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S4 Maths 2011-2012 Probabilités 1 Révisions

Université de Picardie Jules Verne 2011-2012


UFR des Sciences

Licence mention Mathématiques - Semestre 4


Probabilités 1
Corrigé des exercices de révision de la séance du 6 mars 2012

Exercice 1

Une urne contient 3 boules portant le numéro 1, 1 boule portant le numéro 2, 4 boules portant le numéro 3
et 2 boules portant le numéro 4. Suivant l’hypothèse habituelle, les boules portant un même numéro sont
supposées discernables (par exemple de couleurs différentes ou portant des lettres différentes).

1) On tire au hasard une boule de l’urne. On peut donc considérer l’espace probabilisé , A, P suivant :
- 10 boules 1 a , 1 b , 1 c , 2, 3 a , 3 b , 3 c , 3 d , 4 a , 4 b ; card 10 ; A P car est fini ;
- P : équiprobabilité sur , A : pour tout A , P A cardA .
card
Soit A l’événement "obtenir un numéro pair". A est réalisé si et seulement si on obtient le 2 ou le 4,
soit 3 boules possibles. On a alors P A cardA 3 .
card 10
2) On tire simultanément deux boules de l’urne. On peut donc considérer l’espace probabilisé , A, P
10
suivant : - combinaison d’ordre 2 de 10 boules ; card C 210 2
45 ;
-A P car est fini ; - P : équiprobabilité sur , A .
a) B est réalisé si et seulement si on obtient deux numéros 2 et/ou 4. On a alors
3
cardB C 23 2 1 .
PB
card C 210 10
2
15
b) C est réalisé si et seulement si on obtient deux fois le 1 ou deux fois le 3 ou deux fois le 4
(impossible d’obtenir deux fois le 2 car une seule boule numéro 2). On a alors
3 4 2
cardC C 23 C 24 C 22 2 2 2 2.
PC 2
card C 10 10 9
2
3) On tire successivement et avec remise quatre boules de l’urne. On peut donc considérer l’espace
probabilisé , A, P suivant :
- arrangements avec répétition d’ordre 4 de 10 boules ; card 10 4 ;
-A P car est fini ; - P : équiprobabilité sur , A .
a) L’événement D : "obtenir une suite de numéros strictement croissante" est réalisé si et seulement si
on obtient dans l’ordre une boule 1 (3 possibilités), une boule 2 (1 possibilité), une boule 3 (4 possibilités) et
une boule 4 (2 possibilités). On a donc P D cardD 3 1 4 2 24
card 10 4 10 4
b) On considère les événements E : "obtenir au moins une fois le numéro 1 et le numéro 2", F : "ne
pas obtenir le numéro 1" et G : "ne pas obtenir le numéro 2".
On a P F G PF PG PF G 74 94 64 7666 0, 7666.
4 4
10 10 10 4 10 4
On a de plus E F G F G. On en déduit que P E PF G 1 PF G 0, 2334.

Exercice 2.

1) L’événement B k : "la porte s’ouvre au k-ème essai et pas avant" s’écrit :


- pour k 1, B 1 A 1
- pour tout entier k 2, B k A 1 Ak 1 Ak.

2) On suppose que le gardien essaie les clés une à une, sans utiliser deux fois la même. Dans ces
conditions, l’événement B k "le nombre d’essais nécessaires pour ouvrir la porte est k" peut être réalisé pour
k 1, . . . , n ; en effet, il faut au moins un essai, et au pire, c’est la dernière des n clés qui est la bonne
puisque le gardien utilise une clé différente à chaque essai. De plus, il est clair que les événements A i i 1 ne
sont pas mutuellement indépendants (chaque essai à une influence sur les essais suivants : si l’un des A i est
réalisé, alors les suivants ne peuvent l’être). On a donc :
- P B1 P A1 1
n
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- P B2 P A1 A2 P A1 P A2 / A1 n 1 1 1
n n 1 n
- pour tout entier k 3, . . . , n, P B k P A1 Ak 1 Ak
P A1 P A2 / A1 P Ak 1 / A1 Ak 2 P Ak / A1 Ak 1
n 1 n 2 n k 1 1 1.
n n 1 n k 2 n k 1 n
Ainsi, pour tout k 1, . . . , n, P B k 1
n.
Remarque : si X désigne le nombre d’essais nécessaires pour ouvrir la porte, alors pour tout pour
k 1, . . . , n , P X k P Bk 1 : X suit la loi Uniforme sur 1, . . . , n .
n

3) Lorsque le gardien est ivre, il mélange toutes les clés à chaque tentative donc il peut essayer plusieurs
fois la même clé. Dans ces conditions, l’événement B k "le nombre d’essais nécessaires pour ouvrir la porte est
k" peut être réalisé pour k ; en effet, il faut au moins un essai, et le nombre d’essais n’est plus limité
puisque le gardien peut utiliser indéfiniment chacune des mauvaises clés. On a donc :
- P B1 P A1 1
n
- P B2 P A1 A2 P A1 P A2 / A1 n 1 1
n n
- pour tout entier k 3, . . . , n, P B k P A1 Ak 1 Ak
P A1 P A2 / A1 P Ak 1 / A1 Ak 2 P Ak / A1 Ak 1
k 1
n 1 n 1 n 1 1 n 1 1.
n n n n n n
Remarque 1 : si X désigne le nombre d’essais nécessaires pour ouvrir la porte, alors pour tout pour k ,
k 1
PX k P Bk 1 p p : X suit la loi Géométrique G p Pascal P 1, p .
Remarque 2 : si on considère que le gardien essaie d’ouvrir une infinité de fois et que l’on considère la
première fois où il ouvre la porte, alors les événements A i i 1 sont mutuellement indépendants (on a aussi
indépendance en remplaçant certains A i par A i ) et on a :
k 1
- pour tout entier k 3, P B k P A1 Ak 1 Ak P Ai Ak
i 1
k 1 k 1 k 1
indépendance n 1 1 n 1 1.
P Ai P Ak n n n n
i 1 i 1

4) Le gardien est ivre un jour sur trois. Considérant l’événement I : "le gardien est ivre", on a P I 1 et
3
donc P I 1 PI 2 . Utilisant le système complet d’événements de probabilité non nulle I, I , la
3
formule de Bayes donne, pour n 1 :
P I Bn P I P Bn / I
P I / Bn
P Bn P I P Bn / I P I P Bn / I
n 1 n 1
1 n 1 1 1 1
3 n n n
.
1 n 1 n11 2 1 1 1 n1 2
3 n n 3 n n

Exercice 3.

1) Exemple : n 30 et d 2.
On a n 30 15 2 2k 2 avec k 2 15, et A 2 2k, 1 k 15 k 2 2, 4, 6, . . . , 30 , avec
cardA 2 15 k 2 . On a ainsi P A 2 cardA 2 15 1 . On peut remarquer que
card 30 2
P A2 k 2 k 2 1.
n 2k 2 2
De façon générale, si d est un diviseur de n, alors n dk d et P A d cardA d kd kd 1.
card n dk d d
2) Exemple : n 30, d 1 2 et d 2 3.
On a n 30 2k 2 avec k 2 15, et A 2 2k, 1 k 15 k 2 2, 4, 6, . . . , 30 .
On a n 30 3k 3 avec k 3 10, et A 3 3k, 1 k 10 k 3 3, 6, 9, . . . , 30 .
On a n 30 6k 6 avec k 6 5, et A 6 6k, 1 k 5 k 6 6, 12, 18, 24, 30 .
On a clairement A 2 A 3 A 6 . On a alors P A 2 A 3 P A6 1 1 1 P A 2 P A 3 , ce qui
6 2 3
signifie que A 2 et A 3 sont indépendants.
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Soient d 1 et d 2 deux diviseurs premiers de n, et les événements A d 1 et A d 2 définis comme au 1).


Notons que d 1 d 2 est alors un diviseur de n.
Si A d 1 A d 2 , alors est un multiple de d 1 et de d 2 , et comme d 1 et d 2 sont premiers entre eux,
est un multiple de d 1 d 2 , c’est-à-dire A d 1 d 2 . Ainsi, A d 1 A d 2 A d1d2 .
Si A d 1 d 2 , c’est-à-dire est un multiple de d 1 d 2 , alors est un multiple de d 1 et de d 2 , c’est-à-dire
A d 1 et A d 2 , donc A d 1 A d 2 . Ainsi, A d 1 d 2 A d1 A d2 .
Ce qui prouve que A d 1 A d 2 A d 1 d 2 .
On a alors P A d 1 A d 2 P A d1d2 1 1 1 P A d 1 P A d 2 , ce qui signifie que A d 1 et
d1d2 d1 d2
A d 2 sont indépendants.

3) On considère la suite croissante d 1 , d 2 , ..., d k des diviseurs premiers de n. Par un raisonnement analogue
à celui du 2), on montre que A d 1 A d 2 A d k A d 1 d 2 ...d k et que
P A d1 A d2 A dk P A d 1 d 2 ...d k 1 P A d 1 P A d 2 . . . P A d k . Ce qui prouve que les
d1d2. . . dk
événements A d 1 , A d 2 , ..., A d k sont indépendants dans leur ensemble.
On peut démontrer de façon analogue que les événements A d 1 , A d 2 , ..., A d k sont mutuellement
indépendants. En effet, on peut effectuer le même raisonnement pour toute partie
J i1, . . . , ip 1, 2, . . . , k , avec p k, et les événements A d i1 , A d i2 , ..., A d ip .

4) On désigne par B n l’ensemble des entiers strictement positifs inférieurs ou égaux à n et premiers avec n,
cardB n n
et par n l’indicateur d’Euler de n, c’est-à-dire le cardinal de B n . On a donc P B n n , et
card
donc n nP B n .
Il est clair que B n est l’ensemble des entiers strictement positifs inférieurs ou égaux à n et n’ayant
k
aucun diviseur commun avec n. On en déduit que B n A d i . De l’indépendance mutuelle des A d i on déduit
i 1
l’indépendance mutuelle des A d i , et donc en particulier que
k k k k
P Bn P A di P A di 1 P A di 1 1 .
i 1 i 1 i 1 i 1 di
k
On en déduit alors que n n 1 .1
i 1 d i
Comme 60 2 2 3 5, les diviseurs premiers de n 60 sont d 1 2, d 2 3 et d 3 5.
3
On a alors 60 60 1 1 60 1 1 1 1 1 1 60 1 2 4 16.
i 1 di 2 3 5 2 3 5
En effet, l’ensemble B 60 1, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47, 49, 53, 59 contient 16 éléments.

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