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Chapitre 2

Étude de la propagation dans les fibres


optiques

Semestre : 3
Unité d’ enseignement: UEF 2.1.1
Matière 1 : Communications optiques
VHS : 45h00 (Cours: 1h30, TD: 1h30)
Crédits : 4
Coefficient : 2

Prof. Mouloud BOUZOUAD


Département d’Électronique
Faculté de Technologie
Université Amar Telidji de Laghouat
Année universitaire : 2010/2011
MASTER Télécom/ UEF ComNA Chap 1. : Rappels sur les modulations numériques

Sommaire
I INTRODUCTION ________________________________________________ 2
II - APPROCHE GEOMETRIQUE ____________________________________ 2
II.1 L’Optique géométrique, définition et principes généraux ________________________________ 2
II.1.1 Indice de réfraction d’un milieu _____________________________________________________ 3
II.1.2 Notion de chemin optique et principe de Fermat ________________________________________ 3
II.1.2.1 Notion de chemin optique ____________________________________________________ 3
II.1.2.2 Principe de Fermat __________________________________________________________ 4
II.1.2.3 Phénomènes de réflexion et de réfraction : lois de la réflexion et de la réfraction __________ 5
II.1.2.4 Lois de la réflexion __________________________________________________________ 6
II.1.2.5 Principe de Fermat et lois de la réflexion _________________________________________ 6
II.1.2.6 Lois de la réfraction _________________________________________________________ 7
II.1.2.7 Principe de Fermat et lois de la réfraction ________________________________________ 7
II.1.2.8 4.5 Réfraction et phénomène de réflexion totale ___________________________________ 8
II.2 Application aux fibres optique _______________________________________________________ 8
II.3 Guidage de la lumière par réflexion totale interne (RTI) _________________________________ 9
II.3.1 Condition de guidage dans une fibre optique ___________________________________________ 9
II.3.1.1 Fibre à saut d’indice ________________________________________________________ 10
II.3.1.2 Fibre à gradient d’indice _____________________________________________________ 10
II.3.1.3 Ouverture numérique d’une fibre optique _______________________________________ 12
II.3.1.4 Profil d’indice d’une fibre ___________________________________________________ 14
II.3.1.5 Modes et interférences ______________________________________________________ 16
III APPROCHE ONDULATOIRE DE LA PROPAGATION DANS LES FIBRES
OPTIQUES _______________________________________________________ 19
III.1 Double nature de la lumière ________________________________________________________ 19
III.2 Aspect corpusculaire de la lumière __________________________________________________ 19
III.3 Aspect ondulatoire de la lumière ____________________________________________________ 19
III.4 Équations de Maxwell ____________________________________________________________ 22
III.5 Propagation du champ électromagnétique : Ondes électromagnétiques ____________________ 22
III.5.1 Compréhension intuitive du phénomène. __________________________________________ 23
III.5.2 Équations de propagation des champs E et B _____________________________________ 23
III.5.3 Résolution ______________________________________________ Erreur ! Signet non défini.
III.6 Caractéristiques des ondes électromagnétiques ________________________________________ 23
III.6.1 Modèle vectoriel de la lumière __________________________________________________ 23
III.6.2 États de polarisation de la lumière _______________________________________________ 24
III.6.3 Production de lumière polarisée _________________________________________________ 25
III.6.3.1 Polarisation rectiligne par réflexion vitreuse, principe général _______________________ 25
III.6.3.2 Polarisation rectiligne par réflexion vitreuse, explication théorique ___________________ 26
III.7 Equation de propagation dans une fibre optique _______________________________________ 29

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I Introduction
Un guide d'onde fabrique à partir d'un matériau non conducteur qui transmet
la lumière (diélectrique), tel que le verre ou le plastique pourrait être un milieu de
transmission idéal, parce qu'il n'est pas sujet aux variations atmosphériques. Les
recherches entreprises dans ce sens aboutissent aux fibres optiques actuelles avec
des pertes de puissance de lumière relativement faibles sur de longues distances.
Nous sommes aujourd’hui dans une période ou le développement des
réseaux Internet est en pleine croissance et le moyen le plus rapide pour transmettre
une information est bien sur la lumière. La transmission sans perturbation d’une
information d’un point A à un point B s’effectue à l’aide d’un guide de lumière (fibre
optique). La fibre optique est au photon ce que le câble coaxial est à l’électron !
Les fibres optiques sont également utilisées en spectroscopie et en
photométrie. Les impératifs ne sont plus alors les mêmes qu'en communication
(utilisation à longueur d'onde unique en général) puisqu'elles doivent transmettre la
bande spectrale la plus large possible et présenter une grande homogénéité du
matériau sur tout le diamètre. Dans les deux cas l'ouverture optique de la fibre joue
un rôle important.
La fibre optique est un guide d’onde cylindrique compose d’aux moins deux
milieux de réfraction différents.
Nous distinguerons deux grands types de fibres, les fibres multimodes (a saut
ou a gradient d’indice) et les fibres monomodes. Les fibres multimodes sont des
fibres utilisées pour des applications « bas de gamme » (courte distance), tandis que
les fibres monomodes sont surtout utilisées pour des applications télécoms et donc
sur de longues distances.
II - Approche géométrique
II.1 L’Optique géométrique, définition et principes généraux
L'optique géométrique est une branche de l'optique qui s'appuie notamment
sur la notion de rayon lumineux. La lumière est vue comme un ensemble de rayons,
émis par la source.
Un rayon lumineux est une notion théorique : il n'a pas d'existence physique. Il
sert de modèle de base à l'optique géométrique, où tout faisceau de lumière est
représenté par un ensemble de rayons lumineux L'optique géométrique consiste à
étudier la manière dont la lumière se propage en ne considérant que la marche des
rayons lumineux.
L'optique géométrique repose sur deux principes fondamentaux :
 Propagation rectiligne de la lumière :
« Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, la lumière se propage en
ligne droite : les supports des rayons lumineux sont des droites ».
 Principe du retour inverse de la lumière :
« Si la lumière suit un trajet quelconque d'un point A à un point B (y compris
dans un système optique), alors la lumière peut suivre exactement le trajet inverse
de B vers A. Autrement dit, le sens de parcours change, mais pas les directions ».

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II.1.1 Indice de réfraction d’un milieu


L’indice de réfraction d'un milieu déterminé pour une certaine radiation
monochromatique caractérise la vitesse de propagation de cette radiation dans ce
milieu, v étant la vitesse de propagation de la radiation considérée dans le milieu
étudié.
Plus précisément, l'indice de réfraction du milieu A par rapport au milieu B est
le rapport des vitesses vB vA , v A et vB étant les vitesses de la même radiation
simple dans les milieux A et B.
Si le milieu B est le vide, la vitesse vB est égale à la constante
c  299 792 458 m/s (célérité de la lumière), et l'indice de réfraction est appelé indice
absolu. Il est toujours supérieur à un car la lumière se propage « plus difficilement »
dans les milieux autres que le vide. Il vaut par définition :
c
n
v
En effet, la vitesse v de la lumière dans un milieu d’indice n vaut bien c n .
L’indice de réfraction, caractérise en quelque sorte le ralentissement de la lumière
par rapport à sa vitesse dans le vide ( c  3.108 m/s c = 3.108 m/s). Comme nous le
verrons plus tard, l’indice dépend de la longueur d’onde du rayon lumineux
considéré.
La vitesse de la lumière dans le vide, appelée également « célérité », est la
vitesse maximale de la lumière v est toujours inférieure à c . L’indice est donc
toujours supérieur ou égal à 1.
Matériau Indice de réfraction
(n)
vide 1
Air (20°C, 1 atm) 1,000292
Verres 1,4 à 1,9
Diamant 2,4
Germanium (semi- ~ 4
conducteur)
II.1.2 Notion de chemin optique et principe de Fermat

II.1.2.1 Notion de chemin optique


Dans un milieu homogène le chemin optique de la lumière pour aller d'un point
A vers un point B, noté 
L A, B 
, est défini comme étant un nombre proportionnel au
temps mis par le rayon pour aller de A à B (ce temps vaut la distance divisée par la
L  A, B 
vitesse), le coefficient de proportionnalité étant tel que est égal à la distance
AB pour un parcours dans le vide.
Si on appelle v la célérité de la lumière dans le milieu, et c la célérité de la
lumière dans le vide, on a donc :
AB AB
L  A, B     t AB     AB
v et c donc   c

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c
L  A, B   AB  n AB
D’où : v

où le coefficient de proportionnalité n est l’indice de réfraction du milieu.


Les chemins optiques s’ajoutent algébriquement ; par exemple, le chemin
optique pour la lumière dans un milieu homogène sur le trajet de A vers B (A‐>B)
suivi du trajet B‐>C est tel que :
L  A, C   L  A, B   L  B, C 

Dans le cas d’un milieu non homogène, on peut toujours considérer deux
points infiniment voisins du milieu, et distants d'une distance ds. Le chemin optique
séparant ces deux points est alors dL = n.ds; dL est l'élément unitaire infinitésimal de
chemin optique.
Pour trouver le chemin optique L(AB) séparant deux points A et B sur cette
courbe, il suffit de faire la somme intégrale de tous les éléments dL sur la
coordonnée curviligne s délimitée par les points A et B :

L A, B    n  ds
AB

II.1.2.2 Principe de Fermat


« La lumière se propage d'un point A à un point B sur une trajectoire telle que
le chemin optique (et donc la durée du parcours) soit stationnaire1 (c’est‐à‐dire
présente un extremum, minimum ou maximum) ».

Une première conséquence du principe de Fermat est la propagation


rectiligne des rayons lumineux dans les milieux homogènes. En effet, dans un milieu
homogène, le temps de parcours est proportionnel à la longueur du trajet, et le
chemin le plus court pour aller d’un point à un autre est la ligne droite.
Dans un milieu homogène, l’indice n est constant et la lumière se propage en
ligne droite.
Une deuxième conséquence de ce principe est que le trajet suivi par la
lumière pour aller d'un point à un autre ne dépend pas du sens de propagation de la
lumière (principe de retour inverse de la lumière).
En fait, le principe de Fermat permet de retrouver toutes les lois de l’optique
géométrique. Il peut servir de postulat général pour la théorie de l’optique
géométrique.

1
La lumière se propage d'un point à un autre sur des trajectoires telles que la durée du parcours soit
stationnaire, que l’on pourra comprendre, pour simplifier, par minimale.

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Un exemple de milieu homogène est le vide ou l’air si la température et la


pression sont constantes.
Le temps de parcours suivant une trajectoire de longueur Lphysique est alors
Lphysique n  Lphysique
t 
v c

II.1.2.3 Phénomènes de réflexion et de réfraction : lois de la réflexion et de la


réfraction
Définition : Dioptre
On appelle dioptre la surface séparant deux milieux transparents, d'indices de
réfraction différents.
Par exemple la surface entre l’air et l’eau.
Définition : Réfraction
Si la lumière se propage en ligne droite dans un milieu homogène et isotrope
(invariant par rotation), elle est déviée lors de la traversée d’un dioptre : c’est le
phénomène de réfraction.
Les rayons demeurent rectilignes dans un milieu homogène et isotrope ; ils
sont déviés lors du franchissement d'un dioptre ou à la rencontre d'une surface
réfléchissante. Les changements de direction aux interfaces correspondent aux
phénomènes de réflexion et de réfraction. La réflexion caractérise un changement de
direction du rayon sur une surface frontière, mais sans changement de milieu (le
rayon incident et le rayon réfléchi voyagent dans le même milieu), la réfraction
correspond à la déviation d’un rayon lors de la traversée de la frontière entre deux
milieux (le rayon incident et le rayon réfractés parcourent des milieux différents).
rayon rayon
incident Réflichi
i r
n1
n2 Normale
au point
d' incidence

La première mention de la loi de la réfraction a été faite par Ibn Sahl autour de
984. Ces lois, connus europe sous le nom de loi de Snell-Descartes, ont été
attribuées à W. Snell en 1621 (en Angleterre) et à R. Descartes (en France) en 1636.
Ces lois permettent de connaître le changement de direction, par réflexion ou
par réfraction, d’un rayon lumineux rectiligne, à la traversée d’une surface (dioptre)
séparant deux milieux homogènes.

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II.1.2.4 Lois de la réflexion


rayon
incident
i
n1
n2
Normale
au point t rayon
d' incidence réfracté
 le rayon incident, la normale au point d’incidence et le rayon réfléchi sont
coplanaires ;
 l’angle de réflexion est égal à l’angle d’incidence (au signe près) : i   r

II.1.2.5 Principe de Fermat et lois de la réflexion


Le chemin optique total entre A et B est
fonction de la position du point d’incidence C :

L A, B   na  b   n x 2  c 2  d  x 2  c 2 
 
Le chemin est extremum pour une position de
C telle que :
dL
0
dx
On trouve par un calcul direct :
dL x dx
 
dx x2  c2 d  x 2  c 2
La position x  x de C qui assure l’extremum est donc telle que :
dL x d  x
0  
dx x x* x2  c 2 d  x2  c 2
x d  x

x2  c 2 d  x2  c 2
x d  x  c 2  d  x x2  c 2
2

 
x2 d  x  c 2  d  x x2  c 2
2 2
 
x2c 2  d  x c 2
2

x2  d  x
2

qui a pour unique solution x  d 2 , ce qui implique l’égalité des angles


d’incidence et de réflexion.

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Remarque :
L’extremum est bien un minimum puisque :
d 2L c2 c2
  0
dx 2 
x2  c2 3/ 2
d  x  c 
2 2 3/ 2

II.1.2.6 Lois de la réfraction


rayon
incident
i
n1
n2
Normale
au point t rayon
d' incidence réfracté
 le rayon incident, la normale au point d’incidence et le rayon réfracté sont
coplanaires ;
 l’angle de réfraction et l’angle d’incidence vérifient la loi d’Ibn Sahl (Snell-
Descartes) :
n1 sin1   n2 sin2 

II.1.2.7 Principe de Fermat et lois de la réfraction


Le chemin optique total entre A et B est fonction de la position du point
d’incidence C :

L A, B   n1a  n2b  n1 x 2  y 2  n2 d  x2  z 2


Le chemin est extremum pour une position
dL
de C telle que : 0
dx
On trouve par un calcul direct :
dL n1 x n2 d  x 
 
dx x y
2 2
d  x 2  z 2
La position x  x de C qui assure
l’extremum est donc telle que :
dL n1x n2 d  x
0  
dx x x x2  y 2 d  x2  z 2
0
dL x
 n1  n2
d  x or, comme le montre la figure, x  sin   et
1
dx x x a b a
d  x
 sin  2  d’où :
b

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n1 sin1   n2 sin2 
On retrouve donc bien la loi de Snell‐Descartes.
d 2L n1 y 2 n2 z 2
  0
dx 2 
x2  y2 
3/ 2
d  x  z 
2 2 3/ 2

Remarque : l’extremum est bien un minimum puisque :

II.1.2.8 4.5 Réfraction et phénomène de réflexion totale


On dit qu’un milieu est plus réfringent qu’un autre si son indice de réfraction
est plus élevé.
Lorsque la lumière va d’un milieu moins réfringent à un milieu plus réfringent
n2  n1  , le rayon réfracté se rapproche de la normale.
Plus l'indice de réfraction n2 est grand, plus le rayon réfracté s'approche de la
normale.
Lorsque l'indice de réfraction n2 est plus petit que n1 (par exemple : passage
du verre à l'air), le rayon réfracté s’éloigne de la normale.
Il existe donc une incidence limite, dite « angle critique » au-delà de laquelle il
n’y a plus de rayon réfracté : on parle de réflexion totale. En appliquant la loi de Ibn
Sahl (Snell‐Descartes) avec  r max  90 , on trouve pour l’angle critique la valeur de :

 
i max  arcsin  n2 
 n1 
Cette propriété est mise à profit dans certains systèmes réflecteurs (prisme à
réflexion totale) et les fibres optiques.

n1  n2
n2

II.2 Application aux fibres optique


Un guide d’onde optique est une structure diélectrique, uniforme le long d’un
axe, capable de transporter de l’énergie électromagnétique à des longueurs d’onde
situées dans les parties infrarouge et visible du spectre sur des distances grandes
devant la longueur d’onde. La fibre optique est un guide à symétrie de révolution.
Un diélectrique est un matériau qui ne possède pas de charges électriques
susceptibles de se déplacer de façon macroscopique. Ainsi, ce milieu ne conduit pas
le courant, il est isolant.
Les caractéristiques typiques d’une fibre optique sont :
• nverre ~ 1.44 – 1.46,

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• n =ncoeur-ngaine = 10-3 à 2.10-2,


• Coeur = 2a = 5 à 50 μm.
La fibre la plus utilisée dans le domaine des télécommunications optiques
haut-débit est la fibre dite monomode standard (SMF28 pour Single Mode Fiber).
Ses diamètres typiques sont (cf. Figure 19) :
• dCoeur = 9 μm,
• dGaine = 125 μm.
Le diélectrique utilisé est dans la plupart des cas de la silice dopée par du :
• Bore qui facilite la fusion du verre, empêche la dévitrification et améliore
la résistance à l'eau),
• Germanium (nGe ~ 4.2 @ 1550 nm@300°K) qui permet suivant sa
concentration d’augmenter l’indice du verre,
• Autres ingrédients sont également utilisés. Cette cuisine relève souvent
du secret industriel dans un domaine qui est très concurrentiel.
II.3 Guidage de la lumière par réflexion totale interne (RTI)
La loi de réfraction montre que si la lumière passe d’un milieu 1 moins réfringent vers
un milieu 2 plus réfringent, alors il existe un angle d’incidence critique pour lequel la
lumière est entièrement réfléchie dans le premier milieu : on parle alors de réflexion
totale.
II.3.1 Condition de guidage dans une fibre optique
Le guidage de la lumière dans une fibre optique repose sur ce principe de la réflexion
totale à l’interface entre le cœur et la gaine optique où les indices de réfraction sont
différents.
gaine ng


o 
c z
coeur nc Lumière guidée par réflexion totale

gaine
Fig.Ι.2 : Principe de propagation dans une fibre optique.
La loi d’Ibn Sahl (Snell-Descartes) permet de relier l’angle de la lumière incident à
l’angle réfracté en fonction des indices des milieux :
nc sin i   ng sint 

Pour n1 > n2, il existe un angle d’incidence θc, appelé angle critique, pour lequel la
lumière n’est pas transmise et au-delà duquel elle est totalement réfléchie, c’est bien
entendu la réflexion totale.

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II.3.1.1 Fibre à saut d’indice


Pour que le guidage soit possible, il faut que les rayons soit injectés dans la fibre
sous un angle  tel que l’angle  à l’interface cœur/gaine soit supérieur à l’angle
limite lim défini par :

  ng
nc sin  lim   ng sin  soit : sin  lim  
2 nc
Le guidage est possible lorsque :    lim d’où sin 2    sin 2  lim  donc pour le cas où le
milieu d’entrée est de l’aire, n1  1 , nous obtenons : sin i   nc 1  sin 2  lim  finalement
2
 ng 
sin  i   nc 1   
 nc 

La condition de guidage peut se mettre sous la forme : sin  i   nc 2  ng 2


L’angle limite  i lim défini par : sin  i lim  nc 2  ng 2 représente l’angle
d’acceptance de la fibre, il y a donc guidage si :  i   i lim .

II.3.1.2 Fibre à gradient d’indice


Dans un milieu d’indice constant, la durée de propagation de la lumière selon l’axe
est évidemment la plus courte. Pour limiter l’écart entre cette durée minimale et la
durée de propagation lorsque la trajectoire est une courbe, il faut que l’indice du
milieu décroisse du centre vers la périphérie. C’est effectivement ce qui est réalisé
dans les fibres à gradient d’indice : l’indice n diminue du centre vers les bords
suivant une fonction nr  , appelée le profil d’indice, déterminée par les lois de
propagation. Le profil d’indice est une représentation de la variation d’indice dans le
cœur de la fibre. Dans une fibre multimode, la puissance lumineuse acceptée en un
point de sa section droite est proportionnelle à la différence entre l’indice au point M
(point d’injection de la lumière) et l’indice de la gaine.
En considérant la fibre à gradient comme un empilement de couches concentriques
de faible épaisseur e , d’indice décroissant, la propagation est ramenée à une
succession de réfraction sur des surfaces localement planes.

Figure 1 Variation de l’indice de réfraction du cœur d’une fibre à gradient


d’indice, vue comme un empilement de couches concentriques
D’après le paragraphe précédent, le rayon s’incurve et tend à devenir parallèle à
l’axe Oz de la fibre. Nous avons :
n1 cos1   n2 cos 2   ...  ni cosi   cste

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ni étant l’indice de réfraction de la i ème couche et  i l’angle de réfraction au point I i .


Avec au M point nous somme dans la première couche donc, n1  nM  et nous
obtenons :

n1 cos1   nM  cos1   nM  1  sin 2 1   cste

En remplaçons sin 1  par son expression en fonction de l’angle d’injection  M 


nous obtenons :
n1 cos1   nM  cos1   k  cste

sin 2  M 
 nM  1  sin 2 1   nM  1   k  cst
n2 M 

 n 2 M   sin 2  M   k  cst
La quantité k , pour un point d’injection M fixé, est constante et ne dépend que de
l’inclinaison initiale  M  du rayon incident et de l’indice local nM  . Elle est
indépendante du trajet suivi par le rayon et peut se calculer en un point quelconque
de celui-ci. Pour que le guidage soit possible, il faut que la trajectoire du rayon puisse
devenir parallèle à l’axe Oz avant d’atteindre l’interface cœur/gaine (sinon, ce rayon
passe dans la gaine et est perdu pour le guidage). La situation extrême dans laquelle
la trajectoire devient tangente à l’interface cœur/gaine (  lim  0 ) constitue la limite
inférieure k min de k au-delà de laquelle le guidage n’est plus assuré. A l’interface
cœur/gaine nous somme au niveau de la dernière couche et, ni  nlim  ng .

Au point M nous somme au niveau du cœur où nM   nc et l’indice de réfraction est


maximal.
Nous avons donc nc  k  klim .

gaine ng

coeur klim  ng  coslim  0

nM 

En conclusion, nM cos1   k  n 2 M   sin 2  M   Cste , un rayon sera guidé en


M si :

nM  cos1   k  n2 M   sin 2  M   cste

nM   nM  cos1   n2 M   sin 2  M   cste  ng

n2 M   n2 M   sin 2  M   ng

Autrement dit : sin M   n2 M   ng2 .

Pour une fibre à gradient d’indice, l’angle d’acceptante local (ou ouverture numérique
locale) est défini par :

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sin M   n 2 M   ng2

Remarque 1 : Le raisonnement du paragraphe précédent sur la fibre à gradient


d’indice est évidement applicable aux fibres à saut d’indice, dans ce cas on a :

nM   nc et sin    nc2  ng2

sin 2  lim  n 2 M   ng2


cos lim   1  sin  lim   1  2
2
 1
n M  n 2 M 
Les rayons injectés dans la fibre au point M seront donc guidés si leurs angle
d’inclinaison dans le cœur est inférieur à  lim .

II.3.1.3 Ouverture numérique d’une fibre optique


Les relations de réfraction induisent des angles limites qui permettent le guidage du
signal lumineux au sein d'une fibre optique.
On introduit donc la notion de cône d'acceptance ou encore ouverture numérique
d'une fibre. Elle définit l'angle d'incidence limite permettant le guidage du signal
lumineux. En réalité, l’angle d'incidence limite permit de définir un cône autour de
l’axe de la fibre.
Les rayons lumineux arrivant à l'entrée de la fibre, vont subir différents scénarios en
fonction de leur angle d'incidence.
Tout d'abord, nous avons le rayon de couleur verte, qui arrive avec un angle
supérieur à l'angle d'incidence limite (donc en dehors du cône). Ce rayon ne sera
pas guidé de bout en bout à l'intérieur de la fibre, mais sera dispersé dans les
premiers millimètres de la gaine de la fibre. Ensuite, nous avons le rayon rouge, qui
arrive dans la fibre avec un angle d'incidence limite. Il sera lui guidé jusqu'au bout de
la fibre, mais avec une direction parallèle à l'axe de la fibre. Enfin, le rayon bleu, qui
entre dans la fibre avec un angle d'incidence inférieur à l'angle limite. Il sera guidé de
façon normale, c'est à dire en suivant le principe de réflexion totale interne au sein du
cœur de la fibre.

L’ouverture numérique correspond, donc, à la valeur maximale que peut prendre le


sinus de l'angle d'acceptance.

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Cône d' acceptance

 lim

 Cas de la fibre à saut d’indice :

ON  sin  lim   nc2  ng2

 Cas de la fibre à gradient d’indice :

ON  sin lim   n 2 M   ng2

or nM   nc , donc nous avons :

ON  sin lim   nc2  ng2

La quantité sin  lim  est maximal sur l’axe, donc, quel que soit le type de fibre
nous avons :

ON  sin  lim   nc2  ng2

  nc  ng étant très petit, il est possible d’écrire nc  ng  2nc , d’où :

ON  nc2  ng2  nc  


 ng nc  ng  2nc  n

Remarque 1 : Compte tenu de l'uniformité axiale de la fibre, les rayons guidés dans
le cœur émergent par la face de sortie dans un cône dont le demi-angle au sommet
est égal à l'angle d'acceptance. On peut donc déterminer l'ouverture numérique
d'une fibre en mesurant le sinus du demi-angle au sommet du cône de rayonnement
le plus souvent observé en sortie de fibre.
Remarque 2 : Pour une fibre à gradient d'indice, on définit l'ouverture numérique
locale ON M  telle que :

ON M   sin M   n 2 M   ng2

Définition de l’ouverture numérique (ON) : L’ON est indépendante du profil


d’indice de réfraction de la fibre considérée. Elle est reliée aux indices de réfraction
du cœur et de la gaine de la fibre comme présenté dans l’équation suivante :

ON  sin  lim   nc2  ng2

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Figure 02 : Ouverture Numérique  ent   max

II.3.1.4 Profil d’indice d’une fibre


Le profil d’indice d’un guide définit la variation transverse de l’indice, selon la
direction x dans notre cas. Un guide est complètement défini par son profil d’indice.
En pratique, divers profils d'indice sont utilisés selon le type d'application. La Figure
ci-dessous en donne quelques exemples. Le plus simple à fabriquer est le profil à
saut d'indice dans lequel la fibre est constituée de deux zones concentriques
homogènes avec un saut brutal d'indice a l'interface cœur-gaine. Le plus souvent,
une enveloppe protectrice supplémentaire recouvre la gaine et assure une protection
à la fois mécanique et surtout optique vis-à-vis de la lumière extérieure mais ne
participe pas au guidage. De nombreux autres profils existent suivant les applications
visées.
Le profil lumineux PM  en sortie de la fibre représente le profil d’indice. Dans la
mesure où l’on peut assimiler le sommet du cône de sortie à une source
lambertienne de surface S et de luminance axiale L0 , on peut évaluer la puissance
PM  injectée au point M avec la loi suivante : PM   L0  S  M  , ou
M   2  1  cos M  représente l’angle solide correspondant au cône lumineux
qui sera guidé dans le cœur. Si l’angle d’acceptance  M  est assez petit on a :

 2 M  sin 2  M  ON 2 M 
cos M   1  1 1
2 2 2
 
PM   L0  S  ON 2 M  ou encore avec ON M   2nc  nM   ng on arrive à :

PM   2  L  S  nM   n  n
0 g c

avec 2  L0  S  nc   , nM  indice au point M , PM  puissance lumineuse en sortie


au point M , n g indice de la gaine.

La calibration de l’échelle des indices (détermination de  ) s’effectue à partir de la


connaissance de n .
Dans une fibre à gradient d’indice, l’indice diminue de manière continue de nc (valeur
de l’indice sur l’axe optique) jusqu’à n g (indice de la gaine).

Pour une loi du gradient d’indice de la forme :

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r
nr   1  2  
a
Avec :
nc  ng

ng
a : le rayon du cœur de la fibre optique
 : exposant de profil (   1 pour un profil triangulaire ;   2 pour un profil
parabolique).

profile d' indice parabolique


nr  profile à saut d' indice
ng   2
  

  10
 4
 2
nc  1

r1 r
0 r1
Figure Différents profils d’indice de fibres optiques, pour différentes valeurs de 
Figure profile d’indice de la fibre optique

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II.3.1.5 Modes et interférences


Quand la condition    lim est remplie, le guide contient une superposition d’ondes
réfléchies. Ces ondes interfèrent entre elles, ce qui conduit à une atténuation
importante de l’amplitude si ces interférences sont destructives. L’onde ne peut se
propager dans la fibre que si l’angle  vaut une certaine valeur discrète  p .C’est-à-
dire, en plus de la condition de la réflexion totale,  doit vérifier la condition
d’interférence constructive. Cette condition est donnée par (voir Annexe = :

sin  p   p (2)
2a
L’intensité lumineuse dans la fibre est la même que celle qui provient d’un réseau de
pas égal à 2a et le nombre de modes permis est limité.
a. c) Nombre de modes
Pour que l’onde puisse se propager à l’intérieur d’une fibre optique, deux conditions
sont nécessaires :
ng
 La première est liée à la condition de réflexion totale dans la fibre : cos  
nc
 La deuxième est liée à la condition d’apparition des interférences

constructives : sin    p
2a
En effet, la condition de réflexion totale dans la fibre optique limite l’éventail des
rayons lumineux qui peuvent se propager au faisceau dont l’angle d’incidence est
compris entre 0 et  l (angle qui définit l’ouverture numérique). Autrement dit pour
qu’un rayon puisse se propager il doit arriver sur la fibre avec un angle d’incidence
inférieur à  l . Mais cette condition est une condition nécessaire mais pas suffisante,
autrement dit tous les rayons qui vérifient cette condition ne peuvent pas
nécessairement se propager dans la fibre. Seuls ceux qui vérifient une deuxième
condition, dite la condition d’apparition des interférences constructives, peuvent se
propager. Les autres, produisent des interférences destructives et sont fortement
atténués. En réalité, seul un nombre fini d’angles vérifient les deux conditions
simultanément et peuvent se propager dans la fibre. Donc on doit avoir :

sin  p   p
2a

sin  p   1  cos 2  p 

Et

sin  p   1  cos 2  p   p
2a

  
2

Nous obtenons donc : 1   p   g avec cos  p   g


n n
 2a  nc nc
De cette équation nous pouvons :

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 Définir le diamètre de la fibre nécessaire pour qu’il puisse y avoir


propagation :
 nc
a p
2 n  ng2
2
c

 Les modes qui peuvent se propager dans la fibre de rayon donné a sont :
2
2a  ng 
p 1   
  nc 
Nous avons intérêt à limiter le nombre de modes permis (problème de dispersion).
Cela est réalisé en prenant des indices nc 𝑒𝑡 n g très proches, ainsi qu’un diamètre a
petite.
b. Exercice d’application :
Déterminer le diamètre a du cœur pour que la fibre soit monomode.

sin  p   p
2a
ng ng
sin  lim   qui correspond à cos lim  
nc nc
Pour qu’il y propagation dans la fibre il faut vérifier

cos   cos p   cos lim  


ng
et
nc

  
2

cos p   1  sin  p   1   p   cos lim  


2
ng
 2a  nc
Finalement nous obtenons la condition :

  
2
ng
1  p  
 2a  nc
D’où le rayon de la fibre
 nc
a p
2 n  ng2
2
c

La fibre est monomode si un seul mode peut seulement se propager, soit p  1 et


donc :
 nc
a .
2 n  n g2
2
c

c. Dispersion
Le nombre d’onde k suivant l’axe z est relié à la pulsation  de manière différente
selon les modes. On trouve :

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2 2     2  2 p2
2

k zp  cos p   1  p    2 (3)
   2a  c2 a

k zp dépend de p
Cette équation n’a de solution que si le terme sous le radical du second membre est
positif. Elle montre en particulier qu’à  donnée, les modes ne se propagent pas à la
même vitesse. Dans les mêmes conditions, le mode le plus haut a une vitesse de
groupe supérieur à celle du mode le plus bas.
En effet, le temps t que met un front d’onde pour parcourir une distance z le long du
guide est :
nc z
t
c cos  p 

Si un signal est émis à l’entrée du guide, et se propage suivant deux modes


différents  p ,  q il sera reçu au bout du guide de longueur L avec un décalage
temporel :

nc L  1 1 
t pq  
c  cos  p  cos  p  

d. Distribution de l’amplitude
Pour décrire la distribution de champ dans le guide plan, il nous faut traiter
séparément les trois milieux qui constituent le guide.
L’amplitude totale s’écrit dans ce cas :
 px 
Ap x, z, t   exp  jt  exp  jkz cos  p  cos  (5)
 a 
Remarque : Pour le mode zéro ( p  0 ), il n’y a pas d’onde réfléchie dans cette
approche, et donc il faut supprimer le second terme dans l’expression (5), ce qui
donne :
A0 x, z, t   exp  jt  exp  jkz 
e. Cas d’un guide rectangulaire
Nous allons essayer de généraliser les résultats précédents au cas d’un guide
d’onde rectangulaire, de largeur a selon x et de longueur b selon y , permettant à
une onde incidente de se propager à l’intérieur du guide.
Comme au paragraphe précédent, les interférences ne seront constructives que si
les deux conditions suivantes sont satisfaites :
 
sin  p   p et sin  q   q (6)
2a 2b
On peut alors reprendre le raisonnement précédent et calculer l’amplitude totale pour
ces modes.
 px   qy 
Apq x, z, t   cos   cos  (7)
 a   b 

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III Approche ondulatoire de la propagation dans les fibres optiques


III.1 Double nature de la lumière
La lumière est pour nous aujourd’hui une forme particulière d’énergie. Elle se
manifeste tantôt comme une onde (aspect ondulatoire), tantôt sous la forme d’un flot
de particules élémentaires appelées photons (aspect corpusculaire). On parle du
principe de dualité onde-corpuscule.
En photographie, les deux aspects de la lumière sont importants.
Par exemple, la formation de l’image latente en photographie argentique ou la
conversion opto‐électronique à la base du fonctionnement des capteurs numériques
ne s’expliquent qu’en considérant la lumière comme un ensemble de photons.
Par exemple, si la lumière avait la structure continue que laisserait prévoir l'analogie
avec les ondes acoustiques (par exemple), tous les grains d’une émulsion, supposés
identiques, recevant un même éclairement seraient simultanément soumis à son
action.
À l’inverse, certains effets optiques comme la diffraction de la lumière par le
diaphragme d’un objectif photo ou la polarisation de la lumière ne s’expliquent que
dans le cadre d’un modèle ondulatoire de la lumière.

III.2 Aspect corpusculaire de la lumière


À une onde électromagnétique harmonique de fréquence f donnée correspondent
des photons d’énergie p g E fixée par la relation de de Broglie :
E   f
où  est une constante fondamentale de la physique, appelée constante de Planck.
Elle a les mêmes unités qu’un moment angulaire (Joule.seconde). Elle vaut :
  6.626  1034 J  s
L’énergie s’exprime habituellement en joules. Mais le Joule n’est pas une unité
appropriée pour exprimer l’énergie des photons de lumière visible. On utilise plutôt
l’électron‐volt (eV). La correspondance se fait au travers de l’équivalence :
1 eV  1.6  1014 J
Par exemple, pour une onde de longueur d’onde   450 nm (lumière de couleur
bleue), on trouve une fréquence f  6.66 1014 Hz et donc dans chaque photon une
énergie E  4.414 1019 J  2.76 eV . De la même manière, une onde de longueur
d’onde   750 nm (lumière de couleur rouge), on trouve une fréquence
f  3.99 1014 Hz et donc dans chaque photon une énergie E  2.65 1019 J  1.66 eV .
Un photon bleu est donc plus énergétique qu’un photon rouge.
L’énergie des photons augmente avec la fréquence de l’onde électromagnétique.
Des photons de haute énergie peuvent avoir des effets néfastes sur l’organisme.
III.3 Aspect ondulatoire de la lumière
La lumière désigne les ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est‐à‐
dire comprises dans des longueurs d'onde de 0,38 à 0,78 micron (380 nm à 780 nm,
le symbole nm désignant le nanomètre, 1 nm=10‐9 m). Les lois de Maxwell (théorie

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de l’électromagnétisme), ou dans une certaine limite les lois de l'optique


géométrique, décrivent bien le comportement de ces ondes.
Les phénomènes lumineux s’expliquent selon la théorie électromagnétique par la
 
propagation simultanée d'un champ électrique E et d'un champ magnétique B ,
constamment perpendiculaires entre eux, ainsi qu'à la direction de propagation, et
dont les valeurs pour une onde monochromatique sont des fonctions sinusoïdales du
temps t .
À chaque instant, la vibration des champs électrique et magnétique se fait donc dans
une direction perpendiculaire à la direction de propagation de la lumière : on appelle
plan d’onde (P) ce plan perpendiculaire au « rayon lumineux ».

Comme toutes les ondes, les ondes électromagnétiques possèdent une double
périodicité : la périodicité du phénomène dans l’espace est mesurée par la longueur
d’onde λ (en m), tandis que la périodicité dans le temps est mesurée par la période T
(en s) ou son inverse, la fréquence ν (en Hz).

On a entre ces grandeurs la relation fondamentale :


c
  c T 
f
où c est la vitesse de la lumière dans le vide (ou célérité), égale à :
c  299 792 458 m s c  3 108 m s
L’ensemble des fréquences possibles de rayonnement porte le nom de spectre
électromagnétique. Il est en général divisé en sept régions plus ou moins distinctes.
Les divisions entre les différentes plages de rayonnement reposent plutôt sur des
circonstances historiques que sur des critères physiques, c’est pourquoi elles se
chevauchent parfois. La lumière a évidemment été découverte la première, puis
l’infrarouge (1800), l’ultraviolet (1801), les ondes radio (1888), les rayons X (1895),
les rayons gamma (1900) et enfin les micro‐ondes, qui sont venues s’insérer dans
l’espace compris entre les ondes radio et l’infrarouge.
On voit sur la figure suivante que si la longueur d’onde peut se chiffrer en kilomètres
(pour les ondes radioélectriques), mètres, ou éventuellement millimètres, sa valeur
n’est, pour les ondes lumineuses, que de quelques dix‐millionièmes de mètres ; on
utilise généralement pour l’exprimer, le milliardième de mètre, ou nanomètre (nm).

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Table 1 : Ondes électromagnétique


OEM fréquence Longueur d’onde Application
Rayons X 3000 THz < 100 nm Imagerie médicale
Radiographie
Rayons UV 750 à 3000 THz 400 à 100 nm Banc solaire
Lumière visible 385 à 750 THz 780 à 400 à nm Vision humaine,
photosynthèse
Infrarouges 0.3 à 750 THz 1 mm à 780 à nm chauffage
EHF : Fréquences 30 à 300 GHz 0.01 m à 1 mm Radars,
extrêmement communication par
hautes satellites
SHF : superhautes 3 à 30 GHz 0.1 à 0.01 m
fréquences
UHF : Ultrat 0.3 à 3 GHz 1 à 0.1 m Télévision, radars,
hautes fréquences téléphone mobiles,
hyperthermie,médicale
VHF : Très hautes 30 à 300 MHz 10 à 1 m Télévision, radio FM
fréquences
HF : Hautes 3 à 30 MHz 100 à 10 m Soudage, collage
fréquences
MF : Fréquences 0.3 à 3 MHz 1 km à 100 m Radiodiffusion MO-
moyennes PO, diathermie
médicale
LF : Basse (Low) 30 à 300 KHz 10 à 1 km Radiodiffusion GO,
fréquences four à induction
VLF : très (very) 3 à 30 KHz 100 à 10 km Radio-communication
basse
(Low)fréquences
VF: frequencies 0.3 à 3 KHz 1000 à 100 km Transmission de
audio données vocales,
chauffage par
induction
ELF (EBF) : 3 à 300 Hz 100 000 à 1000 Transport et
Extrêmement km distribution de
basses 50 Hz 6000 km l’électricité,
Fréquences électroménager
Champ 0 Hz infinie Boussole
magnétique
terrestre

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III.4 Équations de Maxwell


Les équations de Maxwell dans la forme définitive ont été publiées en 1864.
L'objet fondamental de l'électromagnétisme est de décrire les interactions qui
s'exercent à l'intérieur d'un système de particules chargées. Rappelons brièvement la
structure logique de la théorie électromagnétique.
Dans un repère galiléen R, la force F (r , t ) qui s'exerce sur une particule de
charge q dont la vitesse par rapport à R est v(r , t ) est donnée par la loi de force de
Lorentz : F  q ( E  v  B) . Cette expression définit dans R un être physique
E (r , t ) , B(r , t ) appelé champ électromagnétique. Le problème général de
l'électromagnétisme est résolu si l'on sait calculer ce champ à partir de la distribution
de charges,  (r , t ) (densité de charge), et de courants, J (r , t ) (densité de courant,
qui le crée.
Les équations de Maxwell, sont donc, le système de 4 équations suivantes,
présentées soit sous leur formes locales (différentielles) soit sous leur formes
globales (intégrales), qui permet de calculer le champ ( E , B ) à partir de sa source
(  ; J (r , t ) ). Commençons par énoncer les 4 équations de Maxwell :
Forme locale Forme intégrale
Équation du flux magnétique (M)
B  0  S
B  dS  0, S
Équation de Maxwell Faraday (MF)
B  d
E  
t  C
E  dl   B  dS  
t S dt
Équation de Maxwell Gauss (MG)
 Q
E 
0  E  dS 
0
Équation de Maxwell Ampère (MA)

  B  0  J   0
E 
 C B dl  0 iS  S J D  dS 
 t 
Équation de Maxwell Faraday (MF)
B  d
E  
t  C
E  dl   B  dS  
t S dt
On peut distinguer dans les équations ci-dessus deux couples d’équations :
 un premier couple (M et MF) qui exprime des propriétés intrinsèques du
champ électromagnétique.
 un second couple (MG et MA) qui exprime le lien entre le champ ( E , B ) et
sa source (  , J ). Montrons tout de suite que ce second couple des
équations de Maxwell «contient» l'équation de conservation de la charge.
III.5 Propagation du champ électromagnétique : Ondes électromagnétiques
Nous montrons ici, comment la structure des équations de Maxwell permet de
prévoir l'existence de ce phénomène : la propagation du champ électromagnétique.

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III.5.1 Compréhension intuitive du phénomène.


La propagation est une conséquence du couplage entre des champs E et B .
Imaginons que soit créée dans une petite région de l'espace une perturbation du
champ électrique (variation de E dans le temps). Le terme  0 E t crée dans le
voisinage de cette région un champ B variable (équation MA). Cette variation de B ,
crée dans son propre voisinage un nouveau champ électrique (équation MF). Ce
champ électrique variable engendre à son tour un champ magnétique...On conçoit
ainsi comment une perturbation du champ électromagnétique peut se propager de
proche en proche.

III.5.2 Équations de propagation des champs E et B


Nous cherchons à obtenir à partir du système des équations de Maxwell deux
équations « découplées » ne contenant plus respectivement que E et que B . Pour
obtenir l'équation relative à E , le plus simple est d'exprimer le rotationnel de
l’équation MF, et en utilisant la formule :
 B  
   
    E     E  2E       B   (1)
 t  t
   E 
     2 E   0  J   0  (2)
 0  t  t 
En introduisant dans les deux membres les expressions fournies par MG et MA,
on en déduit la première équation cherchée :
2E 1 J
 2 E   0 0    0 (3)
t 2
0 t
De manière symétrique, en prenant le rotationnel de MA, on a :
 E 
   
    B     B   2 B  0v  J  0 0    (4)
 t 
En tenant compte de M et de MF, on en déduit :
2B
 B   0 0 2   0   J
2
(5)
t
En un point où   0 , J  0 , les champs E et B satisfont à la même équation de
propagation :
 2 2E
  E    0
t 2
0 0

 (6)
 2 B     B  0
2

 0 0
t 2
Les champs E et B satisfont aux équations de propagation.
III.6 Caractéristiques des ondes électromagnétiques
III.6.1 Modèle vectoriel de la lumière
Les phénomènes lumineux s’expliquent selon la théorie électromagnétique par la
 
propagation simultanée d'un champ électrique E et d'un champ magnétique B ,

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constamment perpendiculaires entre eux, ainsi qu'à la direction de propagation, et


dont les valeurs pour une onde monochromatique sont des fonctions sinusoïdales du
temps t .

À chaque instant, la vibration des champs électrique et magnétique se fait donc dans
une direction perpendiculaire à la direction de propagation de la lumière : on appelle
plan d’onde (P) ce plan perpendiculaire au « rayon lumineux».
III.6.2 États de polarisation de la lumière

Une onde est dite non polarisée si E a une direction qui varie aléatoirement dans le
plan d'onde (P) au fil du temps et de la propagation : c'est le cas de la lumière
naturelle. Par convention, on représente l’état de polarisation d’une lumière par une
double flèche, représentant la direction d’oscillation du champ électrique. Pour une
lumière non polarisée, cette flèche a donc une direction aléatoire dans le plan
d’onde.


Une onde est dite polarisée rectilignement si E a une direction bien définie dans
l'espace.

Pour une lumière polarisée de manière rectiligne, l'extrémité du vecteur E décrit un
segment de droite dans le plan d'onde (P). Dans l’espace, l’extrémité du vecteur
décrit une sinusoïde.
Une onde est polarisée elliptiquement si l'extrémité de son vecteur champ

électrique E décrit, au cours du temps, une ellipse dans le plan d'onde « P ».

L'origine du vecteur E est au centre de l'ellipse. Dans l’espace, l’extrémité du

vecteur E décrit un pas d’hélice elliptique.
Une onde est polarisée circulairement si l'extrémité de son vecteur champ

électrique E décrit, au cours du temps, un cercle dans le plan d'onde « P ». L'origine
 
du vecteur E est au centre du cercle. Dans l’espace, l’extrémité du vecteur E décrit
un pas d’hélice circulaire.

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a  b  c b 
Figure 2 Polarisation d’une onde lumineuse : (a) rectiligne, (b) elliptique et (c)

circulaire, (d) pas d’hélice circulaire décrit par le vecteur E , dans l’espace,
pour une onde est polarisée circulairement.
III.6.3 Production de lumière polarisée

III.6.3.1 Polarisation rectiligne par réflexion vitreuse, principe général


La réflexion de la lumière sur certains matériaux (comme les verres)
transforme son état de polarisation. En effet, la réflexion n'est pas identique selon la
polarisation de la lumière incidente sur le verre. Pour décrire ce phénomène, on
décompose la polarisation de la lumière en deux polarisations rectilignes
orthogonales entre elles, notées s et p dont les directions sont liées au plan
d’incidence. La polarisation s (polarisation transverse électrique ou TE) est
perpendiculaire au plan d'incidence, et la polarisation p (polarisation transverse
magnétique ou TM) est contenue dans ce plan.

La lumière est plus ou moins réfléchie ou transmise selon qu'elle est polarisée
de type s ou de type p. De plus, la proportion de lumière réfléchie dépend de l’angle
d’incidence. En particulier, pour un angle d’incidence, appelé angle de « Brewster »,
la polarisation p (transverse magnétique) est complètement absorbée, et la lumière
réfléchie possède une polarisation rectiligne de type s (transverse électrique). On
peut utiliser cette propriété pour obtenir de la lumière polarisée rectilignement. Ainsi
si un miroir (M) d'indice n (c’est‐à‐dire
séparant des milieux d’indices n1 et n 2
avec n  n2 n1 reçoit un faisceau de
lumière naturelle sous une incidence  IB
(dite de Brewster) telle que : tan IB   n ,
la lumière réfléchie est polarisée
rectilignement et son vecteur champ
électrique est perpendiculaire au plan
d'incidence.

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III.6.3.2 Polarisation rectiligne par réflexion vitreuse, explication théorique


La théorie de l’électromagnétisme permet de calculer les coefficients de
Fresnel, introduits par Augustin Jean Fresnel (1788‐1827) dans la description des
phénomènes de réflexion-réfraction des ondes électromagnétiques à l'interface entre
deux milieux, dont les indices de réfraction sont différents.
Ces coefficients permettent de calculer les amplitudes des ondes réfléchies et
transmises en fonction de l'amplitude de l'onde incidente. On définit le coefficient de
réflexion en amplitude r et le coefficient de transmission en amplitude t du champ
électrique par :
Er E
r et t  t
Ei Ei
Les énergies lumineuses réfléchie et transmise par l’interface sont
proportionnelles respectivement aux coefficients de réflexion  et de transmission 
en énergie, qui sont donnés par les carrés des coefficients de réflexion et de
transmission en amplitude :   r 2 et τ  t 2
Ces coefficients dépendent :
 des constantes diélectriques des milieux d'entrée et de sortie,
respectivement ε1 et ε2 et donc des indices de réfraction n1 et n2 des deux
milieux séparés par la surface.
 des angles d'incidence  i  1 et de réfraction‐transmission  t   2
 de l’état de polarisation des ondes incidentes, ce qui amène à une
polarisation éventuelle d'une onde incidente initialement non polarisée.
Dans le cadre de la théorie de l’électromagnétisme, ces coefficients sont
obtenus en considérant les relations de continuité à l'interface des composantes
tangentielles des champs électriques et magnétiques associés à l'onde.

Lois de réfraction : n1 sin1   n2 sin2 

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Formules de Fresnel

Cas de l’onde transverse électrique (polarisation s) Cas de l’onde transverse magnétique (polarisation p)

Formules de Fresnel

n1 sin 1   n2 sin  2  2n1 cos1  n2 cos1   n1 cos 2  2n1 cos1 


rTE  tTE  rTM  tTM 
n1 sin 1   n2 sin  2  n1 sin 1   n2 sin  2  n2 cos1   n1 cos 2  n2 cos1   n1 cos 2 

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Remarque : en incidence normale, les coefficients de réflexion et de


transmission deviennent simplement :
n1  n2 2n1
 Mode TE : rTE  et tTE 
n1  n2 n1  n2
n2  n1 2n1
 Mode TM : rTM  et tTM 
n2  n1 n2  n1
Courbes des intensités lumineuses réfléchies et transmises

Ces courbes correspondent aux carrés des coefficients de réflexion et de


transmission en amplitude, c’est‐à‐dire aux intensités lumineuses (ou des
puissances) des faisceaux incidents et réfléchis ( // correspond à la polarisation p
ou, transverse magnétique TM et  correspond à la polarisation s ou TE, transverse
électrique).
Ces courbes correspondent à une réflexion vitreuse séparant un milieu moins
réfringent d’un milieu plus réfringent ( n2  n1 ).
On observe sur ces courbes que seules la composantes R// s’annule pour une
valeur intermédiaire de l’angle d’incidence,  iB , appelée l’angle de « Brewster ».
Pour cet angle d’incidence, l’onde de polarisation p , transverse électrique, est donc
complètement transmise. Cet angle s’obtient donc en annulant le coefficient rTM ,
donc :
n2 cos1   n1 cos2 
En multipliant par sin  2  on obtient :
n2 cos1 sin2   n1 cos2 sin2 
Ou encore, en utilisant la loi de la réfraction de Ibn sahl (Descartes-Snell) :
n1 sin1   n2 sin2 
c’est‐à‐dire, cos1 sin1   cos2 sin2  autrement dit, sin21   sin22 

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Comme 1   2 (puisque les milieux ont des indices différents), on déduit :



  21  22 , c’est‐à‐dire finalement : 1   2 
2

En utilisant à nouveau la loi de d’Iben Sehl (Snell-Descartes), l’angle de Brewster


 
est donc solution de l’équation : n1 sin 1   n2 sin   1  soit n1 sin1   n2 cos1  et
2 
vaut donc finalement :
sin 1  n2 n 
 , soit  B  arctan  2 
cos1  n1  n1 
On trouve par exemple pour l’interface air‐verre  B  57 et pour l’interface air‐
eau  B  53 .

III.7 Equation de propagation dans une fibre optique

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