Sie sind auf Seite 1von 12

ESI, 2014-2015 C.A.

LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE

OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE
SOMMAIRE

1. Généralités

a. Lumière

b. Faisceau et Rayon lumineux

c. Objet, Images réelle et Images virtuelles

2. Principe de propagation rectiligne de la lumière

3. Principe de retour inverse de la lumière

4. Lois de Snell-Descartes

5. Principe de Fermat

6. Miroirs plans, miroirs sphériques

7. Dioptres : plans, sphériques, lames à faces parallèles, prismes …

8. Lentilles

9. Œil

10. Fibre optique

INTRODUCTION

L`œil est le récepteur naturel de la lumière, des objets ainsi que les sources de la
lumière. L´œil, grâce à ses performances, peut discerner la dimension et la couleur des
objets ainsi que leur distance par rapport à une référence donnée. Cette multitude de
capacité vient du fait que l´œil en tant que récepteur de lumière, isole les rayons et les
faisceaux, crée les images de ces objets : il est considéré comme l`unique système
optique sur lequel repose la théorie de l´optique géométrique.

Pour pouvoir aborder, toute cette complexité, des notions de base sont à définir.

1
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE

1. La lumière

La lumière est une perturbation électromagnétique (électrique & magnétique) de vitesse


de propagation finie égale à v. Elle véhicule une énergie.

A. Nature de la lumière : on distingue deux théories :

a. Théorie Ondulatoire : elle définit la lumière comme étant un signal ou


une onde électromagnétique de fréquence . Dans le vide ou dans l´air
la vitesse de propagation de cette onde, nommée aussi célérité est
égale à c=3.108 m/s. Le déplacement de l´onde se fait selon une
direction rectiligne et ce sur dans un milieu isotrope et homogène.

 Milieu isotrope : milieu dont les propriétés optiques sont


identiques sur toutes les directions.

 Milieu homogène : milieu dont les propriétés optiques ne


changent pas.

b. Théorie Corpusculaire : elle définit la lumière comme un paquet de


petits corps (photons) animés par une énergie et se déplaçant à une
vitesse v et fréquence . L´énergie est donnée par l´expression :

E   

La lumière est aussi caractérisée par sa longueur d´onde  . La longueur d´onde est
définie comme étant la plus courte distance au bout de laquelle l´amplitude de la
perturbation (signal ou onde) reprend la même valeur pour un instant donné. Elle est
liée à la fréquence par la relation suivante :

  v  T  v  avec T  1 

2
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE

Dans le cas où le milieu de propagation de la lumière est le vide (ou l`air),

v  c T  c 

L´onde lumineuse est dite monochromatique, lorsqu´elle se propage à une longueur


d´onde spécifique. Elle est polychromatique, lorsqu´elle est constituée d´un paquet de
longueurs d´ondes distinctes i . Elle constitue dans ce cas un spectre de fréquences ou

de longueurs d´ondes qu´on appelle communément « spectre électromagnétique ».

Figure 1-Spectre électromagnétique

Dans le domaine du visible, les différentes longueurs d´onde correspondent aux


différentes couleurs perceptibles par l´œil.
Dans le tableau1 sont présentés différentes couleurs du spectre du visible associées à
leurs longueurs d´ondes.
La première expérience qui a permis de dissocier les différentes couleurs de la lumière fût
l´expérience de Newton. À cet effet, il a utilisé un prisme en verre comme système
optique, pour visualiser le spectre des différentes couleurs du visible.

3
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE

Figure 2- Expérience de Newton

Couleur Longueur d´onde Fréquence


(nm) (1014 Hz)
Limite de l´ultraviolet 400 7,50
Violet 420 7,14
Violet bleu (indigo) 440 6,80
Bleu 470 6,40
Bleu-vert 500 6,00
Vert 530 5,70
Jaune-vert 560 5,36
Jaune 580 5,17
Jaune orangé 590 5,08
Orange 600 5,00
Rouge orangé 610 4,92
Rouge 650 4,62
Limite de l´infrarouge 780 3,85

Tableau 1- Longueurs d´onde des différentes couleurs du spectre du visible

Le milieu de part ses propriétés physiques, géométriques joue un rôle important dans la
propagation de la lumière. Il peut modifier sa direction, sa vitesse ainsi que son intensité.
Une des propriétés essentielles qui modifie la vitesse de propagation d´un faisceau
lumineux est l´indice de réfraction de celui-ci.

4
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE


L´indice de réfraction d´une matière ou d´un milieu, est un nombre (sans unité) qui
caractérise le pouvoir qu´a cette matière à ralentir et à dévier la lumière. C´est le rapport
entre la vitesse de la lumière dans le vide (c) et la vitesse de la lumière dans cette matière
(v)
c
n
v
Plus la lumière est ralentie dans un milieu, plus l´indice de réfraction de ce milieu est
élevé.

5
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE


Quelques définitions :

Milieu transparent : milieu qui peut transmettre intégralement la lumière incidente (vide)

Milieu opaque : Milieu ne transmettant aucunement les rayons lumineux incident.

Milieu absorbant : Milieu ayant la capacité d´absorber une partie de la lumière incidente.

Milieu dispersif : milieu dispersif un milieu transparent dont l'indice de réfraction dépend

de la longueur d'onde.

B. Rayons, pinceau et faisceau lumineux

a. Rayons lumineux : Constitue le trajet de la lumière pour aller d´un


point vers un autre. On considérera que ce trajet est rectiligne dans
l´approximation de validité des concepts de l´optique géométrique.

b. Pinceau lumineux : Ensemble étroit de rayons lumineux provenant


d´une même source ou se dirigeant vers le même point

c. Faisceau lumineux : ensemble plus large de rayons lumineux. On


distingue trois type de faisceaux lumineux : convergent, divergent ou
parallèles.

6
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE


C. Sources lumineuses: Tout point de l´espace émettant une onde
électromagnétique (ondulatoire) ou des photons (corpusculaire). On
distingue deux types de sources; des sources primaires et des sources
secondaires
a. Sources primaires : Peuvent être des objets qui :
 Produisent de la lumière
 Émettent directement de la lumière

b. Sources secondaires
 Objets qui réfléchissent la lumière qui provient d´une source
extérieure
 Objets qui émettent la lumière par diffusion

D. Objet, image réelle et image virtuelle

Il est important de définir en premier lieu un « Système optique ».

Un système optique ou appareil optique (miroir, dioptre, jumelles, lentille …) est un


ensemble de milieux transparents séparés par des surfaces dioptriques ou
réfléchissantes. Une seconde définition, défini un système optique comme étant un
système  délimité par deux interfaces. L´entrées et la sortie sont des milieux

homogènes et isotropes. La propagation des rayons avant et après  est rectiligne. Le
système  est composé de milieux continus ou discontinus et éventuellement non
homogènes. Le temps de parcours des rayons lumineux par différents chemins de A
vers B est le même.

8
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE


Figure 3- Exemple de système optique

a. Point Objet : Tout rayon lumineux incident sur l´interface d´entrée


d´un système optique correspond à un point Objet.

b. Point Image : Tout rayon lumineux émergent (sortant, jaillissant) sur


l´interface de sortie d´un système optique correspond à un point
Image.

Soit le point Objet A et le système optique  [Figure 3]. Si les rayons lumineux

issus du point Objet A (ou se dirigeant vers A) traversent  et convergent vers

B (ou semblent issus de B), ce point B est appelé Image de A.

Les points « Objet » et « Image » peuvent réels ou virtuels.

c. Point Objet réel : la lumière provient réellement de A (On peut toucher A)

d. Point Image réelle : la lumière passe réellement par B (on peut visualiser
ou projeter B sur un écran)

Figure 4-Objet et image réels

e. Point Objet virtuel : correspond au point de rencontre d´un faisceau de


rayon lumineux convergent coupé par le système optique.

9
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE

f. Point Image virtuelle : B est le point d´où semble provenir des rayons
lumineux émergents du système optique. Dans le cas d´un système
optique « miroir plan », on dira que des rayons lumineux divergents
semblent provenir d´un point B qui serait situé, dans le sens où la
lumière se propage, avant la sortie du système optique : B est l´image
virtuelle de A

10
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE


2. Principe de propagation rectiligne de la lumière

On peut définir le rayon lumineux comme étant la trajectoire suivie par le photon
(modèle corpusculaire de la lumière). Cette trajectoire dans un milieu homogène et
isotrope est une droite. On dit que la propagation de la lumière est rectiligne.

On a aussi montré précédemment que l´indice de réfraction du milieu introduit une


variation dans la vitesse de propagation de la lumière. Dans le vide cette vitesse est égale
à c  3 108 m  s 1 . Dans un milieu d´indice n, la vitesse v est égale à v  c n .

A. Chemin optique :

Soit deux milieux optiques homogènes et isotropes d´indices respectifs n1 et n2 et le


chemin optique L(AB) reliant les points A et B en passant par un point M appartenant
à l´interface (surface   ) entre les deux milieux.

L1  AM
L2  MB

Le temps mis par la lumière pour aller du point A vers le point B est égal à :

L1 L2 1
t  t1  t 2    n1  L1  n2  L2 
v1 v 2 c

On définit ainsi le chemin optique, la quantité L AB  n1  L1  n2  L2 

11
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE


B. Principe de Fermat : Si un trajet reliant deux points A et B est
effectivement suivi par pour aller du point A au point B, alors le chemin
optique L(AB) sur ce trajet est extrémal, en pratique minimal à tout autre
trajet. Pour aller du point A au point B, la lumière emprunte donc le trajet
prenant moins de temps. Donc dans un milieux homogène et isotrope, la
lumière se propage en ligne droite.

C. Principe du retour inverse de la lumière : Si le faisceau lumineux


empreinte un trajet L(AB) extrémal et que ce trajet est physiquement
possible, le chemin inverse L(BA), est aussi extrémal et physiquement
possible.

D. Postulats de l´optique géométriques

 Rayons lumineux n´interagissent pas entre eux.

 Dans un milieu homogène, transparent et isotrope, les rayons lumineux


suivent la même trajectoire rectiligne.

 Chemin suivi est indépendant du sens de parcours.

i. Cela signifie : si l´on inverse le sens de propagation de la


lumière, un rayon lumineux suit le même chemin même à
travers l’interface de 2 milieux.

 A l´interface entre deux milieux différents, le trajet d´un faisceau


lumineux est régi par les lois de Snell-Descartes

3. Lois de Snell-Décartes

 Quelques définitions importantes

Dioptre : on définit un dioptre comme étant la surface (interface) séparant deux milieux
homogènes d´indices de réfraction différents.

12
ESI, 2014-2015 C.A.LAMMARI

POLYCOPIE OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE


Plan d´incidence : Plan contenant le rayon lumineux incident émanant d´une source et
la normale du dioptre au point d´incidence. La normale est orientée dans le sens de
propagation de la lumière.

Réflexion : Il y a réflexion de la lumière lorsque le faisceau émergent se propage dans


le même milieu que le rayon incident

Réfraction : Il y a réfraction lorsque le faisceau émergent se propage dans le milieu qui


sépare le milieu incident du dioptre.

Figure 5- Différents rayons découlant de l´incidence d´un rayon lumineux sur un dioptre

Première loi : loi de réflexion


Le rayon réfléchi est dans le plan d´incidence. L´angle réfléchi calculé par rapport à la
normale du dioptre dans le plan incident, est égal à l´opposé de l´angle incident i :
r  i

Deuxième loi : loi de réfraction


Le rayon émergent est contenu dans le plan d´incidence.
L´angle réfracté i2, calculé par rapport à la normale du dioptre dans le plan émergent,
est tel que :
n1 sin i1   n2 sin i2 

13