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GEOLOGIE GENERALE

Cours de Géodynamique Interne


Responsable : Dr Dieudonné Minyem
Chargé de Cours
Cours de Géodynamique Interne

Chapitre I: La Terre dans l‟Univers


Chapitre II: Géologie Minière et Géosciences
Chapitre III: Notions générales sur la planète Terre
Chapitre IV: Minéraux
Chapitre V: Roches
Chapitre VI: Tectonique
Chapitre VII: Séismes
Chapitre I: La Terre dans l‟Univers
Chap I La Terre dans l‟Univers
I-1- L’Univers et l’Espace
 L‟Univers est tout ce l‟on peut toucher, détecter, sentir, mesurer ou déceler
 Il est constitué de galaxies ;
 Les galaxies sont constituées d‟étoiles ;
 Les étoiles sont entourées de planètes, l‟ensemble constituant des systèmes
planétaires;
 Les planètes sont entourées de satellites naturels appelés lunes;
 Tous ces grands corps célestes baignent dans un nuage de gaz et de poussières
célestes, de rayonnements électromagnétiques;
 Les êtres vivants et le temps. font partie de l‟Univers.
 L‟Univers est très vaste: au moins 93 milliards d‟années lumière , soit près de 9
000 milliards de kilomètres pour sa partie visible.
 L‟Univers est né du Big Bang: gigantesque explosion.
 L‟Univers est en expansion.
 L‟Espace est le volume occupé par l‟Univers en expansion:
- N‟admet aucun vide;
- Appelé atmosphère autour du globe terrestre, jusqu‟à 100km au dessus de la Terre;
- Appelé espace extra-atmosphérique au-delà de 100 km d‟altitude.
I-2- Les galaxies I-3- Les étoiles
 Les galaxies sont des  Les étoiles sont d‟incroyables centrales nucléaires
milliards dans qui produisent d‟énormes quantités d‟énergie en
l‟Univers: brûlant leur hydrogène et leur hélium.
- Regroupées en amas  Elles peuvent être classées selon la température:
appelés « groupes - Les étoiles rouges sont les plus froides. (température
locaux »; d‟environ 2500°C en surface ).
- De formes très variées - Les étoiles bleu-blanc sont les plus chaudes.
(en spirales, en ballons (température pouvant atteindre les 40.000°C en
surface)!
aplatis, etc…);
- Les étoiles jaunes, comme le Soleil sont
- Peuvent contenir jusqu‟à moyennement chaudes (température d‟environ
10 millions de millions 5500°C en surface ).
d'étoiles;  Elles peuvent être classées selon la taille :
- Ont généralement un - Les étoiles de taille moyenne comme le Soleil :
trou noir super massif brûlent leur hydrogène assez lentement et peuvent
au centre. continuer à briller pendant des milliards d'années.
- Les étoiles super géantes comme Antarès
Consomment tout leur hydrogène très rapidement et
meurent au bout de 500 millions d‟années environ.
- Les étoiles naines rouges, plus petites que le soleil
consomment si lentement leur énergie qu‟elles
peuvent survivre pendant plus de 10 trillions
d'années.
Chap I: La Terre dans l‟Univers
I-4- La Voie Lactée

 La Voie Lactée appartient à un amas


d'au moins 40 galaxies (groupe
local):
- C‟est une galaxie spirale gigantesque
comme Andromède qui appartient au
même groupe local ;
- Elle a un diamètre de 100.000
années lumières (AU)
- Elle contient entre 200 et 400
milliards d'étoiles dont le Soleil;
- Elle est centrée sur un trou noir super
massif qui avale tout ce qui passe à
sa portée.
- Elle comporte deux groupes de grands
bras tranquilles dont le bras d‟Orion
dans lequel nous vivons.
I-5- Le Système Solaire
I-5-1- Caractéristiques
Caractéristiques générales
Age 4,568 Ga
Galaxie Voie Lactée, Bras d’Orion
Masse totale 1,9919.1030kg
Etoile la plus proche Proxima Centauri (4,22al) du système planétaire Alpha Centauri
Galaxie la plus proche Alpha Centauri (4,37al)
Description du système
Etoile Soleil
Planètes (8) Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune
Planètes telluriques (4) Mercure, Vénus, Terre, Mars
Planètes géantes (2 de gaz, 2 de Jupiter, Saturne (gazeuses), Uranus, Neptune (glacées)
glace)
Planètes naines (5) Cérès, Pluton, Hauméa, Makémaké, Éris
Lunes connues (Près de 600) Dont 220 lunes confirmées et 150 lunes mineures
Ceintures célestes (4) Ceinture d’Astéroïdes, Ceinture de Kuiper, Nuage d’Oort, Sphère de
Hill
Petits corps répertoriés (636500) Dont 633.500 astéroïdes et 3 000 comètes
I-5- Le Système Solaire
I-5-1- Caractéristiques
Caractéristiques de l’orbite (autour du Centre Galactique)
Inclinaison du plan orbital par 60,19°
rapport au plan galactique
Distance du Centre Galactique 27 000+/- 1000al
Vitesse orbitale 220km/s
Période orbitale 225 – 250Ma
Caractéristiques liées à l’étoile (Soleil)
Distance de la ceinture 2,3 à 3,3ua
d’astéroïdes
Distance de la ceinture de Kuiper 30 à 100ua
Distance de l’Héliopause 150 à 200ua
Nuage d’Oort 50000 à 154000ua
Rayon de la sphère de Hill 1-2 al
I-5- Le Système Solaire
I-5-2- Composantes
 Sa coupe transversale du Soleil vers l‟extérieur est la suivante:
• Le Soleil: étoile centrale ;
• Les quatre planètes telluriques internes: rocheuses ;
• La Ceinture d'astéroïdes: composée de petits corps rocheux ;
• Les Quatre planètes géantes (deux géantes gazeuses et deux planètes géantes de
glaces) externes ;
• La Ceinture de Kuiper: composée d‟objets glacés (comètes);
• L‟Héliopause: limite magnétique du Système solaire marquée par l'arrêt des
vents solaires (deviennent plus faibles que le vent galactique) ;
• Le Nuage d'Oort: sphère d‟objets épars (comètes);
• La Sphère de Hill: limite gravitationnelle (fin) du Système solaire ;
 Il contient des milliards et des milliards de petits corps non identifiés
(astéroïdes, planètes mineures, comètes, poussières interplanétaires, gaz,
rayonnements électromagnétiques, etc...).
 Le système est divisé en deux parties :
• Le Système solaire interne: du Soleil à la Ceinture d‟astéroïdes ;
• Le Système Solaire externe: au-delà de la Ceinture d‟astéroïdes.
I-5- Le Système Solaire

I-5-3- Soleil
 C‟est le principal corps céleste du Système Solaire :
- Etoile naine jaune;
- Contient 99,86 % de toute la masse connue du Système Solaire;
- Le domine gravitationnellement.
 C‟est une boule de gaz très chauds :
- Il transforme sa masse en énergie par fusion nucléaire.
- Il fusionne 627 millions de tonnes d'hydrogène en 623,6 millions de
tonnes d'hélium à chaque seconde;
- Le différentiel de masse, soit 3,4 millions T/s est transformé en ondes
électromagnétiques, soit 4×1026 watts.
 Il produit également le vent solaire, un flux continu de particules
chargées (plasma).
- Ce vent forme l‟Héliosphère, qui baigne le Système Solaire jusqu‟à
environ 100 unités astronomiques
- Ce vent protège en partie le Système solaire des rayons cosmiques.
 Le soleil peut encore briller pendant dix milliards d‟années
I-6- La Terre et son satellite, la Lune
I-6-1- Terre
 C‟est la troisième planète du système, située entre Vénus et Mars;
- Planète tellurique;
- Diamètre: 12756 km ;
- Poids: 5,98 trillions de tonnes ;
- Rayon orbital: 149,6 millions de km ;
- Vitesse de déplacement: supérieure à 107 000 km/heure ;
 Elle effectue deux mouvements périodiques:
- Période de rotation autour d‟elle-même (son jour): 24h ;
- Période de révolution autour du soleil (son année): environ 365,25 jours.
 Sa température moyenne en surface est de 14°C ;
 Son âge est de 4,5 milliards d'années ;
 la vie y est probablement apparue il y a environ 3,9 milliards d'années ;
 Sa composition chimique moyenne est la suivante: près de 35% de fer, 30%
d'oxygène, 15% de silicium et 13% de magnésium (la plus dense du système);
 C‟est la seule planète du système à avoir de l‟eau liquide ;
I-6- La Terre et son satellite, la Lune
I-6-1- Terre
 Elle possède deux champs:
- Un Champ magnétique qui protège
son atmosphère des vents solaires;
- Champ gravitationnel qui attire toute
masse proche.
 sa structure interne du centre vers la
surface (enveloppes concentriques) est la
suivante:
- Noyau ferreux ;
- Manteau siliceux et magnésien;
- Croûte siliceuse et alumineuse ;
- Hydrosphère liquide;
- Biosphère carbonée
- Atmosphère gazeuse.
 Elle possède un satellite naturel: la
Lune que son champ magnétique
empêche de se libérer.
I-6- La Terre et son satellite, la Lune
I-6-2- Lune
 C‟est l‟unique satellite naturel de la Terre
- Diamètre : 73,5 billions de tonnes;
- Poids : 3476 km;
- Rayon orbital: 384 400 km;
- Vitesse de mouvement: environ 3700 km/h;
- Age: Quatre milliards d'années;
 Elle s‟est formée à partir des débris d'un
énorme météore après qu'il ait percuté la
Terre.
 Elle possède deux champs:
- Champ magnétique: interfère avec le champ
terrestre; à l‟origine des marées;
- Champ gravitationnel: attire tous les objets
aux alentours.
 Elle montre toujours la même face à la Terre
car sa rotation se serait stabilisée lors de sa
formation).
I-6- La Terre et son satellite, la Lune

I-6-2- Lune
 Sa structure interne est la suivante du centre vers la surface
(enveloppes concentriques):
- Noyau décalé du centre de la Terre (de 2km);
- Manteau ;
- Croûte (épaisseur moyenne: 68km).
 Elle ne possède pas d‟atmosphère, ce qui l‟expose fortement aux
vents solaires et supprime les fluctuations de température.
 Elle est caractérisée par la présence de la régolite (nuage de
poussière lunaire).
 Son relief est composé de plaines lisses et jeunes et de
gigantesques cratères appelés « mers » .
 Sa face cachée est uniquement marquée par le plus
impressionnant cratère d'impact du système solaire (2250
km de diamètre et 12 km de profondeur)!
 Elle fournit de précieux renseignements sur le premiers
moments du système solaire (à travers les météorites).
Chapitre II
Géologie Minière et Géosciences
Chap II: Géologie Minière et Géosciences
II-1- Sciences de la Terre ou Géosciences
 C‟est le domaine vaste et complexe qui étudie la planète Terre dans toutes ses
couches et dans ses rapports avec l‟Univers.
 Chacune des Géosciences s‟occupe particulièrement, soit de l‟une des enveloppes de
la Terre, soit de son environnement spatial en tant que planète
 L‟on distingue :
• La Planétologie: étude de l‟environnement spatial de la planète Terre ;
• La Météorologie (appelée Physique de l‟Atmosphère): étude de l‟enveloppe gazeuse
de la Terre, l‟Atmosphère ;
• L‟Océanographie et l‟Hydrologie: étudient l‟enveloppe liquide de la Terre,
l‟Hydrosphère :
- Océanographie ou Océanologie: étude des eaux salées;
- Hydrologie au sens large (SL): étude des eaux douces; comporte: Hydrologie au
sens strict (SS) (étude des eaux de surface) et Hydrogéologie: étude les eaux
souterraines.
• La Biologie: étude de l‟enveloppe vivante de la Terre, la Biosphère ;
• La Géologie: étude de toute la partie solide de la Terre.
Chap II: Géologie Minière et Géosciences
II-2- Géologie

 C‟est une des Sciences de la Terre;


 C‟est une science majeure, dont l‟objet est:
- L‟étude de la composition de la partie solide de la Terre;
- L‟étude de la structure de la partie solide de la Terre;
- L‟étude de l‟histoire et de l‟évolution de la partie solide de la Terre ;
- L‟étude des processus qui ont toujours façonné la partie solide de la Terre.
 Elle regroupe tout un éventail de disciplines aux domaines d‟actions et aux
méthodes variés mais complémentaires.
 Les disciplines de la Géologie sont réparties en trois groupes :
- Disciplines propres de la Géologie;
- Disciplines de service de la Géologie;
- Disciplines d‟application de la Géologie.
Chap II: Géologie Minière et Géosciences
II-2- Géologie

II-2-1- Disciplines propres de la Géologie


 Ce sont les disciplines de base ou disciplines fondamentales de la
géologie qui constituent la base de toute étude géologique.
 On distingue :
• La Pétrologie qui étudie des roches sous tous les angles. Elle
comporte :
- Pétrogenèse: étude des mécanismes (physico-chimiques et
biologiques) à l‟origine de la formation et de la transformation des
roches ;
- Pétrographie: description et classification des roches.
• La Stratigraphie qui étudie de l‟agencement des couches
géologiques.
• La Tectonique ou Géologie Structurale qui étudie la structure
interne du globe terrestre avec ses conséquences géodynamiques.
Chap II: Géologie Minière et Géosciences
II-2- Géologie
II-2-1- Disciplines propres de la Géologie
• La Minéralogie qui étudie la minéraux. Elle comporte :
- Minéralogie descriptive: description les minéraux;
- Cristallographie: étude des substances cristallines à l‟échelle atomique.
• La Volcanologie qui étude les volcans;
• La Géodynamique qui étudie les processus à la base des transformations
subies par la planète Terre depuis sa formation. Elle comporte :
- Géodynamique Interne: mécanismes régis par l‟énergie interne de la
Terre ;
- Géodynamique Externe: mécanismes régis par l‟énergie solaire.
• La Paléontologie qui étudie des fossiles (restes des formes de vie qui ont
peuplé la terre dans le passé);
• La Sédimentologie qui étudie les processus de formation des roches
sédimentaires;
• La Géomorphologie qui étudie les formes de relief à la surface de la Terre;
• La Géodésie qui étudie la forme, des dimensions et le champ de pesanteur
de la Terre.
Chap II: Géologie Minière et Géosciences
II-2- Géologie

II-2-1- Disciplines de service de la Géologie


 Ce sont les disciplines transversales qui font le pont avec d‟autres sciences.
 Il s‟agit de :
• La Géochimie, transitoire entre la Géologie et la Chimie, elle étudie de la
composition chimique de la Terre;
• La Géophysique, transitoire entre la Géologie et la Physique, elle étudie la
structure et de la composition interne de la Terre;
• La Pédologie ou Science des sols, transitoire entre la Géologie et l‟Agronomie, elle
étudie l‟altération des roches jusqu‟à la formation des sols;
• La Géographie physique, transitoire entre la Géologie et la Géographie, elle étudie
les aspects physiques de la surface de la Terre;
• La Géostatistique, transitoire entre la Géologie et la Statistique elle collecte,
effectue le traitement statistique exploitation des données géologiques;
• La Géo-informatique ou Géomatique, transitoire entre la Géologie et
l‟Informatique, elle stockage, effectue le traitement assisté par ordinateur et
diffuse les données géologiques.
Chap II: Géologie Minière et Géosciences
II-2- Géologie

II-2-3- Disciplines d’application de la Géologie


 Ce sont les disciplines de la Géologie qui, appliquées à divers domaines de la vie
humaine, contribuent à l‟appui au développement, au bien être des populations.
 On peut citer :
• La Géologie environnementale qui, appliquée à l‟Environnement, étudie
l‟Environnement en tant que milieu naturel de vie de l‟Homme, des animaux et
des plantes;
• La Géologie de l‟Ingénieur ou Géologie Economique qui, appliquée à l‟ingénierie,
étudie les aspects économiques de la Géologie. elle comporte :
- Géologie appliquée au Génie civil qui s‟intéresse à tout ce qui est lié aux travaux
du Génie civil;
- Hydrologie qui s‟intéresse à la caractérisation, l‟évaluation et la gestion des
ressources en eau.
- Géologie Minière qui s‟intéresse tout ce qui est lié à l‟exploration et l‟exploitation
des gisements miniers, y compris le pétrole.
Chap II: Géologie Minière et Géosciences
II-3- Géologie Minière
 C‟est la branche de la Géologie économique qui s‟intéresse à tout ce qui est lié à
l‟exploration et l‟exploitation des gisements miniers, y compris le pétrole.
 Ses objectifs sont les suivants:
- Assurer la prospection et l‟évaluation des gisements miniers ;
- Assurer l‟extraction et l‟exploitation des minerais jusqu‟à la restauration des
gisements;
 Elle fait appel à de nombreuses sciences aux domaines d‟action complémentaires
et variés :
• La Métallogénie est la pétrologie des gisements: elle étudie les mécanismes de
formation des gisements métallifères et minéraux;
• La Géologie du pétrole s‟intéresse à tout ce qui concerne les gisements pétroliers;
• La Géologie structurale étudie la structure des zones d‟intérêt minier. C‟est un
guide très précieux pour l‟Ingénieur dans l‟exploration et l‟exploitation des
gisements;
• La Géophysique appliquée explore les gisements en utilisant des outils empruntés
à la physique et aux mathématiques. C‟est un autre outil très précieux pour
l‟Ingénieur minier.
II-3- Géologie Minière

• La Cartographie réalise et étudie tout type de cartes, en particulier les cartes


structurales et minières. Elle modélise et simule la forme et le comportement les
gisements. Elle vient en appui à la Géomatique;
• La Géomatique traite et exploite des images satellitaires réalise et exploite des SIG
de données minières, modélise et simule. C‟est un outil indispensable dans toutes
les phases de l‟activité minière;
• La Topographie étudie et représente le relief (forme, dimensions, coordonnées
géographiques, altitudes, déviation de la verticale, etc…). C‟est un guide précieux
pour l‟Ingénieur minier;
• L‟Hydrologie étudie la physique, la chimie et la circulation des eaux dans les
rivières et les lacs, ainsi que des variations des nappes phréatiques dans les zones
minières. C‟est un outil précieux pour l‟Ingénieur minier en phase d‟exploration ou
de d‟exploitation;
• La Géochimie étudie de la composition chimique des minerais et permet d‟en
apprécier la teneur;
• La Géostatistique évalue les gisements. C‟est un très puissant outil de décision
dans le domaine minier.
Chapitre III
Notions générales sur la planète Terre
Chapitre III Notions générales sur la planète
Terre
III-1- Forme et dimensions de la Terre

III-1-1- Un peu d’Histoire

 La Géodésie est l‟étude de la forme, des dimensions et du champ de


pesanteur de la Terre.
 Au départ, l‟on pensait que la Terre était plate et que, par conséquent,
quelqu‟un qui s‟aventurerait trop loin de son domicile finirait par
tomber dans l‟Espace;
 A l‟Antiquité, l‟hypothèse d‟une Terre sphérique est née, suite à
l‟observation des phénomènes tels que la disparition progressive d‟un
bateau à l‟horizon;
 240 ans avant J.C, le savant Grec Eratosthène, l‟un des pères de la
géodésie, a évalué le rayon de la Terre pour la première fois, par la
méthode des arcs.
III-1- Forme et dimensions de la Terre
III-1-1- Un peu d’Histoire
 Eratosthene avait fait le constat
suivant: au moment où le soleil
se trouve au zénith à Syène en
Egypte, il n'en est pas de même
à Alexandrie puisque
l'obélisque de hauteur H donne
une ombre portée dont on peut
mesurer la longueur L.
 En utilisant l‟arc séparant les
deux villes: (distance D entre
Syène et Alexandrie: D =
787km)
 Il put calculer:
- Périmètre: P = 39350km.
- Rayon : R = 6263km.
 C‟était une véritable prouesse
scientifique pour cette époque
là, car le rayon calculé
aujourd‟hui grâce aux satellites
est : R = 6367,438km.
III-1- Forme et dimensions de la Terre
III-1-1- Un peu d’Histoire

 Apres les travaux d‟Eratosthène, deux nouvelles théories s'affrontaient :


• Les « Newtoniens" étaient pour une terre aplatie aux pôles ;
• Les « Cassiniens« étaient pour une terre aplatie à l'équateur.

 Des expéditions furent commanditées par l‟Académie Française des Sciences


pour mesurer des arcs de méridiens terrestres en Laponie et au Pérou .

 la théorie de Newton triompha : « La Terre est aplatie aux pôles ».

 En 1799: l‟Académie Française des Sciences choisit le mètre comme unité de


mesure universelle de longueur:

 Il 1ut décidé ceci: 1 mètre = un quart de la 1 / 10 000 000e partie du


méridien terrestre. Ce fut la naissance du Système Métrique.
 En conclusion: La Terre est une sphère aplatie suivant l‟axe des pôles, c‟est-à-
dire un ellipsoïde de révolution dont les trois rayons sont les suivants :
• Rayon équatorial : 6378,140km
• Rayon polaire : 6356,736km
• Rayon moyen : 6367,438km.
III-1- Forme et dimensions de la Terre
III-1-2- Surfaces conventionnelles de la Terre
 En réalité, la forme réelle de la Terre est beaucoup plus compliquée.
 Il existe trois surfaces conventionnelles selon les besoins :
• La surface topographique est celle sur laquelle nous vivons. son altitude varie
beaucoup (de -11.000m à +8.000m). C‟est la seule surface conventionnelle réelle.
• Le Géoïde est une surface équipotentielle de gravité (g = 9,81ms -2). C‟est une
surface imaginaire d‟une grande signification géophysique. Il correspond au
niveau moyen des océans et à l‟altitude zéro.
• L‟Ellipsoïde de référence est une surface imaginaire obtenue par calcul
mathématique. Il est très pratique dans les travaux universels tels que le
Système de Positionnement Global, et le calcul des dimensions de la Terre (les
trois rayons de la Terre sont ceux de l‟Ellipsoïde de référence).
III-2- Géoréférencement

Sa problématique est la


suivante: Comment exprimer la
position d‟un point M à la surface
de la Terre?
Il correspond au positionnement
global, c‟est-à-dire au repérage à la
surface du globe.
Sa surface de référence:
Ellipsoïde
Il est basé sur trois systèmes de
coordonnées utilisées selon les
besoins:
- Les coordonnées cartésiennes
géocentriques ;
- Les coordonnées géographiques
sur une surface de référence;
- Les coordonnées en projection ou
coordonnées UTM.
III-2- Géoréférencement
III-2-1- Coordonnées cartésiennes
géocentrées (en m ou en km)

 C sont les coordonnées


cartésiennes géocentriques du
point M: (X,Y,Z) dans un
repère orthonormé bâti comme
suit:
- Origine: centre de la Terre ;
- Oz: axe de rotation de la Terre ;
- Oxy: plan de l'équateur.

 Ces coordonnées sont utilisées :


- en géodésie spatiale ;
- comme intermédiaires lors des
calculs de changements de
systèmes géodésiques.
III-2- Géoréférencement

III-2-2- Coordonnées géographiques (en


degrés sexagésimaux)

 Ce sont les coordonnées


géographiques du point M:
 La longitude λ est l‟angle orienté
entre le plan du méridien origine
international ou méridien de
Greenwich et le plan du méridien
contenant le point M. elle est donnée
par les méridiens.
 La latitude ϕ est l‟angle orienté
entre le plan de l'équateur et la
normale à l'ellipsoïde passant par le
point M. Elle est donnée par les
parallèles.
III-2- Géoréférencement
III-2-3- Coordonnées UTM (en m ou en km)

 UTM signifie Universal Transverse Mercator: c‟est la projection transverse


universelle de Mercator)
 Système intéressant car il est beaucoup plus pratique de travailler sur une image
du Monde en plan que sur un ellipsoïde.
 Une projection est une série d‟opérations géométriques permettant de représenter
la surface de l‟ellipsoïde sur un plan. Ensuite, l‟on peut utiliser des coordonnées
cartographiques dans ce plan.
 L‟objectif prioritaire lors de la projection d'un ellipsoïde sur un plan est de limiter
les altérations.
 En fonction du but à atteindre, on choisit de conserver localement :
• les angles: projection conforme (pour se localiser, se diriger);
• les surfaces: projection équivalente (pour la cartographie à petite échelle);
• les distances: projection équidistante (pour gérer ses distances);
• ni l'un ni l'autre: projection aphylactique.
III-2-3- Coordonnées UTM (en m ou en km)
Ellipsoïde dans un cylindre de projection
parallèle ou droite (axe des pôles parallèle à Résultat après projection
l’axe du cylindre)
III-2-3- Coordonnées UTM (en m ou en km)

 La projection de Mercator est:


- Cylindrique: se fait dans un
cylindre;
- Conforme: conserve les angles (les
droites restent des droites)
- Transverse: l‟axe des pôles est normal
à l‟axe du cylindre;
- L‟espace entre méridiens est constant
- L‟espace entre parallèles varie;
- particulièrement utile aux marins:
maintient l‟azimut et facilite
l‟évaluation des distantes;
 Les coordonnées utilisées sont:
UTM N …
E…
- N (Nord): dépend de la bande;
- E (Est): dépend du fuseau (fuseaux
32 et 33 pour le Cameroun). .
III-3- Structure et composition du globe terrestre

 La structure du globe terrestre est constituée enveloppes


concentriques de compositions et de propriétés physiques
différentes
 l‟on distingue deux groupes d‟enveloppes:
- les enveloppes externes généralement non rigides;
- les enveloppes internes généralement rigides
 La connaissance: de ces enveloppes peut se faire:
- Directement, c‟est-à-dire par accès direct aux enveloppes
étudiés (cas de l‟atmosphère, l‟hydrosphère, la biosphère,
la partie supérieure de l‟écorce terrestre);
- Indirectement, c‟est-à-dire par déductions (cas de la
partie inférieure de l‟écorce terrestre, le manteau, le
noyau
III-3- Structure et composition du globe terrestre
III-3-1-1- Atmosphère
 La structure verticale basée sur la variation de la
température est la suivante:
- La Troposphère, de 0 à 12km, jusqu‟à la
tropopause. C‟est le siège des phénomènes
III-3-1- Enveloppes externes
météorologiques;
- La Stratosphère, de 12 à 50km, jusqu‟à la
 Généralement non rigides, stratopause. Elle contient l‟Ozone;
elles sont connues grâce - La Mésosphère, de 50 à 80km jusqu‟à la
aux études directes mésopause.
effectuées dans ces couches - La Thermosphère, au-delà de 80km.
 De l‟extérieur vers - L‟Ionosphère, encore plus loin..
l‟intérieur, l‟on trouve:  Sa composition est la suivante:
- L‟Atmosphère, gazeuse; - azote (N): 78%;
- L‟Hydrosphère, liquide; - oxygène (O2): 21%;
- La Biosphère, solide. - argon (Ar)1%;
- gaz carbonique (CO2): 0,03%;
- éléments atmophiles (hydrogène, néon, hélium,
krypton, xénon, radon, ozone): traces;
- vapeur d‟eau (H2O): quantité variable.
III-3- Structure et composition du globe terrestre
III-3-1- Enveloppes externes
III-3-1-1- Atmosphère
III-3- Structure et composition du globe terrestre
III-3-1-2- Hydrosphère
 C‟est une sphère essentiellement liquide:
III-3-1- Enveloppes
 Elle est située entre l‟atmosphère et la lithosphère
externes
 Son organisation est la suivante:
- Eaux liquides: 2440m d‟épaisseur dans les océans (eaux
 Généralement non salées) et 1m d‟épaisseur sur les continents (eaux douces dans
rigides, elles sont les cours d‟eau et dans le sol);
connues grâce aux - eaux solides: 59m d‟épaisseur dans les glaciers des océans et
études directes des continents ;
effectuées dans ces - eaux gazeuses: quantités variables dans l‟atmosphère et les
couches sols (vapeur d‟eau)
 De l‟extérieur vers  Sa composition est la suivante: Eau (H2O + ions en solution
l‟intérieur, l‟on +/- matière organique
trouve: III-3-1-3- Biosphère
- L‟Atmosphère,  C‟est la sphère vivante;
gazeuse;  Elle nait et vit des interactions entre lithosphère, hydrosphère,
atmosphère
- L‟Hydrosphère,
liquide;  Elle est constituée des animaux et végétaux unicelullaires et
pluricellulaires vivant dans les sols, les eaux, l‟atmosphère
- La Biosphère, solide.
 Sa composition est la suivante: Carbone, azote, oxygène,
hydrogène, phosphore, sels minéraux divers, etc …
III-3- Structure et composition du globe terrestre

III-3-2- Enveloppes internes

 Elles sont généralement


rigides
 Elles sont connues:
- Grâce aux échantillons
prélevés dans la croûte;
- Grâce aux méthodes
géophysiques
III-3- Structure et composition du globe terrestre

III-3-2- Enveloppes internes

 Elles sont étudiées grâce à


la propagation des ondes
sismiques
 Le principe est le suivant:
La vitesse de propagation
de ces ondes est fonction
de la densité et de l‟état du
milieu traversé;
 Elles ont été utilisées par
Mohorovicic et Gutenberg
pour déterminer la densité,
l‟état et la nature des
couches profondes.
III-3- Structure et composition du globe terrestre
III-3-2- Enveloppes internes
 On observe la succession suivante de l‟extérieur vers l‟intérieur:
- Lithosphère;
- Mésosphère;
- Barysphère.
III-3- Structure et composition du globe terrestre
III-3-2- Enveloppes internes
III-3-3- Composition chimique globale

 Suite à des études directes de la lithosphère, ses roches les plus représentatives
sont:
- granites;
- Basaltes;
- Péridotites
 Obtenue par analyse directe de ces roches, la composition chimique de la
lithosphère est la suivante:
- croûte océanique et croûte continentale: Si, O, Al, Ca, Na, Mg et Fe;
- manteau supérieur: Si, O, Mg et Fe.
 Suite à des études du manteau par des méthodes indirectes, ses roches les plus
représentatives les péridotites hydratées.
 Suite à des études du noyau par des méthodes indirectes, ses roches les plus
représentatives météorites.
 Obtenue par analyse des péridotites hydratées, la composition chimique du
manteau profond est la suivante: Si, O, Mg, Fe et H.
 Obtenue par analyse des météorites, la composition chimique du noyau est la
suivante: Fe (92%), Ni (8%)
 En conclusion, la composition chimique moyenne de la Terre est la suivante: Si,
Al, Na, K, Ca, Mg, Fe, Mn, P, O, H, S.
III-4- Champ gravitationnel terrestre
III-4-1- Gravitation universelle
 C‟est l‟attraction à distance des masses:
c‟est une force.
- Pour deux corps de masses M et m s‟attirent,
la force d„attraction universelle a une
expression vectorielle et une expression
scalaire:
- 𝑭𝒈(N,): Force d‟attraction universelle
appliquée aux centres de gravité;
- M et m (kg);
- G: constante (6,67.10-11Nm2kg-2);
- 𝒈: (N/kg)
- 𝒓: Vecteur unitaire de M (source) à m
III-4-2- Gravitation exercée par un astre
 Elle est orientée vers le centre de gravité de
l‟astre selon l‟expression: 𝑭𝒈 = m𝒈
- 𝑭𝒈 (N): force d‟attraction exercée par sur
m;
- g (ms-2): accélération gravitationnelle sur
l‟astre;
𝑴
- L‟accélération est: g = 𝐆 𝒓𝟐
III-4- Champ gravitationnel terrestre
III-4-3- Pesanteur
 C‟est l‟attraction gravitationnelle exercée par la
Terre:
- Elle exerce un champ gravitationnel qui attire;
- 𝑭𝒈(N,) = m (kg) 𝒈 (Nkg-1 ou ms-2);
- 𝑭𝒈(N,): vecteur force de pesanteur
- M: masse soumise à la pesanteur;
- 𝒈: vecteur accélération de la pesanteur ; varie
avec l‟altitude et la position;
- g = 9,81ms-2 sur le Géoïde;
III-4-4- Champ de pesanteur terrestre
 C‟est l‟orientation et valeur du vecteur champ en
tout point de l‟espace: 𝑭𝒈 = m𝒈
𝑴
 Le Vecteur champ de pesanteur est: 𝒈 = −𝑮 𝒓
𝒓𝟐
- Il est orienté vers le centre de la Terre;
- Il est normal aux surfaces équipotentielles;
III-4- Champ gravitationnel terrestre
III-4-5- Champ de pesanteur terrestre et champ
gravitationnel lunaire
 Il y a des interactions permanentes entre les
deux champs:
 La Lune attire aussi la Terre, avec pour
résultats:
- Le phénomène des marées: déformation des
océans en forme ovale par l‟attraction lunaire
(marée haute du côté attiré vers la lune; marée
basse du côté opposé)
- La neutralisation des deux champs sur une
masse située entre Terre et Lune.
III-5- Champ magnétique terrestre
III-5-1- Evidence (William Gilbert en 1600)
 Il est mis en évidence par une aiguille aimantée
libre qui pointe toujours vers le Nord
magnétique de la Terre, qui en réalité, est un
pôle magnétique sud.
III-5-2- Composantes
 En un lieu, il est caractérisé par un vecteur
champ magnétique 𝑩 ayant pour direction et
sens ceux de l‟aiguille aimantée. Rarement
horizontal, il pointe vers le centre de la Terre
au niveau des pôles.
 Sa valeur moyenne est de 10-4 Teslas.
 En tout lieu, 𝑩 a deux composantes :
- Une composante verticale qui pointe vers le
centre de la Terre;
- Une composante horizontale 𝑩0 qui pointe vers
le Nord magnétique de la Terre. C‟est la
projection verticale de 𝑩 sur le plan horizontal;
- C‟est elle qu‟indique l‟aiguille aimantée de la
boussole
- Elle diminue progressivement pour s‟annuler
vers les pôles.
III-5- Champ magnétique terrestre
III-5-3- Déclinaison magnétique et inclinaison
magnétique
 La déclinaison magnétique (D) est l‟angle entre
le Nord magnétique (NM: horizontale 𝑩𝟎) et le
Nord géographique (NG):
- Sa valeur actuelle est de 11,5° (NM à environ
1000km de NG)
- Le NM se déplacement de 55km/an vers la
Sibérie.
 L‟inclinaison magnétique (I) est l‟angle entre 𝑩
et 𝑩𝟎
-5-4- Organisation générale
 Le champ a les caractères d‟un aimant dipolaire
(aimant droit ou solénoïde) dont les lignes de
champ constituent la magnétosphère (au dessus
de l‟ionosphère).
 Les lignes de champ magnétique:
- entrent par le NM et sortent par le SM;
- portent le vecteur champ magnétique 𝑩 ;
- Portent l‟aiguille aimantée;
- Sont portées par des méridiens magnétiques
III-5- Champ magnétique terrestre

III-5-4- Origine
 L‟effet dynamo serait à l‟origine de ce champ
magnétique. En effet:
- La vitesse de rotation du noyau interne est plus
grande que celle du reste du globe;
- Le noyau externe es constitué à plus de 90% de
fer liquide à la viscosité de l‟eau;
- Le différentiel de vitesse entre la graine et le
reste du globe engendre un champ électrique
hélicoïdal dans le noyau externe conducteur et
liquide;
- Ce champ électrique hélicoïdal induit un champ
magnétique semblable à celui d‟un solénoïde.
III-5-5- Importance
 L‟attraction des objets (cas de la lune);
 La préservation de la vie (bouclier contre les
vents solaires)
 L‟orientation: utilisation de la boussole
 L‟aimantation thermorémanente des roches.
III-5- Champ magnétique terrestre

III-5-6- Rapports avec les vents


solaires
 Les vents solaires qui frappent au
niveau de l’Equateur déforment le
spectre magnétique de la Terre.
En effet, celui-ci est:
- Aplati côté jour;
- Etiré de plusieurs diamètres
solaires côté nuit ( forme de
comète);
 Les vents solaires qui frappent au
niveau des pôles provoquent des
phénomènes lumineux appelés
aurores boréales et australes
(effet des cornets solaires)
III-6- Usine Terre

III-6-1- Cycles biogéochimiques

 La Terre fonctionne comme une usine moderne avec:


- Des matières premières: atomes, molécules, substances diverses,
systèmes divers (minéraux, roches, formations géologiques,
organismes vivants, etc…);
- Des procédés de création, de transformation et de recyclage appelés
processus géodynamiques;
- Des sources et des circuits d‟énergie;
- Des produits finis et autres services divers, mis à la disposition du
monde vivant
 Les procédés de l‟usine Terre sont responsables de la mise en place des
minéralisations recherchées et exploitées
 Les procédés de l‟usine Terre obéissent au principe de conservation de
la matière: ils sont tous cycliques. Ce sont des cycles
biogéochimiques.
 A titre d‟exemple, nous présentons le cycle du carbone géologique qui
implique des processus géodynamiques internes et des processus
géodynamiques externes.
III-6- Usine Terre
III-6-2- Cycle du carbone
III-6- Usine Terre
III-6-2- Cycle du carbone
Chapitre IV
Minéraux
Chapitre IV Minéraux
IV-1- Définitions

 Roche: Matériau
constitutif de l‟écorce
terrestre ou du manteau
terrestre constitué d‟un
ou de plusieurs minéraux
(exemple: granite).
 Minéral: Solide
inorganique naturel
homogène possédant une
composition chimique
bien définie et une
structure atomique
ordonnée (exemple:
orthose).
Chapitre IV Minéraux
IV-2- Caractéristiques principales
 Solide inorganique: formé par des
processus inorganiques;
 Solide naturel: formé dans la
nature et non dans les laboratoires;
 Solide homogène: constitué d‟une
seule substance ne pouvant être
physiquement subdivisé en
composés chimiques plus simples
 Solide de composition chimique
définie: composition chimique
exprimée par une formule chimique
spécifique (exemple quartz: SiO2);
 Solide de structure atomique
ordonnée: éléments constitutifs
(atomes, ions, molécules)
organisés dans un réseau
(structure géométrique régulière):
Etat cristallin.
Chapitre IV Minéraux
IV-3- Reconnaissance macroscopique
On utilise les propriétés
organoleptiques:
 La forme cristalline est la forme
naturelle permettant de les
reconnaitre (cas de la biotite: en
paillettes; de la pyrite: cubique; de
l‟olivine: hexagonale; etc…).
 La couleur est la couleur naturelle
permettant de les reconnaitre (cas de
l‟olivine: vert olive; du grenat: rouge
grenat; de la biotite: noir; etc…).
 Les clivages sont des plans de
faiblesse ou de cassure facile du
minéral.
Chapitre IV Minéraux
IV-2- Reconnaissance macroscopique
On utilise les caractères organoleptiques:
 La densité est la masse volumique du
minéral;
 La dureté est la résistance que le
minéral oppose à la destruction de sa
structure. En principe:
- un corps est plus dur que celui qu‟il
raye
- évaluée à l‟aide de l‟échelle de Mohs.
 Autres caractères organoleptiques:
- Éclat: gras, nacré, métallique, etc…;
- saveur : salée, acidulée, amère, etc…;
- odeur: sulfureuse, putride, etc…;
- Toucher: soyeux, rugueux, doux, etc…;
- Trace;
- effervescence avec les acides;
- Solubilité; etc…
Chapitre IV Minéraux
IV-4- Classification
 On les classe en deux grand groupes:
- Les minéraux silicatés;
- Les minéraux non silicatés
 Espèces minérales silicatées
(silicates):
- Leur élément de base est le tétraèdre
(SiO4)4- , anion tétravalent: dans
lequel un atome de silicium est logé
dans un site tétraédrique formé par
quatre atomes d‟oxygène;
- Il existe près de 600 espèces silicatées
dans la Nature;
- Elles constituent environ 97% en
poids de la totalité des minéraux de
la croûte terrestre et du manteau;
- Leur reconnaissance est assez facile
(éclat vitreux, densité moyenne, forte
dureté, poussière incolore, etc…
Chapitre IV Minéraux
IV-4- Classification
 Deux grand groupes:
- Minéraux silicatés;
- Minéraux non silicatés
 Espèces minérales
silicatées
 6 classes selon la
disposition géométrique
des tétraèdres (SiO4)4-
dans le réseau cristallin:
- nésosilicates;
- Sorosilicates;
- Cyclosilicates;
- Inosilicates;
- Phyllosilicates;
- Tectosilicates.
Chapitre IV Minéraux
IV-4- Classification
 Deux grand groupes:
- Minéraux silicatés;
- Minéraux non silicatés
 Espèces minérales non silicatées
- Minéraux dits “accessoires”;
- Intérêt économique parfois très fort (métaux précieux, minéraux stratégiques,
diamant, etc…).
 Sous classes :
- Eléments natifs : métaux (comme l‟or et l‟argent); semi-métaux et métalloïdes
(comme le diamant) ;
- Oxydes comme le corindon ;
- Hydroxydes comme la gibbsite ;
- Sulfures comme la pyrite ;
- Sulfates comme le gypse ;
- Carbonates comme la calcite;
- Phosphates comme l‟apatite ; halogénures comme la halite.
Chapitre IV Minéraux
Double importance : IV-5- Importance
 Ils revêtent une grande importance scientifique:
- étude des roches;
- Étude des minerais;
- étude des sols.
 Leur importance économique est indéniable:
- Ce sont les matières premières dans les industries ils sont
aussi utiles en médecine et dans la vie quotidienne:
- En métallurgie: or, argent, galène (Pb), sphalérite (Zn),
chalcopyrite (Cu), gibbsite (Al) etc…, sont sources de
métaux;
- En Chimie: phosphates, calcite, halite;
- Dans les constructions diverses et en céramique: argiles,
feldspaths, feldspatoïdes;
- En verrerie: quartz;
- En joaillerie: émeraude, diamant, rubis, saphir, grenat,…
- En médecine et dans les cosmétiques: gypse, talc, argile,
etc…;
- Dans les autres industries et la vie quotidienne: diamant,
halite, talc, serpentines, kaolinite, rutile, micas
Chapitre V
Roches
Chapitre V: Roches
V-1- Classification générale

 La classification génétique est


basée sur leur genèse.
 Elle distingue trois grands
groupes:
- Les roches magmatiques qui se
forment par cristallisation d‟un
magma;
- Les roches métamorphiques qui
se forment par transformation
de roches préexistantes sous
l‟effet de la température et de la
pression croissantes;
- Les roches sédimentaires: se
forment à partir de la
désagrégation et l‟altération
d‟autres roches à la surface de
la terre.
Chapitre V: Roches
V-2- Reconnaissance à l’œil nu

 Elle est basée sur des critères de


reconnaissance visuelle
 Le protocole de reconnaissance est le suivant:
- La couleur est évaluée à l‟œil. L‟indice de
coloration est le pourcentage de minéraux
sombres dans une roche;
- La densité est évaluée à la main;
- La friabilité est évaluée à la main;
- La saveur est évaluée à la langue;
- L‟odeur est évaluée au nez;
- Effervescence avec les acides: évaluées à l‟oeil;
- La structure est évaluée à l‟œil. C‟est
l‟ensemble des caractères géométriques
macroscopiques (stratification, foliation, plis,
fractures, etc…)
- La grosseur du grain est évaluée à l‟œil. C‟est
le diamètre moyen des grains de la roche;
- la composition minéralogique est évaluée à
l‟œil.
Chapitre V: Roches
V-3- Roches magmatiques
 Elles sont encore appelées roches éruptives ou
roches ignées;
 Un magma est un mélange fluide ou
pâteux provenant de la fusion des roches
dans les profondeurs de la Terre.
 En fonction de sa teneur en silice, il donne:
- Des roches acides ou felsiques de couleur
claire (riches en silice);
- Des roches basiques ou mafiques de couleur
sombre (pauvres en silice);
- Des roches intermédiaires de couleur plus ou
moins sombre ( moyennement riches en
silice).
 En fonction de leur mise en place, on
distingue deux groupes:
- Les roches plutoniques ou intrusives mises
en place en profondeur;
- Les roches volcaniques ou effusives mises
en place en surface;
Chapitre V: Roches
V-3- Roches magmatiques
 Les roches plutoniques:
- Elles se sont cristallisées à partir d‟un
magma très visqueux, incapable d‟arriver
en surface;
- Elles sont généralement acides;
- Elles forment souvent des plutons.
 Leur texture principale est grenue
(entièrement cristallisée) à plusieurs
variantes:
- Grenue simple: cristaux de taille
moyenne;
- Grenue porphyroïde: cristaux géants
baignant dans une texture grenue;
- Grenue aplitique: cristaux fins;
- Grenue pegmatitique: cristaux géants
 Les roches les plus courantes sont:
- Le granite: (quartz, feldspaths, micas:
acide);
- Le gabbro: (feldspaths, pyroxènes,
amphiboles: basique).
Chapitre V: Roches
V-3- Roches magmatiques
 Les roches volcaniques:
- Elles se sont cristallisées à partir d‟un
magma très fluide qui arrive facilement en
surface;
- Elles sont généralement basiques;
- Elles forment des volcans.
 Leur texture principale est microlitique (en
partie cristallisée) à plusieurs variantes;
- microlitique simple: microlites (fines
baguettes de feldspaths) baignant dans du
verre;
- microlitique porphyrique: cristaux géants
baignant dans une matrice microlitique;
- vitreuse: verre sans cristaux;
- vacuolaire: bourrée de vacuoles.
 Les roches les plus courantes sont:
- Le basalte: (feldspaths pyroxènes,
amphiboles: basique);
- La rhyolite: (quartz, feldspaths, biotite:
basique).
Chapitre V: Roches
V-3- Roches magmatiques

 Le tableau de classification
ici présenté:
- Est basé sur les
pourcentages des
minéraux;
- Permet de classer les roches
crustales et les roches
mantelliques;
- Présente les roches
plutoniques et leurs
équivalents volcaniques
Chapitre V: Roches
V-4- Roches métamorphiques

 Ce sont les constituants


principaux de la croûte et du
manteau;
 Le principe du métamorphisme est
les suivant: à T° et P° croissantes,
les minéraux de (BT°, BP°)
deviennent de plus en plus
instables et disparaissent pour
laisser la place aux minéraux de
(HT°, HP°) plus stables.
 L‟équation générale est la
suivante:
M(H2O;OH) ↔ M +
H2O;OH
(BT°, BP°) (HT°, HP°)
Chapitre V: Roches
V-4- Roches métamorphiques
 Les facteurs du métamorphisme:
- La température;
- La pression;
- Les fluides métamorphiques.
 Les principales structures :
- Foliation: litage compositionnel;
- Plis: ondulations naturelles;
- Fractures: discontinuités
naturelles
 Les principales textures:
- Granoblastique: cristaux en
grains (quartz, feldspaths
grenat);
- Lépidoblastique: cristaux en
feuillets (micas)
- Granolépidoblastique: mélange
des deux textures précédentes.
Chapitre V: Roches
V-4- Roches métamorphiques

 Classification sommaire: température


- Basée sur la température et
la pression;
- Basée sur un gradient
géothermique moyen.
 Roches les plus courantes:
- schistes: roches schisteuses
peu consolidées;
- Micaschistes: roches
schisteuses très consolidées;
- Gneiss: roches foliées;
- Migmatites: roches
hybrides (mélange de
pression
gneiss et de granite).
Chapitre V: Roches
V-5- Roches sédimentaires
 Caractères généraux:
- Elles recouvrent la majeure
partie de la surface du globe
terrestre;
- Elles sont toujours
d‟origine secondaire
(altération d‟anciennes
roches);
- Elles sont généralement
stratifiées;
- Elles peuvent être
consolidées ou non
consolidées.
- Elles contiennent souvent
des fossiles (reliques
témoins de vies passées).
Chapitre V: Roches
V-5- Roches sédimentaires
 Selon l‟origine des constituants, on
distingue:
- Les roches détritiques formées à partir
des débris d‟altération d‟anciennes
roches;
- Les roches d‟origine chimique formées
par précipitation purement chimique de
solutés;
- Les roches d‟origine biochimique dont la
formation fait intervenir des êtres
vivants.
 Selon la composition chimique, on
distingue:
- Les roches carbonatées;
- Les roches siliceuses;
- Les roches salines
- Les hydrocarbures liquides (pétrole).
Chapitre V: Roches
V-6- Importance des roches
 Importance scientifique: matériaux de
base pour l‟étude des enveloppes solides
de la Terre;
 Importance économique:
- Très bons matériaux de construction
(géomatériaux);
- Logements pour les eaux souterraines
(aquifères);
- Sites pour les grands travaux;
- Logements pour les minéralisations;
- Minerais.
Chapitre V: Roches
V-7- Cycle des roches
Chapitre VI
Tectonique
Chapitre VI: Tectonique
VI-1 Définition

 C‟est l‟ensemble des mouvements


de matière qui se produisent
dans les enveloppes solides de la
Terre et qui ont pour cause
l‟énergie interne de la Terre.
 Elle présente deux aspects:
- La tectonique des plaques qui
correspond aux grands
mouvements des plaques
lithosphériques;
- La déformation des roches.
 La déformation des roches est
une des conséquences de la
tectonique des plaques.
Chapitre VI: Tectonique
V-2 Tectonique des plaques

 Son point de départ est la théorie de


la dérive des continents qui stipule
que les continents et les océans n‟ont
pas toujours occupé les mêmes
positions qu‟aujourd‟hui (A.
Wegener, 1903).
 Les principales preuves de Wegener:
- Le parallélisme de toutes les côtes
qui lui permet de reconstituer la
Pangée;
- La répartition de certains fossiles
sur des continents très éloignés;
- Les traces d‟anciennes glaciations
dans la zone équatoriale;
- La concordance des structures
géologiques de continents très
éloignés
Chapitre VI: Tectonique
VI-2 Tectonique des plaques

 Les plaques lithosphériques: sous


l‟effet des forces tectoniques, la
lithosphère solide est découpée en
plaques qui dérivent sur
l‟asthénosphère liquide.
 Les mouvements sur les trois limites
des plaques:
- Divergentes: dorsales océaniques;
- Convergentes: zones de subduction;
- Décrochantes: failles
transformantes;
 Les plaques sont au nombre de 25,
dont la plaque africaine.
 Les conséquences en sont:
- La formation des océans;
- La formation des chaînes de
montagnes.
Chapitre VI: Tectonique
VI-2 Tectonique des plaques
 Il existe deux types d‟océans:
- Le type atlantique: en ouverture
(marges passives: côte ouest-
africaine)
- Le type pacifique: en fermeture
(marges actives: côte ouest-sud-
américaine)
 Les phénomènes accompagnateurs:
- La sédimentation;
- Le magmatisme;
- Le métamorphisme;
- Les séismes.
Chapitre VI: Tectonique
VI-3 Déformation des roches

 Elle est causes par les


contraintes tectoniques
 Les conséquences en sont
l‟apparition des :
- Plis;
- Failles;
- Schistosité;
- Foliations;
- Linéations;
- Etc…
Chapitre VII
Séismes
Chapitre VII: Séismes
VII-1 Définitions
Un séisme est un mouvement brutal de l‟écorce
terrestre causé par un rebondissement élastique;
 Le rebondissement élastique est la relaxation
brutale des déformations élastiques
accumulées par les roches sous l‟effet des
contraintes tectoniques.
- Il se produit le long des failles;
- Il est à l‟origine des séismes.
 L‟hypocentre ou foyer sismique est le point
de la faille où se produit l‟ébranlement
sismique;
 L‟épicentre est le point à la verticale du foyer,
lieu ou l‟effet du séisme est le plus
important;
 L‟onde sismique est une vibration sismique
qui se propage dans les roches du foyer vers
la surface.
Chapitre VII: Séismes
VII-2- Types d’ondes sismiques

 Les ondes P: de compression (mouvement


des particules parallèle au sens de
propagation de l‟onde);
 Les ondes S: de cisaillement (mouvement
des particules perpendiculaire au sens de
propagation de l‟onde;
 Les ondes L (de Love): de cisaillement
(mouvement des particules
perpendiculaire au sens de propagation de
l‟onde);
 Les ondes de Rayleigh: semblables à des
vagues;
Chapitre VII: Séismes
VII-3- instruments et échelles
de mesure
 Les instruments de mesure sont
les sismographes;
 Le graphe tracé par le
sismographe est sismogramme;
 Les principales échelles de
mesure sont:
- L’échelle d’intensité de Mercalli;
- L’échelle de magnitude de
Richter