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LUNDI 25 MARS 2013 – 20H

Johann Sebastian Bach


Passion selon saint Jean

Accentus
Concerto Köln
Laurence Equilbey, direction

Bach | Passion selon saint Jean | Lundi 25 mars 2013


Deborah York, soprano
Varduhi Abrahamyan, contralto
Markus Schäfer, ténor (l’Évangéliste)
Emiliano Gonzalez-Toro, ténor (airs)
Johannes Weisser, basse (Pilate, airs)
Johannes Mannov, basse (Jésus)

Fin du concert (sans entracte) vers 22h.

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Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Johannes Passion [Passion selon saint Jean] BWV 245

Composition : 1724.
Création : le 7 avril 1724, jour du Vendredi saint, à Leipzig.
Durée : environ 110 minutes.

Première partie

1. Chœur « Herr, unser Herrscher, dessen Ruhm… »


2. Récitatif (l’Évangéliste, Jésus) « Jesus ging mit seinen Jüngern über den Bach Kidron… »
3. Choral « O große Lieb, o Lieb ohn’ alle Maße… »
4. Récitatif (l’Évangéliste, Jésus) « Auf daß das Wort erfüllet würde… »
5. Choral « Dein Will gescheh, Herr Gott… »
6. Récitatif (l’Évangéliste) « Die Schar aber und der Oberhauptmann… »
7. Air (Alto) « Von den Stricken meiner Sünden… »
8. Récitatif (l’Évangéliste) « Simon Petrus aber folgete Jesu nach und ein ander Jünger… »
9. Air (Soprano) « Ich folge dir gleichfalls mit freudigen Schritten… »
10. Récitatif (l’Évangéliste, une servante, Pierre, Jésus, un garde) « Derselbige Jünger… »
11. Choral « Wer hat dich so geschlagen… »
12. Récitatif et chœur (l’Évangéliste, Pierre, un garde) « Und Hannas sandte ihn gebunden… »
13. Air (Ténor) « Ach, mein Sinn… »
14. Choral « Petrus, der nicht denkt zurück… »

Deuxième partie

15. Choral « Christus, der uns selig macht… »


16. Récitatif et chœur (l’Évangéliste, Pilate, Jésus) « Da führeten sie Jesum von Kaipha vor das Richthaus… »
17. Choral « Ach großer König, groß zu allen Zeiten… »
18. Récitatif et chœur (l’Évangéliste, Pilate, Jésus) « Da sprach Pilatus zu ihm… »
19. Arioso (Basse) « Betrachte, meine Seel, mit ängstlichem Vergnügen… »
20. Air (Ténor) « Erwäge, wie sein blutgefärbter Rücken… »
21. Récitatif et chœur (l’Évangéliste, Pilate, Jésus) « Und die Kriegsknechte flochten eine Krone… »
22. Choral « Durch dein Gefängnis, Gottes Sohn… »
23. Récitatif et chœur (l’Évangéliste, Pilate) « Die Jüden aber schrieen und sprachen… »
24. Air avec Chœur (Basse) « Eilt, ihr angefochtnen Seelen… »
25. Récitatif et chœur (l’Évangéliste, Pilate) « All da kreuzigten sie ihn… »
26. Choral « In meines Herzens Grunde… »
27. Récitatif et chœur (l’Évangéliste, Jésus) « Die Kriegsknechte aber, da sie Jesum gekreuziget hatten… »
28. Choral « Er nahm alles wohl in acht… »
29. Récitatif (l’Évangéliste, Jésus) « Und von Stund an nahm sie der Jünger zu sich… »
30. Air (Alto) « Es ist vollbracht ! … »
31. Récitatif (l’Évangéliste) « Und neiget das Haupt und verschied… »
32. Air avec choral (Basse) « Mein teurer Heiland, laß dich fragen… »

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33. Récitatif (l’Évangéliste) « Und siehe da, der Vorhang im Tempel zerriß in zwei Stück… »
34. Arioso (Ténor) « Mein Herz, indem die ganze Welt… »
35. Air (Soprano) « Zerfliesse, mein Herze… »
36. Récitatif (l’Évangéliste) « Die Jüden aber… »
37. Choral « O hilf Christe Gottes Sohn… »
38. Récitatif (l’Évangéliste) « Darnach bat Pilatum Joseph von Arimathia… »
39. Chœur « Ruht wohl, ihr heiligen Gebeine… »
40. Choral « Ach Herr, lass dein lieb Engelein… »

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Un oratorio spirituel

Au temps de Bach, un oratorio de la Passion était, à Leipzig, exécuté chaque année aux
vêpres du vendredi saint, en alternance à Saint-Nicolas, l’église principale de la ville,
et à Saint-Thomas. La cérémonie commençait peu après une heure de l’après-midi.
La Passion était exécutée en deux parties, séparées par une prédication durant environ
une heure. Chacune de ces parties était encadrée par le chant du choral par l’assemblée ;
et après la conclusion prenaient encore place un motet, une oraison et un choral. Ainsi
donc, la cérémonie durait près de cinq heures. Chanteurs et instrumentistes étaient placés
à la tribune principale de l’orgue au fond de la nef, et dirigés par le cantor en personne.
Il faut se rappeler qu’il n’y avait pas de musique « figurée », c’est-à-dire avec voix et
instruments, durant les derniers dimanches du Carême, précédant Pâques. Et voici que
pour sa première Passion, Bach rompt le silence en faisant entendre un opéra sacré sous
les voûtes de l’église Saint-Nicolas, le vendredi 7 avril 1724. C’est la Passion selon saint
Jean, du moins dans sa première rédaction. On sait que le cantor la fit réentendre l’année
suivante, 1725, à Saint-Thomas (deuxième version), puis en 1728 à Saint-Nicolas (troisième
version) et que la version aujourd’hui considérée comme définitive, parce que la dernière
en date, fut entendue en 1746 à Saint-Thomas. Entre-temps, d’autres musiques pour la
Passion avaient été exécutées, de divers auteurs, Keiser, Telemann, Graun, Haendel
et sans doute d’autres encore, et bien sûr de Bach lui-même.

Oratorio spirituel, donc, que Bach traite à la façon d’un opéra sacré. En signant son contrat,
l’année précédente, le musicien avait bien dû admettre d’avoir à composer une musique
« de nature qu’elle ne paraisse pas sortir d’un théâtre, mais bien plutôt qu’elle incite les
auditeurs à la piété ». Mais le terrible récit des souffrances et de la mort du Christ lui tient
trop à cœur pour ne pas chercher à frapper ses auditeurs par les moyens les plus éprouvés
de la musique dramatique de son temps. Cette intensité s’exprime en premier lieu dans les
récitatifs de l’Évangéliste, d’une vigueur expressive exceptionnelle et d’une prodigieuse
diversité. À lui d’assurer la narration des événements, laissant la place aux interventions
de tous les acteurs du drame – Jésus en premier lieu, mais aussi Pilate, Pierre, la servante
et les autres, de même que les gardes accompagnant Judas, la foule du peuple, des grands
prêtres et des Juifs. Ainsi l’oratorio de la Passion représente-t-il aux oreilles des auditeurs
le drame par excellence, infiniment plus grandiose que ce que l’on joue d’ordinaire sur les
scènes de l’époque, les aventures d’Alexandre aux Indes ou les amours de César et de
Cléopâtre. Et beaucoup mieux qu’en recourant aux artifices des costumes et de décors
de carton-pâte, c’est la musique qui se charge de « mettre en scène » le drame.

Il ne faut pas manquer d’observer la façon si subtile et efficace dont le compositeur


agence tous les éléments sonores de son œuvre, véritable dramaturgie, et en particulier
les endroits précis où il fait intervenir les airs et les chorals, selon la stratégie spirituelle
d’un exégète. Si Bach interrompt ainsi par moments son discours, par des airs ou par des
chorals étrangers au récit proprement dit, c’est pour intervenir au nom des fidèles.
Les airs de solistes manifestent des réactions individuelles privilégiées, ou des instants de
méditation. On y chante à la première personne, puisque c’est en mon nom qu’ils chantent,

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c’est moi-même, auditeur, qui suis invité à m’exprimer par leur voix pour m’interroger
et compatir, commenter ou pleurer, participer au drame en tant qu’individu. Ainsi, après le
reniement de Pierre (dont Bach emprunte ici le récit à saint Matthieu), le ténor clame son
désarroi. Le ténor, traditionnellement voix du pécheur meurtri par ses fautes. Nous tous
sommes Pierre en cet instant, trahissant notre foi. Air de vaillance, aux confins du
désespoir. Autre exemple fameux, au moment de la mort du Christ, instant culminant
de l’œuvre. Alors qu’il va rendre l’âme, le Crucifié prononce ses derniers mots, « Es ist
vollbracht [Tout est accompli] ». Le texte évangélique poursuit, disant qu’il incline la tête
et meurt. Mais Bach ne l’entend pas ainsi. Son formidable instinct dramatique et l’ardeur
de sa piété lui font briser le récit après ces derniers mots. Dans un air sublime s’élève
alors la voix de l’alto, voix de l’âme affligée. Avec la tonalité de si mineur, celle de
l’irrémédiable souffrance, et le soutien de la viole de gambe, instrument lié à la méditation
sur la mort (celui de l’Actus tragicus) : bouleversant. Mais au milieu de l’air, tout à coup en
ré majeur et dans un mouvement très animé, les cordes stylisant une fanfare, l’âme se
ressaisit et proclame la victoire divine de la prochaine résurrection. Après quoi reprendra
le récit évangélique : une seule mesure, complètement isolée. On l’écoute hagard.

Il y a enfin les chœurs et les chorals. Les chœurs, ici, ne sont que deux, comme les
portiques de l’édifice spirituel : un pour l’ouvrir, l’autre pour le refermer. C’est l’assemblée
des chrétiens qui chante la grande prière initiale, annonçant que le sacrifice du martyr est
pour lui un objet de gloire. Et le si tendre et émouvant chœur final, où nous tous, en pleurs,
nous retrouvons près du tombeau du Christ pour lui souhaiter un doux repos, sachant aussi
que ce repos, comme celui de notre propre mort, n’est jamais que la préparation heureuse
à la vie surnaturelle. Quant aux chorals, ces cantiques de la tradition luthérienne dont tout
un chacun dans l’église connaît la musique et les paroles, ils viennent baliser la grande
liturgie sonore et spirituelle aux temps forts de l’action et de la méditation dont ils
élargissent la portée. Par eux, les fidèles sont appelés à participer intimement –
mentalement, certes, mais dans une totale adhésion –, comme membres de l’Église de tous
les temps. Par le choral, la Passion atteint sa dimension métaphysique universelle. On ne
peut se séparer alors sans chanter un dernier choral pour conclure. C’est la dernière
strophe du cantique bien connu de Martin Schalling, qui remonte à 1569 et que Bach
a traité à d’autres reprises dans ses cantates. Appel au doux sommeil de la mort, avant
la résurrection – déjà, on entend poindre la lumière du matin de Pâques –, ce réveil qui
permettra au chrétien de contempler pour toujours la face de son Créateur. Ce que dit
le mot ultime de la partition, ewiglich, éternellement.

Gilles Cantagrel

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La Passion selon Bach

Aux origines de la Passion

Lorsque le mot passion est doté d’un P majuscule, il prend une signification bien particulière :
celle de la souffrance de Jésus sur le chemin de la crucifixion. Le mot désigne alors l’ensemble
des différentes étapes décrites dans les quatre Évangiles de Luc, Marc, Jean et Matthieu :
trahison de Judas – arrestation – reniement de Pierre – procès – crucifixion.

La lecture chantée de ces textes, dans le cadre de la semaine sainte, constitue la célébration de
la Passion. Au Moyen Âge, elle est psalmodiée1 à plusieurs voix : l’évangéliste et les différents
protagonistes du récit (Jésus, Judas, Pilate, les grands prêtres, la foule…). Avec la Réforme2 qui
rapproche davantage le fidèle et la Parole divine apparaissent les premières Passions en
allemand, avec chorals chantés par l’assemblée.

De l’église à la salle de spectacle, le message universel de Bach

En 1723, Johann Sebastian Bach se voit nommé Cantor de l’église réformée de Saint-Thomas de
Leipzig ; il y restera jusqu’à son décès en 1750. Pendant ces vingt-sept années, Bach compose la
majorité de son répertoire religieux destiné à être produit dans le cadre des offices dont la
Passion selon saint Jean BWV 245 (1724) et la Passion selon saint Matthieu BWV 244 (1727)
données le vendredi saint. La tradition voulait que les deux églises Saint-Thomas et Saint-Nicolas
accueillent cet office alternativement d’une année sur l’autre.

Les Passions de Bach sont des oratorios, c’est-à-dire des drames musicaux dont le sujet est
religieux. Leur structure – airs, récitatifs, chœur – est proche de celle de l’opéra, à l’exception
importante qu’elles ne sont pas destinées à être mises en scène. Elles sont divisées en deux
parties, avant et après la prédication, à vêpres, en fin de journée.

Après la mort de Bach, en 1750, les Passions ne seront exhumées qu’en 1829 grâce à Felix
Mendelssohn. Une deuxième vie commence alors pour ces monuments musicaux hors du cadre
liturgique : celle du concert public.

1. A cappella (sans accompagnement instrumental) et monodique (à une seule voix).


2. En 1517, Luther publie ses quatre-vingt-quinze thèses à Wittenberg, posant les bases de la Réforme protestante.

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Une dramaturgie musicale au service de la parole évangélique

Sur la scène, tout contribue à rendre intelligible le déroulement du récit. L’articulation des
différents groupes répartis dans l’espace – le chœur, les solistes, les instrumentistes – compense
l’absence de mise en scène en alternant la narration de l’évangéliste, les actions et les pensées
des protagonistes, les commentaires de la foule et la méditation de l’assemblée des fidèles.
La spatialisation du son contribue à une réception plus profonde du texte sacré.

Le récitatif. Ce mode de chant réservé à l’évangéliste et aux protagonistes (Jésus, Pilate, Judas,
la foule…) imite la voix parlée. Le texte respecte celui de l’Évangile.

L’air (aria) est chanté par des voix solistes et commente l’action en cours. Dans la Passion selon
saint Matthieu, les airs sont écrits par le poète de Leipzig et ami de Bach, Picander. Leur rôle est
de ponctuer l’action par une pensée qui suspende le déroulement du récit.

Les chorals. Le mot choraliter désigne à l’origine le chant du chœur à l’unisson. Dans l’Église
protestante, le choral, ou cantique, est destiné à être chanté par l’assemblée des fidèles. Il s’agit
d’un chant dont la mélodie est simple et dont la forme a été conçue par Luther pour rendre la
parole des Évangiles accessible au plus grand nombre. Le texte provient de diverses sources
liturgiques (traductions d’hymnes en latin, écrits de théologiens de la Réforme…). On les chante
en famille, à l’école comme au temple.

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Une musique à décoder

 
Pour mettre en musique le texte des Évangiles, Bach utilise la technique du figuralisme. Il
s’agit de donner à la forme des lignes musicales une symbolique particulière. Le chœur
d’ouverture de la Passion selon saint Jean en est un exemple ; trois motifs symboliques se
superposent : la crucifixion, le temps qui s’écoule et le pouls (la pulsation du cœur).

La connaissance de l’ensemble des codes utilisés par Bach dans les Passions (figuralisme
– spatialisation – harmonisation des chorals – origine des textes…) permet de mieux apprécier
la dimension sacrée de la création dans le cadre d’un acte de foi. Les Passions sorties du
temple résistent à l’accueil profane de la salle de concert. D’ailleurs la scène n’est-elle pas un
lieu reliant le public et les artistes dans une communion de l’écoute ? Nietzsche, après avoir
entendu la Passion selon saint Matthieu en 1870, dira que « quiconque a désappris le
christianisme croit entendre ici un nouvel Évangile ». Le philosophe questionne alors
l’universalité du message de Bach : bien au-delà de la religion, la dimension sacrée d’une
dramaturgie musicale articulant le verbal et le non-verbal au bénéfice d’une beauté
supérieure.

Benoît Faucher

Sources :
Gilles Cantagrel, Jean-Sébastien Bach : Passions, messes et motets. Éditions Fayard, 2011.
Frans C. Lemaire, La Passion dans l’histoire et la musique. Éditions Fayard, 201

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biographies

Deborah York lors de concerts de musique de chambre. ses diplômes d’art lyrique et de chant au
Née à Sheffield, Deborah York est Ses programmes récents comprennent conservatoire de cette ville. Elle décide
diplômée de l’Université de Manchester. Scottish Tunes avec le violoniste de s’installer en France et obtient le prix
Elle a poursuivi ses études à la Guildhall Riccardo Minasi au Festival de Musique du Conservatoire de Marseille dans la
School of Music and Drama de Londres. Ancienne d’Innsbruck, I Love and I Must classe de Claude Méloni. Elle débute sur
Deborah York a forgé sa réputation au avec la luthiste Elisabeth Kenny et le scène dans le rôle d’Olga (Eugène
niveau international en tant que violoniste Georg Kallweit à la biennale de Onéguine) à Erevan, puis participe à
spécialiste du baroque, se produisant musique ancienne Zeitfenster à Berlin. divers concerts en Europe, interprétant
régulièrement à travers le monde et Elle a fait ses débuts au Carnegie Hall des œuvres italiennes, françaises et
enregistrant avec des ensembles sur l’année dernière dans un programme de russes. Elle accorde également une place
instruments d’époque et des chefs tels duos de Haendel avec le contreténor importante à l’oratorio. Elle est tout
que René Jacobs, Rinaldo Alessandrini, canadien Daniel Taylor. Deborah York d’abord engagée par Marc Minkowski
Ivor Bolton, Marc Minkowski, Christophe interprète également des classiques du pour interpréter L’Amour sorcier de
Rousset, Markus Creed, Alessandro de XXe siècle et explore la musique Manuel de Falla au Théâtre du Châtelet.
Marchi et Trevor Pinnock. Elle a gravé contemporaine. Harrison Birtwistle a Elle chante le rôle de Polinesso
des œuvres de Bach avec Paul McCreesh, créé le rôle de Mirror pour elle dans The (Ariodante) au Grand Théâtre de Genève
Philippe Herreweghe et Ton Koopman Second Mrs Kong composé pour sous la direction de Kenneth
(intégrale des cantates) aussi bien que Glyndebourne Touring Opera et elle a Montgomery, ainsi que celui de Pauline
Vivaldi, Haendel et Scarlatti. Elle récemment interprété la première (La Dame de pique) au Capitole de
remporte un Grammy Award pour sa mondiale de Far Away in the Ocean de Toulouse. Elle est engagée à l’Opéra de
performance dans le rôle d’Anne Reza Namawar avec les violoncelles de Nancy pour le rôle de Maddalena
Truelove dans The Rake’s Progress l’Orchestre du Concertgebouw à (Rigoletto) qu’elle reprend à l’Opéra de
enregistré avec Sir John Eliot Gardiner Amsterdam. Cette saison, elle chante les Paris et au Théâtre de Caen. Elle
et le London Symphony Orchestra. En Poèmes pour Mi de Messiaen en récital interprète ensuite avec succès le rôle de
tant que soliste, Deborah York a travaillé avec le pianiste Julius Drake. À l’occasion Nerestano (Zaira de Bellini) au Festival
avec des orchestres tels que le London d’autres concerts cette saison, elle fait de Montpellier et de Radio France, ainsi
Symphony Orchestra, le Birmingham ses débuts avec l’Orchestre que Rinaldo au Théâtre des Champs-
Symphony Orchestra, l’Orchestre du Philharmonique de Berlin et Claudio Élysées. L’Opéra de Paris l’invite pour le
Concertgebouw d’Amsterdam, Abbado dans Le Songe d’une nuit d’été rôle du Page (Salomé), puis elle chante
l’Orchestre Philharmonique de Dresde, et de Mendelssohn, elle chante la Passion le rôle de Bersi (Andrea Chénier) à
avec les principaux ensembles baroques selon saint Jean de Bach avec Laurence l’Opéra de Marseille et celui d’Arsace
européens – Freiburger Barockorchester, Equilbey et le Concerto Köln Salle Pleyel (Semiramide) à l’Opéra de Montpellier.
Akademie für Alte Musik Berlin, La à Paris et à Aix-en-Provence, ainsi que Elle est à nouveau à l’Opéra de Paris
Stagione Frankfurt… Ses engagements à des cantates de Bach avec Claus Peter pour le rôle de Cornelia (Giulio Cesare)
l’opéra l’ont conduite au Royal Opera Flor et l’Orchestre Symphonique aux côtés de Natalie Dessay sous la
House Covent Garden, à l’Opéra de Giuseppe Verdi de Milan. Deborah York direction d’Emmanuelle Haïm, puis y
Sydney, au Teatro Colón de Buenos enseigne le chant à titre privé à Berlin. crée le rôle de Lydia Tchoukovskaïa
Aires, à la Staatsoper unter den Linden à Elle a donné des master-classes au Royal (Akhmatova) avant d’y chanter le rôle de
Berlin, à la Semperoper de Dresde et à la College de Londres et au Royal Northern Pauline (La Dame de pique). Elle a
Bayerische Staatsoper de Munich. Elle College of Music de Manchester. interprété le rôle de Goffredo (Rinaldo)
est en tournée dans Dido and Aeneas au Festival de Glyndebourne. Elle débute
avec Sasha Waltz. Deborah York Varduhi Abrahamyan la saison dernière dans le rôle d’Orphée
collabore avec quelques-uns des Née à Erevan dans une famille de (Orphée et Eurydice) à l’Opéra de Saint-
musiciens baroques les plus renommés musiciens, Varduhi Abrahamyan obtient Étienne et à Versailles, ainsi que dans

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celui de Malcolm (La Donna del lago) au Paris… Il se produit au Theater an der Festspiele, Regensburger Tage alter
Theater an der Wien. Plus récemment, Wien dans Orlando Paladino de Haydn Musik, Amsterdam et Bruges). Il vient de
elle interprète le rôle-titre de Carmen à sous la direction de Nikolaus débuter au Wigmore Hall de Londres
l’Opéra de Toulon et Neris (Medea) au Harnoncourt, dans l’Oratorio de Noël de dans un récital Schubert accompagné
Théâtre des Champs-Élysées. Parmi ses Bach avec Robert King et le Rundfunk- par le pianiste Piers Lane.
projets, mentionnons Cornelia (Giulio Sinfonieorchester Berlin, interprète Prochainement, il donnera un récital au
Cesare), Isabella (L’Italienne à Alger) à l’Évangéliste dans la Passion selon saint Festival de Schloss Banz avec le pianiste
l’Opéra National de Paris, Orphée Jean sous la direction de Frans Brüggen, Siegfried Mauser. Il chantera Le Chant de
(Orphée et Eurydice) à l’Opéra de l’Évangéliste dans la Passion selon saint la Terre à Munich et se produira avec
Marseille, Bradamante (Alcina) à l’Opéra Matthieu avec le Windsbacher l’ensemble Liedertafel à Berlin. On
de Zurich, au Théâtre Royal de la Knabenchor, participe à Salzbourg au pourra l’entendre dans Barbe-Bleue
Monnaie et à l’Opéra d’Amsterdam… concert Mozart donné par l’Orchestre d’Offenbach au Festival Styriarte dans
Philharmonique de Vienne sous la une production dirigée par Nikolaus
Markus Schäfer direction de Charles Mackerras, Harnoncourt. Il se produira également au
Markus Schäfer étudie le chant à interprète à plusieurs reprises la Festival de musique de chambre d’AFCM
Karlsruhe et à Düsseldorf. Lauréat du Symphonie n° 9 de Beethoven avec Townsville (Australie) dans des œuvres
Concours de Berlin et du Concours Anima Eterna et Jos van Immerseel, de Britten, Bach et Schubert. D’autres
Caruso de Milan, il intègre, de 1984 à ainsi qu’avec l’Orchestre National de projets le conduiront à Dresde où
1985, l’Opéra Studio de Zurich. De 1987 à Belgique et Kwame Ryan… Parmi ses il interprètera The Dream of
1993, il fait partie de la troupe de l’Opéra nombreux enregistrements, le disque Gerontius d’Elgar sous la direction de
du Rhin Düsseldorf/Duisburg, puis se Giob de von Dittersdorf dont il a Matthias Grünert, à Jérusalem, Tel-Aviv,
lance dans une carrière en indépendant. interprété le rôle-titre a reçu le Prix de la Francfort et Berlin dans Elias, et à
Depuis lors, il est invité à se produire aux Critique Allemande. L’enregistrement de Hambourg dans Le Messie de Haendel
opéras de Hambourg, Berlin, Munich, la Passion selon saint Matthieu auquel il sous la direction de Matthias Janz.
Dresde, Venise, Barcelone, Madrid, Lyon, a participé sous la direction de Nikolaus
au Festival de Salzbourg, au Festival Harnoncourt a obtenu un Grammy Emiliano Gonzalez-Toro
Rossini de Pesaro, au Festival de Award. Sa discographie comprend par En 2012/2013, le ténor Emiliano
Flandre… Il compte à son répertoire des ailleurs Così fan tutte de Mozart Gonzalez-Toro se produit notamment
opéras baroques (Monteverdi, Scarlatti, (Sigiswald Kuijken), Il Re Pastore de dans le rôle-titre de Phaëton (Paris,
Hasse, Händel) et des rôles comme Mozart, Armida et Orlando Paladino de Lausanne, Londres…) avec Les Talens
Ferrando (Così fan tutte), Fenton (Die Haydn (Nikolaus Harnoncourt), l’Oratorio Lyriques ; à New York et Washington DC
Lustigen Weiber von Windsor), Ottavio de Noël de Bach avec le Winsbacher avec Opéra Lafayette (Lalla Roukh) ;
(Don Giovanni), Tamino (La Flûte Knabenchor, ainsi que plusieurs disques à Paris et Aix-en-Provence avec
enchantée), Belmonte (L’Enlèvement au de lieder ou encore de cantates de Bach. Accentus pour La Passion selon saint
sérail), Lindoro (L’Italienne à Alger), Markus Schäfer vient d’enregistrer Jean ; à Saint-Étienne dans La Princesse
Rossillon (La Veuve joyeuse), Andres La Belle Meunière de Schubert avec le de Trébizonde où il incarne Trémolini ; et
(Wozzeck), Alfred (La Chauve-Souris), pianiste Tobias Koch sur instrument à l’affiche du Malade imaginaire à Tokyo.
Fritz (La Grande-Duchesse de Gérolstein), d’époque. Son actualité récente Né à Genève de parents chiliens,
Ernesto (Don Pasquale)… En concert, il comprend entre autres des concerts Emiliano Gonzalez Toro intègre très tôt
interprète des oratorios et des récitals avec Andras Schiff et l’Orchestre Andrea la maîtrise du Conservatoire populaire
au Musikverein de Vienne, au Lincoln Barca à Vicence, suivis d’une tournée de Genève « Les Pueri », avec lesquels
Center de New York, au Bozar de avec Anima Eterna et Jos van Immerseel il fait ses premiers pas sur la scène du
Bruxelles, au Concertgebouw de Bruges, dans le Requiem de Mozart (Madrid, Grand Théâtre. Après des études de
au Théâtre des Champs-Élysées de Dijon, Rotterdam, Schwetzinger hautbois aux conservatoires de Genève

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biographies

et Lausanne, il se consacre pleinement William Christie, Jean-Claude Malgoire, Johannes Weisser


au chant d’abord avec Marga Liskutin à Christina Pluhar, René Jacobs, Giovanni Né en 1980 en Norvège, Johannes
Genève et Anthony Rolfe-Johnson Antonini, Alessandro de Marchi, Weisser a fait ses études au
à Londres, puis avec Ruben Amoretti Emmanuelle Haïm, Pinchas Steinberg, Conservatoire de Musique de
à Neuchâtel. Il se perfectionne également Bernard Têtu, Raphaël Pichon ou encore Copenhague et à l’Académie Royale
auprès de Christiane Stutzmann à Nancy. Gabriel Garrido. Sollicité par de d’Opéra de la même ville auprès de
Il débute sous la direction de Michel nombreux orchestres et ensembles, il Susanna Eken. Au printemps 2004, il fait
Corboz à l’Ensemble Vocal de Lausanne collabore entre autres régulièrement ses débuts à l’Opéra National de
dans des œuvres telles que le Requiem avec Les Cris de Paris (Memento Mori Norvège ainsi qu’à la Komische Oper de
de Mozart, les messes de Haydn, aux Bouffes du Nord, à Besançon, à Dijon Berlin avec le rôle de Masetto dans Don
Le Messie de Haendel, les Vêpres de et en enregistrement), l’ensemble Giovanni. Ses engagements l’ont mené
Monteverdi, la Messe en si, l’Oratorio de Amarillis, l’Ensemble Baroque de au Festival de Salzbourg, à la Staatsoper
Noël et les Passions de Bach, invité dans Limoges, Pulcinella, le Chœur de de Berlin, au Theater an der Wien, au
des festivals comme La Chaise-Dieu, Chambre de Namur, Le Concert Spirituel Théâtre de la Monnaie de Bruxelles,
Noirlac, Beaune, Utrecht, Ambronay, (The Fairy Queen à la Salle Pleyel), Les au Théâtre des Champs-Élysées, au
Grenade, les Folles Journées de Nantes Talens Lyriques (rôle-titre de Platée ; Megaron d’Athènes, au Festspielhaus de
et Lisbonne. Ses dernières saisons ont Hercule mourant de Dauvergne et Alcina Baden-Baden, à la Komische Oper de
été marquées entre autres par de Haendel à l’Opéra Royal de Versailles ; Berlin, à l’Opéra National de Norvège,
L’Incoronazione di Poppea (Arnalta) le programme Zefiro Torna…) ; l’ensemble à l’Opéra Royal Danois, au Festival
à Oslo, Lille et Dijon, les rôles-titres de Pygmalion (Dardanus à Beaune, concerts International d’Édimbourg ou encore au
Dardanus et Platée à Beaune, Strasbourg Bach à l’Opéra de Bordeaux ou au Festival de Musique ancienne
et à la Cité de la musique, La Fille de Festival de Sablé) ou encore l’Orchestre d’Innsbruck dans des rôles comme Don
Madame Angot (Pomponnet) et National d’Île-de-France pour le Requiem Giovanni et Leporello (Don Giovanni),
La Périchole (Piquillo) à Lausanne, ainsi de Mozart… Sa discographie comprend Guglielmo (Così fan tutte), Papageno
que Farnace de Vivaldi au Théâtre des les Vêpres de Monteverdi avec (La Flûte enchantée), Schaunard (La
Champs-Élysées, à l’Opéra du Rhin, à l’Ensemble Orlando Fribourg ainsi Bohème), Malatesta (Don Pasquale),
Amsterdam, à Oldenburg et à Lausanne. qu’avec L’Arpeggiata et Christina Pluhar ; Mr. Flint (Billy Budd), Agamemnon
Il se produit régulièrement à travers le La Capricciosa Coretta, Il Tutore burlato (Iphigénie en Aulide), Giove (La Calisto),
monde, que ce soit aux États-Unis (Martín y Soler), Roland (Lully) et Il Califo Ramiro (L’Heure espagnole), Pluton et
(rôle-titre du Magnifique de Grétry di Bagdad (M. Garcia) avec Les Talens Un Pasteur (L’Orfeo), King Theseus
à Washington et New York), en Lyriques ; les grands motets de Lully (A Midsummer Night’s Dream), Valens
Allemagne et en Autriche (rôles de avec Le Concert Spirituel ; les pièces (Theodora) ou Achilla (Giulio Cesare).
Melindo, Ancrocco, Ergauro dans pour orgue et voix de César Frank avec Il se produit régulièrement en concert
Il Paride de Bontempi dirigé par Christina Les Solistes de Lyon ; Farnace (rôle à travers l’Europe, notamment avec le
Pluhar à Potsdam et Innsbruck ; la d’Aquilo) avec I Barrochisti et Diego pianiste Leif Ove Andsnes. Il a travaillé
Passion selon saint Jean de Bach à Fasolis ; avec l’ensemble Pygmalion, les sous la direction de chefs comme
Francfort), en Pologne (la Messe en si de Messes brèves de Bach BWV 234-235 et Rinaldo Alessandrini, Fabio Biondi, Alan
Bach avec Les Musiciens du Louvre et BWV 233-236 ; récemment, une sélection Curtis, Ottavio Dantone, Stéphane
Marc Minkowski, le rôle d’Oronte dans d’arias de Bach avec l’ensemble Denève, Laurence Equilbey, Adam
Alcina à Cracovie) ou à Athènes et Pulcinella, Hercule mourant avec Les Fischer, Philippe Herreweghe, René
Beaune dans le rôle du Grand Prêtre Talens Lyriques, Le Magnifique avec Jacobs, Andris Nelsons, Andrew Parrott,
d’Idoménée avec Le Cercle de Opéra Lafayette ou encore la Messe en si Kirill Petrenko, Daniel Reuss, Christophe
l’Harmonie). Son parcours l’amène avec Pygmalion. Rousset ou Lothar Zagrosek. En 2011, il a
à collaborer avec des chefs tels que notamment chanté Arsitobolo dans

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Berenice de Haendel au Theater an der Curtis et Il Complesso Barocco, La Bertini. Il a également chanté les rôles
Wien, Achilla dans Giulio Cesare au Création de Haydn à Cracovie avec de Masetto (Don Giovanni) à la Deutsche
Theater an der Wien et au Théâtre des Christophe Rousset et la Capella Staatsoper de Berlin, Wolfram
Champs-Élysées, Ramiro dans L’Heure Cracoviensis, le Requiem de Mozart en (Tannhäuser) à l’Opéra de Rouen,
espagnole de Ravel avec l’Orchestre tournée en Extrême-Orient avec Philippe Papageno (La Flûte enchantée) à l’Opéra
Symphonique de Birmingham, Herreweghe et l’Orchestre des Champs- de San Diego, et du Comte Almaviva (Les
La Création de Haydn à Vérone, la Élysées, ainsi qu’à Versailles et Reims Noces de Figaro) à l’Opéra de Cincinnati.
Passion selon saint Matthieu avec avec Laurence Equilbey et l’Insula Sa carrière de concertiste le conduit à se
l’Orchestre Philharmonique d’Oslo, Orchestra, l’Oratorio de Noël de Bach à produire dans le monde entier sous la
les Kindertotenlieder de Mahler à Hasselt Leipzig avec Trevor Pinnock et direction de chefs comme Yehudi
en Belgique, la Messe en si de Bach l’Orchestre du Gewandhaus, Admeto de Menuhin, Helmuth Rilling, Frans
à Leipzig et Zurich et Le Messie de Haendel (Ercole) au Theater an der Wien Brüggen… Son répertoire s’étend de la
Haendel à Oslo et Trondheim. Il a avec Alan Curtis et Il Complesso Barocco, musique baroque à la musique
également participé à un enregistrement La Résurrection de Haendel en tournée contemporaine. Il a notamment chanté le
de répertoire belcantiste sous la avec René Jacobs et Le Cercle de War requiem de Britten au National
direction de Fabio Bondi. Johannes l’Harmonie, La Rappresentazione di Concert Hall de Dublin avec Mstislav
Weisser a été engagé en 2012 dans les anima de Cavalieri (Corpo) à la Rostropovitch, le Royal Philharmonic
rôles de Corpo dans La Rappresentazione Staatsoper de Berlin avec René Jacobs… Orchestra et le National Symphony
di anima de Cavalieri à la Staatsoper de Johannes Weisser a gravé le rôle-titre de Orchestra of Ireland ; la Passion selon
Berlin et à la Cité de la musique à Paris, Don Giovanni, la Brockes-Passion de saint Matthieu de Bach en tournée avec
Licomede dans Deidemia de Haendel au Telemann, La Création de Haydn et la Philippe Herreweghe et l’Ensemble
Theater an der Wien mais aussi Passion selon saint Matthieu de Bach Jacques Moderne ; Le Paradis et la Péri
Guglielmo dans Così fan tutte mis en avec René Jacobs, Applausus de Haydn de Schumann à Milan avec l’Orchestre de
scène par Stéphane Braunschweig à avec Andreas Spering, Achilla dans la RAI ; Athalia de Haendel à Copenhague
l’Opéra de Dijon, le rôle-titre de Don Giulio Cesare et Licaone dans Giove in sous la direction de Christopher
Giovanni à Copenhague, Papageno à Argo de Haendel avec Alan Curtis, David Hogwood ; le Requiem de Fauré avec le
Stavanger, le rôle-titre de Peer Gynt de dans David and Bathsheba de Ståle l’Orchestre Symphonique de la Radio des
Grieg à Londres, Cologne, Essen et Kleiberg, ainsi qu’un disque de mélodies Pays-Bas sous la direction de Kenneth
Dortmund, la Passion selon saint de Grieg pour Simax. Montgomery ; La Création de Haydn sous
Matthieu de Bach avec l’Akademie für la direction de René Jacobs. Il se produit
Alte Musik Berlin à Bruxelles et au Johannes Mannov également régulièrement en récital. Il a
Festival de la Rheingau, Le Messie de Né à Copenhague où il commence ses ainsi chanté les Rückert Lieder de
Haendel à Lisbonne avec l’Orchestre études musicales, Johannes Mannov se Mahler avec l’Orchestre Philharmonique
Gulbenkian et La Création de Haydn, perfectionne à Fribourg et Karlsruhe, se des Pays-Bas ; les Lieder eines
notamment Salle Pleyel à Paris avec présente à de nombreux concours et Fahrenden Gesellen avec le West
Accentus et l’Akademie für Alte Musik obtient des bourses d’études pour Australian Symphony Orchestra ; Das
Berlin sous la direction de Laurence travailler, entre autres, avec Aldo Baldin. klagende Lied avec l’Orchestre National
Equilbey. Il débute 2013 avec Malatesta Il fait ses débuts à l’opéra dans le rôle de de Lyon sous la direction d’Eliahu Inbal.
dans Don Pasquale à l’Opéra National de Silvano (Un bal masqué) au Théâtre Parmi ses apparitions récentes,
Norvège et le Requiem de Fauré à Royal de la Monnaie. Son interprétation mentionnons Oreste dans Elektra, Figaro
Stockholm avec l’Orchestre de Chambre de Ned Keene dans Peter Grimes lui dans Les Noces de Figaro, Jaroslav Prus
de Suède. Parmi ses engagements à permet, dès l’année suivante, de se voir dans L’Affaire Makropoulos, Golaud dans
venir, mentionnons Arianna in Creta de proposer le rôle-titre de Billy Budd à Pelléas et Mélisande au Théâtre Royal
Haendel (Minos) en tournée avec Alan l’Opéra de Paris sous la direction de Gary Danois à Copenhague, Kurwenal dans

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biographies

Tristan und Isolde à l’Opéra de Rouen, notamment récemment les ultimes sans doute leur plus belle signature.
Papageno dans La Flûte enchantée au ballades de Schumann. Avec Accentus En 2012, Laurence Equilbey fonde Insula
Megaron d’Athènes, Biterolf dans à la Cité de la musique à Paris où elle Orchestra, une nouvelle phalange sur
Tannhäuser avec l’Orchestre poursuit son compagnonnage, elle dirige instruments d’époque consacrée au
Symphonique de Montréal sous la en 2010 le Brussels Philharmonic, répertoire classique et préromantique,
direction de Kent Nagano. Il chantera Accentus et le Chœur de la Radio avec le soutien du Conseil Général des
prochainement le rôle-titre des Noces de Flamande dans Le Paradis et la Péri de Hauts-de-Seine. La première saison
Figaro à l’Opéra de Seattle et à l’Opéra Schumann. Ses activités symphoniques d’Insula orchestra s’est ouverte à
Royal du Danemark, Le Forestier la conduisent également à diriger les l’automne 2012 avec la Grande Messe en
(La Petite Renarde rusée) à l’Opéra orchestres de Lyon, Nice, Picardie, Lille, ut mineur de Mozart, que l’orchestre
d’Israël, La Création de Haydn à Dublin, Pays de la Loire, Bucarest, Varsovie, Café a interprété aux côtés du chœur
ainsi que le rôle de Golaud (Pelléas et Zimmermann, Akademie für Alte Musik Accentus. Elle se poursuit au printemps
Mélisande) à l’Opéra Royal du Danemark. Berlin (La Création de Haydn en 2012 à 2013, avec un programme symphonique
la Salle Pleyel), Concerto Köln (Passion consacré à Mozart et Schubert, avec le
Laurence Equilbey selon saint Jean de Bach en 2013), etc. pianofortiste Kristian Bezuidenhout.
Chef d’orchestre et directrice musicale Elle a été invitée en juillet 2012 au Laurence Equilbey a étudié la musique
d’Accentus et d’Insula orchestra, Festival de Salzbourg à diriger la à Paris, Vienne et Londres, et la direction
Laurence Equilbey est aujourd’hui Camerata Salzburg avec Accentus dans notamment avec Eric Ericson, Denise
reconnue pour son exigence et son la Grande Messe en ut mineur de Mozart. Ham, Colin Metters et Jorma Panula.
ouverture artistique. Son travail depuis Depuis 2009/2010, elle est avec www.laurenceequilbey.com
15 ans lui donne une place de choix Accentus artiste associée à l’Orchestre
parmi les chefs symphoniques de Chambre de Paris, qu’elle retrouve en Concerto Köln
recherchés notamment pour leur 2013 dans un programme Berlioz (Nuits Créé en 1985, l’ensemble Concerto Köln
expertise dans l’oratorio ou l’opéra. d’été) / Mendelssohn (Athalie) à la Cité s’est rapidement hissé au rang des
Parmi ses réalisations importantes, de la musique. Laurence Equilbey est orchestres les plus renommés dans le
citons Cenerentola de Rossini au Festival également artiste associée au Grand domaine de la pratique d’exécution
d’Aix-en-Provence, Medeamaterial de Théâtre de Provence et directrice historique. Le public comme les critiques
Pascal Dusapin au Festival Musica, Les artistique et pédagogique du ont été immédiatement enthousiasmés
Tréteaux de Maître Pierre et L’Amour Département supérieur pour jeunes par le style musical si vivant de
sorcier de Manuel de Falla à l’Opéra de chanteurs CRR de Paris. Avec Accentus, l’ensemble. L’ensemble est l’invité
Rouen Haute-Normandie. Elle dirige en elle continue d’exprimer le grand régulier des salles de concerts et des
2009 Albert Herring de Britten à l’Opéra répertoire de la musique vocale et festivals les plus prestigieux. De
de Rouen Haute-Normandie et à l’Opéra- soutient la création contemporaine. nombreuses tournées, soutenues entre
Comique. En 2010/2011, elle dirige Leurs nombreux enregistrements sont autre par l’Institut Goethe, ont conduit
notamment Der Freischütz de Weber à largement salués par la critique. Elle Concerto Köln aux États-Unis, en
l’Opéra de Toulon et La Flûte enchantée reçoit un Disque d’or en 2008 pour Amérique latine, en Asie, en Chine, au
de Mozart à l’Opéra d’Avignon. Cette Transcriptions, qui s’est vendu à plus de Japon, en Israël ainsi que dans la plupart
saison, elle dirige Sous apparence, une 130 000 exemplaires dans le monde ; des pays européens. Sa discographie
création chorégraphique de Marie-Agnès son enregistrement des Sept Dernières comporte aujourd’hui plus de 50 titres,
Gillot à l’Opéra de Paris et Ciboulette de Paroles du Christ de Haydn avec dont beaucoup ont été récompensés.
Reynaldo Hahn à l’Opéra-Comique. En l’Akademie für Alte Musik Berlin est L’ensemble se plaît à redécouvrir des
résidence à l’Opéra de Rouen Haute- aujourd’hui considéré comme une compositeurs oubliés. C’est ainsi qu’il
Normandie, Laurence Equilbey dirige référence. Le disque Strauss a cappella a contribué à la renaissance de Joseph
plusieurs projets avec son orchestre, avec le Chœur de la Radio Lettone est Martin Kraus, Evaristo Felice dall’Abaco

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et Henri-Joseph Rigel. L’enregistrement musique ancienne et d’offrir une Violoncelles
des symphonies de ce dernier a reçu en structure aux musiciens qui la servent. Werner Matzke
2009 le prix Echo-Klassik et, en 2010, Les nombreux sponsors privés et publics, Jan Kunkel
le MIDEM Classical Award. Parvenir à un en particulier le land de Rhénanie-du-
équilibre entre recherche et pratique est Nord-Westphalie, la Fondation Culturelle Viole de gambe
primordial pour l’orchestre. La direction du land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Robert Smith
artistique de Concerto Köln est depuis la ville de Cologne, le groupe TÜV
2005 entre les mains de Martin Sandhoff. Rheinland, l’Association des Paysages de Contrebasses
Outre Markus Hoffmann, le premier Rhénanie (Landschaftsverband Jean-Michel Forest
violon issu des rangs de Concerto Köln, Rheinland), le groupe Bauwens et la Rüdiger Kurz
l’ensemble fait également appel à des Fondation Rheinenergie pour la culture,
premiers violons invités comme Shunske soutiennent Concerto Köln dans son Flûtes
Sato ou Mayumi Hirasaki. Pour des entreprise afin de transformer sa vision Cordula Breuer
productions à effectif important, en réalité. Il est aussi le premier Martin Sandhoff
Concerto Köln travaille également avec ensemble international à avoir mis en
des chefs d’orchestre comme Kent place avec succès, en collaboration avec Hautbois
Nagano, Ivor Bolton, Daniel Harding, René son partenaire de longue date, le TÜV- Pier-Luigi Fabretti
Jacobs, Marcus Creed, Peter Dijkstra, Rheinland, un système de gestion de la Lola Soulier
Laurence Equilbey et Emmanuelle Haïm. qualité suivant la norme ISO 9001.
On compte au nombre des partenaires de Concerto Köln vient d’être nommé Basson
Concerto Köln les artistes suivants : les ambassadeur culturel de l’Union Lorenzo Alpert
mezzo-sopranos Cecilia Bartoli, Vivica Européenne.
Genaux et Waltraud Meier, les sopranos Luth
Simone Kermes, Núria Rial, Rosemary Violons I Yamato Hasumi
Joshua et Johannette Zomer, les contre- Markus Hoffmann
ténors Philippe Jaroussky, Max- Sylvie Kraus Orgue
Emmanuel Cencic, Andreas Scholl, Chiharu Abe Markus Märkl
Maarten Engeltjes et Carlos Mena, les Horst-Peter Steffen
ténors Werner Güra et Christoph Wolfgang von Kessinger Accentus
Prégardien, les pianistes Andreas Staier Anna Kodama Accentus est un chœur de chambre
et Alexander Melnikov, les acteurs Bruno professionnel très investi dans le
Ganz et Ulrich Tukur, le chroniqueur Violons II répertoire a cappella, la création
humoriste Harald Schmidt ainsi que le Jörg Buschhaus contemporaine, l’oratorio et l’opéra.
Balthasar-Neumann-Chor, les chœurs Hedwig van der Linde Fondé par Laurence Equilbey il y a 20
de la WDR et de la NDR, celui de la Radio Antje Engel ans, il se produit aujourd’hui dans les
bavaroise, les Petits Chanteurs de Frauke Pöhl plus grandes salles de concerts et
Ratisbonne, le RIAS-Kammerchor, Anna von Raussendorff festivals français et internationaux.
Accentus et Arsys Bourgogne. Depuis Renata Spotti L’ensemble collabore régulièrement avec
2005, Concerto Köln est installé à chefs et orchestres prestigieux (Pierre
Ehrenfeld, quartier très vivant de Altos Boulez, Anders Nilsson, Eric Ericson,
Cologne. À son initiative, le ZAMUS, Antje Sabinski Christoph Eschenbach, Orchestre de
Centre de Musique Ancienne de Cologne, Claudia Steeb Paris, Ensemble intercontemporain,
vient d’ouvrir ses portes, dans le but de Gabrielle Kancachian Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-
rétablir Cologne comme capitale de la Raquel Massadas Normandie, Concerto Köln, Akademie für

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biographies

Alte Musik Berlin, Insula orchestra). Il Liturgie de saint Jean Chrysostome de Sopranos
participe également à des productions Rachmaninov avec le Chœur de Chambre Marie Serri
lyriques, tant dans des créations Eric Ericson ont reçu un accueil critique Marie-Pierre Wattiez
contemporaines (Perelà, l’homme de des plus élogieux. L’enregistrement Laurence Favier Durand
fumée de Pascal Dusapin et L’Espace Manoury Inharmonies (2011) a été Béatrice Gobin
dernier de Matthias Pintscher à l’Opéra récompensé par 5 Diapasons. En Kristina Vahrenkamp (une servante)
de Paris) que dans des ouvrages de novembre 2011 est paru Mendelssohn, Catherine Padaut
répertoire (Le Barbier de Séville de Christus et Cantates chorales réalisé Edwige Parat
Gioachino Rossini au Festival d’Aix-en- avec l’Ensemble Orchestral de Paris. Zulma Ramirez
Provence). L’ensemble est aussi un Accentus enregistre en exclusivité pour Céline Boucard
partenaire privilégié de la Cité de la naïve (réf. V5137). Salué par la critique Élodie Fonnard
musique et de la Salle Pleyel. Il poursuit dès son premier enregistrement,
sa résidence à l’Opéra de Rouen Haute- Accentus reçoit en 1995 le Prix Liliane- Altos
Normandie, articulée autour de concerts Bettencourt décerné par l’Académie des Violaine Lucas
a cappella, ainsi que de concerts chœur Beaux-Arts. Accentus a remporté le Prix Geneviève Cirasse
et orchestre. Accentus est ensemble de la découverte aux Grands Prix Radio Thi-Lien Truong
associé à l’Orchestre de Chambre de Classique et a été consacré « Ensemble Alexandra Hatala
Paris depuis 2009/2010. Tous ses de l’année » par les Victoires de la Arnaud Raffarin
enregistrements discographiques sont Musique Classique en 2002, en 2005 et Jean-Paul Bonnevalle
largement récompensés par la presse en 2008. Accentus est le premier Benjamin Clee
musicale. Le disque Transcriptions, utilisateur du diapason électronique
vendu à plus de 130 000 exemplaires, a « e-tuner ». Ténors
été nominé aux Grammy Awards 2004 et Erda | Accentus bénéficie du soutien de Olivier Coiffet
a obtenu un disque d’or en 2008. Un la Direction régionale des affaires Stephen Collardelle
enregistrement consacré à l’œuvre de culturelles d’Île-de-France, ministère de Bruno Renhold
Schönberg, en collaboration avec la Culture et de la Communication ; est Sean Clayton (un garde)
l’Ensemble intercontemporain (2005) a subventionné par la Ville de Paris, Nicolas Kern
été récompensé en 2006 par un Midem la Région Île-de-France ; et reçoit Jean-Yves Ravoux
Classical Award. Son disque consacré également le soutien de la SACEM. Lisandro Nesis
aux Sept Dernières Paroles du Christ en Accentus est en résidence à l’Opéra de Nicolas Maire
Croix de Joseph Haydn, avec l’Akademie Rouen Haute-Normandie. Les activités de
für Alte Musik Berlin (2006) est diffusion et d’actions culturelles Basses
considéré comme une référence. En d’Accentus dans le département Laurent Slaars
2008 est paru en DVD le premier film bénéficient du soutien du Conseil général Thomas Roullon
d’Accentus, Transcriptions, réalisé par des Hauts-de-Seine. Le cercle des Sébastien Brohier
Andy Sommer. L’enregistrement inédit mécènes d’Accentus accompagne son Pierre Jeannot
du Stabat Mater de Dvořák (2008) a été développement. Cyrille Gautreau (Pierre)
salué par les critiques. En 2008 est www.accentus.fr Anicet Castel
également paru le disque du Requiem de Jean-Christophe Jacques
Fauré avec les membres de l’Orchestre Rigoberto Marin-Polop
National de France. Récemment, les
disques Strauss a cappella avec le Chœur
de la Radio Lettone (2009) et
l’enregistrement des Vêpres et de la

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Salle Pleyel | et aussi…

MARDI 2 AVRIL – 20H MARDI 23 AVRIL – 20H CITÉ DE LA MUSIQUE

Concert des Lauréats Igor Stravinski


du 6e Jardin des Voix Apollon musagète SAMEDI 6 AVRIL – 16H
Œdipus Rex
Les Arts Florissants Johann Sebastian Bach
William Christie, direction London Symphony Orchestra Concerto pour violon BWV 1041
Lauréats du 6e Jardin des Voix Monteverdi Choir Sonate pour deux violons et basse continue
Daniela Skorka, Emilie Renard, Benedetta Sir John Eliot Gardiner, direction BWV 1037
Mazzucato, Zachary Wilder, Victor Sicard, Jennifer Johnston, Jocaste Concerto pour deux violons BWV 1043
Cyril Costanzo Stuart Skelton, Œdipe
Gidon Saks, Créon English Baroque Soloists
Airs et extraits d’œuvres de André Campra, Charlotte Rampling, récitante Sir John Eliot Gardiner, direction
Antoine Dauvergne, Christoph Willibald Kati Debretzeni, violon
Gluck, Michel Pignolet de Montéclair, Maya Homburger, violon
Nicolas Racot de Grandval et Jean-Philippe MARDI 14 MAI – 19H
Rameau
Georg Friedrich Haendel MERCREDI 29 MAI – 20H
Agrippina (version de concert)
DIMANCHE 7 AVRIL – 16H Hector Berlioz
Akademie für Alte Musik Berlin Les Nuits d’été
Johann Sebastian Bach René Jacobs, direction Felix Mendelssohn
Messe en si mineur Alexandrina Pendatchanska, Agrippina Athalie (version originale en français)
Marcos Fink, Claudio
English Baroque Soloists Sunhae Im, Poppea Orchestre de Chambre de Paris
Monteverdi Choir Jennifer Rivera, Nerone Accentus
Sir John Eliot Gardiner, direction Bejun Mehta, Ottone Laurence Equilbey, direction
Christian Senn, Pallante Véronique Gens, soprano
Concert donné dans le cadre du Marathon Bach Dominique Visse, Narciso Karen Vourc’h, soprano
à la Cité de la musique et à la Salle Pleyel (les 6 Gulya Orendt, Lesbo Tove Dahlberg, mezzo-soprano
et 7 avril). Marie-George Monet, alto
Mathieu Genet, récitant
MARDI 19 NOVEMBRE, 20H

Georg Friedrich Haendel JEUDI 6 JUIN – 20H


Anthem for the Funeral of Queen Caroline
HWV 264 Claudio Monteverdi
Silete venti HWV 242 Madrigaux (Livre V)
Concerto grosso op. 6 n° 6 HWV 324
Coronation Anthem HWV 260 Les Arts Florissants

imprimeur France Repro Licences : 1-1056849, 2-1056850, 3-105851


Paul Agnew, direction
Les Arts Florissants
William Christie, direction
Emmanuelle de Negri, soprano

Les partenaires média de la Salle Pleyel

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