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Introduction Générale

Depuis le début du vingtième siècle, les réseaux d’accès connaissent un développement très
rapide que ce soit au niveau de l’accès fixe et radio au bien aux réseaux mobiles, ainsi avec
l’apparition des nouveaux services liés au développement du multimédia et des applications
très large bande, un accès au très haut débit devient une nécessité pour les utilisateurs, cet
accès est rendu possible grâce à l’émergence des réseaux optiques utilisant la fibre optique
comme support de transmission.

Pour faire face à cette demande de débits, les équipements se sont lancés dans une course
au développement de nouveaux systèmes, leur réel challenge vise de traiter une quantité
d’informations de plus en plus importantes et variées. Le développement de nouveaux
services de télécommunications implique une forte croissance du besoin en bande passante
offerte aux utilisateurs. De ce fait la fibre optique a fait son entrée dans les foyers depuis
quelques années, à travers les liaisons très haut débit FTTH.

Pour amener la fibre jusqu’à l’abonné, plusieurs techniques se distinguent, la plupart des
systèmes d’accès optique déployés aujourd’hui sont basés sur les technologies gigabit PON
(Passif Optical Network). Ce type de réseau optique passif décrit une architecture point à
multipoints basée sur un multiplexage temporel de la transmission des données de chaque
utilisateur. Le PON s’illustre alors sur une portée de 20 Km et permet de desservir jusqu’à 64
clients (ONT : Optical Network terminaison) à partir d’un seul point d’agrégation au central
(OLT : Optical Line Terminal), ce type de réseau transporte des flux de données avec un débit
qui peut atteindre 2.5 Gbit/s (dans le sens montant) et 1.25Gbit/s (dans le sens descendant), ce
qui permet d’offrir une bande passante atteignant 100Mbit/s chez l’abonné.

Notre objectif à travers ce projet est d’étudier un réseau de transmission à très haut débit
FTTH, notre travail est organisé selon trois chapitres :

Le premier chapitre est composé de deux parties, la première partie nous allons faire une
étude générale de la communication optique et la fibre optique, au premier lieu nous allons
définir le principe, la composition, les différents types, ainsi que les caractéristiques de la fibre
optique. Ensuite nous allons décrire le système de transmission sur une fibre optique, dont
lequel nous citerons les différents composants qui interviennent dans ce type de liaison.

Pour la deuxième partie, elle sera consacrée pour les réseaux optiques FTTH ; nous
commencerons par des généralités sur les réseaux FTTx, puis les architectures des réseaux
FTTH ; ensuite le réseau PON (architecture, standards).
Le deuxième chapitre sera dédié à la partie pratique, exploitée grâce à notre stage à siège

SONATRACH AVAL Oran, qui est l’étude des différents composants utilisés dans les
liaisons sur le siège.

Dans le troisième et le dernier chapitre, nous présenterons la partie simulation, tout en


commençant par une présentation du logiciel OPTISYSTEM et les critères de qualité d’une
transmission et on termine par la simulation d’une liaison optique FTTH GPON, qui va
permettre tout en variant certains paramètres, comme la longueur de la fibre optique
monomode de voir leurs effets à la sortie de la liaison.

Nous terminerons le travail par une conclusion et quelques perspectives.


Chapitre :1 communication optique :

Introduction
Le développement rapide des nouvelles technologies de l’information et le trafic de
données transporté par les réseaux de communication est en augmentation intéressante. Cela a
encouragé les opérateurs de télécommunications à développer des systèmes de
télécommunications à haut débit et à grande capacité de multiplexage. Il est prévu que les
différentes techniques d’accès haut débit, développé sur le réseau cuivré, utilisent la fibre
optique comme support de transmission à travers le monde. Dans un réseau de
télécommunications, la chaîne de transmission d'un signal, depuis le point d'émission jusqu'au
point de destination, comporte trois maillons principaux : WAN, MAN et LAN. Plusieurs
techniques d’accès multiple existent afin d’augmenter le trafic des données : le partage
des ressources en temps en fréquence, Longueur d’onde et la technique de différentiation des
utilisateurs par l’attribution d’un code à chaque utilisateur.

La fibre optique, mince cheveu de verre très transparent, a révolutionné les


télécommunications depuis sa découverte dans les années soixante. L’information n’est plus
transmise sous forme électrique mais sous forme lumineuse. En raison de sa faible
atténuation, son faible poids, sa très petite taille et sa résistance mécanique, elle s’est imposée
au fil des années comme le média par excellence pour la transmission des données sur des
longues distances.

La conception des systèmes de transmission à très grande capacité était désormais


possible, de plus les échanges à travers ces systèmes allaient être de plus en plus nombreux et
la demande de services de plus en plus élevée. Son apparition a nécessité la conception et le
développement de nouveaux composants optiques.

Les réseaux optiques

Les réseaux longue distance WAN (Wide Area Network)


Un réseau étendu WAN permet de communiquer à l'échelle d'un pays, ou de la
planète entière, les infrastructures physiques pouvant être terrestres (infrastructures au niveau
sol), ou spatiales à l'aide de satellites de télécommunications c’est le cas de l’Internet.

La conversion Optique/Electronique/Optique (O/E/O) est nécessaire pour


resynchroniser, remettre en forme et ré-amplifier le signal (appelé régénération 3R : Retime,
Reshape, Reamplify) sur les longues distances. C’est la raison pour laquelle ces réseaux sont
relativement coûteux à mettre en œuvre et sont donc des investissements à long terme [1].

Les réseaux métropolitains MAN (Metropolitan Area Network)

C’est un réseau qui s'étend sur plusieurs kilomètres, dans une ville par exemple les
réseaux locaux sont interconnectés via des liaisons téléphoniques à haut débit ou à l'aide
d'équipements spéciaux comme des transmissions hertziennes (FH: faisceaux Hertziens).
L’infrastructure du réseau métropolitain peut être privée (sécurisée) ou publique.
Fondamentalement, on peut distinguer les réseaux métropolitains structurants et
métropolitains d’accès:

 Les réseaux métropolitains sont généralement constitués d’anneaux de


80 à 150 km de circonférence avec six à huit nœuds.
 Les réseaux métropolitains d’accès sont des anneaux de 10 à 40 km de
circonférence dotés de trois ou quatre nœuds avec des embranchements vers des sites
distants.
A la différence des réseaux longue distance, les réseaux métropolitains doivent prendre
en charge des formats, des protocoles et des débits de transmission très divers, mêlant
les trafics de la hiérarchie numérique synchrone (SDH) ou du réseau optique
synchrone (SONET) ou autres encore pour supporter cette diversité [1].

Les réseaux locaux LAN (Local Area Network)


Un réseau local est un réseau regroupant des entités situées sur un même site. Les
communications sur ce type de réseau ont généralement un débit élevé (100 Mbits/s ou
1Gbits/s) et elles sont gratuites puisqu'elles ne passent pas par les services d'un opérateur
de télécommunication.
La diminution du coût de la fibre optique et des composants optiques actifs et
passifs, conjuguée à l’accroissement des besoins multiservices et aux exigences d’un
réseau moderne, capable d’assurer disponibilité, qualité, évolutivité et réactivité,
expliquent pour l’essentiel l’introduction de la fibre optique. Cependant, le débat entre la
fibre optique, le câble coaxial et la distribution radiofréquence est toujours d’actualité.

Le réseau local optique est encore souvent constitué par une partie en fibre
optique suivie d’une partie en conducteur métallique qui va jusqu’au terminal de
l’abonné. Selon la localisation de la terminaison de réseau optique, différentes
configurations sont envisageables:

 FTTH / FTTO (Fiber To The Home / Fiber To The Office) : La


terminaison du réseau optique, propre à un abonné, est implantée dans ses
locaux. La fibre optique va donc jusqu‟au domicile ou au bureau.
 FTTB (Fiber To The Building) : La terminaison optique est
localisée soit au pied de l‟immeuble, soit dans un local technique, soit dans une
armoire ou un conduit sur le palier. Elle est généralement partagée entre
plusieurs abonnés qui lui sont raccordés par des liaisons en fil de cuivre.
 FTTC (Fiber To The Curb) : La terminaison de réseau optique est
localisée soit dans une chambre souterraine, soit dans une armoire sur la voie
publique, soit dans un centre de télécommunications, soit sur un poteau. Selon le
cas, il est envisagé de réutiliser le réseau terminal en cuivre existant ou de mettre
en œuvre une distribution terminale par voie radioélectrique [2].

Techniques de multiplexage :
Les systèmes de communications point à point étaient initialement conçus en
affectant, à chaque couple émetteur/ récepteur, un canal de transmission ʺphysiqueʺ. Afin
d’augmenter la capacité d’un réseau de communication en nombre des utilisateurs et
d’optimiser l’utilisation des ressources, différentes techniques d’accès multiples ont fait
leur apparition.

Ainsi, l’accès multiple à répartition dans le temps (TDMA), l’accès multiple par
répartition de fréquences (FDMA), le multiplexage par longueur d’onde (WDM) et
l’accès multiple par répartition de code (CDMA), sont des techniques de multiplexage
déjà mises en place dans les réseaux radiofréquences ou les systèmes optiques.

Accès multiple par répartition de fréquence (FDMA) :


Ce type d’accès multiple, consiste à attribuer à chaque utilisateur une bande de
fréquence (Figure I‐1). L’ensemble est juxtaposé et transmis sur un même canal de
transmission. En réception, un filtre sélectif accordé sur la bande de fréquence de
l’utilisateur désiré permet de récupérer les données [3].

Figure I.1 : La technique d’accès multiple FDMA


Accès multiple par répartition de temps (TDMA) :
TDMA est la première technique utilisée en télécommunications optiques. Cette
technique consiste à attribuer à chaque utilisateur un intervalle de temps de manière
périodique. Les utilisateurs partagent la même bande passante et émettent les données à
transmettre dans les différents intervalles de temps ou « time slot » qui sont alloués
(Figure
I‐2). Pour la récupération des données, le récepteur effectue l’opération de démultiplexage
temporel en utilisant un signal de synchronisation [3].

Figure I.2 : La technique d’accès multiple TDMA

La technique du multiplexage en longueur d'onde (WDM) :

Le WDM permet de multiplexer plusieurs signaux modulant des longueurs


d’onde différentes dans une seule fibre optique, en les mélangeant à l’entrée par un
multiplexeur (MUX) et en les séparant à la sortie au moyen d’un démultiplexeur
(DEMUX) [4]. La WDM permet ainsi l’utilisation optimale de la bande passante
optique.

Les données électriques de chaque utilisateur sont appliquées à l’entrée de


modulateurs optiques émettant à des longueurs d’onde différentes. Les signaux en sortie
des modulateurs sont multiplexés et émis sur la fibre (figure I-3).
A la réception, le signal optique reçu est dé multiplexé puis appliqué à l’entrée
d’un filtre optique qui permet d’extraire le signal à la longueur d’onde correspondant au
destinataire. Une photodiode permet d’effectuer la conversion optique-électrique [1].

Figure I.3: Principe d’une liaison WDM


La bande de fréquence la plus utilisée est la bande C (1530 - 1565 nanomètres),
Afin d’augmenter la capacité totale d’un système WDM, il est possible de jouer sur le
débit transporté par chaque canal ou sur le nombre de canaux, voir sur les deux en même
temps [1].

Accès multiple par répartition de codes (CDMA) :


La technologie CDMA est la technique de différentiation des utilisateurs par
l’attribution d’une signature ou code à chaque utilisateur. Dans cette technique d’accès
multiple, les utilisateurs partagent le même espace fréquentiel et transmettent sur les
mêmes intervalles temporels.
Il s’agit, dans ce cas, d’affecter à chaque émetteur un code, aussi appelé séquence
de code, qui lui permet de transmettre des informations en évitant d’interférer avec les
messages provenant d’autres utilisateurs. La réduction des IAM n’est obtenue que dans
le cas de l’utilisation de séquences de codes strictement orthogonaux.

La capacité de multiplexage du CDMA n’est pas limitée par des paramètres


physiques (intervalles de temps disponibles, fréquences ou longueurs d’ondes utilisables
… etc.) mais par la capacité à générer un maximum de séquences de codes, celles‐ci
étant choisies de manières à minimiser les Interférences d’accès Multiple (IAM).
La Figure I‐4schématise la répartition des utilisateurs sur la bande de fréquence et dans
le temps en fonction de la distribution des séquences de codes.

Figure I.4: La technique d’accès multiple CDMA

Les séquences de codes utilisées dans les systèmes CDMA sont composées d’une
série d’impulsions nommées ʺchipsʺ afin d’être distinguées des ʺbitsʺ qui composent une
séquence de données.

Un des avantages de la technique CDMA le fait que le spectre de signal original est
artificiellement élargi (étalé) dans le domaine des communications radiofréquences. En effet, la
puissance d’un signal, après codage, est étalée sur toute la largeur de la bande de fréquence
disponible. De ce fait deux caractéristiques importantes apparaissent :

-La puissance du signal étant étalée sur la bande spectrale disponible, le signal étalé
ressemble au bruit du canal et sera donc difficile à détecter par un utilisateur non concerné.

-Le signal CDMA (après codage) est plus résistant aux brouilleurs pouvant se
présenter au cours de la transmission. Lors du décodage, la puissance de ce brouilleur est
étalée sur la bande spectrale disponible alors que le signal utile est reconstitué. Toutefois,
si le nombre de brouilleurs est importante, la puissance générée par ces derniers sera plus
importante et affectera la qualité du signal utile obtenu après décodage.
Figure I.5 : Effet de l’étalement de spectre sur la présence d’un
brouilleur

Les Avantages de l'étalement de spectre :


 Le CDMA permet aux différents utilisateurs de transmettre leurs données
sur n’importe quelle fréquence et sans nécessiter de synchronisation entre
eux.  Lutte contre les brouilleurs.
 Camouflage l’information. ⋆ Interception délicate.
⋆ Décodage difficile si code c(t) inconnu.

 Bonne résistance aux brouilleurs du même type.


⋆ Faible inter-corrélation entre deux codes.

⋆ Facile séparation d’un empilement de signaux étalés.

Le CDMA des radiofréquences à l’optique


Le CDMA optique est basé sur les concepts de base du CDMA radiofréquence.
Les différents utilisateurs partagent le même canal optique et chacun dans le réseau a sa
propre séquence d’étalement. L’implémentation du CDMA optique est totalement
différente du

CDMA radio. Cette différence est due principalement à la différence entre les deux milieux de
propagation. Pour appliquer le CDMA aux communications optiques, certains éléments doivent
être adaptés aux contraintes du canal de transmission optique. Les effets qui perturbent le canal
optique (dispersion chromatique et effets non- linéaires) sont différents de ceux du canal radio
(atténuation et multi-trajets) [4].
Application de système de communication optique (OCDMA) :

Les systèmes de communications optiques actuels mettent en œuvre des


techniques d’accès multiple, dont le principe repose sur le multiplexage de plusieurs
canaux de transmission de données sur le même support physique qu’est la fibre optique.
Cette opération de multiplexage permet de partager la bande passante de la fibre entre les
différents utilisateurs des systèmes [7].

La fibre optique

Une fibre est un guide d’onde cylindrique et diélectrique. Elle est constituée de
deux diélectriques de même axe, le cœur et la gaine, entourés d’une gaine de protection.
Le guidage du signal optique est basé sur la loi de Descartes. La lumière se propage le
long de la fibre par réflexions successives entre le cœur et la gaine (Figure I-6). Cela
n’est possible que si le cœur et la gaine sont constitués de matériaux transparents et que
l’indice de la gaine est inférieur à

Celui du cœur (une différence de quelques % est suffisante). La seconde condition est
d’envoyer le signal lumineux dans la fibre avec un angle, par rapport à l’axe, inférieur à
l’ouverture numérique. Louverture numérique (O.N.) représente l’ouverture angulaire
limite avant une transmission et non une réflexion totale sur le dioptre cœur-gaine de la
fibre [2].

(O.N.=
Figure I.6 : Lois de propagation du signal dans une fibre
optique

Nous distinguerons deux grands types de fibres :

 Les fibres multimodes sont des fibres utilisées pour des applications courte
distance, on distingue deux type de fibre :
 Fibre à saut d’indice : où lequel l’indice du cœur constant (forte
dispersion).
 Fibre à gradient d’indice : dans ce cas l’indice de cœur n’est pas
constant (moins dispersion).
 Les fibres monomodes sont surtout utilisées pour des applications télécoms et
donc sur de longues distances.

Les Avantages de la fibre optique :


La fibre optique présente des avantages parmi lesquels nous pouvons citer :

 Une très faible atténuation du signal transmis,


 Une insensibilité aux interférences extérieures ainsi qu’une absence
d’échauffement.
 Le débit de transmission au sein de la fibre est très élevé.
Le CDMA optique :
La CDMA Optique permet un accès simultané et aléatoire au réseau sans
nécessité désynchronisation, ainsi qu’une flexibilité de routage de l’information, avec
une sécurité de codage.
Dans la technique CDMA, l’orthogonalité des codes est la propriété importante
pour minimiser les interférences dues à l’accès multiple du canal. Donc l’interférence
d’accès Multiple (IAM) qui augmente avec le nombre d’utilisateurs et qui est liée aux
propriétés d’inter-corrélation des codes est une des principales limites des performances
d’un système

OCDMA.

Parmi les autres limitations à l’application du CDMA à l’optique, certaines sont


dues à la nature du canal (dispersion chromatique), d’autres au fonctionnement des
composants électroniques, optiques et optoélectroniques (bande-passante, non-linéarités,
bruits de la photo détecteur, etc..).

Les travaux concernant la technique OCDMA se sont développés essentiellement


dans le contexte des réseaux d’accès haut débit. Il s’agit dans ce cas pour les opérateurs,
de proposer grâce à OCDMA de nombreux services à un nombre d’abonnés de plus en
plus important [5].

Un réseau optique CDMA est généralement constitué de N paires émetteurs-récepteurs


(figure I-7)

Figure I.7 : réseau OCDMA

Les fonctions de codage/décodage OCDMA peuvent être réalisées :

• Soit dans le domaine électrique; dans ce cas, la principale limitation


pour l’implantation de la technique est la vitesse des circuits électroniques
disponibles.
• Ou bien dans le domaine optique; on parle alors de CDMA « tout
optique » et l’implantation est liée à la technologie et aux coûts des composants
optiques nécessaires.

Les différentes approches de l’OCDMA :

Classiquement, deux modes de fonctionnement pour l’OCDMA sont possibles :

►L’OCDMA cohérent : les informations codées à transmettre utilisent


L’amplitude et la phase du signal transmis, il est possible d’utiliser des codes
bipolaires (-1 et 1). Cette bipolarité (codes de Gold, Walsh, m-séquence, . . .) Permet
aux différents codes d’être strictement orthogonaux. Cependant, ce type de codage
nécessite l’utilisation de composants qui rendent le système plus complexe, ce qui
augmente le coût de mise en œuvre.

►L’OCDMA incohérent : les informations codées à transmettre utilisent la


puissance du signal transmis. Le canal est donc unipolaire (0 et 1). La plupart des études
portant sur le CDMA Optique envisagent ce type de codage car le système est plus
simple à mettre en œuvre et donc moins coûteux. La contrepartie est que les séquences
de code utilisées ne peuvent pas être strictement orthogonales. Ceci implique, les
données émises par les différents utilisateurs du système interférent les unes avec les
autres(IAM), est une des principales limitations des performances.

Les avantages du CDMA aux réseaux d’accès optique :


De nombreux avantages sont liés à l’utilisation du CDMA pour les réseaux optiques,
tels que :

• Les utilisateurs accèdent au réseau simultanément et de manière asynchrone.


• La technique, consistant à attribuer un code spécifique à chaque utilisateur, est
flexible : il est simple d’ajouter ou d’enlever des utilisateurs en fonction de la demande.
• Les informations transmises sont sécurisées, cela est dû au principe d’encodage
des données à émettre (code spécifique et distinct) et à l’accès multiple.
• Plusieurs types de services peuvent être émis simultanément (CDMA pour le
multimédia).
• Le système est évolutif : de nouveaux services ou clients peuvent être déployés
en fonction du nombre de codes.

Les différentes méthodes d’OCDMA :


En OCDMA, le code peut être implémenté de différentes manières. On distingue
toutefois deux méthodes distinctes : la première est une méthode unidimensionnelle du
procédé d’encodage (codes 1D) et la seconde méthode bidimensionnelle (codes 2D) [7].
OCDMA unidimensionnel (1D OCDMA) :
Dans le cas des systèmes OCDMA 1D, le codage est effectué dans le domaine temporel
ou dans le domaine spectral.

OCDMA temporel (L’encodage à séquence directe DS-OCDMA) :


La durée du temps bit Tb est alors divisée en F intervalles appelés chip de durées Tc
avec Tb = F. Tc (Figure 1.2).

F caractérise la longueur temporelle du code. C’est un facteur multiplicatif du débit :


Dc=F. D

Où D est le débit binaire des données et Dc est le débit des chips émis.

W indique le nombre de chip à „1‟ dans le code.

Figure I.8 : Principe de l’étalement temporel

Cette technique est réalisée en multipliant directement une séquence de code


signature avec les données à transmettre. Les données codées de chaque utilisateur sont
envoyées simultanément via une même fibre. En réception, le récepteur multiplexe le
signal reçu avec la séquence adresse du destinataire (code signature) et le signal désiré

est désétamé puis remis en forme via un intégrateur pour prise de décision (corrélation).

OCDMA spectral :

Une autre manière de réaliser un système OCDMA est d’utiliser un encodage


spectral. Avec cette méthode : Les utilisateurs émettent à un instant donné sur plusieurs
longueurs d’ondes (W) sélectionnées parmi un ensemble de (L) longueurs d’ondes
disponibles (figure I-
9). Une séquence de code est donc un ensemble de W longueurs d’ondes parmi L.

Figure I.9 : Principe de l’étalement spectral

OCDMA bidimensionnelle (2D OCDMA) :


Les systèmes OCDMA à 2 dimensions mettent en œuvre à la fois les dimensions
spectrale et temporelle pour effectuer l’encodage. La méthode la plus étudiée est :

L’encodage à saut de fréquence (FH-OCDMA: Frequency Hopping


OCDMA) :
Dans un système d’étalement de spectre par saut de fréquence (FH CDMA),les

ʺchipsʺ qui composent la séquence de code associée à chaque utilisateur, sont émis à des
fréquences différentes, le choix de ces fréquences pouvant se faire de manière aléatoire.
Le modèle de saut de fréquence est dit ʺlentʺ (SFH CDMA: Slow Frequency
Hopping CDMA) (Figure I 9) lorsque plusieurs séquences de codes sont émises à la
même fréquence, le changement de fréquence ne s’effectuent qu’après plusieurs bits de
données transmis.

Le modèle de saut de fréquence est dit ʺrapideʺ (FFH CDMA : Fast Frequency
Hopping CDMA) lorsque l’émission des chips d’un même code se fait sur plusieurs fréquences.
Les différents Codes utilisés pour un système CDMA optique :
De nombreux codes pseudo-orthogonaux unipolaires et leur application au
CDMA optique ont été étudiés depuis 1988. Ces codes unipolaires ce sont des séquences
qui prennent des valeurs de l’ensemble {0, +1}, mais on ne peut pas avoir une
orthogonalité stricte avec ces codes (facteur d’auto et d’inter-corrélation nul). Ces codes
seront utilisés pour l’OCDMA temporel. Les codes qui ont fait l’objet de plus d’attention
sont les Codes Optiques Orthogonaux (OOC) et les Codes Premiers.

Les codes optiques orthogonaux OOC (optical orthogonal codes)


Ont été développé par Salehi en 1989, ces codes sont généralement notés OOC
(F, W, ha, hc). Possèdent de meilleures propriétés d’auto et d’inter-corrélation quelles
codes PC, car il est possible de générer des familles de codes quelque soient les valeurs
d’autocorrélation et d’inter-corrélation désirées, mais ils nécessitent des algorithmes plus
complexes pour leur génération.

Les codes premiers PC (prime codes)

Ont d’abord été conçus par Cooper et Netteté en 1978 pour les communications
cellulaires. Ils ont été adaptés aux systèmes de communications optiques par Shaar et
Davies en 1983. Les codes PC sont définis par une seule grandeur p qui doit être un
nombre premier.

De nombreuses variantes aux codes PC (prime codes) ont également été


développées tels que : Extended Prime Code, Synchronized Prime Code, 2n Prime Code,
Generalized Prime Code.

Le principal avantage lié à l’utilisation des codes PC ou de ses variantes consiste


dans la facilité de génération des séquences de code. En effet, ceux-ci sont construits à
partir d’équations mathématiques basées sur les propriétés des corps de Galois.

Définition d’une liaison par fibre optique :


Le principe dans les communications optiques consiste à transporter de l’information sous
forme lumineuse d’un point à un autre à travers un guide diélectrique. L’information à
transmettre est convertie d’un signal électrique en signal optique grâce à un émetteur, elle est
ensuite injectée dans une fibre optique. A la réception, le signal subira le traitement inverse à
savoir la conversion optique-électrique grâce à un récepteur.

Globalement, une liaison optique est composée d’un émetteur et d’un récepteur reliés par une
fibre optique (voir figure 1 .1).

Fig. 1.1 : Schéma synoptique d’un système de transmission optique [1]


Architecture d’une liaison optique :
L’architecture d’une liaison optique est décrit par la figure (1.2), dans cette liaison le
signal optique est émis, transporté, régénéré (s’il y a lieu) et détecté aux moyens de composants
optiques ou optoélectroniques.

Fig1.2: l’architecture d’une liaison optique

La transmission optique est l’acheminement de l’information (données) sous forme de la


lumière d’un point d’émission vers un point de réception, elle est assurée par une chaine de
télécommunication optique qui comporte trois bloque : un bloc d’émission, un bloc de
transmission et un bloc de réception.

Fibre optique

Bloc d’émission Bloc d e réception


Coupleur et connecteur

Bloc d e transmission

Figure 2.1 : Schéma représentatif d’une chaine de télécommunication optique.

1 - Présentation d’une chaine de télécommunication optique [1.T] [2.T] [3.T] :


1 - 1 - Bloc d’émission :
Son rôle consiste à délivrer à la fibre optique un signal sur lequel les données sont inscrites.
Elle comprend notamment une source lumineuse (généralement un laser) et un système de
modulation.

Emetteur (source optique) :

Les sources optiques sont des composants actifs dans le domaine de la communication
par fibre optique. Leurs fonctions fondamentales sont de convertir une énergie électrique en une
énergie optique (conversion électro-optique).

En télécommunication optique la nécessité d’utiliser des bandes passantes de plus en plus


larges impose le choix des sources à spectres réduit telles que les diodes laser (DL) et les diodes
électroluminescentes(DEL)

La diode DEL (électroluminescentes) :


La diode électroluminescente (DEL) ou LED est le composant émetteur le plus simple.
C’est une source incohérente et poly chromatique, elle présente un spectre d’émission assez
large et un diagramme de rayonnement moins directif, elle est utilisée dans les systèmes de
transmission qui ne nécessitent pas de très grandes bandes passantes. Elle a un spectre typique
d’émission spontanée, continu et assez large d’où une forte sensibilité à la dispersion
chromatique (voir figure 1.3).

Fig1.3: Spectre d’émission d’une DEL.

La diode laser (DL) :

Laser est l’acronyme anglais de Light Amplification by Stimulâtes Emission of


Radiation (en français, amplification de la lumière par émission stimulée de radiations).la diode
laser est une source cohérente et monochromatique, elle est utilisée dans les systèmes de
transmission à très grande distance, elle est caractérisée par : une faible largeur spectrale et une
bande passante importante. Le spectre est monomode longitudinal (voir figure 1.4).

Fig1.4 : Spectre d’émission d’une DL.

- Sources optique :
Dans le domaine des télécommunications optiques, deux types de sources lumineuses sont
utilisées : les diodes électroluminescentes (DEL) et les diodes LASER.
Diodes électroluminescentes (LED, Light Emission Diode) :
Une LED est une jonction PN polarisée en direct. Les électrons ou les trous, qui constituent
les porteurs majoritaires sont injectés dans le voisinage de la jonction. Leurs recombinaisons
donnent lieu à une émission de la lumière.

Figure 2.2 : La diode LED.

La diode LASER :
La diode LASER se base sur trois processus fondamentaux pour effectuer la génération
de la lumière. Ces processus sont l’absorption, l’émission spontanée et l’émission stimulée.
Pour obtenir l’effet LASER, il est nécessaire de favoriser l’émission stimulée ou empêcher les
deux autres processus. Deux conditions doivent être réalisées pour favoriser cette émission
stimulée et ainsi obtenir l’effet LASER:

1. Il faut avoir suffisamment d’électrons dans l’état d’énergie supérieure. Dans un semi-
conducteur, ceci est réalisé par une opération dite de pompage électrique qui consiste à
promouvoir un maximum d’électrons dans la bande de conduction : c’est ce qu’on appelle une
inversion de population.
2. Il faut favoriser l’émission stimulée : il faut donc avoir suffisamment de photons
incidents (excitateurs). Pour cela, on enferme le semi-conducteur dans une cavité résonante.
Figure 2.3 : La diode LASER.

Modulateurs :

Afin de transmettre des informations dans les systèmes numériques optiques, il faut les
imprimer sur le signal à envoyer dans la fibre, c’est ce que l’on appelle une modulation, qui
est une fonction essentielle de tout système de transmission.

- Les techniques de modulation optique :


Afin de transmettre des informations dans les systèmes numériques optiques, il faut les graver
sur le signal lumineux à envoyer dans la fibre, Pour cela, il est nécessaire de réaliser une
conversion des données électriques en données optiques. Le dispositif optique qui module le
faisceau LAZER continu est appelé un modulateur. En fonction de la technologie et du taux
de modulation, on utilise en général trois techniques : la modulation dite ‘OOK’, la
modulation directe et la modulation externe.

La modulation par la technique du ‘OOK’ (On-Off-Keying) :


Dans cette technique, on utilise un obturateur rapide qui agit sur le faisceau LASER. Quand
l’obturateur s’ouvre, il permet à la lumière de passer à travers la fibre ; quand il est fermé, la
lumière est bloquée. L’obturateur optique affecte la puissance optique du faisceau LASER.

La modulation directe :
La méthode consiste à faire varier le courant de la source. Il en résulte une variation
proportionnelle de la puissance émise qui suit le signal modulateur. Pour les communications
optiques à moindre coût, ce type de modulateur est privilégié, car il utilise peu de composants.
La modulation externe :

La modulation externe consiste à graver les données électriques sur un signal optique continu
en utilisant un modulateur. Ainsi, les défauts de la modulation directe qui sont liés au LASER
ne seront plus présents sur le signal optique. Le modulateur est commandé par une
tension externe v (t). Cette tension appliquée au modulateur a pour propriété de modifier le
facteur de transmission en sortie.

En traversant le modulateur, il subit les modifications du facteur de transmission et le signal


de sortie se trouve modulé selon v (t). Un driver est souvent présent entre les données et le
modulateur afin de fixer les niveaux de v (t) et choisir les modifications du facteur de
transmission.

Dans l’industrie des télécommunications optiques, on utilise principalement deux types de


modulateurs externes :

Le modulateur à électro-absorption
Le modulateur de Mach-Zehnder

Récepteurs :

La photo détectrice est un composant essentiel dans les communications par fibres
optiques. Son rôle est de traduire le signal optique envoyé par la fibre optique en signal
électrique, qui sera traité par des dispositifs électroniques. LA photo détectrice la plus utilisée
dans les systèmes de transmission par fibre optique est la photodiode PIN.
Photodiode PIN (Positive Intrinsèque Négative Photodiode)

Cette photodiode, polarisée en inverse, est réalisée à partir de trois couches de semi-
conducteur. Deux couches fortement dopées P+ et N+ entre lesquels existe une couche de
grande résistivité (presque intrinsèque) où il existe très peu de charges mobiles. Les
photodiodes PIN sont les plus utilisées car elles sont peu coûteuses et simples à utiliser avec
une performance satisfaisante.

Fibre optique :

La fibre optique est de forme cylindrique, constituée de deux diélectriques,

D’indices différents l’un formant la gaine (indice ‫ )ܖ‬et l’autre le cœur (indice ‫ )ܖ‬entourée d’une

gaine protectrice. (Voir fig. 1.5)


Fig1.5 : schéma d’un câble a fibre optique
 Le cœur : est la région de la fibre dans laquelle se propage la lumière. Dans ce milieu,
l’indice de réfraction n1 est le plus élevé.

 La gaine optique : est un milieu d’indice n2 légèrement plus faible, qui se comporte
ainsi comme un « miroir réfléchissant » pour la lumière a l’interface cœur gaine.

 Le revêtement : est une couche de plastique qui entoure la fibre optique pour la
renforcer. Elle aide à absorber les chocs et permet une protection complémentaire contre
des courbures excessives.

 L’armature en fibre : permet de protéger le cœur contre les forces d’écrasement et


les tensions mécaniques excessives lors de l’installation.

 La gaine extérieure : complète la protection mécanique du cœur, elle est


généralement de couleur orange, certains types présentent des couleurs noire ou jaune

Caractéristiques d’une fibre optique :

Propagation

La lumière est une onde électromagnétique que l’on définit habituellement par sa longueur

d’onde dans le vide. λ=C.T=۱ (I-1)


Propagation de la lumière :

Lorsqu'un faisceau lumineux heurte obliquement la surface qui sépare deux milieux
plus ou moins transparents, il se divise en deux : une partie est réfléchie tandis que
l'autre est réfractée, c'est à dire transmise dans le second milieu en changeant de
direction. L'indice de réfraction (voir animation
site Walter Fendt) est une grandeur caractéristique
des propriétés optiques d'un matériau. Il est obtenu
en divisant la vitesse de la lumière dans le vide
(Cv=299 792 Km/s) par la vitesse de cette même
onde dans le matériau. Plus l'indice est grand, et
plus la lumière est lente. Ainsi, dans l'air, la vitesse
de la lumière est à peu près égale à Cv ; dans l'eau,
elle est égale à 75% de Cv; dans le verre, elle est
égale à environ 55% ou 60% de Cv selon le type
de verre.

La lumière infrarouge est utilisée dans les fibres optiques (0.85µm ; 1,3µm et 1,5 µm
principale)

L’indice de réfraction :
Lorsque la lumière traverse un matériau, sa vitesse diminue. L’indice de réfraction est une
grandeur caractéristique des propriétés optiques d’un matériau. C’est une grandeur sans
dimension. Il conditionne le chemin parcouru par le signal dans la Fibre optique et il est obtenu
en divisant la vitesse de la lumière dans le vide, c (c=3 .10^8 m/s), par la vitesse de cette même
onde, v, dans le matériau.

‫܋‬

n= (I-2)
‫ܞ‬
:Angle acceptance
Sur la face d’entrée de fibre on a la relation suivante

Si ‫ܖ‬൐૚‫ܖ‬૛ on a angle critique :


θcc = arcsin ( ‫ ܖ‬૙ ඥ ‫ ܖ‬૚ଶ ൅ ‫ ܖ‬૛ ଶ ) (I-3)

Fig1 .6: Le principe d’Angle d’acceptante

Ouverture numérique d’une fibre optique :

Fig1.7 : schéma ouverture numérique d’une fibre optique

L’ouverture numérique caractérise l’angle maximum ી૙ que peut faire

le faisceau pour assurer sa propagation dans la fibre optique.


ON=sin ሺી૙ሻඥ‫ܖ‬૚ଶെ‫ܖ‬૛ଶ (I-4)

Au-delà de cette limite, les rayons sont déviés dans la gaine et finissent par disparaître.
Une grande O.N permet d’injecter une grande quantité de lumière issue d’une source assez
divergente (DEL) alors qu’une petite O.N n’autorise que l’injection d’un faisceau lumineux
issue d’une source laser.

Types des Fibres optiques

Les fibres monomodes : dont le cœur étroit favorise un trajet suivi par la lumière,
quasiment rectiligne et permet de minimiser l’atténuation des signaux. Les fibres monomodes
sont dédiées aux réseaux métropolitains et longues distances MAN (Métropolitain Area
Network) et WAN (Wild Area Network).

Fig1.8 : schéma d’une fibre optique monomodes

Les fibres multimodes : Dont la grande largeur du cœur permet l’injection simultanée de la
lumière selon différents angles. Les domaines d’utilisation sont principalement les réseaux
locaux LAN (Local Area Network) et les réseaux de campus.

On distingue deux modes :

Les fibres multimodes à saut d’indice : ou l’indice de réfraction change brutalement à


l’interface cœur-gaine, c’est le « saut » qui provoque la réflexion totale des rayons. Le guidage
de la lumière dans le cœur se fait en dent de scie. L’importante section du cœur provoque une
grande dispersion des signaux la traversant, ce qui génère une déformation du signale reçu.

Fig1.9: schéma d’une fibre optique multimodes à saut d’indice

Les fibres multimodes à gradient d’indice : L’indice du cœur n’est pas constant mais
possède une symétrie autour de l’axe. L’indice est modifié de sorte à créer un gradient d’indice.
Les différents temps de propagation sont réduits et les écarts entre chemins optiques sont
diminués. Le guidage de la lumière est dû à l’effet du gradient d’indice. En subissant de légères
réfractions à l’approche de la gaine le signale optique forme un signale sinusoïdale et les rayons
suivent une trajectoire d’allure sinusoïdale. Les fibres GI ont été conçues afin de minimiser
l’effet de dispersion intermodale sans trop réduire l’ouverture numérique. [4].

Fig1.10 : schéma d’une fibre optique multi mode a gradient d’indice

Comparaison entre les différentes fibres optiques :


Structures Avantage Inconvénients Applications
pratique
Multi mode a saut Grande ouverture Pertes, dispersion et Communications
d’indice distorsion, élevées du courts distances,
numérique,
signal réseaux locaux
connexion facile,
faible prix, facilité de
mise en œuvre

Multi mode a Bande passante Difficile à mettre en Communications


raisonnable et bonne œuvre courtes et moyennes
gradient d’indice
qualité de distances
transmission

Monomode Bande passante très Prix très élevé Communications


grande, atténuation longues distances
très faible, faible
dispersion

Tab1.1 : comparaissant entre différentes fibres

- Le bloc récepteur
Le récepteur est chargé de convertir au mieux le signal optique en signal électrique en lui
apportant le minimum de dégradation. Ce module est composé de plusieurs blocs fonctionnels
:

1. Le bloc de "premier étage" composé du photo-détecteur. Il peut être accompagné d’un


préamplificateur, qui a pour but de rendre le photo-courant généré suffisamment fort
malgré le faible signal optique reçu ou la faible sensibilité du photo-détecteur.

2. Le bloc "linéaire", composé d’un amplificateur électrique à gain élevé et d’un


filtre, réducteur de bruit.

3. Le bloc "récupération des données", correspondant au dernier étage du récepteur. On y


trouve un circuit de décision et un circuit de récupération de rythme, encore appelé
circuit de synchronisation.
Figure 2.4 : Le bloc de réception.

1 - 2 - 1 - Le bloc de premier étage [1.T] [2.L] [3.L] [4.L] :


1 - 2 - 1- 1- Photo-détecteur :
Photo-détecteur son rôle est de convertir le signal lumineux en signal électrique, il se
comporte comme un générateur de courant (photo diode PN, photo diode PIN, photo diode à
effet d’avalanche PDA).

1 - 2 - 1- 1- 1 - Photo diode PN :
Photo diode PN est une jonction PN polarisée en inverse, lorsqu’elle est exposée à la lumière,
les électrons minoritaires de P absorbent les photons lumineux et vont passer vers N puis ils
seront extraits à l’extérieur par le champ électrique de générateur, créant ainsi un faible
courant électrique.

P Z T N

- +
Figure 2.5 : Photo diode PN.

1 - 2 - 1- 1- 2 - Photo diode PIN :


Photo diode PIN est une jonction PN intercalée par une couche intrinsèque I, dans le but de
diminuer le dopage de N pour augmenter d’avantage le courant électrique générer par la
jonction.

P I N

- +

Figure 2.6 : Photo diode PIN.

1 - 2 - 1- 1- 3 - Photo diode à effet d’avalanche PDA :


Photo diode à effet d’avalanche PDA est une jonction PN polarisée en inverse, d’une manière
à ce que, la tension de polarisation soit proche à celle de claquage de la jonction, créant ainsi
un champ électrique important à la zone de charge d’espace, qui y accélère les électrons
passant par la zone de recombinaison, créant à leur tour d’autre électron dans la région N
1 - 2 - 2 - Le bloc linéaire :
1 - 2 - 2 - 1 - L’amplification électrique :
Le courant émis par le Photo-détecteur, malgré la présence d’un préamplificateur, reste
souvent assez faible. Il est donc nécessaire d’utiliser un amplificateur en sortie de
photorécepteur.

1 - 2 - 2 - 2 - Circuit de filtrage :
Afin de minimiser le bruit à la sortie du récepteur, il faut filtrer le signal numérique dans une
bande, qui soit la plus petite possible.

1 - 2 - 3 - Le Circuit de décision :
On doit assurer au récepteur une qualité d'information parfaite. Pour cela, une remise en forme du
signal détecté et réalisée grâce au bloc de décision.

1 - 3 - Le bloc de transmission :
Assure la liaison entre le bloc de transmission et le bloc de réception, il comporte :

1 - 3 - 1 - Les Amplificateur et les répéteurs optiques :


Lors de la transmission d’un signal optique, il peut y arriver que le signal transmis se dégrade et
pour le régénérer, il faut utiliser des amplificateurs et des répéteurs optiques.

1 - 3 - 2 - Le câble de transmission :
Qui est la fibre optique.

Figure 2.7 : Un bout de fibre optique.


1 - 3 - 3 - Les coupleurs et les connecteurs
Leurs rôles sont de lie l’émetteur et le récepteur avec la fibre optique, comme ils assurent les
connexions entre les fibres optiques.
Figure 2.8 : Un connecteur optique.

2 - Techniques de compensation :
Les Techniques de compensation se contribuent à l’amélioration des performances d’un système
de communication optique à longue distance.

2 - 1 - Amplification optique [1.T] [4.T] [9.T] :


2 - 1 - 1 - Le régénérateur optique : a)
Description :
Appelés aussi des répéteurs optoélectroniques sont insérés à des intervalles réguliers pour
booster le signal optique qui tend à se dégrader. Un répéteur est constituer d’un récepteur, un
support électronique et d’un émetteur.

b) Fonctionnement :
Le signal optique arrive à l’entrée du répéteur ; il est converti en impulsion électronique qui est
ensuite amplifiée dans un circuit de décision et réutilisée dans l’émetteur. Lorsqu’ils sont
destinés à travailler à des débits très élevés, ils ont comme inconvénient un coût de fabrication
plus élevé.

2 - 1 - 2 - Amplificateurs optiques :
Les amplificateurs optiques sont des dispositifs qui assurent l’amplification du signal tout en
restant dans le domaine optique.

2 - 1 - 2 - 1 - Types d’amplificateurs optiques : 1)


Amplificateur optique à fibre dopée d’erbium : a)
Description :
Il comporte un morceau de fibre optique monomode dopée d’erbium, de longueur d’environ 10 -
20 m, diode LAZER (source d’excitation), multiplexeur et des isolateurs.
b) Fonctionnement :
La diode LAZER pompe une lumière de longueur d’onde de 980 nm ou de 1480 nm (ces deux
longueurs d’onde sont les mieux adaptées pour excite les ions Er 3+ au niveau d’énergie
supérieur, ce qui permet de réaliser l’inversion de population et de plus les diodes lasers à ces
longueurs d’onde sont disponibles), qui sera coupler avec le signal à transmettre à l’aide du
multiplexeur, celui-ci doit présenter une perte d’insertion faible aux deux longueurs d’onde
afin d’optimiser le rendement optique du système. Il est nécessaire de placer deux isolateurs,
l’un à l’entrée et l’autre à la sortie afin que le dispositif n’engendre pas un effet LASER.

c) Caractéristiques :
Un gain se situant dans la fourchette 25 à 45 dB

Puissances de saturation allant de 1 à 10 mW (0 à 10 dBm).

Le gain diminue avec la puissance d’entrée du signal, alors qu’il augmente avec la
puissance de pompe.

Le rendement, défini comme le rapport du gain (dB) à la puissance de pompe injectée dans
la fibre (en mW).

Figure 2.9 : Amplificateur optique à fibre dopée d’erbium.

2) Amplificateur optique à semi-conducteurs : a)


Description :
Sont à base des LAZER à semi-conducteurs, qui n’ont pas de miroirs aux extrémités, mais ils
ont un revêtement antireflet dans le but de diminuer les réflexions de la lumière vers
l’intérieur du circuit. De plus ils sont traversés par une lumière fournée par une source
externe.
b) Fonctionnement :
La lumière incidente entre dans le circuit, elle est amplifiée, puis elle sort par l’autre bout pour
être couplée dans la fibre. Idéalement, il n’y a pas de réflexion du signal vers l’amplificateur.
Les pertes de couplage du faisceau incident dans l’amplificateur sont très élevées, car le
diamètre du faisceau est supérieur à l’épaisseur de la couche active. En plus, le gain de
l’amplificateur dépend de la polarisation de la lumière incidente.

c) Caractéristiques :
Un gain élevé (jusqu’à 30 dB) selon le semi-conducteur, la longueur d’onde, le courant
injecté et la puissance du signal incident.

Une puissance de saturation en sortie autour de 5 - 10 mW.

Une bande passante optique, de l’ordre de 5 THz (soit environ 40 nm autour de 1550 nm).

Les pertes de couplage du faisceau incident dans l’amplificateur sont élevées, en raison
de la supériorité du diamètre du faisceau sur l’épaisseur de la couche active du semi-
conducteur.

Figure 2.10 : Amplificateur optique à semi-conducteurs.

3) Amplificateur de Raman : a)
Fonctionnement :
Il est basé sur l’utilisation d’un laser émettant un signal de forte puissance dont la direction et la
longueur d'onde sont choisies, qui permet de provoquer les transferts d’énergie et conduit à la
réalisation d’amplificateurs

b) Caractéristiques :
Le gain peut atteindre quelques dizaines de décibels
Une saturation qui s’accompagne d’une forte dégradation du rapport signal sur bruit
(l’émission spontanée continuant à être amplifiée) peut apparaître.

La limite en puissance est due à la génération d’une onde autre que l’onde signal lors de la
diffusion Raman.

2 - 2 - Le multiplexage [4.T] [11.T] :


Les fibres optiques possèdent, dans la fenêtre spectrale généralement utilisée, une bande utilisable
très importante (environ 15 THz autour de la longueur d’onde 1,55 µm).

Aujourd’hui le nombre et la taille des informations échangées sont de plus en plus importants
et pour les transmettre il faut utiliser des canaux à débits extrêmement élevés, qui n’existent
pas réellement. C’est pourquoi diverses solutions ont été imaginées pour profiter des capacités
de la fibre optique et donc augmenter le transfert d’informations sur un même canal. Dans la
plupart des cas, le principe reste identique : utiliser N signaux au débit D’équivalent en termes
de capacité à un signal au débit N*D, irréalisable à l’heure actuelle. C’est ce qu’on appelle le
multiplexage

2 - 2 - 1 - Le multiplexage temporel (TDM) :


Le multiplexage TDM (Time Division Multiplexing, multiplexage à répartition temporelle
(MRT)) consiste à affecter à un utilisateur unique la totalité de la bande passante pendant un
court instant, ceci à tour de rôle pour chaque utilisateur. L'allocation de cette bande passante
se fait en divisant l'axe du temps en périodes de durée fixe, et chaque utilisateur ne va
transmettre que pendant une de ces périodes déterminés.

Un intervalle de temps fixe (IT) est successivement assigné à une source.

Figure 2.11 : Répartition des périodes dans le cas de multiplexage TDM.


2 - 2 - 2 - Le multiplexage en longueur d’onde (WDM) : a)
Principe :
Le multiplexage en longueur d'onde (Wavelength Division Multiplexing, WDM), consiste à
envoyer dans une seule fibre N porteuses optiques à différentes longueurs d'onde transmettant
chacune un débit. Ce n’est plus l’axe du temps qui est découpé en périodes pour chaque
utilisateur mais la bande passante qui est découpée en sous-bandes et chaque sous-bande est
affectée à une voie. Ainsi plusieurs transmissions peuvent être faites simultanément, chacune
sur une bande de fréquences particulières. Ce procédé est encore appelé multiplexage en
fréquence (Frequency Division Multiplexing, FDM).

L’intérêt premier du WDM est de permettre le transport de débits d’informations très importants
sur une même fibre, à destination de plusieurs utilisateurs.

Figure 2.12 : Répartition des sous-bandes dans le cas de multiplexage WDM.

2 - 2 - 3 - Le multiplexage en longueur d’onde combiné au multiplexage temporel :


Il est à noter que rien n'empêche à chaque signal de modulation d’une diode laser issu d'une
étape de multiplexage temporel dans le domaine électronique, d’être ensuite multiplexé avec
d’autres signaux à d’autres longueurs d’onde. Associer TDM et WDM est d’ailleurs la
situation la plus fréquente. Dans ce cas, après démultiplexage optique et photo-détection, une
étape de démultiplexage temporel permet la restitution des signaux temporels (bas débit).

2 - 3 - Usage de fibres compensatrices [5.L] [12.T] [13.T] [11.T] :


2 - 3 - 1 - Fibres à réseaux de Bragg compensatrices de dispersion (DCF) :
Une des solutions au problème de la dispersion est l’utilisation des réseaux de Bragg. Un
réseau de Bragg présente une périodicité de modulation de l'indice du cœur qui diminue
progressivement le long de la fibre. Ainsi, différentes longueurs d'onde sont réfléchies par le
réseau à différents endroits: les premières arrivées doivent traverser tout le réseau avant d'être
Réfléchies, tandis que les dernières sont directement réfléchies permettant ainsi
de comprimer l'impulsion initialement étalée. Il est considéré comme un filtre sélectif en
longueur d’onde.

Figure 2.13 : Fibre à réseau de Bragg.

2 - 3 - 2 - Fibres compensatrices de dispersion chromatique:


Ce sont des fibres qui sont conçues pour avoir de fortes dispersions négatives (très faible)
grâce à des modifications de leurs paramètres opto-géométriques. Comme les fibres optiques à
deux cœurs concentrique, caractérisées par un profil d’indice de réfraction particulier d’où,
elles présentent un cœur central de faible rayon, dont l’indice de réfraction est important, et un
cœur externe plus large entourant le premier et d’indice beaucoup plus faible.

Figure 2.14 : Profil d’indice d’une fibre à deux cœurs.

2 - 3 - 3 - Fibres compensatrices de dispersion de polarisation :


Deux types de fibres de maintien de polarisation sont utilisés, qui ont une forte biréfringence,
et ne guident qu’une seule polarisation, donc elles peuvent contrôler la polarisation au cours
de la transmission.
1) Fibre à contrainte interne : le cœur de cette fibre est soumis à une contrainte
asymétrique, entrainant par la suite une asymétrie du profile d’indice. Ceci est réalisé en
introduisant des régions à fort dopage autour du cœur (comme la fibre banda).

2) Fibre à cœur non circulaire : les caractéristiques de guidage du cœur de cette fibre sont
modifiées par l’altération de sa géométrie, en cassant sa symétrie circulaire (la fibre à
cœur elliptique).

Figure 2.15 : Sections de deux fibres compensatrices de polarisation.

On peut aussi compenser les pertes de polarisation par un traitement électrique du signal,
en utilisant un système électrique, qui peut capter le signal et après analyse, il va émettre
le signal comme à son origine.

2 - 4 - Réduction de l’absorption des hydroxyles OH :


La diminution de la concentration en groupement d’hydroxyle peut être obtenue par une
purification des matériaux de la fibre. Cette diminution peut être également réalisée par un
échange hydrogène-deutérium. Dans le premier cas, il est possible d’obtenir des
concentrations conduisant à des atténuations de 3.2 dB/km à 1390 nm. La réaction d’échange
hydrogène-deutérium consiste, quant-à-elle, à supprimer les bandes d’absorption des
groupements hydroxyle en le remplaçant par celle des groupements O-D. ceci permet
d’obtenir des atténuations d’ordre de 1.5dB/km. La réaction d’échange s’effectue dans une
atmosphère de deutérium à des températures élevées (>150oC).

3 - protection des liaisons optique [6.L] [7.L] :


Le tableau suivant résume quelques techniques utilisées pour la protection des liaisons optiques :

Types de protection Techniques utilisées

La mise des composants en boitier


Contre les vibrations
Le collage
Contre les poussières Le nettoyage préalable de la fibre
-----------------------------------------------------------------
Contre les fluctuations L’isolation
thermiques
Modules Peltier sur le LASER
Contre les signaux Blindage type cage de Faraday
parasites
Filtrage des alimentations par capacités de découplage

Tableau 2.1 : Quelques techniques utilisées pour la protection des liaisons optiques.
I.7.Différents effets sur la transmission

.7.1.Effets linéaires
.7.1.1. Atténuation [9]

L’atténuation dans les fibres optiques caractérise l’affaiblissement du signal au cours de sa


propagation (voir fig1.11). Elle se mesure en dB/km et elle varie en fonction de la longueur
d’onde et correspond à des pertes en lignes dues à différents phénomènes de propagation et
s’écrit sous la forme :

૙૚ ‫܍۾‬

A= ܏‫) (ܗܔ‬ (I-5)


‫ۺ‬ ‫ܛ۾‬
fig1.11 : Effet de l’atténuation

Au cours de la propagation la puissance décroit selon la loi suivante :

ࢋࡼൌ‫(ࡼ࢙ܘܠ܍‬െࡸࢻ) (I-6)

ࢻ: Le coefficient d’atténuation linéique (ିଵ


݉ )

L : la longueur de la fibre (km), et sont respectivement les puissances d’émission et de

réception.

Il existe deux paramètres qui influent sur l’atténuation dans les fibres.

1-Pertes intrinsèques :

 La diffusion intrinsèque de Rayleigh.


 L’absorption intrinsèque dans le matériau.

2-Pertes extrinsèques :

 Raccordement des fibres.


 Pertes par courbure et micro-courbure.
Fig1.12: Différentes pertes dans une fibre optique

Fig1.13 : Pertes de propagation de la fibre optique standard [9].

La dispersion [6]

La dispersion se manifeste par un élargissement des impulsions au cours de leur


propagation (figure1.16)

Fig1.14 : effet de la dispersion

Il existe plusieurs causes responsables de l’élargissement des impulsions lumineuses ; on


distingue deux types de dispersion : modale et chromatique.

Dispersion modale [6]


Elle provient du fait que les différents modes d’une fibre multi mode ont leur
vitesse de groupe propre et donc au bout d’un certain temps de propagation, les différents
modes seront décalés les uns par rapport aux autres.
Dispersion chromatique [6]
La dispersion chromatique est la somme d’un terme de matériau pur (dispersion
matérielle) et d’un terme dû au guidage de l’onde (dispersion de guidage).

Fig1.15 : courbe de dispersion chromatique [6].

 Dispersion matériau :
L’élargissement est causé par le fait que l’indice de réfraction du verre n’est pas le
même pour toutes les longueurs d’onde. Cette dispersion existe dans toutes les fibres
optiques, qu’elles soient monomodes ou multimodes. Elle est très petite à la longueur
d’onde d’environ 1300 nm.

 Dispersion de guidage :
L’élargissement est causé par le fait que la constante de propagation du guide dépend
de la longueur d’onde.

Les effets non linéaires

Définition : Les systèmes de télécommunications sur fibre sont conçus dans


l’hypothèse d’une transmission linéaire et les effets non-linéaires sont alors des effets
parasites qui en dégradent Les performances quand les puissances véhiculées deviennent
élevées. Aujourd’hui, les systèmes de transmission à hauts débits et grandes distances utilisent
des amplificateurs de puissance à l’émission, ce qui conduit à des puissances injectées dans la
fibre très élevées et des effets non-linéaires non négligeables.

Effets Kerr :

L’effet Kerr, en optique, est une extension des lois de réfraction de la lumière lors de la
propagation de cette lumière dans des milieux d’indice variables. L’indice de réfraction n
peut alors s’exprimer sous la forme d’une fonction non-linéaire, du champ E (anisotropie du
matériau).

Les effets Raman et Brillouin :


Il s’agit d’une interaction photon-phonon, c’est-à-dire d’échange d’énergie entre
l’onde optique et les vibrations du matériau.

Avantage et inconvénients des fibres optiques :

Les avantages  :
Les principaux avantages apportés par la fibre optique sont les suivants :

 Très large bande passante, de l’ordre de 1GHZ pour 1Km qui permet le multiplexage
sur un même support de très nombreux canaux, comme le téléphone, la télévision, etc.
 Grande légèreté, le poids d’un câble optique par unité de longueur, de l’ordre de
quelque gramme au kilomètre, étant environ neuf fois plus faible que celui d’un câble
conventionnel.
 Très faible atténuation, qui permet d’envisager un espacement important des points de
régénération des signaux transmis. Le pas de régénération est supérieur a 10 Km, alors
que, sur du câble coaxial, il est de l’ordre de 2 a 3Km.
 Absence de rayonnement, ce qui rend son emploi intéressant pour les applications
militaires.
 Résistance aux conditions environnementales adverses ; Moins d’influence des
liquides corrosifs, gaz et variations de température.
 Les prix de la fibre restent faibles, car la matière de base utilisée, la silice (verre très
pur composé de dioxyde de silicium), est très abondante.
Tous les avantages cités permettent de diminuer le coût d’installation. Par exemple pour les
grandes distances, on peut mettre la fibre optique avec les câbles de garde des tours d’hautes
tensions.
Les inconvénients :
L’emploi de la fibre optique présente quelques inconvénients qui permettent
d’utiliser avec succès le câble cuivre :

 Difficultés de raccordement, aussi bien entre deux fibre qu’entre une fibre et le
module d’émission ou de réception. En laboratoire, on peut réaliser des connexions
pour lesquelles les pertes sont inférieures à 0.2 dB. Sur le terrain, il faut faire appel à
des connecteurs amovibles qui demandent un ajustement précis et occasionnent des
pertes supérieures à 1 dB.
 Dérivations difficiles a réalisées, l’affaiblissement qui en découle dépassent souvent 5
dB. Ces dérivations sont pourtant nécessaires.
 Le multiplexage en longueur d’onde, qui consiste à faire transiter dans une même fibre
plusieurs longueurs d’ondes, la fibre est totalement remplie, et de nouveaux progrès ne
pourront être effectués que si une découverte importante est réalisée pour augmenter
encore le nombre de longueurs d’onde.
 Les interfaces électrique / optique ainsi que les connecteurs sont d’un prix élevé.
 Dispersion chromatique (élargissement du signale entre le début et la fibre).
 Cout d’exploitation élevé.

Applications des fibres optiques [1]


 Transmission numérique à haute débit :
 Réseaux nationaux et internationaux de télécommunications.
 Réseaux locaux en environnement bruité.
 Détection.

Conclusion :
On a présenté dans ce chapitre les différentes caractéristiques d’une liaison optique, et
ses différentes structures, un rappel sur les types de sources optiques utilisées en émission et
en réception, et on a présenté aussi les avantages et inconvénients de la fibre ainsi que ses
domaines d’application.
On a vu dans ce chapitre les trois blocs, que comporte la chaine de télécommunication optique
et on a présenté l’essentiel sur les éléments de chaque bloc.

Ce chapitre nous a permet de tirer des conclusions sur la démarche à mettre en œuvre pour la
réalisation d’une liaison par fibre optique d’où :

L’atténuation de la fibre doit être compensée périodiquement par des amplificateurs optiques
(AOSC, EDFA), la dispersion chromatique doit être également compensée par (réseau de
Bragg, fibre à deux cœurs concentriques) ainsi que les effets non linéaires.

D’autres techniques, telle que le multiplexage sont mises en œuvre pour augmenter le débit
dans une liaison optique et améliorer la qualité de service, ainsi que la conception de
nouvelles fibres pour la compensation de la dispersion de polarisation.
Chapitre :2 :réseaux FTTx

Introduction

Avec l’explosion de l’internet et la société multimédia ouverte et communicante, tant


d’applications nécessitent une plus grande bande passante afin d’accéder à l’information
rapidement, téléchargement, vidéo image en haute-définition et visioconférences.

Cette partie introduit les réseaux optiques, en particulier les réseaux optiques passifs, son
principe de fonctionnement, nous dériverons deux principales architectures du réseau FTTH :
point à point, point à multipoints, nous discuterons par la suite sur les différents standard d’un
réseau PON.

I.2.2 Les réseaux optiques

D’une manière générale, un réseau de télécommunications par fibre optique peut être
décomposé en trois catégories [9] :

 Le réseau d’accès :

Aussi appelé réseau local (local area network : LAN), couvrant des dimensions de
l’ordre de quelque kilomètres a quelque dizaines.

 Le réseau métropolitain (métropolitain area network : MAN) : des


réseaux intermédiaires qui réalisent l’interconnexion entre les réseaux longue
distance et les réseaux d’accès à travers des nœuds d’accès(NA), ayant des
dimensions de l’ordre de la centaine de kilomètres.

 Le réseau cœur : s’étendant sur plusieurs centaines de kilomètres.

I.2.2.1 réseaux d’accès optique

Il est constitué de deux partie une partie en fibre optique et une autre partie en conducteur
métallique qui va jusqu’au terminal de l’abonné.
Ce réseau permet d’accéder au réseau téléphonique public pour les applications vocales
comme il permet l'accès aux applications de transfert de données (voix et vidéo) grâce à
l'emploi des techniques numériques.
On distingue les techniques FTTx (Fiber to the x) qui consiste à amener la fibre le plus
proche possible de l’utilisateur afin d’augmenter la qualité de service en particulier le débit.
Figure I.11 : Architecture d’un réseau d’accès optique

Nous citons les techniques les plus utilisées :

 FTTC(Fiber to the curb )


La terminaison du réseau optique est localisée soit dans une chambre souterraine,
soit dans une armoire sur la voie publique (sous répartiteur), soit dans un centre de
télécommunication, soit sur un poteau. Dans le cas où la fibre arrive jusqu’au trottoir,
on appelle cette configuration Fiber to the Curb (FTTC). D’autre part, si elle arrive
jusqu’au sous répartiteur, on appelle cette configuration Fiber to the Cabinet
(FTTCab). Selon le cas, il est envisagé de réutiliser le réseau terminal en cuivre
existant ou de mettre en œuvre une distribution terminale par voie radio électrique, la
figure ci-dessous représente les différents composants d’un réseau FTTC/FTTCab
[10].

Figure I.12 : Structure d’un réseau FTTC

 FTTB(Fiber to the building )

La terminaison optique est localisée soit au pied de l’immeuble, soit dans un local
technique, soit dans une armoire ou un conduit sur le palier. Elle est généralement partagée
entre plusieurs abonnés qui lui sont raccordés par des liaisons en fil de cuivre.
Cette configuration est appelée aussi FTTB, la figure ci dessous représente la structure d’un
réseau FTTB [10].

Figure I.13 : Structure d’un réseau FTTB

 FTTH( Fiber to the home )

FTTH (Fiber To The Home, Fibre jusqu’au domicile) : l’abonné final est raccordé
jusqu’à son domicile par une fibre optique unique qui lui est dédiée. Cette technologie
permet l’accès à Internet, à la Télévision, à la Téléphonie avec des débits bien supérieurs à
ceux que permet actuellement l’ADSL par exemple.

Son autre avantage considérable par rapport aux technologies utilisant la paire de
cuivre (ligne téléphonique standard) est de ne pas connaître d’atténuation du signal en
fonction de la distance, et donc de garantir des débits optimaux même lorsque l’usager se
trouve très éloigné du commutateur. La figure ci-dessous représente les différents
composants d’un réseau FTTH [10].

Figure I.14 : Structure d’un réseau FTTH

I.2.3 Architecture des réseaux FTTH

La fibre optique est déployée de bout en bout du réseau, jusqu'au domicile. Elle ne fait
Appel à aucune autre technologie intermédiaire. C'est la technologie la plus intéressante en
termes de débit pour l'abonné et de sécurité de transfert (les données des différents utilisateurs
sont séparées), mais la plus onéreuse en termes de coût de déploiement pour l'opérateur [11].
Deux types de topologies physiques permettent d'acheminer la fibre jusqu'au client final :

 L’Architecture active, aussi appelée point à point (P2P).


 L’Architecture passive est appelée communément point à multipoint (PON).

I.2.3.1 Architecture point à point


Cette architecture est la plus simple à mettre en œuvre parmi les Topologies physiques du
réseau d’accès optiques, elle consiste à avoir un lien physique en Fibre optique directement
entre le central et l’abonné. Son déploiement revient plus cher.
Dans cette architecture, chaque abonné sera raccordé au répartiteur optique du réseau le
Plus proche, avec une fibre dédiée (point à point). Cette architecture permet une étanchéité
absolue entre les lignes des différents abonnés, chaque fibre étant dédiée à un abonné, il y a
autant de fibres que d’abonnés.
On utilise différents protocoles pour le transport des données, souvent c’est Ethernet qui est
choisi. Ces solutions sont alors dénommées Ethernet P2P ou Ethernet Direct Fiber. Elles
permettent des débits de 10Gb/s.
Pour être commercialisé, les débits sont limités à des valeurs inférieures, par exemple
100Mb/s symétriques [11].

Figure I.15 : architecture point à point (P2P)

I.2.3.1.1 les avantages et les inconvénients

Les Avantages

– Solution universelle adaptée aux clients résidentiels et aux entreprises.


– Budget optique optimal puisque pas de composants optique entre l’OLT et l’ONT.
– La gestion du réseau est très simplifiée.
– Une plus grande flexibilité de service.
– Bande passante illimitée.
– La sécurité des données est garantie puisqu’une ou deux fibre sont dédiées à chaque
client.

– Plus économique dans des secteurs d’abonné de faible densité.


Les inconvénients

– Pas de partage de l’OLT ou de port optique, beaucoup de fibres à déployer(pas très


économique.

– Gestion de fibre au niveau de la centrale.


– Encombrement à l’intérieur du central dû au grand nombre de transcrives. – Pas de
mutualisation de fibre.

I.2.3.2 Architecture point a multipoint


Un réseau point à multipoint connu aussi sous le nom de PON (Passive Optical Network),
le terme de passif s’appliquant au splitter qui ne comporte aucun élément électronique.

Dans cette architecture, une fibre unique part du central optique dans le réseau et dessert
plusieurs habitations, sur lesquelles sont raccordées à cette fibre au niveau d’un équipement
passif (coupleur ou splitter) placé à proximité de la zone à desservir. Chaque site reçoit toutes
les informations envoyées par l’équipement central OLT (Optical Link Terminal), et les
reçoivent par l’équipement récepteur ONT (Optical Network Terminaison) de chaque abonné,
et assure la fonction du filtrage : chacun des ONT et OLT n’exploitent que les données qui
concerne l’usager qui y est raccordé [11].

Figure I.16 : Architecture point-multipoint

I.2.3.2.1les avantages et les inconvénients


les avantages
– aucun élément électronique actif dans le réseau d’accès, c’est la structure passive.
– Permet des économies sur la quantité de fibres à
poser, et donc sur le dimensionnement des infrastructures d’accueil.
– Réduit des dépenses capitales et des couts d’exploitation associés.
– Les frais bas d’entretien de ces composants optiques passifs réduiront de manière
significative du cout de mises à niveau et de dépenses de fonctionnement.
– Flexibilité dans l’allocation de la bande passante.
– Architecture favorable à la diffusion.
Les inconvénients
– Pas d’interopérabilité avec d’autres réseaux.
– Bande passante partagée et limitée.
– Sécurité des données nécessaire.
– Zone de couverture limitée : au maximum 20 Km en fonction du nombre de divisions
(plus de divisions=moins de distance).
Capacité de planification difficile pour les applications d’entreprise.
Comparaison entre les deux architecture P2P et PON
Paramètre Point à point Point multipoint

Gestion de chiffrement Pas requis Nécessaire


Bande passante Bande passante non partagée sur Allocation dynamique de la
le réseau d’accès bande en fonction des
besoins des utilisateurs
Distance 15 km 20 km
Fibre 1 fibre par abonné de bout en 1 fibre par abonné en partie
bout distribution et raccordement,
1 fibre pour n abonnés dans
la partie transport
Energie 2 watt/abonné Dissipe au NA 0.6 watt/abonné dissipé au
NA
Débit maximum 100 Mbit/s ou 1Gbit/s symétrique Jusqu’à 2.5 Gbit/s en
selon connexion descendants et 1 Gbit/s en
montant
100 Mbit/s ou 1 Gbit/s Jusqu’à 78 Mbit/s descendant
Débit garantie symétrique selon connexion en split de 32

Place occupée 1U pour 28 à 48 abonnés 4U pour 512 à 2304 abonnés

Tableau I.2: comparaison entre P2P et PON


I.2.5 Les réseaux optique passifs PON (passive Optical network)
La technologie PON constitue une référence en matière de réseaux d’accès au très haut
débit, elle minimise les fibres et permet d’offrir une capacité de transport meilleur. Cette
technologie utilise comme infrastructure des fibres optiques passifs, car les équipements de la
partie intermédiaire ne sont pas alimentés en électricité ils sont et n’embarquent aucune
électronique. Ces réseaux permettent l’acheminement du flux bidirectionnels et multimédia à
très haut débit jusqu’à l'utilisateur final (entreprise ou particulier) [12].
Les réseaux PON sont normalisée au niveau international par les principaux organismes de
normalisation : l’ITU (International Télécommunication Union), le FSAN (Full Service
Access Network) et l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers).

I.2.5.1 Architecture de réseau PON


Les architectures PON peuvent être en étoile, en arbre ou en bus. La structure en arbre étant
la plus commune et la plus déployée pour les réseaux PON.
Figure I.17 : Architectures des PON

I.2.5.1.1 Architecture PON unidirectionnelle

L’architecture PON unidirectionnelle, est constituée d’un émetteur OLT (Optical Line
Terminal), coupleurs (Splitter) et ONT (Optical Network Terminaison). Afin qu’il n’y est pas
d’interférences entre un client et un autre chacun d’eux ont un intervalle du temps bien précis

La figure montre une liaison unidirectionnelle ou une fibre est dédiée pour le sens
ascendant et une autre pour le sens descendant [13].

Figure I.18 : architecture unidirectionnelle

Le signal descendant est émis à 1.49µm et celui du sens est émis ascendant à 1.31µm.

I.2.5.1.2 Architecture bidirectionnelle


La différence entre l’architecture PON unidirectionnelle et l’architecture PON
bidirectionnelle, c’est l’utilisation d’un duplexeur, il peut s’agir d’un circulateur, d’un
coupleur ou d’un multiplexeur, et cela afin de simplifier le réseau et économiser de la fibre
[13].

Figure I.19 : Architecture bidirectionnelle

La figure I.19 montre bien l’utilisation d’un multiplexeur afin de combiner les signaux
émis, et à la réception il y a un démultipxeur afin de reconstituer le signal initiale et l’envoyer
à la destination.

I.2.6 Standards X-PON

Il existe plusieurs standards X-PON qui sont normalisés soit par IUT, IEEE ou du groupe
FSAN (FULL Service Access Network). Ces standards sont APON (Asynchronous Transfer
Mode-based PON), BPON (Broadband PON), EPON (Ethernet PON), GPON (Gigabit
Capable Passive Optical Network), XGPON et NGPON2 (Next-Generation Passive Optical
Network 2).

I.2.6.1 standard APON

APON décrit l’opération PON en utilisant l’encapsulation du mode de transfert


asynchrone (ATM). Celle-ci a été développé pur la première fois dans les années 1990 par le
réseau d’accès au service complet (FSAN) et normalisé dans le standard G.982 [14]. Le
système APON peut relier jusqu’aux 32 abonné au PON et leur fournit un système d’accès
flexible et un débit élevé (622 Mbits/s ou 155Mbits/s en aval, 155Mbits/s en amont). Dans le
sens descendant. Le multiplexage des cellules ATM est utilisé alors que le protocole TDMA
s’utilise dans le sens ascendant.

I.2.6.2 standard BPON

Broadband PON est l’extension de l’APON en vue de fournir d’autres services, tels que
l’ETHERNET et la diffusion de la vidéo (broadcast vidéo) standardisé par l’ITU-T en 2005
(norme G983.1) [15]. Les améliorations récentes de l’APON incluent une vitesse élevée, le
multiplexage en longueur d’onde (WDM), une allocation dynamique de la largeur de bande,
une meilleure sécurité de données et une OMCI (ONU Management Control Interface) qui
désigne le système de gestion et définit les messages associés qui participent à la
configuration et à la supervision des équipements OLT et d’un réseau optique. Ce réseau
opère avec des débits downstream/upstream : 155Mb/s, 155Mb/s, 622Mb/s ,622Mb/s.

I.2.6.3 standard EPON

EPON (Ethernet PON) est un réseau dans le quel la topologie point-multipoint (P2MP)
est mise en application.

La différence principale entre EPON et APON est que les architectures EPON les données
sont transmises en paquets de longueurs variable jusqu’à 1.518 octets selon le protocole IEEE
802.3 pour l’Ethernet, tandis que dans APON les données sont transmises en cellules de
longueur fixe de 53 octets (charge utile 48-octets et 5 octets d’en tête), comme indiqué par le
protocole ATM

Le débit maximal est 1,25Gbit/s symétrique, dans ce réseau une longueur d’onde est utilisée
par sens de transmission et peut atteindre 32 abonnés par OLT [5].

I.2.6.4 standard GPON

La solution point-multipoint est mise en œuvre avec la technologie GPON dans la voie
montante on utilise une longueur d’onde de 1310nm, dans la voie descendante 1490nm, le
taux de partage du ou des coupleur(s) 1vers 64(voir 128) utilisateurs, la solution a comme
portée de rayon de couverture 20km.

Le GPON (Gigabit capable PON), défini par la norme G.984, permet des débits de 2.5
Gbit/s en voie descendante sur une longueur d’onde 1490nm et un débit de 1.25Gbits/s sur
une longueur d’onde de 1310nm pour la voie montante. Le GPON utilise un multiplexage
TDM et le partage des ressources dans le sens montant s’effectue par le TDMA [16] [17].

Le GPON apporte plus de fonctionnalités que l’EPON (qualité de servie définie,


fragmentation des données, attributions de priorités…) et possède sa propre méthode
d’encapsulation, appelée <<GEM>> (GPON Encapsulation method). Il fournit l’ATM pour la
voix. L’Ethernet pour les données et une encapsulation propriétaire pour d’autres services [16]
[17].

I.2.6.4 .1Norme de GPON

ITU-TG.984 comprend quatre parties :


 G984.1 : est dédié, à l’architecture, aux débits, à la portée, au taux de partage et
au mécanisme de protection.
 G984.2 : parle de budget optique et des puissances mise en œuvre dans le
réseau GPON.
 G984.3 : explique la transmission entre l’OLT et l’ONU.
 G984.4 : expose les échanges entre l’OLT et les différents services

.I.2.6.5 Standard XG-PON

Appelé aussi NG-PON1 (première nouvelle génération de PON), ce standard existe en deux
variantes XGPON1 et XGPON2 [18] [19]. Le XGPON1 normalisé par l’UIT (G.987), propose
un système asymétrique caractérisé par un débit descendant de 10Gbit/s associé par un débit
montant de 2.5Gbits/s. Il est défini par son plan d’allocation en longueur d’ondes (1575-
1580nm) pour les signaux descendants et (1260-1280nm) pour les signaux montants.

Les spécifications de la couche physique de ce standard sont répertoriées le tableau :


OND Perte de Perte de Marge Type de Taux de Portée Portée
Class liaison liaison (dB) fibre Partage physique logique
min (dB) Max(dB) optique

N1 14 29 3 IUT-T 20Km 60Km


N2 16 31 3 G652 1 :64
E1 18 33 3 Allant à
E2 20 35 3 1 :128
Tableau I.3 : spécification technique du XG-
PON1
I.2.6.6 NG-PON2

NG-PON2 normalisé par l’UIT en 2014 et 2016 (G.989.1 et G.989.2), permet un débit
agrégé de 40 Gbit/s (voir jusqu’à 80 Gbit/s) dans le sens descendant et 10 Gbit/s dans le sens
montant. Il possède 3 types de débit canal : basic : 10/2.5 Gbit/s ou optionnel 10/10 Gbit/s et
2.5/2.5 Gbit/s [20] [21].

Le NG-PON2 se concentre sur les technologies TDM-PON, WDM-PON (la longueur


d’onde est allouée à l’utilisateur.

Les spécifications de la couche physique sont répertoriées dans le tableau suivant :


ODN Perte de Perte de Type de fibre Taux de Portée
Class liaison liaison optique partage (Km)
min (dB) max(dB)
N1 14 29 IUT-T G652 Max 256 40
N2 16 31 ET IUT-T
E1 18 33 G657
E2 20 35

Tableau I.4 : spéciation technique de NG-


PON2
I.2.7 Comparaison des standards d’un réseau PON
Le tableau ci-dessus résume les caractéristiques des différents standard d’un réseau PON
définit précédemment.
norme APON BPON EPON GPON
norme de ITU-T ITU-T IEEE802.3ah G.984
recommandations G.983 G.983 IEEE802.av
protocoles ATM ATM Ethernet avec GEM (ATM,
accès Ethernet,
CSMA/CD TDM)
Longueur d’onde 1490nm/1310n 1490nm/1310n 1490nm/1310n 1490nm/1310n
(descendant/monta m m m m
nt)
Débit descendant 155Mbit/s ou 155Mbit/s ou 1.25Gbit/s 2.5Gbit/s
622Mbit/s 622Mbit/s 10Gbit/s
Débit montant 155Mbit/s 155Mbit/s ou 1.25Gbit/s 1.25Gbit/s
622Mbit/s 1Gbit/s ou
10Gbit/s
Taux de partage 16 ,32 16 ,32 16, 32,64 16, 32,64
jusqu’à 128
Distance OLT 10 ou 20Km 10 ou 20Km 20Km 20Km
ONT

Tableau I.5 : Comparaison des standards d’un


raison PON
I.2.8 Avantages et inconvénients d’un réseau GPON

Les avantages d’un réseau GPON sont principalement économiques :

 Un OLT peut desservir au moins 64 clients.


 Architecture favorable à la diffusion (typiquement diffusion TV).
 Peu de fibre sont employée dans le réseau GPON.
 Aucun local alimenté en énergie n’est nécessaire dans ce type de réseau. Ce qui
entraine des économies d’investissements, d’exploitation et de maintenance.

Cependant, il y a aussi un grand nombre d’inconvénients à surmonter :

 Budget optique limité par le coupleur, donc portée réduite.


 Débit partagé et limité à la capacité de la fibre commune.
 Synchronisation compliquée pour le sens montant.
 Les flux étant reçus par tout le monde, le tri se faisant au niveau des ONT.

Malgré tous ces inconvénients. C’est l’architecture majoritairement retenue par les
opérateurs. Ce choix se justifie à postériori par la conjecture économique actuelle qui est à
l’économie.

I.2.11 Conclusion
Dans cette partie on a donné un aperçu sur les réseaux d’accès optiques, dans un premier
temps on a cité les différentes topologies utilisées pour le déploiement de FTTH (Fiber to the
home) : point à point, point à multipoint. On a particulièrement met l’intérêt sur les réseaux
optiques passifs, dans un deuxième temps on a vu le fonctionnement du réseau GPON.

Dans le chapitre suivant nous allons voir une étude détailler du réseau FTTH et les
différents composants le constituant ainsi qu’une étude d’une liaison FTTH à bejaia.
II.1 Introduction

De nos jours, l’accès aux services numériques large bande est devenu essentiel et il
est évident que seules les infrastructures en fibre optique qui peuvent assurer la
disponibilité d’un vrai haut débit. Dans ce contexte, les réseaux d’accès optique
jusqu'à l’abonné nommés FTTH sont devenus une solution intéressante.
Ce chapitre est consacré à l’étude de la solution FTTH dans la ville de Bejaia.
Dans une première section nous nous sommes intéressés à l’architecture du réseau
FTTH ainsi que les composants passifs du réseau FTTH. Ensuite nous ferons une
étude de la zone Z060-001 qui relie SIDI ALI LEBHER (BEJAIA) au nœud de
raccordement optique qui se situe au Centre d’amplification (CA) à cité Tobal
(Bejaïa).

II.2 Structure du réseau FTTH

Le déploiement de la solution FTTH en câbles optique s’effectue autour de


plusieurs nœuds et répartiteurs, dans ce qui suit on présente les principales règles
d’ingénieries à appliquer lors du dimensionnement des réseaux d’accès FTTH.

Figure II.1 : composants passifs du réseau FTTH.

II.2.1 Nœud de raccordement optique (NRO)

Le nœud de raccordement optique c’est la juste interface entre le réseau de collecte


c’est à dire l’ensemble des services proposer (internet, téléphonie, vidéo) et le réseau
de desserte, il est le point de départ des liens optique vers les utilisateurs.
Le NRO abrite l’OLT (Optical Line Terminal) un équipement qui fait l’interface
entre le réseau national de collecte de l’opérateur et le réseau d’accès. L’OLT se
présente sous forme de baies avec des cartes et des ports. Avec 17 cartes dans un
OLT, on peut desservir 17 000 clients.
Les abonnés dépendent la pluparts du temps d’une architecture en GPON (Gigabit
Passive Optical Network). Cela signifie qu’ils se partagent une même fibre et un
même signal lumineux pour faire transiter les données. Mais chacun se voit attribuer
sa propre fibre à la fin pour uniquement recevoir ses propres informations.

Figure II.2: Nœud de raccordement optique

II.2.2 Sous répartiteur optique (SRO)

Le sous répartiteur optique SRO est une armoire de rue similaire aux sous
répartiteurs utilisés au niveau des réseaux téléphoniques.

Il est défini comme le point a partir duquel l’operateur à accès au réseau de desserte
des bâtiments, il est appelé aussi point de mutualisation.

Les câbles viennent du nœud de raccordement optique via l’infrastructure de génie


civil souterrain qui aboutisse vers le sous répartiteur optique appelé aussi armoire de
mutualisation.
Figure II.3 : Sous Répartiteur Optique

II.2.3 Boitier Pied de l’Immeuble (BPI)

Situé généralement en pied d’immeuble, ce boîtier permet le raccordement des


câbles venant de l’extérieur et ceux de la colonne montante où se trouvent les points
de branchement qui desservent ensuite chaque logement.

Figure II.4 : Boitier Pied Immeuble

II.2.4 Prise Terminal Optique (PTO)


La Prise Terminale Optique PTO relie l’abonné au point de branchement (BPI) par
un câble de branchement mono-fibre ou bi-fibre en fonction de la catégorie de
l’abonné à desservir. De la on peut connecter le modem optique ONT a cette prise
pour bénéficier des avantages de l’offre demandée.

Figure II.5 : Prise Terminal Optique

II.2.4.1 Modem Optique

Le modem utilisé dans l’installation de la fibre optique jusqu'à la maison FTTH


(Fiber To The Home) diffère du modem utiliser dans le réseau ADSL, à l’aide d’une
jarretière optique on branche le modem depuis la prise optique PTO.

Figure II.6 : Modem optique

II.2.5 Le coupleur Optique


On appelle coupleur le composant qui est intégré dans la ligne, assure la fonction
diviseur ou concentrateur de la transmission. C’est un équipement passif qui ne
nécessite aucune alimentation électrique, sont fonctionnement est basé sur la
propagation de la lumière à l’intérieur de la fibre.
Dans le sens montant le coupleur permet de combiner par addition les signaux
optiques, dans le sens inverse (sens descendant) il divise le signal optique qui vient de
L’OLT.
Le coupleur n’est pas capable d’aiguiller, de modifier, de retarder ou de bloquer les
signaux qui le traversent.

Figure II.7 : Coupleur

Optique

II.2.6 Jarretière

Optique

Désigne une ensemble intégrante 1 à 2 fibre sur gainées (1,6 à 2,8 mm) et équipée
de fiches à chaque extrémité utilisée en vue de raccorder les fibres arrimées sur un
tiroir optique à un équipement.
Figure II.8 : Jarretière optique

II.3 Composants du réseau PON

La figure ci-dessous représente les composants du réseau PON

Figure II.9 : Composants du réseau PON

L’OLT (Optical Line Terminal) disposent de ports PON permettant


d’émettre/recevoir des flux vers plusieurs équipements terminaux d’abonnés (ou ONT
: Optical Network Terminal) via un réseau de distribution optique ODN (Optical
distribution Network) employant des composants optiques passifs et permettant de
réaliser la transmission optique de la terminaison OLT vers les utilisateurs, et vice
versa.

II.3.1 Terminaison de ligne optique

L’OLT est situé dans un bureau central et contrôle le flux bidirectionnel des
informations sur l’OND. Chaque OLT est chargée d’éviter toute interférence entre le
contenu de la liaison descendante et la voie de liaison montante, en utilisant les
techniques WDM (Wavelength Division Multiplexing). Deux longueurs d’ondes
différentes sont utilisées : l’une pour la voie montante et l’autre pour la voie
descendante.

II.3.2 Terminal/Unité de réseau optique


Un ONT est situé directement dans le local du client. Il sert à fournir une
connexion optique au PON et de filtrer les informations associées à un utilisateur
particulier de l’OLT. Ils ont aussi la fonction d’encapsuler les informations d’un
utilisateur particulier de l’OLT.
Il existe une grande variété d’ONT avec des conceptions fonctionnelles et de
configurations de base différentes. Leurs dimensions peuvent varier d’une simple
boite fixée à l’intérieur de la maison, à une unité sophistiquée montée sur une armoire
pour l’utilisation dans les applications MDU/MTU (Multi Deweling/Tenant Unit)
comme par exemple les complexes d’appartements ou de bureaux.
La sécurité des données est nécessaire en réception car l’ensemble des utilisateurs
reçoivent l’ensemble du flux émis par le central. Cependant, la confidentialité est
assurée par un processus de cryptage (G983/G984). Il reste la sécurité du réseau qui
peut être mise à mal par injection malveillante de signal perturbateur d’un ONT.

II.3.3 principe de partage de la fibre entre abonnés


Comme était mentionné auparavant, un réseau PON, représenté comporte le central
qui se dénomme NRO (un nœud de raccordement optique), sur lequel sont connectées
des sources multiples de services (vidéo, Internet et téléphonie classique). Ce NRO est
lui-même interconnecté, via la fibre optique, aux utilisateurs finals (résidences,
entreprises...) appelé
ONU ou ONT.

Les réseaux PON ont classiquement une portée de 20kilométres, quels que soient
les flux transportés, ce qui permet en réalité de couvrir une superficie de 20 kilomètres
de rayon sans aucun répéteur.

Sens descendant
Chaque abonné ne reçoit que les informations qui le concernent dans le sens
descendant. L’information est diffusée pour tous les ONT par la technique de
multiplexage TDM (Time Division Multiplexing), par la suite les ONT reçoivent
toutes les données mais un seul l’ONT concerné les retransmet dans le réseau
interne de l’abonné (figure II.10) [13].
Le débit instantané du PON est partagé entre tous les abonnés qui reçoivent des
données. Si un seul abonné télécharge, il peut disposer de tout le débit maximum
autorisé par le PON (sauf limitation mise en place par l’opérateur, par choix
commercial ou technique vis-à-vis de son réseau de collecte).
Figure II.10: Architecture du sens descendant.
La séparation du flux montant du flux descendant se fait à l’aide d’un
multiplexage en longueur d’ondes (WDM).

 Sens montant
Dans le sens montant, le coupleur étant passif, et les ONT émettent tous
dans la même longueur d’onde, si les signaux émis par deux ONT parviennent
simultanément au coupleur, ils ressortiraient sous la forme d’un mélange
illisible par l’OLT. On utilise donc un partage du temps de parole (TDMA:
time division multiplexing Acces) [13]
L’OLT attribue à tour de rôle à chaque ONT un intervalle de temps (quelques
micro secondes) pendant lequel cet ONT est seul autorisé a emmètre (figure
II.11).s’il a beaucoup de données à transmettre, l’OLT lui attribue d’avantage
de temps de paroles, et inversement elle réduit pour les ONT qui émettent peu.

Figure II.11 : architecture du sens montant


Chapitre :3 : logiciel optisystem

1 Introduction

Dans ce chapitre nous allons faire l’étude d’une liaison GPON à l’aide du logiciel
OPTISYSTEM, ce logiciel permet de tester et optimiser pratiquement n’importe quel
type de liaison optique, il est basé sur la modélisation réaliste des systèmes de
communication par fibre optique. Dans un premier temps nous allons présenter ce
logiciel ainsi que les différents composants et éléments utilisés dans notre liaison.

Ensuite nous allons présenter les résultats obtenus avec l’architecture point à
multipoint (PON), et cela en fixant le débit binaire et en variant les paramètres tels
que, la distance de la fibre optique, et la fréquence de la longueur d’onde. Puis on
visualise les résultats sur l’analyseur de taux d’erreur(BER).

La configuration utilisée dans notre projet est une configuration réel de réseau
FTTH GPON basée sur le standard UIT-T G.984.2.

III.2 Présentation du logiciel OPTISYSTEM

Le logiciel OPTISYSTEM développé par une société canadienne OPTIWAVE;


Optical Communication System Design Software, il permet aux chercheurs, aux
scientifique et aux ingénieurs télécom optique de modéliser, simuler, analyser et
concevoir tout système optique.

Les systèmes d’OPTISYSTEM possèdent un environnement de simulation puissant


et une définition vraiment hiérarchique de composants et systèmes, ses capacités
peuvent être facilement élargies avec l’ajout de l’utilisateur de composants et
d’interfaces continu à une gamme d’outils largement utilisée.

La démarche à suivre se décompose en deux étapes :

 Construire le schéma bloc.


 Analyser le schéma.

Notre système est une liaison GPON (Gigabit Passive Optical Network) qui se
compose d’un OLT (Optical Line Terminal), d’un SRO (sous répartiteur optique),
d’un BPI (boitier pied de l’immeuble), et d’un ONT (Optical Network Terminaison),
et de splitter.

cette liaison permet d’atteindre des débits importants qui peuvent aller jusqu’à 2.5
Giga bits/s avec une bonne qualité de transmission. Dans cette liaison il existe deux
sens, le sens descendant les données partent de l’OLT vers l’ONU/ONT, et le sens
montant, les données partent de l’ONU/ONT vers l’OLT.

III.2.1 Description du logiciel OPTISYSTEM

OPTISYSTEM est un logiciel pour WINDOWS ; parmi ses diverses applications


nous allons citer les plus utilisées

 La conception du système de communication optique du composant au niveau


de la couche physique
 Le calcul du taux d’erreur binaire (BER) et le calcul du bilan de liaison.
 La conception des réseaux TDM/WDM et optiques passifs (PON).
 L’espace libre pour les systèmes optique.
 La conception d’anneau SONET/SDH
 La conception d’émetteur de canal et d’amplificateur.

OPTISYSTEM comprend essentiellement une fenêtre principale répartit en


plusieurs parties :

 Editeur du layout : permet l’édition et la


configuration du schéma en cours de conception.
 Projet en cours : visualisation des divers fichiers et composants correspondant
au projet en cours.
 Vue d’ensemble du projet : permet la visualisation miniature de layout en
cours d’édition.
 Bibliothèque : une base de données de divers composant existant, elle contient
tout type de modèle qui permet de réaliser les différents schémas.
Bibliothèque EditeurLayout

Projetencours Vudel’ensemble

Figure III.1 : les fenêtres d’OPTISYSTEM 7.0

III.3 Critères de qualité d’une transmission

Afin de connaitre le bon fonctionnement d’un système, on compare la séquence


envoyée à celle reçue, cette dernière est obtenu en mesurant la qualité de transmission,
pour cela il y’a trois critères principaux qui sont : le facteur de qualité, le taux d’erreur
binaire et le diagramme de l’œil.

• Le facteur de qualité
Facteur de qualité, ou le facteur Q, est un critère de qualité d’un signal optique. Il
est obtenu à partir des statistiques du bruit des niveaux (1) et (0) du signal à détecter
tel que :

‫ܫ‬ଵെ‫ܫ‬଴
ܳൌ

ߜଵെߜଶ

Ou ‫ܫ‬ଵ et ‫ܫ‬଴ sont les valeurs moyennes qui représentent le signal utile, ߜଵ݁‫ߜݐ‬ଶ sont les
écarts types des densités de probabilité des symboles 1 et 0.

• Le taux d’erreurs binaire (BER)


Etant donné que les systèmes de transmission des données sont transmises d’une
manière numérique, c'est-à-dire une séquence de données binaires, le critère le plus
intuitif permettant d’évaluer la qualité du signal transmis est la comparaison entre la
séquence binaire à l’émission et celle à la réception nous parlons dans ce cas de taux
d’erreur binaire. Il est défini par le rapport entre le nombre de bit envoyés et le
nombre de bit reçus

Nombres de bits erronés


BER =
Nombres de bits transmis

Un système est généralement considéré de bonne qualité en télécom optique si ce


BER est inférieure à une valeur de 10ିଽ , 10ିଵଶ ou 10ିଵହ suivant les systèmes.

• Le diagramme de l’œil

Le diagramme de l’œil représente la superposition synchrone de tous les symboles


binaires de la séquence transmise, c’est la façon visuelle pour estimer la qualité d’un
signal, plus le signal est de mauvaise qualité, plus le diagramme de l’œil est fermé,
plus le facteur de qualité est faible et ainsi plus la détection du signal sans erreur est
difficile.

III.4 Le bilan optique de puissance

Le bilan optique représente l’atténuation maximale (y compris la marge) que l’on


peut supporter entre l’émetteur et le récepteur pour assurer une qualité donnée.

‫ݐݐܣ‬௧௢௧௔௟௘ [dB] = ߙ௟௜௡ [dB/Km]*L [Km]+Ʃ‫ݐݐܣ‬௘௣௜[dB]+ Ʃ‫ ܯ‬+௖‫ ݐݐܣ‬+௡௡௢௖‫ݐݐܣ‬ௌ௬௦[dB]

ܲ [dBm] = ்ܲ௫ [dBm] – (‫ݐݐܣ‬௧௢௧௔௟௘ [dB] + ‫ܯ‬ௌ௬௦[dB])


ோ௫

M [dB] = (்ܲ௫ [dBm]- S [dBm] )- (‫ݐݐܣ‬௧௢௧௔௟௘ [dB] + ‫ܯ‬ௌ௬௦[dB] )

B [dB] = ‫ݐݐܣ‬௧௢௧௔௟௘ [dB] + M [dB]

Avec:

• ‫ݐݐܣ‬௧௢௧௔௟௘ : L’atténuation totale


• ‫ݐݐܣ‬௘௣௜: L’atténuation des épissures

• ‫ݐݐܣ‬௖௢௡௡ : L’atténuation des raccordements

• ߙ௟௜௡ : L’atténuation linéique


• ‫ݐݐܣ‬௖ : L’atténuation des coupleurs
• ‫ܯ‬ௌ௬௦ : La marge de système (6dB)

• L: la distance parcourus

• S: la sensivitée de -28dBm
• ܲ : Puissance d’émission
்௫

• ܲ : Puissance de réception
ோ௫

• B: budget de puissance
• M: La marge, elle inclut le vieillissement irréversible sur les différents
éléments passifs du réseau : fibres, connecteurs, coupleurs, épissures et les
éléments réversibles tels que l’altération de câbles après la mise en œuvre du
réseau, la salissure des connecteurs, les contraintes mécaniques sur les câbles
et les réparations. En cas d’un nombre de connecteurs important, une marge
plus grande sera prise en compte.

III.5 La solution FTTH à deux niveaux

La solution FTTH GPON en arbres avec un scenario à deux niveaux de splitter de


1:8 / 1:8 permettant d’avoir 64 clients par PON tous en respectant une atténuation G-
PON inférieure à 28 dB (classe B+) selon le standard UIT-T G.984.2.

Figure III.2 : schéma de la liaison FTTH


III.6 Partie expérimentale

III.6.1 Présentation des composants utilisés et leurs caractéristiques

Les tableaux suivant représentent la liste des matériels utilisés et leurs différentes
caractéristiques :

Segment Type de matériel Matériel


Alimentation Matériel de terminaison OLT, ODF

Câble feeder FO Duct G 652.D


FO Aerial G 652.D
Segment de distribution Matériel de terminaison Armoire de rue SR Optique
Câble de distribution FO Duct G 652.D
FO Aerial G 625.D

Autres Coupleur 1 :8
Connecteur sc-upc

Drop segment Matériel de terminaison Boitier bas immeuble


Câble à faible courbure FO Duct G 657.A
FO Aerial G 627.A

Autres Coupleur 1:8


Connecteur sc-upc

Indoor segment Matériel de terminaison ONT/ONU


Câble a faible courbure Drop indoor G.657.A
Autres Connecteur sc-upc Epissure
+ jarretiére optique

Tableau III.1: Liste des matériels


Dispositif Spécification

Câble de fibre optique Max 0.35 dB/km


Connecteur 0.25 dB
Epissure 0.1 dB
Coupleur 1 :8 10.6 dB
Distance Max 17 km
Sensitivité de Rx -28 dbm

Tableau III.2 Caractéristiques des


dispositifs
Liaison GPON Simulé