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ANALYSE DE LA QUALITE DU BETON SUR CHANTIER

BOUTAMINE SOUAD ET KHARCHI FATTOUM


Faculté de Génie Civil /USTHB.

RESUME

Le béton est une association de matériaux : Le ciment, les granulats, l’eau et éventuellement les ajouts.
La sélection et le dosage des différents constituants servent à constituer le béton ayant les propriétés
souhaitées au stade plastique comme au stade durci. Il existe actuellement plusieurs méthodes de
composition en rapport avec les qualités recherchées
La tendance actuelle est de faire intervenir dans les calculs, en plus de la résistance minimale à la
compression des facteurs tels que : compacité maximale, maniabilité souhaitée déterminée par les
conditions du chantier. Une fois les caractéristiques exactes du béton à réaliser sont définis, il faut
pour réussir ce béton de qualité, observer des règles précises et simples : un malaxage donnant une
matière homogène, respect de la formulation trouvée lors de l’étude, toute augmentation de l’eau
entraîne une diminution de la résistance mécanique, le transport est aussi très important … tous ces
facteurs ont une incidence importante sur la qualité du produit réalisé.
Notre travail est une analyse critique sur les bétons fabriqués dans des chantiers Algériens.
Cette étude nous a permis de dégager la qualité du béton fait dans les chantiers. Notre travail consiste
à prendre des valeurs de la résistance à la compression trouvées au niveau du
Chantier : fcch, calculer le dosage correspondant et le comparer au dosage donné par le laboratoire
lors de l’étude de la formulation. Pour cela nous avons utilisé la méthode de composition dite Dreux-
Gorisse, car elle permet de définir d’une manière simple et rapide une formulation de composition.
L'utilisation de cette méthode nécessite la connaissance de certains paramètres liés aux constituants du
béton, à savoir le coefficient granulaire g par exemple…Ces paramètres sont définis dans les dossiers
dont nous disposons.

Mots clés : béton, qualité, fabrication, dosage, contrôle……

1-INTRODUCTION :

Le béton est un matériau qui résulte du mélange intime, dans certaines proportions, d’un liant (le
ciment), d’eau de gâchage et de granulats de différentes grosseurs. A ces éléments, on peut ajouter
certains adjuvants pour améliorer certaines caractéristiques tels que : accélérer la prise ou au contraire
la retarder, augmenter la résistance….etc.
La sélection et le dosage des différents constituants servent à constituer le béton ayant les propriétés
souhaitées au stade plastique comme au stade durci. Il existe actuellement plusieurs méthodes de
composition en rapport avec les qualités recherchées :
• Minimum de vides internes, déterminant une résistance élevée.
• Bonne étanchéité améliorant la durabilité.
• Résistance chimique…..
La tendance actuelle est de faire intervenir dans les calculs, en plus de la résistance minimale à la
compression des facteurs tels que : compacité maximale, maniabilité souhaitée déterminée par les
conditions du chantier, les méthodes de vibration, le type de ciment, la qualité et la nature des
granulats et des fins. Une fois les caractéristiques exactes du béton à réaliser sont définis , il faut pour
réussir ce béton de qualité ,observer des règles précises et simples : un malaxage donnant une matière
homogène , respect de la formulation trouvée lors de l’étude toute augmentation de l’eau entraîne une
diminution de la résistance mécanique, le transport est aussi très important … tous ces facteurs ont une
incidence importante sur la qualité du produit réalisé.
Notre travail est une analyse critique sur les bétons fabriqués dans des chantiers Algériens.
Cette étude nous a permis de dégager la qualité du béton fait dans les chantiers. Pour mener notre
travail, nous disposons d’une série de dossiers, chaque dossier caractérise un chantier.
La donnée la plus importante est la résistance mécanique à la compression.

2-METHODE « DREUX-GORISSE »

L’étude de la composition d’un béton consiste à rechercher au laboratoire, en fonction des éléments
dont on dispose : granulats ciments les quantités à mélanger pour obtenir les caractéristiques
demandées pour le béton prescrit par le marché, ceci n’empêche pas de justifier ensuite la résistance
de ce béton par des essais. Une méthode simplifiée a été mise au point par DREUX-GORISSE pour
déterminer la composition d’un béton pour une résistance donnée. Cette méthode a pour but de
permettre de définir d’une façon simple et rapide une formule de composition à peu prés adaptée au
béton étudié mais que seuls quelques gâchées d’essais et la confection d’éprouvettes permettant
d’ajuster au niveau la composition à adapter définitivement en fonction des qualités souhaitées et des
matériaux effectivement utilisés. Cette méthode se présente comme suit :

a) Données de base :

**Résistance souhaitée :
on demande en général une résistance nominale fc’ en compression à 28 jours et compte tenu des
dispersions et de l’écart quadratique « s » il faudra viser une résistance moyenne à 28 jours supérieure
à fc’ ce qui donne

fc’ = fc’ + 15%

**Consistance désirée :
Elle peut se définir en général par la plasticité désirée mesurée par affaissement au cône comme
indiqué au tableau N°1

SERRAGE PLASTICITE Affaissement A en (cm)


Vibration puissante Béton très ferme 0à2
Bonne vibration Béton ferme 3à5
Vibration courante Béton plastique 6à9
Piquage Béton mou 10 à 13
Léger piquage Béton liquide = ou>14
Tableau N°1 : évaluation de l’ouvrabilité

c) Détermination du dosage :

on commence par évaluer approximativement le rapport C/E en fonction de la résistance moyenne


désirée fc’ au 28 ieme jour

fc’ = G*Fc *( C/E - 0.5 ) (1)

G : coefficient granulaire donné dans le tableau N°2


E : dosage en eau
C : dosage en ciment
Fc’ : classe vraie du ciment
fc : résistance moyenne en compression désirée

Qualité des granulats Dimension D des granulats


Fins := ou<16mm Moyen :25<D<40mm Gros :D > ou=63mm
Excellent 0.55 0.6 0.65
Bonne, courante 0.45 0.5 0.55
passable 0.35 0.4 0.45
Tableau N°2 : valeurs du coefficient G

De la formule (1) on tire C/E par la suite on a l’abaque qui permet d’évaluer approximativement C en
fonction de C/E et de l’ouvrabilité désirée qui est une donnée de base. Une fois le choix du dosage en
ciment C est fait on déduit alors le dosage approximatif
en eau à prévoir et qu’il conviendra bien entendu d’ajuster ultérieurement par quelques essais de
plasticité et d’ouvrabilité.
L'utilisation de cette méthode nécessite la connaissance de certains paramètres liés aux constituants du
béton, à savoir le coefficient granulaire G par exemple…
Ces paramètres sont définis dans les dossiers dont nous disposons.
Nous avons mené le calcul du dosage en ciment de deux façons
1 - Nous avons exploité la méthode telle qu’elle est donnée par Dreux-Gorisse.
2 – Dans un second lieu , nous avons supprimé le 15 % de l’expression de la résistance désirée car
nous l’ avons jugé non justifié vue que les valeurs fcch dont nous disposons sont des valeurs obtenues
sur les éprouvettes de contrôles et donc elles ne sont pas aléatoires.
Nous avons calculer le dosage en ciment ayant conduit aux différentes résistances mesurées sur
chantier. Nous avons considéré pour nos calculs, différentes valeurs de la résistance couvrant toutes
les valeurs trouvées lors des écrasements d’éprouvettes de contrôle , nous avons considéré des
maximales intermédiaires et minimales ainsi que la valeur moyenne pour chaque béton.

3-1 CHANTIER 1

G= 0.5 et A = 8 cm
fc’= fcch
Fc’= 39 Mpa Fc’ = 32.5 Mpa
Fc’28 C/E C DC C/E C DC
11 1.06 221 176 1.2 250 150
11.5 1.09 225 175 1.23 258 142
14.5 1.24 258 142 1.42 296 104
20.5 1.55 319 81 1.8 380 20
24.7 1.77 361 39 2.07 400 0
27 1.89 388 12 2.21 400 0
32 2.14 400 / 2.53 / /
34 2.24 400 / 2.66 / /
35 2.29 400 / 2.72 / /
fc’= fcch + 15 %
Fc’= 39 Mpa Fc’ = 32.5 Mpa
Fc’28 C/E C DC C/E C DC
12.65 1.15 240 160 1.3 269 131
13.225 1.18 250 150 1.34 279 121
16.675 1.36 285 115 1.56 320 80
23.575 1.71 350 50 1.99 400 0
28.405 1.96 400 0 2.3 400 0
31.05 2.09 / / 2.47 / /
36.80 2.39 / / 2.84 / /
39.1 2.51 / / 2.98 / /
40.15 2.56 / / 3.06 / /

Tableau N°3 : calcul pour le chantier1

Le dosage théorique en ciment est de 400 kg/m3, si nous considérons fc’ = 39 Mpa valeur réelle
donnée par le dossier nous remarquons qu’il y a un excès en ciment, les résistances fcch peuvent être
obtenues avec beaucoup moins de ciment si le béton était correctement fabriqué
Même en prenant le ciment avec ses performances moyennes F’c = 32.5 Mpa nous remarquons qu’il
existe toujours cet excès de ciment pour les valeurs les plus fréquentes. Le dosage n’est justifié que
pour les valeurs maximales qui ne représentent que 29067%.
3-2 CHANTIER 2

G = 0.5 et A = 8 cm
fc’= fcch
Fc’= 36.6 Mpa Fc’ = 32.5 Mpa
Fc’28 C/E C DC C/E C DC
10 1.05 217 183 1.13 236 164
13 1.21 252 148 1.32 271 129
18 1.48 307 93 1.64 333 67
21 1.64 338 62 1.83 385 17
27 1.98 400 / 2.21 400 /
30 2.14 400 / 2.4 400 /
34 2.36 400 / 2.66 400 /
fc’= fcch + 15 %
Fc’28 C/E C DC C/E C DC
11.5 1.13 236 164 1.23 258 142
14.95 1.32 273 127 1.45 300 100
20.7 1.63 333 67 1.81 380 27
24.13 1.82 380 20 2.03 400 0
31.05 2.2 400 0 2.47 / /
34.5 2.38 / 2.69 / /
39.1 2.64 / 2.98 / /
Tableau N°4 : calcul pour le chantier2

Le dosage théorique en ciment est de 400 kg/m3, d’après le tableau 4 nous remarquons que l’excès en
ciments est très important. Il atteint 183 kg/m3 pour le ciment ayant Fc’ = 36.6 (valeur réelle). Elle est
de 164 Kg/ m3 pour le ciment ayant des performances moyennes. L’excès concerne 53.51% des
valeurs fcch donc un gaspillage important de matériaux. Le dosage n’est justifié que pour les valeurs
maximales.

4- CONCLUSION

L’action qualité concerne l’ensemble des actions que doivent effectuer les différents intervenants de
l’acte de construire pour que l’ouvrage , une fois remis au maître d’ouvrage réponde parfaitement aux
critères de durabilité, solidité et d’utilisation.
Il faut noter que si la qualité dépend principalement d’une exécution soignée elle dépend également
d’une bonne organisation au niveau des intervenants.

Comment s’assure t- on de la qualité du béton fabriqués sur chantier ?tous simplement par des essais
de contrôle. En générale le béton est sujet à trois épreuves (On peut y ajouter les épreuves
d’information )

• les épreuves d’étude


• les épreuves de convenance
• les épreuves de contrôle

a- les épreuves d’étude sont faites si l’on n’a pas de béton de référence récent
b- les épreuves de convenance sont faites pour s’assurer que dans les conditions du chantier il est
bien possible d'obtenir les caractéristiques du béton d’étude
c- les épreuves de contrôle sont faites en cours de chantier pour s’assurer de la continuité des
caractéristiques du béton.

Le calcul ci dessus a été fait pour plusieurs chantiers dont on ne présente que deux cas mais les
résultats sont similaires. En analysant les résultats des épreuves de convenance on trouve que les
résistances trouvées sont de l’ordre et même parfois supérieures à celles trouvées lors des épreuves
d’étude donc on conclu que avec les moyens du chantier il n’ y a pas de problème de reproduction du
béton trouvé par l’étude au laboratoire. Cependant les résultats des épreuves de contrôle montrent
qu’il y a un pourcentage non négligeable de fcch très inférieures à fclab donc il y a contradiction entre
les deux épreuves.
L’étude des dosages en ciment montre que nous pouvons obtenir des fcch (faibles) avec un dosage
moindre en ciment. Alors comment on utilise un dosage de 420 Kg/m3 par exemple pour trouver une
résistance qui peut être obtenue par un dosage de 300 Kg/m3 en ciment.
On peut conclure que probablement la formulation n’est pas toujours respectée ceci en modifiant soit
la nature des constituants ou simplement le dosage.
D’après les résultats trouvées pour les différents cas étudiés nous concluons que le béton est le plus
souvent de mauvaise qualité.
1* si la nature des matériaux est respectée, nous pouvons penser à priori à un sous dosage en ciment
principalement ce qui peut expliquer les faibles résistances du béton.
2* si le dosage a été réellement respecté en chantier la défaillance ne peut s’expliquer que par le non
respect de la nature des matériaux par exemple utilisation d’un ciment de mauvaise qualité
3* l’étalement des valeurs fcch est très difficile à expliquer par deux seuls ponts (dosage et nature des
matériaux) il y a certainement une fabrication aléatoire du béton ou ni la nature ni la composition ni
même les règles de fabrication du béton ne sont respectés. Ceci est justifié par le fait que les épreuves
de convenance montrent que sur chantier et en respectant la formulation trouvée au laboratoire le
béton obtenu est de très bonnes performances.
Les dispersions accidentelles existeront toujours et sont malheureusement inévitables, il faut
cependant chercher à réduire la fréquence de ces incidents et à détecter leurs causes.
Les conditions pour assurer la bonne qualité des ouvrages sont d’origines humaines, techniques et
économiques, l’intérêt de tous les intervenants engagés dans la réalisation doit être stimulé par des
moyens matériels et moraux.

BIBLIOGRAPHIE

A.FOLLIOT (1982): le béton hydraulique ; presse ENPC.


G.DREUX (1981) : nouveau guide de béton ; 4eme édition UTI-ITBTB Eyrolls.
BARON.J : les principes de composition des bétons, édition Eyrolls.
NFP P186-404 : béton, essai d’étude, de convenance et de contrôle,confection et conservation des
éprouvettes.
F.GORISSE (1979) : essai et contrôle de béton ; Eyrolls.
CHARONNAT.Y (1982) : la fabrication et la mise en œuvre , les contrôles , ENPC .
SAVEY.P, PINATEL.R (1976) : enseignements tirés de l’analyse statistique des bétons dans les
chantiers du Bas-Rhone congrès inter, Mexico.
S.BOUTAMINE) : analyse statistique des qualités des bétons de chantiers, thèse de Magister
USTHB /Génie Civil 1997