partagés en deux classes, l’une vivant sur terre, et l’autre sous terre
servant de nourriture aux premiers.
• Les aventures de Blake et Mortimer de Edgar P. Jacobs

- Un scientifique dévarié met au défi le professeur Mortimer de faire un voyage dans le temps.
- Malgré ses doutes, Mortimer accepte, et se retrouve au Jurassique pourchassé par un énorme
dinosaure.
- La machine à voyager dans le temps a, entre temps, été endommagée, si bien qu’il est dans
l’impossibilité de rentrer.
- Il se retrouve transporté au Moyen Âge et puis, dans le futur.
- L’aventure est intéressante, même sans Blake pour venir sauver Mortimer.
Le voyage de Simon Morley de Jack Finney

\ - Pour l’auteur, nul besoin de machine pour revenir dans le passé, il suffit de reconstituer l’aména­
gement intérieur d’une pièce et de se concentrer pour être replongé dans l’époque désirée.
- Son héros est envoyé, dans les années 70, par le gouvernement américain pour revenir à New
\ York en 1880.
- Le personnage se transporte dans le passé, mais la situation s’embrouille lorsqu’il tombe amou­

\ reux et choisit de rester.


- La problématique soulève le risque de rester et de déranger l’avenir.

• Un paysage du temps de Gregory Benford

- 1998, la terre est devenue une planète polluée.


- Un groupe de scientifiques suggère, grâce à des particules capables de remonter le temps,
d’envoyer un avertissement pour prévenir les pouvoirs publics.
- On se rend compte très vite que l’auteur est un physicien.
- Il mélange harmonieusement science et fiction au point de rendre presque crédible ce récit.
Conclusion : Maintenant, à chacun d’apprécier le contenu de ces livres !

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Les romans de science-fiction relatifs aux voyages temporels sont nombreux et offrent des variations
multiples.
Le premier : «la machine à explorer le temps» de George Wells est le premier dévolu aux voyages dans
le temps, et c’est vraisemblablement le plus parfait. Fort de connaissances scientifiques phénoménales,
l’auteur raconte l’histoire d’un voyageur du temps, projeté dans le futur. Il est confronté à une humanité
partagée en deux classes : l’une vivant sur terre, et l'autre sous terre servant de nourriture aux premiers.
Le second : les aventures de Blake et Mortimer de Edgar P. Jacobs met en scène le professeur Mortimer
provoqué par un scientifique dévarié à faire un voyage temporel. Malgré ses doutes, Mortimer accepte, et
se retrouve au Jurassique pourchassé par un énorme dinosaure. La machine à voyager dans le temps a,
entre temps, été endommagée, si bien qu’il est dans l’impossibilité de rentrer. Il se retrouve transporté au
Moyen Âge et puis, dans le futur. L’aventure est intéressante, même sans Blake pour venir sauver
Mortimer.
Le troisième intitulé «le voyage de Simon Morley» écrit par Jack Finney part du principe qu’il n’est nul be­

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soin de machine (à la différence des deux premiers récits) pour revenir dans le passé. Il suffit de reconsti­
tuer l’aménagement intérieur d’une pièce et de se concentrer pour être replongé dans l’époque désirée.
Son héros est envoyé, dans les années 70, par le gouvernement américain pour revenir à New York en
1880. Le personnage se transporte dans le passé, mais la situation s’embrouille lorsqu’il tombe amou­
reux et choisit de rester. La problématique soulève le risque de rester dans le passé, et de venir déranger
le cours de l’avenir.
Le quatrième : «un paysage du temps» de Gregory Benford part du constat qu’en 1998, la terre est deve­
nue une planète polluée. Un groupe de scientifiques suggère, grâce à des particules capables de remonter
le temps, d’envoyer un avertissement pour prévenir les pouvoirs publics, dans le passé. On se rend
compte très vite que l’auteur est un physicien, car il mélange harmonieusement science et fiction au point
de rendre presque crédible cette histoire. Maintenant, à chacun d’apprécier le contenu de ces livres !

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)


Exemple de réponse :

La lecture nous offre un réconfort et nous permet de nous réfugier dans des sphères sublimes. Parmi
tous les genres de livres que je lis : romans historiques, essais d’art, aventures, fictions, science-fiction,
romans d’amour..., il en est un qui me plaît plus que tout autre, il s’agit des livres policiers et à mystère.
Récemment, j ’ai parcouru le DA VINCI CODE de Dan Brown. J’ai été séduit(e) par son style, par les
énigmes, et les solutions apportées. Certes, l’histoire qui tourne autour des découvertes du professeur
Langdon n’est pas forcément très sérieuse, mais elle est pleine d’intérêt, et j ’y ai porté une attention telle
que j ’ai lu le livre en 3 jours chrono. C’est à peine si je pouvais m’arrêter de le lire pour manger ou dormir.
Sa lecture m’a enthousiasmé(e).
Malheureusement, je pense que les jeunes lisent de moins en moins, car ils sont captivés par d'autres
centres d’intérêt : les sorties, les voyages, les jeux sur ordinateur, la télévision, le cinéma, et j ’en passe...
Nous ne vivons plus dans un monde qui a le temps de s’adonner à ce passe-temps. Et pourtant, il suffit
de prendre un moment et de vouloir se laisser bercer par la musique des mots pour se plonger dans des
univers parallèles.

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DOSSIER N °ll: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ (cf. page 53 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1)

L’une des personnes qui a été interrogée sur la question «Quand avez-vous été heureux pour la
dernière fois ?» pense que le bonheur est lié à l’argent. Êtes-vous d’accord avec cette attitude ? Dites
pourquoi. Vous rédigez un texte construit et cohérent sur ce sujet.
(180 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


A. Il y a quelques semaines, lorsque j ’ai eu mon bac ! Je 1. Dominique et les résultats du bac
cherchais partout mon numéro et mon nom sur la liste des al Au moment des résultats du bac, Dominique
résultats. Rien ! J’ai commencé à pleurer. Des copines, s’est mise à verser des larmes parce qu’elle ne
elles, ont vu mon nom sur la liste. Elles m’ont traînée. voyait pas son nom sur la liste.
Alors j’ai sauté de joie. J’ai embrassé tout le monde et j’ai bl Heureusement, ses amies l’ont rassurée.
crié dans la rue : «J’ai eu mon bac !!»
cl Sûre de sa réussite au bac, Dominique a mani­
Dominique festé sa joie.
B. Quand j’ai de l’argent, tout va ! Aujourd’hui, je suis 2. Didier, l’argent et Marseille
bien. Je ne pense pas à mes ennuis. Je suis très bien.
al Avoir de l’argent rend Didier heureux,
J'aime aussi me souvenir de Marseille... J’y ai vécu
bl comme ses souvenirs liés à Marseille.
longtemps.
Didier
3. Serge et sa rencontre avec une Espagnole
C. J’avais rencontré à Paris une jeune fille espagnole.
Une fille très douce. Le meilleur moment : celui où j ’ai al Serge a rencontré une agréable jeune Espa­
découvert notre passion réciproque pour la musique gnole, à Paris.
classique. bl Ils se sont avoués leur amour commun pour la
Serge musique classique.
D. J’ai reçu un coup de téléphone de ma sœur aînée 4. Natacha et la famille
d’Italie. Elle m’annonçait son arrivée prochaine. J’étais al Sa sœur aînée lui annonce sa venue.
vraiment heureuse. Je vais enfin connaître ma nièce. Les bl Elle est contente, car elle aime être en famille
réunions de famille me font du bien. et va enfin connaître sa nièce.
Natacha
E. Avec mes copains on joue au foot, on va au cinéma et 5. Hervé et ses camarades
on se raconte plein de blagues. On forme un groupe très a/ Hervé s’amuse bien avec ses amis.
solide et on passe des moments inoubliables. bl Ils sont une équipe très solidaire.
Hervé

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Les jeunes et le bonheur
- Grâce aux amis ou à la famille (groupe A)
5a, 5b : Hervé s’amuse bien avec ses amis, car ils sont une équipe très solidaire.
1a, 1b : Au moment des résultats du bac, Dominique s’est mise à pleurer parce qu’elle ne voyait pas son
nom sur la liste. Heureusement, ses amies l’ont rassurée.
3a : Serge a rencontré une agréable jeune Espagnole, à Paris.
4a : La sœur aînée de Natacha lui annonce sa venue.
4b : Elle est contente, car elle aime être en famille et va enfin connaître sa nièce.
- Grâce à des événements ou des faits extérieurs (groupe B)
1c : Sûre de sa réussite au bac, Dominique a manifesté sa joie.
2a, 2b : Avoir de l’argent rend Didier heureux, comme ses souvenirs liés à Marseille.
3b : Ils se sont avoués leur amour commun pour la musique classique.

C. PLAN (Étapes à développer)


Thème : Le bonheur des jeunes

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Raisons : Le bonheur des jeunes résulte de leurs relations sociales ou farr .aies d'une part, et d’autre
part, est fondé sur des faits extérieurs.
Arguments :
• La famille ou les amis comptent énormément

- La sœur aînée de Natacha lui annonce sa venue.


- Elle est contente, car elle aime être en famille et va enfin connaître sa nièce.
- Hervé s’amuse bien avec ses amis, car ils sont une équipe très solidaire.
- Au moment des résultats du bac, Dominique s’est mise à pleurer parce qu elle ne voyait pas son
nom sur la liste. Heureusement, ses amies l’ont rassurée.
- Serge a rencontré une agréable jeune Espagnole, à Paris.

événements extérieurs sont aussi générateurs de moments de bonheur

- Sûre de sa réussite au bac, Dominique a manifesté sa joie.


- Avoir de l’argent rend Didier heureux, comme ses souvenirs liés à Marseille.
- Serge et la jeune Espagnole se sont avoués leur amour commun pour la musique classique.
Conclusion : Le bonheur est fait de petits riens. Chacun est libre de le ressentir comme il se doit.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Les jeunes éprouvent du bonheur, soit au travers de leurs relations sociales ou familiales, soit grâce à
des faits extérieurs.
Ainsi, certains se sentent heureux lorsqu’ils se trouvent en famille ou pendant les réunions familiales.
Pour d’autres, se retrouver avec des amis pour vivre des moments de connivence est tout ce qui leur
satisfait. Puis, il y en a ceux qui ressentent une vive émotion à l’écoute d’une bonne nouvelle surprise
annoncée par leurs copains de classe/camarades de classe. D’ailleurs, partager les mêmes intérêts avec
une nouvelle accointance, c'est une partie de plaisir.
Par ailleurs, des événements peuvent être source de contentement, tels les résultats du bac/la réussite
scolaire, le fait d’avoir de l’argent ou des souvenirs liés à un endroit, ou encore le partage de goûts
identiques.
Enfin, le bonheur est fait de petits riens. Chacun est libre de le ressentir comme il se doit.

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)


Exemple de réponse :
Je me rappelle d’une chanson qui disait à peu près cela : «l’argent ne fait pas le bonheur, celui qui a dit
ça, est un sacré menteur». Néanmoins, si le fait d’être riche apporte des compensations notoires, il n’est
pas certain que cela puisse y contribuer de façon longue et continue, car celui qui possède veut toujours
plus, et acheter pour acheter, acquérir pour acquérir n’est pas une fin en soi.
Il me semble que le vrai bonheur est celui que l’on trouve en soi, fait de paix, et d’équilibre, d’harmonie
avec sa propre personnalité. Il peut aussi provenir de la joie de ses proches, de sa famille, de ses amis.
Le fait de se sentir en osmose avec une personne, l’amour que l’on retire d’une relation, les discussions
constructives que l’on peut échanger, la contemplation d’un paysage magnifique, des découvertes
artistiques nous plongent dans un état conscient de joie intense qui se révèle très bénéfique pour notre
mental et notre psychisme.
Par conséquent, l’argent n’est pas tout, même s’il rend heureux, le fait d’être entouré(e) par des gens qui
vous aiment, ou le fait d’avoir un travail enrichissant, et la santé sont des gages de bonheur absolu.

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DOSSIER N°12: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ (cf. page 57 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1 )

Vous venez de lire quelques réponses de parents sur le thème "Pour ou contre l ’argent de poche ?" Le
magazine «Votre enfant et vous» vous donne la possibilité de vous exprimer. Vous acceptez et vous
écrivez à cette revue. Rédigez un texte construit et cohérent sur ce sujet.
(180 mots environ)

A. R E P É R A G E (S ouligner et reform uler des idées)


A. De l’argent de poche ? Pour aller acheter des bêtises 1. Opposée à l’argent de poche
comme des jeux vidéo ultra violents, des cigarettes ou de al Pour Isabelle, il ne faut pas y penser,
l’alcool... c'est hors de question ! b/ cela ne sert qu’à acheter des idioties.
Isabelle
2. Favorable à l’argent de poche
B. À mon avis, si les enfants sont habitués très tôt à al Paul y est favorable,
manipuler de l’argent, ce sera plus facile pour eux de b/ pour que ses enfants apprennent à l’utiliser
gérer leur budget quand ils seront adultes. convenablement.
Paul
3. Favorable à l’argent de poche
C. Au début, j ’étais contre. Mais, de temps à autre, je don­ a/ Éric y était d’abord opposé,
nais à mon fils 5 à 10€ par semaine. Il me réclamait sans b/ puis il s’est laissé convaincre d’en donner à son
arrêt plus d’argent. Alors, maintenant, je lui donne 20€ par fils qui lui en demandait toujours davantage.
semaine. À quinze ans, il a de nouveaux besoins. Je pense
cl Aussi, s’est-il fixé un montant, et maintenant,
aussi que, grâce à son argent de poche, il découvre la
valeur des choses !
il admet que c’est un moyen de comprendre la
Éric vie.
D. Si mes enfants ont besoin de quelque chose, ils n’ont 4. Opposée à l’argent de poche
qu'à me le demander. Si j’estime que c’est justifié et que a/ Pour Agnès, pas question de donner de
ça leur fait plaisir, je leur achète. Ils sont trop jeunes pour l’argent à ses enfants qui sont trop jeunes,
recevoir de l’argent de poche ! Je pense que cette attitude b/ Elle préfère leur acheter ce qu’ils veulent si
est juste. elle décide que c’est nécessaire.
Agnès 5. Favorable à l’argent de poche dans certai-
E. Malheureusement, je suis au chômage. Je perçois les nés conditions
allocations et c’est juste assez pour vivre correctement. al René y est favorable
Pendant la période où je travaillais, il y a trois mois, je b/ mais pour le moment, il ne peut pas,
donnais à chacun de mes deux enfants, Laure 13 ans et cl car il est chômeur, et n’a pas assez pour
Cyrille 14 ans, 10 € par semaine. vivre.
René
6. Favorable à l’argent de poche dans certai­
F. Si mon fils lave ma voiture ou s’il tond la pelouse, il nes conditions
reçoit une petite somme, c’est normal ! Mais lui donner a/ Pour Nicole, l’argent de poche n’est pas une
régulièrement de l’argent de poche, ce n’est pas dans
obligation,
mes habitudes.
Nicole bl il faut que l’enfant le gagne en rendant service.

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Opposés à l’argent de poche (groupe A)
1a, 1b : Pour Isabelle, il ne faut pas y penser, cela ne sert qu’à acheter des idioties.
4a, 4b : Pour Agnès, pas question de donner de l’argent à ses enfants qui sont trop jeunes. Elle préfère
leur acheter ce qu’ils veulent si elle décide que c’est nécessaire.
Favorables à l’argent de poche (groupe B)
2a, 2b : Paul y est favorable, pour que ses enfants apprennent à l’utiliser convenablement.
3a, 3b, 3c : Éric y était d’abord opposé, puis il s’est laissé convaincre d’en donner à son fils qui lui en
demandait toujours davantage. Aussi, s’est-il fixé un montant, et maintenant, il admet que c’est un
moyen de comprendre la vie.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 39 EDITIONS g TEGOS


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Favorables sous certaines conditions (groupe C)
5a, 5b, 5c : René y est favorable, mais pour le moment, il ne peut pas, car il est chômeur, et n’a pas
assez pour vivre.
6a, 6b : Pour Nicole, l’argent de poche n’est pas une obligation, il faut que l’enfant le gagne en rendant
service.
C. PLA N (Étapes à développer)
Thème : L’argent de poche
Raisons : L’argent de poche suscite différentes réactions.
Arguments :
• Opposés à l’argent de poche

- Pour Isabelle, il ne faut pas y penser, cela ne sert qu’à acheter des idioties.
* - Pour Agnès, pas question de donner de l’argent à ses enfants qui sont trop jeunes. Elle préfère
leur acheter ce qu’ils veulent si elle décide que c’est nécessaire.
Favorables à l’argent de poche

Paul y est favorable, pour que ses enfants apprennent à l’utiliser convenablement.
Éric y était d’abord opposé, puis il s’est laissé convaincre d’en donner à son fils qui lui en
demandait toujours davantage. Aussi, s’est-il fixé un montant, et maintenant, il admet que
c’est un moyen de comprendre la vie.
• Favorables sous certaines conditions

- René y est favorable, mais pour le moment, il ne peut pas, car il est chômeur, et n’a pas assez
pour vivre.
- Pour Nicole, l’argent de poche n’est pas une obligation, il faut que l’enfant le gagne en rendant
service.
Conclusion : C’est à chacun de voir selon ses moyens et ses principes de vie.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
En ce qui concerne l'argent de poche, certains parents y sont totalement opposés, d’autres en revanche
y sont très favorables, ou d'accord en fonction de certaines conditions.
En effet, certains pensent que l’argent ne sert qu’à acquérir des idioties. D’autres estiment que leurs
enfants sont trop jeunes, et ils préfèrent leur acheter ce qu’ils veulent s’ils décident que c’est nécessaire.
Néanmoins, il en est d’autres qui considèrent que c’est une bonne chose parce que c’est un moyen
d’apprendre à utiliser l’argent convenablement. Même parfois, ceux, qui n’y adhéraient pas totalement au
départ, se laissent convaincre de leur en donner. Dans certains cas, il faut faire attention à ce que l’ado­
lescent n’en demande pas toujours davantage. Il est nécessaire de fixer un montant et de s'y tenir.
Toutefois, cela reste aussi une bonne manière de comprendre la vie.
Certes, d’autres parents constatent qu’il est difficile d’offrir de l’argent de poche lorsque l’on est chômeur,
et que l’on en a très peu pour vivre. Par ailleurs, certains se disent que ce n’est pas une obligation, et que
les enfants doivent le mériter en rendant service.
En fait, c’est à chacun de prendre une décision selon ses moyens et ses principes de vie.
E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
Madame, Monsieur,
L’argent de poche n’est pas une obligation mais sert d’une certaine façon à motiver les jeunes à gérer
une somme d’argent : c’est en cela qu’il constitue un apprentissage de la vie. Donner trop n’est pas une
bonne leçon, mais fixer une somme allouée chaque semaine ou chaque mois, c’est une bonne manière
d’apprendre à faire des choix, éventuellement à économiser pour acheter quelque chose que l’on veut.
En tout cas, l’argent de poche permet à l’adolescent d’obtenir un statut, et une liberté d’action.

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Il faut simplement que les parents vérifient ou contrôlent de temps en temps que l’enfant ne dépense pas
à tort et à travers, régule ses envies, exprime ses désirs afin de devenir un adulte consciencieux et
responsable plus tard.
À mon avis, l’argent de poche est grandement justifié à partir de 15 ans, car c’est un âge où l’on devient
plus indépendant, et où les parents commencent à faire confiance à leur progéniture. Pourquoi ne pas
être clair sur la question : je te donne tant pour ton bus, ton repas de midi, et pour tes frais. L’enfant n’en
sera que plus reconnaissant qu'on le prenne enfin pour quelqu’un d’important.
Cordialement

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DOSSIER N°13: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
' ^ ssa' __ _____________________ ^ (cf. page 62 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1)
Ecrivez une lettre à votre ami(e) pour lui proposer un voyage d'une semaine à Londres depuis Paris,
avec visite de la ville, en vous inspirant d’un guide touristique.
Horaires et prix des avions : Paris - Londres et retour : 80 €. Départ Paris : 8h35 ou 9h35. Arrivée
Londres : 9h40 ou 10h40. Départ Londres : 16h40. Arrivée Paris : 18h50.
Programme : British Muséum, Tower of London, Soho, Piccadilly Circus, Chinatown, Big Ben.
Repas : petit restaurant ou bistrot, ou sandwichs
Après-midi : libre
(180 mots environ)
A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)

A. Compagnie AF - Vol 324


• départ d’Athènes à 15h00 1. Vol 324 d’Air France (l’après-midi)
• arrivée à Paris Orly à 17h30 al Vol direct reliant Athènes à l’aéroport d’Orly
• Orly : à 20 minutes du centre de Paris b/ en 3h30, et le centre de Paris en 3h50,
• durée de vol : 3h30 c/ au prix de 375 euros aller-retour.
• prix : 375 € aller-retour

B. Compagnie OA - Vol 435 2. Vol 435 d’OIympic Airways (le matin)


• départ d’Athènes à 09h50 a/ Vol direct reliant Athènes à l’aéroport de Paris-Char­
• arrivée à Paris CDG* à 12h30 les de Gaulle,
• CDG : à 30 minutes du centre de Paris b/ en 3h30, et le centre de Paris en 4h00,
• durée de vol : 3h30 c/ au prix de 375 euros aller-retour.
• prix : 375 € aller-retour
C. Compagnie KLM - Vol 243 3. Vol 243 de KLM (l’après-midi)
• départ d’Athènes à 15h40 a/ En partance d’Athènes via Amsterdam à destination
• arrivée à Amsterdam : 18h20 escale
de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle,
• départ d’Amsterdam à 19h30
• arrivée à Paris CDG* à 20h45 b/ en 6h05, y compris 1h10 d’escale à Amsterdam, au­
• CDG : à 30 minutes du centre de Paris quel s’ajoute 30 min de trajet jusqu’au centre ville de
• durée de vol : 6h05 la capitale française,
• prix : 355 € aller-retour cl au prix de 355 euros aller-retour.

D. Compagnie ALITALIA - Vol 532


• départ d’Athènes à 19h15 4. Vol 532 de la compagnie ALITALIA (le soir)
• arrivée à Rome : 20h20 escale al Athènes-Paris/Orly en passant par Rome
• départ de Rome à 21 h15 bl en 5h10 et 20 min de trajet jusqu’au centre-ville,
• arrivée à Paris Orly à 23h25 cl au prix de 315 euros aller-retour.
• Orly : à 20 minutes du centre de Paris
• durée de vol : 5h10
• prix : 315 € aller-retour
* CDG - Charles De Gaulle, OA - Olympic Airways, AF=Air France, KLM = Royal Dutch Airlines

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Les trajets et horaires de vol (groupe A)
- Vol Athènes-Paris : le matin
2a : Vol 435 d’OIympic Airways, vol direct reliant Athènes à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle.
- Vol Athènes-Paris : l’après-midi
1a : Vol 324 d’Air France, vol direct reliant Athènes à l’aéroport d’Orly.
3a : Vol 243 de KLM, en partance d’Athènes via Amsterdam à destination de l’aéroport de Paris-Charles
de Gaulle.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2
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- Vol Athènes-Paris : le soir
4a : Vol 532 de ALITALIA, Athènes-Paris/Orly en passant par Rome.
Les prix (groupe B)
1c, 2c : Le vol d’Air France et d’OIympic Airways coûtent 375 euros l’aller-retour.
3c : Le vol de KLM s’élève à 355 euros l’aller-retour.
4c : Le vol de ALITALIA se monte à 315 euros l’aller-retour.
La comparaison prix-horaires (groupe C)
1b,1c, 2b, 2c : Vol direct Air France Athènes-Paris centre en 4h00 à 375 euros aller-retour, et vol
direct Olympic Airways Athènes-Paris centre en 3h50 à 375 euros aller-retour.
3b, 3c : Vol KLM Athènes-Paris centre avec escale à Amsterdam en 6h35 à 355 euros aller-retour.
4b, 4c : Vol ALITALIA Athènes-Paris centre avec escale à Rome en 5h30 à 315 euros.

C. PLAN (Étapes à développer)


Thème : Trajet en avion Athènes-Paris
Raisons : Les horaires et les prix varient d’une compagnie à une autre selon que le vol est direct ou avec
escale.
Arguments :
• Les trajets et horaires des vols Athènes/Paris (aller-retour)

\ - Le matin par le vol 435 d’OIympic Airways, vol direct reliant Athènes à l’aéroport de Paris-
Charles de Gaulle.
\ - L’après-midi par le vol 324 d’Air France, vol direct reliant Athènes à l’aéroport d’Orly ou par le
vol 243 de KLM en partance d’Athènes via Amsterdam à destination de l’aéroport de Paris-
\ Charles de Gaulle.
- Le soir par le vol 532 de ALITALIA : Athènes-Paris/Orly en passant par Rome.

Les prix aller-retour

\ \ - Les vols directs d’Air France et d’OIympic Airways coûtent 375 euros.
'O * - Le vol de KLM avec escale à Amsterdam s’élève à 355 euros.
* - Le vol de ALITALIA avec escale à Rome se monte à 315 euros.

La comparaison prix-horaires Athènes/Paris centre (aller-retour)

\ - Vol direct Air France, en 4h00, à 375 euros aller-retour, et vol direct Olympic Airways, en 3h50, à
375 euros aller-retour.
- Vol KLM, avec escale à Amsterdam, en 6h35, à 355 euros aller-retour.
* - Vol ALITALIA, avec escale à Rome, en 5h30, à 315 euros aller-retour.
Conclusion : Sur les quatre vols,
- le moins cher : ALITALIA,
- le plus rapide mais le plus cher : Olympic Airways presque à égalité avec Air France,
- le moins intéressant au niveau des horaires : KLM, même si son tarif est moyen.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Pour aller d’Athènes à Paris, il existe plusieurs vols, un direct, le matin, avec Olympic Airways (vol 435),
deux l’après-midi, un direct avec Air France (vol 324) et un par KLM (vol 243), avec une escale à Amster­
dam, et un le soir avec ALITALIA (vol 532) avec une étape à Rome.
Les prix varient d’une compagnie à une autre :
- Avec Olympic Airways et Air France, le trajet aller-retour coûte 375 euros,
- Avec KLM, il faut compter 355 euros,
- Avec ALITALIA, le montant s’élève à 315 euros.
Ces tarifs sont surtout en fonction de la durée du parcours, avec ou sans escale. Avec Olympic Airways et
Air France, le trajet est respectivement de 3h50, et de 4h00 avec la navette menant au cœur de Paris ;
avec KLM, il est de 6h35, toujours avec le déplacement en centre-ville, et de 5h30 avec ALITALIA.

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Finalement, sur les quatre compagnies, le vol le moins cher est celui d’ALITALIA. Le plus rapide mais le
plus cher est le vol de la compagnie Olympic Airways presque à égalité avec Air France, et enfin, le
moins intéressant au niveau des horaires est celui de KLM avec 6h35 de trajet, même si son tarif est
moyen.

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)


Exemples de réponse :
1er Exemple
Mon cher Constantin,
Je te propose de venir passer une semaine à Londres, pour visiter le British Muséum, la Tour de
Londres, Buckingham Palace, Big Ben, et les principaux monuments de la ville. Nous aurons même le
temps de faire les magasins du côté de SOHO, de Piccadilly Circus. J’ai hâte d’y être.
Nous pourrions partir de Paris le samedi vers 08h35, le vol est court, et arriver vers 09h40. Le retour est
prévu avec un départ de Londres le dimanche suivant à 16h40, arrivée à Paris, 18h50. Réponds-moi vite
si cela te convient. Le prix du voyage aller-retour est de 80 euros. Nous pourrons manger sur place dans
de petits restaurants anglais ou indiens. Les pubs ou les fish and chips ne sont pas trop chers. Si on
économise sur les repas, en mangeant des sandwichs, et si on prend le métro, je suis sûre que l’on peut
revenir avec plein d’achats (disques moitié prix, vêtements à la mode pas trop chers... etc.).
Bien amicalement
Ton amie Alexandra

2e Exemple
Cher Georges,
Je viens de me renseigner comme convenu sur les vols depuis Athènes à destination de Paris. Il existe
quatre possibilités, une avec Air France, une seconde avec KLM, une troisième avec ALITALIA, mais les
arrivées sont prévues après 13h00. La seule opportunité qui me semble possible est celle avec Olympic
Airways: tu pars d’Athènes à 09h50 et tu arrives à 12h30 à l’aéroport Charles de Gaulle. En trente
minutes, tu es au centre de Paris, et le prix est inférieur à 380euros que tu t’étais fixé même s’il est plus
cher que celui pratiqué par ALITALIA et KLM.
Enfin le vol est direct et dure 3h30. Je pense que c’est la meilleure solution, compte tenu des horaires, du
prix, et de la durée du vol. Qu’en penses-tu ? Fais-moi vite part de ton avis, il est important que tu te
décides rapidement si tu veux encore avoir une place à réserver. Je t’embrasse et te dis à bientôt en
France. J’ai hâte de te voir.
Cordialement
Vanessa

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DOSSIER N°14: DELF - Niveau Bl
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai t3P (cf. page 66 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B1)

À votre avis, est-ce une bonne ou une mauvaise idée d’apprendre deux langues étrangères en même
temps et cela dès l’école primaire ? Justifiez votre réponse.
(180 mots environ)
A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)

Que pensez-vous de l’école bilingue ? LE BILINGUISME À L’ECOLE : POUR OU CONTRE


Faut-il mettre un enfant qui commence l’école
primaire dans une école bilingue ?
1. Les contre
A. C’est mettre trop de pression sur un enfant. Il risque
a/ Avec deux langues, l’enfant est dépassé par les
de ne pas suivre du tout. Une seule langue à la fois, ça
événements.
suffit.
Pierre bl Une langue uniquement, c’est largement suffisant.
2. Les pour
B. L’avenir, c’est connaître au moins les langues natio­
nales. Alors, apprendre le français, et l’allemand en mê­ al Le futur appartient à ceux qui savent parler
me temps, cela ouvre beaucoup de portes en Europe. plusieurs langues nationales.
Inès bl Parler deux langues est facteur de réussite en
Europe.
C. Connaître deux langues parfaitement est une néces­
sité dans le monde moderne. Seulement, c’est peut- 3. Les mitigés
être plus sage d’attendre quelques années avant d’ap­ al C’est une priorité aujourd’hui.
prendre une deuxième langue. bl Une seconde langue, oui, mais à un âge plus
Denis tardif.
D. Si j’avais eu la chance d’apprendre l’allemand à 4. Les pour
l’école primaire, je parlerais cette langue plus facile­ al L’apprentissage d’une langue à l’école permet
ment aujourd’hui. Je trouve cela une idée géniale. d’avoir des facilités plus tard pour la parler.
Alice
bl II s’agit d’une très bonne chose.
E. Moi, je pense qu’il faut d’abord apprendre sa propre
langue convenablement, sinon on ne parle finalement 5. Les contre
aucune langue correctement. a/ Priorité absolue à l’apprentissage de la langue
Marie maternelle,
bl autrement on ne sait pas bien parler.
F. Pourquoi ne pas d’abord se renseigner et demander
des conseils aux directeurs de plusieurs écoles avant de 6. Les mitigés
prendre une décision aussi importante ? a/ Il faut prendre l’avis de directeurs d’école avant
Guy de se décider sur la question.
G. C’est tellement plus facile d’apprendre une langue
quand on est jeune. Moi, j’ai eu la chance de parler 7. Les pour
allemand à la maison avec ma mère. Cela a été un a/ Il vaut mieux découvrir une langue le plus tôt
véritable avantage, d’abord à l’école et puis après pour possible.
trouver du travail. bl C’est un privilège aussi bien à l’école que dans
Lucie la recherche d’un emploi.
H. Quand on vit dans un pays où on parle plusieurs
8. Les pour
langues, on doit absolument profiter de la possibilité
a/ Le multilinguisme est une opportunité, dès la
d’apprendre ces langues le plus tôt possible. Cela va
tellement plus vite à 7 ans qu’à 14 ans ! Il faut à tout prix petite enfance.
saisir cette occasion. b/ Plus on est jeune, et mieux on apprend.
Victor cl C’est une chance à ne pas lâcher !
1. Quelle idiotie ! Il faut d’abord apprendre à lire et à 9. Les contre
écrire dans sa langue maternelle, en français. Quand al C’est absurde.
vous voyez que les adolescents ne savent même pas
bl Mieux vaut déjà bien connaître sa propre langue.
écrire sans fautes !
Sylvie cl Rares sont les jeunes qui écrivent sans fautes.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 45 EDITIONS 0 TEGOS


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J. Si on veut à tout prix essayer, l’enfant pourrait faire sa 10. Les mitigés
première année dans les deux langues. Ensuite, il al L’écolier devrait faire sa première année de
faudrait voir si cela vaut la peine de continuer.
scolarité dans les deux langues,
Luc
b/ Puis, il s’agit de savoir si c’est conciliable.
B. E C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)
Les personnes opposées (groupe A)
1a : Avec deux langues, l’enfant est dépassé par les événements.
1b : Une langue uniquement, c’est largement suffisant.
5a, 5b : Priorité absolue à l’apprentissage de la langue maternelle, autrement on ne sait pas bien parler.
9a, 9b, 9c : C’est absurde, mieux vaut déjà bien connaître sa propre langue, car rares sont les jeunes qui
écrivent sans fautes.
Les personnes mitigées (groupe B)
3a, 3b : C’est une priorité aujourd’hui, une seconde langue, oui, mais à un âge plus tardif.
6a : Il faut prendre l’avis de directeurs d’école avant de se décider sur la question.
10a, 10b : L’écolier devrait faire sa première année de scolarité dans les deux langues. Puis, il s’agit de
savoir si c’est conciliable.
Les personnes favorables (groupe C)
7a : Il vaut mieux découvrir une langue le plus tôt possible.
7b : C est un privilège aussi bien à l’école que dans la recherche d’un emploi.
2a : Le futur appartient à ceux qui savent parler plusieurs langues nationales.
2b : Parler deux langues est facteur de réussite en Europe.
4a : L’apprentissage d’une langue à l’école permet d’avoir des facilités plus tard pour la parler.
4b : Il s’agit d’une très bonne chose.
8a : Le multilinguisme est une opportunité, dès la petite enfance.
8b : Plus on est jeune, et mieux on apprend.
8c : C’est une chance à ne pas lâcher !
C. PLAN (Étapes à développer)
Thème : Le bilinguisme
Raisons : Certains sont contre, d’autres sont mitigés, finalement une majorité y est favorable.
Arguments :
• Les personnes opposées

- Avec deux langues, l’enfant est dépassé par les événements.


\ * - Une langue uniquement, c’est largement suffisant.
V * - Priorité absolue à l’apprentissage de la langue maternelle, autrement on ne sait pas bien parler.
4^ m i " O’
f oKm ir/-i/\ m l/\i iw i ■». .1 I ! A
i. ■
C est absurde, mieux vaut déjà bien connaître sa propre langue, car rares sont les jeunes qui
écrivent sans faute.
> Les personnes mitigées

\ \ - C’est une priorité aujourd’hui, une seconde langue, oui, mais à un âge plus tardif.
\ A - Il faut prendre l’avis de directeurs d’école avant de se décider sur la question
* - L’écolier devrait faire sa première année de scolarité dans les deux langues. Puis, il s’agit de
savoir si c’est conciliable.
• Les personnes favorables

- Il vaut mieux découvrir une langue le plus tôt possible.


- C’est un privilège aussi bien à l’école que dans la recherche d’un emploi.
- Le futur appartient à ceux qui savent parler plusieurs langues nationales.
- Parler deux langues est facteur de réussite en Europe.
- L’apprentissage d’une langue à l’école permet d’avoir des facilités plus tard pour la parler.

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- Il s’agit d’une très bonne chose.
- Le multilinguisme est une opportunité, dès la petite enfance.
- Plus on est jeune, et mieux on apprend.
- C’est une chance à ne pas lâcher !
Conclusion : Même si le bilinguisme en classe n’emporte pas tous les suffrages, il n’en demeure pas
moins que les opposants sont moins nombreux que ceux qui y sont favorables.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
L’enseignement de deux langues dès le plus jeune âge amène certaines oppositions, voire certaines
appréhensions.
En effet, parmi les opposants, on découvre surtout des personnes qui ont peur de surcharger les enfants
par l’enseignement de plusieurs langues, ou ceux qui préconisent principalement l’apprentissage de la
langue maternelle avant toute autre afin de bien la parler et l’écrire.
D’autres sont plus mitigés, car, pour eux-aussi, la langue maternelle prime, et il y a lieu de prendre l’avis
des directeurs d’école, ou de mettre à l’essai la méthode bilingue pour voir si les jeunes suivent ou
d’apprendre une seconde langue mais plus tard.
En revanche, parmi les gens favorables, nombre d’entre eux pensent que c’est une priorité absolue, qu’il
vaut mieux découvrir une nouvelle langue le plus tôt possible, mais que c’est un atout de l’apprendre en
classe pour mieux parler ensuite. C’est un privilège à l’école comme sur le marché du travail, car la
destinée appartient à ceux qui savent s’exprimer dans plusieurs langues. C’est un facteur de réussite, en
Europe. C’est une chance à ne pas lâcher.
En tout état de cause, même si le bilinguisme, à l'école, n’emporte pas tous les suffrages, il n’en demeure
pas moins que les opposants sont moins nombreux que ceux qui y sont favorables.
E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
L’apprentissage d’une langue étrangère est déjà en soi un enrichissement certain de l’intellect, et de sa
propre culture. Être bilingue, c’est encore un plus, car l’enseignement de la seconde langue se fait en
même temps que celui de la langue maternelle. Cela peut, certes, être un facteur de confusion lorsque
l’on est petit et que l’on mélange les deux langues, que ni la grammaire, ni l’écriture ne sont acquises,
qu’il faut tout apprendre, et que cela représente une pression sur le petit être, mais c’est compter sans les
possibilités phénoménales des enfants qui réagissent comme des éponges, et acquièrent rapidement des
tas de mots.
L'acquisition de la syntaxe vient après, et l’adolescent qui peut passer d’une langue à l’autre et vice-
versa, en traduisant littéralement d’un parler à un autre sans hésitation, part avec des bases fondamenta­
les dans ia vie. C’est une richesse phénoménale qui ouvre des portes dans le monde du travail, qui
permet de faire des connaissances, ou de voyager. C’est un potentiel qu’il ne faut pas laisser perdre car
une langue s’apprend, mais aussi s’oublie, il faut donc la pratiquer constamment pour la parler et l’écrire
couramment.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0TEGOS


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DOSSIER N°l: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai es- (cf. page 16 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Vous venez de lire l’article «Pourquoi aller sur Mars ?». Vous pensez que l'exploration de la planète
Mars est un défi important pour l’humanité. Vous écrivez à Science Magazine et vous présentez les
avantages et les bénéfices d’une telle entreprise malgré son coût exorbitant.
(220 mots environ)
A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)
Pourquoi aller sur Mars ?
L’exploration du Globe a duré des siècles, des premiers péri­ 1. À la recherche de l’inconnu
ples méditerranéens jusqu'aux explorations arctiques et antarc­
al L’exploration de la Terre fut un projet allé­
tiques, au début du XXe siècle, en passant par les voyages de
Christophe Colomb. Ce dernier partit vers l'Ouest à la recher­ chant et de longue durée.
che de meilleures routes commerciales avec l’Orient, mais il b/ Comme toute exploration, la conquête de
voulait aussi montrer la grandeur de l'Espagne. De même, la la Lune a également satisfait/répondu aux
conquête de la Lune joua un rôle symbolique important lors de aspirations politiques et militaires de l’épo­
la guerre froide. Si les grandes explorations ont ainsi mêlé les que.
intérêts commerciaux, politiques et militaires, les explorateurs c/ Toutefois, les grandes explorations terres­
ont toujours contribué aux sciences (biologie animale ou végé­ tres et extraterrestres ont éminemment
tale, ou géologie). Ainsi, notre compréhension de l'histoire concouru à la science.
géologique de la Lune résulte pour une grande partie des mis­
sions Apollo.
Aujourd'hui, Mars est une nouvelle terra incognita. Les perspec­
tiv e s d'un gain financier à court terme étant douteuses, la
guerre froide reculant dans les mémoires et la coopération 2. La poursuite de la vision
internationale étant nécessaire aux grands projets spatiaux, a/ Aujourd’hui, Mars est une nouvelle per­
d'autres impératifs que le profit ou le nationalisme seront né­ spective qui s’ouvre devant nous.
cessaires pour que les hommes impriment leurs pas sur la sur­
face de la planète rouge. La science, et elle seule, sera-t-elle b/ Mais pour mener à bout des projets d’une
enfin le moteur de l'exploration ? Cette question en amène telle gravité, il faut, plus que jamais, la par­
d'autres : sur Mars, pour quelles expériences les êtres humains ticipation de tous.
sont-ils indispensables ? Ces expériences fourniraient-elles des
résultats qui justifieraient l'envoi d'êtres humains dans l'espa­
ce interplanétaire ?
Avec Mars, les enjeux scientifiques sont considérables. La c/ L’hypothèse des traces de vie sur Mars
question de l'existence de vie sur Mars ou celle d’une vie est un nouveau défi scientifique à relever.
éteinte ont été ravivées par des observations des dernières
missions : de l'eau liquide a probablement coulé en abondance
sur la planète rouge, et des fossiles de bactéries auraient été
emportés jusqu'à la Terre dans une météorite martienne. Une
indication claire de vie, passée ou présente, sur Mars aiderait
à comprendre dans quelles conditions la vie peut apparaître ;
si l'on établissait qu'elle est apparue indépendamment sur la
Terre et sur Mars, les exobiologistes seraient conduits à
penser que la vie existe ailleurs dans l'Univers.
Pourquoi penser que Mars avait de l'eau liquide à sa surface ?
En 1999, la sonde Mars Global Surveyor, en orbite autour de
la planète rouge depuis 1997, a photographié un chenal qui
aurait été creusé par l'érosion de l'eau durant des milliers
d'années. Cette découverte fait suite au succès de la petite 3. L’évolution des missions spatiales
sonde robotisée Mars Pathfinder, qui se posa sur la planète en
al Recours aux missions plus fréquentes,
juillet 1997. Cette dernière semblait montrer que la NASA avait
raison de changer sa stratégie, en abandonnant les missions plus simples et moins coûteuses : la Nasa
ambitieuses pour des missions plus nombreuses, plus simples change de stratégie.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 50 EDITIONS 0 TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteaos.com
et moins chères. Toutefois, l'exploration complète de Mars à
l'aide de robots demanderait des décennies, voire des siècles : b/ Missions robotisées contre missions spa­
or, en augmentant le nombre de lancements, on augmente tiales habitées : le débat fait rage.
considérablement le temps que prendrait un programme robo­
tisé, car on ne peut lancer de fusées vers Mars que tous les
26 mois terrestres, lorsque les planètes sont situées de
manière que le trajet dure moins d'un an. Certains doutent
qu'un programme conservera l'intérêt du public et des élus s'il
dure des décennies.
Certes, les missions spatiales habitées sont coûteuses : envo­
yer des êtres humains sur Mars coûterait 20 à 53 milliards
d’euros. Toutefois, même si les missions habitées sont près cl Les missions spatiales habitées demeurent
de dix fois plus chères que les missions automatiques, elles les plus opérationnelles et efficaces.
sont plus rentables : une mission habitée ramènerait 100 fois
plus d'échantillons ramassés sur une superficie 10000 fois
supérieure.
Évidemment, cette idée des vols habités ne fait pas l’unani­
mité : Arden Albee, de l'Institut de technologie de Californie,
estime que l'envoi d'humains est difficilement justifiable, et une
étude effectuée en 1986 par le Comité pour l'exploration du
Système solaire de la NASA a établi qu'une mission robotisée
aurait pu collecter tous les échantillons géologiques lunaires
ramassés lors de la mission Apollo 15.
L'exploration et la découverte sont deux processus itératifs d/ Enfin, c’est l’être humain qui sera unique­
dont seul l'adaptabilité humaine et la mobilité viendront à bout ment à la hauteur des expéditions spatiales
en un temps raisonnable. Cependant, des machines semi- audacieuses.
autonomes seront nécessaires pour effectuer les tâches trop
laborieuses ou dangereuses pour les hommes, comme les
reconnaissances aériennes, la construction de dépôts, de ca­
ches et d'abris pour des longues excursions sur le terrain, et le
transport et la conservation des grandes quantités d'échantil­
lons que les géologues ramasseront.
Qui se chargera d'envoyer des hommes sur Mars ? On peut
e/ Or, le financement des vols spatiaux habi­
également imaginer que des grandes entreprises contribuent à
ce genre de projet, afin de se faire de la publicité, de béné­ tés reste une question épineuse.
ficier des avancées techniques obtenues au cours du projet ou
de vendre les droits de retransmission télévisuelle. Un projet
de 53 milliards d’euros éclipserait tous les autres. Est-ce trop
cher payer pour laisser une marque indélébile dans l'histoire ?
_____________________________________________ Glenn ZORPETTE - Science & Vie - 2004

B. É C R É M A G E (Re -groupement d’idées et axes d’orientation)


À la recherche de l’inconnu (groupe A)
1a : L’exploration de la Terre fut un projet alléchant et de longue durée.
1b : Comme toute exploration, la conquête de la Lune a également satisfait/répondu aux aspirations politi­
ques et militaires de l’époque.
1c : Toutefois, les grandes explorations terrestres et extraterrestres ont éminemment concouru à la science.
2a : Aujourd’hui, Mars est une nouvelle perspective qui s’ouvre devant nous.
2c : L’hypothèse des traces de vie sur Mars est un nouveau défi scientifique à relever.
La poursuite de la vision (groupe B)
2b : Mais pour mener à bout des projets d’une telle gravité, il faut, plus que jamais, la participation de tous.
3b : Missions robotisées contre missions spatiales habitées : le débat fait rage.
3e : Or, le financement des vols spatiaux habités reste une question épineuse.
L’intérêt des missions spatiales (groupe C)
3a : Recours aux missions plus fréquentes, plus simples et moins coûteuses : la Nasa change de stratégie.
3c : Les missions spatiales habitées demeurent les plus opérationnelles et efficaces.
3d : Enfin, c’est l’être humain qui sera uniquement à la hauteur des expéditions spatiales audacieuses.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 51 EDITIONS 0 TEGOS


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C. PLA N (Étapes à développer)
Thème : L’exploration de la planète rouge demeure un grand défi de l’exploration de l’espace.
Raisons : L’homme s’efforce d’aller contre vents et marées pour trouver des réponses aux questions
fondamentales de la création de l’univers, de l’existence de la vie et de la diversité des espèces.
Arguments :
• La quête incessante de l’homme pour de nouveaux mondes remonte dans le temps, depuis les
périples en Méditerranée jusqu'à la découverte de l’Amérique et l’exploration des pôles.
\ - Son esprit inquiet l’amène toujours plus loin.
• Après la conquête de la Lune, l’homme se tourne vers Mars où des signes de vie ont été décelés
lors des dernières missions automatisées.

Or l’exploration de la planète rouge est un challenge scientifique incontestable.


• Par ailleurs, ce projet spatial est un enjeu pour la technologie de pointe ; l’aéronautique et la
robotique.

\ ■Car, les missions spatiales habitées, étant les plus opérationnelles et efficaces, demandent la
mise au point des machines qui seront à la disposition des cosmonautes et des chercheurs.
Conclusion : Certes, le coût des vols habités sur Mars étant excessif, le partenariat international et l’una­
nimité générale sont une condition sine qua non pour la réalisation et la continuation de tels pro­
jets.
D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Depuis l’exploration de nouvelles terres jusqu’à la conquête de la Lune et les missions sur Mars, l'être
humain est à l’étude continuelle de son univers terrestre et du vaste espace qui l’entoure.
À cet égard, les visées commerciales, politiques et militaires de l’homme, d’une part, et l’apport scientifique
des expéditions restent parmi ses préoccupations inlassables.
Toutefois, l’exploration de la planète rouge est un enjeu de grande envergure, qui demande la synergie
internationale, comme, d’ailleurs, tout grand projet spatial. La possibilité d’une certaine existence de vie
sur Mars, renforce l’engouement des scientifiques à prétendre relever ce grand défi.
Somme toute, les missions spatiales habitées ont beau être onéreuses, elles sont beaucoup plus fructu­
euses que les expéditions automatiques en dépit des oppositions. Reste à savoir qui pourra financer des
projets spatiaux de cette envergure.
E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
Tout au long de l’histoire humaine, l’homme n’a jamais cessé de satisfaire à son engouement / à sa soif
de savoir et de comprendre les raisons de son existence et de celle du monde qui l’entoure. La
découverte de nouvelles terres, de différentes espèces animales ou végétales, les avancées scientifiques
et technologiques, malgré le coût, le labeur et le temps exigés, aboutissaient à ce que l’homme se repère
de plus en plus dans le labyrinthe de la vie et de l’inconnu.
À partir de la conquête de la Lune, l’intérêt humain a été transféré à l’exploration du vaste univers.
L’observation de la planète rouge, cousine lointaine de la Terre, voire sa conquête, pourrait apporter, à
mon avis, de précieuses informations concernant l’apparition de la vie. Déjà, après les résultats des mis­
sions réalisées sur Mars, les scientifiques ont pu faire leurs observations et constatations, et émettre de
nouvelles hypothèses. La science a grandement progressé dans ce domaine au même titre que la
recherche.
Par conséquent, la question à laquelle l'homme est toujours confronté «D’où venons-nous ?» pourrait
trouver une réponse. D’ailleurs, on aura la possibilité de guérir des maladies et donc d’améliorer les
conditions de vie sur Terre. Il me paraît également possible qu’on approfondisse dans la robotique pour
mettre au point des appareils plus perfectionnés au service des hommes et de la recherche.

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Enfin, puisqu’il s’agit d’une entreprise audacieuse et d’un projet spatial de longue haleine, cela demande
une collaboration internationale et une vision commune, associées à un renforcement des relations par
un esprit d’équipe. Alors, pourquoi ne pas sortir de son cocon bassement matériel pour rejoindre l’espace
interplanétaire ?

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DOSSIER N°2: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
' Essai C? (c l page 20 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Vous venez de lire l’article «EAU DOUCE : La demande monte» dont l’auteur semble considérer la
sécurité alimentaire comme un acquis général dans les pays développés.
Cette vision correspond-elle exactement, d’après vous, à la réalité ? Vous écrivez au journal «Le
Courrier de l'UNESCO» et vous proposez une collaboration sur des objectifs précis en vue d’un
équilibre socio-économique entre les pays du Sud et les pays du Nord.
(220 mots environ)
A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)

EAU DOUCE : La demande monte


1. L’eau : une ressource rare à réguler
Puisqu'on ne peut plus augmenter l'offre d'eau douce - elle de­ a/ L’utilisation de l’eau doit être régulée,
vient rare -, il faut diminuer la demande et le gaspillage. Mais b/ car elle n’est pas inépuisable.
comment ? L'eau, ce médiateur entre l’homme et la nature,
marque autant notre quotidien que notre imaginaire. De tous
temps, elle a donné lieu à des constructions sociales étonnan­ 2. L’histoire de l’eau
tes et à de nombreux conflits, liés à son partage. Mais, pour la a/ Base de construction humaine, elle a été,
majorité de la population mondiale, qui n'en a jamais manqué, dans le passé, la cause de litiges pour le
sa disponibilité coule de source. Industriels, agriculteurs et contrôle de son usage.
consommateurs ordinaires continuent à la gaspiller sans com­ b/ Aujourd’hui, elle est considérée comme un
pter. Or, aujourd'hui, quand l'offre diminue et que la demande bien d’utilité courante dont on peut bénéfi­
explose, tout le monde sait que le temps est venu de changer cier sans compter.
d'attitude.
Peu de gens réalisent que l'eau douce est une denrée rare. 3. L’eau dans le monde
Beaucoup se laissent abuser par la tonalité bleue qui domine a/ On ne s’imagine pas que l’eau douce est
les cartes du monde. Ils ignorent que 97,5 % de l'eau présente peu présente sur terre,
sur la planète est salée. Et que l'eau douce - les 2,5% restant -
est en grande partie inutilisable : 70% se trouvent gelés dans
les calottes glaciaires de l'Antarctique et du Groenland et la b/ car, la majeure partie n’est pas utilisable,
quasi-totalité du reliquat existe sous forme d’humidité dans les
sols ou repose dans des nappes phréatiques trop profondes cl ou difficilement exploitable ou accessible.
pour être exploitées. Au total, à peine 1 % de l'eau douce, soit
0,007% de toute l'eau de la Terre, est facile d'accès.
Au cours de ce siècle, la croissance démographique et les acti­
vités humaines ont gravement fragilisé cette précieuse res­ 4. Evolution de la consommation de l’eau
source. Entre 1900 et 1995, les prélèvements d'eau ont plus al En l'espace d’un siècle, la consommation
que sextuplé, évoluant à un rythme deux fois plus rapide que de l’eau a augmenté plus vite que la crois­
l'augmentation de la population. Cette pression accrue a pro­
sance démographique sur terre.
voqué la multiplication des risques de pénurie. Si l'on fait le
ratio entre la quantité d'eau douce et la population mondiale, b/ Cette évolution menace de nous plonger
on constate que la disponibilité en eau est en moyenne suffi­ dans une pénurie,
sante. Mais on estime que dans les régions les plus vulné­ cl car, les disponibilités demeurent insuffisan­
rables, environ 460 millions de personnes (soit 8% des habi­ tes.
tants de la planète) manquent d'eau. Et un quart de la popu­ d/ À court terme, les perspectives sont plutôt
lation mondiale est menacée de connaître le même sort. Si négatives.
rien n'est fait, prédisent les experts, les deux tiers de l'huma­
nité risquent de souffrir d'un manque d'eau modéré à grave
avant 2025.
Ces inégalités dans la répartition des ressources - y compris e/ Les écarts de consommation sont énormes
parfois à l'intérieur d'un même pays - se traduisent par d'énor­
d’un pays à un autre, et même à l’intérieur
mes décalages dans les niveaux de consommation : un Mal­
d’une même région,
gache vivant dans une zone rurale utilise 10 litres d'eau par
jour, soit le minimum vital, un Français 150 litres et un Améri­
cain 4 litres.

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Les problèmes de disponibilité quantitative se doublent d'une
inquiétante dégradation de la qualité de l'eau. Dans certaines
régions, elle est si polluée qu’elle ne peut plus être utilisée,
même à des fins industrielles.
Les causes sont multiples : effluents non traités, déchets chi­
miques, fuites d'hydrocarbures, abandons d'ordures, infiltra­
tions dans les sols de produits chimiques utilisés pour l'agricu­
lture, etc.
L'ampleur mondiale de cette pollution est difficile à évaluer car f/ à cela s’ajoutent les problèmes de dégrada­
les informations manquent dans plusieurs pays. Certains tion de l’eau qui ne sont pas quantifiables
indices permettent cependant de l'entrevoir. On estime par en la demeure.
exemple que 90% des eaux usées sont libérées dans les pays
en développement sans avoir subi le moindre traitement.
Le Courrier de l'UNESCO - Février 2005

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


L’histoire de l’eau (groupe A)
2a : Base de construction humaine, elle a été, dans le passé, la cause de litiges pour le contrôle de son
usage.
2b : Aujourd’hui, elle est considérée comme un bien d’utilité courante dont on peut bénéficier sans compter.
L’eau dans le monde (groupe B)
3a : On ne s’imagine pas que l’eau douce est peu présente sur terre.
3b, 3c : Car, la majeure partie n’est pas utilisable, ou difficilement exploitable ou accessible.
Évolution de la consommation de l’eau (groupe C)
4a : En l’espace d’un siècle, la consommation de l’eau a augmenté plus vite que la croissance démogra­
phique sur terre.
4b, 4c : Cette évolution menace de nous plonger dans une pénurie, parce que les disponibilités demeurent
insuffisantes.
4d, 4e, 4f : À court terme, les perspectives sont plutôt négatives : les écarts de consommation sont énor­
mes d’un pays à un autre, et même à l’intérieur d’une même région, à cela s’ajoutent les problèmes
de dégradation de l’eau qui ne sont pas quantifiables en la demeure.
L’eau : une ressource rare à réguler (groupe D)
1a, 1b : L’utilisation de l’eau doit être régulée, car elle n’est pas inépuisable.

C. PLAN (Étapes à développer)


Thème : Le problème de la distribution de l’eau
Raisons : La pénurie de l’eau risque de menacer notre planète.
Arguments :
• L’histoire de l’eau
\ - Base de construction humaine, elle a été, dans le passé, la cause de litiges pour le contrôle de
son usage.
\ - Aujourd’hui, elle est considérée comme un bien d’utilité courante dont on peut bénéficier sans
compter.
• L’eau dans le monde
- On ne s’imagine pas que l’eau douce est peu présente sur terre.
* - Car, la majeure partie n’est pas utilisable, ou difficilement exploitable ou accessible.
Évolution de la consommation de l’eau

\ - En l’espace d’un siècle, la consommation de l’eau a augmenté plus vite que la croissance démo­

\ graphique sur terre On ne s’imagine pas que l’eau douce est peu présente sur terre.
- Cette évolution menace de nous plonger dans une pénurie, parce que les disponibilités demeurent
insuffisantes.

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À court terme, les perspectives sont plutôt négatives : les écarts de consommation sont énormes
d’un pays à un autre, et même à l’intérieur d’une même région, à cela s’ajoutent les problèmes de
dégradation de l’eau qui ne sont pas quantifiables en la demeure.
Conclusion : L’utilisation de l’eau doit être régulée, car elle n’est pas inépuisable.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Base de construction humaine, l’eau a été, dans le passé, la cause de litiges pour le contrôle de son usa­
ge. Aujourd’hui, elle est considérée comme un bien d’utilité courante dont on peut bénéficier sans
compter. Cependant, on ne s’imagine pas que l’eau douce est peu présente sur terre, et que la majeure
partie n’est pas utilisable, ou difficilement exploitable ou accessible.
Or, en l’espace d’un siècle, la consommation de l’eau a augmenté plus vite que la croissance démogra­
phique sur terre, si bien que cette évolution menace de nous plonger dans une pénurie, parce que les
disponibilités demeurent insuffisantes. À court terme, les perspectives sont plutôt négatives : les écarts
de consommation sont énormes d’un pays à un autre, et même à l’intérieur d’une même région. À cela
s’ajoutent les problèmes de dégradation de l’eau qui ne sont pas quantifiables en la demeure.
Somme toute, l’utilisation de l’eau doit être régulée, car elle n’est pas inépuisable.
E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :

(Nom) Paris, le.........


(adresse)
Le Courrier de l'UNESCO
(adresse)
Monsieur Le Rédacteur en chef,
Touché(e) par la question de l’eau douce, je réfléchis constamment à l’attitude humaine vis-à-vis de cette
précieuse denrée, d’une part, et les rapports Nord-Sud concernant l’eau, d’autre part.
Ainsi, je voudrais exprimer d’emblée mon inquiétude sur la qualité de l’eau douce et de l’eau potable. À
mon avis, «pays développé» n’égale pas seulement progrès, confort et meilleur niveau de vie. Cela laisse
aussi entendre «industrie florissante», donc des déchets industriels, entre autres, rejetés non seulement
dans la mer mais aussi dans les rivières et les lacs. La pollution incalculable de l’eau douce à cause
d’effluents non traités, de fuites d’hydrocarbures, d’abandons d’ordures, d’infiltrations dans les sols de
pesticides menace irrémédiablement la chaîne alimentaire.
De l’autre côté, l’eau douce disponible n’est pas consommée avec modération. En revanche, elle est
tellement gaspillée que cette dilapidation imprudente constitue une terrible méprise. On oublie/néglige,
car cela ne fait pas partie de notre quotidien, qu’il existe des peuples vivant dans l’indigence et obligés de
parcourir des dizaines de kilomètres pour s’en procurer.
Bref, avec des objectifs bien précis, on pourrait espérer un équilibre socio-économique entre le Sud et le
Nord. Pour ce faire, il faudrait modérer sensiblement la consommation de l’eau douce dans les pays
développés, créer, ensuite, un bon nombre de puits, et construire des adductions d'eau, aider financiè­
rement les ONG sur place, nettoyer tous les lacs et les rivières, promouvoir des produits écologiques en
agriculture, traiter les effluents, et enfin profiter de l’eau de pluie.
J’opte pour un présent plus humain, et crois dans un avenir placé sous de meilleurs auspices pour les
générations futures.
En vous remerciant de votre attention, veuillez agréer, Monsieur Le Rédacteur en chef, l’expression de
mes salutations distinguées.

(Nom + signature)

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DOSSIER N°3: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ (cf. page 24 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Actuellement, il est de plus en plus question de l’autonomie au sein du couple. Chaque partenaire
revendique désormais son droit à la liberté, à l’égalité et au respect. Avant, l’idéal romantique voulait
que le couple soit une fin en soi, que le couple ait un projet commun. Aujourd’hui, la vie en couple est
un contrat qui doit être souple et révocable. Cette nouvelle réalité explique en partie l’accroissement du
nombre des divorces et la tendance des jeunes à retarder le mariage.
Faites-vous le même constat, c'est-à-dire que les couples ont besoin de l’autonomie pour fonder une
famille et rester ensemble ? (220 mots environ)
A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)
Les nouveaux couples : ensemble, mais
autonomes...
Pourquoi vivre à deux si l’on doit sans cesse vérifier que 1. Vivre à deux autrement
l’on existe bien tout seul ? Depuis un an, par exemple,
Nadine, 38 ans, infirmière, et Alain, 35 ans, juriste, semblent a/ C’est le respect de l’autre avant tout,
passer leur temps à éviter de se marcher sur les pieds.
«Il faut que chacun conserve un espace de liberté, sinon b/ c’est ne rien imposer à l’autre qui l’ennuierait,
nous pourrions nous forcer à faire des activités qui nous c/ c’est l’antithèse de l’image du vieux couple
déplaisent, pour être agréable à l’autre», dit Alain. «C’est la désenchanté,
voie royale vers le vieux couple aigri». Et il ajoute : «Ne
faire qu’un, tout partager, c’est un mythe qui ne peut durer
d/ c’est tout en partageant certaines choses,
que pendant quelques mois. Si j ’aime Nadine, c'est parce
que nous avons des passions communes, mais aussi parce vivre sa différence,
qu’elle a une personnalité propre, différente de la mienne».
Au-delà de la peur du couple cannibale, les adeptes du e/ c’est enfin avoir une relation plus équitable.
séparatisme conjugal caressent l'idée qu’ils sont plus
respectueux l’un de l’autre, et sans doute plus égalitaires.
2. Le couple avant
L’Histoire ne leur donne pas tort. «L’illusion romantique
tentait de faire croire que le couple trouverait ainsi un uni­ a/ Dans le passé, le couple était perçu à travers
que projet commun, affirme Serge Chaumier. En réalité, une vision fictive, basée sur l’association de
l’un des deux imposait à l’autre ses vues». Le couple tradi­ deux personnes se fondant vers un seul objec­
tionnel -soi et sa «moitié»- a longtemps été régi par le Code tif conjoint.
Napoléon. Introduit en France en 1792, le mariage civil est b/ En réalité, institué sur le Code Napoléon, il
alors défini comme un contrat indissoluble. Le divorce est était surtout lié à l’idée d’une union indéfecti­
aboli en 1816 (il sera rétabli en 1884). «La femme mariée, ble avec interdiction absolue de divorcer, et
juridiquement incapable, est soumise à la puissance mari­
soumission totale de l’épouse au mari omni­
tale», raconte la sociologue Irène Théry. Il faudra un siècle
et demi pour que le carcan craque. Dans les années 70, potent.
l’effritement de l’Église, l’accès massif des femmes à l’indé­ c/ Mais, après plus de 150 ans d’assujettisse­
pendance financière, le divorce par consentement mutuel, ment servile, et suite à l’évolution des mœurs
la maîtrise de la fécondité, la dépénalisation de l’adultère et de la législation, en la matière, il a perdu de
mettent à mal l’ordre moral et familial. «L’histoire du couple sa rigidité, et s’oriente vers quelque chose de
a cessé d’aller de soi», note Irène Théry. Et l’on se dirige moins conventionnel sans aucune subordina­
vers des unions de moins en moins institutionnelles et de tion à l’autre, mais où, on s’appuie davantage
plus en plus contractuelles : à chacun des couples de se sur des principes d’autonomie égalitaire.
couler dans la formule qui lui convient le mieux. «// est de­
venu impossible d’accepter le sacrifice de l’un des parte­
naires», souligne Serge Chaumier. La nouvelle idéologie du
couple s’arc-boute sur deux principes désormais sacrés :
égalité et libre choix.
«Le couple n’est plus une fin en soi, il devient un moyen», 3. Le couple maintenant
explique François de Singly. Un moyen qui doit rester sou­ a/ Le couple constitue désormais une solution
ple et révocable. D’où l’accroissement du nombre des divor- flexible et résiliable,

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ces et l’augmentation du sentiment d’insécurité. Les amou­ b/ C’est ce qui explique l’augmentation des
reux d’aujourd’hui comptent et se muent en arbitres tatil­ divorces et du phénomène d’instabilité,
lons dès que l’un empiète sur le territoire ou la liberté de
l’autre. «Chacun a tendance à garder son territoire, chacun
cl dès que l’un des deux entame la liberté de
a peur de donner plus que l’autre», affirme le psychiatre l’autre.
Robert Neuberger. d/ En fait, chacun veut garder son jardin secret.
«La tentation de la vie en solo est le symptôme de ce désir e/ La tendance actuelle est donc de vivre seul(e)
croissant d’indépendance, explique le sociologue Jean- comme on l’entend, selon ses envies, par
Claude Kauffmann. Seul, on peut prendre son petit-déjeu­
esprit d’indépendance, sans obligation de
ner au lit, en se goinfrant de biscuits, sans subir le regard
de l’autre. Personne pour vous remettre sur les rails. Ces sacrifices continuels.
sacrifices, on les accepte de moins en moins au sein du
couple». Pourtant, même si les jeunes tardent à se mettre f/ Cependant, c’est plus un choix consenti que
en couple et si les unions sont décimées par le divorce, la voulu !
vie en solo est rarement choisie. Certains plébiscitent le
living apart together - ensemble mais chacun chez soi. La
formule ne plaît pas qu’à 16 % des couples débutants. 2%
seulement s’entêtent - un couple cohabitant n’a besoin que
de 1,5 fois le revenu d’un célibataire pour atteindre son
niveau de vie - et encore, dans deux tiers des cas, explique
la démographe Catherine Villeneuve, ils n’ont pas le choix.
«Quand on veut fonder une famille, dit-elle, on habite g/ Seulement, on est bien contraint de vivre à
ensemble». La plupart des Français préfèrent un seul toit, deux lorsqu’il s’agit de créer une famille.
mais chacun son travail. 46% assurent qu’il est indispen­
sable, pour vivre heureux en couple, d’avoir des loisirs en h/ Mais, à ce moment-là, il vaut mieux s’organi­
partie séparés, 27%, des comptes séparés, et 40%, une ser pour avoir son intimité et ses activités pro­
pièce à soi. pres.
Pourquoi vivre ensemble, donc ? À cette question, la plu­
part des gens répondent : «pour être ensemble». «Un indi­
vidu est rassuré quand le monde dans lequel il vit lui paraît
évident, mais aussi quand un proche lui affirme qu’il existe
en tant qu’individu unique», écrit François de Singly. i/ En réalité, vivre en couple implique une alter­
L’Américain John Gottman, qui étudie dans son «Love Lab» nance de moments conjoints et d’instants
(laboratoire de l’amour) des milliers de couples depuis vingt d’autonomie.
ans, conclut : «La vie à deux est comme une danse. Par­
fois, on a envie de se rapprocher de l’être aimé, parfois de
prendre ses distances et de retrouver son autonomie.»
L ’Express - 16 mars 2004

B E C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Le couple dans le passé (groupe A)
2a : Dans le passé, le couple était perçu à travers une vision fictive, basée sur l’association de deux
personnes se fondant vers un seul objectif conjoint.
2b : En réalité, institué sur le Code Napoléon, il était surtout lié à l’idée d’une union indéfectible avec
interdiction absolue de divorcer, et soumission totale de l’épouse au mari omnipotent.
2c : Mais, après plus de 150 ans d’assujettissement servile, et suite à l’évolution des mœurs et de la
législation, en la matière, il a perdu de sa rigidité, et s’oriente vers quelque chose de moins conven­
tionnel sans aucune subordination à l’autre, mais où, on s’appuie davantage sur des principes
d’autonomie égalitaire.
Le couple maintenant (groupe B)
3a : Le couple constitue désormais une solution flexible et résiliable.
3b, 3c : C’est ce qui explique l’augmentation des divorces et du phénomène d’instabilité dès que l’un des
deux entame la liberté de l’autre.
3d : En fait, chacun veut garder son jardin secret.
3e, 3f : La tendance actuelle est donc de vivre seul(e) comme on l’entend, selon ses envies, par esprit
d’indépendance, sans obligation de sacrifices continuels. Cependant, c’est plus un choix consenti que
voulu !
3g : Seulement, on est bien contraint de vivre à deux lorsqu’il s’agit de créer une famille.

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3h : Mais, à ce moment là, il vaut mieux s’organiser pour avoir son intimité et ses activités propres.
3i : En réalité, vivre en couple implique une alternance de moments conjoints et d’instants d’autonomie.
Vivre à deux autrement (groupe C)
1c : c’est l’antithèse de l’image du vieux couple désenchanté,
1a, 1b, 1d : c’est le respect de l’autre avant tout, ne rien lui imposer qui l’ennuierait, et tout en partageant
certaines choses, vivre sa différence,
1e : c'est enfin avoir une relation plus équitable.

C. PLA N (Étapes à développer)


Thème : Le couple à travers le temps
Raisons : Le couple a besoin d’autres repères pour s’adapter et survivre.
Arguments :
• Le couple dans le passé

\ - Dans le passé, le couple était perçu à travers une vision fictive, basée sur l’association de deux
personnes se fondant vers un seul objectif conjoint.
- En réalité, institué sur le Code Napoléon, il était surtout lié à l’idée d’une union indéfectible avec
interdiction absolue de divorcer, et soumission totale de l’épouse au mari omnipotent.
\ - Mais, après plus de 150 ans d’assujettissement servile, et suite à l’évolution des moeurs et de la
législation, en la matière, il a perdu de sa rigidité, et s’oriente vers quelque chose de moins
conventionnel sans aucune subordination à l’autre, mais où, au contraire, on s’appuie davantage
sur des principes d’autonomie égalitaire.

• Le couple maintenant

- Le couple constitue désormais une solution flexible et résiliable.


- C’est ce qui explique l’augmentation des divorces et du phénomène d'instabilité dès que l’un des
deux entame la liberté de l’autre.
- En fait, chacun veut garder son jardin secret.
- La tendance actuelle est donc de vivre seul(e) comme on l’entend, selon ses envies, par esprit
d’indépendance, sans obligation de sacrifices continuels. Cependant, c’est plus un choix consenti
que voulu !
- Seulement, on est bien contraint de vivre à deux lorsqu’il s’agit de créer une famille.
- Mais, à ce moment-là, il vaut mieux s’organiser pour avoir son intimité et ses activités propres.
- En réalité, vivre en couple implique une alternance de moments conjoints et d’instants d’autonomie.

Conclusion : vivre à deux autrement

- C’est l’antithèse de l’image du vieux couple désenchanté.


- C’est le respect de l’autre avant tout, ne rien lui imposer qui l’ennuierait, et tout en partageant
certaines choses, vivre sa différence.
- C’est enfin avoir une relation plus équitable.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Dans le passé, le couple était perçu à travers une vision fictive, basée sur l’association de deux person­
nes se fondant vers un seul objectif conjoint. En réalité, institué sur le Code Napoléon, il était surtout lié à
l’idée d’une union indéfectible avec interdiction absolue de divorcer, et soumission totale de l’épouse au
mari omnipotent. Mais, après plus de 150 ans d’assujettissement servile, et suite à l’évolution des mœurs
et de la législation, en la matière, il a perdu de sa rigidité, et s’oriente vers quelque chose de moins
conventionnel sans aucune subordination à l’autre, mais où, au contraire, on s'appuie davantage sur des
principes d’autonomie égalitaire.
De nos jours, le couple constitue désormais une solution flexible et résiliable. C’est ce qui explique
l’augmentation des divorces et du phénomène d’instabilité dès que l’un des deux entame la liberté de
l’autre. En fait, chacun veut garder son jardin secret. La tendance actuelle est donc de vivre seul comme
on l’entend, selon ses envies, par esprit d'indépendance, sans obligation de sacrifices continuels.

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Cependant, cest plus un choix consenti que voulu ! Seulement, on est bien contraint de vivre à deux
lorsqu il s agit de créer une famille. Mais, à ce moment-là, il vaut mieux s'organiser pour avoir son intimité
et ses activités propres. En réalité, vivre en couple implique une alternance de moments conjoints et
d’instants d’autonomie.
Finalement, vivre à deux, c’est l’antithèse de l’image du vieux couple désenchanté. C’est le respect de
l’autre avant tout, ne rien lui imposer qui l’ennuierait, et tout en partageant certaines choses, vivre sa
différence. C’est enfin avoir une relation plus équitable.

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)


Exemple de réponse :
Le couple d’aujourd’hui a considérablement changé par rapport au couple traditionnel d’autrefois. La place
de la femme au sein de cette union a évolué, les devoirs et les droits ont été revus et partagés entre
partenaires.
Actuellement, les jeunes retardent de plus en plus l’heure de mariage. La plupart des fois ils n’y pensent
jamais/pas. Se marier, fonder une famille, c’est un casse-tête pour eux, une tenaille même qui les étreint
durement. Ils déclinent les responsabilités, et veulent vivre leur vie de manière à prolonger leur jeunesse.
Toutefois, les gens ont besoin de vivre ensemble avec une autre personne mais dans certaines condi­
tions. Etre respecté, avoir son autonomie dans le couple, pouvoir respirer et avoir son espace, ne pas
s’asphyxier : voilà les termes d’un contrat passé plus ou moins implicitement/explicitement entre les deux
partenaires aussi bien que des contre-arguments pour s’en sortir si l’étau se resserre. Ayant vécu une
longue période seul en liberté avant de se mettre en couple, on préfère mieux continuer à conserver cet
espace ample et flexible dans sa relation avec l’être aimé.
Certes, quand le couple veut avoir des enfants, il partage alors le même foyer et répartit les tâches
ménagères sans pour autant renoncer à son mode de vie et à ses principes. Ainsi, la famille revêt-elle un
nouveau statut/un nouveau caractère.
Même si parfois certains couples laissent entrevoir des traces du passé dans leurs rapports, le profil du
couple moderne suit l’air du temps.

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DOSSIER N°4: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ==■ (cf. page 29 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Vous venez de lire le texte ci-dessous et vous écrivez au journal afin de présenter votre point de vue sur
la question. Vous démontrez que l’intégration des immigrés passe par leur désir de s’intégrer, et de
l’accueil bienveillant de ce désir par notre société. (220 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


Comment sortir du piège des ghettos 1. Les cités : un constat lourd de
Ils ont «la haine», les jeunes des «cités». Alors, depuis plus conséquences
de dix jours maintenant, ils brûlent des voitures, s’en pren­ al Les cités, où sévit le règne de la violence,
nent à des gymnases, des écoles, des bus, tout ce qui fait le sont saccagées par des jeunes.
quotidien souvent difficile de leurs familles et de leurs
voisins. Ainsi, les nuits de violence succèdent aux nuits de
violence.
b/ Face à des adolescents qui s’enferment dans
La classe politique se divise. La France s’inquiète. C’est une
le cercle vicieux de l’exclusion, les politiques
terrible escalade, un tragique engrenage. Plus ils se révol­
tent, plus ces jeunes s’enfoncent dans la logique d’exclusion sont partagés.
dont ils se sentent victimes. Plus l’étau se resserre autour
d’eux.
Ne nous voilons pas la face ! Bien sûr, il y a des meneurs et c/ En fait, la délinquance juvénile n’est que la
des délinquants de plus en plus jeunes qui, dans cette affai­ traduction du désespoir de la ghettoïsation
re, poussent au crime. Mais il y a aussi, et surtout, en toile qui s’est installée par manque de réactivité.
de fond, l’énorme désespérance des ghettos urbains que
nous avons laissé se constituer en détournant le regard. 2. Les mesures
Des ghettos où l’échec scolaire est souvent la règle, et le al II faut lutter contre cet enfermement, syno­
chômage, la ligne d’horizon... Des ghettos qui, parce qu’ils nyme d’échec scolaire, de chômage, mais
se sentent abandonnés, se sont enfermés dans une contre- également créateur d’une société avec sa
culture, tissée de mots, de codes, de rites, de principes bien culture propre, ses codes de conduite por­
à eux - notamment une vision particulière de la «réputation»
teurs de sa propre claustration.
et de «l’honneur» - qui les coupent du reste de la société. La
priorité, le préalable même, c’est de réinstaurer dans ces b/ Il faut rétablir l’ordre public.
quartiers l’ordre public. Pour autant, on n'aura rien résolu.
C'est tout aussi nécessaire, et bien plus compliqué, d’y réin­ cl II faut inculquer le respect de l’autorité des
troduire le respect de l’autorité. Celle de la police, de la pouvoirs publics, et des adultes.
justice, celle des enseignants, celle des parents aussi.
Il est temps de valoriser le travail des habitants des ban­ d/ Il faut faire respecter le travail de ceux qui
lieues, les études qu'ils font ou qu'ils souhaiteraient faire... habitent ces quartiers, les études,
Mais il est temps aussi de passer des mots à l’action. Ainsi,
e/ mais surtout il faut agir.
il est nécessaire de trouver des solutions sociales et écono­
miques pour que les conditions de vie dans les banlieues f/ Il faut solutionner les problèmes socio-éco­
soient enfin vivables. nomiques pour vivre mieux dans les cités.
Pour que ces ghettos cessent d’être des ghettos, il n’y a pas
de solutions simples. Ce n’est pas seulement - même si
c’est indispensable - d’«accompagnement social» et d’argent
dont ont besoin les habitants des «quartiers», c’est aussi
d’emplois, d’espoir, de dignité, de respect. Autant que les g/ Cela passe par l’insertion au travail, par la
quartiers, ce sont les mentalités qu’il faut «déghettoïser», reconquête de valeurs morales et par la
celles de ces jeunes qui s’enferment dans le statut de victi­ démystification du statut de martyr.
me comme les nôtres, promptes à exclure, parfois d’un
simple regard.
Car d’évidence, sans désir de s’intégrer, et sans accueil
bienveillant de ce désir, il n’y aura pas d’intégration.
Pèlerin -08.11.2005

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 61 EDITIONS 0 TEGOS


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B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)
Les cités : un constat lourd de conséquences (groupe A)
1a : Les cités, où sévit le règne de la violence, sont saccagées par des jeunes.
1c : En fait, la délinquance juvénile n’est que la traduction du désespoir de la ghettoïsation qui s’est instal­
lée par manque de réactivité.
1b : Face à des adolescents, qui s’enferment dans le cercle vicieux de l’exclusion, les politiques sont parta­
gés.
Les mesures (groupe B)
2a : Il faut lutter contre cet enfermement, synonyme d’échec scolaire, de chômage, mais également créa­
teur d’une société avec sa culture propre, ses codes de conduite porteurs de sa propre claustration.
2b : Il faut rétablir l’ordre public.
2c : Il faut inculquer le respect de l’autorité des pouvoirs publics, et des adultes.
2d : Il faut faire respecter le travail de ceux qui habitent ces quartiers, les études.
2f : Il faut solutionner les problèmes socio-économiques pour vivre mieux dans les cités.
2g : Cela passe par l’insertion au travail, par la reconquête de valeurs morales et par la démystification du
statut de martyr.
Conclusion (groupe C)
2e : Mais surtout il faut agir.
C. PLAN (Étapes à développer)
Thème : Le problème des cités
Raisons : Il faut trouver des solutions pratiques aux problèmes des cités.
Arguments :
• Les cités : un constat lourd de conséquences

- Les cités, où sévit le règne de la violence, sont saccagées par des jeunes.
- En fait, la délinquance juvénile n’est que la traduction du désespoir de la ghettoïsation qui s’est
installée par manque de réactivité.
- Face à des adolescents, qui s’enferment dans le cercle vicieux de l’exclusion, les politiques sont
partagés.
• Les mesures

\. Il faut lutter contre cet enfermement, synonyme d’échec scolaire, de chômage, mais également
créateur d’une société avec sa culture propre, ses codes de conduite porteurs de sa propre claus­
tration.
\ faut rétablir l’ordre public.
\ ■ Il faut inculquer le respect de l’autorité des pouvoirs publics, et des adultes.
Il faut faire respecter le travail de ceux qui habitent ces quartiers, les études.
n ;- 1
K - Mfaut solutionner les problèmes socio-économiques pour vivre mieux dans les cités.
\ - 1 ,
4 - Cela passe par l’insertion au travail, par la reconquête de valeurs morales et par la démystification
du statut de martyr.
Conclusion : Mais surtout il faut agir.
D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Le constat sur la vie dans les cités n’est pas vraiment positif. En effet, elles sont en proie à la violence
des jeunes qui s’amusent à les saccager. En fait, la délinquance juvénile n’est que la traduction du
désespoir de la ghettoïsation qui s’est installée par manque de réactivité. Car, face à des adolescents,
qui s’enferment dans le cercle vicieux de l’exclusion, les politiques demeurent partagés.
En vérité, il faudrait lutter contre cet enfermement, synonyme d’échec scolaire, de chômage, mais égale­
ment créateur d’une société avec sa culture propre, ses codes de conduite porteurs de sa propre claustra­
tion. Il est important de rétablir l’ordre public, à savoir, inculquer l’obéissance de l’autorité des pouvoirs
publics, et des adultes, faire respecter le travail de ceux qui habitent ces quartiers, les études, et les
potentialités qu’elles octroient, solutionner les problèmes socio-économiques pour y vivre mieux. Cela
MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 62 EDITIONS 0 TEGOS
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passe aussi par l’insertion au travail, par la reconquête de valeurs morales et par la démystification du
statut de martyr. En d’autres termes, il est maintenant largement temps d’agir au plus tôt !

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développem ent final)


Exemple de réponse :
Les événements violents du mois de novembre dans la banlieue parisienne m’ont beaucoup alerté(e).
Toutefois, je pense que c’était le fait déclencheur pour que tous se penchent sur la question brûlante des
«ghettos».
Mais, avant d’aller plus loin, il vaut mieux d’abord repenser le sens du nom/mot «intégration». Selon le
dictionnaire, l’intégration est une opération. Par cette opération, un individu ou un groupe s’incorpore à
une collectivité, à un milieu. Et «s’incorporer» signifie entrer comme partie intégrante d’un tout.
En effet, l’intégration ne peut se produire que par le consensus entre la personne ou le groupe de person­
nes, et la société. Autrement dit, les immigrés doivent vraiment souhaiter faire partie de l’ensemble qui
les reçoit en même temps que le pays d’accueil accepte de bonne volonté ce désir d’insertion.
Or comment faire ?
D’une part, il est impératif de tirer ces catégories sociales de l’exclusion, les arracher même de la margi­
nalisation. Il ne faut pas leur tourner le dos mais aller vers eux. Ce qui est primordial c’est de leur redon­
ner confiance en eux-mêmes et de souligner leur dignité à travers l’éducation, l’offre d’emplois, la culture
et le divertissement.
D’autre part, ces catégories sociales doivent prouver leur bonne foi sans perdre leur identité, mais en
prouvant leur souhait/tendance de s’intégrer. En fait, elles peuvent aider/contribuer à la réinstauration de
la sécurité publique tout en évitant de contrevenir à des dispositions d’ordre public. Il est nécessaire de
respecter l’autorité de la police et de la justice, l’autorité des enseignants et des parents.
Par conséquent, on pourrait compter sur une «déghettoïsation» des mentalités, et sur le rejet de toute
attitude xénophobe.

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DOSSIER N°5: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ■s- (cf page 33 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Vous êtes un(e) fan de la nouvelle technologie. Vous pensez que la numérisation des livres renforcera
la lecture, la diffusion et la meilleure connaissance des cultures. En même temps, vous pensez que des
mesures en faveur du livre-papier doivent être prises. Dans un article envoyé à Google, vous montrez
les avantages d’une bibliothèque virtuelle mais aussi l’intérêt de la protection du livre-papier.
(220 mots environ)
A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)
Google ouvre sa bibliothèque virtuelle malgré la
polémique 1. Google et sa bibliothèque en ligne
a/ Le fournisseur Google a mis en ligne, sur son
Google a ouvert jeudi les portes de sa grande bibliothè­
que virtuelle, en proposant l'accès à une première série site print.google.com, une première partie
d'ouvrages tombés dans le domaine public, alors que la d’écrits libres de copyright,
polémique fait rage sur les livres non libres de droits. Il b/ sans annoncer explicitement combien de ces
s'agit simplement d’une «petite fraction» du catalogue qui ouvrages étaient tirés de grandes bibliothèques
sera à terme disponible sur print.google.com, a souligné anglo-saxonnes,
dans un communiqué le géant américain d'Internet. Il n'a c/ alors que la controverse sur la publication vir­
pas précisé combien de ces livres puisés dans de pre­ tuelle d’œuvres à droit d’auteur bat son plein.
stigieuses bibliothèques anglo-saxonnes étaient d’ores et
déjà accessibles intégralement.
d/ C’est la première fois que Google présente de
Néanmoins Google donne pour la première fois un aperçu façon concrète ce qui avait été prévu en 2004,
concret de son vaste projet annoncé à l'automne 2004, et
e/ et qui avait depuis déclenché une large conte­
qui a depuis suscité un débat mondial sur le devenir des
produits culturels - les fameux «contenus» - à l'ère d'Inter­ station sur la diffusion de productions culturel­
net. les sur Internet.
En Europe, ce projet d'un géant américain a été vu com­
me un défi à la culture du Vieux-Continent. Le président 2. Les réactions dans le monde
de la Bibliothèque nationale de France (BNF) Jean-Noël a/ L’Europe est un peu réticente à ce projet,
Jeanneney avait estimé en février que Google travaillerait b/ Toutefois, le président de la Bibliothèque natio­
forcément «dans un esprit américain». Il a en revanche nale de France craint l’influence américaine,
salué une initiative similaire de Yahoo introduisant selon c/ et a incité une action parallèle sur le site Yahoo
lui «plus de pluralisme». au nom de plus de la diversité.
Yahoo, tout comme Microsoft avec un projet similaire dé­
voilé la semaine dernière, n'ont pourtant pas évoqué d/ Cependant Yahoo et Microsoft, qui veulent éga­
encore l'intention de numériser des livres qui ne soient lement lancer une idée similaire, ne semblent
pas en anglais. Leurs projets sont balbutiants. Mais ils ont pas prêts à diffuser des livres français,
prudemment dit qu'ils concentreront d'abord leurs efforts e/ Certes, ils se montrent prudents en la matière,
sur les ouvrages libres de droits. Car aux États-Unis, f/ et se disent décidés à ne publier que des textes
Google Print fait face depuis septembre à une série de non protégés.
plaintes émanant d'auteurs et éditeurs qui lui reprochent
de vouloir numériser des livres sans leur accord. La Guilde
g/ L’association des auteurs américains a intenté
des auteurs, défendant plus de 8000 écrivains américains
publiés, a estimé que Google se rendait coupable de «vio­ une action à l’encontre de Google pour atteinte
lation massive des droits d'auteur». Et fin octobre l'AAP à la propriété intellectuelle.
(Association of American Publishers), qui revendique 300
membres, a déposé plainte au nom de cinq grands grou­
pes d’édition : McGraw-Hill, Pearson Education, Penguin
Group USA, Simon and Schuster et John Wiley and Sons.
Jeudi, le groupe exploitant le moteur de recherche le plus 3. Les réactions de Google
utilisé au monde est resté très discret sur ses projets a/ Google, quant à lui, cherche à se faire oublier,
concernant les livres soumis au copyright. Reprendre la b/ Son responsable a simplement indiqué que
numérisation des ouvrages protégés «pourrait nécessiter la mise en ligne de documents à droits d’au­
un peu de temps», admettait lundi, dans un message sur teur prendrait plus de temps que prévu.

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le site du groupe, le responsable de Google Print, Adam
Smith. cl La numérisation d’ouvrages de grandes univer­
Le projet - consistant à scanner tous types de livres des sités américaines ou britanniques a été tempo­
collections de la Bibliothèque de New York, de Harvard, rairement ajournée afin que le site puisse avoir
Stanford ou encore Oxford en Grande-Bretagne - avait l’assurance des droits de reproduction,
été suspendu cet été, et devait reprendre ce mardi 1er
d/ Le responsable de Google collabore désormais
novembre après que Google eut obtenu davantage de
garanties sur ses droits de reproduction. avec les bibliothèques, et avec les éditeurs,
e/ L’objectif est de rendre des livres plus acces­
Selon Adam Smith, Google a travaillé avec des biblio­
thèques mais aussi «avec des éditeurs directement pour sibles à un plus grand nombre de personnes.
ajouter avec leur permission» leurs livres à son catalogue.
Ce travail, ciblé notamment sur les ouvrages anciens non
édités depuis longtemps, a déjà apporté «une grande
satisfaction», a-t-il affirmé. «Nous pensons que rendre les
livres plus faciles à dénicher sera bon pour les auteurs, f/ Toutefois, les utilisateurs sont aussi invités à
les éditeurs et pour nos usagers», a ajouté M. Smith. acheter sur des sites spécialisés dans la vente
Google renvoie également les internautes sur des liens de livres par Internet.
sponsorisés pour commander des ouvrages en ligne.
«Ce qui ennuie le plus les propriétaires de droits c'est que 4. Les réactions des propriétaires de droits
les seigneurs de la machine à sous Larry Page et Sergueï a/ Le Wall Street Journal a décrété que ce qui
Brin (cofondateurs de Google) perpétuent l'idée absurde dérange les auteurs de copyrights, c’est que
selon laquelle ils font tout cela pour aider le monde, plutôt
les propriétaires de Google se fassent passer
que pour se remplir les poches», a toutefois récemment
estimé le Wall Street Journal dans un éditorial. pour de bons samaritains alors que leur des­
A F P -03.11.2005 sein est purement matérialiste.

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Google et sa bibliothèque en ligne (groupe A)
1a,1b : Le fournisseur Google a mis en ligne, sur son site print.google.com, une première partie d’écrits
libres de copyright, sans annoncer explicitement combien de ces ouvrages étaient tirés de grandes
bibliothèques anglo-saxonnes.
1d : C’est la première fois que Google présente de façon concrète ce qui avait été prévu en 2004.
Les réactions dans le monde (groupe B)
1c : Alors que la controverse sur la publication virtuelle d’œuvres à droit d'auteur bat son plein.
1e : Et qui avait depuis déclenché une large contestation sur la diffusion de productions culturelles sur
Internet.
2a : L’Europe est un peu réticente à ce projet.
2b, 2c : Toutefois, le président de la Bibliothèque nationale de France craint l’influence américaine, et a
incité une action parallèle sur le site Yahoo au nom de plus de la diversité.
2d, 2e, 2f, 2g : Cependant Yahoo et Microsoft, qui veulent également lancer une idée similaire, ne semb­
lent pas prêts à diffuser des livres français. Certes, ils se montrent prudents en la matière, et se disent
décidés à ne publier que des textes non protégés. L’association des auteurs américains a intenté une
action à l’encontre de Google pour atteinte à la propriété intellectuelle.
Les réactions de Google (groupe C)
3a : Google, quant à lui, cherche à se faire oublier.
3b : Son responsable a simplement indiqué que la mise en ligne de documents à droits d’auteur prendrait
plus de temps que prévu.
3c : La numérisation d’ouvrages de grandes universités américaines ou britanniques a été temporairement
ajournée afin que le site puisse avoir l’assurance des droits de reproduction.
3d : Le responsable de Google collabore désormais avec les bibliothèques, et avec les éditeurs.
3e : L’objectif est de rendre des livres plus accessibles à un plus grand nombre de personnes.
3f : Toutefois, les utilisateurs sont aussi invités à acheter sur des sites spécialisés dans la vente de livres
par Internet.
Les réactions des propriétaires de droits (groupe D)
4a : Le Wall Street Journal a décrété que ce qui dérange les auteurs de copyrights, c’est que les proprié­
taires de Google se fassent passer pour de bons samaritains alors que leur dessein est purement ma­
térialiste.
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C. PLAN (Étapes à développer)
Thème : Le site Google et la mise en ligne d’œuvres sur Internet.
Raisons : La diffusion d’ouvrages par Google sur Internet soulève des réactions.
Arguments :
• Google et sa bibliothèque en ligne

'N * - Le fournisseur Google a mis en ligne, sur son site print.google.com, une première partie d’écrits
libres de copyright, sans annoncer explicitement combien de ces ouvrages étaient tirés de gran­
\ des bibliothèques anglo-saxonnes.
- C’est la première fois que Google présente de façon concrète ce qui avait été prévu en 2004.
• Les réactions dans le monde

- La controverse sur la publication virtuelle d’œuvres à droit d’auteur bat son plein.
- La diffusion de productions culturelles sur Internet a déclenché une large contestation.
- L’Europe est un peu réticente à ce projet.
- Toutefois, le président de la Bibliothèque nationale de France craint l’influence américaine, et a
\ incité une action parallèle sur le site Yahoo au nom de plus de la diversité.
- Cependant Yahoo et Microsoft, qui veulent également lancer une idée similaire, ne semblent pas
prêts à diffuser des livres français. Certes, ils se montrent prudents en la matière, et se disent dé­

\ cidés à ne publier que des textes non protégés.


- L’association des auteurs américains a intenté une action à l’encontre de Google pour atteinte à
la propriété intellectuelle.
• Les réactions de Google
- Google, quant à lui, cherche à se faire oublier.
- Son responsable a simplement indiqué que la mise en ligne de documents à droits d’auteur prend­
rait plus de temps que prévu.
- La numérisation d’ouvrages de grandes universités américaines ou britanniques a été temporaire­
ment ajournée afin que le site puisse avoir l’assurance des droits de reproduction.
- Le responsable de Google collabore désormais avec les bibliothèques, et avec les éditeurs.
- L’objectif est de rendre des livres plus accessibles à un plus grand nombre de personnes.
- Toutefois, les utilisateurs sont aussi invités à acheter sur des sites spécialisés dans la vente de
livres par Internet.
Conclusion : Le Wall Street Journal a décrété que ce qui dérange les auteurs de copyrights, c’est que les
propriétaires de google se fassent passer pour de bons samaritains alors que leur dessein est pure­
ment matérialiste.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Le fournisseur Google a mis en ligne, sur son site print.google.com, une première partie d’écrits libres de
copyright, sans annoncer explicitement combien de ces ouvrages étaient tirés de grandes bibliothèques
anglo-saxonnes. C’est, en fait, la première fois que Google présente de façon concrète ce qui avait été
prévu en 2004.
Cependant, la controverse sur la publication virtuelle d’œuvres à droit d’auteur bat son plein, car la diffu­
sion de productions culturelles sur Internet a déclenché une large contestation. L’Europe, quant à elle, est
un peu réticente à ce projet. Toutefois, le président de la Bibliothèque nationale de France craint l’influen­
ce américaine, et a incité une action parallèle sur le site Yahoo au nom de plus de la diversité.
Toutefois, la diffusion numérisée des livres est un(e) démarche/progrès profitable aux utilisateurs du ré­
seau. Pouvoir consulter un livre ou lire un extrait, article, voire une partie littéraires, c’est une chance
fantastique pour les fans de la lecture et amateurs d’anciens livres rares, presque introuvables, sur le
marché ou exclus du prêt dans les bibliothèques.
Bien que certains craignent la disparition du livre-papier, le livre électronique ne constitue pas une mena­
ce pour la version papier. Au contraire, les deux options/types coexistent et se complètent au profit de la
lecture et de la connaissance du monde.

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E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
La numérisation des livres commencée depuis quelques années avec le lancement de l’e-book me
semble plus une démarche importante pour le livre qu'une menace permanente contre la version-papier.
Je suis adepte de la nouvelle technologie et fasciné(e) par ses exploits. Je sais que je ne suis pas le
seul/la seule. Des milliards de personnes de par le monde se servent de l’ordinateur et d’Internet comme
moyen de travail et/ou de divertissement. Ainsi, lors d’une pause au bureau ou pendant les vacances, on
peut apporter avec soi l’e-book ou surfer sur le Net, et avoir accès à toute heure et dans n’importe quel
endroit à une multitude de titres de livres en consultant une bibliothèque virtuelle.
En outre, les internautes ont un énorme choix à faire grâce à un simple clic de souris entre des auteurs
ou écrivains plus ou moins connus originaires des pays différents, et forts d’une autre culture. Quel plaisir
de rencontrer sur la Toile un poète espagnol et ses poésies, ou un essayiste américain et ses essais ou
encore un romancier japonais !
Toutefois, il faut prendre des mesures qui protègent l’édition classique, et respectent les droits d’auteur.
Le livre-papier était depuis des siècles un ami de l’homme et un compagnon inlassable. C’est aussi un
chantier pour qu’un jeune auteur fasse ses débuts. En outre, n’oublions pas qu’un nombre pas du tout
négligeable de lecteurs lui est encore fidèle.
Somme toute, livre électronique et livre-papier ne rivalisent pas. Bien au contraire ils se concurrencent
l’un l’autre au profit de la diffusion de l’écrit, de la lecture et de la culture/des cultures.

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DOSSIER N°6: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai c3’ (cf. page 38 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Pensez-vous comme l’auteur de l’article ci-dessous que le mobile soit devenu un media à part entière
offrant de nouveaux produits utilitaires ? Quels en sont les avantages ou/et les risques ? Justifiez votre
point de vue par des arguments et exemples. (220 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


La télévision se réinvente pour passer sur le télé­
phone mobile
Le téléphone mobile est devenu un média à part entière.
1. SFR adapte la télévision sur le portable
Avec ses productions spécifiques. En novembre, il se met
à l'heure de la fiction. À l’occasion du lancement de son a/ Avec SFR, le portable est désormais un objet
offre, baptisé «SFR TV-Vidéo» et destiné à la 3G (la troi­ de diffusion médiatique avec ses émissions
sième génération, les mobiles haut débit), l'opérateur dif­ propres.
fuse, en exclusivité, pour ses abonnés «24 Heures : La
Conspiration». Une série inédite conçue spécialement pour
le téléphone portable.
C’est la Fox, major américaine du cinéma et de la télévi­
sion, qui l'a créé aux États-Unis pour le compte de l'opé­
rateur Vodafone. Pour cette version produite pour le télé­ b/ C’est la Fox, firme cinématographique améri­
phone portable, la Fox a écrit un scénario original et recru­ caine, qui a conçu une projection spéciale pour
té un plateau d'acteurs spécifiques. Sur le téléphone, «24
les téléphones mobiles avec une adaptation
heures : la Conspiration» se présente sous la forme de 24
«mobisodes» (contraction de mobile et d’épisode) d'une des vues pour mieux voir les scènes.
minute. Pour être visible sur l'écran de taille réduite d'un
téléphone, la mise en scène de la série a été adaptée.
Davantage de gros plans et moins de scènes rapides
pour permettre aux usagers de distinguer les acteurs et
l'action.
Les deux premiers «mobisodes» sont déjà disponibles sur cl Les deux premiers épisodes sont déjà diffusés.
SFR. La diffusion des 22 autres démarrera le 24 novem­ d/ Les suivants seront programmés à raison d’un
bre, en même temps que la quatrième saison de la série par semaine,
télé «24 heures chrono» sur Canal+. SFR prévoit de pro­ e/ les trois premiers seront gratuits, et les autres
grammer un «mobisode» par semaine. Chacun sera com­
seront vendus un euro chacun.
mercialisé un euro et les trois premiers seront offerts.
«Ça y est ! On voit apparaître chez les producteurs la
f/ Selon le directeur adjoint de SFR, les produc­
volonté de produire spécifiquement pour le mobile. Ils ont
compris qu'il y avait un marché», s'est exclamé, mardi 15 teurs ont enfin saisi qu’il existait un marché po­
novembre, Jean-Marc Tassetto, directeur général adjoint tentiel parce que d’autres maisons de produc­
de SFR. Outre la Fox, Disney, une autre major améri­ tions semblent intéressées.
caine, serait intéressée. Sur le marché français, la politi­
que de SFR, précise M. Tassetto, est «d'aller voir directe­ g/ En France, on est plus tenté d’aller démarcher
ment les grandes signatures». En pratique, Karl Zéro, des professionnels afin d’inclure leurs émissions
Pascal Obispo, Jean-Marie Bigard, Isabelle Giordano ou dans la programmation.
encore Thierry Gilardi proposent des chroniques hebdo­
madaires exclusives accessibles uniquement dans l'offre
de programmes vidéo de SFR.
HIÉRARCHIE BOUSCULÉE
Orange, le numéro un du marché français du mobile, n'est
pas en reste. Orange World, son offre 3G, va bientôt 2. ORANGE : un leader sur le marché
proposer des programmes spécifiquement produits pour a/ Orange est sur le point de produire des projec­
le mobile. L'opérateur devrait ainsi mettre en ligne un jeu tions pour mobile, et notamment l’adaptation
vidéo adapté du dessin animé à succès «Totally Spies»,

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 68 EDITIONS 0 TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteqos.com
produit par Marathon. Mieux, Orange réfléchit, en co-édi­ d’un jeu, voire même d'une chaîne spécifique
tion avec le groupe AB et la société de production TV for pour portable.
Mobile, présidée par Claire Leproust, la création d'une
chaîne généraliste pour le téléphone.
b/ Orange World offre la possibilité d’accéder à
Outre les programmes spécifiques, encore balbutiants, les
opérateurs de mobiles diffusent surtout les chaînes de 52 chaînes alors que SFR n’en fournit que 50.
télévision. Orange World, la plus fournie, propose l'accès cl La transition vers un modèle réduit modifie la
à 52 chaînes. SFR en offre 50. Le passage au format du donne.
mobile bouscule la hiérarchie des chaînes.
Les premiers résultats commerciaux des offres de la 3G d/ Néanmoins, un an après le lancement, Orange
semblent prometteurs. Un an après son lancement, Orange World prétend détenir 3,5 millions de liaisons
World revendique 3,5 millions de connexions aux services aux services vidéo ou télé, notamment en rai­
de vidéo ou de télévision. Un trafic porté notamment par son de son monopole sur la retransmission du
le championnat de France de football de Ligue 1 dont championnat français de foot.
Orange détient l'exclusivité pour le mobile. «Le week-end,
40% du trafic vidéo est pour le football», dit-on chez Oran­ e/ Les autres fournisseurs, SFR ou Bouygues
ge. De son côté, SFR annonce «670000 sessions de télé­
vision ou de vidéo». Dernier arrivé, Bouygues Telecom a sont totalement dépassés par Orange.
lancé son offre à la mi-octobre. Orange World affirme avoir
déjà «largement dépassé ses objectifs de 500 000 abon­
nés» prévu fin 2005, tandis que SFR espère annoncer
500000 abonnés fin octobre.
Des producteurs indépendants, tel Sporever, la société de f/ Orange diffuse une transmission d’une maison
Patrick Chêne, explore aussi de nouveaux formats pour le de productions privées, comme «Sporever» qui
téléphone mobile. Une émission quotidienne baptisée s’est spécialisée dans les émissions pour le
«100 secondes» est diffusée sur les écrans vidéo des téléphone,
abonnés d'Orange. Déjà Jack Lang, pour annoncer sa
candidature en 2007, Yannick Noah, pour s'exprimer sur g/ et cela a l’air de marcher puisque son directeur
les banlieues, ou Emmanuelle Seigner, pour parler de son pense à la création d’une réalité-fiction.
dernier film, se sont prêtés à l'exercice. «J'aimerai mainte­
nant créer une fiction ou la première émission de "mobile
réalité", j'ai d'ailleurs déposé le terme», affirme M. Chêne.
3. Le mobile : une nouvelle forme de loisir
DIVERTISSEMENT PERSONNEL
Orange, SFR ou Bouygues ne s'imaginent pas comme des personnel
concurrents de la télévision. Leur rôle est d'être «complé­ a/ Orange, SFR ou Bouygues ne s’affirment pas
mentaires des grands médias», dit M. Tassetto, chez SFR, comme des rivaux du petit écran, mais comme
qui prévoit que la 3G «va occuper des temps de vie, des des compléments, permettant de remplir les
temps d'attentes, qui aujourd'hui ne sont occupés par au­ périodes d’attente disponibles.
cun média". Une diversification qui n'apportera en tout cas
que des recettes complémentaires aux opérateurs. À long b/ C’est une totale nouveauté créatrice de res­
terme, "85% de notre revenu se fera sur la voix et les sources pour les opérateurs de téléphonie mo­
messages», souligne M. Tassetto. Pour Julien Billot, direc­ bile et de loisir personnel pour les usagers !
teur marketing d'Orange France : «Le mobile est au cœur
d'une révolution : celle du divertissement personnel. Elle
est vitale pour le modèle économique des opérateurs de
téléphonie mobile».
Le Monde - 16.11.2005

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


SFR adapte la télévision sur le portable (groupe A)
1a : Avec SFR, le portable est désormais un objet de diffusion médiatique avec ses émissions propres.
1b : C’est la Fox, firme cinématographique américaine, qui a conçu une projection spéciale pour les
téléphones mobiles avec une adaptation des vues pour mieux voir les scènes.
1c, 1d, 1e : Les deux premiers épisodes sont déjà diffusés et les suivants seront programmés à raison
d’un par semaine, les trois premiers seront gratuits, et les autres seront vendus un euro chacun.
1f : Selon le directeur adjoint de SFR, les producteurs ont enfin saisi qu’il existait un marché potentiel
parce que d’autres maisons de productions semblent intéressées.
1g : En France, on est plus tenté d’aller démarcher des professionnels afin d’inclure leurs émissions dans
la programmation.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0 TEGOS


69 www.editionsteaos.com
DES NIVEAUX B1, B2 & Sb B2
ORANGE : un leader sur le marché (groupe B)
2a : Orange est sur le point de produire des projections pour mobile, et notamment l’adaptation d’un jeu,
voire même d’une chaîne spécifique pour portable.
2b : Orange World offre la possibilité d’accéder à 52 chaînes alors que SFR n’en fournit que 50.
2c : La transition vers un modèle réduit modifie la donne.
2d : Néanmoins, un an après le lancement, Orange World prétend détenir 3,5 millions de liaisons aux
services vidéo ou télé, notamment en raison de son monopole sur la retransmission du championnat
français de foot.
2e : Les autres fournisseurs, SFR ou Bouygues sont totalement dépassés par Orange.
2f, 2g: Orange diffuse une transmission d’une maison de productions privées, comme «Sporever» qui s’est
spécialisée dans les émissions pour le téléphone, et cela a l’air de marcher puisque son directeur
pense à la création d’une réalité-fiction.
Le mobile : une nouvelle forme de loisir personnel (groupe C)
3a : Orange, SFR ou Bouygues ne s’affirment pas comme des rivaux du petit écran, mais comme des
compléments, permettant de remplir les périodes d’attente disponibles.
3b : C’est une totale nouveauté créatrice de ressources pour les opérateurs de téléphonie mobile et de
loisir personnel pour les usagers !

C. PLAN (Étapes à développer)


Thème : La télévision sur téléphone mobile
Raisons : Les opérateurs de téléphonie mobile se battent pour conquérir une part du marché médiatique.
Arguments :
• SFR adapte la télévision sur le portable

- Avec SFR, le portable est désormais un objet de diffusion médiatique avec ses émissions propres.
- C’est la Fox, firme cinématographique américaine, qui a conçu une projection spéciale pour les
téléphones mobiles avec une adaptation des vues pour mieux voir les scènes.

n:
- Les deux premiers épisodes sont déjà diffusés et les suivants seront programmés à raison d’un
par semaine, les trois premiers seront gratuits, et les autres seront vendus un euro chacun.
- Selon le directeur adjoint de SFR, les producteurs ont enfin saisi qu’il existait un marché potentiel

\ parce que d’autres maisons de productions semblent intéressées.


- En France, on est plus tenté d’aller démarcher des professionnels afin d’inclure leurs émissions
dans la programmation.

• ORANGE : un leader sur le marché

- Orange est sur le point de produire des projections pour mobile, et notamment l’adaptation d’un
jeu, voire même d’une chaîne spécifique pour portable.
- Orange World offre la possibilité d’accéder à 52 chaînes alors que SFR n’en fournit que 50.
- La transition vers un modèle réduit modifie la donne.
- Néanmoins, un an après le lancement, Orange World prétend détenir 3,5 millions de liaisons aux
services vidéo ou télé, notamment en raison de son monopole sur la retransmission du champion­
nat français de foot.
- Les autres fournisseurs, SFR ou Bouygues sont totalement dépassés par Orange.
- Orange diffuse une transmission d'une maison de productions privées, comme «Sporever» qui
s’est spécialisée dans les émissions pour le téléphone, et cela a l’air de marcher puisque son
directeur pense à la création d’une réalité-fiction.
Conclusion : Orange, SFR ou Bouygues ne s’affirment pas comme des rivaux du petit écran, mais com­
me des compléments, permettant de remplir les périodes d’attente disponibles. C’est une totale nou­
veauté créatrice de ressources pour les opérateurs de téléphonie mobile et de loisir personnel pour
les usagers !

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
SFR adapte la télévision sur le portable qui devient ainsi un objet de diffusion médiatique avec ses émis­
sions propres. C’est la Fox, firme cinématographique américaine, qui a conçu une projection spéciale
MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 3 TEGOS
DES NIVEAUX B1, B2 & Sb B2
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pour les téléphones mobiles avec une adaptation des vues pour mieux voir les scènes. Les deux pre­
miers épisodes sont déjà diffusés sur SFR, et les suivants seront programmés à raison d’un par semaine,
les trois premiers seront gratuits, et les autres seront vendus un euro chacun. Selon le directeur adjoint
de SFR, les producteurs ont enfin saisi qu’il existait un marché potentiel parce que d’autres maisons de
productions semblent intéressées. En France, on est plus tenté d’aller démarcher des professionnels afin
d’inclure leurs émissions dans la programmation.
Orange se positionne comme le leader sur le marché avec son intention de produire des projections pour
mobile, et notamment l’adaptation d’un jeu, voire même d’une chaîne spécifique pour portable. D’ailleurs,
Orange World offre la possibilité d’accéder à 52 chaînes alors que SFR n’en fournit que 50.
La transition vers la «miniaturisation» et la transmission d’émissions et de vidéos modifient la donne sur
le marché médiatique.
Certes, les opérateurs de téléphonie mobile ne s’affirment pas comme des rivaux du petit écran, mais
comme des compléments, permettant de remplir les périodes d’attente disponibles des usagers. C’est
une totale nouveauté créatrice de ressources pour les opérateurs de téléphonie mobile et surtout de loisir
personnel pour les usagers !
E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
Les téléphones portables d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec les premiers portables mis à la disposition
de tous, il y a peu de temps. Du simple gros appareil mobile dont l’affichage était en noir et blanc, on est
progressivement passé à des machines plus fines et plus sophistiquées avec un écran multicolore, un
menu complexe, des accessoires et des services multiples. L'inventivité ne cesse de progresser.
Le portable est devenu un média à part entière lorsqu’il ne sert pas seulement à passer un coup de fil à
un correspondant de n’importe quel endroit ou à appeler quelqu’un en cas d’urgence. Son utilisateur a la
possibilité d’envoyer des textos, de jouer à des jeux vidéo, de prendre des photos et/ou de tourner une
vidéo. Certes, ce n’est pas tout d’autant plus que l’on peut naviguer sur Internet, écrire des messages
électroniques ou télécharger des fichiers. Parfois, si on a les accessoires convenables, il est possible de
connecter le téléphone mobile à l’ordinateur ou à une imprimante et d’y reproduire les photos et les vidéos
faites. Aussi est-ce pratique et intéressant. On est «branché».
Toutefois, on risque de passer plus de temps avec son téléphone mobile que de se consacrer à ses amis
ou à sa famille, surtout dans le cas des enfants et des adolescents. Sur ce point-là, c’est la sociabilité qui
est atteinte puisqu’elle ne s'épanouit pas bien. De plus, côté santé, l’exposition prolongée devant un
écran digital abîme les yeux, et provoque des maux de tête. L’achat d’un téléphone mobile haut débit
entraîne l’acquisition facultative, bien sûr, mais toujours possible, d’autres pièces qui l’accompagnent.
En somme, ce progrès est bienvenu et considérable, mais il est en même temps nécessaire d’être vigilant
et d’éviter tout déraillement éventuel.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0 TEGOS


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DOSSIER N°7: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ __ c y (cf. page 42 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

En tant qu’internaute, vous décidez de participer au débat lancé par la revue «Science & Vie» sur la
question : Doit-on filtrer toute connexion à Internet pour protéger les mineurs contre tout contenu dit
«offensant» ou «préjudiciable» ? Vous écrivez au directeur de la revue et vous lui exposez votre point
de vue à l’aide des arguments et exemples. (220 mots environ)

A . R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


Les parents peinent à encadrer leurs enfants sur
le Net
• L'immense majorité pense que la Toile peut se révéler
dangereuse • Des chiffres qui pointent le problème des 1. Une étude sur les parents et Internet
logiciels de filtrage • a/ Il ressort d’une étude de Médiamétrie menée
Pour 87% des parents d'un enfant âgé de 6 à 15 ans, sous l'égide de la «Délégation aux usages de
l'Internet est un monde dangereux. Et les trois quarts l’Internet» (DUI) que la majorité des parents
d'entre eux sont convaincus que la situation ne va pas pensent que l’Internet n’est pas à mettre libre­
s'améliorer. Ils estiment donc que, faute d'une régulation ment à la portée de leur progéniture,
extérieure, c'est à eux de protéger leurs enfants. Mais b/ car c’est les mettre en danger,
comme la plupart (83%) n'utilisent pas de logiciel de c/ et puisqu’il n’existe aucune réglementation,
contrôle du surf sur le Net, 7 parents sur 10 ne donnent
c’est à eux de défendre leurs petits,
tout simplement pas librement accès à l'Internet à leurs
enfants. Ce constat ressort d’une enquête réalisée par d/ Comme une grande partie de foyers ne sont
Médiamétrie pour le compte de la Délégation aux usages pas dotés de contrôle parental, nombreuses
de l'Internet (DUI), un organisme interministériel qui juge sont les familles qui interdisent toute utilisation
urgent de «créer un environnement favorable au surf des d’Internet à leurs jeunes,
plus jeunes». «Il convient de prendre des mesures afin e/ Aussi conviendrait-il, d’après la DUI, d’instituer
que dans les prochains mois ces chiffres évoluent fonda­ des règles afin de modifier cette tendance.
mentalement», estime la DUI.
Pour rassurer les parents, elle prône le recours à des 2. Le constat de la DUI
logiciels de contrôle. Problème : malgré l'obligation légale al La DUI préconise l’utilisation de filtres,
faite aux fournisseurs d'accès Internet (FAI) en 2000 b/ mais nonobstant la réglementation obligeant
d'informer sur l'existence de ces filtres, près d’un parent les opérateurs à informer les parents sur leur
sur trois ayant l'Internet à domicile n'en aurait jamais
existence, un tiers des foyers n’en font pas
entendu parler. Même ceux qui connaissent ce type de
logiciel, ne sont qu'une minorité à les installer (25%). S'ils usage par méconnaissance,
sont si peu nombreux, c'est parce que ces logiciels sont c/ et les familles qui en sont avisées, n’en ont pas
trop chers (48% des parents), qu'ils ne savent pas com­ l’utilité par manque de moyen, inaptitude à les
ment l’installer (34%) ou qu'ils ne savent simplement pas installer ou incapacité à s’en doter.
comment se les procurer (29%).
«Face à ce constat, deux logiques s'opposent, explique d/ Cependant, alors que les opérateurs sont dési­
Benoît Sillard, le directeur de la DUI. La majorité des reux de mener seuls leur filtrage, les associa­
fournisseurs d'accès veulent qu'on les laisse faire leur tions de défense des enfants sont favorables à
travail de co-régulation comme ils l'entendent alors que une assistance externe.
de nombreuses associations de défense des enfants sou­ e/ Or, peu nombreux sont justement les fournis­
haitent une intervention extérieure». De fait, à part quel­ seurs qui le prônent comme un avantage gra­
ques FAI modèles comme AOL qui s'affichent comme tuit,
étant en pointe dans le domaine, la plupart n'en font pas
un argument de vente. C'est même parfois le contraire ; il f/ ils auraient plutôt tendance à le faire payer en
n'est pas rare de devoir payer un surcoût pour se doter supplément.
d'un filtrage distribué par le FAI.
De nombreuses voix se disent aujourd'hui favorables à la
mise en place d'un système de filtrage par défaut à la ma­
nière de Canal+. «Les parents devraient avoir la latitude

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS ffl TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB 2 www.editionsteaos.com
de dire quel service doit être accessible à tel ou tel utili­ 3. D’autres réactions
sateur lorsqu'ils souscrivent un forfait», estime Christine al Pour la présidente de e-enfance qui défend les
du Fretay, présidente d’e-enfance qui milite pour la pro­ droits des enfants face aux nouveaux médias,
tection des jeunes face aux nouveaux modes de commu­ il convient d’obliger les opérateurs à pourvoir
nication (Internet, mobile...). Il faudrait, selon elle, obliger leur système d’un filtre, et de réduire le temps
les FAI à fournir gratuitement ce type de service ainsi d’accès à Internet des mineurs plutôt que
qu'un système permettant de limiter le temps de conne­
d’éteindre l’ordinateur.
xion plutôt que de voir «certains parents débrancher l'ordi­
nateur» des enfants accros au Net.
Malgré les bonnes intentions, réguler de façon systémati­
b/ Toutefois, certaines personnes, comme l’asso­
que l'Internet fait grincer des dents. Certains voient dans
ce projet «une offensive accrue de l'ordre moral qui ciation IRIS ne sont pas vraiment favorables à
n'envisage comme méthode qu'une censure digne des pi­ ces mesures de filtrage qu’elles jugent oppri­
res pays sécuritaires». C'est ce que dénonce l'association mantes.
IRIS (Imaginons un réseau Internet solidaire). Selon elle, cl L’association se déclare offensée par un pro­
une proposition d'amendement législatif visant à obliger jet de réforme contraignant les opérateurs à li­
les FAI à mettre en oeuvre «auprès de tous leurs abon­ miter la connexion des jeunes aux programmes
nés, de manière automatique, des dispositifs techniques en ligne jugés incommodants.
performants et activés par défaut qui permettent de rest­ 61 Elle s’insurge en dénonçant la possible main­
reindre l'accès aux services de communication au public
mise des fournisseurs sur le contenu des sites
en ligne mettant en péril les mineurs» a été déposée en
août dernier. L'association s'indigne et rappelle «que les qui n’ont finalement rien d’illicite, mais sont
contenus concernés par ce type de filtrage ne sont pas simplement malsains.
des contenus illégaux, mais des contenus dits offensants
ou préjudiciables» et refuse que les FAI soient maîtres de
décider qui peut filtrer quoi. Un texte en ce sens a bien 4. Un choix politique
été préparé. Reste à savoir si le Premier ministre le sortira a/ Maintenant, il s’agit de voir si ce projet verra
ou non lors de la conférence de la famille, le 22 septem­ ou non le jour !
bre.
Libération - 16.09.2005

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Une étude sur les parents et Internet (groupe A)
1a, 1b, 1c : Il ressort d’une étude de Médiamétrie menée sous l’égide de la «Délégation aux usages de
l’Internet» (DUI) que la majorité des parents pensent que l’Internet n’est pas à mettre librement à la
portée de leur progéniture, car c’est les mettre en danger, et puisqu’il n’existe aucune réglementation,
c’est à eux de défendre leurs petits.
Le constat de la DUI (groupe B)
1d, 1e : Comme une grande partie de foyers ne sont pas dotés de contrôle parental, nombreuses sont
les familles qui interdisent toute utilisation d’Internet à leurs jeunes. Aussi conviendrait-il, d’après la
DUI, d’instituer des règles afin de modifier cette tendance.
2a, 2b, 2c : La DUI préconise l’utilisation de filtres, mais nonobstant la réglementation obligeant les opéra­
teurs à informer les parents sur leur existence, un tiers des foyers n’en font pas usage par méconnais­
sance, et les familles qui en sont avisées, n’en ont pas l’utilité par manque de moyen, inaptitude à les
installer ou incapacité à s’en doter.
2d : La DUI rapporte que cependant, alors que les opérateurs sont désireux de mener seuls leur filtrage,
les associations de défense des enfants sont favorables à une assistance externe.
2e, 2f : Elle ajoute que peu nombreux sont justement les fournisseurs qui le prônent comme un avantage
gratuit, et qui auraient plutôt tendance à le faire payer en supplément !
D’autres réactions (groupe C)
3a : Pour la présidente d’e-enfance qui défend les droits des enfants face aux nouveaux médias, il convient
d’obliger les opérateurs à pourvoir leur système d’un filtre, et de réduire le temps à accès d’Internet
des mineurs plutôt que d’éteindre l’ordinateur.
3b : Toutefois, certaines personnes, comme l’association IRIS (Imaginons un réseau Internet solidaire),
ne sont pas vraiment favorables à ces mesures de filtrage qu’elles jugent opprimantes.
3c : L’association se déclare offensée par un projet de réforme contraignant les opérateurs à limiter la
connexion des jeunes aux programmes en ligne jugés incommodants.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0 TEGOS


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DES NIVEAUX B1, B2 & Sb B2 www.editionsteqos.com
3d : Elle s’insurge en dénonçant la possible mainmise des fournisseurs sur le contenu des sites qui n’ont
finalement rien d’illicite, mais sont simplement malsains.
Un choix politique (groupe D)
4a : Maintenant, il s’agit de voir si ce projet verra ou non le jour !

C. PLA N (Étapes à développer)


Thème : L’accès des jeunes à Internet
Raisons : Il faut réglementer la connexion à Internet aux jeunes générations.
Arguments :
• Une étude sur les parents et Internet

\ - Il ressort d’une étude de Médiamétrie menée sous l’égide de la «Délégation aux usages de l’Inter­
net» (DUI) que la majorité des parents pensent que l’Internet n’est pas à mettre librement à la por­
tée de leur progéniture, car c’est les mettre en danger, et puisqu’il n’existe aucune réglementation,
c’est à eux de défendre leurs petits.
• Le constat de la DUI

\ - Comme une grande partie de foyers ne sont pas dotés de contrôle parental, nombreuses sont les
familles qui interdisent toute utilisation d’Internet à leurs jeunes. Aussi conviendrait-il, d’après la

\ DUI, d’instituer des règles afin de modifier cette tendance.


- La DUI préconise l’utilisation de filtres, mais nonobstant la réglementation obligeant les opérateurs
à informer les parents sur leur existence, un tiers des foyers n’en font pas usage par méconnais­
sance, et les familles qui en sont avisées, n’en ont pas l’utilité par manque de moyen, inaptitude à

\ les installer ou incapacité à s’en doter.


- La DUI rapporte que cependant, alors que les opérateurs sont désireux de mener seuls leur filtra­
ge, les associations de défense des enfants sont favorables à une assistance externe.
\ - Elle ajoute que peu nombreux sont justement les fournisseurs qui le prônent comme un avantage
gratuit, et qu’ils auraient plutôt tendance à le faire payer en supplément.

• D’autres réactions

\ - Pour la présidente de e-enfance qui défend les droits des enfants face aux nouveaux médias, il
convient d’obliger les opérateurs à pourvoir leur système d’un filtre, et de réduire le temps à accès

\ d’Internet des mineurs plutôt que d’éteindre l’ordinateur.


- Toutefois, certaines personnes, comme l’association IRIS (Imaginons un réseau Internet solidaire)
\ ne sont pas vraiment favorables à ces mesures de filtrage qu’elles jugent opprimantes.
- L’association se déclare offensée par un projet de réforme contraignant les opérateurs à limiter la

\ connexion des jeunes aux programmes en ligne jugés incommodants.


- Elle s’insurge en dénonçant la possible mainmise des fournisseurs sur le contenu des sites qui
n’ont finalement rien d’illicite, mais sont simplement malsains.
Conclusion : Maintenant, il s’agit de voir si ce projet verra ou non le jour !

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Il ressort d’une étude de Médiamétrie menée sous l’égide de la «Délégation aux usages de l’Internet»
(DUI) que la majorité des parents pensent qu’internet n’est pas à mettre librement à la portée de leur
progéniture, car c’est les mettre en danger, et que puisqu’il n’existe aucune réglementation, c’est à eux
de défendre leurs petits.
Comme une grande partie de foyers ne sont pas dotés de contrôle parental, nombreuses sont les familles
qui interdisent toute utilisation d’Internet à leurs jeunes. Aussi conviendrait-il, d’après la DUI, d’instituer
des règles afin de modifier cette tendance.
La DUI préconise l’utilisation de filtres, mais nonobstant la réglementation obligeant les opérateurs à
informer les parents sur leur existence, un tiers des foyers n’en font pas usage par méconnaissance, et
les familles qui en sont avisées, n’en ont pas l’utilité par manque de moyen, inaptitude à les installer ou
incapacité à s’en doter. Elle rapporte que cependant, alors que les opérateurs sont désireux de mener

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 74 EDITIONS 0 TEGOS


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seuls leur filtrage, les associations de défense des enfants sont favorables à une assistance exterre
Enfin, elle ajoute que peu nombreux sont justement les fournisseurs qui le prônent comme un avantage
gratuit, et qui auraient plutôt tendance à le faire payer en supplément !
Pour la présidente de e-enfance qui défend les droits des enfants face aux nouveaux médias, il convient
d’obliger les opérateurs à pourvoir leur système d’un filtre, et de réduire le temps d’accès à Internet des
mineurs plutôt que d’éteindre l’ordinateur. Toutefois, certaines personnes, comme l’association IRIS i,Ima­
ginons un réseau Internet solidaire) ne sont pas vraiment favorables à ces mesures de filtrage qu'el es
jugent opprimantes. Cette dernière se déclare offensée par un projet de réforme contraignant les opéra­
teurs à limiter la connexion des jeunes aux programmes en ligne jugés incommodants. Elle s’insurge en
dénonçant la possible mainmise des fournisseurs sur le contenu des sites qui n’ont finalement rien
d’illicite, mais sont simplement malsains.
Maintenant, il s’agit de voir si ce projet verra ou non le jour !

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)


Exemple de réponse :
(Nom) Ville, le....................
(adresse)
Science & Vie
(adresse)
Monsieur Le Directeur,
Je suis internaute passionné(e), et j ’aimerais participer à votre débat à propos de la mise en œuvre d’un
système de filtrage à toute connexion Internet en vue de protéger les plus jeunes.
En effet, je considère comme indispensable cette initiative car, bien qu’internet soit une source d’informa­
tions et de connaissances essentiellement utiles et un important outil de communication, c’est en même
temps, un champ opportun/propice pour n’importe quelle diffusion. De ce fait, les utilisateurs adultes du
Net sont à mêmes de discerner et de sélectionner les sites et le contenu qui les intéressent, de faire le tri.
En revanche, les mineurs sont absolument à découvert, à vrai dire, devant cet univers attrayant.
C’est cela que j ’ai pu constater avec mes deux petits neveux. Comme leurs parents travaillent et sont la
plupart du temps hors du foyer, mes deux neveux, âgés de 11 et 13 ans, passent un temps incroyable à
l’ordinateur et sur Internet au lieu de faire leurs devoirs. Mais pendant ce temps, Dieu sait quels sites ils
consultent et quel peut être leur contenu ! De nombreuses fois, ma sœur est arrivée au point même de
débrancher l’ordinateur. Mais, je ne pense pas que cela soit la vraie solution.
C’est pourquoi je crois qu’il est urgent d’instaurer des logiciels de contrôle du surf sur Internet. Et je
compte également sur la concurrence et la collaboration de toutes les parties concernées, à savoir les
parents, les associations de défense des enfants, les fournisseurs d’accès Internet et enfin l’État.
En attendant que tout change en mieux, je vous prie de croire, Monsieur Le Directeur, en l’expression de
mes salutations les meilleures.
(Nom + signature)

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0 TEGOS


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DOSSIER N°8: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai =3" (cf. page 46 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Pensez-vous que les habits fassent partie du mode de vie des jeunes ? C'est-à-dire que les jeunes
trouvent aussi leurs marques et leurs symboles à travers la façon de s’habiller. (220 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


Le jean serré limité
Sans pub, distribuée au compte-gouttes, la marque
suédoise Cheap Monday bouscule le marché du jean
avec un modèle à bas prix (50 €). Et une coupe
ultramoulante qui surfe sur le retour du rock. 1. Les raisons du succès de la marque de
Depuis son arrivée dans quatre boutiques parisiennes très jeans Cheap Monday
sélectes, en septembre, la marque de jeans Cheap Mon­ al La marque de jeans Cheap Monday connaît
day fait des ravages. La raison ? Son étiquette décalée une belle réussite.
(un crâne) posée sur une toile brute, son prix plancher (50 b/ Les raisons tiennent principalement à son
euros) et ses coupes ultraserrées. À l'heure d'un retour du label, à un prix dérisoire et à des modèles
rock qui électrise une certaine branchitude et commence très étroits.
à essaimer dans la rue, Cheap Monday est en train d'opé­ cl La marque surfe sur la tendance rock qui re­
rer un hold-up underground. En deux mois à peine, il s'est
écoulé 4000 paires à Paris : un excellent score pour une vient à la mode de manière décalée.
griffe dont aucun journal n’a jamais parlé et qui ne d/ Ce succès, elle le doit aussi à son mode de
s'affiche pas sur les murs de la ville. L'histoire est d'autant commercialisation, sans publicité, mais par le
plus surprenante qu’elle se passe dans l'univers très biais de boutiques haut de gamme.
fermé et de plus en plus haut de gamme des jeans. Loin
des «ancêtres» Levi's ou Lee, des marques comme Die­
sel, Replay, 7 for Ail Mankind et Notify, venant le plus
souvent d'Italie ou de Los Angeles, ont peu à peu imposé
des coupes larges, délavées, customisées et atteignant
jusqu'à 250 euros... Avec Cheap Monday, c'est tout l'inver­
se. Simple, moulant, abordable. Sauf la distribution, très
pointue. En substance : ce n'est pas parce que ces jeans
coûtent peu qu'ils doivent s'exposer partout. Bon marché
ef snob, c’est la nouvelle équation mode.
C'est un grand gaillard épais comme une allumette, Orjan
Andersson, qui a eu l'idée, voilà presque deux ans, de 2. Portrait du créateur et de sa boîte
créer sa propre marque de jeans. Déjà pour s'habiller lui- al Orjan Andersson, grand et mince, a instauré
même (il est très rock et adepte du noir), ensuite parce sa compagnie depuis 2 ans, afin de confec­
qu'il ne supportait plus ces denims californiens, qui se res­ tionner des vêtements à son goût pour se vê­
semblent tous et «ne valent pas leurs prix démesurés». tir, et concurrencer le marché hors de prix des
Orjan a notamment travaillé pour Lee et Wrangler avant jeans.
d'ouvrir à Stockholm sa première boutique de vêtements
vintage, Weekend, puis une seconde, Weekday c'est aux b/ Il s’est formé chez des grands noms de la mo­
meilleurs clients de cette dernière qu'il pense, au départ, de avant d’ouvrir deux magasins à Stockholm.
réserver les jeans Cheap Monday. Orjan s'entoure de cl La direction de son entreprise compte 4 emplo­
collaborateurs de choix. L’un s'occupera des fournisseurs, yés hors pair, d’une trentaine d’année chacun,
l'autre des finances, un troisième de la création artistique en charge d’un secteur d’activités : les fournis­
et une quatrième, la seule fille (récemment embauchée), seurs, les finances, la création artistique et le
est en charge du design après sept ans passés chez H & design.
M. Tous âgés d'une trentaine d’années, tous ayant fait
leurs armes chez les professionnels du denim (Levi's,
d/ Leur objectif est de fabriquer à moindre coût,
Diesel ou la marque japonaise Edwin), l'équipe est un vrai
commando. Leur credo ? Produire moins cher «en suppri­ avec le moins d’intermédiaires possible si ce
mant les intermédiaires au maximum, et en trouvant de n’est avec de bons coéquipiers en Europe et
bons partenaires industriels en Europe et en Chine». en Chine.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 76 EDITIONS 0 TEGOS


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Début mars 2004, le premier stock de jeans arrive au
magasin Weekday : 800 paires, qui partent en moins d'un
mois. Une commande est à nouveau prise, de 5 000
pièces. Livrés en octobre, les jeans sont pris d'assaut.
On est en septembre 2005, Cheap Monday est désormais
en vente à Paris. En trois semaines, «ils partent comme 3. La marque à Paris
des baguettes de pain», dit Vinci, de Shine (1). Un succès a/ Les jeans Cheap Monday se sont arrachés à
qui provoque un drôle de décalage. Dans ce genre de Paris.
magasins plutôt chers, dénicher un jean à 50 euros fait b/ Il était étonnant de les trouver à un coût aussi
douter, très sérieusement, du bien-fondé des étiquettes
abordable dans des commerces de standing,
mirobolantes sur le portant d'à côté... D'autant que Vinci,
comme Sarah, de Colette (1), estiment que les Cheap c/ Et pourtant, c’est leur juste prix : à croire que
Monday sont «à un juste prix», et qu'il était bien sûr pos­ l’on peut faire des jeans pas chers !
sible de «faire des jeans pas chers». Alors ? «C'est vrai, d/ Cependant, leur tarif a même fait douter de la
on s'est demandé si ce n'était pas risqué de présenter un valeur des autres marques,
Cheap Monday à côté d'un jean à 250 euros, dit Vinci. e/ Mais, les jeans Cheap Monday sont des mo­
Mais ce n'est pas le même usage. Les Cheap Monday dèles simples, sans ostentation,
sont des pièces dans l'air du temps mais sans prétention, f/ et il s’en est beaucoup vendu à Paris où l’on
dont la coupe n'est pas essentielle puisqu'il s'agit quasi­ en redemande encore.
ment de collants. À l'arrivée, ça nous a plutôt amenés de
nouvelles clientes, plus jeunes». En deux mois, 4000 pai­
res se sont vendues à Paris, les réassorts sont en cours 4. La marque en Suède
et Cheap Monday, évidemment, croule sous les deman­ a/ En Suède, c’est le beau fixe pour les créa­
des. Là-haut, en Suède, les fondateurs de Cheap Monday teurs qui ont ouvert une nouvelle boutique,
viennent d'ouvrir leur troisième magasin Weekday. Tout b/ et l’enseigne est à l’international.
va bien pour eux : aujourd'hui, la marque est présente cl Le but du jeu est de produire à des prix dé­
dans 150 magasins de par le monde. Objectif: une centai­ fiant toute concurrence.
ne de modèles par saison, à des prix allant de 39,90 à
59,90 euros.
(1) Chaîne de magasins très chics
______________________________ Libération - 18.11.2005

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Portrait du créateur et de sa boîte (groupe A)
2a : Orjan Andersson, grand et mince, a instauré sa compagnie depuis 2 ans, afin de confectionner des
vêtements à son goût pour se vêtir, et concurrencer le marché hors de prix des jeans.
2b : Il s’est formé chez des grands noms de la mode avant d’ouvrir deux magasins à Stockholm.
2c : La direction de son entreprise compte 4 employés hors pair, d’une trentaine d’année chacun, en char­
ge d’un secteur d’activités : les fournisseurs, les finances, la création artistique et le design.
2d : Leur objectif est de fabriquer à moindre coût, avec le moins d’intermédiaires possible, si ce n’est avec
de bons coéquipiers en Europe et en Chine.
Les raisons du succès de la marque de jeans Cheap Monday (groupe B)
1a : La marque de jeans Cheap Monday connaît une belle réussite.
1b : Les raisons tiennent principalement à son label, à un prix dérisoire et à des modèles très étroits.
1c : La marque surfe sur la tendance rock qui revient à la mode de manière décalée.
1d : Ce succès, elle le doit aussi à son mode de commercialisation, sans publicité, mais par le biais de
boutiques haut de gamme.
4a, 4b : En Suède, c’est le beau fixe pour les créateurs qui ont ouvert une nouvelle boutique, et l’ensei­
gne est à l’international.
4c : Le but du jeu est de produire à des prix défiant toute concurrence.
La marque à Paris (groupe C)
3a : Les jeans Cheap Monday se sont arrachés à Paris.
3b, 3c : Il est étonnant de les trouver à un coût aussi abordable dans des commerces de standing, et
pourtant, c’est leur juste prix : à croire que l’on peut faire des jeans pas chers !
3d : Cependant, leur tarif a même fait douter de la valeur des autres marques.
3e, 3f : Mais, les jeans Cheap Monday sont des modèles simples, sans ostentation, et il s’en est beau­
coup vendu à Paris où l’on en redemande encore.

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C. PLAN (Étapes à développer)
Thème : La marque de jeans Cheap Monday
Raisons : La réussite tient à peu de chose !
Arguments :
• Portrait du créateur et de sa boîte
- Orjan Andersson, grand et mince, a instauré sa compagnie depuis 2 ans, afin de confectionner
des vêtements à son goût pour se vêtir, et concurrencer le marché hors de prix des jeans.

$
- Il s’est formé chez des grands noms de la mode avant d'ouvrir deux magasins à Stockholm.
- La direction de son entreprise compte 4 employés hors pair, d’une trentaine d’année chacun, en
charge d’un secteur d’activités : les fournisseurs, les finances, la création artistique et le design.
- Leur objectif est de fabriquer à moindre coût, avec le moins d’intermédiaires possible, si ce n’est
avec de bons coéquipiers en Europe et en Chine.
• Les raisons du succès de la marque de jeans Cheap Monday

- La marque de jeans Cheap Monday connaît une belle réussite.


- Les raisons tiennent principalement à son label, à un prix dérisoire et à des modèles très étroits.
- La marque surfe sur la tendance rock qui revient à la mode de manière décalée.
- Ce succès, elle le doit aussi à son mode de commercialisation, sans publicité, mais par le biais de
boutiques haut de gamme.
- En Suède, c’est le beau fixe pour les créateurs qui ont ouvert une nouvelle boutique, et l’enseigne
est à l’international.
- Le but du jeu est de produire à des prix défiant toute concurrence.
La marque à Paris

- Les jeans Cheap Monday se sont arrachés à Paris.


- Il est étonnant de les trouver à un coût aussi abordable dans des commerces de standing, et
pourtant, c’est leur juste prix : à croire que l’on peut faire des jeans pas chers !
- Cependant, leur tarif a même fait douter de la valeur des autres marques.
- Mais, les jeans Cheap Monday sont des modèles simples, sans ostentation, et il s’en est beau­
coup vendu à Paris où l’on en redemande encore.
Conclusion : Finalement, le succès tient à peu de chose, surtout lorsque l’on est raisonnable !

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Orjan Andersson, grand et mince, a instauré sa compagnie depuis 2 ans, afin de confectionner des habits
à son goût pour se vêtir, et concurrencer le marché hors de prix des jeans. Il s’est formé chez des grands
noms de la mode avant d’ouvrir deux magasins à Stockholm. La direction de son entreprise compte 4
employés hors pair, d’une trentaine d’année chacun, en charge d’un secteur d’activités : les fournisseurs,
les finances, la création artistique et le design. Le but de l’affaire est de fabriquer à des prix défiant toute
concurrence, avec le moins d’intermédiaires possible.
La marque de jeans Cheap Monday connaît une belle réussite dont les raisons tiennent principalement à
son label, à un prix correct et à des modèles très étroits. La marque surfe sur la tendance rock qui revient
à la mode de manière décalée. Les jeans Cheap Monday sont des modèles simples, sans ostentation,
très demandés sur le marché international, surtout par une jeune clientèle.
Pour la plupart des jeunes, le jean est un vêtement fétiche. Dans leur garde-robe il y a toujours/au moins
un jean. En outre, les fringues/les habits sont une forme d’expression et d’appartenance à un groupe. On
dirait même que l’habit fait le moine.
E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
Si la musique occupe une place importante dans la vie des jeunes, leurs habits montrent, souvent, une
forme d’appartenance à un mode de vie marqué par des valeurs et des symboles.

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Quand on change de vêtement, on adopte un autre comportement. Au gré des vêtements, jean, costume,
ou jupe, les gens ne se comportent pas de la même manière. À l'échelle des sociétés, c'est la même
chose : le style de vêtement détermine une certaine forme de société. L'adoption du pantalon a libéré
physiquement et psychologiquement les femmes de leurs contraintes et leur a permis d’accéder à un
réseau d'activités qui leur était jusqu'alors refusé. C'est en ce sens que la mode est une préfiguration de
la société à venir.
Se vêtir est à la fois un acte fondateur qui sépare l'homme de l'animal, et une activité fondamentale
décisive dans l'instauration de tout processus de socialisation, au même titre que l'alimentation ou la
sexualité. Nous sommes obligés d'acheter des habits.
De nos jours, il est fréquent de voir des jeunes en train de porter des vêtements du dernier cri assortis
d’accessoires (bracelets, chaînes, broche,...) et dont les prix varient. Mais l’habit qui semble être le plus
porté par les jeunes, c’est le jean. Symbole de décontraction, de liberté et de confort, le jean est devenu,
au-delà des marques, l’objet global de la culture globale. On se l’arrache depuis des dizaines d’années
dans les pays développés comme dans les pays en voie de développement.
Pour ma part, je porte très souvent des jeans pour aller aussi bien à mon travail que pour sortir en boîte.
De même, mes ami(e)s sont des fans de jeans sans pour autant éliminer le costume, le tailleur ou la
robe. Enfin, je pense que les vêtements portés par les jeunes représentent, pour une grande part, une
culture marquée de signes distinctifs, de rites, de groupes d’appartenance et de formes d’expression qui
les distinguent.

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DOSSIER N°9: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai (cf. page 50 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

«Près d ’un actif sur deux est une femme. Et pourtant, les inégalités persistent... Moins bien rémuné­
rées que les hommes, elles sont aussi plus souvent au chômage, ont plus de difficulté à accéder à la
formation continue et sont moins de 10% à diriger des entreprises».
À partir de ce constat, relevé dans un quotidien, vous écrivez à la présidente de l’association Femmes-
Solidarité pour l’inviter dans votre établissement scolaire à majorité filles et multiethnique. Vous lui
indiquez les avantages d’une telle intervention et les effets qu'elle pourrait en susciter.
(220 mots environ)
A . R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)
Les femmes font-elles de meilleurs chefs ?
1. Le constat sur les femmes au poste de
Les statistiques sont éloquentes. En France, leur place
aux postes de pouvoir est encore réduite à la portion direction en France
congrue. Pourtant, des études récentes soulignent les al En France, seule une minorité de femmes oc­
performances des entreprises dont les directions sont les cupe des emplois de direction,
plus féminisées. b/ Il ressort que les entreprises dirigées par elles
Si les femmes font de meilleurs chefs, la France est mal restent les plus compétitives.
partie. Car leur place est réduite à la portion congrue dans
les organes dirigeants des entreprises comme à la tête
des administrations, aux commandes des mairies comme cl Mais, la discrimination est plus forte en France
sur les bancs du Parlement. Les statistiques sont élo­ qu’ailleurs, aussi bien dans les domaines pu­
quentes. Les femmes ont beau peser 53% de l’électorat, blic, politique ou privé.
elles ne sont que 12% à l’Assemblée nationale et 17% au
Sénat. Et elles ne dirigent que 2,9% des cités de plus de
100000 habitants. Autre chasse gardée des'costumes-
cravates : les postes de chef dans la fonction publique.
Leurs consoeurs y occupent seulement 13% des 3 800
emplois de direction et d'inspection.
Du côté des entreprises privées, la situation n'est pas plus
rose. Moins de 2 dirigeants sur 10 sont des femmes. Plus d/ Il s’avère que plus les compagnies sont gros­
les sociétés sont grandes, moins les femmes sont pré­ ses et moins la représentation féminine est
sentes au top niveau, comme le montre le pointage au­ forte,
quel se livre chaque année Tita Zeïtoun, PDG de Boissiè-
re Expertise Audit et présidente de l'association Action de
femme. En 2005, ses congénères détiennent 38 mandats
d'administrateur sur les 573 que totalisent les entreprises
du CAC40 : 6,46% du total. Cinq de mieux que l'an dernier,
tout de même, grâce à l'entrée dans ce cénacle de
Publicis et de ses cinq femmes patronnes. Mais toujours el car le barrage masculin est considérable,
pas de dame aux commandes d'un conseil d'administra­ f/ même si presque la moitié des Français pense
tion ou d'un directoire. «La féminisation des cercles du qu’avoir une directrice, c'est profitable,
pouvoir est lente, laborieuse, regrette Tita Zeïtoun. Les g/ Mais, pour 48% des personnes interrogées,
réseaux masculins fonctionnent à plein régime». Pourtant,
peu importe le sexe du dirigeant.
selon un sondage récent, 48% des Français estiment
qu'être dirigé par une femme est une «bonne chose». Et
2. Résultats d'enquêtes
48% se contrefichent du sexe du chef.
a/ Les sociétés en France ont donc tort : c’est
Les entreprises françaises auraient-elles tout faux ? Oui,
ce qui ressort du sondage de la société améri­
affirment quelques études récentes, chiffres à l'appui.
D'après une enquête menée en 2004 par l'Institut de caine Catalyst sur les 353 plus importantes
recherche américain Catalyst auprès de 353 des plus gran­ firmes mondiales.
des sociétés de la planète, celles dont les directions sont b/ Aux États-Unis, les entreprises dirigées par
les plus féminisées affichent les plus belles performances des femmes sont financièrement plus perfor­
financières - à commencer par une rentabilité sur capitaux mantes que celles conduites par des hommes.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2
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propres supérieure de 34% à celle des entreprises très
masculines. Selon le Centre pour le leadership au féminin d Selon le Babson College, il en est de même
du Babson College, dans le Massachusetts, les affaires pour les sociétés familiales, sensées plus
familiales dirigées par des femmes sont même... deux fois rentables quand il y a des femmes à leur tête
plus productives que celles dont le patron est un homme. 3. Le constat en France
En France, le greffe du tribunal de commerce de Paris a a/ Il a été constaté que les compagnies établies
ausculté les sociétés créées et dirigées par des femmes. et administrées par des gentes féminines du­
Résultat : leur espérance de vie est plus longue. Message rent plus longtemps,
reçu cinq sur cinq par une poignée d'employeurs français b/ c’est ce qui a incité certains patrons à encou­
qui mettent les petits plats dans les grands pour promou­ rager la parité entre sexes.
voir l'égalité.
Alors que s'ouvre à Deauville, le 13 octobre, le premier 4. Le grand débat
Forum des femmes pour l'économie et la société, a/ Du reste, ce qui transparaît à travers le témoig­
L'Express a voulu savoir quel regard elles portent sur nage de 7 dames présentes au premier «Fo­
elles-mêmes. Les sept femmes auxquelles nous avons rum des Femmes pour I’ économie et la socié­
donné la parole en témoignent : l'éternel débat entre l'inné té», c’est la sempiternelle discussion sur les
et l'acquis, entre qualités naturelles et conditionnement
qualités spontanées et la mise en condition so­
social n'est pas clos.
................ ................................................................... ............ L Express - 12.10.2005
ciale.

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Le constat sur les femmes au poste de direction en France (groupe A)
1a : En France, seule une minorité de femmes occupe des emplois de direction.
1b : Il ressort que les entreprises dirigées par elles restent les plus compétitives.
1c : Mais, la discrimination est plus forte en France qu’ailleurs, aussi bien dans les domaines public, poli­
tique ou privé.
1d, 1e, 1f : Il s’avère que plus les compagnies sont grosses, et moins la représentation féminine est forte,
car le barrage masculin est considérable, même si presque la moitié des Français pense qu’avoir une
directrice, c’est profitable.
ig : Mais, pour 48% des personnes interrogées, peu importe le sexe du dirigeant.
3a, 3b : Il a été constaté que les compagnies établies et administrées par la gente féminine durent plus
longtemps, c’est ce qui a incité certains patrons à encourager la parité entre sexes.
Résultats d’enquêtes (groupe B)
2a : Les sociétés en France ont donc tort : c’est ce qui ressort du sondage de la société américaine Cata-
lyst sur les 353 plus importantes firmes mondiales.
2b : Aux États-Unis, les entreprises dirigées par des femmes sont financièrement plus performantes que
celles conduites par des hommes.
2c : Selon le Babson College, il en est de même pour les sociétés familiales, sensées plus rentables
quand il y a des femmes à leur tête.
Le grand débat (groupe C)
4a : Du reste, ce qui transparaît à travers le témoignage de sept dames présentes au premier «Forum des
Femmes pour l’économie et la société», c’est la sempiternelle discussion sur les qualités spontanées
et la mise en condition sociale.

C. PLAN (Étapes à développer)


Thème : Les femmes sur le marché du travail
Raisons : Il faut permettre aux femmes d’accéder aux postes de direction d’entreprises.
Arguments :
• Le constat sur les femmes au poste de direction en France

X * - En France, seule une minorité de femmes occupe des emplois de direction.


- Il ressort que les entreprises dirigées par elles restent les plus compétitives.
Mais, la discrimination est plus forte en France qu’ailleurs, aussi bien dans les domaines public,
politique ou privé.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0TEGOS


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- Il s’avère que plus les compagnies sont grosses, et moins la représentation féminine est forte, car
le barrage masculin est considérable, même si presque la moitié des Français pense qu’avoir une
directrice, c’est profitable.
- Mais, pour 48% des personnes interrogées, peu importe le sexe du dirigeant.
- Il a été constaté que les compagnies établies et administrées par la gente féminine durent plus
longtemps, c’est ce qui a incité certains patrons à encourager la parité entre sexes.
• Résultats d’enquêtes

Les sociétés en France ont donc tort : c’est ce qui ressort du sondage de la société américaine
Catalyst sur les 353 plus importantes firmes mondiales.
Aux États-Unis, les entreprises dirigées par des femmes sont financièrement plus performantes
que celles conduites par des hommes.
Selon le Babson College, il en est de même pour les sociétés familiales, sensées plus rentables
quand il y a des femmes à leur tête.
Conclusion : Du reste, ce qui transparaît à travers le témoignage de sept dames présentes au premier
«Forum des Femmes pour l’économie et la société», c’est la sempiternelle discussion sur les qua­
lités spontanées et la mise en condition sociale.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
En France, seule une minorité de femmes occupe des emplois de direction. Or, il ressort que les entre­
prises dirigées par elles restent les plus compétitives. Mais, la discrimination est plus forte en France
qu’ailleurs, aussi bien dans les domaines public, politique ou privé. En outre, il s’avère que plus les
compagnies sont grosses, et moins la représentation féminine est forte, car le barrage masculin est
considérable, même si presque la moitié des Français pense qu’avoir une directrice, c’est profitable.
Mais, pour 48% des personnes interrogées, peu importe le sexe du dirigeant. Il a été aussi constaté que
les compagnies établies et administrées par la gente féminine durent plus longtemps, c’est ce qui a incité
certains patrons à encourager la parité entre sexes.
Les sociétés en France ont donc tort : c’est ce qui ressort du sondage de la société américaine Catalyst
sur les 353 plus importantes firmes mondiales. Aux Etats-Unis, les entreprises dirigées par des femmes
sont financièrement plus performantes que celles conduites par des hommes. Selon le Babson College, il
en est de même pour les sociétés familiales, sensées plus rentables quand il y a des femmes à leur tête.
Du reste, ce qui transparaît à travers le témoignage de sept dames présentes au premier «Forum des
Femmes pour l’Economie et la Société», c’est la sempiternelle discussion sur les qualités spontanées et
la mise en condition sociale.
Cette enquête vient confirmer d’autres études relatives à la condition de la femme active dans les socié­
tés modernes. Ainsi, il serait utile de multiplier les campagnes d’information et d’encourager les inter­
ventions de femmes-chefs dans les collèges et les lycées pour sensibiliser et faire réfléchir les jeunes sur
la cause féminine.

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)


Exemple de réponse :
Yvonne Duclos
22, rue d’Athènes Femmes-Solidarité
75008 Paris À l’attention de Mme La Présidente
34, bd Saint-Sébastien
75004 Paris
Paris, le...........
Objet : invitation
Madame la Présidente,
Je me permets de vous écrire, au nom de tous les camarades de ma classe de 3eme, afin de vous inviter
dans notre école à majorité filles et multiethnique. Dans ma classe de 3eme, nous sommes vingt élèves,
dont 15 filles et 5 garçons. Douze de mes camarades sont d’origine étrangère, et vivent dans notre pays
depuis plus de dix ans. Ils sont d’ailleurs de très bons élèves, et se sont complètement intégrés dans

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE gj EDITIONS g TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteaos.com
notre société. Cette présence multiethnique m’a fait découvrir d’autres cultures, et m’offre une chance
inouïe de vivre dans un environnement riche et diversifié.
Souvent, avec mes camarades, nous parlons de nos projets à venir et surtout de notre carrière profes­
sionnelle. Nous estimons qu’à l’heure actuelle, les femmes sont très présentes dans notre société à tous
les niveaux. Depuis, une dizaine d’années les femmes ont imposé leur présence dans le monde du
travail. En particulier, dans le secteur tertiaire, dans l’enseignement primaire et secondaire, les femmes
sont clairement majoritaires et reconnues.
Toutefois, à l’instar de l’extrait ci-dessus, la femme est confrontée à de nombreux problèmes et inégali­
tés. Avec mes camarades d’origine étrangère, nous en discutons souvent et nous relevons nos inquiétu­
des et soucis.
Afin de vous faire connaître notre école, nous vous convions, mes camarades de classe et moi-même à
venir nous présenter vos actions sous forme d’une intervention-débat, j ’espère de tout cœur que vous
voudrez bien accepter notre invitation.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes sentiments
les meilleurs.
Signature
(Isabelle Dumont)

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0 TEGOS


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DOSSIER N°10: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai £3P (cf. page 54 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Un(e) de vos camarades d’école veut partir de la maison car il/elle croit ne pas être compris(e) par ses
parents. Vous lui écrivez une lettre pour l’en dissuader car vous croyez qu’une telle décision aura des
effets néfastes sur sa vie et son avenir. Vous lui faites état des aspects qui risquent d’être déterminants
et irrémédiables;_________________________________________________________ (220 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


Parents-ados, le dialogue est-il possible ? Les rapports parents-adolescents
Un sondage exclusif montre que les adolescents veulent
1. Les tendances
parler des questions importantes avec leurs parents...
Reste un sujet tabou : la sexualité. a/ Il ressort d’une enquête que les jeunes discu­
tent de tout avec leurs parents sauf de sexe,
Entre adultes et adolescents, on serait passé en quelques
décennies de l’affrontement à la cohabitation pacifique. b/ Les sociologues constatent aisément que les
Tous les sociologues semblent s’accorder sur ce point et relations entre générations sont plus agréables,
c'est aussi ce qui ressort de l’enquête réalisée pour
Pèlerin par TNS-Sofres (disponible sur notre site dès jeudi
11 septembre). Si l’on en croit notre sondage, 74% des
garçons et filles de 11 à 17 ans estiment qu’aujourd’hui en
France, les jeunes et les adultes se comprennent plutôt cl et que les enfants s’entendent bien avec leurs
bien. Et 64% admettent même que, sur les sujets qui les parents ou du moins avec la mère.
préoccupent (avenir, études, problèmes familiaux...), ils
trouvent, sans difficulté, un adulte avec qui parler. Un
adulte majoritairement identifié aux «parents», lorsque ce
n’est pas plus précisément à la «mère».
En revanche, lorsqu’il est question de sexualité ou de vie d/ Mais les adolescents préfèrent évoquer la se­
affective, ce ne sont plus les adultes que recherchent les xualité ou la vie affective avec leurs copains ou
adolescents mais plutôt les copains, le (ou la) meilleur(e) leur fratrie, mais surtout pas avec leur père ou
ami(e), voire les frères et soeurs. Dans ce classement, leurs grands-parents.
deux grands absents : le père, en tant que tel, et les
grands-parents.
Ceux d’entre eux qui se déclarent catholiques pratiquants
e/ Toutefois, les jeunes catholiques pratiquants
sont plus nombreux (81% contre 64% pour l’ensemble
des jeunes) à dire qu’ils trouvent facilement un interlo­ sont plus proches de leurs parents.
cuteur pour dialoguer. De même, plus encore que leurs
camarades, ils ciblent «les parents» comme interlocuteurs
préférés pour parler : de leurs études (42% contre 35%),
de leur avenir (59% contre 43%), de religion (38% contre
29%), de sexualité (34% contre 15%) ou des problèmes 2. Les clivages
familiaux (41% contre 29%).
Entre filles et garçons, la seule véritable différence réside a/ Les garçons se confient à des camarades
dans le choix de l'interlocuteur «jeune», lorsqu’on a déci­ tandis que les filles élisent comme confidente
dé que les parents n’étaient plus dans la course. Alors leur amie favorite.
que les garçons choisissent «les copains», les filles disent
leur préférence pour «leur meilleure amie».
Un autre clivage se fait jour entre les jeunes des «années
b/ Si les moins de 14 ans parlent volontiers avec
collège» (11-14 ans) et ceux des «années lycée» (15-17
ans). Faut-il s’en étonner ? Les âges tendres sont plus leurs aînés, les plus âgés sont plus enclins à
propices au dialogue avec papa-maman, alors qu’à partir communiquer avec ceux de leur âge.
de 15 ans, on se tourne davantage vers des jeunes de
son âge, quelle que soit la question abordée.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 04 EDITIONS 0 TEGOS


DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteqos.com
Ce glissement des parents vers les copains est particuliè­
rement significatif pour tout ce qui concerne la sexualité. cl Concernant la sexualité, l’interlocuteur change
Cette «émancipation» des adolescents va crescendo, en en fonction de la tranche d’âge : au début de
fonction de l’âge. À 11-12 ans, c’est encore avec ses pa­ l’adolescence, c’est le père ou la mère, puis
rents ou sa mère qu’on a envie de parler de ces que­ viennent ensuite les copains, et enfin, les frè­
stions-là ; à 13-14 ans, les parents n’arrivent qu’après les res ou les sœurs.
copains ou la meilleure amie ; au-delà de 15 ans, ils sont
devancés par les frères et sœurs.
Pèlerin - 18.10.2005

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


Les tendances (groupe A)
1a : Il ressort d’une enquête que les jeunes discutent de tout avec leurs parents sauf de sexe.
1b, 1c : Les sociologues constatent aisément que les relations entre générations sont plus agréables, et
que les enfants s’entendent bien avec leurs parents ou du moins avec la mère.
1d : Mais les adolescents préfèrent évoquer la sexualité ou la vie affective avec leurs copains ou leur fra­
trie, mais surtout pas avec leur père ou leurs grands-parents.
1e : Toutefois, les jeunes catholiques pratiquants sont plus proches de leurs parents.
Les clivages (groupe B)
2a : Les garçons se confient à des camarades tandis que les filles élisent comme confidente leur amie fa­
vorite.
2b : Si les moins de 14 ans parlent volontiers avec leurs aînés, les plus âgés sont plus enclins à communi­
quer avec ceux de leur âge.
2c : Concernant la sexualité, l’interlocuteur change en fonction de la tranche d’âge : au début de l’adoles­
cence, c’est le père ou la mère, puis viennent ensuite les copains, et enfin, les frères ou les sœurs.
C. PLAN (Étapes à développer)
Thème : Les rapports parents-adolescents
Raisons : Les relations entre générations sont meilleures, enfin faut-il qu’ils arrivent à trouver un interlocuteur
de choix.
Arguments :
• Les tendances

- Il ressort d’une enquête que les jeunes discutent de tout avec leurs parents sauf de sexe.
- Les sociologues constatent aisément que les relations entre générations sont plus agréables, et
que les enfants s’entendent bien avec leurs parents ou du moins avec la mère.
- Mais les adolescents préfèrent évoquer la sexualité ou la vie affective avec leurs copains ou leur
fratrie, mais surtout pas avec leur père ou leurs grands-parents.
- Toutefois, les jeunes catholiques pratiquants sont plus proches de leurs parents.
• Les clivages

- Les garçons préfèrent se confier à des camarades tandis que les filles élisent comme confidente
leur amie favorite.
- Si les moins de 14 ans parlent volontiers avec leurs aînés, les plus âgés sont plus enclins à com­

\ muniquer avec ceux de leur âge.


- Concernant la sexualité, l’interlocuteur change en fonction de la tranche d’âge : au début de l’adoles­
cence, c’est le père ou la mère, puis viennent ensuite les copains, et enfin, les frères ou les sœurs.
Conclusion : Il faut croire que le dialogue est donc possible entre générations.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Il ressort d’une enquête sur les relations parents-adolescents que, de nos jours, les jeunes discutent de
tout avec leurs parents sauf de sexe. Les sociologues constatent aisément que les relations entre géné­
rations sont plus agréables, et que les enfants s’entendent bien mieux avec leurs parents ou du moins

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avec leur mère. Certes, les adolescents préfèrent évoquer la sexualité ou la vie affective avec leurs co­
pains ou leur fratrie, mais surtout pas avec leur père ou leurs grands-parents.
En règle générale, les garçons préfèrent se confier à des camarades tandis que les filles élisent comme
confidente leur amie favorite. Enfin, concernant la sexualité, l’interlocuteur change en fonction de la
tranche d’âge : au début de l’adolescence, c’est le père ou la mère, puis viennent ensuite les copains, et
enfin, les frères ou les sœurs.
Cependant, parfois des jeunes poussés par leur envie d’indépendance ou menés par d’autres raisons
personnelles et/ou familiales, ils ont tendance à fuir de la maison tout en mettant en enjeu leur avenir. Là,
l’intervention et les bons conseils d’un(e) ami(e) devraient/pourraient les en dissuader.
Tout de même, il faut croire que les adolescents et les adultes sont au mieux entre eux et que le dialogue
est donc bien possible entre génération.
E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
Chère Sophie,
Depuis notre dernière rencontre et sortie au cinéma, il y a tout juste deux jours, je ne cesse de penser à
ton intention de partir de chez toi à la fin du mois. En dépit de nombreuses raisons avancées, je tiens à te
dire que je suis toujours opposé à ta décision et je te supplie de la reconsidérer.
En effet, tu te plains que tes parents ne te consacrent pas assez de temps et qu’ils ne sont pas assez
présents. De même, ta sœur aînée, avocate de profession, est très occupée, et elle est rarement à ton
écoute. Dans ce cadre familial difficile et pénible, tu te prépares à passer le bac pour pouvoir, ensuite,
faire des études universitaires en archéologie dont tu rêves depuis longtemps.
Si la reprise du travail de ta mère, directrice de cabinet d’ingénieur, a aggravé la situation, tu ne dois pas
intérioriser au point de mettre en question ton avenir. Car, cette dernière rentrée scolaire est cruciale et
tout arrêt, même bref, ne peut être qu’hypothéquer notre avenir.
Chère Sophie, je suis prêt à t’accueillir chez moi le temps qu’il te faudra afin de revoir la situation et
réexaminer ton jugement et ta prise de position actuelle. En outre, mes parents et moi t’invitons à venir
passer ce week-end chez nous. J’attends ton coup de téléphone dès la réception de cette lettre.
À bientôt, ton ami
Stéphane

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DOSSIER N °ll: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ (cf. page 58 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Croyez-vous que faire des générosités à l’égard des enfants atteints de maladies très invalidantes soit
une preuve de solidarité et d’humanisme ou pensez-vous que cela concerne uniquement l’État ? Vous-
même, êtes-vous déjà intervenu(e), d’une manière ou d’une autre, en faveur des enfants malades ?
Quels conseils donneriez-vous pour sensibiliser les plus jeunes ? (220 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


À quoi sert le «Téléthon»
1. Le Téléthon traduit en évaluation
Le «Téléthon», c'est d'abord aider des enfants malades.
Mais c'est aussi une avalanche de chiffres comme le 36 a/ Le Téléthon sert à secourir les petits malades.
37 pour envoyer des dons ou les 90000 bénévoles mobi­ b/ C’est un concours énorme de dons, de béné­
lisés le jour J, les 400 programmes de recherche financés volat, de programmesde financement, et de
chaque année, ou encore les trente heures de direct sur participation télévisée.
France 2.
Le coup d'envoi sera donné aujourd'hui, à 18h50, depuis 2. L’organisation
le Grand Palais à Paris, par Sophie Davant et Nagui aux a/ Le Téléthon doit commencer, ce jour, un peu
côtés de Yannick Noah, parrain de ce XIXe Téléthon. avant 19 heures, au Grand Palais à Paris.
Comme tous les ans, des reportages, des rencontres b/ Comme chaque année, il sera présenté par
mais aussi des variétés seront au programme jusqu'à sa­ plusieurs personnalités chargées de l’animer.
medi soir. Sophie Davant et Nagui seront chargés de co­
ordonner toutes les animations. La journaliste entame sa
huitième manifestation en plateau et l’émotion est toujours cl L’émotion et l’envie de s’investir seront présen­
au rendez-vous : «Plus on côtoie les malades et leurs fa­ tes à l’occasion de cette huitième mouture,
milles, plus on se rend compte des difficultés qu'ils vivent pour montrer ce qu’il reste à faire.
au quotidien. On mesure le chemin parcouru mais aussi
ce qui reste à accomplir. La volonté de s'investir s'accroît».
Chaque année, des milliers de téléspectateurs participent 3. Les résultats
à ce combat en envoyant des dons toujours plus impor­ a/ Les donations sont, chaque année, plus consi­
tants. Lors du premier «Téléthon» en 1987, 29,7 millions dérables encore.
d'euros avaient été collectés. L'an dernier, la somme attei­
gnait les 104,7 millions ! Grâce à cet élan de générosité,
les résultats sont là. Même s'il n'existe pour l'instant aucun b/ Il n’en demeure pas moins que les malades
traitement, les soins des maladies se sont considérable­
sont beaucoup mieux soignés.
ment améliorés.
Par son action, l'AFM (Association française contre les
myopathies) a permis de prolonger d'une quinzaine d'an­ cl L’association qui s’occupe des myopathes a
nées la vie de beaucoup de malades, grâce notamment à
une meilleure connaissance de l'évolution des maladies. contribué à l’amélioration de la durée de vie
Dans le combat contre les maladies d'origine génétique, de nombreux patients.
la recherche avance. Une équipe française vient ainsi de
réussir à réparer les muscles de souris atteintes de la d/ Des progrès sur la recherche ont été réalisés
myopathie de Duchenne. Une révolution médicale est en au point d’avoir peut-être trouvé un remède
marche. total à la maladie.
Le «Téléthon» contribue largement à l'émergence de ces
nouvelles thérapies. Mais les responsables de l'Asso­
ciation française contre les myopathies (AFM), artisans de
cet appel à la générosité, n'oublient pas une réalité : les
familles font d'immenses sacrifices, financiers notamment,
pour faciliter la vie quotidienne de leurs enfants atteints de
maladies très invalidantes, en évolution constante.
Une partie des dons recueillis lors du Téléthon est donc

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destinée à leur venir en aide. L'année dernière, ces actions
de soutien représentaient plus du tiers du budget de
l'AFM. Elles prennent différentes formes : contribution à e/ Les dons servent aussi à soutenir, financière­
l'achat d'équipements (fauteuils roulants, lève-bains...)
nécessaires pour assurer une certaine autonomie, mise à ment et administrativement, les familles des
disposition de personnel spécialisé... L'association a ainsi malades qui en ont bien besoin, quitte à créer
été conduite à inventer un nouveau métier, le technicien des emplois à ce sujet.
d'insertion, chargé d'assurer le lien entre les familles et
les différentes institutions concernées (Sécurité sociale,
conseil général...). Une centaine de postes ont été créés
à travers la France. 4. Les réactions de l’association face aux
En principe, la loi sur «l'égalité des droits et des chances, mesures politiques
la participation et la citoyenneté des personnes handica­ a/ Les représentants de l’association espèrent
pées», voulue par Jacques Chirac et actuellement en beaucoup du projet de loi relatif aux person­
discussion au Parlement, prévoit le remboursement total nes handicapées qui envisage notamment
de ces dépenses, déchargeant ainsi l'AFM. «C'est à l'État
de prendre le relais», affirme Laurence Tiennot-Herment, le recouvrement total des frais par l’État.
sa présidente. Dans la réalité, il n'est pas sûr que le
financement de ce dispositif puisse être assuré à 100%. b/ Cependant, les dirigeants de l’association se
Les responsables de l'association sont d'autant plus montrent inquiets quant à la décentralisation
préoccupés que la politique d'aide aux handicapés va être des mesures d’entraide aux handicapés d’au­
complètement décentralisée. Elle sera gérée à l'échelon tant plus que la politique en la matière n’est
départemental. pas égale d’un département à un autre.
Or, d'une collectivité locale à l'autre, les différences d'atti­
tude sont criantes. Si le Calvados paie l'intégralité du prix cl Ils se demandent aussi comment sera appli­
d'un fauteuil (qui peut atteindre 30000 euros I), d’autres quée la parité de soins sur l’intégralité du pays,
départements interviennent très peu. Comment l'État pour­ et comment auront lieu les remboursements
ra-t-il alors garantir l'égalité de traitement sur l'ensemble aux familles.
du territoire ? Autre question en suspens : tous les types
de dépenses engagées par les familles ou les handicapés
d/ Espérons que le gouvernement donnera rapi­
eux-mêmes seront-ils couverts ? Le gouvernement appor­
tera peut-être des réponses lors de la discussion du texte dement des éclaircissements sur la question !
à l'Assemblée nationale, les 21 et 22 décembre prochain.
..................... .......... _ Le Monde - 03.12.2005

B. E C R E M A G E (Re-groupement d’idées et axe d’orientation)


Le Téléthon : une organisation bien rodée (groupe A)
1a : Le Téléthon sert à secourir les petits malades.
1b : C’est un concours énorme de dons, de bénévolat, de programmes de financement, et de participa­
tion télévisée.
2a : Le Téléthon doit commencer, ce jour, un peu avant 19 heures, au Grand Palais à Paris.
2b : Comme chaque année, il sera présenté par plusieurs personnalités chargées de l’animer.
2c : L’émotion et l’envie de s’investir seront présentes à l’occasion de cette huitième mouture, pour montrer
ce qu’il reste à faire.
Les résultats (groupe B)
3a : Les donations sont, chaque année, plus considérables encore.
3b : Il n’en demeure pas moins que les malades sont beaucoup mieux soignés.
3c : L’association qui s’occupe des myopathes a contribué à l’amélioration de la durée de vie de nombreux
patients.
3d : Des progrès sur la recherche ont été réalisés au point d’avoir peut-être trouvé un remède total à la
maladie.
3e : Les dons servent aussi à soutenir, financièrement et administrativement, les familles des malades
qui en ont bien besoin, quitte à créer des emplois à ce sujet.
Les réactions de l’association face aux mesures politiques (groupe C)
4a : Les représentants de l’association espèrent beaucoup du projet de loi relatif aux personnes handica­
pées qui envisage notamment le recouvrement total des frais par l’État.

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4b : Cependant, les dirigeants de l’association se montrent inquiets quant à la décentralisation des mesu­
res d’entraide aux handicapés d’autant plus que la politique en la matière n’est pas égale d’un dépar­
tement à un autre.
4c : Ils se demandent aussi comment sera appliquée la parité de soins sur l’intégralité du pays, et com­
ment auront lieu les remboursements aux familles.
L’espoir (groupe D)
4d : Espérons que le gouvernement donnera rapidement des éclaircissements sur la question !

C. PLA N (Étapes à développer)


Thème : Le Téléthon : une émission humanitaire
Raisons : Le Téléthon aide à faire bouger les gens concernant la mucoviscidose.
Arguments :
Le Téléthon : une organisation bien rodée

^ 4 - Le Téléthon sert à secourir les petits malades.


* - C’est un concours énorme de dons, de bénévolat, de programmes de financement, et de partici-
pation télévisée.
Le Téléthon doit commen
commencer, ce jour, un peu avant 19 heures, au Grand Palais à Paris.
Comme chaque année, il sera présenté par plusieurs personnalités chargées de l’animer.
- L’émotion et l’envie de s’investir seront présentes à l’occasion de cette huitième mouture, pour
montrer ce qu’il reste à faire.
• Les résultats

- Le Téléthon sert à secourir les petits malades.


- Les donations sont, chaque année, plus considérables encore.
- Il n’en demeure pas moins que les malades sont beaucoup mieux soignés.
- L’association qui s’occupe des myopathes a contribué à l’amélioration de la durée de vie de
nombreux patients.
- Des progrès sur la recherche ont été réalisés au point d’avoir peut-être trouvé un remède total à
la maladie.
- Les dons servent aussi à soutenir, financièrement et administrativement, les familles des malades
qui en ont bien besoin, quitte à créer des emplois à ce sujet.
• Les réactions de l’association face aux mesures politiques

- Les représentants de l’association espèrent beaucoup du projet de loi relatif aux personnes handi­
capées qui envisage notamment le recouvrement total des frais par l’État.
- Cependant, les dirigeants de l'association se montrent inquiets quant à la décentralisation des me­
sures d’entraide aux handicapés d’autant plus que la politique en la matière n’est pas égale d’un
\ département à un autre.
- Ils se demandent aussi comment sera appliquée la parité de soins sur l’intégralité du pays, et com­
ment auront lieu les remboursements aux familles.
Conclusion : Espérons que le gouvernement donnera rapidement des éclaircissements sur la question !

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Le Téléthon sert à secourir les petits malades. C’est un concours énorme de dons, de bénévolat, de pro­
grammes de financement, et de participation télévisée. L’émotion et l’envie de s’investir sont présentes à
cette occasion, pour montrer ce qu’il reste à faire.
Les donations sont, chaque année, plus considérables encore. Mais, il n’en demeure pas moins que les
malades sont beaucoup mieux soignés désormais.
De nos jours, des associations humanitaires/caritatives luttent pour l’amélioration des conditions de vie
des personnes défavorisées, voire des enfants malades. Nombre de jeunes et d’adultes participent à des
manifestations d’humanité dont la contribution révèle l’importance du don et de l’investissement person­
nel en faveur de telles actions. Ainsi, leur engagement peut servir d’exemple pour d’autres personnes.

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E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (D éveloppem ent final)
Exemple de réponse :
La générosité est un dévouement envers l’intérêt des autres, qui porte à leur sacrifier ses avantages
personnels. En général, au moment où l’on relâche ses droits en faveur de quelqu’un, et qu’on lui donne
plus qu’il ne peut exiger, on devient généreux. La nature, en produisant l’homme au milieu de ses sembla­
bles, lui a prescrit des devoirs à remplir envers eux. L’âme généreuse s’élève donc au-dessus de l’inten­
tion que la nature semblait avoir en le formant. On peut donc regarder la générosité comme le plus subli­
me de tous les sentiments, comme le mobile de toutes les belles actions, et peut-être comme le germe
de toutes les vertus. On n’exerce guère l’humanité qu’envers les malheureux et les défavorisés, et la
générosité s'opère envers tout le monde et plus particulièrement envers des enfants malades. D où il suit
que la générosité est un sentiment aussi noble que la grandeur d’âme, aussi utile que la bienfaisance, et
aussi tendre que l’humanité. Elle concerne chaque action ou manifestation de l’homme, au-delà et en
deçà de l'État, et dont la pratique satisfait l’amour-propre.
Mais il y a une économie sage et raisonnée, qui devrait toujours régler les hommes dans la dispensation
de leurs bienfaits. Personnellement, je participe souvent à des campagnes d’information et de collecte
d’argent en faveur des enfants frappés par des maladies incurables.
Je crois que plus un jeune apprend à participer à l’entretien des démunis/défavorisés d’une ville, plus il
peut forger un comportement humaniste dont les effets positifs compteront pour toute la société. De quel
bonheur ne jouirait-on pas sur la terre, si la générosité des dirigeants avait toujours été conduite par les
mêmes vues.

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DOSSIER N°12: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai =3" (cf. page 63 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2

Vous êtes chargé(e) d’écrire un article dans une revue automobile ou journal montrant l’intérêt de
l’utilisation (avantages et atouts) de la voiture dite «propre» et expliquant pourquoi l’homme devrait
s’orienter vers des énergies nouvelles et moins polluantes. (220 mots environ)

A. R E P E R A G E (Souligner et reformuler des idées)


La voiture hybride démarre
1. La voiture à moteur hybride : ses avantages
La hausse du cours du baril de pétrole, sur fond de ré­ a/ Actuellement, face à l’augmentation du prix du
chauffement climatique, relance le débat sur la voiture
pétrole, à la pollution, et en raison de l’échec de
économe. Or, après la faillite de la voiture électrique, la
pile à combustible n'est pas pour demain, d'autant qu'elle la voiture électrique, seul un engin métissé peut
impose un nouveau circuit de distribution d'hydrogène. faire le poids.
Alors, pour combiner économies de pétrole et réduction de
la pollution avec maintien du confort d'utilisation et coût b/ C’est une alternative à un procédé fonctionnant
d'acquisition raisonnable, seule la voiture hybride semble uniquement à l’essence qui permet de recou­
en mesure d'apporter une solution. vrir et de retransformer toute la puissance per­
Elle propose en effet d'optimiser le fonctionnement d'une due, notamment lors du freinage ou de la décé­
automobile à essence en récupérant, sous forme électri­ lération, en électricité grâce à un moteur élect­
que, toute l'énergie perdue ou gaspillée. Pour cela, elle rique secondaire qui ne nécessite aucun rac­
fait appel à un moteur électrique qui seconde le moteur cordement à un convecteur.
thermique à essence, et à des batteries. Ce moteur reste
c/ Cela ne change rien à la conduite.
le système de propulsion principal. La conduite n'est pas
affectée par la double motorisation, les batteries étant
rechargées soit par le moteur thermique, soit par la récu­ d/ Un véhicule à double énergie n’est qu’une
pération de l'énergie de décélération ou de freinage. Nul prouesse technique supplémentaire,
besoin d'interminables branchements sur une prise élect­ e/ ce qui constitue une source d’économie et
rique. d’assainissement de l’air.
La voiture hybride n'est qu'un perfectionnement de l'auto­
mobile classique. En récupérant l'énergie perdue par la
voiture purement thermique, elle économise du carburant 2. La voiture à moteur hybride : ses inconvé­
et pollue donc moins. Alors pourquoi ne se généralise-t- nients
elle pas ? Pourquoi ses ventes restent-elles anecdoti­ al Mais si ses ventes sont accessoires, c’est
ques, en particulier en France ? La raison tient en un mot :
qu’elle coûte cher.
son coût.
La polémique sur l'hybride fait rage chez les deux const­
ructeurs français. Carlos Ghosn, PDG de Renault depuis b/ Les deux concessionnaires français n’y sont
le 29 avril, a imposé un silence total sur les projets du pas forcément très favorables.
groupe jusqu'aux annonces officielles programmées dé­ c/ Renault n’en parle pas, et Peugeot Citroën
but 2006. Chez PSA Peugeot Citroën, on annonce une préfère vendre des voitures diesel beaucoup
présentation, en janvier, d'une «chaîne de traction hybride plus compétitives puisqu’en plus il est leader
diesel». Préfigure-t-elle un modèle hybride PSA ? Rien sur le marché.
n’est moins sûr. Le constructeur se retranche derrière sa d/ De plus, la direction de PSA pense que les vé­
position de numéro un mondial des moteurs diesel pour
hicules hybrides sont bien là où le diesel n’est
contester l'intérêt de la solution hybride. Pour lui, mieux
vaut vendre des millions de voitures classiques à consom­ pas porteur.
mation et pollution réduites qu'une poignée de modèles e/ Elle considère même que le modèle hybride
hybrides. En octobre, Jean-Martin Folz, PDG de PSA, a n’est pas rentable,
déclaré au Salon de Tokyo que les voitures hybrides à
essence ne sont une bonne solution que là où le diesel
n'est pas populaire...
Le constructeur considère que le surcoût imposé par l'hy­ f/ et que la prime allouée par le gouvernement
bride conduit à un modèle économique non viable. Il va visant à doper son achat va à l’encontre de la
même jusqu'à juger la prime offerte par le gouvernement liberté de marché.

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afin de favoriser la vente des modèles hybrides (réduction
d'impôts de 2000 euros à partir de début 2006) comme
une mesure qui entrave la libre concurrence puisque ses
modèles diesel les moins polluants n'en bénéficient pas.
Pourtant, face à une vogue de l'hybride, PSA ne peut g/ Toutefois, PSA ne veut pas demeurer en reste.
paraître à la traîne. D'où la prochaine présentation de son
savoir-faire technique dans ce domaine.
Face à l'argumentaire véhément de PSA, les tenants de
l'hybride, Toyota en tête, soulignent la croissance de leurs 3. Les réactions des concessionnaires
ventes et l'amélioration des performances de leurs modè­ a/ Cependant, les fabricants de véhicules hybri­
les. Pionnier incontestable avec la Prius, Toyota affiche des tentent surtout de répondre par l’augmen­
500 .00 modèles de seconde génération vendus depuis tation de leurs ventes, les progrès de leur tech­
leur lancement début 2004. La première génération de
nique, et par un marketing performant visant
Prius, lancée fin 1997 au Japon, n'avait enregistré que
153 000 ventes dans le monde en cinq ans. Le groupe surtout à s’aligner sur le prix des voitures à es­
vient d'annoncer une stratégie ambitieuse qui prévoit de sence.
doubler alors sa production annuelle pour passer à 600
000 unités et effacer toute différence de prix avec les mo­
dèles classiques à essence. En France, après seulement
173 Prius de première génération, 3000 unités de deuxiè­
me version se seraient vendues en 2005.
Deux philosophies s'opposent. Les constructeurs japonais b/ Désormais, deux écoles se distinguent : les
produisant pour le marché mondial, ils ont opté pour la Japonais ouverts sur le marché mondial qui
motorisation essence, le diesel n'étant utilisé ni au Japon produisent des voitures à essence, et le grou­
ni aux États-Unis. D'où des résultats limités en matière de
pe français PSA, favorable au diesel,
pollution. Face à eux, PSA se drape dans les progrès réa­
lisés sur ses moteurs diesel. On se prend à rêver d'une
cl qui se met à fantasmer sur l’idée d’un moteur
voiture hybride diesel. La récupération d'énergie grâce au
moteur électrique améliorerait encore les résultats de diesel hybride susceptible de rendre les auto­
PSA pour faire de ses voitures les moins polluantes du mobiles encore moins salissantes.
monde...
Le Monde-02.12.2005
B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)
La voiture à moteur hybride : ses avantages (groupe A)
1a : Actuellement, face à l’augmentation du prix du pétrole, à la pollution, et en raison de l’échec de la
voiture électrique, seul un engin métissé peut faire le poids.
1b : C’est une alternative à un procédé fonctionnant uniquement à l’essence qui permet de recouvrir et de
retransformer toute la puissance perdue, notamment lors du freinage ou de la décélération, en élect­
ricité grâce à un moteur électrique secondaire qui ne nécessite aucun raccordement à un convecteur.
1c : Cela ne change rien à la conduite.
1d, 1e : Un véhicule à double énergie n’est qu’une prouesse technique supplémentaire, ce qui constitue
une source d’économie et d’assainissement de l’air.
La voiture à moteur hybride : ses inconvénients (groupe B)
2a : Mais si ses ventes sont accessoires, c’est qu’elle coûte cher.
2b, 2c : Les deux concessionnaires français n’y sont pas forcément très favorables : Renault n’en parle
pas, et Peugeot Citroën préfère vendre des voitures diesel beaucoup plus compétitives, puisqu’en
plus il est leader sur le marché.
2d : De plus, la direction de PSA pense que les véhicules hybrides sont bien là où le diesel n’est pas
porteur.
2e, 2f : Elle considère même que le modèle hybride n’est pas rentable, et que la prime allouée par le
gouvernement, visant à doper son achat, va à l’encontre de la liberté de marché.
2g : Toutefois, PSA ne veut pas demeurer en reste.
Les réactions des concessionnaires (groupe C)
3a : Cependant, les fabricants de véhicules hybrides tentent surtout de répondre par l’augmentation de
leurs ventes, les progrès de leur technique, et par un marketing performant visant surtout à s’aligner
sur le prix des voitures à essence.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE g2 EDITIONS 0 TEGOS


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3b, 3c : Désormais, deux écoles se distinguent : les Japonais ouverts sur le marché mondial qui produi­
sent des voitures à essence, et le groupe français PSA, favorable au diesel, qui se met à fantasmer
sur l’idée d’un moteur diesel hybride susceptible de rendre les automobiles encore moins salissantes.

C. PLAN (Étapes à développer)


Thème : La voiture à moteur hybride, ses avantages et ses inconvénients.
Raisons : La voiture hybride n’a pas que des partenaires, elle a aussi ses détracteurs.
Arguments :
La voiture à moteur hybride : ses avantages

\ - Actuellement, face à l’augmentation du prix du pétrole, à la pollution, et en raison de l'échec de la


voiture électrique, seul un engin métissé peut faire le poids.
\ - C’est une alternative à un procédé fonctionnant uniquement à l’essence qui permet de recouvrir
et de retransformer toute la puissance perdue, notamment lors du freinage ou de la décélération
en électricité grâce à un moteur électrique secondaire qui ne nécessite aucun raccordement à un
\ convecteur.
V J - Cela ne change rien à la conduite.
* - Un véhicule à double énergie n’est qu’une prouesse technique supplémentaire, ce qui est une sour­
ce d’économie et d’assainissement de l’air.
• La voiture à moteur hybride : ses inconvénients

\ \ - Mais si ses ventes sont accessoires, c’est qu’elle coûte cher.


* - Les deux concessionnaires français n’y sont pas forcément très favorables : Renault n’en parle
pas, et Peugeot Citroën préfère vendre des voitures diesel beaucoup plus compétitives puisqu’en
plus elle est leader sur le marché.
\ - De plus, la direction de PSA pense que les véhicules hybrides sont bien là où le diesel n’est pas
porteur.
- Elle considère même que le modèle hybride n’est pas rentable, et que la prime allouée par le gou-
vernement visant à doper son achat va à l’encontre de la liberté de marché.
\ - Toutefois, PSA ne veut pas demeurer en reste.

• Les réactions des concessionnaires

\ - Cependant, les fabricants de véhicules hybrides tentent surtout de répondre par l’augmentation
de leurs ventes, les progrès de leur technique, et par un marketing performant visant surtout à
s’aligner sur le prix des voitures à essence.
* - Désormais, deux écoles se distinguent : les Japonais ouverts sur le marché mondial qui produi­
sent des voitures à essence, et le groupe français PSA, favorable au diesel, qui se met à fantas­
mer sur l’idée d’un moteur diesel hybride susceptible de rendre les automobiles encore moins
salissantes.
Conclusion : L’avenir nous dira quel sera le modèle le plus pratique et le moins polluant !

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Actuellement, face à l’augmentation du prix du pétrole, à la pollution, et en raison de l’échec de la voiture
électrique, seul un engin métissé peut faire le poids, c’est la voiture hybride. C’est une alternative à un
procédé fonctionnant uniquement à l’essence qui permet de recouvrir et de retransformer toute la
puissance perdue, notamment lors du freinage ou de la décélération, en électricité grâce à un moteur
électrique secondaire qui ne nécessite aucun raccordement à un convecteur. Cela ne change rien à la
conduite. Un véhicule à double énergie n’est qu’une prouesse technique supplémentaire, ce qui est une
source d’économie et d’assainissement de l’air.
Les avantages de la voiture hybride pour l’environnement et la santé publique sont multiples : réduction
d’émissions de gaz à effet de serre, recours à des énergies propres, meilleure qualité de l’air, protection
contre les nuisances dues au bruit.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE 93 EDITIONS 0 TEGOS


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Mais si ses ventes sont accessoires, c’est son coût très élevé. Cependant, les fabricants de véhicules
hybrides tentent surtout de répondre par l’augmentation de leurs ventes, les progrès de leur technique, et
par un marketing performant visant surtout à s’aligner sur le prix des voitures à essence.
L’avenir nous dira quelle sera la solution la plus pratique et la moins polluante pour se déplacer !

E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)


Exemple de réponse :
Le problème de la pollution, et plus particulièrement de la pollution de l’air, est lié à l’utilisation excessive
de la voiture. Chaque année, la pollution de l'air fait des millions de victimes, et elle est responsable
d'affections graves : troubles respiratoires, asthme, affections pulmonaires obstructives chroniques, mala­
dies cardio-vasculaires et cancer des poumons, principalement.
Afin d'apporter des réponses efficaces à ce problème, il conviendrait d'agir à deux niveaux : d’une part,
sur l'offre, en promouvant les transports publics (métro, bus, tramway), et particulièrement les moins
polluants (métro, tramway), ainsi que les solutions combinées entre les différents moyens de mobilité ;
d’autre part, sur la demande, en sensibilisant les citoyens pour qu'ils adoptent des comportements de
mobilité plus respectueux de la qualité de l'air et de la santé de toute la population. Une attention
particulière doit être portée au problème de la mobilité dans les agglomérations et les villes, ainsi qu'à la
mobilité des loisirs.
Les solutions sont multiples et en partie déjà en œuvre basées sur une réduction de la circulation et de la
vitesse, mais il conviendrait de les développer davantage et d'en consolider les synergies. Des solutions
plus respectueuses de la qualité de l'air sont déjà disponibles pour le grand public : moteurs à consom­
mation réduite et moins polluants, véhicules hybrides (essence-électricité), carburants alternatifs (biocar­
burants) et moteurs à hydrogène.
Enfin, depuis quelque temps la voiture à moteur hybride est volontiers considérée comme une solution à
bien des problèmes, et notamment aux deux nuisances les plus souvent évoquées lorsque l'on parle de
transports : le bruit et les émissions de gaz.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE «4 EDITIONS 0 TEGOS


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DOSSIER N°13: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai ^ (cf. page 67 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Des initiatives telles que les «Restos du Cœur» sont-elles capables de faire face au problème du
chômage et de la misère ? Quelles mesures devrait-on prendre, surtout, en faveur des jeunes et des
personnes âgées ? (220 mots environ)

A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)


Les «Restos du Cœur» ouvrent leurs portes
1. L’objectif des «Restos du Cœur»
La 21e campagne de l’association fondée par Coluche en al Depuis 21 ans, et une nouvelle fois encore
1985 débute ce lundi. 45000 bénévoles vont distribuer 67
cet hiver, «Les Restos du Cœur», organisme
millions de repas. Les «Restos du Cœur» ouvrent leurs por­
tes lundi 5 décembre. Au cours de cette 21e campagne créé par Coluche, vont distribuer des repas
hivernale, l'association va offrir jusqu'à la fin du mois de aux plus démunis.
mars une aide alimentaire aux plus démunis, sans domicile b/ Il s’agit, par là, de lutter contre la pauvreté.
fixe, chômeurs en fin de droits, mais aussi "travailleurs pau­
vres" ou encore personnes âgées seules n'arrivant pas à
faire face à la flambée des loyers.
Révolté par cette généralisation de la précarité, le président
des «Restos du Cœur» Olivier Berthe interpelle les pouvoirs cl Pendant plus de 3 mois, des volontaires vont
publics. Durant 16 semaines, des bénévoles de tout le pays dispenser des denrées alimentaires ou des
vont distribuer des colis alimentaires à préparer à domicile, plats aux plus indigents.
ou encore aller à la rencontre des sans-abri pour leur appor­
ter soupes, cafés chauds et plateaux repas, sans oublier les
cantines où les plats cuisinés peuvent être servis et consom­
més sur place.
Lors de la campagne 2004-2005, les «Restos du Cœur» ont
distribué 67 millions de repas - soit 500 000 de plus que
l'année précédente - à quelque 630 000 bénéficiaires. Il 61 Cette association tend à aider, dans l’humi­
s'agissait alors de la 20e campagne, anniversaire célébré lité la plus complète, des milliers de laissés
sans tambours ni trompettes tant la situation sociale dont pour compte, dans un désintérêt complet.
témoigne le nombre de bénéficiaires et leur diversité est
préoccupante, vingt ans après le lancement de l'association
par Coluche fin 1985. e/ Mais elle n’est pas seulement un fournisseur
Les «Restos du Cœur», ce ne sont d'ailleurs pas que des de repas, c’est aussi un pourvoyeur d’héber­
repas mais également des centres d'hébergement d'urgence gements, de logements, et de services en
et de logement, des équipes qui aident à effectuer des dé­ tout genre afin de soutenir tous ceux qui en
marches administratives, des sorties culturelles ou des dé­ ont vraiment besoin, que ce soit de manière
parts en vacances, des ateliers d'insertion, des groupes
ponctuelle ou annuelle.
d'alphabétisation, certaines activités fonctionnant toute l’an­
née.
«1985-1986 : 8,5 millions de repas distribués. 2004-2005 :
67 millions de repas distribués. Comment expliquer cette folle 2. L’évolution du type de bénéficiaires
amplitude ?», s'interroge Olivier Berthe. «Lorsqu'en 1985 il a/ Au début, s’il s’agissait de secourir les sans-
s'agissait de donner un coup de pouce à certains par un emploi ou les gens temporairement en situa­
colis alimentaire et que, majoritairement, les bénéficiaires tion difficile, il est maintenant monnaie couran­
des Restos étaient SDF, chômeurs en fin de droits, ou bien te de voir des mères avec leur progéniture.
traversaient une mauvaise passe, à l'heure actuelle, de plus
en plus de mères de famille avec leurs enfants en bas âge
fréquentent les centres de distribution», témoigne le prési­
dent de l'association.
b/ Actuellement, aussi, on y entrevoit des per­
Aux «Restos du Cœur», poursuit-il, «on rencontre des per­
sonnes âgées, chassées de leur logement par la hausse sonnes âgées sans ressource, ni abri, mais
des prix, sans recours familiaux. Seules. Sans avenir. Pas également des jeunes sans toit, ni formation

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plus que ces jeunes qui n'ont ni logement, ni métier et que et incapables de trouver un emploi.
leur trop mince bagage interdit de séjour dans les entrepri­
ses.» cl II est aussi fréquent de croiser des salariés
«Aujourd'hui, explique-t-il également, des travailleurs, sou­ infichus de subvenir complètement à leur
vent en ménage et avec charge de famille, ne parviennent foyer venir chercher de quoi manger.
même plus à assumer leurs charges. Ils viennent aux
Restos faire le lien. Toutes ces personnes sont nouvelles et d/ Les bénévoles du début sont étonnés d’avoir
les bénévoles de la première heure n'auraient jamais pensé affaire à tous ces individus.
devoir un jour les côtoyer en si grand nombre», s'alarme M.
Berthe qui dénonce l'inertie des pouvoirs publics. «On ne 3. Jugements sur l’action des «Restos du
peut pas faire face seul si le reste à côté n'est pas fait. On Cœur»
est un complément, on ne peut pas être le principal. Le droit a/ Mais l’action des «Restos du Cœur» ne peut
au logement, au travail, aux soins pour tous, ça, c'est le rôle être qu’accessoire,
des pouvoirs publics», dit-il.
b/ car c’est aux pouvoirs publics de gérer les
Sur le logement, il explique par exemple que même s'il y a problèmes d’habitation, de travail ou de
le plan Borloo, on ne fait pas grand-chose pour obliger les
soins.
maires récalcitrants à construire 20% de logements sociaux
dans les communes. Et les maires sont nombreux à refuser cl Sa direction s’insurge contre le manque
de jouer le jeu de la mixité sociale en centre-ville. «On ne d’engagement des politiques, notamment
veut pas être l'alibi de politiques volontaristes qui ont du mal sur le logement social, même s’il existe des
à se mettre en place», ajoute encore Olivier Berthe. «Notre lois contraignantes.
but n'est pas de disparaître. Il y aura toujours des gens qui d/ En somme, son rôle est d’exister tant que les
trébucheront et auront besoin qu'on leur tende la main. On a
besoins se feront sentir, mais il faut que le
multiplié par dix le nombre de bénéficiaires depuis 1985 et
on ne veut pas voir ce chiffre encore multiplié par dix d'ici nombre de bénéficiaires cesse d’augmenter.
dix ans», conclut-il.
Le Nouvel Observateur - 05.12.2005

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


L’objectif des «Restos du Cœur» (groupe A)
1a : Depuis 21 ans, et une nouvelle fois encore cet hiver, «Les Restos du Cœur», organisme créé par Colu-
che, vont distribuer des repas aux plus démunis.
1b : Il s’agit, par là, de lutter contre la pauvreté.
1c : Pendant plus de 3 mois, des volontaires vont dispenser des denrées alimentaires ou des plats aux
plus indigents.
1d : Cette association tend à aider, dans l’humilité la plus complète, des milliers de laissés pour compte,
dans un désintérêt complet.
1e : Mais elle n’est pas seulement un fournisseur de repas, c’est aussi un pourvoyeur d’hébergements,
de logements, et de services en tout genre afin de soutenir tous ceux qui en ont vraiment besoin, que
ce soit de manière ponctuelle ou annuelle.
L’évolution du type de bénéficiaires (groupe B)
2a : Au début, s’il s’agissait de secourir les sans-emploi ou les gens temporairement en situation difficile,
il est maintenant monnaie courante de voir des mères avec leur progéniture.
2b : Actuellement, aussi, on y entrevoit des personnes âgées sans ressource, ni abri, mais également des
jeunes sans toit, ni formation et incapables de trouver un emploi.
2c : Il est aussi fréquent de croiser des salariés infichus de subvenir complètement à leur foyer venir cher­
cher de quoi manger.
2d : Les bénévoles du début sont étonnés d’avoir affaire à tous ces individus.
Jugements sur l’action des «Restos du Cœur» (groupe C)
3a, 3b : Mais l’action des «Restos du Cœur» ne peut être qu’accessoire, car c’est aux pouvoirs publics de
gérer les problèmes d’habitation, de travail ou de soins.
3c : Sa direction s’insurge contre le manque d’engagement des politiques, notamment sur le logement so­
cial, même s’il existe des lois contraignantes.
3d : En somme, son rôle est d’exister tant que les besoins se feront sentir, mais il faut que le nombre de
bénéficiaires cesse d’augmenter.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE «g EDITIONS 0 TEGOS


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C. PLAN (Étapes à développer)
Thème : «Les Restos/Restaurants du Cœur»
Raisons : Leur existence est nécessaire, mais elle ne doit pas remplacer une bonne politique sociale.
Arguments :
• L’objectif des «Restos du Cœur»
\ A - Depuis 21 ans, et une nouvelle fois encore cet hiver, «Les Restos du Cœur», organisme créé par
Nv Coluche, vont distribuer des repas aux plus démunis.
- Il s'agit, par là, de lutter contre la pauvreté.
Pendant plus de 3 mois, des volontaires vont dispenser des denrées alimentaires ou des plats aux
\. plus indigents.
* - Cette association tend à aider, dans l’humilité la plus complète, des milliers de laissés pour compte,
\ dans un désintérêt complet.
- Mais elle n’est pas seulement un fournisseur de repas, c’est aussi un pourvoyeur d’hébergements,
de logements, et de services en tout genre afin de soutenir tous ceux qui en ont vraiment besoin,
que ce soit de manière ponctuelle ou annuelle.
L’évolution du type de bénéficiaires
\ X - Au début, s’il s’agissait de secourir les sans-emploi ou les gens temporairement en situation diffi-
cile, il est maintenant monnaie courante de voir des mères avec leur progéniture.
* - Actuellement, aussi, on y entrevoit des personnes âgées sans ressource, ni abri, mais également
\ des jeunes sans toit, ni formation et incapables de trouver un emploi.
- Il est aussi fréquent de croiser des salariés infichus de subvenir complètement à leur foyer venir
\. chercher de quoi manger.
* - Les bénévoles du début sont étonnés d’avoir affaire à tous ces individus.
• Jugements sur l’action des «Restos du Cœur»

\
'V
- Mais l’action des «Restos du Cœur» ne peut être qu’accessoire, car c’est aux pouvoirs publics de
gérer les problèmes d’habitation, de travail ou de soins.
* - Sa direction s’insurge contre le manque d’engagement des politiques, notamment sur le logement
social, même s’il existe des lois contraignantes.
* - En somme, son rôle est d’exister tant que les besoins se feront sentir, mais il faut que le nombre
de bénéficiaires cesse d’augmenter.
Conclusion : Dans ces conditions, il va être difficile de s’en passer.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Depuis 21 ans, et une nouvelle fois encore cet hiver, «Les Restos du Cœur», organisme créé par Colu­
che, vont distribuer des repas aux plus démunis. Il s’agit, par là, de lutter contre la pauvreté. Pendant plus
de 3 mois, des volontaires vont dispenser des denrées alimentaires ou des plats aux plus indigents. Cette
association tend à aider, dans l'humilité la plus complète, des milliers de laissés pour compte, dans un
désintérêt complet. Mais elle n’est pas seulement un fournisseur de repas, c’est aussi un pourvoyeur
d’hébergements, de logements, et de services en tout genre afin de soutenir tous ceux qui en ont vrai­
ment besoin, que ce soit de manière ponctuelle ou annuelle.
Au début, s’il s’agissait de secourir les sans-emploi ou les gens temporairement en situation difficile, il est
maintenant monnaie courante de voir des mères avec leur progéniture. Actuellement, aussi, on y
entrevoit des personnes âgées sans ressource, ni abri, mais également des jeunes sans toit, ni formation
et incapables de trouver un emploi. Il est aussi fréquent de croiser des salariés infichus de subvenir
complètement à leur foyer venir chercher de quoi manger. Les bénévoles du début sont étonnés d’avoir
affaire à tous ces individus.
Mais l’action des «Restos du Cœur» ne peut être qu’accessoire, car c’est aux pouvoirs publics de gérer les
problèmes d’habitation, de travail ou de soins. D’ailleurs, sa direction s’insurge contre le manque
d’engagement des politiques, notamment sur le logement social, même s’il existe des lois contraignantes.

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Somme toute, son rôle est d’exister tant que les besoins se feront sentir, mais il faut que le nombre de
bénéficiaires cesse d’augmenter.
Par conséquent, dans ces conditions, il va être difficile de s’en passer.
E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
La campagne des «Restos du Cœur» donne un coup de pouce à des gens démunis et retrouvés dans
une situation provisoire difficile. Car la charité publique est sensée aider ceux qui ont faim alors que l’État
doit tout faire pour résoudre, au moins en partie, le problème de la précarité.
Pauvreté et absence d'emploi sont souvent liées : des individus au chômage pendant au moins douze
mois appartiennent, souvent, à un ménage pauvre. Cependant, le chômage n'est pas la seule explication.
Certaines causes structurelles contribuent au développement de la misère : l’augmentation des contrats à
temps partiel et/ou à durée limitée, l’élévation des exigences professionnelles et personnelles lors du
recrutement, la pénurie de logements sociaux.
Les obstacles à l'insertion professionnelle des jeunes tiennent pour l'essentiel à l'insuffisance de leur
niveau de formation ou à l’inadéquation de cette formation aux caractéristiques des offres d'emploi ou
encore à l'impossibilité d'acquérir une gamme large de qualifications utiles sur un marché de l'emploi qui
réclame sans cesse plus de faculté d'adaptation.
Un autre phénomène marquant de notre société actuelle est la solitude des personnes âgées démunies
ou pas. Hier liée à des minorités, aujourd'hui lot commun à des millions d'individus de tous âges, de tous
sexes et de toutes conditions, la solitude traverse désormais de part en part notre société. Les pouvoirs
publics doivent réconforter les personnes âgées par des actions de générosité, d’animation et de
médiation. Pour ce faire, la création d’un lieu d’accueil et d’information, d’un service d’entretien et des
relations avec leurs familles et leurs amis s’impose.

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DOSSIER N°14: DELF - Niveau B2
► MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE
■ Essai «s- (cf. page 71 de Réussir le Nouveau DELF-Niveau B2)

Vous êtes de plus en plus nombreux dans votre lycée à souhaiter créer un journal scolaire. En tant que
délégué(e) des élèves, vous écrivez au directeur de l’établissement pour demander une autorisation de
lancer ce journal. Vous lui indiquez les avantages d’une telle entreprise et les bénéfices que le lycée
pourrait en tirer. ___ _ _____ (220 motsj>nviron)_
A. R E P É R A G E (Souligner et reformuler des idées)
«J’ai même rencontré des élèves heureux»
1. La jeunesse : un état en renouveau
En brisant le fatum des itinéraires sociaux, en augmentant a/ Par la cassure des schémas sociaux, l’étire­
le temps de la formation, en accroissant l'autonomie des
ment de la scolarisation, le renforcement de
individus, les sociétés modernes ont inventé la jeunesse
et celle-ci ne cesse de s'allonger, jusqu'à 25 ans et au- l’individualité, on assiste à un étalement de
delà. Le plus souvent, on insiste sur les causes négatives l’âge de la jeunesse bien au-delà des 25 ans.
de cet allongement : l'errance de petit job en emploi pré­ 2. La jeunesse avec ses aspects négatifs et
caire, la difficulté et le stress des études... Et les discours positifs
sur la jeunesse, surtout les sérieux, mettent en scène les
aspects dramatiques d'une expérience écrasée par les a/ La longévité de cet état est souvent décrite
angoisses et les contradictions de la société. Or, la plu­ avec ses aspects négatifs : anxiété et soucis
part du temps, la jeunesse est heureuse, ni aussi tragique dus à l’instabilité professionnelle ou aux étu­
ni aussi banale que ne le dessinent les clichés. des, poids de la société...
La jeunesse moderne est construite comme une double b/ Mais en général, c’est une période relative­
épreuve. D'une part, elle est une conquête d'autonomie, ment agréable, contrairement aux poncifs/cli-
une sortie de la dépendance enfantine, une découverte chés-stéréotypes en vigueur.
de soi, de ses goûts, de ses amitiés. D'autre part, elle est c/ En fait, elle met en place un enjeu de taille :
un investissement dans le travail scolaire et dans la forma­ à la fois, une recherche d’affranchissement
tion professionnelle, en une longue compétition qui per­ par rapport à l’enfance, et une acquisition de
met d'acquérir progressivement un statut d'adulte. Les la personnalité, tout en privilégiant la réussite
sociétés modernes demandent beaucoup aux jeunes ;
elles exigent qu'ils soient libres et sérieux, autonomes et scolaire dans le but de devenir adulte.
prévoyants, originaux et conformes. Parfois, cette épreu­ d/ On demande beaucoup de qualités aux jeunes
ve se passe mal, entre autonomie et dépendance, entre qui se débattent dans des paradoxes.
succès et échecs. Souvent, elle se passe bien, mais cela e/ Parfois, c’est dur, d’autres fois c’est facile mais
ne se voit guère ; la jeunesse heureuse paraît toujours un sans intérêt.
peu niaise.
Presque tous les jeunes déclarent aimer leur collège ou f7 Les adolescents disent apprécier leur vie sco­
leur lycée. Dans la plupart des cas, ils désignent moins laire moins au travers de l’école qu’au travers
ies cours et les enseignants que l’espace d'une vie ponc­ de la conquête de la liberté, des rapports so­
tuée par les conquêtes progressives d’une liberté nichée ciaux liés à la connivence des discussions, à
dans les interstices de l'organisation scolaire : le temps l’intimité du groupe, aux amourettes, dans un
des amours et des amitiés, celui des premières fois, avec
climat de frivolité.
la ronde des mini-bandes, des codes cachés et des fous
rires. Au collège et au lycée, on pratique l'art de la conver­
sation, celui de la complicité, des petites passions parta­ 3. L’objectif de la jeunesse
gées dans un sentiment de légèreté et d'insouciance a/ L’objectif final est plus basé sur la réussite sco­
puisque rien n'est définitif. (...)
laire pour assurer l’avenir que sur des principes
Les jeunes sont moins soumis aux impératifs moraux qu'à moraux.
ceux du succès. On ne leur demande pas d'être vertueux,
b/ Peu importe si le jeune est amoureux à condi­
mais d'être efficaces et de parvenir à une réussite scolaire
capable de garantir l'avenir. S'il n'est pas moralement tion que cette relation n’atteigne pas à son suc­
condamnable de vivre une passion amoureuse, mieux cès au bac.
vaut qu'elle ne compromette pas la mention au baccalau­ cl La peur de la punition parentale est moins gran­
réat. Le risque est moins celui de la répression familiale et de que le risque de l’échec.

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS g TEGOS


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DES NIVEAUX B1, B2 & SbB2 www.editionsteqos.com
morale qui empêche de vivre que celui du stress, de la d/ Les jeunes trouvent leur bonheur dans un équi­
peur d'échouer et de trahir les projets d'une famille. Aussi, libre entre engagements et abnégations.
les jeunes heureux réussissent à «acheter» leur autono­
mie et leur tranquillité par une réussite au lycée qui ne les
dévore pas. C'est cela, être cool, c'est apprendre à mesu­
rer au plus juste ses investissements et ses sacrifices afin
de prolonger le temps de la jeunesse et de ses expé­ e/ S’ils arrivent à la stabilité, dans ce cas, ils
riences. Quand cet équilibre est atteint, on peut même peuvent s’adonner à des loisirs susceptibles
s'engager dans l'accomplissement de passions musicales
de devenir une profession,
ou sportives et, dans bien des cas, ces passions-là seront
un métier puisque, à lui seul, le diplôme ne fait plus tou­ f/ puisque ce qui compte n’est pas forcément le
jours la différence. (...) diplôme.
Pour le reste, il faut aussi permettre aux jeunes de ne plus
g/ Enfin, il faut aider les jeunes, parla stabilité de
l'être quand la jeunesse a fait son temps, et il n'y a guère
d'autre manière d'être adulte qu'en s'appuyant sur un l’emploi, à quitter cet état qui demeure sans
emploi suffisamment stable pour construire des projets de nul doute un avantage, s'il n’est pas vécu com­
vie. La jeunesse est heureuse quand elle ne devient pas me une obligation.
une contrainte.
François Dubet
Le Nouvel Observateur - H.S. N°41 (semaine du 15 juin 2000)
François Dubet sociologue, enseigne à l'Université de Bordeaux-2

B. É C R É M A G E (Re-groupement d’idées et axes d’orientation)


La jeunesse : un état en renouveau (groupe A)
1a : Parla cassure des schémas sociaux, l’étirement de la scolarisation, le renforcement de l’individualité,
on assiste à un étalement de l’âge de la jeunesse bien au-delà des 25 ans.
La jeunesse avec ses aspects négatifs et positifs (groupe B)
2a : La longévité de cet état est souvent décrite avec ses aspects négatifs : anxiété et soucis dus à l'insta­
bilité professionnelle ou aux difficultés des études, poids de la société...
2d : On demande beaucoup de qualités aux jeunes qui se débattent dans des paradoxes.
2c : En fait, cet âge met en place un enjeu de taille : à la fois, une recherche d’affranchissement par rap­
port à l’enfance, et une acquisition de la personnalité, tout en privilégiant la réussite scolaire dans le
but de devenir adulte.
2e : Parfois, c’est dur, d’autres fois c’est facile mais sans intérêt.
2b : Mais en général, c’est une période relativement agréable, contrairement aux poncifs/clichés-stéréoty-
pes en vigueur.
2f : Les adolescents disent apprécier leur vie scolaire moins au travers de l’école qu’au travers de la
conquête de la liberté, des rapports sociaux liés à la connivence des discussions, à l’intimité du grou­
pe, aux amourettes, dans un climat de frivolité.
L’objectif de la jeunesse (groupe C)
3a : L’objectif final est plus basé sur la réussite scolaire pour assurer l’avenir que sur des principes moraux.
3c : La peur de la punition parentale est moins grande que le risque de l’échec.
3b : Peu importe si le jeune est amoureux à condition que cette relation n’atteigne pas à son succès au bac.
3d : Les jeunes trouvent leur bonheur dans un équilibre entre engagements et abnégations.
3e, 3f : S’ils arrivent à la stabilité, dans ce cas, ils peuvent s’adonner à des loisirs susceptibles de devenir
une profession, puisque ce qui compte n’est pas forcément le diplôme.
3g : Enfin, il faut aider les jeunes, par la stabilité de l’emploi, à quitter cet état qui demeure sans nul doute
un avantage, s’il n’est pas vécu comme une obligation.

C. PLAN (Étapes à développer)


Thème : L’avenir de la jeunesse
Raisons : La jeunesse est un âge où l’adolescent se cherche.
Arguments :
• La jeunesse : un état en renouveau

\. Par la cassure des schémas sociaux, l’étirement de la scolarisation, le renforcement de l’individu-

MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION ÉCRITE EDITIONS 0TEGOS


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DES NIVEAUX B1, B2&SbB2 www.editionsteqos.com
alité, on assiste à un étalement de l’âge de la jeunesse bien au-delà des 25 ans.

• La jeunesse avec ses aspects négatifs et positifs

'N * - La longévité de cet état est souvent décrite avec ses aspects négatifs : anxiété et soucis dus à
l’instabilité professionnelle ou aux difficultés des études, poids de la société
- On demande beaucoup de qualités aux jeunes qui se débattent dans des paradoxes.
* - En fait, cet âge met en place un enjeu de taille : à la fois, une recherche d’affranchissement par
rapport à l’enfance, et une acquisition de la personnalité, tout en privilégiant la réussite scolaire
\. dans le but de devenir adulte.
- Parfois, c’est dur, d’autres fois c’est facile mais sans intérêt.
* - Mais en général, c’est une période relativement agréable, contrairement aux poncifs/clichés-sté-

\ réotypes en vigueur.
- Les adolescents disent apprécier leur vie scolaire moins au travers de l’école qu’au travers de la
conquête de la liberté, des rapports sociaux liés à la connivence des discussions, à l’intimité du
groupe, aux amourettes, dans un climat de frivolité.

• L’objectif de la jeunesse

- L’objectif final est plus basé sur la réussite scolaire pour assurer l’avenir que sur des principes mo-
raux.
\ - La peur de la punition parentale est moins grande que le risque de l’échec.
* - Peu importe si le jeune est amoureux à condition que cette relation n'atteigne pas à son succès au
X * bac.
- Les jeunes trouvent leur bonheur dans un équilibre entre engagements et abnégations.
* - S’ils arrivent à la stabilité, dans ce cas, ils peuvent s’adonner à des loisirs susceptibles de devenir
une profession, puisque ce qui compte n’est pas forcément le diplôme.
Conclusion : Enfin, il faut aider les jeunes, par la stabilité de l’emploi, à quitter cet état qui demeure sans
nul doute un avantage, s’il n’est pas vécu comme une obligation.

D. R E F O R M U L A T IO N (Synthèse d’idées)
Par la cassure des schémas sociaux, l’étirement de la scolarisation, le renforcement de l’individualité, on
assiste à un étalement de l’âge de la jeunesse bien au-delà des 25 ans.
Certes, la longévité de cet état est souvent décrite avec ses aspects négatifs : anxiété et soucis dus à
l’instabilité professionnelle ou aux difficultés des études, poids de la société... Il est vrai que I on demande
beaucoup de qualités aux jeunes qui se débattent dans des paradoxes. En fait, cet âge met en place un
enjeu de taille : à la fois, une recherche d’affranchissement par rapport à l’enfance, et une acquisition de
la personnalité, tout en privilégiant la réussite scolaire dans le but de devenir adulte. Parfois, c’est dur,
d’autre fois, c’est facile mais sans intérêt. Mais en général, c’est une période relativement agréable,
contrairement aux poncifs/clichés-stéréotypes en vigueur. En effet, les adolescents disent apprécier leur
vie scolaire moins au travers de l’école qu’au travers de la conquête de la liberté, des rapports sociaux
liés à la connivence des discussions, à l’intimité du groupe, aux amourettes, dans un climat de frivolité.
Certes, ils sont prêts à entreprendre des projets au sein de l'école, tels que la création et la rédaction
d’un journal scolaire pour faire entendre leur voix, les manifestations culturelles ou également les campa­
gnes de bénévolat. Les jeunes trouvent leur bonheur dans un équilibre entre engagements et abnéga­
tions. S'ils arrivent à la stabilité, dans ce cas, ils peuvent s'adonner à des loisirs susceptibles de devenir
une profession, puisque ce qui compte n’est pas forcément le diplôme.
Néanmoins, l’objectif final des adolescents est plus basé sur la réussite scolaire pour assurer l’avenir que
sur des principes moraux. La peur de la punition parentale est moins grande que le risque de l’échec.
Peu importe si le jeune est amoureux à condition que cette relation n’atteinte pas à son succès au bac.
Enfin, il faut les aider, par la stabilité de l’emploi, à quitter cet état qui demeure sans nul doute un avanta­
ge s’il n’est pas vécu comme une obligation.

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E. P R O D U C T IO N É C R ITE P R O P O S É E (Développement final)
Exemple de réponse :
Monsieur le Directeur,
En tant que délégué d’Élèves de 2e, je me permets de vous annoncer notre intention de créer un journal
mensuel. Cette idée a germé à la lecture de l’article 19 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du
Citoyen que nous avons étudié l’année précédente : «tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expres­
sion, ce qui implique le droit de ne pas être impliqué pour ses opinions et celui de chercher à recevoir et à
répandre sans considération de frontières les informations et les idées par quelque moyen que ce soit».
Jouir de ce droit, encourager, accroître nos capacités à s'exprimer, à produire des débats écrits, c'est
contribuer à former des citoyens libres, actifs et responsables.
Écrire un journal, c'est un véritable projet qui donne du sens à des activités quotidiennes, telles que la
recherche et l'analyse d'informations, la compréhension des médias, l'expression de soi, la production
d'écrits, sa planification et l'écriture proprement dite.
Chaque élève peut ainsi comprendre que l'on agit sur le monde par la parole. C’est un moyen pour lui de
se concentrer plus facilement sur ses écrits, expliquer et justifier son travail, accepter plus facilement la
critique des autres, formuler des questions, des suggestions ou des commentaires.
Créer un journal est souvent une formidable source de motivation pour tous les partenaires de notre
école : élèves, professeurs et parents. À l’aide du journal scolaire, l’élève se place au centre du système
d'apprentissage qui le rend actif dans la construction de ses propres savoirs.
Monsieur le Directeur,
Pour pouvoir mettre en œuvre cette entreprise, je vous demande au nom de tous mes camarades de nous
accorder l’autorisation du lancement du journal scolaire dont la première esquisse est à votre disposition.
Dans l’attente d’une réponse favorable, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de ma
haute considération.

Cyril BONNET
Délégué d’Élèves de 2e

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