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Habitat et Répartition :

1) La vigne :

Le genre Vitis semble avoir émergé à l’ère tertiaire, plus précisément à la période
paléocenique. Le même auteur indique que la plus ancienne fossile connue d’une feuille de
vigne existe en Sorbonne, classée comme vitis balbiana qui a été attribuée à 65 millions
d’années. D’autres fossiles de feuilles, de sarments et de graines de l’ère tertiaire et
quaternaire ont été trouvés en Europe, en Amérique du nord et même au Japon. Ainsi, il est
admis que le passage de la vigne sauvage à la vigne cultivée a eu lieu autour de 6000 ans
avant J.C. (This et al., 2006).

On trouve des vignes cultivées retournées à l’état sauvage dans toutes sortes de milieux, le
plus souvent à proximité d’anciens vignobles abandonnés : coteaux viticoles, friches, arrière-
dunes du littoral atlantique (« conche » de Vendée) et vallées fluviales. (Guillot et Roché,
2010)

Gérard Guillot & Jean-Emmanuel Roché (2010) Guide des fruits sauvages: Fruits charnus.
Ed. Belin, 116p.

2) Olivier :

L’Olivier est l’arbre par excellence de la région méditerranéenne. Son aire de répartition sert
souvent de repère pour délimiter celle-ci. Il craint les grands froids qui peuvent décimer les
plantations comme en 1956. Il a besoin de lumière et recherche des stations très sèches.
(Guillot et Roché, 2010).

Pommier :

Le pommier sauvage est assez rare et surtout très disséminé, toujours en petit nombre, et ne
dépasse pas 1300m en altitude. Il recherche les sols assez riches en des sites éclairés et assez
chauds, et habite les forêts de feuillus et surtout les forêts riveraines des grands cours d’eau où
il peut atteindre une belle taille. (Guillot et Roché, 2010).

Le pommier sauvage vive en Europe et Asie ; en France ils se rencontrent ici et là, plus
rarement en région méditerranéenne (BOTINEAU, 2015).
3) Grenadier :

Originaire d’Asie (de l’Iran à l’Himalaya indien) et introduit depuis l’Antiquité dans le bassin
méditerranéen, le grenadier se naturalise assez facilement dans les haies, les sites rocheux, sur
ou le long des murets de pierre (Guillot et Roché, 2010).

Originaire de Perse, du Caucase et de la péninsule arabique, le grenadier a été introduit par les
romains ; en France, assez répandu en Languedoc et Provence ; introduit dans les jardins, dans
les régions où l’hiver n’est pas trop rigoureux. (BOTINEAU, 2015).

4) Figuier :

Naturalisé de longue date dans le bassin méditerranéen, mais aussi plus ponctuellement dans
le reste de la France notamment dans les zones viticoles et près des châteaux, le figuier
s’installe souvent dans des sites rocheux, au pied des murs chauds et abrités. Il est abondant
dans les forêts du midi.(2010)

Pourtour du bassin méditerranéen, Asie centrale ; propagé depuis l’Antiquité, la figue étant
peut-être le plus ancien fruit domestiqué (BOTINEAU, 2015).

5) Abricotier :

L’abricote, malgré son nom générique, semble être originaire d’Asie central.il y a des
abricotiers sauvages au Tibet, au Turkestan, au nord-ouest de l’Inde (Pendjab) et dans les
régions caucasiennes. L’arbre a subi une amélioration en Perse avant de parvenir en Europe
via l’Arménie, d’où son nom. Un abricotier indigène en perse (Armeniaca much much) est
toujours cultivé en Afrique du nord sous le nom de « mech mech ». Il existe dans la région du
Dauphiné et dans le Piémont italien une espèce sauvage : Prunus briantaca.

Depuis l’Antiquité l’abricotier est connu dans le bassin méditerranéen. Les romaines
nommaient Malum armeniacum une variété tardive à gros fruits et Malum praecoquum une
autre variété précoce et plus petite ; ce fruit n’avait alors pas de nom et « malum » désignait
tout fruit charnu de forme plus ou moins sphérique (TONOLLI et GALLOUIN, 2013).

Les arbres introduisirent progressivement l’abricotier vers l’occident (il était souvent greffé
sur amandier) et ultérieurement cet arbre fruitier gagna l’Amérique. Il arriva en Europe vers le
VIII siècle et jusqu’ à la renaissance, l’abricot fut tenu pour « honorable », et à l’instar des
autres fruits on le considérait comme « médicament » bon pour « le grand chaud » (l’été) et
pour l’estomac, ou le foie.

De la fin du XIV siècle au milieu du XVII siècle, on le servit en entrée de repas. Fontenelle
(1657-1757), qui en consommait beaucoup et sous toutes les formes (frais, sec, en confiture),
l’appelait le « fruit royal » ; peut-être contribua-t-il à la longévité exceptionnelle de cet
écrivain vulgarisateur scientifique. Dans le calendrier républicain de l’an II(1793), le jour de
l’abricot était le 13 thermidor (31 juillet) (TONOLLI et GALLOUIN, 2013).

6) Amandier :

Deux zones de l’Asie occidentale ont vu naitre l’amandier, l’une sur les contreforts de la
chaine de Ferghana, l’autre plus vaste s’étirent du sud de la mer caspienne par l’Iran jusqu’au
golfe persique. Les babyloniens distinguaient les variétés douces et amères. L’amandier
semble également être spontané en Afrique septentrionale : on a trouvé des bois d’amandiers
dans les montagnes d’Algérie et du Maroc, mais certains en doutent n’y verraient que des
« ensauvagés » issu d’anciennes cultures. C’est par la Grèce, l’Italie et l’Espagne qu’il nous
est parvenu. Pline l’ancien (I siècle) connaissait les deux variétés douce et amère ; elles
étaient également connues dans le sud de la Gaule. À Paris, dans le jardin de Charlemagne,
que l’on disait « unique », on trouvait des amandiers (TONOLLI et GALLOUIN, 2013).

De la fin du XIV jusqu’au XVII siècle, on servait les amandes à la fin du repas. L’amandier
arriva seulement au XIX siècle aux États-Unis. Dans le calendrier républicain de l’an
II(1793), le jour de l’amande était le 18 thermidor (5aout) (TONOLLI et GALLOUIN,
2013).

7) Palmier dattier :