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N° d'ordre 107/201/-C/ELN

République Algérienne Démocratique et Populaire


Ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche Scientifique
Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene
Faculté Electronique et Informatique

THÈSE
EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE
DOCTORAT

Filière : Electronique Spécialité : Instrumentation électronique

Présentée par
KAOUANE Mohamed

THEME
Contribution à la commande d’un système de
conversion hybride photovoltaïque-éolien avec
stockage de l’énergie

Soutenue publiquement le 28/05/2018 devant le Jury composé de :

Mme L. BARAZANE Professeur à l’USTHB, Présidente


Mme. A. BOUKHELIFA Professeur à l’USTHB, Directrice de thèse
M. A. CHERITI Professeur à l’UQTR, Canada, Co-Directeur de thèse
M. F. BOUCHAFAA Professeur à l’USTHB, Examinateur
M. C. LARBES Professeur à l’ENP, Examinateur
M. A. KOUZOU Professeur à l’UZAD, Examinateur
Remerciements

Je tiens tout d’abord à remercier le Professeur A. BOUKHELIFA, ma


directrice de thèse, pour tout ce qu’elle m’a appris, pour sa grande rigueur scientifique
et pour son encadrement toujours efficace et précieux. Je la remercie très sincèrement
pour ces années de travail.

Je remercie aussi mon co-directeur de thèse Monsieur A. CHERITI, Professeur


à l’Université de Québec à Trois Rivières d’avoir accepté la codirection de ma thèse de
doctorat.

Je tiens à remercier Madame L. BARAZANE, de l'honneur qu’il m’a fait en


acceptant la présidence du jury de cette thèse.

Je remercie les membres du jury, Monsieur F. BOUCHAFAA, Monsieur C.


LARBES, et Monsieur A. KOUZOU d’avoir accepté d’évaluer mon travail et y
apporter leurs remarques constructives.

Je remercie également toute l’équipe du labo 64 de la Faculté d’électronique et


d’informatique à l’USTHB.

Enfin, merci à ma famille, à mes amis et à mes collègues de travail qui m’ont
soutenu durant mes travaux de recherche.
Tables des matières

Introduction générale 1

Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

I. 1. Introduction 4
I. 2. L’énergie solaire 5
I. 3. La cellule photovoltaïque 5
I. 3. 1. L’effet photovoltaïque 6
I. 3. 2. Modèle électrique équivalent de la cellule photovoltaïque 8
I. 3. 3. Caractéristiques de la cellule photovoltaïque 9
I. 3. 3. 1. Le courant de court-circuit 10
I. 3. 3. 2. La tension en circuit ouvert 11
I. 3. 3. 3. Le point de puissance maximale (PPM) 11
I. 3. 4. Effet de l’éclairement et de la température 12
I. 4. Le générateur photovoltaïque 13
I. 4. 1. Le module photovoltaïque 13
I. 4. 2. Protections des modules photovoltaïques 15
I. 4. 3. Installation des modules photovoltaïques 16
I. 5. Les systèmes de conversion photovoltaïque 17
I. 5. 1. Systèmes autonomes 18
I. 5. 2. Systèmes connectés au réseau 19
I. 5. 3. Systèmes hybrides 20
I. 6. Conclusion 21

Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

II. 1. Introduction 22
II. 2. L’énergie éolienne 23
II. 3. Types de turbines éoliennes 24
II. 3. 1. Turbines à axe vertical 25
II. 3. 2. Turbines à axe horizontal 26
II. 4. Caractéristique de la turbine éolienne 27
II. 5. Zones de fonctionnement de la turbine éolienne 30
II. 6. Le multiplicateur 31
II. 7. Types de génératrices 31
II. 7. 1. Génératrices asynchrones 32
II. 7. 1. 1. Génératrices asynchrones à cage d’écureuil 32
II. 7. 1. 2. Génératrices asynchrones à double alimentation à rotor bobiné 33
II. 7. 2. Génératrices synchrones 34
II. 8. Conclusion 36

Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique


de modulation de largeur d’impulsion

III. 1. Introduction 38
III. 2. Les convertisseurs DC-DC 39
III. 2. 1. Les convertisseurs DC-DC à stockage inductif 39
III. 2. 1. 1. Le convertisseur Buck 39
III. 2. 1. 2. Le convertisseur Boost 41
III. 2. 1. 3. Le convertisseur Buck-Boost 41
III. 2. 2. Les convertisseurs DC-DC à stockage capacitif 43
III. 2. 2. 1. Le convertisseur SEPIC 43
III. 2. 2. 2. Le convertisseur Ćuk 46
III. 2. 2. 3. Le convertisseur Zeta 47
III. 2. 3. Les convertisseurs DC-DC isolés 48
III. 2. 3. 1. Le convertisseur Flyback 48
III. 2. 3. 2. Le convertisseur Forward 49
III. 3. Génération de signaux de modulation de largeur d’impulsion MLI 50
III. 3. 1. Principe de commande des convertisseurs 51
III. 3. 2. Les générateurs de signaux MLI analogiques 52
III. 3. 3. Les générateurs de signaux MLI numériques 53
III. 3. 4. Conception d’un générateur de signaux MLI numérique 53
III. 3. 5. Commande d’un convertisseur SEPIC par le générateur MLI proposé 60
III. 4. Conclusion 62

Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximum


(MPPT) et régulation du Bus DC

IV. 1. Introduction 64
IV. 2. Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) 65
IV. 2. 1. Techniques MPPT pour le système photovoltaïque 65
IV. 2. 1. 1. Méthode de la tension constante 66
IV. 2. 1. 2. Méthode basée sur la tension en circuit-ouvert 66
IV. 2. 1. 3. Méthode basée sur le courant de court-circuit 67
IV. 2. 1. 4. Méthode Incrémentale de Conductance 68
IV. 2. 1. 5. Méthode Perturbation et Observation 70
IV. 2. 1. 6. Méthodes basées sur la Logique floue 71
IV. 2. 1. 7. Méthodes basées sur les réseaux de neurones 74
IV. 2. 2. Techniques MPPT pour le système éolien 75
IV. 2. 2. 1. Le contrôle TSR 75
IV. 2. 2. 2. Le contrôle PSF 76
IV. 2. 2. 3. Le contrôle HCS 77
IV. 3. Hybridation et système de régulation 80
IV. 3. 1. Configuration des systèmes hybrides PV-éolien 80
IV. 3. 2. Stockage de l’énergie électrique 81
IV. 3. 3. Régulation de la tension de bus DC 82
IV. 4. Conclusion 85

Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-


éolien proposé

V. 1. Introduction 87
V. 2. Description du système étudié 88
V. 3. Simulation du convertisseur Buck–Boost régulateur de tension 90
V. 4. Résultats de simulation du système hybride 95
V. 4. 1. Résultats de simulation du système photovoltaïque 95
V. 4. 2. Résultats de simulation du système éolien 101
V. 4. 3. Simulation du fonctionnement du système hybride sur une journée 107
V. 5. Conclusion 111

Conclusion générale 112


Figures et Tableaux

Figures

Figure I.1 : Cellule photovoltaïque multi-cristalline 6


Figure I.2 : Schéma de principe de fonctionnement d’une cellule photovoltaïque 7
Figure I.3 : Modèle électrique équivalent de la cellule photovoltaïque 8
Figure I.4 : Caractéristique I-V d’une cellule photovoltaïque 10
Figure I.5 : Caractéristique P-V d’une cellule photovoltaïque 10
Figure I.6 : Influence de l’éclairement sur la caractéristique P-V 12
Figure I.7 : Influence de la température sur la caractéristique P-V 13
Figure I.8 : Groupement de cellules en série 14
Figure I.9 : Groupement de cellules en parallèle 14
Figure I.10 : Module photovoltaïque 14
Figure I.11 : Protection des modules photovoltaïques 15
Figure I.12 : Effet de la diode by-pass sur la caractéristique I-V d’un module photovoltaïque 16
Figure I.13 : Installation des panneaux photovoltaïques 17
Figure I.14 : Configuration direct « Générateur photovoltaïque – Récepteur DC » 17
Figure I.15 : Schéma synoptique d’un système PV autonome au fil du soleil 19
Figure I.16 : Schéma synoptique d’un système PV autonome avec stockage 19
Figure I.17 : Schéma synoptique d’un système PV connecté au réseau 20
Figure I.18 : Schéma synoptique d’un système hybride « PV et autres sources » 21

Figure II.1 : Principe de conversion de l'énergie éolienne 23


Figure II.2 : Schéma structurel d’une chaîne éolienne 24
Figure II.3 : Turbines à axe vertical 25
Figure II.4 : Turbines à axe horizontal 26
Figure II.5 : Variations du coefficient de puissance en fonction de la vitesse spécifique 29
Figure II.6 : Variations de la puissance mécanique en fonction de la vitesse de rotation 29
Figure II.7 : Variations du couple mécanique en fonction de la vitesse de rotation 29
Figure II.8 : Courbe de la puissance en fonction de la vitesse du vent 30
Figure II.9 : Schéma de principe d’un multiplicateur 31
Figure II.10 : Système éolien utilisant une génératrice asynchrone à cage 33
Figure II.11 : Système éolien utilisant une génératrice asynchrone à double alimentation 34
Figure II.12 : Système éolien utilisant une génératrice synchrone à aimants permanents 35

Figure III.1 : Schéma électrique de base du convertisseur Buck 40


Figure III.2 : Première phase “Q fermé, d ouverte” pour DT 40
Figure III.3 : Deuxième phase “Q ouvert, d fermée” pour (1-D)T 40
Figure III.4 : Schéma électrique de base du convertisseur Boost 41
Figure III.5 : Schéma électrique de base du convertisseur Buck-Boost 42
Figure III.6 : Première phase “Q fermé, d ouverte” pour DT 42
Figure III.7 : Deuxième phase “Q ouvert, d fermée” pour (1-D)T 42
Figure III.8 : Schéma électrique de base du SEPIC 44
Figure III.9 : Première phase “Q fermé, d ouverte” pour DT secondes 44
Figure III.10 : Deuxième phase “Q ouvert, d passante” pour (1-D)T secondes 44
Figure III.11 : Schéma électrique du convertisseur Ćuk 46
Figure III.12 : Première phase “Q fermé, d ouverte” pour DT secondes 47
Figure III.13 : Deuxième phase “Q ouvert, d fermée” pour (1-D)T secondes 47
Figure III.14 : Schéma électrique du convertisseur Zeta 48
Figure III.15 : Schéma électrique du convertisseur Flyback 49
Figure III.16 : Schéma électrique du convertisseur Forward 50
Figure III.17 : Générateur analogique de MLI 52
Figure III.18 : Formes d'onde du générateur analogique de MLI 53
Figure III.19 : Schéma synoptique du générateur de signaux MLI numérique 54
Figure III.20 : Schéma électrique général du générateur de signaux MLI proposé 54
Figure III.21 : Brochage du PIC 18f4550 55
Figure III.22 : L’algorithme de base du circuit générateur de signaux MLI proposé 55
Figure III.23 : Brochage du Driver IR2111 56
Figure III.24 : La carte électronique du circuit générateur de MLI proposé 56
Figure III.25 : Signal MLI - sortie du microcôntroleur 57
Figure III.26 : Signal MLI amplifié – sortie du transistor 57
Figure III.27 : Zoom du signal MLI amplifié – sortie du transistor (Temps de montée) 58
Figure III.28 : Zoom du signal MLI amplifié – sortie du transistor (Temps de descente) 58
Figure III.29 : Sortie HO - MLI du driver IR2111 58
Figure III.30 : Sortie LO - MLI du driver IR2111 59
Figure III.31 : Zoom de sortie HO – MLI (temps de montée) 59
Figure III.32 : Zoom de sortie HO – MLI (temps de descente) 59
Figure III.33 : Schéma électrique du SEPIC testé 60
Figure III.34 : Carte électronique du circuit SEPIC réalisé 61
Figure III.35 : Tension de sortie du SEPIC 61
Figure III.36 : Zoom de la tension de sortie du SEPIC 61

Figure IV.1 : Schéma synoptique d'un système photovoltaïque à MPPT 65


Figure IV.2 : Algorithme MPPT de la méthode de la tension constante 66
Figure IV.3 : Algorithme basé sur la tension en circuit ouvert 67
Figure IV.4 : Algorithme basé sur le courant de court-circuit 68
Figure IV.5 : Algorithme de la technique Incrémentale de Conductance 69
Figure IV.6 : Algorithme de la technique Perturbation et Observation (P&O) 71
Figure IV.7 : Schéma bloc d'un contrôleur logique floue 72
Figure IV.8 : Fonction d'appartenance pour les entrées et les sorties du contrôleur logique floue 72
Figure IV.9 : Exemple d’un réseau neuronal 74
Figure IV.10 : Schéma bloc général d’un système éolien à contrôle TSR 76
Figure IV.11 : Schéma bloc général d’un système éolien à contrôle PSF 77
Figure IV.12 : Schéma bloc général d’un système éolien à contrôle HCS 78
Figure IV.13 : Algorithme de la technique P&O 79
Figure IV.14 : Schéma synoptique du système hybride PV-éolien proposé 80
Figure IV.15 : Schéma du convertisseur DC-DC bidirectionnel Buck-Boost 82
Figure IV.16 : Intervalles de fonctionnement du convertisseur bidirectionnel 82
Figure IV.17 : Régulation de la tension de sortie d’un convertisseur Buck-Boost 83
Figure IV.18 : Algorithme de régulation de la tension de sortie 84

Figure V.1 : Schéma principal du système hybride étudié 88


Figure V.2 : Schéma bloc du système photovoltaïque étudié 89
Figure V.3 : Schéma bloc du système éolien étudié 90
Figure V.4 : Modèle de simulation de buck-boost en boucle ouverte 91
Figure V.5 : Modèle de simulation de buck-boost en mode de sortie régulée 91
Figure V.6 : Variations de la tension d’entrée 92
Figure V.7 : Tension de sortie - simulation en boucle ouverte 92
Figure V.8 : Courant de sortie - simulation en boucle ouverte 93
Figure V.9 : Tension de sortie - simulation en boucle fermée 93
Figure V.10 : Zoom de la tension de sortie - simulation en boucle fermée 93
Figure V.11 : Courant de sortie - simulation en boucle fermée 94
Figure V.12 : Zoom du courant de sortie - simulation en boucle fermée 94
Figure V.13 : Variation du rapport cyclique - simulation en boucle fermée 94
Figure V.14 : Puissance de sortie - simulation en boucle fermée 95
Figure V.15 : Schéma de base du système photovoltaïque simulé 96
Figure V.16 : Variation de l’éclairment 97
Figure V.17 : Variation de la température 98
Figure V.18 : Puissance du générateur 98
Figure V.19 : Tension du générateur 98
Figure V.20 : Tension de sortie - SEPIC 99
Figure V.21 : Rapport cyclique - SEPIC 99
Figure V.22 : Tension de sortie – Buck Boost 99
Figure V.23 : Courant de sortie – Buck Boost 100
Figure V.24 : Rapport cyclique – Buck Boost 100
Figure V.25 : Puissance de sortie – Buck Boost 100
Figure V.26 : Schéma de base du système éolien simulé 102
Figure V.27 : Variation de la vitesse du vent 103
Figure V.28 : Variation de la vitesse du rotor 103
Figure V.29 : Variation de la vitesse spécifique 104
Figure V.30 : Variation du coefficient de puissance 104
Figure V.31 : Variation de la puissance mécanique 104
Figure V.32 : Variation de du couple mécanique 105
Figure V.33 : Variation de la puissance électrique 105
Figure V.34 : Tension de sortie Ćuk 105
Figure V.35 : Tension de sortie Buck-Boost 106
Figure V.36 : Représentation des différents cas de fonctionnement du système 108
Figure V.37 : Courbe de charge sur une journée 109
Figure V.38 : Puissance délivrée par le générateur photovoltaïque 109
Figure V.39 : Puissance délivrée par la génératrice éolienne 109
Figure V.40 : Courant de charge/décharge des batteries 110

Tableaux

TABLEAU II.1 : Paramètres de la turbine 27


TABLEAU III.1 : Tensions de sortie obtenues 62
TABLEAU IV.1 : Règles - logique floue 73
TABLEAU V.1 : Paramètres des modules utilisés 96
TABLEAU V.2 : Cas de fonctionnement possibles 107
TABLEAU V.3 : Données techniques des batteries 108
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale

INTRODUCTION GENERALE

'électricité est l'un des éléments nécessaires pour la vie humaine, elle participe au

L développement de la société et de la vie moderne. Cependant, les dernières


statistiques montrent que plus de deux milliards de personnes dans le monde
n'ont toujours pas d'électricité ; ces personnes vivent dans des zones isolées qui ne possèdent
pas de réseaux électriques. Habituellement, l'installation de réseaux électriques dans ces
régions nécessite un investissement important et une énorme dépense en raison de leur
éloignement des centrales électriques et aussi de la difficulté d'accès. La meilleure solution
pour résoudre ce problème est d'exploiter les ressources énergétiques renouvelables [1-2].

De nos jours, le monde accorde une attention croissante aux sources d'énergies
renouvelables, amicales, propres et pratiquement inépuisables, et s'efforce d’améliorer les
technologies de conversion existantes et de développer de nouvelles technologies [3].

L'énergie solaire est parmi les meilleures solutions pour remplacer ou compléter les
sources d'énergie polluantes pour la production d'électricité, et aussi pour alimenter les sites
isolés [4-5]. La technologie de conversion photovoltaïque fournit de l'électricité à partir de
l'énergie renouvelable gratuite du soleil grâce à l’effet photovoltaïque, elle ne nécessite aucun
combustible polluant, et c'est un moyen fiable qui nécessite peu de maintenance mais les
principaux problèmes de cette technologie sont le coût élevé de l'équipement et le faible
rendement de conversion par unité de puissance. Cette technologie de conversion nécessite
aussi une bonne mise en œuvre de convertisseurs de puissance ainsi que leurs systèmes de
commande afin d’obtenir des rendements améliorés [6-7-8-9].

L’énergie éolienne est l’une des ressources énergétiques renouvelables les plus exploitées
dans le monde qui est de plus en plus utilisée dans de nombreuses applications ou le
développement de sa technologie de conversion en électricité augmente chaque année.
L'efficacité et la puissance extraite de la conversion dépendent principalement des systèmes
de conversion d'énergie éolienne à installer. Plusieurs configurations de ces derniers sont
possibles selon le type de la génératrice, les circuits convertisseurs de puissance AC/DC,
DC/DC, et DC/AC et leurs stratégies de commande [10]. Au niveau des turbines éoliennes,
l’énergie cinétique du vent est captée et transformée en énergie mécanique sous forme d’un
mouvement de rotation, cette énergie mécanique est ensuite transformée en énergie électrique
grâce à une génératrice couplée à la turbine éolienne. La génératrice synchrone à aimant

1
Introduction générale

permanent peut être choisie pour réaliser cette conversion en raison de son bon rendement, de
sa fiabilité et de l’absence d'excitation.

Le système de conversion photovoltaïque et le système de conversion d’énergie éolienne


peuvent être hybridés en un seul système de production d’électricité et de stockage de
l’énergie électrique et cela afin d’assurer la continuité de la production d’électricité et de
compenser les puissances délivrées par chaque système [5-11].

Les convertisseurs de puissance sont utilisés dans les applications électriques pour
transférer l'énergie fournie par le générateur aux charges. Dans le domaine de l'électronique
des énergies renouvelables, les convertisseurs DC-DC peuvent être utilisés comme
régulateurs pour convertir une tension continue, normalement non régulée, en une tension de
sortie régulée [8]. Il existe diverses techniques de commande des convertisseurs DC/DC. La
méthode la plus efficace est d’incorporer la commande MLI (Modulation de Largeur
d’Implosion) dans le convertisseur à une fréquence et un rapport cyclique spécifiés.

Les générateurs de signaux de modulation de largeur d'impulsion sont de plus en plus


utilisés dans de nombreuses nouvelles applications électriques qui nécessitent des
performances supérieures. Récemment, les développements dans l'électronique de puissance
et dans la technologie des semi-conducteurs ont conduit à des améliorations dans les
systèmes de conversion d’énergie. Le signal MLI peut être généré sur la base de l'utilisation
de circuits analogiques ou numériques. La technique analogique présente une faible efficacité
et la modification des paramètres du signal MLI ne peut pas être effectuée de manière
appropriée. À l'opposé de la méthode analogique, l'utilisation d'une technique numérique
pour générer un signal MLI est plus facile et plus pratique.

La courbe de la puissance délivrée par le générateur photovoltaïque change en fonction de


l’éclairement et de la température, et celle délivrée par le générateur éolien change en
fonction de la vitesse du vent. Ces courbes sont caractérisées par des points de puissance
maximale qui ne sont pas atteints sauf si on utilise des technique intelligentes de poursuite du
point de puissance maximale (MPPT). Ces techniques sont généralement insérées aux
convertisseurs de puissance le plus souvent les convertisseurs DC-DC. Elles génèrent les
signaux de commande qui permettent d’avoir les paramètres optimaux correspondant à la
puissance maximale [6-11].

Pour les deux systèmes de conversion d’énergie, photovoltaïque et éolien, le convertisseur


MPPT ne prend généralement en compte que les variables d'entrée, y compris la tension

2
Introduction générale

d'entrée lors du suivi du point de puissance maximale en utilisant un algorithme approprié.


Dans ce cas, la tension de sortie n'est pas contrôlée et peut changer de valeur, ce qui peut créer
des risques sur les charges. Pour régler ce problème, il faut ajouter un autre convertisseur de
puissance qui effectue la régulation de la tension juste après le convertisseur MPPT. La
commande de régulation utilise un algorithme dont le but est de permettre au convertisseur de
transférer l’énergie au bus DC tout en délivrant une tension de sortie fixe.

Dans cette thèse, notre intérêt est porté sur l’amélioration de la commande des systèmes
hybrides photovoltaïque-éolien de petites puissances. Nous proposons une nouvelle
configuration d’un système hybride permettant de poursuivre les points de puissance
maximale sur les courbes des puissances délivrées par le générateur photovoltaïque et la
turbine éolienne. La configuration proposée permet aussi d’assurer la régulation de la sortie
du système qui est reliée à un bus DC.

Cette thèse est composée de cinq chapitres :

 Le premier chapitre est consacré à l’énergie solaire, la technologie photovoltaïque et aux


systèmes de conversion photovoltaïques.

 Le deuxième chapitre présente le principe de la conversion de l’énergie cinétique du vent


en électricité. Les configurations communes des systèmes de conversion d’énergie
éolienne sont expliquées dans ce chapitre.

 Le troisième chapitre s’intéresse aux convertisseurs DC/DC et aux circuits de génération


de signaux MLI. Un circuit numérique générateur de signaux MLI accompagné par son
algorithme est proposé et réalisé.

 Le quatrième chapitre est consacré aux techniques MPPT pour les deux systèmes de
conversion, et à la proposition d’une technique de régulation permettant d’avoir une
tension fixe à la sortie du système hybride.

 Le cinquième chapitre présente les résultats de simulation du système hybride


photovoltaïque-éolien proposé.

Enfin, la thèse se termine par une conclusion qui résume l’essentiel de notre
contribution et propose quelques perspectives de recherches futures.

3
CHAPITRE I
Système de conversion photovoltaïque
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

I. 1. Introduction

L'énergie solaire est l'une des principales sources d'énergie renouvelables sur lesquelles
nous comptons. Elle est gratuite, respectueuse de la nature, et c'est le meilleur choix pour
remplacer les sources d'énergie polluantes pour produire de l'électricité [1].

La technologie photovoltaïque permet de convertir l’énergie lumineuse transmise par le


soleil en électricité sans avoir besoin d’aucun élément polluant; elle est silencieuse, et un
moyen fiable nécessitant peu de maintenance.

Il est vrai que l’effet photovoltaïque a été découvert en 1839 mais la réalisation d’une
première cellule photovoltaïque capable de produire du courant électrique à partir d’une
source d’énergie lumineuse n’a été faite qu’un siècle plus tard par des chercheurs américains.

La technologie de conversion photovoltaïque a été utilisée largement au premier lieu pour


les installations des alimentations électriques en sites isolés de petites puissances et pour
certaines applications industrielles, avant d’être plus en plus exploitée et développée pour
différents systèmes tels que les systèmes de production électrique connectés au réseau et
différentes applications domestiques et industrielles [2]. Elle a été aussi exploitée en hybride
avec d’autres systèmes de conversion d’énergies renouvelables comme le système éolien,
l’hydraulique et la biomasse.

Dans ce chapitre, nous parlerons en premier lieu de la nature de l’énergie solaire et


comment profiter de cette énergie et la convertir en électricité par le biais de la technologie
photovoltaïque. En second lieu, nous expliquerons le fonctionnement et la composition de la
cellule PV ainsi que le principe de l’effet photovoltaïque.

Ensuite, nous présenterons un schéma électrique équivalent de la cellule photovoltaïque


tout en illustrant ses caractéristiques I-V et P-V et précisant ses paramètres électriques
principaux, nous montrerons aussi l’influence de l’éclairement et de la température sur la
courbe de la puissance en fonction de la tension.

Nous parlerons après de la constitution des générateurs photovoltaïques, des techniques


utilisées pour la protection des modules PV, et les normes à respecter pour installer un
générateur photovoltaïque.

Enfin, dans la dernière partie, nous montrerons quelques différents systèmes de production
d’électricité qui utilisent la technologie photovoltaïque.

4
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

I. 2. L’énergie solaire

Le soleil, cet énorme objet créé par Dieu est l'un des principaux facteurs pour sauver la vie
sur la terre. La lumière du soleil est nécessaire à la photosynthèse: sans elle, les organismes
végétaux ne peuvent convertir le dioxyde de carbone en matière organique nécessaire à la
survie, de sorte que la lumière du soleil est essentielle pour la nourriture des animaux et des
humains. Les rayons du soleil jouent un rôle important dans la production de vitamine D dans
la peau qui protégé contre le rachitisme et l'ostéoporose. L'énergie solaire est également un
désinfectant naturel contre certains des germes dispersés dans l'air, les terres agricoles et les
vêtements.

Malgré une atténuation importante du fait de l’absorption dans l’atmosphère, la quantité


d’énergie qui arrive à la surface du sol est très importante, elle représente des milliers de fois
plus la consommation mondiale de l’énergie électrique sur une année. Sachant que le
rayonnement solaire est constitué de photons dont la longueur d’onde s’étend de l’ultraviolet
à l’infrarouge avec une majorité dans le visible, l’énergie solaire totale portée par ce
rayonnement est d’environ 1000 W/m2 au niveau de la Terre.

Le rayonnement solaire reçu au niveau du sol terrestre dépend ainsi de plusieurs


paramètres, à savoir :

- La position du soleil par rapport à la terre,


- La période de la journée,
- La zone géographique et l’inclinaison de la surface,
- Les conditions atmosphériques et le degré de pollution…etc. [3].

I. 3. La cellule photovoltaïque

L’élément de base des générateurs photovoltaïques est la cellule photovoltaïque. Cet


élément est un capteur de lumière qui reçoit de l’énergie lumineuse et la convertit en énergie
électrique sous forme de courant continu (DC) grâce à l’effet photovoltaïque.

La réalisation des cellules photovoltaïques se fait en utilisant des matériaux semi-


conducteurs. Les cellules à couches minces, les cellules organiques et les cellules à silicium
cristallin sont les plus connues et les plus commercialisées.

5
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Les cellules photovoltaïques qui sont fabriquées par la technologie de silicium cristallin
sont souvent les plus utilisées pour la réalisation des modules photovoltaïques. Le silicium
peut être monocristallin ou multi-cristallin.

Malgré que le rendement de conversion pour les cellules photovoltaïques à base de


silicium monocristallin est plus important (entre 12 et 20%), leur technologie de fabrication
est beaucoup plus compliquée et plus coûteuse. Le silicium multi-cristallin est donc plus
utilisé pour la réalisation des cellules vu la simplicité de sa technologie de fabrication et son
coût de production qui reste plus bas. Les cellules photovoltaïques multi-cristallines (Figure
I.1) ont un rendement de conversion légèrement inférieur (entre 10 et 14%) [4].

Figure I.1 : Cellule photovoltaïque multi-cristalline.

I. 3. 1. L’effet photovoltaïque

La conversion photovoltaïque peut être définie comme la transformation de l'énergie


lumineuse en énergie électrique par le processus d'absorption de la lumière par certains
matériaux, ce processus s'appelle l'effet photovoltaïque.

Cet effet est un phénomène physique propre aux matériaux semi-conducteurs tels que le
Silicium et le Germanium.

L’effet photovoltaïque a été découvert par le physicien Alexandre-Edmond Becquerel en


1839 en travaillant sur les matériaux semi-conducteurs ; Lorsqu’une quantité de lumière est
dirigée vers une surface de ces matériaux, une partie de l’énergie lumineuse (portée par les
photons) se transforme en énergie électrique (mouvement d’électrons).

La relation suivante décrit l’énergie du photon :

6
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Avec :
h : Constante de Planck (h = 6,626 069 57 10-34 J s)
c : Vitesse de la lumière (299 792 458 m/s)
: Longueur d’onde (m)

L’énergie électrique produite est expliquée par la circulation d’électrons dans une
direction définie sous un champ électrique. Le courant électrique est récupéré du matériau
semi-conducteur par l’intermédiaire d’électrodes métalliques.

Le principe de fonctionnement de la cellule photovoltaïque est illustré par un schéma dans


la Figure I.2.

Rayonnement solaire

------------------------
+ + + Couche N
_ _ _
Vpv Jonction P-N

++++++++++++++++++ Couche P

+
I pv

Figure I.2 : Schéma de principe de fonctionnement d’une cellule photovoltaïque.

La cellule photovoltaïque est composée de deux couches de matériau semi-conducteur,


une couche dopée positivement (P) et l’autre dopée négativement (N). Ce dopage est réalisé à
l’aide d’éléments chimiques à savoir : le Bore pour le dopage P, et le Phosphore pour le
dopage N.

La zone qui sépare les deux couches est appelée « Jonction PN » tout comme pour la diode
où la couche dopée P représente l’anode ‘A’ et la couche dopé N représente la cathode ‘K’.

La borne (–) de la cellule photovoltaïque est récupérée du contact avant coté couche N, et
la borne (+) est récupérée de la plaquette métallique au-dessus de la couche P. Cette plaquette
représente le contact arrière.

Lorsque le coté couche N de ce semi-conducteur est en face du soleil ou de n’importe


quelle source de lumière, il absorbe des photons qui possèdent une énergie lumineuse. Cette
énergie sera transmise aux électrons par collision.

7
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Si certaines conditions de physique de la matière sont réalisées, cette énergie va créer un


champ électrique qui va donner naissance à un courant électrique sortant du contact arrière
sous une différence de potentiel d’environ 0.6 volts. A vide, cette DDP est appelée tension de
circuit ouvert Vco.

Lorsque les bornes (+) et (-) de la cellule sont court-circuitées le courant Ipv sera maximal
et appelé courant de court-circuit Icc.

Ces deux paramètres électriques sont des facteurs très importants pour l’évaluation de la
performance des cellules photovoltaïques [3].

I. 3. 2. Modèle électrique équivalent de la cellule photovoltaïque

Le fonctionnement électrique d’une cellule photovoltaïque peut être représenté par le


schéma électrique équivalent illustré dans la Figure I.3. Il est symbolisé par :

- Un générateur de courant délivrant un photo-courant Iph créé par le rayonnement solaire dans
la cellule. Ce courant est proportionnel à la quantité de lumière captée par la cellule.

- Une diode, représentant la jonction P-N qui sépare la zone dopé P de la zone dopé N. Cette
diode est parcourue par un courant Id.

- Une résistance shunt Rsh qui représente les pertes dues au courant de fuite.

- Une résistance série Rs représentant les pertes intrinsèques dans la cellule.

I ph Rs I
Éclairement Id Ish

Rsh V
Température

Figure I.3 : Modèle électrique équivalent de la cellule photovoltaïque.

Le courant de sortie de la cellule est donné par :

8
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Le courant qui traverse la diode est exprimé par :

[ ( ) ]

En remplaçant (I.3) dans (I.2), nous obtenons l’expression suivante :

[ ( ) ]

Et comme Vd = V+RsI, l’équation du courant de sortie devient :

[ ( ) ]

Avec:

I: Courant de sortie de la cellule PV (A).

Iph: Photo-courant généré (A).

Is: Courant de saturation de la diode (A).

q: Charge d’électron = 1.6 x10-19 (Coulomb).

V: Tension de sortie de la cellule PV (V).

Rs: Résistance série (Ω).

K: Constante de Boltzmann = 1.380662 × 10-23 (j/K).

T: Température de la cellule (K).

Rsh: Résistance shunt (Ω).

I. 3. 3. Caractéristiques de la cellule photovoltaïque

Les Figures I.4 et I.5 montrent respectivement les caractéristiques I-V et P-V d'une cellule
photovoltaïque réalisée à base de silicium pour un éclairement et une température donnés
(1000W/m² et 25°C). Le point de puissance maximale (PPM) est caractérisé par sa tension
optimale (Vopt) et son courant optimal (Iopt), où Icc et Vco sont respectivement le courant de
court-circuit et la tension en circuit ouvert.

9
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Figure I.4 : Caractéristique I-V d’une cellule photovoltaïque.

Figure I.5 : Caractéristique P-V d’une cellule photovoltaïque.

I. 3. 3. 1. Le courant de court-circuit

Le courant de court-circuit est obtenu lorsqu’on ferme la sortie avec une tension nulle.
C’est le courant maximal que le générateur peut délivrer à un instant donné et s’obtient par
l’équation (I.5) qui sera écrite comme suit :

[ ( ) ]

Le terme « * ( ) + » est de très faible valeur devant le courant Iph et il peut

être négligé pour les cellules PV à faible résistance série, ce qui nous amène à l'expression
suivante :

10
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Et dans le cas idéal (Rs nulle et Rsh infinie), le terme « » tend vers zéro ; dans ce cas-

là le courant Icc est égale au photo-courant Iph.

I. 3. 3. 2. La tension en circuit ouvert

La tension en circuit ouvert est la tension maximale du générateur photovoltaïque. Elle est
obtenue lorsque la sortie du générateur est complètement ouverte et donc aucun courant ne
circule. Le générateur PV est au repos, et dans ce cas-là, l’équation (I.5) est écrite :

[( ) ]

Le terme est très petit devant et il peut être négligé si on parle d'une cellule

photovoltaïque idéale, ce qui nous amène à l'expression suivante :

[ ]

I. 3. 3. 3. Le point de puissance maximale (PPM)

Le point de puissance maximale PPM est un point sur la caractéristique P-V (où I-V) qui
correspond à la puissance optimale délivrée par la cellule. Ce point correspond au résultat du
produit entre la tension optimale Vopt et le courant optimal Iopt.

Comme la caractéristique P-V de la cellule photovoltaïque montre, la puissance présente


un maximum lorsque sa dérivée est nulle ; nous écrivons alors :

( ) ( )

Donc:

11
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

( )

Qui conduit à [5]:

I. 3. 4. Effet de l’éclairement et de la température

La caractéristique de la puissance délivrée par n'importe quelle cellule ou n’importe quel


générateur photovoltaïque, dépend essentiellement de la température qui a un effet direct sur
la tension en circuit ouvert et de la quantité d'éclairement qui a un effet majeur sur le courant
de court-circuit. Par conséquent ces deux paramètres influent directement sur la courbe du
courant contre la tension ainsi que sur la courbe de la puissance contre la tension du
générateur photovoltaïque [6].

L'influence des conditions atmosphériques sur la caractéristique de la cellule


photovoltaïque a été simulée par le logiciel MATLAB. La Figure I.6 montre les courbes P-V
obtenues pour différentes valeurs d’éclairement et une température constante de 25 ° C.
Tandis que la Figure I.7 montre les courbes P-V obtenues pour différentes valeurs de
température et un éclairement constant de 1000W / m².

Figure I.6 : Influence de l’éclairement sur la caractéristique P-V.

12
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Figure I.7 : Influence de la température sur la caractéristique P-V.

I. 4. Le générateur photovoltaïque

I. 4. 1. Le module photovoltaïque

La cellule photovoltaïque est en fait un générateur d’électricité de très faible puissance.


Une cellule élémentaire de quelques dizaines de centimètres carrés délivre au maximum
quelques watts sous une tension d’environ 0,6 V (tension de la jonction PN). Pour avoir un
générateur d’électricité de puissance plus importante, plusieurs cellules photovoltaïques
doivent être associées.

Comme le montre la Figure I.8, une association de cellules en série permet d’augmenter la
tension de l’ensemble, tandis que l’association en parallèle de cellules permet d’accroître le
courant comme il est montré dans la Figure I.9. L’ensemble réalisé est appelé alors module
photovoltaïque (Figure I.10) où sa puissance peut aller jusqu’à 200 Watt crête ou plus (tout
dépend du nombre de cellules connectées et de la technologie utilisée). Les surfaces des
modules photovoltaïques sont généralement de l’ordre du mètre carré.

Le câblage série/parallèle de modules photovoltaïques est utilisé pour obtenir un


générateur appelé panneau photovoltaïque. Ce dernier est monté de telle sorte à avoir les
caractéristiques souhaitées. Plusieurs panneaux photovoltaïques connectés entre eux forment
ce qu’on appelle champ photovoltaïque dont la puissance peut être de l’ordre des Mégawatts.

La caractéristique électrique I-V d’un générateur PV a pratiquement une forme proche de


celle d’une cellule PV, elle dépend du nombre de cellules (ou modules) connectées en série et
du nombre de branches de cellules (ou modules) associées en parallèle. De ce fait cette
caractéristique est aussi non linéaire. Comme pour la cellule, cette caractéristique présente un

13
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

point de puissance maximale (PPM) caractérisé par un courant optimal Iopt, et une tension
optimale Vopt [7].

Cellule N
Icc
Courant (A)

N . Vco
N

Cellule 1

Vco N . Vco
Tension (V)

Figure I.8 : Groupement de cellules en série

N . Icc

N
Courant (A)

Icc N . Icc

Cellule 1 Cellule N

Vco
Tension (V)

Figure I.9 : Groupement de cellules en parallèle

Figure I.10 : Module photovoltaïque

14
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

I. 4. 2. Protections des modules photovoltaïques

Généralement les modules photovoltaïques sont protégés d’une manière à éviter certains
problèmes qui peuvent détruire les cellules et à assurer la production d’électricité si le niveau
d’éclairement n’est pas homogène pour l’ensemble de modules, et même si une cellule ou un
ensemble de cellules est ombré ou endommagé. Les protections les plus utilisés sont à base
de diodes comme il est représenté sur la Figure I.11 :

- Des diodes by-pass sont utilisées pour chaque ensemble de cellules afin d’isoler le reste du
module photovoltaïque en cas ou un de ces ensemble de cellules ne produit pas un courant
électrique suffisant. La caractéristique représentée dans la Figure I.12 (en couleur bleu)
concerne un module PV protégé par des diodes by-pass dont un groupe de ces cellules n’est
pas bien éclairée par rapport aux autres cellules. Cette caractéristique a deux points de
puissance maximale PPM1 et PPM2, où la tension électrique correspondante au premier point
est proche de Vco, et le courant électrique correspondant au deuxième point est proche de Icc.

- Une diode anti-retour utilisée comme protection contre le courant inverse qui peut
endommager les cellules PV. Ce courant inverse peut exister par exemple lorsque le module
photovoltaïque est connecté directement à une batterie durant la nuit, ou lorsque plusieurs
modules sont connectés en parallèle et aucun récepteur n’est alimenté [8].

Diode
by-pass

Diode
anti-retour

I pv

Vpv

Figure I.11 : Protection des modules photovoltaïques

15
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Icc
PPM 1

Courant (A)
PPM 2

Tension (V) Vco

Figure I.12 : Effet de la diode by-pass sur la caractéristique I-V d’un module photovoltaïque

I. 4. 3. Installation des modules photovoltaïques

Le choix de l’emplacement pour installer les modules est très important. Les modules
doivent être installés dans un endroit bien défini et avec une position précise afin de produire
le maximum de puissance et réduire la probabilité d’ombrage.

Du point de vue énergétique, le phénomène d’ombrage est considéré comme une perte en
puissance. De ce fait, les modules doivent être éloignés des objets pouvant cacher les rayons
solaires et créer une ombre qui peut toucher les modules partiellement ou totalement pour
une période de la journée. Il est préférable aussi de choisir un endroit moins exposé aux vents
du sable. La Figure I.13 représente une installation de panneaux solaires loin des arbres
(risque d’ombrage).

Sachant que la position du soleil varie au cours de la journée et au cours de l’année,


l’inclinaison des panneaux solaire doit être calculée afin de maximiser l’énergie produite
pendant l’année. Cette inclinaison est généralement proche de 30° par rapport à l’horizontale,
et elle varie en fonction de la zone géographique de l’endroit d’installation.

Dans une installation photovoltaïque, les modules doivent être identiques en termes de
caractéristiques et propriétés électriques (même référence) quel que soit le type d’association,
série ou parallèle. Une association série de modules ayant différents courants de court-circuit
peut entraîner des déformations au niveau de la caractéristique I-V résultante où même
endommager une partie de l’installation.

16
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Figure I.13 : Installation des panneaux photovoltaïques

En outre, des mécanismes de suivi de la position du soleil peuvent être ajoutés afin de
capter plus d’énergie, mais l’utilisation de ces mécanismes a besoin d’être étudiée en raison
du coût élevé des parties mobiles, de leur consommation en énergie et de leur entretien [5].

I. 5. Les systèmes de conversion photovoltaïque

Plusieurs configurations sont possibles pour réaliser des systèmes de conversion


d’électricité de source solaire utilisant la technologie photovoltaïque. Le générateur
photovoltaïque peut être branché directement à un récepteur DC comme il est représenté sur
la Figure I.14 à condition que certains paramètres sont respectés tels que la tension en circuit
ouvert et la puissance optimale. Cette configuration est la plus basique et la moins chère mais
pas forcément la moins économique parce qu’ici on parle en terme de puissance générée
contre prix de l’installation.

Récepteur
PV
DC

Figure I.14 : Configuration direct « Générateur photovoltaïque – Récepteur DC »

17
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Un récepteur AC ne peut être inséré au système que via un convertisseur de puissance de


type DC/AC (onduleur).

Malgré que les générateurs PV délivrent de l’électricité de nature DC, les convertisseurs
DC/DC (Hacheurs) sont aussi utilisés afin de transférer plus de puissance et assurer une
bonne adaptation entre le générateur et la charge.

Toute configuration électrique présente des pertes en puissance due à l’utilisation des
convertisseurs de puissance. L’utilisation des convertisseurs de puissance accompagnés par
leurs commandes va surement augmenter le coût de l’installation par rapport à la
configuration basique. D’autre part, elle va permettre de délivrer plus de puissance et de
générer une alimentation de sortie en respectant les paramètres souhaités [9].

I. 5. 1. Systèmes autonomes

Les systèmes photovoltaïques autonomes sont indépendants et non connectés aux réseaux
de distribution, ils nécessitent généralement un bloc de stockage d’énergie pour assurer
l’alimentation en électricité durant la nuit ou par mauvais temps. Mais il en existe d’autres
systèmes autonomes qui n’utilisent pas le bloc de stockage à savoir : le système de pompage
au fil du soleil illustré par un schéma synoptique sur la Figure I.15.

Généralement, deux chemins de conversion peuvent être utilisés dans une même
configuration ou séparément :

- Le premier chemin permet de transférer la puissance produite par le générateur


photovoltaïque à une charge DC par l’intermédiaire d’un convertisseur DC/DC (Hacheur);
Cette configuration est largement utilisée pour les sites isolés équipés de récepteurs DC tels
que les lampes 12v et 24v, les batteries, et même l’électroménager de type DC. Une
installation domestique nécessite l’intégration d’un banc de batterie pour assurer que
l’alimentation sera présente jour et nuit.

- Le deuxième chemin utilise une configuration qui consiste à transférer la puissance


générée à des charges AC. Pour ce faire, un convertisseur DC/AC (Onduleur) doit être
installé afin de convertir l’énergie électrique produite qui est à courant continu en énergie
électrique à courant alternatif.

Il faut noter que la majorité des systèmes qui utilisent une conversion DC/AC sont équipés
déjà d’un étage de conversion DC/DC qui adapte entre le générateur PV et le convertisseur

18
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

DC/AC, alimente les charges DC et assure le stockage d’énergie. Un schéma synoptique d’un
système photovoltaïque autonome est illustré dans la Figure I.16.

Convertisseur
PV Utilisation AC
DC/AC
Ex : pompage
solaire.

Figure I.15 : Schéma synoptique d’un système PV autonome au fil du soleil

Convertisseur
Utilisation AC
DC/AC

Convertisseur
PV Utilisation DC
DC/DC

Stockage
DC

Figure I.16 : Schéma synoptique d’un système PV autonome avec stockage

I. 5. 2. Systèmes connectés au réseau

Les systèmes connectés au réseau sont de plus en plus utilisés. La configuration de ce


genre de système est plus compliquée que celle des systèmes autonomes ; la chaine de
conversion est composée essentiellement d’un convertisseur de type DC/DC suivi par un
convertisseur DC/AC et un panneau de distribution qui gère le système. Une partie de
l’énergie électrique produite par le générateur PV peut être injectée au réseau si la totalité de
l’énergie produite dépasse le besoin des récepteurs, et réciproquement, si l’énergie électrique
produite par le générateur PV n’est pas suffisante pour alimenter l’ensemble de récepteurs,
une énergie complémentaire doit être fournie par le réseau électrique [8].

19
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Un ensemble de batterie peut être ajouté pour rendre le système plus efficace. Un schéma
synoptique d’un système de conversion photovoltaïque connecté au réseau de distribution est
illustré dans la Figure I.17.

Convertisseur Convertisseur Panneau de Réseau


PV
DC/DC DC/AC distribution AC

Stockage Utilisation AC
DC

Figure I.17 : Schéma synoptique d’un système PV connecté au réseau

I. 5. 3. Systèmes hybrides

Les systèmes hybrides qui utilisent l’énergie renouvelable sont des systèmes de conversion
où le générateur principal (ici le générateur photovoltaïque) fonctionne avec un ou plusieurs
autres générateurs en alternance ou en même temps. Les générateurs secondaires peuvent être
une éolienne, un générateur Bio-mass ou n’importe quel générateur d’électricité.

Dans le cas où le système hybride utilise une source d’énergie produisant un courant
alternatif, un convertisseur AC/DC (redresseur) est généralement utilisé pour convertir
l’énergie en DC. Par ailleurs, dans le cas où le système utilise une source d’énergie
produisant un courant continu, un convertisseur DC/DC est aussi nécessaire pour avoir des
paramètres de sortie compatibles avec les paramètres imposés par le Bus DC où tous les sous-
systèmes se raccordent. Ces systèmes sont parfois équipés d’un bloc de stockage d’énergie
qui peut être un ensemble de batteries, de super-condensateurs ou d’un réservoir
d’Hydrogène. La Figure I.18 représente un schéma bloc d’un système hybride [10].

20
Chapitre I : Système de conversion photovoltaïque

Bus DC
Convertisseur
PV
DC/DC

Convertisseur Utilisation
Source Convertisseur DC/AC AC
DC DC/DC

Utilisation
Source Convertisseur
DC
AC AC/DC

Stockage Convertisseur
DC DC/DC

Figure I.18 : Schéma synoptique d’un système hybride « PV et autres sources »

I. 6. Conclusion

Dans ce chapitre nous avons présenté l’importance de l’énergie solaire et comment la


transformer en énergie électrique en utilisant la technologie photovoltaïque. Nous avons aussi
expliqué l’effet photovoltaïque en présentant la technologie de fabrication de cellules PV et
leur principe de fonctionnement.

Un schéma électrique équivalent de la cellule PV a été présenté tout en donnant les


équations de fonctionnement et présentant les paramètres de la cellule. Nous avons montré
que les caractéristiques I-V et P-V de la cellule photovoltaïque ne sont pas linéaires et
présentent un point de puissance maximale caractérisé par un courant et une tension
optimaux. Ensuite nous avons montré l’influence de l’éclairement et de la température sur ces
caractéristiques en remarquant que l’éclairement a un grand effet sur le courant de court-
circuit, et que la température a un effet direct sur la tension en circuit ouvert.

La constitution des modules PV a été présentée en citant les techniques utilisées pour
protéger ces cellules et en donnant quelques critères à prendre en considération lors de
l’installation d’un générateur photovoltaïque.

Enfin, nous avons cité les systèmes photovoltaïques les plus connus en détaillant leurs
éléments et leurs fonctionnements.

21
CHAPITRE II
Système de conversion d’énergie éolienne
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

II. 1. Introduction
Une des meilleures solutions pour résoudre les problèmes causés par la production
d’électricité à partir des moyens polluants consiste à exploiter les ressources énergétiques
renouvelables. L'énergie éolienne est l'une de ces ressources où son exploitation pour
produire l’électricité augmente chaque année, elle est de plus en plus utilisée dans
nombreuses applications [5]. L'efficacité et la puissance électrique extraite dépendent de la
configuration des systèmes de conversion d'énergie éolienne (Wind Energy Conversion
Systems : WECS).

Plusieurs études ont suggéré différentes configurations possibles de systèmes de


conversion d'énergie éolienne où différents modèles de générateur, de convertisseur de
puissance et de stratégie de commande ont été présentés [11-13-14-15].

La machine synchrone à aimant permanent (Permanent Magnet Synchronous Generator :


PMSG) peut être choisi en raison de sa grande efficacité, de sa fiabilité et de son
indépendance (elle n’a pas besoin d'excitation). Le contrôle de PMSG pour atteindre le point
de puissance maximale peut être effectué à l'aide d'un circuit de commande qui repose sur un
algorithme approprié. De nombreux algorithmes de suivi du point de puissance maximale ont
été proposés et améliorés pour suivre la vitesse optimale du rotor de la turbine et extraire le
maximum de puissance qui peut être délivré [12-13-14].

Dans ce chapitre, nous présenterons le principe de conversion de l’énergie éolienne en


énergie électrique et les éléments principaux constituant le système de conversion d’énergie
éolienne.

Nous montrerons le classement des turbines éoliennes, et les caractéristiques de


l’aérogénérateur en donnant les expressions qui relient les paramètres du système éolien entre
eux et en traçant les courbes de la puissance et du couple mécaniques en fonction de la vitesse
de rotation de la turbine.

Ensuite, nous définirions les zones de fonctionnement de l’aérogénérateur en spécifiant les


intervalles de vitesse du vent pour chaque zone et les puissances correspondantes. Nous
expliquerons également le principe de fonctionnement du multiplicateur.

Enfin, dans la dernière partie, nous présenterons les génératrices électriques les plus
utilisées en donnant les configurations des systèmes de conversion d’énergie éolienne selon
l’aérogénérateur utilisé.

22
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

II. 2. L’énergie éolienne

L'énergie éolienne est actuellement une des sources les moins chères des énergies
renouvelables à grande échelle, elle décrit le processus par lequel le vent est utilisé pour
générer de l'électricité.

Les éoliennes captent l'énergie cinétique du vent et la convertissent en puissance mécanique


sous forme d'un mouvement circulaire. Une génératrice peut transformer cette puissance
mécanique en électricité. La puissance mécanique peut également être utilisée directement
pour des applications spécifiques telles que le pompage d'eau [14].

L'énergie cinétique produite par un objet en mouvement est exprimée comme suit:

Avec : m représente la masse de l'objet (kg), et v représente sa vitesse (m/s).

La Figure II.1 représente un schéma bloc d’un système de conversion d’énergie éolienne en
électricité.

Energie Energie
Energie
Mécanique Electrique
Cinétique Turbine
Génératrice
Eolienne (mouvement
circulaire)

Figure II.1 : Principe de conversion de l'énergie éolienne

La masse d'air m qui frappe l'éolienne est donnée par :

Où: ρ est la densité de l'air (kg/m3), A est la zone balayée par les pales du rotor (m²), et d est
la distance parcourue par le vent (m) [15].

Alors :

23
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

II. 3. Types de turbines éoliennes

Plusieurs méthodes et technologies peuvent être utilisées pour profiter de l’énergie éolienne
et la transformer en électricité. Les technologies récentes proposent des systèmes plus
performants et de qualité meilleure, chacune de ces structures présente des avantages et des
inconvénients [13].

En général, ces structures sont composées principalement des éléments suivants :

- Un système de conversion d’énergie cinétique en énergie mécanique appelé Rotor, ce


système à pour but de capter l’énergie cinétique du vent et la transformer en mouvement de
rotation.
- Un système de transmission de mouvement rotatif souvent à engrenage (multiplicateur) pour
augmenter la vitesse de rotation et réduire le couple.
- Une génératrice électrique permettant de convertir l’énergie mécanique en énergie
électrique.

Le schéma structurel le plus basique est illustré dans la Figure II.2.

Energie Energie
cinétique mécanique
Energie
du vent (rotation)
électrique

Turbine éolienne Multiplicateur Génératrice électrique

Figure II.2 : Schéma structurel d’une chaîne éolienne

Différents types de turbines éoliennes existent, ces turbines se fabriquent et s’exploitent en


utilisant différentes techniques et technologies, plusieurs classifications sont possibles : selon
la forme, la taille, le matériau utilisé ... etc.

Nous pouvons aussi classer les turbines éoliennes selon leur axe de rotation :

- Turbines à axe vertical.


- Turbines à axe horizontal.

24
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

II. 3. 1. Turbines à axe vertical

Quelques modèles de ces turbines sont présentées dans la Figure II.3. Leur axe de rotation
est vertical par rapport au sol ; ces turbines sont moins utilisées et moins connues par rapport
aux turbines à axe horizontal. Elles présentent plusieurs avantages et inconvénients.

Avantages :
- Elles n’ont pas besoin d’un dispositif d’orientation car elles reçoivent le vent de n’importe
quelle direction.
- La construction de ce type d’éoliennes est simple et économique.
- Le multiplicateur et la génératrice sont installés au niveau du sol.
- Elles ne disposent pas de système de control d’orientation de pales (pitch control).
- Elles peuvent recevoir les vents faibles et elles tournent à plusieurs niveaux de vitesses.
- Elles produisent moins de bruit.
- Leur couple de démarrage est très faible.

Inconvénients :
- Elles ne reçoivent qu’une faible quantité de vent.
- Elles présentent un faible rendement aérodynamique.
- Dans le cas où la chaîne éolienne à axe vertical est connectée au réseau, elle nécessite un
système d’engrenage compliqué car la turbine tourne à faible vitesse.
- Certaines éoliennes à axe vertical ont besoin d’un dispositif auxiliaire de démarrage.
- Elles présentent des difficultés lors du guidage mécanique car l’assemblage inférieur doit
supporter le poids de la turbine éolienne [11].

Figure II.3 : Turbines à axe vertical

25
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

II. 3. 2. Turbines à axe horizontal

La plupart des éoliennes installées actuellement sont à axe horizontal. Quelques modèles de
ces turbines sont présentés dans la Figure II.4.

Les aérogénérateurs de ce type utilisent les voilures mono-pâle, bi-pâles, tri-pâles et multi-
pâles. La caractéristique du coefficient de puissance dépend principalement du nombre de
pales ; les turbines à trois pâles sont les utilisées. Ces turbines présentent de même des
avantages et des inconvénients.

Avantages :
- Comme elles sont fixées au sommet d’une tour, elles sont capables de recevoir une quantité
importante d’énergie éolienne.
- Elles sont caractérisées par une faible vitesse d’amorçage (cut-in).
- Elles sont caractérisées par un coefficient de puissance relativement élevé.
- Elles présentent un rendement aérodynamique élevé.
- Elles sont plus performantes.

Inconvénients :
- Certaines turbines de ce type ont besoin d’un organe supplémentaire qui est un dispositif
d’orientation automatique de l’hélice.
- Le multiplicateur et la génératrice sont installés au niveau de la nacelle en haut de la tour, ce
qui pose des problèmes mécaniques et économiques.
- Elles produisent plus de bruit.
- Certaines turbines de ce type disposent d’un système de control d’orientation des pales [16].

Figure II.4 : Turbines à axe horizontal

26
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

II. 4. Caractéristiques de la turbine éolienne

La puissance mécanique de l'éolienne Pw est égale au rapport de l'énergie cinétique du vent


sur le temps.

Cette expression de puissance mécanique est idéale et ne peut pas être réalisée dans un
système de conversion pratique. La puissance réelle capturée par l'éolienne dépend de
l'efficacité de la turbine, elle est donnée par:

Avec : Cp (β,λ) est le coefficient de puissance qui dépend de la vitesse spécifique (Tip
Speed Ratio : TSR : λ) et de l'angle de calage des pales (Pitch angle : β) [17].

Le TSR est donné par:

Où: Ω représente la vitesse du rotor de la turbine (rd /s), et R le rayon de la turbine (m).

Les paramètres de la turbine à axe horizontal utilisée dans notre travail sont donnés dans le
Tableau II. 1.

TABLEAU II.1
Paramètres de la turbine
Paramètre Mesure/Nombre

Diamètre du Rotor 1 mètre

Nombre de pâles 3

La vitesse nominale du vent 12 m/s

La puissance nominale 1,5 kw

Rapport de multiplication 1

Le coefficient de puissance Cp pour cette turbine éolienne peut être exprimé


approximativement par [18]:

[ ]

27
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

Avec :

[( ) ( )]

Le couple aérodynamique est déterminé par:

Alors :

La puissance mécanique maximale qui peut être extraite peut être écrite comme suit:

Où Kopt est une constante optimale liée à la caractéristique de l'éolienne, elle est donnée par
la formule suivante:

Et, la vitesse du rotor optimale est exprimé par:

A partir de la formule du coefficient de puissance Cp (β, λ) donnée par l’expression (II. 7),
il est possible de tracer les caractéristiques de ce coefficient en fonction du TSR et pour
différentes valeurs d'angle de calage (0°, 5°, 10°, 15° et 20°). Les courbes obtenues sont
représentées sur la Figure II.5. Le coefficient de puissance est maximal lorsque l'angle de
calage est égal à zéro.

Les Figures. II.6 et II.7 illustrent les courbes de la puissance mécanique et du couple
mécanique de l'éolienne pour différentes valeurs de vitesse du vent (8 m/s, 10 m/s, 12 m/s et 14
m/s) en fonction de la vitesse du rotor qui varie entre 0 et 250 rd/s, et pour une densité d’air
égale à 1,2 kg/m3.

28
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

Figure II.5 : Variations du coefficient de puissance en fonction de la vitesse spécifique

Figure II.6 : Variations de la puissance mécanique en fonction de la vitesse de rotation

Figure II.7 : Variations du couple mécanique en fonction de la vitesse de rotation

29
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

II. 5. Zones de fonctionnement de la turbine éolienne

L’ensemble mécanique constituant la turbine éolienne n’est généralement dimensionné


que pour une vitesse nominale du vent.

La courbe de la puissance fournie en fonction de la vitesse du vent est étudiée pour la


plupart des turbines éoliennes et cela pour prendre les mesures nécessaires et avoir un bon
fonctionnement de l’aérogénérateur. Cette courbe est illustrée dans la Figure II.8.

Avec :
- VD : Vitesse de démarrage à partir de laquelle l'éolienne commence à tourner et produire de
l’énergie mécanique.
- Vn : Vitesse nominale de la turbine.
- VM : Vitesse maximale du vent, à partir de laquelle la turbine éolienne est arrêtée pour des
mesures de sécurité.
- Pn : Puissance nominale fournie pour une vitesse nominale du vent.

Comme il est montré sur le schéma, la courbe de puissance comprend quatre zones de
fonctionnement de l’éolienne.
- Zone I : entre 0 et VD , la puissance est égale à 0, la turbine éolienne est en arrêt.
- Zone II : entre VD et Vn , la puissance est variable et elle dépend de la vitesse du vent.
- Zone III : entre Vn et VM , la puissance est limitée et maintenue constante, elle est égale à la
puissance nominale Pn.
- Zone IV : plus de VM , la turbine éolienne est arrêtée par un système de protection contre les
vents forts, la puissance est égale à 0 [12].

P (W)

Zone I Zone II Zone III Zone IV


Pn

v (m/s)
0 VD Vn VM

Figure II.8 : Courbe de la puissance en fonction de la vitesse du vent

30
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

II. 6. Le multiplicateur

La vitesse de rotation des turbines éoliennes dépend essentiellement de leurs tailles;


généralement elle est de l’ordre de quelques tours par minute pour les grandes et moyennes
turbines et quelques dizaines de tours par minutes pour les petites turbines alors que les
vitesses optimales des génératrices électriques se situent entre 800 et 3600 tours par minute.

Un système d’engrenage de type multiplicateur est donc nécessaire dans la chaîne éolienne
pour adapter la vitesse de rotation de la turbine avec la vitesse de rotation de la génératrice par
l’intermédiaire de deux arbres : lent et rapide.

Le système d’engrenage permet d’avoir une vitesse de rotation supérieure dans l’arbre du
côté génératrice et un couple inférieur par rapport à l’arbre du côté turbine. Ce système est
parfois constitué d’un assemblage de plusieurs pièces d’engrenage surtout pour les grandes
turbines et les turbines qui tournent à vitesse variable, et cela pour permettre à la génératrice
électrique à fonctionner dans sa vitesse nominale [19].

Un schéma de principe simplifié est représenté dans la Figure II.9.

Engrenage

Arbre lent (coté turbine)

Arbre rapide (coté génératrice)

Figure II.9 : Schéma de principe d’un multiplicateur

II. 7. Types de génératrices

L’utilisation d’une génératrice électrique dans les systèmes de conversion d’énergie


éolienne est indispensable car le rôle de ces systèmes est de produire l’électricité à partir d’une
autre forme d’énergie.

31
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

La génératrice est une machine électrique qui est capable de convertir l’énergie mécanique
en énergie électrique. Il existe plusieurs types de génératrices électriques qui sont utilisées dans
les systèmes éoliens, le choix de la machine doit se faire tout dépend de l’aérogénérateur et de
l’installation souhaitée.

La génératrice peut être synchrone où asynchrone; pour les installations de grande


puissance, les génératrices asynchrones sont les plus utilisées en raison de leurs avantages pour
les turbines de grande taille. Pour les installations de petite puissance, on utilise souvent les
génératrices synchrones car elles nécessitent moins de maintenance et elles sont simples à
installer.

II. 7. 1. Génératrices asynchrones

II. 7. 1. 1. Génératrices asynchrones à cage d’écureuil

Les génératrices de ce type sont choisies à être utilisées pour les systèmes éoliens, vu leur
simplicité, leur efficacité et leur faible coût.

La configuration des systèmes qui utilisent cette machine est souvent simple : les sorties du
stator sont connectées directement au réseau électrique; ainsi cette machine ne nécessite pas de
contacts glissants. Le rotor de la génératrice est couplé à l’arbre rapide juste après le
multiplicateur de vitesse qui se connecte entre l’aérogénérateur et la machine électrique, ce qui
réduit la maintenance du système.

La fréquence est donc imposée par le réseau électrique; cette génératrice ne peut
fonctionner que sur une plage de vitesse de rotation étroite.

Pour compenser la puissance réactive, des condensateurs se branchent en parallèle avec les
sorties du stator, sinon, un convertisseur de puissance doit être connecté. La Figure II.10
représente le schéma bloc d’un système éolien utilisant une machine à cage d’écureuil
(Squirrel Cage Induction Generators : SCIG) [17].

32
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

Réseau AC

SCIG

Figure II.10 : Système éolien utilisant une génératrice asynchrone à cage

II. 7. 1. 2. Génératrices asynchrones à double alimentation à rotor bobiné

Ce type de génératrices est largement utilisé pour la configuration des systèmes de


conversion d’énergie éolienne grâce à ses avantages par rapport aux autres machines.

Contrairement aux génératrices à cage, ces génératrices sont à rotor bobiné. La


configuration des systèmes éoliens à base de ce type de génératrices est un peu plus complexe
par rapport aux systèmes qui utilisent les machines asynchrones à cage, il est nécessaire
d'utiliser un multiplicateur de vitesse à rapport moins élevé car ces vitesses de rotation
nominales sont un peu moins élevées par rapport aux machines à cage d'écureuil.

Comme toute génératrice électrique, l’énergie électrique générée est transmise du stator au
réseau électrique mais dans ce cas-là, le rotor est aussi connecté au réseau électrique par
l’intermédiaire d’un convertisseur de puissance, de ce fait on l’appelle génératrice à double
alimentation.

Cette configuration permet au système éolien de fonctionner à vitesse variable sur une plage
qui est déterminée par la chaîne de puissance qui relie le rotor au réseau électrique. Le
convertisseur de puissance permet de varier la vitesse de rotation du rotor en l’injectant un
courant de fréquence variable.

Le rotor de la génératrice est souvent relié au réseau électrique par un convertisseur AC-AC
ou par deux convertisseurs de puissance AC-DC et DC-AC [5].

Malgré que cette génératrice présente quelques inconvénients tels que la présence de bagues
et balais et leur maintenance, mais le fonctionnement à vitesse variable et autres avantages

33
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

rendent cette machine plus en plus utilisée dans les systèmes éoliens de grandes et moyennes
puissances. La Figure II.11 représente le schéma bloc d’un système éolien utilisant une
machine asynchrone à double alimentation (Doubly Fed Induction Generators : DFIG) [20].

Réseau AC

DFIG

AC DC
DC AC

Figure II.11 : Système éolien utilisant une génératrice asynchrone à double alimentation

II. 7. 2. Génératrices synchrones

Contrairement aux génératrices asynchrones qui tournent à des vitesses importantes et


présentent des couples mécaniques relativement insuffisant pour coupler la machine
directement à l’aérogénérateur, les génératrices synchrones présentent des couples mécaniques
importants et peuvent être installées en couplage direct avec la turbine.

Pour la génératrice synchrone, le champ magnétique est créé soit par des aimants
permanents soit par un bobinage à excitation; l’avantage par rapport aux génératrices
asynchrones est l’absence de courant réactif de magnétisation.

La génératrice synchrone à rotor bobiné doit être excitée par un système composé d’un
circuit électronique d’excitation, de bagues et de balais; le circuit d’excitation nécessite une
alimentation en puissance réactive. Pour les systèmes qui ne sont pas connectés au réseau cette
alimentation peut être fournie à partir d’un système de stockage d’énergie. La nécessité
d’exciter ces machines incrémente leur besoin en maintenance [11].

Les génératrices synchrones à aimants permanents (Permanent Magnet Synchronous


Generators : PMSG) sont les génératrices les plus utilisées pour les installations éoliennes de
petite puissance en raison de leur simplicité et leur faible coût.

34
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

Ces génératrices demandent peu de maintenance et présentent l’avantage qu’elles peuvent


être connectées directement à l’aérogénérateur sans passer par un multiplicateur. Elles n’ont
pas besoin d’un système d’excitation (bagues et balais) car elles sont des machines à auto-
excitation ce qui les rend capables de fonctionner avec un rendement et un facteur de puissance
élevés [21].

Les PMSG peuvent tourner avec des couples mécaniques importants du fait qu’elles
possèdent un grand nombre de pôles. Les convertisseurs de puissance qui sont connectés aux
génératrices de ce type permettent de réguler la vitesse de rotation de la machine afin d’extraire
le maximum de puissance.

La Figure II.12 représente le schéma bloc d’un système éolien utilisant une génératrice
synchrone à aimants permanents [22]. C’est cette machine qui sera utilisée pour la chaîne de
conversion éolienne simulée dans ce travail.

Utilisation AC
ou Réseau AC

AC DC
PMSG DC AC

DC
DC Utilisation DC

Figure II.12 : Système éolien utilisant une génératrice synchrone à aimants permanents

Les équations des tensions qui décrivent le fonctionnement d'une génératrice synchrone à
aimant permanent dans son rotor (d-q) sont données par:

35
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

Avec :
RS : Résistance du stator (Ω).

Ld, Lq : Inductances équivalentes du stator dans le champ d-q (H).

f : Flux magnétique permanent (Wb).

Le couple électrique de la PMSG peut être exprimé comme suit:

[ ( ) ]

Pour certains cas, on peut considérer une approximation Ld = Lq et ensuite le couple


électrique sera:

Avec np est le nombre de paires de pôles [18].

II. 8. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons montré que l’énergie éolienne est une source renouvelable très
importante et qui doit être exploitée pour la production d’électricité en profitant des
technologies de conversion. Nous avons expliqué le principe de la chaîne de conversion en
montrant comment transformer l’énergie cinétique du vent en électricité.

Les turbines éoliennes peuvent être classées de différentes façons, nous les avons classées
selon leurs axes de rotation en deux groupes : les turbines à axe vertical et les turbines à axe
horizontal en présentant leurs avantages et inconvénients.

Ensuite, nous avons donné les caractéristiques de la turbine éolienne et les relations entre
les paramètres du système. Nous avons aussi tracé les courbes du coefficient de puissance en
fonction de la vitesse spécifique et les courbes de la puissance et du couple mécaniques en
fonction de la vitesse de rotation de la turbine. L’aérogénérateur est généralement
dimensionné pour un système éolien défini, nous avons présenté les zones de fonctionnement
de la turbine éolienne en précisant les intervalles de vitesse du vent pour chaque zone. D’autre
part, le principe de fonctionnement du multiplicateur a été expliqué.

36
Chapitre II : Système de conversion d’énergie éolienne

Nous avons aussi présenté les génératrices électriques en les classant en deux types,
machines asynchrones et machines synchrones et en montrant les avantages et les cas
d’utilisation de chacune de ces génératrices. Nous avons montré que la machine synchrone à
aimants permanents est la plus utilisée pour les installations de petite puissance en citant ses
avantages par rapport aux autres machines.

37
CHAPITRE III
Les convertisseurs DC-DC et la commande par la
technique de modulation de largeur d’impulsion
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

III. 1. Introduction

Les convertisseurs de puissance sont utilisés dans différentes applications en électricité


pour convertir et transférer l'énergie délivrée par le générateur aux charges. Dans plusieurs
applications d‟électronique de puissance comme dans le domaine électronique des énergies
renouvelables, il est nécessaire de convertir une source de tension DC à une autre tension DC
supérieure ou inférieure. Un convertisseur DC-DC peut être un circuit abaisseur de tension,
un circuit élévateur de tension ou même un circuit abaisseur-élévateur à la fois.

La sélection des composants est liée aux paramètres du convertisseur tels que la fréquence,
le rapport cyclique, les tensions et les courants d‟entrée et de sorite, ainsi que la variation de
ces paramètres. Pour un bon fonctionnement d'un convertisseur DC-DC, les composants
doivent avoir des valeurs spécifiques qui sont calculées à partir des équations de
fonctionnement du convertisseur [23-24].

Ce chapitre est devisé en deux sections. Dans la première section nous parlerons des
différentes configurations des convertisseurs DC-DC en commençant par traiter les
convertisseurs à stockage inductif à savoir le circuit abaisseur Buck, le circuit élévateur Boost
et le circuit abaisseur-élévateur Buck-Boost. Après cela on présentera les topologies des
convertisseurs à stockage capacitif tout en montrant le fonctionnement des convertisseurs
SEPIC, Ćuk et ZETA. Ensuite, on donnera une présentation simplifiée des convertisseurs
isolés les plus connus, Flyback et Forward.

Dans la deuxième section de ce chapitre, nous présenterons une des techniques de


commande des convertisseurs DC-DC qui est la commande par les signaux de Modulation de
Largeur d‟Impulsion (MLI) ou nous expliquerons le principe de cette commande. Ensuite
nous parlerons des circuits de génération des signaux MLI et l‟avantage du circuit numérique
par rapport au circuit analogique. Nous proposerons une méthode numérique pour générer les
signaux MLI tout en gardant la possibilité de changer les paramètres des signaux tels que la
fréquence et le rapport cyclique. L‟algorithme proposé permet au circuit de fonctionner dans
un large intervalle de fréquences et avec un rapport cyclique facile à régler.

Pour tester les performances de la commande, un essai du circuit proposé sera effectué sur
un convertisseur SEPIC.

38
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

III. 2. Les convertisseurs DC-DC

Les convertisseurs DC-DC sont des circuits d‟électronique de puissance qui permettent de
convertir une entrée de puissance électrique DC en une sortie de puissance électrique DC
dont sa tension peut être supérieure ou inférieure selon le convertisseur utilisé, son rendement
et ses paramètres de commande [25].

Les convertisseurs qui seront détaillés dans ce chapitre sont ceux qui vont être utilisés
pour la simulation du système hybride à savoir : le circuit Buck-Boost, le circuit Ćuk et le
circuit SEPIC.

III. 2. 1. Les convertisseurs DC-DC à stockage inductif

Dans ce type de convertisseur, l‟élément de stockage d‟énergie est une inductance. En


phase de charge cette inductance est reliée à l‟entrée et elle reçoit du courant. En phase de
décharge, l‟inductance est reliée à la sortie et elle joue le rôle d‟une source de courant.

Il existe trois familles de convertisseurs à stockage inductif non-isolés qui sont : les
convertisseurs Buck, les convertisseurs Boost et les convertisseurs Buck-Boost [26].

III. 2. 1. 1. Le convertisseur Buck

Le convertisseur DC/DC Buck est un convertisseur abaisseur de tension, son schéma


électrique de base est illustré dans la Figure III.1, il est composé d'un interrupteur de
puissance Q, d‟une inductance L, d‟une diode d, et d‟un condensateur C.

En mode de conduction continue, le convertisseur Buck a deux phases de fonctionnement:


"interrupteur de puissance fermé, diode ouverte" et "interrupteur de puissance ouvert, diode
fermée". Les Figures III.2 et III.3 représentent respectivement les circuits équivalents de ces
deux phases de fonctionnement [24].

'Vout' et 'Vin' sont respectivement la tension de sortie et la tension d'entrée. Les termes „Iout‟
et „Iin‟ sont respectivement le courant de sortie et le courant d'entrée. T est la période du signal
MLI qui commande le commutateur, D est le rapport cyclique du signal MLI et „ton‟ est le
temps de conduction du commutateur par unité de période, (cette abréviation sera utilisée
pour tous les convertisseurs qui seront décrits ci-après).

39
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Le rapport cyclique D est défini comme le rapport du temps de la première phase de


fonctionnement par unité de période sur la période de commutation totale, il est donné par:

Iin Iout
Q L

Vin d C Vout

Figure III.1 : Schéma électrique de base du convertisseur Buck.

Iin Iout
L

Vin C Vout

Figure III.2 : Première phase “Q fermé, d ouverte” pour DT.

Iin Iout
L

Vin C Vout

Figure III. 3 : Deuxième phase “Q ouvert, d fermée” pour (1-D)T.

L‟expression de la tension de sortie dans le cas idéal est donnée par :

40
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

III. 2. 1. 2. Le convertisseur Boost

Le convertisseur DC/DC Boost est un convertisseur élévateur de tension. La Figure III.4


montre le schéma électrique de base de ce convertisseur; il est composé d'un interrupteur de
puissance Q, d‟une inductance L, d‟une diode d, et d‟un condensateur de sortie C.

Tout comme le convertisseur Buck, le convertisseur Boost a deux phases de fonctionnement:


"interrupteur de puissance fermé, diode ouverte" et "interrupteur de puissance ouvert, diode
fermée", et cela pour le mode de fonctionnement en conduction continue [27-28].

Iin Iout
L
d
Vin Q C Vout

Figure III.4 : Schéma électrique de base du convertisseur Boost.

La tension de sortie d‟un convertisseur Boost dans le cas idéal est écrite comme suit:

( )

III. 2. 1. 3. Le convertisseur Buck-Boost

Le circuit Buck-Boost est un convertisseur DC/DC step-down / step-up (abaisseur /


élévateur), il a une topologie combinée en cascade du convertisseur Buck et du convertisseur
Boost. Comme on le sait, le convertisseur Buck-Boost inverse la polarité de sa sortie par
rapport à son entrée, ceci est dû à sa configuration; Les charges polarisées doivent être
insérées soigneusement dans la bonne position [29].

La Figure III.5 montre le schéma électrique de base du convertisseur Buck-Boost classique


qui est composé d'un interrupteur de puissance Q, d'une inductance L, d'une diode d, et d'un
condensateur de sortie C. Le commutateur Q est commandé par un signal de modulation de
largeur d'impulsion (MLI) qui est généré dans le circuit de commande. En mode de
conduction continue, le convertisseur Buck-Boost possède deux phases de fonctionnement:
"interrupteur fermé, diode ouverte" et "interrupteur ouvert, diode fermée". Les Figures III.6 et
III.7 illustrent respectivement les circuits équivalents de ces phases de fonctionnement.

41
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Iin Iout
Q IL d
Vin L C Vout

Figure III.5 : Schéma électrique de base du convertisseur Buck-Boost.

Iin Iout

IL

Vin L C Vout

Figure III.6 : Première phase “Q fermé, d ouverte” pour DT.

Iin Iout
IL

Vin L C Vout

Figure III.7 : Deuxième phase “Q ouvert, d fermée” pour (1-D)T.

Pendant la première phase de fonctionnement, tandis que le commutateur de puissance Q


conduit, la tension de l‟inductance VL, et le courant de source continue iin sont donnés par:

En supposant que le convertisseur fonctionne avec des petites ondulations de courant


d'inductance et de tension, le courant iL(t) et la tension VL(t) peuvent être approchés par leurs
composants directs : IL et VL, respectivement.

42
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Pendant la deuxième phase de fonctionnement, tandis que la diode et passante. La tension


d'inductance VL, le courant de condensateur iC et le courant d‟entrée iin pour cette phase de
fonctionnement sont:

En mode de conduction continue, en appliquant le principe de l'induction dans l'état


stationnaire, la tension d'inductance moyenne VL sur une période de temps est nulle, où VL
connaît deux états. A partir des équations (III.6) et (III.8) on peut écrire :

[ ] [ ]

Alors, la tension de sortie peut être écrite comme suit:

( )

Comme on peut le voir, pour D inférieur à 0.5 le convertisseur fonctionne en mode Buck et
pour D supérieur à 0.5 le convertisseur réalise la fonction Boost [30-31].

III. 2. 2. Les convertisseurs DC-DC à stockage capacitif

Dans ce type de convertisseur, l‟élément de stockage d‟énergie est un condensateur. En


phase de charge le condensateur est relié à l‟entrée et il se charge en tension. En phase de
décharge le condensateur est relié à la sortie et il joue le rôle d‟une source de tension.

III. 2. 2. 1. Le convertisseur SEPIC

Le convertisseur SEPIC (Single-Ended Primary-Inductance Converter) est un circuit de


conversion de puissance continu/continu à stockage capacitif de type “abaisseur/élévateur”
qui fournit une tension de sortie positive constante, inférieure ou supérieure à une tension
d'entrée positive.

43
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

La Figure III.8 représente le schéma électrique de base du convertisseur SEPIC, il est


constitué d'un condensateur d'entrée Cin, d‟un condensateur de sortie Cout, d‟un condensateur
de couplage alternatif Cc, de deux inducteurs L1 et L2, d‟une diode d et d‟un commutateur de
puissance Q [32].

I in L1 CC d I out

Vin L2 C out Vout


C in Q

Figure III.8 : Schéma électrique de base du SEPIC.

Les deux phases de fonctionnement en mode de conduction continue du SEPIC sont


représentées par des circuits équivalents dans les Figures III.9 et III.10.

I in L1 CC

Vin L2 C out Vout


C in

Figure III.9 : Première phase “Q fermé, d ouverte” pour DT secondes

I in L1 CC I out

Vin L2 C out Vout


C in

Figure III.10 : Deuxième phase “Q ouvert, d passante” pour (1-D)T secondes.

Intervalle de 0 à DT: le commutateur Q est fermé et la diode est bloquée, de ce fait, le


courant passant par L1 augmente en suivant la relation ci-après :

44
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Alors que L1 et L2 sont en charge en courant, Cc et Cout se déchargent en tension.

Intervalle de DT à T: le commutateur est ouvert et la diode est passante, iL1 diminue en


suivant la relation ci-après:

Durant cette phase de fonctionnement L1 et L2 se déchargent. Alors que Cc et Cout se


chargent.

VL1 a deux niveaux, leur moyenne est égale à zéro, donc:

D‟où :

En simplifiant l'équation ci-dessus, l'expression finale de la tension de sortie sera:

Le convertisseur SEPIC donc réalise la fonction Buck pour D inférieur à 0.5, et la fonction
Boost pour D supérieur à 0.5 (Pour le cas idéal η = 100%). En supposant que le circuit ne
présente aucune perte, la puissance d'entrée est égale à la puissance de sortie, donc:

Ce qui permet de déduire Iout qui s‟écrira :

Les valeurs de L1 et L2 peuvent être calculées à partir de la relation suivante :

45
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

La sélection du condensateur de couplage alternatif s‟effectue selon la relation suivante:

La capacité du condensateur de sortie est donnée par :

Avec :
f: Fréquence de commutation (Hz).
ΔIL : Ondulation du courant à travers les deux inductances
ΔVCc : Ondulation de la tension aux bornes de CC (V)
ΔVCout : Ondulation de la tension aux bornes de Cout (V)
Iin(max) : Courant d‟entrée maximal (A).
Vin(min): Tension d‟entrée minimale (V) [30].

III. 2. 2. 2. Le convertisseur Ćuk

Le convertisseur Ćuk est un convertisseur DC-DC inverseur de polarité de type


« abaisseur/élévateur ». Il est basé sur la topologie de commutation de Buck-Boost. Son
schéma électrique est donné dans la Figure III.11.

Les schémas électriques équivalents des deux phases de fonctionnement de ce convertisseur


en mode de conduction continue sont représentés dans les Figures III.12 et III. 13.

Figure III.11 : Schéma électrique du convertisseur Ćuk.

46
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Figure III.12 : Première phase “Q fermé, d ouverte” pour DT secondes.

Figure III.13 : Deuxième phase “Q ouvert, d fermée” pour (1-D)T secondes.

Les équations électriques régissant le fonctionnement de ce convertisseur sont données par


les relations (III.23), (III.24) et (III.25).

η [ ]

η [ ]

Avec:
ηv: Rendement en tension de la conversion de puissance.
ηi: Rendement en courant de la conversion de puissance.
η: Rendement de la conversion de puissance [33].

III. 2. 2. 3. Le convertisseur Zeta

Le convertisseur Zeta est un convertisseur de puissance DC-DC à stockage capacitif qui


réalise la fonction Buck-Boost, mais il est non-inverseur de polarité, ce qui signifie que sa
tension de sortie a le même signe par rapport à sa tension d'entrée.

47
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Le schéma électrique de ce convertisseur est représenté dans la Figure III.14. La relation


entre la tension de sortie et la tension d‟entrée est la même que celle pour le SEPIC (équation
III.17). [34-35].

I in CC L2 I out
Q

Vin C in L1 d C out Vout

Figure III.14 : Schéma électrique du convertisseur Zeta.

III. 2. 3. Les convertisseurs DC-DC isolés

Les convertisseurs DC-DC isolés utilisent généralement un transformateur pour isoler


électriquement la sortie de l'entrée. Les plus connus sont le Flyback et le Forward. Ces
convertisseurs sont souvent utilisés pour fournir un isolement galvanique, améliorer la
sécurité et réduire les bruits.

III. 2. 3. 1. Le convertisseur Flyback

Le circuit Flyback est un convertisseur de puissance DC/DC abaisseur/élévateur. Sa


configuration est basée sur la version isolée par transformateur du convertisseur Buck-Boost.
Le principal avantage de cette configuration est qu'il est isolé et qu'il fonctionne sur un grand
intervalle de tensions d'entrée et de sortie en faisant le choix approprié du rapport de
transformation et du rapport cyclique.

La Figure. III.15 montre le schéma électrique de base du convertisseur Flyback, il est


composé d'un interrupteur de puissance, d‟une diode, d‟un condensateur de sortie, et d‟un
transformateur de type „Flyback‟. Ce type de transformateur possède un enroulement
secondaire inversé par rapport à son enroulement primaire ce qui permet d‟obtenir une tension
de sortie positive. Un rapport de 1:n tours est introduit, cela permet une meilleure
optimisation du convertisseur [36].

48
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

I in I out

Vin L1 L2 C Vout

Figure III.15 : Schéma électrique du convertisseur Flyback.

Le comportement de la plupart des convertisseurs isolés par transformateur peut être bien
compris en modélisant le transformateur physique avec un circuit équivalent simple consistant
en un transformateur idéal en parallèle avec une inductance magnétisante. L'inductance
magnétisante doit alors suivre toutes les règles habituelles pour les inductances. En particulier,
le deuxième étage de tension doit être maintenu lorsque le circuit fonctionne en régime
permanent, cela implique que la tension moyenne appliquée sur chaque enroulement du
transformateur doit être nulle.

En mode de conduction continue, le convertisseur Flyback dispose de deux modes de


fonctionnement "interrupteur de puissance fermé – diode bloquée" et "interrupteur ouvert –
diode passante".

La relation entre la tension de sortie et la tension d‟entrée pour ce convertisseur est donnée
par l‟équation suivante :

( )

Avec :

n = N2 / N1 est le rapport de transformation du transformateur.


N1 et N2 sont les nombres de tours des enroulements primaires et secondaires.

III. 2. 3. 2. Le convertisseur Forward

Un convertisseur Forward est un type de convertisseur DC-DC qui, comme les


convertisseurs Flyback, peut fournir une tension de sortie supérieure ou inférieure à la tension

49
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

d'entrée et assurer une isolation électrique via un transformateur. Bien que plus complexe
qu'un Flyback, la conception du convertisseur Forward peut générer une puissance de sortie
plus élevée et une efficacité énergétique plus importante.

La Figure III.16 montre la configuration de base d'un convertisseur Forward.

I in I out

Vin L1 L2 C Vout

Figure III.16 : Schéma électrique du convertisseur Forward.

Le principe de fonctionnement est similaire au convertisseur Buck, mais un transformateur


supplémentaire est utilisé pour obtenir une isolation galvanique de l'entrée par rapport à la
sortie. Lorsque l‟interrupteur de puissance est fermé, l'entrée continue est appliquée à
l'enroulement primaire, alors une tension proportionnelle apparait dans le secondaire du
transformateur. Tandis que l'énergie est stockée temporairement avec le convertisseur Flyback
avant qu'elle soit transférée sur le côté secondaire, dans le convertisseur Forward, l'énergie est
transférée directement entre les côtés primaire et secondaire [37].
Pour un convertisseur Forward en mode de conduction continue, l‟expression de la tension
de sortie est donnée par:

III. 3. Génération de signaux de modulation de largeur d’impulsion MLI

Il existe diverses techniques pour réguler la tension continue à la sortie du convertisseur


DC-DC. La méthode de régulation la plus efficace consiste à intégrer la commande de
modulation de largeur d'impulsion (MLI ou PWM) dans le convertisseur à une fréquence et
un rapport cyclique spécifiés. Le dispositif de commutation commandé est généralement un
BJT, un MOSFET ou un IGBT.

Les générateurs de modulation de largeur d'impulsion sont de plus en plus appliqués dans

50
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

de nombreuses nouvelles applications électriques nécessitant des performances supérieures.


Récemment, les développements dans l'électronique de puissance et dans la technologie des
semi-conducteurs permettent d‟avoir des améliorations principales dans les systèmes
électroniques de commande. Par conséquent, différentes techniques et configurations de
circuits de commandes par les signaux de modulation de largeur d'impulsion pour les
convertisseurs DC-DC sont devenues populaires et un intérêt considérable pour les
chercheurs. Un certain nombre de modèles de circuits générant les signaux de modulation de
largeur d'impulsion (MLI) sont utilisés pour obtenir des paramètres de sortie appropriés du
convertisseur.

Le signal MLI peut être généré à base de circuits analogiques ou de circuits numériques. La
méthode classique consiste à créer une technique analogique généralement basée sur la
comparaison d'une tension de commande de référence à un signal en dents de scie, de sorte
que le signal MLI de sortie résulte de la comparaison de ces signaux. Cependant, cette
technique présente une faible efficacité et la modification des paramètres du signal MLI ne
peut pas être effectuée de manière appropriée. Contrairement à la méthode analogique,
l'utilisation d'une technique numérique pour générer le signal MLI est plus facile et plus
adaptée.

III. 3. 1. Principe de commande des convertisseurs

En raison des progrès dans les dispositifs de puissance et les circuits électroniques de
commande, les convertisseurs de puissance de commutation sont largement utilisés dans des
applications industrielles pour convertir et délivrer l'énergie nécessaire aux charges. Dans de
nombreuses applications industrielles, il est souvent important de contrôler la tension de sortie
et la tension d'entrée des convertisseurs de puissance.

La commande avec la technique de modulation de largeur d'impulsion est la méthode la


plus efficace et la plus utilisée pour la régulation de la tension de sortie des convertisseurs
DC-DC et DC-AC. Lorsqu'un signal MLI est appliqué à la grille d'un commutateur de
puissance, il provoque les intervalles "travail" et "repos" du commutateur.

Les différentes techniques MLI sont la modulation de largeur d'impulsion unique, la


modulation de largeur d'impulsion multiple et la modulation de largeur d'impulsion
sinusoïdale. La première technique est la plus utilisée pour les convertisseurs DC-DC, les
deux autres techniques étant utilisées avec d'autres circuits de puissance comme les
convertisseurs de type DC-AC.

51
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Pour la commande avec la technique de modulation de largeur d'impulsion unique, il n'y a


qu'une seule impulsion par cycle et la largeur de l'impulsion varie pour commander la tension
de sortie. Toutefois, Les circuits de génération de signaux MLI peuvent être classés comme
suit:
- Générateurs de signaux MLI analogiques

- Générateurs de signaux MLI numériques

III. 3. 2. Les générateurs de signaux MLI analogiques

La manière classique pour construire un modulateur de largeur d'impulsion est d'utiliser un


comparateur et de comparer une tension de référence d'entrée à un signal triangulaire ou à un
signal en dents de scie, obtenant ainsi une relation linéaire entre l'amplitude de la tension
d'entrée de référence et la largeur d'impulsion.

Chaque fois que le signal en dents de scie passe d‟une valeur inférieure à la référence Vref à
une valeur supérieure, ou inversement, la tension de sortie du comparateur change
brusquement son état. Si la tension de référence Vref est supérieure au signal en dents de scie,
l'état du signal MLI sera haut. D'autre part, Si la référence Vref est inférieure au signal en dents
de scie, l'état du signal MLI sera bas. La modification des valeurs de la tension de référence
Vref varie le rapport cyclique du signal de sortie MLI.

Le circuit analogique classique de génération de signaux MLI et ses formes d'onde sont
respectivement représentés sur les Figure III.17 et III.18.

Le rapport cyclique «D» peut être défini comme suit:

Où ton et T sont respectivement la largeur de l'impulsion positive du signal de sortie (sec), et


la période de chaque impulsion de sortie (sec).

Vref

Comparateur
MLI
Dents de scie

Figure III.17 : Générateur analogique de MLI.

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Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Dents de scie
Vref

MLI

Figure III.18 : Formes d'onde du générateur analogique de MLI

Les générateurs MLI analogiques peuvent également être réalisés par des circuits
multivibrateurs qui peuvent être basés sur des transistors, des amplificateurs opérationnels ou
des circuits temporisateurs NE555.

III. 3. 3. Les générateurs de signaux MLI numériques

Le circuit analogique utilisé pour générer les ondes MLI ne permettra pas de faire les
modifications souhaitées au système facilement. Pour résoudre ce problème, un circuit
numérique doit remplacer le circuit analogique où l'amplitude, la fréquence et le rapport
cyclique peuvent être modifiés en effectuant des changements par programmation. Le circuit
numérique peut être basé sur un Microcontrôleur, un DSP ou tout autre élément numérique
programmable ayant suffisamment d'espace mémoire, de convertisseur analogique-numérique
et de sortie MLI. Si le signal d'entrée est numérique, il est préférable d'appliquer une
modulation numérique directe puisque la génération analogique nécessiterait un convertisseur
numérique-analogique entraînant plus de pertes en efficacité.

Le signal d'entrée du modulateur numérique est souvent modulé en code d'impulsion, ce qui
signifie que les données arrivent uniformément et représentent l'amplitude du signal d'origine
avec un mot binaire.

Il faut noter que même en utilisant un circuit numérique, nous ne pouvons pas avoir un
signal idéal; Chaque impulsion du signal MLI est caractérisée par de nombreux facteurs
comme ses temps de montée et de descente.

III. 3. 4. Conception d’un générateur de signaux MLI numérique

La Figure III.19 représente le schéma synoptique du générateur de signaux MLI numérique

53
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

proposé. Le circuit est constitué d'un microcontrôleur, d'un étage d'amplification basé sur un
transistor fonctionnant en mode de commutation et d'un circuit „Driver‟, ce qui génère les
deux signaux MLI avec leurs paramètres appropriés.

f A
D Microcontrôleur
D C
PWM 5-0

Amplification
PWM 10-0

Driver

HO LO
PWM 10-0 PWM 10-0

Figure III.19 : Schéma synoptique du générateur de signaux MLI numérique

Le schéma électrique général du cicruit de génération de signaux MLI est illustré dans la
Figure III.20.

Figure III.20 : Schéma électrique général du générateur de signaux MLI proposé

Le microcontrôleur utilisé dans cette application est un PIC18f4550 (Figure III.21) qui est
équipé d'un convertisseur analogique-numérique ce qui permet d'insérer les valeurs de la

54
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

fréquence et du rapport cyclique entrées par deux potentiomètres. Ce circuit programmable


possède également une sortie MLI. Le code est édité avec un logiciel de compilation et
ensuite transféré au microcontrôleur, ce code est la traduction de l'algorithme du générateur
numérique proposé qui est donné dans la Figure III.22.

Figure III.21 : Brochage du PIC 18f4550

ADC Configuration

ADC Read “ f1 ”
ADC Read “ D1 ”

Chargement de la fréquence ( f1 )

Chargement du rapport cyclique ( D1 )

ADC Read “ f2 ”
ADC Read “ D2 ”

Non f2 ≠ f1 Oui

Non Oui
D2 ≠ D1

D1 = D2 f1 = f2

Figure III.22 : L‟algorithme de base du circuit générateur de signaux MLI proposé.

55
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Un circuit d'amplification basé sur un transistor en mode de commutation est utilisé pour
amener le signal MLI à une amplitude apte à fonctionner avec le Driver IR2111 (Figure
III.23). Ce dernier étant un circuit driver de MOSFET & IGBT à haute tension et à haute
vitesse, il génère deux signaux MLI complémentaires et régulés (HO et LO) afin d‟être
utilisés pour commander les commutateurs de puissance.

Figure III.23 : Brochage du Driver IR2111

La carte électronique du circuit générateur de signaux MLI réalisé est représentée sur la
Figure III.24 [28-39].

Figure III.24 : La carte électronique du circuit générateur de MLI proposé.

La fréquence de commutation du signal MLI d'un premier test est choisie égale à 30 kHz.
Le rapport cyclique (de HO) est de 42,5%. Cette configuration matérielle utilise un
oscilloscope ayant un port USB, de sorte qu'il permet d'enregistrer les signaux obtenus à partir
du circuit. La Figure III.25 représente la courbe du signal de modulation de largeur
d'impulsion générée par le microcontrôleur.

56
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Le signal MLI généré a été amplifié en utilisant la fonction de transistor en commutation; le


signal obtenu est illustré sur la Figure III.26. Ce signal MLI a été zoomé pour montrer son
temps de montée et son temps de descente, ceux-ci sont illustrés respectivement sur les
Figures III.27 et III.28. Le signal obtenu est injecté au driver qui régule sa forme et génère
deux signaux complémentaires; ceux-ci sont représentés sur les Figures III.29 et III.30. Des
zooms de l'un d'entre eux sont donnés sur les Figures III.31 et III.32.

Figure III.25 : Signal MLI - sortie du microcôntroleur.

Figure III.26 : Signal MLI amplifié – sortie du transistor.

57
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Figure III.27 : Zoom du signal MLI amplifié – sortie du transistor (Temps de montée).

Figure III.28 : Zoom du signal MLI amplifié – sortie du transistor (Temps de descente).

Figure III.29 : Sortie HO - MLI du driver IR2111

58
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Figure III.30 : Sortie LO - MLI du driver IR2111

Figure III.31 : Zoom de sortie HO – MLI (temps de montée)

Figure III.32 : Zoom de sortie HO – MLI (temps de descente)

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Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

III. 3. 5. Commande d’un convertisseur SEPIC par le générateur MLI proposé

Un essai avec un convertisseur DC-DC (SEPIC) utilisant ce générateur MLI a été fait pour
avoir plus de preuves sur la performance de la technique proposée.

La Figure III.33 montre le schéma électrique de base du convertisseur SEPIC testé. Les deux
inductances couplées de ce convertisseur L1 et L2 sont choisies à être identiques de valeur
150μH. Le SEPIC est constitué aussi d‟un condensateur d'entrée Cin =330μF, d‟un
condensateur de couplage AC, Cc =220μF, d‟un condensateur de sortie Cout =2200μF, d‟une
diode et d‟un commutateur de puissance qui est choisi à être un N-Channel Power MOSFET
IRFP 150. Le circuit SEPIC réalisé est montré dans la Figure III.34.

La relation entre la tension d'entrée et la tension de sortie du convertisseur suit l'expression


suivante:

Où est le rendement du convertisseur (%).

La tension d'entrée du convertisseur est choisie égale à 13,72 volts. L‟allure de la tension de
sortie du SEPIC est illustrée sur la Figure III.35, et son zoom est montré sur la Figure III.36.
Ceux-ci sont pris pour une fréquence de commutation égale à 30 kHz et un rapport cyclique
de 42,5%.

Le circuit proposé génère des signaux de contrôle MLI de bonne qualité et de très faibles
temps morts, ce qui rendent les réponses du SEPIC parfaites, contrairement lorsqu'on utilise le
générateur simple à transistor ou à amplificateur opérationnel en mode comparateur [39].

L1 Cc d

Cin Cout
IRFP 150 N
Vin L2 Vout

MLI

Figure III.33 : Schéma électrique du SEPIC testé

60
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Figure III.34 : Carte électronique du circuit SEPIC réalisé

Figure III.35 : Tension de sortie du SEPIC

Figure III.36 : Zoom de la tension de sortie du SEPIC

61
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Le convertisseur DC-DC a été testé sous une tension d'entrée constante "Vin" égale à 13,72
volts et deux signaux MLI ayant des fréquences différentes, 30 kHz / 50 kHz et un rapport
cyclique variable D allant de 20% à 60% avec un pas de 5%.

Le Tableau III.1 montre les tensions de sortie "Vout" obtenues pour différentes valeurs du
rapport cyclique.

TABLEAU III.1
Tensions de sortie obtenues
F = 30 kHz F = 50 kHz
D (%) Vout (v) Vout (v)
20 05.3 04.1
25 06.8 05.0
30 08.6 06.6
35 10.1 07.5
40 11.9 08.9
45 13.6 10.9
50 15.5 13.4
55 17.3 16.9
60 20.3 20.9

Nous remarquons que les tensions mesurées à la sortie du convertisseur SEPIC pour une
fréquence de commutation de 30 kHz sont un peu plus supérieures à celles obtenues pour
une fréquence de 50 kHz. Cela est dû aux pertes résultantes au niveau des commutateurs de
puissance qui s‟échauffent davantage en fonction de la fréquence de commutation, et donc le
rendement de la conversion sera moins important si on applique une fréquence de 50kHz au
lieu de 30KHz, mais cela peut être remédié ou réduit si nous couplons un système de
refroidissement aux commutateurs de puissance.

III. 4. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons montré l‟importance des convertisseurs DC-DC en présentant
les différents types et configurations de ces derniers. Nous avons commencé par les
convertisseurs à stockage inductif où nous avons expliqué les modes de fonctionnement des
trois convertisseurs Buck, Boost et Buck-Boost. Une partie de ce chapitre était consacrée aux
convertisseurs à stockage capacitif : SEPIC, ZETA et Ćuk ; en plus d‟une présentation
simplifiée des convertisseurs isolés Flyback et Forward.

62
Chapitre III : Les convertisseurs DC-DC et la commande par la technique de modulation de largeur d’impulsion

Nous nous sommes aussi intéressés dans ce chapitre aux techniques de commande des
convertisseurs DC-DC par les signaux de Modulation de Largeur d‟Impulsion (MLI). Nous
avons considéré des circuits de génération de ces signaux qui peuvent être analogiques où
numériques, ou nous avons montré l‟avantage du circuit numérique par rapport au circuit
analogique. Nous avons aussi proposé un algorithme d‟une méthode numérique pour réaliser
un générateur de signaux MLI à paramètres variables qui est capable de fournir des signaux
ayants de très faibles temps morts. Les résultats expérimentaux obtenus à partir des essais
effectués sur un convertisseur de type SEPIC ont été présentés dans ce chapitre.

63
CHAPITRE IV
Techniques de poursuite du point de puissance
maximum (MPPT) et régulation du Bus DC
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

IV. 1. Introduction

Les techniques de suivi du point de puissance maximale (MPPT) sont des systèmes qui
permettent d’extraire la puissance maximale du générateur. Cette puissance maximale change
en fonction de certaines variables telle que la vitesse du vent pour le générateur éolien, et
l’éclairement et la température pour le générateur photovoltaïque. Les techniques MPPT sont
généralement insérées aux convertisseurs de puissance le plus souvent les convertisseurs
DC-DC ou ces techniques génèrent les signaux de commande qui permettent d’avoir les
paramètres optimaux correspondant à la puissance maximale [40-41].

Dans ce chapitre nous présenterons les techniques de poursuite du point de puissance


maximale (MPPT) pour les deux systèmes de production d’énergie : photovoltaïque et éolien.
Nous parlerons aussi de la configuration du système hybride et du système de régulation pour
maintenir le bus DC en une tension fixe.

Pour les méthodes MPPT destinées au système PV nous commencerons tout d’abord par
présenter les techniques les plus simples à savoir : la méthode de la tension constante, la
méthode basée sur la tension en circuit ouvert et la méthode basée sur le courant de court-
circuit. Ensuit nous présenterons les algorithmes MPPT de la méthode Incrémentale de
Conductance et la méthode de Perturbation et Observation. Deux autres méthodes
d’extraction de la puissance maximale seront aussi considérées ; ces techniques sont basées
sur la logique floue et les réseaux de neurones.

Pour les méthodes MPPT destinées au système éolien nous présenterons les trois
techniques les plus communes qui sont : le contrôle de la vitesse spécifique TSR, le contrôle
du Feedback de la puissance PSF et la méthode HCS (P&O). Cette méthode sera utilisée aux
simulations dans le chapitre suivant.

Une nouvelle configuration d’un système hybride photovoltaïque-éolien qui délivre un


courant de sortie de forme DC à tension fixe sera proposée. Et nous monterons la technique
utilisée pour réguler la tension de sortie du système en présentant l’algorithme proposé et en
expliquant son processus.

64
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

IV. 2. Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT)

Les techniques MPPT sont des méthodes intelligentes permettant de poursuivre le point de
puissance maximale pour les générateurs d’énergie électrique qui fournissent des puissances
ayant des courbes variables. Les contrôleurs MPPT permettent aux générateurs à fonctionner
près des points de puissance maximale qui changent en fonction de certains paramètres.

Pour la plupart des contrôles MPPT et pour atteindre la convergence dans de bonnes
conditions, quel que soit l'algorithme utilisé, il est nécessaire que les caractéristiques des
courbes de puissance délivrées par le générateur soient constantes ou variantes lentement. Si
cette hypothèse n'est pas respectée (changements brutaux dans les conditions d'exploitation),
le système peut diverger. Des changements brutaux des paramètres d’influence sur le
générateur et de la charge peuvent se produire à tout moment et la fréquence de ces
changements dans la plupart des cas n'est pas prévisible. Ainsi, le générateur peut à tout
moment avoir sa caractéristique de courbe de puissance et donc son point de puissance
maximale. Alors, le choix de la technique MPPT à implémenter dans un système de puissance
doit se faire en étudiant le comportement de tout le système et en prenant les pas de variation
et le temps de réponse en considération [42].

IV. 2. 1. Techniques MPPT pour le système photovoltaïque

La Figure IV.1 montre le schéma synoptique d'un système photovoltaïque basé sur un
convertisseur DC/DC et contrôlé par MPPT. L'énergie électrique produite par le générateur
photovoltaïque est transférée à la charge à l’aide d’un convertisseur MPPT. Ce dernier prend
généralement en compte uniquement les variations d'entrée y compris la tension d'entrée lors
du suivi du point de puissance maximale en suivant un algorithme approprié [43].
Dans ce qui suit nous expliquerons quelques méthodes MPPT pour le système photovoltaïque.

Générateur + Convertisseur + Charge


Photovoltaïque _ DC/DC _ DC
Signal MLI
Vg Contrôle
Ig
MPPT

Figure IV.1 : Schéma synoptique d'un système photovoltaïque à MPPT

65
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

IV. 2. 1. 1. Méthode de la tension constante

Cette méthode est basée sur la comparaison de la tension de sortie du générateur VG à une
tension de référence Vref prédéterminée pour ajuster le rapport cyclique D du convertisseur
DC-DC. La tension de référence correspond à la moyenne des tensions qui représentent le
point de puissance maximale identifié par des tests sous différentes conditions de
l’éclairement et de la température [44].

Le principe de l'algorithme de cette méthode est très simple tel qu’il est représenté sur la
Figure IV.2 :
 Si la tension VG est supérieure à la tension de référence, le point de fonctionnement
se trouve à droite du MPP, donc le rapport cyclique sera décrémenté.
 Et si elle est inférieure, le point de fonctionnement se trouve à gauche du MPP,
donc le rapport cyclique sera incrémenté.

Initialisation de D

Mesure de VG

Non Oui
VG = Vref

Non Oui
VG > Vref

D =D + ΔD D =D - ΔD

Figure IV.2 : Algorithme MPPT de la méthode de la tension constante

IV. 2. 1. 2. Méthode basée sur la tension en circuit ouvert

Cette méthode est basée sur l'observation du rapport entre la tension du générateur à la
puissance maximale VMPP et sa tension en circuit ouvert VCO. Il doit être maintenu constant.

VMPP / VCO = k1

66
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

La mise en œuvre de cette méthode est simple et peu coûteuse. Elle peut être réalisée avec
un seul capteur de tension pour mesurer la tension du générateur, mais son efficacité est
relativement faible par rapport à d'autres méthodes en raison de l'utilisation de la constante
"k1" qui est calculée approximativement. Cette constante dépend de la technologie de
fabrication des modules photovoltaïques, du facteur de forme et des conditions
météorologiques. Généralement elle varie de 0,75 à 0,80. L'algorithme de cette méthode est
donné dans la Figure IV.3 [45].

Mesure de Vco
Calcul de VMPP

Initialisation de D

Mesure de VG

Non Oui
VG = VMPP

Non Oui
VG > VMPP

D = D + ΔD D = D - ΔD

Non Oui
Actualiser ?

Figure IV.3 : Algorithme basé sur la tension en circuit ouvert

IV. 2. 1. 3. Méthode basée sur le courant de court-circuit

La méthode du courant de court-circuit est similaire à celle présentée ci-dessus. Elle est
basée sur l'observation du rapport entre le courant du générateur à la puissance maximale IMPP
et son courant de court-circuit Icc. Ce rapport doit être toujours maintenu constant.

IMPP / ICC = k2

La constante « k2 » est comprise entre 0,78 et 0,92. Cela dépend de la technologie de


fabrication du générateur photovoltaïque, du facteur de forme et des conditions

67
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

météorologiques. Cette méthode a les mêmes avantages et malheureusement les mêmes


inconvénients que celle basée sur la tension en circuit ouvert. L'algorithme de cette méthode
est donné dans la Figure IV.4 [45].

Mesure de Icc
Calcul de IMPP

Initialisation de D

Mesure de IG

Non Oui
IG = IMPP

Non Oui
IG > IMPP

D = D - ΔD D = D + ΔD

Non Oui
Actualiser ?

Figure IV.4 : Algorithme basé sur le courant de court-circuit

IV. 2. 1. 4. Méthode Incrémentale de Conductance

Cette technique se base sur la connaissance du changement de conductance du générateur


photovoltaïque et son impact sur la position du point de fonctionnement par rapport au point
de puissance maximale "MPP". Ainsi, la conductance "G" du générateur photovoltaïque est
définie par le rapport entre le courant et la tension du générateur :

G=IG/VG

Et un changement de base (incrémentation) de conductance peut être défini par la relation


suivante :

dG=dIG/dVG

D'autre part, l'évolution de la puissance du générateur "PG" par rapport à la tension du


générateur "VG" localise la position du point de fonctionnement par rapport au "MPP" :

68
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

 Si dPG / dVG > 0 : le point de fonctionnement est à gauche de "MPP",


 Si dPG / dVG = 0 : le point de fonctionnement est sur le "MPP",
 Si dPG / dVG < 0 : le point de fonctionnement se trouve à droite de "MPP" [46].

La dérivée de la puissance "dPG/dVG" peut être décrite par l'équation (IV.5):

Par conséquent, nous pouvons écrire de nouvelles conditions sur le changement de


conductance en tant que celles dérivées de la puissance :

 Si ΔIG /ΔVG > -IG / VG : le point de fonctionnement est à gauche de "MPP",


 Si ΔIG /ΔVG = -IG / VG : le point de fonctionnement est sur le "MPP",
 Si ΔIG /ΔVG < -IG / VG : le point de fonctionnement se trouve à droite de "MPP" [34].

L'algorithme de la méthode Incrémentale de Conductance est illustré sur la Figure IV.5

Initialisation de D

Mesure de Vk & Ik
Calcul dePk

D = D + ΔD

Mesure de Vk+1 & Ik+1


Calcul de Pk+1

∆I = Ik+1 - Ik ∆V = Vk+1 - Vk
∆G = ∆I/∆V G = Ik+1 / Vk+1

Non Oui
∆V = 0
Non Oui Non Oui
∆G = - G ∆I = 0
Non Oui Non Oui
∆G > - G ∆I > 0

D =D - ΔD D =D + ΔD D =D - ΔD D =D + ΔD

Vk= Vk+1 Ik=Ik+1 Pk= Pk+1

Figure IV.5 : Algorithme de la technique Incrémentale de Conductance

69
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

IV. 2. 1. 5. Méthode Perturbation et Observation

Le contrôle basé sur la méthode Perturbation et Observation est une technique MPPT avec
une contre réaction de la puissance et c'est une méthode MPPT très utilisée pour les systèmes
fonctionnant à puissance variable en raison de son efficacité et de sa simplicité
d'implémentation. Elle est basée, comme son nom l'indique, sur l'introduction d'une
perturbation sur le système et l'observation de son effet sur la puissance. L'observation de la
puissance permet ensuite de prendre une décision sur la prochaine perturbation à introduire,
s'il y a eu une augmentation de puissance, la perturbation se poursuivra dans la même
direction, sinon elle sera inversée [47].

Pour les systèmes photovoltaïques, le principe des algorithmes MPPT qui utilisent la
méthode P&O consiste à perturber la tension du générateur "VG" avec une petite amplitude
autour de sa valeur initiale et d'analyser le comportement de la variation de puissance
résultante "PG", on peut en déduire que si un accroissement positif de "VG" Génère une
augmentation de "PG", cela signifie que le point de fonctionnement se trouve à gauche du
"MPP". Si, cependant, la puissance diminue, cela implique que le système a dépassé le MPP.
Un raisonnement similaire peut être effectué lorsque la tension diminue.

À partir de ces différentes analyses sur l'impact d'une variation de tension sur la
caractéristique de la courbe P-V, il est alors facile de localiser le point de fonctionnement à
partir du MPP et de le converger à la puissance maximale par une séquence de contrôle
appropriée.

Si une augmentation brutale de l'irradiation solaire est produite, nous aurons une
augmentation de la puissance du panneau, l'algorithme réagit comme si cette augmentation
était produite par l'effet de la perturbation précédente, alors qu'elle continue dans la même
direction qui est fausse ; elle s'éloigne du vrai point de puissance maximale. Ce processus se
poursuit jusqu'à la stabilité de l'éclairement solaire, où le point de fonctionnement revient au
point de puissance maximale réel. Cela entraîne un retard de réponse lors des changements
soudains dans les conditions de fonctionnement et génère des pertes en puissance [48].

L'algorithme de la méthode Perturbation et Observation est illustré sur la Figure IV.6.

70
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

Initialisation de D

Mesure de Vk & Ik
Calcul de Pk

D = D + ΔD

Mesure de Vk+1 & Ik+1


Calcul de Pk+1

Non Oui
Pk+1>Pk
Non Oui
Pk+1<Pk

No Oui Non Oui


Vk+1>Vk Vk+1>Vk

Non Oui Non Oui


Vk+1<Vk Vk+1<Vk

D =D - ΔD D =D + ΔD D =D + ΔD D =D - ΔD

Vk= Vk+1 Ik=Ik+1 Pk= Pk+1

Figure IV.6 : Algorithme de la technique Perturbation et Observation (P&O)

IV. 2. 1. 6. Méthodes basées sur la Logique floue

Les contrôleurs logique floue (Fuzzy Logic) sont des techniques plus avancées
fonctionnent avec des entrées imprécises et ne nécessitent pas de modèle mathématique précis
et peuvent gérer la non-linéarité [49].
Ce type de contrôle se compose généralement de trois blocs:

 Fuzzification.
 Système d’Inférences.
 Défuzzification.

La Figure IV.7 représente le schéma bloc d’un contrôleur fonctionnant par la logique floue.

71
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

Variables Entrées Sorties Variables


d’entrée floues floues de sortie
FUZZIFICATION INFERENCE DEFUZZIFICATION

Règles

Figure IV.7 : Schéma bloc d'un contrôleur logique floue

Durant la phase de Fuzzification, les variables d'entrée sont convertis en variables


linguistiques flous en suivant la fonction d'appartenance, comme le montre l’exemple présenté
dans la Figure IV.8 [50].

Dans ce contrôleur, cinq niveaux flous sont utilisés:

 NG (négatif grand),
 NP (négatif petit),
 ZE (Zéro ou proche de zéro),
 PP (Positive petit),
 PG (Positive grand).

Dans la Figure IV.8 : a et b sont basés sur la gamme des valeurs de la variable numérique.

NG NP ZE PP PG

-b -a 0 a b
Variable numérique

Figure IV.8 : Fonction d'appartenance pour les entrées et les sorties du contrôleur logique floue

72
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

Habituellement, les entrées du contrôleur MPPT logique flou ont une erreur (Er). Un
changement d'erreur (△Er) et son approximation peuvent être effectués. Er et △Er sont
donnés respectivement par les équations IV.6 et IV.7 qui considère le fait que dP/dV disparaît
au MPP.

Après avoir calculé et converti les valeurs de Er et △Er en variables linguistiques, la sortie
du contrôleur logique floue, qui est généralement une modification du rapport cyclique d’un
signal PWM d’un convertisseur de puissance, peut être recherchée dans un tableau basé sur
des règles tel qu’il est représenté dans le Tableau IV.1 [50].

TABLEAU IV.1
Règles - logique floue

E/△E NG NP ZE PP PG

NG ZE ZE NG NG NG
NP ZE ZE NP NP NP
ZE NP ZE ZE ZE PP
PP PP PP PP ZE ZE
PG PG PG PG ZE ZE

Les variables linguistiques attribuées au rapport cyclique sont pour différentes


combinaisons de Er et △Er qui sont en fonction du convertisseur de puissance spécifique
utilisé et aussi de la connaissance de l'utilisateur. Si par exemple un point de fonctionnement
est loin à gauche du MPP (c'est-à-dire Er est à PG) et △Er est à ZE (Erreur Zéro), un grand
pas de changement du rapport cyclique (PG) est requis pour atteindre le MPP.

Dans le stade de la defuzzification, la sortie du contrôleur logique floue est convertie d'une
variable linguistique en une variable numérique à l'aide d'une fonction d'appartenance comme
dans la Figure IV.8. La defuzzification fournit également un signal analogique qui contrôlera
l'étage du convertisseur de puissance pour atteindre le MPP.

73
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

La technique MPPT basée sur le contrôleur de la logique floue donne une bonne
performance dans des conditions atmosphériques variables, mais son efficacité dépend de la
sélection du bon calcul d'erreur et de la création de la table des règles [51].

IV. 2. 1. 7. Méthodes basées les réseaux de neurones

L'utilisation d'un réseau neuronal est une autre méthode qui peut être utilisée pour la mise
en œuvre de MPPT. Les réseaux neuronaux ont généralement trois couches. À savoir : la
couche d’entrée, la couche cachée et la couche de sortie, comme le montre la Figure IV.9.

Le nombre de nœuds dans chaque couche dépend de l'utilisateur et peut donc varier. Les
variables d'entrée pour un réseau neuronal pourraient être les paramètres du générateur
photovoltaïque comme la tension Vco et le courant Icc, des données atmosphériques comme
l’éclairement et la température ou une combinaison de ceux-ci.

La sortie est généralement un ou plusieurs signaux de commande comme un signal PWM à


rapport cyclique variable utilisé pour commander le convertisseur de puissance pour lui faire
fonctionner à proximité du MPP. Le rendement du MPPT dépend de l'algorithme utilisé dans
la couche cachée et de la qualité du réseau neuronal [52].

Sortie
Entrées

i
wij j

Couche d’entrée Couche cachée Couche de Sortie

Figure IV.9 : Exemple d’un réseau neuronal

Comme le montre la Figure IV.9, le lien entre les nœuds i et j est marqué comme ayant un
poids de wij. Pour identifier avec précision le MPP, wij doit être soigneusement déterminé par

74
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

une formation appropriée où la matrice photovoltaïque est testée sur des mois ou des années et
les profils entre les entrées et les sorties du réseau neuronal sont enregistrés.

Un réseau neuronal doit être spécialement formé pour le générateur photovoltaïque avec
lequel il sera utilisé en fonction des caractéristiques du panneau. Étant donné que les
propriétés du panneau PV changent avec le temps, le réseau neuronal doit être mis à jour
périodiquement afin de fournir un MPPT précis [53].

IV. 2. 2. Techniques MPPT pour le système éolien

Les algorithmes MPPT pour les systèmes de conversion d’énergie éolienne « WECS » sont
principalement classés en trois catégories:

 Contrôle de la vitesse spécifique (TSR) “Tip Speed Ratio”

 Contrôle de Feedback de la puissance (PSF) “Power Signal Feedback”

 La recherche Hill-Climb (HCS) “Hill-Climb Search”

IV. 2. 2. 1. Le contrôle TSR

La méthode de contrôle TSR régule la vitesse de rotation du générateur afin de maintenir


la vitesse spécifique à la valeur optimale (λopt) et extraire la puissance maximale de la turbine.
Cette méthode nécessite une connaissance de la vitesse du vent, de la vitesse de rotation de la
turbine et du TSR optimal, qui peut être déterminé expérimentalement ou théoriquement afin
de rechercher le point de puissance maximale.

La différence entre le TSR optimal et sa valeur réelle est transmise au contrôleur qui
génère les signaux de commande. Ces derniers permettent au générateur de tourner à sa
vitesse optimale correspondante à la puissance maximale. Un schéma bloc général d’un
système éolien à contrôle TSR est illustré dans la Figure IV.10 [54].

75
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

Convertisseur Charge
G
de puissance
v

v 𝝀𝒐𝒑𝒕 Ω* +_ Contrôleur
𝑹
Ω

Figure IV.10 : Schéma bloc général d’un système éolien à contrôle TSR

IV. 2. 2. 2. Le contrôle PSF

Le contrôle PSF génère un signal de puissance de référence pour maximiser la puissance


de sortie. Cependant, il nécessite la connaissance de la courbe de puissance maximale de
l'éolienne, qui peut être obtenue à partir de résultats expérimentaux ou de simulations.

En utilisant la vitesse du vent ou la vitesse du rotor comme entrée, la puissance de


référence est générée en utilisant la courbe de puissance maximale enregistrée, ou en utilisant
l’équation de la puissance mécanique. La méthode de contrôle PSF régule la puissance de la
turbine pour la maintenir à une valeur optimale afin que le coefficient de puissance Cp soit
toujours à sa valeur maximale. La Figure IV.11 montre le schéma bloc général d’un système
éolien à contrôle PSF [55].

Convertisseur Charge
G
de puissance
v

Ω Popt +_ Commande

Figure IV.11 : Schéma bloc général d’un système éolien à contrôle PSF

76
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

IV. 2. 2. 3. Le contrôle HCS

Le contrôle HCS (Hill-Climb Search) ou P&O (Perturbation and Observation) est utilisé
pour rechercher et extraire en permanence la puissance maximale de l'éolienne. Ce système de
contrôle est généralement basé sur la perturbation de la vitesse de l'arbre de la turbine avec de
petits pas et l'observation de la variation de la puissance mécanique de la turbine.

Il consiste à monter la courbe Pm (Ω) dans la direction d'augmentation de la puissance


mécanique en faisant varier la vitesse de rotation avec un petit pas incrémentale pour réduire
l'oscillation autour du MPP. Pour une vitesse de vent donnée, la puissance mécanique
maximale est la solution de l'équation non linéaire donnée par (dPm/dΩ = 0). La taille du pas
d’incrémentation est le principal facteur déterminant l'amplitude des oscillations.

Dans la méthode HCS, des signes de la variation de la vitesse du générateur (ΔΩ) et de la


variation de la puissance de sortie par rapport à la vitesse du générateur (ΔP/ΔΩ) sont
calculés. La vitesse de l'arbre est incrémentée si (ΔΩ > 0) avec des petits pas aussi longtemps
que ΔP/ΔΩ > 0 ; ou décrémenté si (ΔΩ < 0) avec des petits pas pour ΔP/ΔΩ < 0. Ceci est
poursuivi jusqu'à ce que le MPP soit atteint (c'est-à-dire ΔP/ΔΩ = 0) [56].

En cas d'incrémentation, la vitesse de la turbine entraîne (ΔP/ΔΩ < 0) et la diminution de la


vitesse de la turbine entraîne (ΔP/ΔΩ > 0) alors la direction du changement de vitesse de la
turbine doit être inversée.

Un système éolien dont le point de puissance maximale est suivi en utilisant l'algorithme
de principe de Perturbation et Observation peut être configuré comme il est montré sur le
schéma bloc représenté dans la Figure IV.12.

La variation de la vitesse du rotor du PMSG pourrait être effectuée en faisant varier le


courant et la tension de sortie du générateur qui sont liés au couple mécanique et à la vitesse
de rotation de la turbine. La tension et le courant de ce générateur pourraient également être
ajustés en faisant varier la sortie du redresseur AC-DC [57].

77
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

Redresseur
AC/DC Convertisseur Charge
PMSG
DC/DC DC

MLI
I
Contrôle
V
MPPT

Figure IV.12 : Schéma bloc général d’un système éolien à contrôle HCS

L'algorithme P&O dans ce cas fonctionne en ajustant le rapport cyclique du signal MLI qui
commande le convertisseur DC-DC, ce qui modifie la tension de sortie du redresseur et la
vitesse du rotor de la turbine. Une valeur initiale du rapport cyclique est insérée pour mesurer
la tension et le courant et calculer la puissance résultante, puis une incrémentation du rapport
cyclique est effectuée pour observer la nouvelle puissance résultante et la comparer à la
puissance précédente pour prendre la décision d'augmenter ou de diminuer le rapport cyclique
dans la prochaine boucle. L’algorithme de la technique P&O est illustré sur la Figure IV.13.

 Si l’incrémentation du rapport cyclique produit une augmentation de puissance,


l'algorithme continue à incrémenter le rapport cyclique jusqu'à ce que la puissance
diminue.

 Si l’incrémentation du rapport cyclique produit une diminution de puissance,


l'algorithme commence à décrémenter le rapport cyclique ce qui augmente la puissance
et continue à décrémenter le rapport cyclique jusqu'à ce que la puissance diminue.

Il est nécessaire d'accorder une attention sur la façon de choisir le délai entre deux mesures
et la façon d'introduire un bon pas de variation du rapport cyclique. Choisir un grand pas de
variation rend la réponse plus rapide, mais elle crée des oscillations autour du point de
puissance maximale, ce qui signifie moins d'efficacité. D'autre part, choisir un petit pas de
variation peut donner une bonne efficacité, mais la réponse du système sera lente [58].

78
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

Début

Initialisation de D

Mesure de Vk & Ik

Calcul de Pk

D = D + ΔD

Mesure de Vk+1 & Ik+1

Calcul de Pk+1

Non Oui
Pk+1 > Pk

D = D - ΔD D = D + ΔD

Vk+1 = Vk
Ik+1 = Ik
Pk+1 = Pk

Figure IV.13 : Algorithme de la technique P&O

IV. 3. Hybridation et système de régulation

IV. 3. 1. Configuration des systèmes hybrides PV-éolien

Le système de conversion photovoltaïque et le système de conversion d’énergie éolienne


peuvent être hybridés en un seul système de production d’électricité permettant l’alimentation
de différentes charges et le stockage de l’énergie électrique. Plusieurs configurations sont
possibles pour réaliser ce système hybride selon le besoin en énergie électrique et selon la
forme du courant électrique demandé [59].

La Figure IV.14 représente le schéma synoptique du système hybride PV-éolien proposé

79
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

qui peut être utilisé pour fournir de l’énergie électrique sous frome du courant continu (DC).

Le système photovoltaïque est composé d’un générateur PV, d’un convertisseur DC-DC
contrôlé par une technique MPPT, et d’un deuxième convertisseur permettant de réguler la
tension de sortie du système. Le système éolien est composé d’une génératrice qui est couplée
à une turbine éolienne, d’un redresseur AC-DC, d’un convertisseur DC-DC à MPPT et d’un
convertisseur permettant de réguler la tension de sortie du système tout comme pour le
système PV.

L’énergie électrique fournie par les deux systèmes est transmise au bus DC qui alimente
les charges à courant continu, est permet au bloc de stockage d’emmagasiner une partie de
l’énergie fournie.

Bus DC

Convertisseur Convertisseur
Générateur
DC/DC DC/DC
photovoltaïque
MPPT V- régulation

Convertisseur Convertisseur Charges


Génératrice Convertisseur
DC/DC DC/DC DC
(éolienne) AC/DC
MPPT V- régulation

Stockage
DC

Figure IV.14 : Schéma synoptique du système hybride PV-éolien proposé

Un système de gestion et de contrôle de la totalité du système hybride doit être inséré afin
d’assurer le bon fonctionnement de ce dernier. Durant la présence de l’éclairement, le
générateur PV produit de l’énergie électrique qui peut être suffisante pour alimenter
l’ensemble de charges DC et le système de stockage, alors le générateur éolien doit être arrêté.
Et si aucune charge n’est branchée et que le bloc de stockage est au plein, les deux sources
d’énergie doivent être isolées [60].

80
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

IV. 3. 2. Stockage de l’énergie électrique

Un système de stockage est essentiel pour le système de production électrique autonome,


ou un ensemble de batteries acide/plomb peut être utilisé comme réservoir d’énergie
électrique pour maintenir l'équilibre entre la puissance générée par les deux systèmes de
conversion d’énergies renouvelables et la puissance requise au niveau des charges en suivant
le principe de charge/décharge des batteries.
Dans le système proposé dans ce travail, l’ensemble de batteries est connecté au bus DC
via un convertisseur DC-DC bidirectionnel Buck-Boost. Ce convertisseur est exploité en
mode de conduction continue, il est constitué de deux commutateurs de puissance (IGBT)
accompagnés de leurs diodes, d’une inductance L et d’un condensateur de filtrage ; son
schéma électrique est représenté sur la Figure IV.15.

Les IGBT Q1 et Q2 sont commutés d’une façon complémentaire de telle sorte que le
convertisseur fonctionne en régime permanent avec quatre intervalles. Les opérations de
circuit en régime permanent pour ces différents intervalles sont données ci-dessous:

- Intervalle 1 (Q2 ON) : dans cet intervalle, l'interrupteur inférieur Q2 est activé et
l'interrupteur supérieur Q1 est désactivé, les diodes d1 et d2 sont ouvertes. Pendant cet
intervalle, le convertisseur fonctionne en mode élévateur (Boost), l'inductance est chargée et
le courant à travers l'inductance augmente.

- Intervalle 2 (d1 ON) : pendant cet intervalle, les deux commutateurs Q1 et Q2 sont
désactivés. La diode d1 de l'interrupteur supérieur Q1 commence à conduire. Dans ce cas, le
convertisseur permet à l’ensemble de batteries d’alimenter le bus DC.

- Intervalle 3 (Q1 ON) : l'interrupteur supérieur Q1 est activé et l'interrupteur inférieur Q2


est sur désactivé, les diodes d1, d2 sont ouvertes. Pendant cet intervalle, le convertisseur
fonctionne en mode abaisseur (Buck) et transfère l’énergie électrique aux batteries.

- Intervalle 4 (d2 ON) : pendant cet intervalle, les deux interrupteurs Q1 et Q2 sont
désactivés, la diode d2 de l'interrupteur inférieur Q2 est en conduction [61].

Ces intervalles de fonctionnement sont illustrés sur la Figure IV.16.

81
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

Q1
+
d1
L
Bus DC
+
Q2 C
Batteries d2
_
_

VDC ref
Bloc de control VDC
VBAT

Figure IV.15 : Schéma du convertisseur DC-DC bidirectionnel Buck-Boost

Q1 Q1
+
d1 d1 +
L L
Bus DC
+ + Bus DC
Q2 C Q2 C
Batteries d2 Batteries d2
_
_ _ _

Intervalle 1 Intervalle 2

Q1 Q1
d1 + d1 +
L L
+ Bus DC + Bus DC
Q2 C Q2 C
Batteries d2 Batteries d2
_ _ _ _

Intervalle 3 Intervalle 4

Figure IV.16 : Intervalles de fonctionnement du convertisseur bidirectionnel

IV. 3. 3. Régulation de la tension de bus DC

Pour les deux systèmes de conversion d’énergie, le convertisseur MPPT ne prend


généralement en compte que les variables d'entrée, y compris la tension d'entrée lors du suivi
du point de puissance maximale en utilisant un algorithme approprié. Dans ce cas-là, la

82
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

tension de sortie n'est pas contrôlée et peut changer avec une valeur significative, ce qui peut
créer des risques sur les charges, en particulier celles les plus sensibles.

Pour réguler la tension de sortie d'un système de conversion, il est nécessaire d'ajouter un
autre étage de puissance qui effectue cette fonction juste après le stade du convertisseur
MPPT, la commande de régulation utilise un algorithme qui compare la tension de sortie avec
une référence qui est choisie pour être atteinte.

Il est vrai que l'utilisation de deux convertisseurs de puissance peut augmenter les pertes du
circuit mais c'est toujours le meilleur choix à prendre pour réguler la tension de sortie et
protéger certaines charges.

La Figure IV.17 représente un schéma synoptique d’un système de régulation de la tension


de sortie ; il est basé sur un convertisseur DC-DC Buck-Boost contrôlé par la technique de
modulation de largeur d'impulsion (PWM) qui génère des signaux selon les paramètres
imposés par le bloc de régulation.

Bus DC

Convertisseur
Source DC + Charge
_
DC/DC
Non-régulée DC
Buck-Boost

V1 V2
Bloc de
Régulation Vref

Figure IV.17 : Régulation de la tension de sortie d’un convertisseur Buck-Boost

La régulation de la tension de sortie est assurée par le bloc de contrôle du convertisseur


DC/DC qui utilise l'algorithme représenté sur la Figure IV.18. Si on prend en compte le
rendement en tension du convertisseur, l'équation (III.12) sera écrit comme suit:

( )

83
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

Et donc, le rapport cyclique est le paramètre principal qui permet d’effectuer des variations
au niveau de la tension de sortie en suivant la tension de référence. Le rendement peut être
écrit comme suit:

( ) ( )

Début

Initialisation de D

Mesure de V1

Lecture de Vref

Introduire D
Vref /(V1+ Vref)

Pause

Mesure de V2

Non V2 > Vref Oui

Non Oui
V2 < Vref

D = D + ΔD D = D - ΔD

Mesure de V1

η = (1/D-1) (V2/V1)

Non Oui
η > η min

Figure IV.18 : Algorithme de régulation de la tension de sortie

84
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

L'algorithme commence par l'initialisation du rapport cyclique à une valeur choisie, puis la
mesure de la tension d'entrée et la lecture de la tension de référence insérée sont nécessaires
pour introduire le rapport cyclique correspondant au cas optimal [30].

Après cela, un délai est important avant de mesurer la tension de sortie car le système a
besoin de temps pour réagir. La valeur de la tension de sortie obtenue est comparée à la
tension de référence :

 si la tension de sortie est plus grande, le rapport cyclique doit être incrémenté d’un
pas;

 Et si elle est inférieure, le rapport cyclique doit être décrémenté d’un pas.

À la fin de l'algorithme, la mesure de la tension d'entrée est nécessaire pour calculer le


rendement en tension et s'assurer que sa valeur est supérieure à une valeur minimale, sinon,
l'algorithme est réinitialisé [30].

IV. 4. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté des méthodes utilisées pour la poursuite du point de
puissance maximale (MPPT) pour les deux systèmes : photovoltaïque et éolien. Pour le
système photovoltaïque, nous avons présenté la technique de la tension fixe, les algorithmes
les plus simples qui sont basées sur la tension en circuit ouvert et le courant de court-circuit,
ainsi que les algorithmes de la technique Perturbation & Observation et la technique
Incrémentale de Conductance. Nous avons aussi présenté deux techniques intelligentes
basées sur la logique floue et les réseaux de neurones.

Une partie de ce chapitre était consacrée aux techniques MPPT les plus utilisées dans le
système éolien. Nous avons donné les schémas bloc et les principes de fonctionnement de la
technique de contrôle de la vitesse spécifique TSR, de la technique de contrôle du Feedback
de la puissance PSF, comme nous avons aussi expliqué la méthode HCS (Perturbation &
Observation). Nous avons montré que cette dernière peut être améliorée et même insérée dans
les différents étages de la chaîne de conversion. Nous avons présenté un algorithme de la
technique P&O qui peut être utilisé dans l’étage de conversion DC-DC.

Ensuite, nous avons proposé une configuration d’un système hybride photovoltaïque-éolien
avec stockage de l’énergie sur des batteries aide/plomb en expliquant le rôle de chaque

85
Chapitre IV : Techniques de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) et régulation du Bus DC

élément. Le système proposé est capable de fournir une puissance avec un courant de sortie de
forme DC. L’avantage de cette configuration et que le Bus DC du système est maintenu à une
tension fixe grâce à la technique insérée aux convertisseurs DC-DC de réglage de la tension.
Cette technique de régulation proposée a été expliquée en montrant son algorithme de base.

86
CHAPITRE V
Résultats de simulation du système hybride
photovoltaïque-éolien proposé
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

V. 1. Introduction

L’étude des techniques de poursuite de la puissance maximale pour le système de


conversion photovoltaïque et le système de conversion d’énergie éolienne ainsi que le
développement d’une technique de régulation de la tension de sortie des systèmes de
conversion d’énergie et les différentes configurations de convertisseurs DC-DC ont été
présentés dans les chapitres précédents. La commande des convertisseurs est généralement
basée sur la technique de génération de signaux de modulation de largeur d’impulsion MLI
qui sont caractérisés par un rapport cyclique. Ce dernier est un facteur très important, une
petite variation au niveau de sa valeur peut modifier le fonctionnement et changer les
paramètres de tout le système ainsi que les courbes de variation de la puissance extraite et des
tensions de sortie et d’entrée des convertisseurs de puissance.

Dans ce chapitre nous montrerons les résultats de simulation du système hybride étudié à
l'aide de MATLAB/Simulink. Nous commencerons par la présentation des résultats obtenus
de la simulation du convertisseur Buck-Boost à double commutateur avec une source de
tension non-régulée tout en observant la réaction du convertisseur pour les deux modèles de
simulation : en boucle ouverte et en boucle fermée. Nous expliquerons l’avantage de
l’utilisation de ce convertisseur en boucle fermée pour les systèmes de conversion à MPPT.

Les résultats de simulation obtenus du système de conversion photovoltaïque seront


présentés et la technique de suivi du point de puissance maximale sera mise en test. Nous
montrerons que ce n'est pas seulement la puissance extraite qui compte, mais aussi d'autres
paramètres tels que la tension de sortie du système et le rendement de conversion de
puissance.

Le système de conversion d’énergie éolienne proposé qui est basé sur une génératrice
synchrone à aimants permanents (PMSG), sera simulé et les résultats obtenus de la simulation
avec une vitesse du vent variable seront présentés tout en observant la réaction du contrôleur
MPPT P&O ainsi que la réaction du convertisseur de régulation. Ces résultats seront et
expliqués dans la partie « commentaires ».

Le système hybride proposé sera également simulé sur une journée et cela pour voir son
comportement et la réponse du système de stockage d’énergie.

Nous terminerons le chapitre par une conclusion en résumant les travaux de simulation du
système hybride étudié.

87
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

V. 2. Description du système étudié

Le système étudié assure la conversion photovoltaïque et la conversion d’énergie éolienne


en énergie électrique sous forme d’un courant continu qui peut être utilisée directement pour
alimenter les charges DC, où à travers un onduleur pour alimenter les charges AC. La sortie
du système est reliée à un Bus DC, dont sa tension doit être maintenue fixée à 108 volts. Le
système de stockage d’électricité est composé d’un convertisseur DC-DC bidirectionnel et
d’un ensemble de batteries acide-plomb, ce qui permet d’assurer l’alimentation électrique
lorsque les deux systèmes de conversion d’énergies renouvelables sont au repos.

Les contrôleurs MPPT des deux systèmes : photovoltaïque et éolien, doivent être capables
de suivre les points des puissances maximales sous les différentes conditions atmosphériques
de niveau de l’éclairement, de la température et de la vitesse du vent.

Le schéma principal du système hybride étudié et simulé est illustré sur la Figure V.1

Panneau photovoltaïque Bus DC


Tension Fixe (108 volts)

- +
Chaîne de
conversion
photovoltaïque

Turbine éolienne

Chaîne de
conversion
d’énergie éolienne

Système de Charges
stockage
d’électricité DC

Figure V.1 : Schéma principal du système hybride étudié

88
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Le schéma bloc du système photovoltaïque qui fait partie du système hybride étudié est
représenté sur la Figure V.2. Le système est constitué des blocs suivants :

- Un générateur photovoltaïque.

- Un convertisseur DC/DC à stockage capacitif (SEPIC) contrôlé avec une technique de


suivi du point de puissance maximale MPPT.

- Un convertisseur DC/DC Buck-Boost à double interrupteur contrôlé par la technique de


modulation de largeur d'impulsion (MLI) et une technique de régulation de la tension de
sortie.

La sortie est connectée au bus DC.

Figure V.2 : Schéma bloc du système photovoltaïque étudié

La Figure V.3 illustre la configuration du système de conversion d'énergie éolienne étudié.


Ce système est constitué des blocs suivants :

- Le premier bloc dans ce système représente la turbine éolienne qui est couplée à un
générateur synchrone à aimants permanents (PMSG).

- Un convertisseur AC/DC représenté par un redresseur triphasé.

- Un convertisseur DC/DC Ćuk commandé par un signal de modulation de largeur


d'impulsion (MLI) généré à partir du contrôleur MPPT. Ce dernier nécessite les mesures
de tension et de courant pour calculer la puissance produite et déterminer le rapport
cyclique du signal MLI en suivant l’algorithme MPPT implémenté.

89
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

- Un convertisseur DC/DC Buck-Boost à double interrupteur utilisé pour assurer la


régulation de la tension de sortie.

La sortie est connectée au bus DC.

Figure V.3 : Schéma bloc du système éolien étudié

V. 3. Simulation du convertisseur Buck–Boost régulateur de tension

Le convertisseur Buck-Boost étudié a été tout d'abord simulé dans l'environnement


MATLAB/Simulink, avec une source de tension DC non régulée. La sortie du convertisseur
est connectée à une charge R-L. Deux modèles Simulink différents ont été testés : Le premier
est en mode boucle ouverte sans régulation et le second est en mode de sortie régulée.

La fréquence de commutation du convertisseur est réglée à 40 kHz. Pour la simulation en


mode boucle ouverte, le rapport cyclique est fixé à 48,8%. Pour la simulation en mode de
sortie régulée, la valeur du rapport cyclique D est introduite par le système de commande:
cela dépend de la variation de la tension d'entrée du convertisseur, sa tension de sortie, et la
tension de référence. Les deux simulations sont basées sur la perturbation de la tension
d'entrée.

Les composants des modèles simulés ont les valeurs suivantes :

L1= 20 mH,
C = 220 µF,
R = 10 Ω,
L = 500 µH.

90
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Les commutateurs utilisés sont des transistors à effet de champs MOSFETs. Les modèles de
simulation du Buck–Boost sont illustrés dans Figure V.4 et Figure V.5.

Figure V.4 : Modèle de simulation de buck-boost en boucle ouverte

Figure V.5 : Modèle de simulation de buck-boost en mode de sortie régulée

Les résultats de simulation sont représentés dans les figures suivantes: La courbe de la
tension d'entrée est donnée dans la Figure V.6 ; sa forme est choisie à être variable sur un
intervalle de temps pour voir la réaction de chaque configuration et pour comparer les deux

91
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

systèmes. Les Figures V.7 et V.8 montrent respectivement la courbe de la tension de sortie et
la courbe du courant de sortie pour la simulation en boucle ouverte.

La courbe de la tension de sortie du convertisseur et son zoom pour la simulation en mode


de tension de sortie régulée sont représentés sur les Figures V.9 et V.10 respectivement. De
même, la courbe du courant de sortie du convertisseur et son zoom sont représentés sur les
Figures V.11 et V.12. La variation du rapport cyclique est illustrée sur la Figure V.13 et la
courbe de la puissance de sortie sur la Figure V.14.

Figure V.6 : Variations de la tension d’entrée

Figure V.7 : Tension de sortie - simulation en boucle ouverte

92
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Figure V.8 : Courant de sortie - simulation en boucle ouverte

Figure V.9 : Tension de sortie - simulation en boucle fermée

Figure V.10 : Zoom de la tension de sortie - simulation en boucle fermée

93
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Figure V.11 : Courant de sortie - simulation en boucle fermée

Figure V.12 : Zoom du courant de sortie - simulation en boucle fermée

Figure V.13 : Variation du rapport cyclique - simulation en boucle fermée

94
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Figure V.14 : Puissance de sortie - simulation en boucle fermée

Commentaires :
Ces résultats de simulation montrent que le convertisseur à tension de sortie régulée donne
une bonne réponse lorsque la tension d'entrée change. Dans la simulation présentée, le temps
de réponse est très faible, la tension de sortie revient à sa valeur référentielle en moins de 20
ms (de 0,05 à 0,07 s) lorsque la tension d'entrée augmente avec 6 volts (de 160,5 à 166,5
volts). Cette tension revient également à la valeur référentielle de 150 volts lorsque la tension
d'entrée diminue avec 13,5 volts (de 166,5 à 153 volts) en moins de 25 ms. L’ondulation de la
tension de sortie est inférieure à 1 volt et l’ondulation du courant de sortie est de quelques
milliampères. Comme la Figure V.14 montre, la puissance de sortie a une courbe qui
correspond à la tension et au courant de sortie.

Cette simulation du convertisseur Buck-Boost proposé a montré sa réaction lorsque la


tension d'entrée change avec une valeur importante dans les deux modes : en boucle ouverte
et en boucle fermée. La régulation de la tension a une grande importance car elle permet
d’éviter les surtensions qui peuvent endommager certaines charges DC.

V. 4. Résultats de simulation du système hybride

V. 4. 1. Résultats de simulation du système photovoltaïque

Après avoir testé le convertisseur proposé avec une source de tension non régulée, le
convertisseur est mis à l'essai avec l'ensemble du système photovoltaïque qui utilise : Six
modules photovoltaïques branchés en série, un convertisseur DC/DC SEPIC contrôlé avec la
technique MPPT basée sur l'algorithme Incrémental de Conductance (Figure IV.5) et le

95
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

convertisseur Buck-Boost à double commutateur proposé ; l’ensemble est relié à une charge
R-L. Le schéma électrique de base de ce système est donné dans la Figure V.15.

Les paramètres sous les conditions standards (1000W/m² ; 25°C) des modules PV utilisés
pour la simulation sont affichés sur le Tableau V.I

TABLEAU V.1
Paramètres des modules utilisés

Icc [A] Courant de court-circuit 3.32


Vco [V] Tension en circuit ouvert 25.32
Impp [A] Courant à puissance maximale 3.06
Vmpp [V] Tension à puissance maximale 20.33
Pmax [W] Puissance maximale 62.15

Les composants du modèle simulé ont les valeurs suivantes :

Convertisseur SEPIC : L1= L2= 200 µH, Cin = 330 µF, CC = 22 µF, C1 = 470 µF,
Convertisseur Buck-Boost : L3= 20 mH, C2 = 220 µF,
Charge DC : Rc = 10 Ω, Lc = 500 µH.

Figure V.15 : Schéma de base du système photovoltaïque simulé

Le système est testé avec des conditions atmosphériques variables, à partir des conditions
standards (1000 W/m², 25°C) puis changé en différents six niveaux toutes les 0,2 secondes :

96
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Cas 1: Diminution de l’éclairement de 1000 W/m² à 900 W/m².

Cas 2 : Diminution à la fois de l’éclairement de 900 W/m² à 800 W/m² et de la température


de 25 °C à 20°C.

Cas 3 : Diminution de la température de 20 °C à 10 °C.

Cas 4 : Augmentation de l’éclairement de 800 W/m² à 900 W/m².

Cas 5 : Augmentation à la fois de l’éclairement de 900 W/m² à 1000 W/m² et de la


température de 10 °C à 20°C.

Cas 6 : Augmentation de la température de 20 °C à 35 °C.

Les variations des conditions atmosphériques introduites sont données dans les Figures
V.16 et V.17.

La Figure V.18 montre la courbe de la puissance extraite du générateur photovoltaïque. La


tension du générateur est représentée sur la Figure V.19. La tension de sortie de SEPIC et son
rapport cyclique sont illustrés respectivement sur Figure V.20 et Figure V.21. La tension de
sortie du convertisseur Buck-Boost est représentée sur la Figure V.22. Les courbes de son
courant de sortie et de son rapport cyclique sont données respectivement dans Figure V.23 et
Figure V.24. La puissance de sortie du convertisseur Buck-Boost est illustrée dans la Figure
V.25.

Figure V.16 : Variation de l’éclairment

97
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Figure V.17 : Variation de la température

Figure V.18 : Puissance du générateur

Figure V.19 : Tension du générateur

98
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Figure V.20 : Tension de sortie - SEPIC

Figure V.21 : Rapport cyclique - SEPIC

Figure V.22 : Tension de sortie – Buck Boost

99
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Figure V.23 : Courant de sortie – Buck Boost

Figure V.24 : Rapport cyclique – Buck Boost

Figure V.25 : Puissance de sortie – Buck Boost

100
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Commentaires :
A partir de la courbe de puissance générée, il est clair que la puissance extraite dépend de la
température et principalement du niveau de l’éclairement. Le point de puissance maximale est
suivi pour chaque changement de conditions atmosphériques. Cela peut également être
observé dans la courbe du rapport cyclique où les changements sont remarqués à chaque fois.
La tension du générateur change également pendant tout le temps de simulation : elle suit le
point de puissance maximale situé dans la caractéristique P-V. La tension de sortie du
convertisseur SEPIC est un paramètre très important à vérifier ; la courbe de cette tension
montre qu'elle change avec des valeurs importantes qui peuvent atteindre 13 volts. Ce
problème est résolu en ajoutant le deuxième convertisseur dont sa tension de sortie est
régulée, la tension reste toujours constante (environ 108 volts) indépendamment de la tension
de sortie du convertisseur SEPIC. Des régimes transitoires sont remarqués chaque fois que les
conditions atmosphériques changent, mais le temps de réponse ne dépasse pas 0,04 secondes
dans le pire des cas. De plus, les variations de tension pendant ces régimes transitoires ne
dépassent pas les 3 volts.

Le rapport cyclique du convertisseur Buck-Boost régulé donne une explication de la raison


pour laquelle la tension de sortie reste constante même lorsque l'entrée change. Le rapport
cyclique suit les changements afin de maintenir la tension de sortie constante. Le courant de
sortie n’est pas constant, ce qui est normal car il suit la courbe de la puissance extraite qui est
de même variable. La courbe de la puissance de sortie du convertisseur Buck-Boost
représentée dans la Figure V.25 a presque la même forme que la courbe de la puissance
générée, mais en tenant compte du rendement du système de conversion de puissance.
Cependant, le rendement est d'environ 92% pour l'ensemble du système, de sorte que la perte
du circuit représente 8% de la puissance générée, ce qui signifie une perte de 28 Watts pour
376 Watts dans le pire des conditions de fonctionnement.

V. 4. 2. Résultats de simulation du système éolien

Le modèle Simulink du système de conversion d’'énergie éolienne étudié est illustré dans la
Figure V.26. Le système se compose d’un bloc représentant la turbine éolienne reliée à une
génératrice synchrone PMSG, d’un redresseur AC-DC à pont de diode, suivi d’un
convertisseur DC-DC Ćuk commandé par un bloc MPPT basé sur l'algorithme de la technique
Perturbation et Observation (Figure IV.13). Un deuxième convertisseur DC-DC Buck-Boost à
double commutateur en boucle fermée est utilisé dans cette chaine de conversion. La

101
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

puissance électrique est transférée à une charge DC. Les paramètres et les modèles de la
turbine éolienne et de la génératrice sont présentés dans le chapitre II.

Les composants électriques du modèle simulé ont les valeurs suivantes :

Convertisseur Ćuk : L1= L2= 20 µH, Cin = 330 µF, CC = 22 µF, C1 = 22 µF,
Convertisseur Buck-Boost : L3= 20 mH, C2 = 220 µF,
Charge DC : Rc = 10 Ω, Lc = 500 µH.

Figure V.26 : Schéma de base du système éolien simulé

Dans cette simulation, la vitesse du vent est tout d’abord fixée à 8m/s pendant 30s, puis
changée à 10m/s pendant 30s et à 12m/s pour le reste de la simulation. Le profil de vitesse du
vent est représenté sur la Figure V.27.

Les résultats de simulation sont montrés sur les figures suivantes:

• La Figure V.28 illustre la courbe de la vitesse du rotor de la turbine éolienne.


• Les Figures V.29 et V.30 montrent respectivement la courbe de la vitesse spécifique et la
courbe de variation du coefficient de puissance.
• La courbe de variation de la puissance mécanique et la courbe de variation du couple
mécanique sont respectivement représentées sur les Figures V.31 et V.32.
• La Figure V.33 illustre la courbe de variation de la puissance électrique fournie à la sortie du
redresseur.
• La tension de sortie du convertisseur Ćuk obtenue est montrée sur la Figure V.34.

102
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

• La tension de sortie du convertisseur de régulation Buck-Boost est illustrée sur la Figure


V.35.

Figure V.27 : Variation de la vitesse du vent

Figure V.28 : Variation de la vitesse du rotor

Figure V.29 : Variation de la vitesse spécifique

103
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Figure V.30 : Variation du coefficient de puissance

Figure V.31 : Variation de la puissance mécanique

Figure V.32 : Variation de du couple mécanique

104
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Figure V.33 : Variation de la puissance électrique

Figure V.34 : Tension de sortie Ćuk

Figure V.35 : Tension de sortie Buck-Boost

105
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Commentaires :
Ces résultats de simulation montrent la réaction du système de conversion d'énergie
éolienne étudié lorsque des changements dans la vitesse du vent se produisent.

La courbe de variation de la vitesse du rotor montre que la commande MPPT suit la vitesse
du vent et introduit un rapport cyclique pour chaque cas pour suivre la vitesse optimale du
rotor et atteindre le point de puissance maximale. Le coefficient de puissance est maintenu à
une valeur optimale de 0,47 pour toutes les vitesses du vent.

La réaction du contrôleur MPPT est clairement remarquée dans la courbe de variation de la


puissance mécanique et la courbe de variation du couple mécanique.

• Pour une vitesse du vent de 8 m/s, la puissance mécanique est de 450W et le couple
mécanique est de 6 N.m.
• Pour une vitesse du vent de 10 m/s, la puissance mécanique est de 900W et le couple
mécanique est de 9,5 N.m.
• Pour une vitesse du vent de 12 m/s, la puissance mécanique est de 1570 W et le couple
mécanique est de 13,7 N.m.

La puissance électrique mesurée à la sortie du redresseur à presque la même forme que la


puissance mécanique mesurée à l’entrée de la génératrice synchrone avec la présence du
rendement de la conversion qui change tout dépend de la puissance fournie.

Comme il est montré sur la Figure V.34, la tension de sortie du convertisseur DC-DC Ćuk
n’est pas constante et elle varie au cours du temps en suivant la variation de la puissance
mécanique. On peut remarquer que pour les premières 30 secondes de la simulation, la
tension mesurée est d’environ 107.5 volts, 113 volts pour la deuxième phase de simulation et
de 121 volts pour la troisième phase de simulation ; donc une variation importante d’environ
13,5 volts.

La tension à la sortie du convertisseur de régulation Buck-Boost illustrée sur la Figure V.35


montre que la régulation se fait correctement et que la tension de sortie est fixée à 108 volts.

Ces résultats de simulation ont montré que le coefficient de puissance a été maintenu à sa
valeur optimale tout en extrayant la puissance maximale en faisant varier la vitesse du rotor de
la turbine éolienne qui change suite à la vitesse du vent. Le système de conversion est capable

106
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

de fournir la puissance maximale qui est toujours atteinte même lors des changements rapides
de la vitesse du vent.

Les résultats montrent également l'importance de la régulation de la tension de sortie des


systèmes éoliens. Cette méthode améliore le rendement du système de conversion d’énergie
éolienne, assure un bon transfert d'énergie et empêche les surtensions qui peuvent affecter
négativement la charge.

V. 4. 3. Simulation du fonctionnement du système hybride sur une journée

Le système hybride étudié dans ce travail possède 08 cas de fonctionnement résumés dans
le Tableau V.2. La Figure V.36 montre les différentes possibilités pour la distribution des
puissances générées par le générateur PV et la machine synchrone ainsi que celle stockée au
niveau des batteries.

Il faut noter que certaines charges doivent rester toujours alimentées, et qu’il faut assurer
que le banc de batteries répond aux besoins de la charge aux moments des pics de
consommation et cela pour éviter au système de se retrouver au huitième cas. Donc le choix
des batteries est très important si on veut que notre système autonome délivre une puissance
suffisante aux charges à tout moment.

TABLEAU V.2

Cas de fonctionnement possibles

Eclairement Vitesse du vent Batteries

1 Suffisant Suffisante Chargées OK


2 Suffisant Suffisante Déchargées OK
3 Suffisant Insuffisante Chargées OK
4 Suffisant Insuffisante Déchargées OK
5 Insuffisant Suffisante Chargées OK
6 Insuffisant Suffisante Déchargées OK
7 Insuffisant Insuffisante Chargées OK
8 Insuffisant Insuffisante Déchargées X

107
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

1 2 3 4

5 6 7 8

PV EOLIENNE BATTERIES CHARGES

Figure V.36 : Représentation des différents cas de fonctionnement du système

Le banc de batteries utilisé pour compenser l’énergie produite par les deux générateurs est
constitué de quatre batteries (Acide-plomb) de 12 volts/28Ah branchées en série. Les données
techniques principales de ces batteries sont données au Tableau V.3.

Sachant que la tension de charge de chaque batterie est de 13,5 volts, la tension aux bornes
du banc de batteries et d’environ 54 volts. Cette tension est délivrée par le convertisseur
bidirectionnel représenté dans la Figure IV.15 et qui fonctionne en :

- Mode Buck pour le rechargement des batteries avec un rapport de 0,5.

- Mode Boost pour le déchargement des batteries avec un rapport de 0,5.

TABLEAU V.3

Données techniques des batteries

Données Valeur
Ampérage 28Ah
Voltage 12V
Poids 8.6 Kg
Dimensions (Long. x Larg. x Haut.) 166 x 175 x 125 mm
Durée de vie 5 années

108
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Le comportement du système hybride a été simulé sur une journée ; La courbe de charge de
cette journée est donnée dans la Figure V.37. Les Figures V.38 et V.39 montrent
respectivement les courbes de puissance délivrées par le générateur photovoltaïque et la
génératrice éolienne sur 24 heures.

La Figure V.40 illustre l’état des batteries (charge ou décharge) ainsi que la variation du
courant de charge.

Figure V.37 : Courbe de charge sur une journée

Figure V.38 : Puissance délivrée par le générateur photovoltaïque

Figure V.39 : Puissance délivrée par la génératrice éolienne

109
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

Figure V.40 : Courant de charge/décharge des Batteries

Cette simulation montre un exemple de fonctionnement sur une journée. Le comportement


du système peut changer en fonction des conditions atmosphériques. On remarque dans cet
exemple que dans la majorité de la journée, les batteries sont utilisées en mode récepteur et
réservoir d’énergie électrique, et que le courant de charge présent est de 16A atteint à 04h00.

On voit que les batteries sont exploitées en mode générateur aux pics de consommation
entre (06h30 et 08h00) et surtout entre (19h00 et 22h30) ; Dans ces périodes le générateur
photovoltaïque est au repos et l’énergie transférée par le système de conversion d’énergie
éolienne n’est pas suffisante pour couvrir le besoin alors les batteries participent pour
compenser le reste. Le courant maximum de décharge est de 10A qui est marqué à 21h00.

V. 5. Conclusion

Dans ce chapitre nous avons présenté les résultats de simulation des systèmes étudiés à
l'aide de MATLAB/Simulink. Après avoir parlé de la composition de chacun des systèmes et
des différents étages des chaînes de conversion en précisant les types des convertisseurs et les
techniques de commande utilisées. Nous avons simulé le convertisseur Buck-Boost à double
commutateur avec une source de tension non-régulée et nous avons observé la réaction du
convertisseur pour les deux modèles de simulation : en boucle ouverte et en boucle fermée.
Nous avons remarqué que la technique de régulation proposée nous donne de bons résultats
en mode boucle fermée.

Les résultats de simulation du système de conversion photovoltaïque montrent que le suivi


du point de puissance maximale est essentiel, mais ce n'est pas suffisant, car ce n'est pas

110
Chapitre V : Résultats de simulation du système hybride photovoltaïque-éolien proposé

seulement la puissance extraite qui compte, mais aussi d'autres paramètres tels que la tension
de sortie du système et le rendement de conversion de puissance. Les systèmes de conversion
devraient être améliorés en contrôlant les variations des grandeurs en fonction des charges.

Pour le système de conversion d’énergie éolienne proposé basé sur une génératrice
synchrone à aimants permanents (PMSG), la simulation est effectuée pour une vitesse du vent
variable afin de pouvoir tester le comportement du contrôleur MPPT utilisant l'algorithme de
P&O ainsi que celui du convertisseur de régulation. Les résultats obtenus montrent que le
point de puissance maximale est suivi et la tension de sortie est toujours constante.

Le système hybride étudié a été simulé dans l’environnement MATLAB/Simulink. Pour


montrer son comportement par rapport à la variation de la charge nous l’avons simulé sur une
journée.

En général le système étudié présente une bonne stabilité et une réaction rapide aux
variations des conditions atmosphériques ; les points de puissance maximale sont toujours
atteints et la tension de sortie est maintenue constante pour les deux chaînes de conversion.
Les résultats de simulations montrent que la chaine de conversion hybride de l’énergie répond
parfaitement aux besoins de la charge.

111
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale

CONCLUSION GENERALE

’objectif principal de ce travail de recherche était de contribuer à l’amélioration

L de la commande des systèmes hybrides photovoltaïque-éolien de petites


puissances.

Un système hybride composé d’une chaîne de conversion photovoltaïque et d’une chaîne


de conversion d’énergie éolienne a été proposé dans ce travail. La configuration du système
hybride proposé permet de poursuivre les points de puissance maximale sur les courbes de
puissances délivrées par le générateur photovoltaïque et la turbine éolienne, elle permet aussi
d’assurer la régulation de la sortie du système qui est reliée à un bus DC.

Le système photovoltaïque est composé d’un ensemble de modules photovoltaïques, d’un


convertisseur DC/DC SEPIC commandé par un bloc MPPT basé sur la méthode Incrémentale
de Conductance, et d’un convertisseur DC/DC Buck-Boost à double commutateurs de
puissance. Ce dernier est commandé par une technique de régulation permettant de stabiliser
la tension de sortie.

Le premier bloc constituant le système de conversion d’énergie éolienne est représenté par
une turbine éolienne à axe horizontal, elle est couplée à un générateur synchrone à aimant
permanent (PMSG), suivi d’un redresseur triphasé assurant la conversion AC/DC. Le bloc
suivant est un convertisseur DC/DC Ćuk commandé par un signal MLI généré à partir du
contrôleur MPPT utilisant l’algorithme HCS. Le dernier bloc dans cette chaîne de conversion
est un convertisseur DC/DC Buck-Boost à double interrupteur utilisé pour assurer la
régulation de la tension.

Les différents types de convertisseurs DC/DC ont été étudiés dans cette thèse. Nous avons
expliqué les principes de fonctionnement des convertisseurs à stockage inductif, des
convertisseurs à stockage capacitif et des convertisseurs isolés. Un circuit numérique de
génération de signaux MLI a été proposé ; les résultats expérimentaux ont montrés que le
circuit réalisé est capable de générer des signaux MLI de bonne qualité avec la possibilité de
changer le rapport cyclique et la fréquence de commutation.

112
Conclusion générale

Le système hybride proposé a été simulé dans l’environnement MATLAB/Simulink sous


des conditions atmosphériques variables.

Les résultats de simulation obtenus du système de conversion photovoltaïque montrent que


le contrôleur MPPT permet au générateur photovoltaïque de générer la puissance maximale
en suivant les variations de l’éclairement et de la température. La tension de sortie du
convertisseur SEPIC contrôlé par la technique MPPT n’est pas constante. Le convertisseur
Buck-Boost utilisant la technique de régulation de la tension de sortie est capable de régler ce
problème et maintenir la tension de sortie fixe grâce à l’algorithme implémenté.

Pour le système de conversion d’énergie éolienne basé sur la génératrice synchrone à


aimant permanent (PMSG), les résultats obtenus de sa simulation montrent que le contrôleur
MPPT permet à la machine de tourner à sa vitesse optimale correspondante à la puissance
maximale captée par la turbine éolienne. Et comme pour le système photovoltaïque, le
convertisseur Buck-Boost a réussi de maintenir la tension de sortie constante à une valeur
prédéfinie.

Le système hybride étudié présente une bonne stabilité et une réaction rapide aux variations
des conditions atmosphériques. Les points de puissance maximale sont toujours atteints et la
tension du bus DC est maintenue constante à 108v. De plus, la chaine de conversion d’énergie
présente un bon rendement de puissance.

Les systèmes de conversion d’énergies renouvelables devraient être améliorés en contrôlant


les variations des grandeurs en fonction des charges insérées. Le développement des
techniques de régulation classiques et la proposition de nouvelles configurations basées sur
des techniques avancées peuvent améliorer le rendement de conversion et maximiser la
puissance extraite.

113
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َّ
‫ملخص‬
‫َقزشح رشكُت جذَذ نُظبو‬. ‫انهذف يٍ هزا انؼًم هى رطىَش انزذكى فٍ األَظًخ انهجُُخ انزٍ رؼزًذ ػهً انطبقخ انكهشوضىئُخ و طبقخ انشَبح‬
‫هزا انزشكُت َسًخ أَضب‬. ‫ ضىئٍ ورىسثٍُ انشَبح‬-‫هجٍُ َسًخ ثزؼقُّت َقبط االسزطبػخ انؼظًً ػهً يُذُُبد االسزطبػخ انًُزجخ يٍ انًىنذ انكهشو‬
.‫ثزُظُى يخشج انُظبو انزٌ َشثظ يغ خطٍ انزَُّبس انًسزًش‬
‫ نهزذكى‬PWM ‫ كًب ر َّى اقزشاح داسح سقًُخ نزىنُذ إشبساد‬. ''‫رُبس يسزًش‬/‫فٍ هزِ انشسبنخ ر َّى دساسخ األَىاع انًخزهفخ يٍ انًذىالد ''رُبس يسزًش‬
‫أٌ انذاسح انًذققخ قبدسح ػهً رىنُذ إشبساد راد َىػُخ جُذح يغ إيكبَُخ رغُُش دوسح انؼًم ورش ُّدد‬ َّ ‫فٍ هزِ انًذىالد؛ وقذ أظهشد انُزبئج انزجشَجُخ‬
.‫انزجذَم‬
ٍ‫ رسًخ نهًىنذ انكهشوضىئ‬MPPT ‫أٌ ودذاد انزذكى‬ َّ ٍُِّ‫َزبئج انًذبكبح رج‬. ‫سًُىنُُك‬/‫ر َّى يذبكبح رشكُجخ انُظبو انهجٍُ انًقزشح فٍ ثُئخ يبرالة‬
ٌ‫وقذ أظهشد هزِ انُزبئج أَضب أ‬. ‫ورىسثٍُ انشَبح ثزىنُذ اإلسزطبػخ انقصىي يٍ خالل رزجغ انزغُشاد فٍ اإلضبءح ودسجخ انذشاسح وسشػخ انشَبح‬
.‫انزىرش انُبرج يٍ انُظبو انهجٍُ انًقزشح َجقً دائ ًًب ثبثذ فٍ قًُخ يذذَدح يسجقب‬

PWM ،MPPT ،''‫رُبس يسزًش‬/‫ يذىل ''رُبس يسزًش‬،‫ رىسثٍُ انشَبح‬،‫ ضىئُخ‬-‫ كهشو‬،ٍُ‫ َظبو هج‬: ‫كلمات مفتاحية‬

Abstract
The objective of this work is to develop the control of photovoltaic-wind hybrid systems. We propose a new
configuration of a hybrid system allowing tracking the maximum power points on the powers’ curves delivered
by the photovoltaic generator and the wind turbine. This configuration also makes it possible to regulate the
output of the system which is connected to a DC bus.
The different types of DC/DC converters have been studied in this thesis. A digital circuit for generating
PWM signals designed for these converters has been proposed; the experimental results have shown that the
realized circuit is able to generate good quality PWM signals with the possibility to change the duty cycle and
the switching frequency.
The proposed hybrid system configuration was simulated in the Matlab/Simulink environment. The
simulation results show that MPPT controllers allow the photovoltaic generator and the wind turbine to generate
maximum powers by tracking changes in irradiance, temperature, and wind speed. These results have also shown
that the output voltage of the proposed hybrid system always remains constant at a predefined value.

Keywords: Hybrid system, Photovoltaic, Wind Turbine, DC-DC converter, MPPT, PWM.

Résumé
L’objectif de ce travail est le développement de la commande des systèmes hybrides photovoltaïque-éolien.
Nous proposons une nouvelle configuration d’un système hybride permettant de poursuivre les points de
puissance maximale sur les courbes de puissances délivrées par le générateur photovoltaïque et la turbine
éolienne. Cette configuration permet aussi d’assurer la régulation de la sortie du système qui est reliée à un bus
DC.
Les différents types de convertisseurs DC/DC ont été étudiés dans cette thèse. Un circuit numérique de
génération de signaux MLI destiné à ces convertisseurs a été proposé ; les résultats expérimentaux ont montrés
que le circuit réalisé est capable de générer des signaux MLI de bonne qualité avec la possibilité de changer le
rapport cyclique et la fréquence de commutation.
La configuration proposée du système hybride a été simulée dans l'environnement Matlab/Simulink. Les
résultats de simulation montrent que les contrôleurs MPPT permettent au générateur photovoltaïque et à la
turbine éolienne de générer les puissances maximales en suivant les variations de l’éclairement, de la
température et de la vitesse du vent. Ces résultats ont montré également que la tension de sortie du système
hybride proposé reste toujours constante à une valeur prédéfinie.

Mots clés : Système hybride, Photovoltaïque, Turbine éolienne, Convertisseur DC-DC, MPPT, MLI.