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Le : 20/07/2020

Notion sur les accumulateurs au plomb-acide

Un accumulateur électrochimique est un système capable de convertir de l’énergie électrique


en énergie chimique et réciproquement. On appelle respectivement charge et décharge ces
opérations.

I. Historique

C’est à la fin du XVIIIe et début du XIXe siècle qu’apparaissent les premières sources
chimiques de courant électrique. En 1800, Volta en fait la première démonstration en réalisant
un empilement d’éléments composés successivement d’une lame de zinc, d’une lame de
feutre imbibée d’eau vinaigrée et d’une lame de cuivre. Il crée ainsi le premier dispositif de
production électrochimique d’énergie électrique, la dénomination «pile » qui lui est attribuée
trouve son origine dans la structure de ce générateur : un empilement de générateurs
élémentaires

Mais, c’est en 1859 que l’histoire des accumulateurs commence réellement avec la fabrication
du premier accumulateur rechargeable par Gaston Planté. Elle comporte deux feuilles de
plomb roulées en spirale, séparées par une toile de lin et plongées dans un bac contenant une
solution d’acide sulfurique. Ces électrodes, constituées initialement de plomb pur devaient
être formées par balayages de potentiels successifs.

En 1880, Camille Faure met au point une technique facilitant la formation de l’accumulateur
au plomb : une pâte à base d’oxydes de plomb et d’acide sulfurique est appliquée directement
sur les lames de plomb qui sont maintenues en place en enroulant-le tout dans un feutre.
Depuis, les progrès techniques n’ont pas cessé de progresser (propriétés des alliages, additifs
des matières actives, composition des pâtes, etc.).

Formation : Initiation à la batterie de démarrage Animé par : Aloui Moez 1


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Figure 1 : Première batterie d’accumulateurs conçue par Gaston Planté

Aujourd’hui, plus du tiers de la production mondiale de plomb est utilisée par la fabrication
d’accumulateurs (60 % à 65 % du marché des batteries concernent la vente d’accumulateurs
au plomb).

Ce qui a fait la force de l’accumulateur au plomb est la disponibilité des matériaux employés,
leur coût relativement faible, une bonne recyclabilité et des caractéristiques électrochimiques
favorables.

II. Éléments constitutifs des accumulateurs plomb-acide

Dans ce paragraphe, nous allons définir les principaux termes appliqués à la constitution des
accumulateurs au plomb.

 Cellule élémentaire ou élément : association d’électrodes positives, négatives et


d’électrolyte dont l’ensemble a une différence de potentiel entre les bornes
positives et négatives d’environ deux volts.
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 Électrode ou plaque.

 L’électrode positive est cathode durant la décharge et anode lorsque le sens du


courant s’inverse, c’est-à-dire durant la charge. Elle est constituée d’une
couche poreuse de dioxyde de plomb (PbO2) déposée sur un support en alliage
de plomb qui assure à la fois la collection des charges et la tenue mécanique de
la plaque.

 L’électrode négative, de façon complémentaire, est anode durant la décharge et


cathode durant la charge. La matière active est en plomb spongieux. Comme
pour l’électrode positive, elle est rapportée sur un support en alliage rigide de
plomb.

 Électrolyte : il s’agit d’une solution aqueuse d’acide sulfurique. Cet électrolyte


participe à la décharge en tant que réactif en fournissant les ions sulfates
nécessaires à la production de sulfate de plomb, insoluble, qui précipite au sein des
matériaux actifs poreux. Cette participation du soluté de l’électrolyte constitue une
spécificité de l’accumulateur au plomb-acide. En effet, dans la plupart des autres
accumulateurs, le soluté de l’électrolyte ne participe pas aux réactions et limite son
action au transport de charges entre les électrodes. Les phénomènes physiques
associés à cette participation des ions sulfates, tels que variations de concentration
et diffusion, jouent un rôle déterminant vis à vis du comportement de
l’accumulateur au plomb en décharge comme en charge.

 Séparateurs poreux : pour des raisons d’encombrement et de réduction de la


résistance interne, les plaques positives et négatives d’un accumulateur au plomb
sont proches les unes des autres. Dans ces conditions, un contact direct entre deux
électrodes de polarités opposées serait possible et provoquerait un court-circuit
interne. Afin d’éviter cette éventualité, on dispose entre les électrodes un élément,
appelé séparateur, constitué d’une matière poreuse et isolante électrique. Cette
dernière doit présenter une bonne résistance chimique à l’acide sulfurique.
*Les séparateurs sont le plus souvent constitués par un feutre de fibres cellulosiques
protégées par une résine ou encore par du chlorure de polyvinyle fritté ou des feutres en fibre
de verre.
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Vue en coupe   d'un élément au plomb ouvert (batterie de démarrage)

(1) électrode négative, composée de 4 plaques en plomb spongieux (Pb)


(2) électrode positive, composée de 4 plaques de dioxyde de plomb (PbO2)
(3) Séparateur micro poreux (pochette en polyéthylène)
(4) Pontet de connexion en plomb
(5) Borne terminale négative
(6) Un élément Pb/PbO2
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 Expandeurs : les premiers accumulateurs au plomb industriels ont utilisé des


séparateurs en bois. Le passage aux matières plastiques s’est accompagné d’une
dégradation des performances des accumulateurs concernés. L’analyse a révélé un
compactage du matériau négatif avec perte de capacité. Il est apparu après analyse
du problème, que la matière active négative des accumulateurs au plomb tire
bénéfice de macromolécules organiques libérées par le bois. En milieu sulfurique,
ces composés sont appelés ligno-sulfonates. Sous-produits de l’industrie du papier,
ils sont aujourd’hui commercialisés sous le nom d’épandeurs. Cette appellation vient
de l’effet qu’ils produisent sur le matériau actif négatif, à savoir le maintien dans le
temps de leur surface spécifique et de leur porosité.
III. Notions de base relative au transport des ions au sein de l’électrolyte
Les espèces présentes dans un électrolyte peuvent se déplacer par migration électrique, diffusion
chimique et par convection forcée ou naturelle. Le flux de transport d'une espèce est le nombre de
moles qui traversent une surface unitaire du milieu considéré, parallèle à la surface de l'électrode ,
par unité de temps. Il est égal à la somme des flux de migration, diffusion et convection.
III.1. Migration électrique

La migration électrique est un déplacement de particules chargées sous gradient de potentiel


électrique. Le flux de migration électrique d'espèces non chargées est nul

12
Volts Ampères

Borne + + - Borne -

H
SO 4 H
O
Pb Pb
O H
SO 4
H
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III.2. Diffusion

La diffusion est un déplacement d'espèces chargées ou non, provoquée par un gradient de


potentiel chimique. Lorsqu'une hétérogénéité est produite dans un milieu, alors ce
déplacement tend à restituer l'homogénéité. Les espèces se déplacent en sens inverse de leur
gradient de potentiel chimique

III.3. Convection

La convection est un déplacement d'espèces créé par le mouvement du milieu dans lequel
elles sont présentes. Ce mouvement peut être provoqué par un gradient thermique ou
mécanique.
Les lois de la dynamique des fluides s’appliquent pour déterminer la vitesse V(x) de
l’écoulement qui peut être laminaire ou turbulent, naturel ou forcé.

Chaque élément comprend au moins deux plaques en plomb et oxyde de plomb (en
réalité en alliage) constituant les pôles positifs et négatifs.
Le couple oxydo-réducteur électrode/électrolyte génère un flux d’électron à travers le
séparateur créant un courant continu entre les pôles de chaque élément. En pratique
élément fournit une tension de 2,1 V.
Pour atteindre les tensions nécessaires, les batteries 12V contiennent 6 éléments de
2,1 V,
Les plaques sont plus ou moins épaisses permettant ainsi de garantir un nombre de
cycles plus ou moins important.
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IV. Caractéristiques électrochimiques

Le fonctionnement de l’accumulateur au plomb réside dans le couplage de deux électrodes : une


positive (PbO2/PbSO4) et une négative (Pb/PbSO4) qui sont immergées dans une solution d’acide
sulfurique.

IV.1. Réactions électrochimiques

Les réactions de charge/décharge aux électrodes sont les suivantes :

À l'électrode positive :

PbO2  HSO4   déch ar


Équation 4
 3H3 O  
g e

PbSO4  5H2 O
 
2e 

ch arg e

À l'électrode négative :

H2O  Pb  HSO4 
 déch
PbSO4  H 3O  2e Équation 5
ar
ge


ch arg e

Soit pour la réaction globale appelée « double sulfatation »

PbO2 2H 2SO d


éc Équation 6
4 Pb
2PbSO 4 2H

 2 O
har

ge

charge

L'électrolyte participe aux réactions de charge/décharge. Sa concentration à l'état chargé (par


exemple 5,5M) diminue au cours de la décharge pour atteindre par exemple 2M.
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A la décharge, les deux polarités se sulfatent, l'électrolyte est consommé


(Les ions  SO42- vont sur les électrodes). L'oxygène libéré par l'électrode positive
s'unit aux ions H+ en solution pour former de l'eau. Si la décharge est totale,
l'électrolyte ne sera plus composé que d'eau distillée.

A la recharge, les deux polarités se désulfatent, l'électrolyte est régénéré (mise


en solution d'ions  SO42-). La plaque positive est peroxydée (formation de PbO2)
et des ions sont libérés (augmentation de la concentration H+ de l'électrolyte).
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IV.2. Électrolyse de l’eau lors de la surcharge

En fin de charge d’un accumulateur au plomb, on


observe à l’électrode positive une électrolyse de
l’eau avec dégagement d’oxygène
1
3H O   O  2H O  2e
² 2 ² 3 Équation 7

À l’électrode négative, on observe un dégagement de dihydrogène :


2 H O   2e   2 H O 
Équation 8
H 3 2 2

D’où la réaction globale :


H2O1
Équation
O2H2
2
Compte tenu des potentiels d’équilibre de ces réactions de dégagement gazeux et des intervalles
dans lesquels varient les potentiels des électrodes d’un accumulateur au plomb, ces réactions se
produisent à tout moment : repos, charge et décharge. Cependant, leur cinétique faible en
décharge, au repos et en début de charge les rendent inappréciables. Un dégagement gazeux
sensible est observé, en fin de charge, lorsque la tension d’une cellule élémentaire dépasse un
seuil de l’ordre de 2,35 à 2,40 V. La valeur précise de ce seuil dépend de plusieurs paramètres,
notamment le régime de charge, la température et le niveau de pureté de l’interface matière
active négative/électrolyte. Des éléments tels que l’antimoine ou le fer, peuvent en effet se
disposer à cette interface et faciliter la réaction de dégagement d’hydrogène, abaissant ainsi le
seuil de dégagement gazeux sensible. L’antimoine favorisant la formation d’hydrogène gazeux
peut être celui de la grille négative, lorsqu’elle a été réalisée en alliage plomb/antimoine ou être
issu de la grille positive. En effet, lorsque cette dernière est en plomb/antimoine, le phénomène
inéluctable de corrosion libère l’antimoine dans l’électrolyte sous forme d’ions Sb2+ qui migrent
jusqu’à l’interface matière active négative/électrolyte où ils se déposent à l’état d’atomes
d’antimoine, après réduction selon la réaction :

Sb2  2e  Sb
Équation 10
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Les atomes d’antimoine en contact avec l’électrolyte constituent alors des sites catalytiques
pour la réduction de l’hydrogène. D’autres éléments, initialement présents dans les matières
actives ou, plus souvent, apportés dans l’eau utilisée pour la remise à niveau de l’électrolyte,
peuvent également provoquer des effets de catalyse de la production d’hydrogène gazeux. On
parle «d’empoisement » de l’électrode négative lorsque l’état de l’interface matière active
négative/électrolyte favorise la réduction de l’hydrogène au point de gêner, par compétition,
la réaction de charge, voire de provoquer un dégagement gazeux sensible alors que l’élément
est en circuit ouvert.

I charge (A)
Electrode Electrode
- +
H2
Ve(Pb) O2

V0
Ve(X)

V
-0,35 0 1,23 1,70

Surtension H2 Surtension O
2

V0 Potentiel en circuit ouvert


Ve (Pb) Potentiel théorique du système au
plomb Ve (O2) Potentiel théorique de la
I décharge (A)
production d’oxygène par électrolyse.

Figure 2 : Schéma de principe de la courbe intensité potentielle associée aux réactions de charge/décharge et
aux dégagements gazeux pour les électrodes négatives et positives de l’accumulateur au plomb.

Les « surtensions » sont, pour chacun des gaz H2 et O2, l’écart arithmétique entre le potentiel
théorique de dégagement gazeux et celui pour lequel ce dernier devient appréciable (Figure 2).
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En fait, la charge de l’accumulateur au plomb serait impossible sous ces phénomènes de surtension
qui retardent les réactions de décomposition de l’eau et autorisent ainsi les réactions d’oxydation
et de réduction des matières actives.

IV.3. Phénomènes d’autodécharge

Les batteries au plomb sont soumises à des phénomènes d’autodécharge. Ceux-ci,


indépendamment à chaque électrode, sont associés à des réactions s’effectuant à régime faible mais
non nul. Ces réactions d’oxydation ou de réduction sont alimentées par les réactions de décharge
aux électrodes.
À l’électrode positive, il s’agit de réactions d’oxydation :
 Production d’oxygène :
1
3H O  2H O   O
 2e Équation 7
2 3 2
2
dans cette réaction, l’oxygène est oxydé de l’état (-2) à l’état (0).

 Corrosion du collecteur positif en plomb :


Pb  Pb2  2e  Pb4  4e 
Équation 11

dans cette réaction, le plomb métal, à l’état (0), est oxydé à l’état (+2) puis à l’état (+4).

Les électrons libérés par ces réactions alimentent la réaction de décharge de l’électrode positive
:
Pb0  2e   HSO  3H O   (Pb 2 ; SO2 )  5H Équation 12
O
2 4 3 4 2

qui est une réaction de réduction du plomb, de l’état (+4) à l’état (+2).

À l’électrode négative, les réactions responsables de l’autodécharge sont des réductions, on peut
principalement citer :
 Production d’hydrogène :

2 H O  2e  2H O  H
3 2 2 Équation 8
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 Recombinaison d’oxygène (d’origine électrode positive ou air)


1
O  2H O   2e   3H O Équation 13
2 3 2
2

Les électrons nécessaires à ces réactions sont produits par la réaction de décharge de
l’électrode négative.

H O  Pb  HSO  PbSO  H O  2e Équation 14


2 4 4 3

Contrairement à ce qui se passe au cours d’une décharge normale, les échanges d’électrons
dans ce cas ont lieu directement entre oxydant et réducteur à la même électrode, sans transport
de charge à travers l’électrolyte et donc sans génération de courant. Ces réactions de décharge
s’effectuant en circuit ouvert, c’est -à-dire sans opération de décharge, sont qualifiées «
d’autodécharge ».

Les réactions de décharge aux électrodes sont dans ce cas couplées en série avec les réactions
secondaires d’oxydation ou réduction. En effet, les électrodes produites ou consommées par
les réactions de charge, selon qu’il s’agisse des électrodes négatives ou positives, sont
respectivement consommées ou fournies par les autres réactions aux électrodes.

On sait que la cinétique d’un processus série est imposée par l’étape la plus lente. Cette étape
la plus lente n’est pas la réaction de décharge, puisqu’on la sait capable de s’effectuer à des
régimes de l’ordre de 105 fois supérieurs à celui de l’autodécharge.

C’est donc les réactions de production ou recombinaison de gaz, ainsi que la corrosion du
collecteur positif qui provoquent l’autodécharge et non l’inverse.

Précisons que la réaction de production d’hydrogène (Équation 10) est la plus rapide. Le
dégagement gazeux dû à l’autodécharge est donc essentiellement composé d’hydrogène.

En conclusion, la charge de l’accumulateur au plomb et la bonne conservation de l’état chargé


dans le temps ne sont rendues possibles que par l’existence de ces phénomènes de surtension
au niveau des électrodes.
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V. Caractéristiques électriques

V.1. Capacité, tension d’arrêt, régime

On appelle capacité d’un accumulateur au plomb la quantité d’électricité que celui-ci restitue
au cours d’une décharge complète précédée d’une charge complète. On entend par :

 Décharge complète, une décharge poursuivie jusqu’à ce que la tension aux bornes de
l’accumulateur atteigne une valeur définie en fonction du régime de décharge, par
exemple 80 % de sa valeur initiale.

 Charge complète, une charge lente (par exemple en 10 h) poursuivie jusqu’à ce que la
densité de l’électrolyte reste stable pendant au moins une heure.

La capacité s’exprime usuellement en ampères-heures (Ah).

La capacité dépend du régime de décharge. Aussi définit-on la capacité C?t dans les
conditions de décharge suivantes : le courant, imposé, est constant. L’indice ? t désigne la
durée de la décharge complète, fonction de ce courant. Usuellement ? t est exprimé en heures.
Un accumulateur « vieillit », c’est-à -dire que ses performances se dégradent au cours du
temps. Nous introduisons plus bas la notion de durée de vie. Une capacité C?t mesurée à
diverses époques n’est donc pas constante, ce qui implique, dans la mesure où la durée de la
décharge ?t est maintenue, que les courants de décharge pratiqués soient différents. Aussi
introduit-on la notion de capacité nominale. La capacité nominale est une grandeur
contractuelle, indicative de la capacité que doit avoir un accumulateur en début de vie pour un
régime de décharge donné.

La fin de décharge est déterminée par une tension d’arrêt fixée de la façon suivante : sur la courbe
de tension en fonction du temps lors d’une décharge (Figure I-3), une chute brutale de la
tension vers la fin de décharge est observée. La tension d’arrêt est une valeur choisie avant cette
chute. Cette valeur dépend du régime de décharge.

Pour comprendre la relation entre la capacité, le courant de décharge et le régime, prenons un


exemple. La quantité d’électricité qui peut être fournie par la batterie au cours d’une décharge
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complète en dix heures est appelée capacité en dix heures et notée C10. Le courant
correspondant est noté I10. Si une batterie a une capacité de C10 = 100 Ah alors I10
= 100/10 = 10 A ou écrit couramment, de façon impropre, I10 = 0,1 C10 (Norme IEC 254-1) ou
I10 = C10/10. I10 étant exprimé en ampères et C10 en ampères-heures, le respect d’homogénéité
des deux membres imposerait d’écrire, par exemple : I10 = C10/10h.

La capacité dépend du régime auquel est effectuée la décharge. Plus le temps de la décharge
est court, donc le régime élevé, plus la capacité est faible.

Figure I-3 : Évolution de la tension durant la décharge d’un élément.


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V.2. Résistance interne

Durant la décharge, la résistance de la batterie, globalement, augmente après une période


initiale de stabilité, voire de légère décroissance. Cette variation de la résistance s’explique
par plusieurs phénomènes, notamment :

 La transformation des matières actives initialement conductrices (constituées de


PbO2 et de Pb) en composé isolant (PbSO4).

 La variation de conductance de l’électrolyte qui présente un maximum, selon les


cas, entre 20% et 40% de la décharge.

 La diffusion des ions HSO 4- depuis le sein de l’électrolyte jusqu’à l’interface


réactionnelle : la chute de tension associée à la diffusion dite polarisation de
diffusion, augmente au cours de la décharge du fait, d’une part, de l’allongement
progressif des parcours de diffusion, d’autre part, de la baisse globale de
concentration de l’électrolyte et, enfin, de la réduction de section des chemins de
diffusion, associée à une diminution de la porosité des matériaux d’électrodes en
cours de décharge. La porosité des matériaux actifs est en effet de l’ordre de 50% à
l’état chargé et le sulfate, produit de la réaction de décharge, occupe un volume
plus important que les réactifs solides dont il en résulte.

VI. Différentes technologies d’accumulateur plomb-acide

Depuis le premier accumulateur de Gaston Planté construit à partir de deux feuilles de plomb
pur, la technologie des électrodes s’est considérablement améliorée.
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VI.1. Conception des électrodes

VI.1.1. Géométrie

Les électrodes ou plaques, de l’accumulateur au plomb peuvent être planes ou tubulaires. Les
plaques planes comportent une grille en alliage de plomb dont les fenêtres sont garnies, par
« empâtage », de matériau actif. La grille assure un rôle de collecteur électronique mais aussi
de support mécanique de la matière active.

Les électrodes tubulaires se composent d’une série de tubes juxtaposés. Chaque tube
comporte axialement une tige en alliage de plomb, dite «épine ». Les épines, verticales, sont
reliées entre elles par une barre horizontale située à la partie supérieure de l’électrode. Elles
assurent ainsi la collection du courant. La tenue mécanique de la matière active est assurée par
des enveloppes poreuses, tissées ou non-tissées, enserrant chaque tube de matière active.

Les plaques négatives sont de géométrie plane, tandis que les grilles positives peuvent être de
géométrie plane ou tubulaire.

Figure 4 : Plaque plane (figure a) et plaque tubulaire (figure b).


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Une batterie plomb-acide est constituée d’une alternance de plaques positives et de plaques
négatives (Figure 4), comportant des séparateurs intercalés. Cet ensemble constitue un
« faisceau ».

Figure 5 : Groupe de plaques négatives et positives alternées pour former un faisceau

VI.1.2. Composition des collecteurs

Les grilles et les épines sont constituées d’alliages de plomb. Les éléments ajoutés au plomb
sont destinés à modifier les performances mécaniques et électrochimiques et faciliter la
fabrication des grilles. On rencontre deux grandes familles d’alliage : les alliages plomb-
antimoine (PbSb) et les alliages plomb-calcium (PbCa).

VI.1.2.1. Alliage PbSb

L’antimoine a été l’élément d’ajout le plus utilisé dans le passé. En effet, les alliages PbSb
avaient auparavant été étudiés et utilisés dans le cadre de la fabrication des lettres
d’imprimerie.
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Leurs qualités métallurgiques étaient reconnues :


 température de fusion inférieure à celle du plomb pur,
 augmentation de la dureté du matériau,
 coulabilité aisée.

Initialement, proche de celle de l’eutectique (13% Sb) la composition des alliages Plomb-
Antimoine a évolué dans le sens d’une réduction du taux d’antimoine.

Cette tendance trouve son origine dans le constat que l’antimoine libéré dans l’électrolyte par
corrosion des collecteurs positifs, migre jusqu’à l’interface réactionnelle des électrodes
négatives, s’y dépose, et réduit alors la surtension hydrogène. Il en résulte une dégradation du
rendement faradique de charge des électrodes négatives qui peut aller jusqu’à une
impossibilité pratique de recharge. Les constructeurs ont cherché des substituts à l’antimoine.
Le calcium en est le principal représentant.

VI.1.2.2. Alliage PbCa

La part de calcium allié au plomb est de l’ordre de 0,1 %. Cette faible teneur permet
d’atteindre des qualités métallurgiques acceptables pour la fabrication des grilles. Les alliages
plomb-calcium destinés à des applications mettant en jeu des décharges régulières contiennent
également de l’étain, à des teneurs de l’ordre de 1%. En l’absence d’étain, en effet, les
alliages de PbCa sont le siège de phénomènes de passivation de l’interface collecteur/matière
active positive menant à des défaillances prématurées, par exemple après 200 cycles
charge/décharge.
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5 cm

Figure 6 : Exemples de grilles

VI.2. Exemple de process de fabrication

Pour cet exemple, nous prendrons comme batterie, une batterie à plaques positives et
négatives planes et un électrolyte emprisonné dans un séparateur en fibres de verre.
Principales étapes de fabrication :

 Fabrication des grilles : elles sont coulées et moulées par gravité ou par métal
déployé.
 Préparation de l’oxyde de plomb : par le broyage des pastilles en plomb doux dans un
moulin spécial.

 Fabrication de la pâte ou matière active : une pâte positive est obtenue en


mélangeant de l’oxyde de plomb, du plomb et de l’acide sulfurique. La pâte
utilisée pour les plaques négatives contient des additifs tels que du noir de fumée,
du sulfate de baryum et des ligno-sulfonates, appelés expandeurs qui servent à
maintenir dans le temps la porosité et la surface spécifique de la matière active.
 L’empâtage : c’est l’étape qui consiste à appliquer les pâtes sur les grilles à l’aide
d’une presse mécanique.
 Flash-dry : après l’empâtage des plaques, celles-ci passent dans un four un très
court instant. Cette étape a pour but de sécher la surface des plaques de façon à ce
qu’elles ne se collent pas les unes aux autres lors de l’empilage.
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 Le mûrissage ou «curing » selon le terme anglo-saxon : les plaques sont empilées


les unes sur les autres et placées pendant 72 heures, dans une étuve, dont la
température est régulée avec un taux d’humidité important. Elles sont ensuite
séchées.

 Enveloppage des plaques : pour résoudre le problème du court-circuit.

 Empilage : n plaques positives, n séparateurs et n+1 plaques négatives sont


assemblées en alternance. Les séparateurs enveloppent les plaques positives.
L’ensemble est installé dans un bac.

 Soudure des queues de plaques : les queues de plaques positives sont solidarisées
entre elles par l’intermédiaire d’une barrette de plomb, elle-même reliée à la borne
positive. La manipulation est réalisée à l’identique pour les queues des plaques
négatives.

 Mise en électrolyte : après la soudure du couvercle, la batterie est remplie d’un


mélange acide sulfurique/eau.

 Formation : cette étape permet aux plaques positives et négatives ainsi montées de
« former » leurs matières actives. Elle consiste en une charge de l’ordre de 300% de
leur capacité nominale. Cette étape provoque une oxydation des PbO 2 (PbO et PbSO
4 ) en Pb4+ aux plaques positives et une réduction des Pb2+ en plomb métal spongieux
aux plaques négatives. À l’issue de la formation chaque couple ou cellule a une
f.e.m. d’environ 2V.
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VII. Comportement en décharge

VII.1. Rappel des équations aux électrodes

À l’électrode positive, les ions Pb4+ du dioxyde de plomb sont réduits à l’état Pb2+ qui réagit
avec l’acide sulfurique pour former du sulfate de plomb insoluble et de l’eau :
PbO  HSO  3H O  2e   PbSO  5H O
Équation 12
2 4 3 4 2

À l’électrode négative, lors de la décharge, le plomb est porté au degré d’oxydation (II) et
précipite également sous forme de sulfate :

H O  Pb HSO  PbSO  H O   Équation 14


2e Borne4 +
2 4 3 Borne -

La formation de sulfate, en décharge, conjointement aux électrodes des deux polarités, porte
le nom de théorie de la double sulfatation.

H H
O i
SO 4
Pb Utilisation
Pb
+ H -
O e-
SO 4
2e- 2e-

H
PbO2 H+ Pb

HSO4 -
HSO 4
-
Pb2+
Pb2+

2H2O
PbSO4 PbSO4

3H+
HSO4 - HSO -4

Figure 7 : Schématisation du principe de fonctionnement de l’accumulateur au plomb pendant la


décharge
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VII.2. Diffusion des ions sulfates


Les ions sulfates HSO consommés aux deux électrodes par les réactions de décharge sont
4
renouvelés par diffusion depuis le réservoir d’électrolyte, constitué par l’espace inter-
électrode, jusqu’à l’interface réactionnelle.
Le : 20/07/2020

Les concentrations locales diminuent au cours de la décharge. Sur un chemin de diffusion


donné, la plus faible concentration se rencontre au niveau de l’interface réactionnelle. La
chute de tension qui marque la fin de cette opération traduit le fait que la concentration en
ions sulfates tend vers zéro au voisinage d’une des deux interfaces, c’est-à -dire que la
diffusion n’est plus en mesure d’apporter les ions sulfates nécessaires pour alimenter la
réaction au rythme du régime de décharge demandé.

Densité Interface réactionnelle Interface réactionnelle


positive négative
d’électroly
te Espace inter-
1,2 électrodes
5

qques 10-3
m
Electrode Electrode
positive négative

1,0 qq qq
ue ue
0 s s
10 10-
-4 4

Figure I-8 : Schéma de principe de la répartition de concentration de l’électrolyte, entre deux interfaces
réactionnelles de polarités opposées, au cours d’une décharge.

Loi de Peuckert
Plus le régime de décharge est élevé, plus les gradients de concentration sont accentués, et
plus faible est la profondeur sur laquelle la diffusion peut s’exercer au sein des électrodes. Les
gradients de concentration en HSO4-, en effet, traduisent, en décharge, la baisse de
concentration au sein du matériau actif, à partir de l’espace inter-électrodes. Plus la valeur
arithmétique du gradient de concentration est élevé, plus courte est la distance pour atteindre
une concentration nulle, au-delà de la q uelle la réaction de décharge ne peut plus s’effectuer,
Le : 20/07/2020

faute de réactif HSO -4. Il en résulte que la quantité d’électricité ou capacité restituable au
cours d’une décharge diminue lorsque le courant de décharge augmente.

La dépendance entre régime de décharge (Id) et quantité d’électricité restituable (Q),


constatée expérimentalement, a été décrite en 1897 par Peuckert et Liebenow, respectivement
sous forme des fonctions : Q a et Q b
Id n cId n

avec a, b, c et n : Coefficients empiriques.

VIII. Comportement en charge

VIII.1. Augmentation de la concentration de l’électrolyte

À l’électrode positive, en charge, les ions Pb 2+ (sulfate de plomb) sont oxydés en ions Pb4+
(dioxyde de plomb) :

PbSO4
5 O
2  HSO4  3H3 0   2e Équation 15

H PbO2

À l’électrode négative, dans le même temps, le Pb2+ du sulfate de plomb est réduit en plomb
métal :

PbSO4
 H 0  2e  Pb  HSO4  H2 Équation 16
3 O

Pendant la charge, les ions sulfates, du sulfate de plomb, sont progressivement libérés sous
forme d’ions HSO4- dans l’électrolyte. Il en résulte une augmentation de la concentration
d’acide sulfurique dans l’électrolyte.
La concentration d'acide croît rapidement à proximité de l'interface réactionnelle. Ce
phénomène est amplifié, coté positif, par une consommation d'eau.
Le : 20/07/2020

VIII.2. Charge typique d’un accumulateur au plomb : principales étapes

En début de charge des accumulateurs au plomb, la résistance interne est très faible. En
pratique, dans cette première phase, le courant est limité par le chargeur (phase 1, Figure 9).

Pendant la charge, les phénomènes de diffusion associés à la libération des ions HSO 4 - dans
l’électrolyte développent des surtensions de polarisation qui s'ajoutent aux surtensions
d'origine ohmiques. Ces phénomènes de diffusion deviennent en fin d'opération les processus
limitant la cinétique de façon prépondérante. On observe alors une augmentation de la
tension, associée à un début de dégagement gazeux. Pour conserver un rendement faradique
acceptable, c’est-à-dire limiter ce dégagement gazeux à une valeur négligeable, on diminue
progressivement le régime de charge. En pratique, pour ce faire, on impose généralement une
phase à tension constante (phase 2, Figure 9). Pour décrire l’évolution du courant obtenu au
cours de cette deuxième phase, on introduit parfois la notion de «courant d'acceptance »,
défini comme le courant maximum de charge effective d'une batterie au-delà du quel se produit
la réaction d'électrolyse de l'eau. Ce courant d’acceptance décroît avec l'état de recharge.
Remarquons cependant que l'électrolyse de l'eau de l'électrolyte est une réaction qui a lieu en
permanence et que les accumulateurs au plomb sont donc en permanence le siège d’un
dégagement gazeux, même si ce dernier est, en dehors des périodes de fin de charge,
suffisamment faible pour être pratiquement inappréciable. En conséquence, lorsqu’on définit
le courant d’acceptance comme frontière entre charge effective et dégagement gazeux par
électrolyse de l’eau, on doit considérer qu’il s’agit d’un dégagement gazeux «sensible » et
que l’appréciation de cette frontière est subjective et peut dépendre de l’opérateur. La phase
trois, au cours de laquelle est imposé un courant constant (phase 3, Figure 9), sans limitation
de tension, a pour but d’homogénéiser la concentration de l’électrolyte dans les volumes inter-
électrodes.
Le : 20/07/2020

I (A) Courant d’acceptance

Quantité d’électricité
utilisée par l’électrolyse
de l’eau

Phase 1 Phase 2 Phase 3

U (V)

Temps

Figure 9 : Profils types courant et tension au cours d’une charge IUi. Phase 1: charge à courant (I)
constant. Phase 2: charge à tension (U) constante. Phase 3 : charge à courant imposé (i) sans limitation de
tension permettant le dégagement gazeux.

VIII.3. Charges complètes théoriques et pratiques

Les précautions à prendre vis à vis de la notion de courant d'acceptance ayant été exposées, il
n'en reste pas moins que la représentation de la cinétique de charge effective sous la forme
d'une fonction décroissante tendant asymptotiquement vers zéro est qualitativement juste. Elle
entraîne que la notion de « charge complète » est --stricto sensu-- un état asymptotique, c’est- à-
dire que l'on n'atteint jamais.
Le : 20/07/2020

La définition de la charge complète pratique résulte d'un compromis entre temps qu’on
accepte d’y consacrer et proximité de l'asymptote définissant la charge complète théorique.
Les normes évoquent généralement pour définir une charge complète, une période de l'ordre
de une à deux heures, en fin de charge, pendant laquelle les paramètres de surveillance de la
batterie, tels que sa tension et la densité de son électrolyte n'évoluent plus. Ce critère de fin de
charge est flou dans la mesure où la constatation d'une non-évolution dépend de la sensibilité
des appareils de mesure utilisés. Qui plus est, en fin de charge, l'élévation de la température
résultant des pertes inéluctables entraîne une baisse progressive de la résistance de
l’électrolyte et par conséquent de la tension de la batterie. Cette baisse peut masquer la hausse
de tension associée à la recharge effective, de plus en plus faible mais jamais nulle.
L'association de ces deux processus se traduit au niveau de l'évolution de la tension de la batterie
par l'apparition d'un maximum qui peut être très plat, mais qui est, généralement détectable avec
un effort raisonnable sur les mesures. Un phénomène analogue se produit au niveau de
l'évolution de la densité de l'électrolyte. La zone du maximum ainsi que ce qui suit sont alors
classés, en pratique, comme période de non-évolution des paramètres de surveillance,
autorisant la validation du critère de fin de charge. Il apparaît donc, comme on ne peut se
permettre de rester indéfiniment en charge, que les critères de fin de charge complète pratique
constituent des compromis entre durées acceptables et qualité de l'état de charge final, l'état de
charge complète réel n'étant jamais atteint. On sait d'ailleurs qu'une analyse des matériaux actifs,
après charge complète au sens des normes, fait apparaître une teneur en sulfate de plomb
toujours sensible, par exemple de l'ordre de 2 %, traduisant ainsi, indirectement et sous forme
chimique, l'écart à l'état théorique de charge complète.

VIII.4. Homogénéisation de l’électrolyte en fin de charge

Dans les accumulateurs au plomb, on sait que l'électrolyte participe aux réactions de
charge/décharge. Sa concentration baisse en décharge et augmente durant la charge. Si l’on
excepte les zones proches des interfaces réactionnelles qui sont soumises à des variations
transitoires de concentration, parfois importantes mais concernant une faible part du volume
de l'électrolyte, la baisse de concentration en décharge est relativement homogène sur
l'ensemble de l'électrolyte. En charge, par contre, l'électrolyte est soumis, jusqu'à l'apparition de
la phase finale de surcharge, à un phénomène d'hétérogénéisation de sa concentration appelé
en jargon de métier « stratification ». La phase finale dite de surcharge, pendant
Le : 20/07/2020

laquelle le courant total se partage en un courant de charge proprement dit et un courant


d'électrolyse produisant de l'oxygène aux électrodes positives et de l'hydrogène aux négatives
a dans ce cas deux fonctions : continuer à se rapprocher de l'état de charge complète et, grâce
au dégagement gazeux, réhomogénéiser la concentration de l'électrolyte.

Cette réhomogénéisation de l'électrolyte est la principale fonction à assurer en fin de charge.


Elle est nécessaire à chaque charge, sous peine d'entraîner un fonctionnement hétérogène des
électrodes menant à une réduction importante de leur durée de vie.

IX. Quelques notions de base

La batterie au plomb-acide est constituée de plaques de plomb et d’oxyde de plomb (divers


autres éléments sont utilisés pour modifier la densité, la dureté, la porosité, etc.) avec un
acide sulfurique à 35% et une solution aqueuse à 65%. Cette solution est appelée
électrolyte, elle provoque une réaction chimique qui produit des électrons. Lorsque vous
testez une batterie avec un densimètre, vous mesurez la quantité d’acide sulfurique dans
l’électrolyte. Si votre lecture est faible, cela signifie que la chimie qui fait les électrons est
absente. Alors où le soufre est-il allé ? Il reste sur les plaques de la batterie et lorsque vous
la rechargerez, le soufre retournera à l’électrolyte.

 1. Sécurité
 2. Les types de batterie
 3. Les batteries à cellule humide, électrolyte gélifié, les batteries de type AGM
 4. CCA, CA, AH et RC; qu’est-ce que cela veut dire ?
 5. Entretien de la batterie
 6. Test de la batterie
 7. Sélection et achat d’une nouvelle batterie
 8. Autonomie de la batterie et performance
 9. Chargement de la batterie
 10. Batterie : ce qu’il faut faire
 11. Batterie : ce qu’il ne faut pas faire
1. Nous devons penser à la sécurité lorsque nous travaillons autour et avec des
batteries. Retirez tous vos bijoux. Après tout, vous ne voulez pas faire fondre votre
bracelet lorsque vous portez une montre. Le gaz d’hydrogène que les batteries créent
lors de la charge est très explosif. Nous avons vu plusieurs cas de batteries qui explosent
et projettent de l’acide sulfurique. Ce n’est pas amusant et c’était le bon moment
d’utiliser les lunettes de sécurité qui pendent sur le mur. Le polyester n’est pas abîmé
par l’acide sulfurique, mais tout ce qui est en coton sera irrémédiablement perdu. Sinon,
portez simplement des vêtements usagés. Lors de travaux d’électricité sur les véhicules,
il est préférable de débrancher le câble de masse. Souvenez-vous juste que vous êtes en
contact  avec un acide corrosif, des gaz explosifs et du courant électrique.
 
Le : 20/07/2020

2. Fondamentalement, il existe deux types de batteries au plomb (avec 2 sous-


catégories) ; Les deux principaux types sont les batteries auto ou les batteries de
démarrage et les batteries de traction.
*La batterie de démarrage
(SLI(Start Light Ignition) : lumières départ d’allumage) est conçue pour fournir des
rafales rapides d’énergie (comme pour le départ des moteurs) et a donc un nombre
supérieur de plaques Les plaques sont minces et ont une composition du matériau quelque
peu différente.
*La batterie à traction a moins d’énergie instantanée, mais une plus grande distribution
d’énergie à long terme. Les batteries à traction ont des plaques épaisses et peuvent résister à
un certain nombre de cycles de décharge. Les batteries de démarrage ne doivent pas être
utilisées pour des applications à cycle profond parce que les plaques minces sont plus
sujettes à la déformation lorsqu’elles sont déchargées.
3. La batterie de démarrage
Les batteries à cellule humide, électrolyte gélifié, les batteries de type AGM sont les
différentes versions de la batterie plomb-acide. La cellule humide est disponible en
deux modèles : fonctionnels et sans entretien. Les deux sont remplis d’électrolyte et
sont fondamentalement les mêmes. Je préfère celui où je peux ajouter de l’eau et
vérifier la densité de l’électrolyte avec un densimètre. 

Catégorie 1 : Les batteries plomb ouvertes


Dans ces batteries, les fortes températures engendrées lors de la charge évaporent en
partie l’électrolyte mettant la batterie en danger (c’est la raison pour laquelle il est
conseillé de toujours surveiller la température des batteries -les chargeurs disposent
maintenant bien souvent d’une sonde de température permettant d’adapter l’intensité de
la charge-). Il est donc indispensable de contrôler et remettre à niveau l’électrolyte
périodiquement.
De plus, la présence de liquide à l’intérieur interdit la position couchée à ces batteries
(elles ne sont pas étanches).
Ce type de batterie dispose du meilleur rendement capacité/poids/prix de toutes les
batteries au plomb. En effet, les plaques de plomb sont fines et de grande surface.

Utilisation des batteries plomb ouvertes


Le principal avantage de ces batteries est de pouvoir fournir une forte intensité sur une
courte période, ce qui est par exemple idéal pour actionner un démarreur de moteur
thermique. En revanche, la faible épaisseur des plaques de plomb les rendent impropres
aux longues décharges prolongées (utilisation batterie de service déconseillée).
Le : 20/07/2020

Catégorie 2 : Les batteries plomb fermées

Les batteries plomb fermées sont munies de plaques fines dans l’alliage desquelles
l’antimoine a été remplacé par du calcium le tout baignant dans une solution
électrolytique d’acide sulfurique et d’eau.
La présence de calcium apporte l’avantage de (presque) supprimer la consommation
d’eau rendant inutile la présence de bouchons de remplissage. Elles ne sont pas
réellement étanches comme les batteries Gel, mais le demeurent sous 55° d’inclinaison.
Elles sont dites “sans entretien” car il n’est pas nécessaire de faire l’appoint d’électrolyte
au long de la durée de vie de ces batteries. C’est un euphémisme, car c’est justement le
manque d’électrolyte qui va abréger leur durée de vie…
Le faible poids de l’alliage plomb calcium autorise l’emploi de bandes perforées d’où
l’appellation parfois rencontrée de “batteries à plaques perforées”.
Utilisation des batteries plomb fermées
Elles sont assez légères et font de bonnes batteries de démarrage mais ne supportent
pas les décharges profondes qui les détruisent assez rapidement.
Usage déconseillé en servitude.

 
Le : 20/07/2020

La batterie étanche (VRLA):‘Valve Regulated Lead Acid


La cellule de gel et les batteries AGM sont des batteries de spécialité qui coûtent
généralement deux fois plus qu’une cellule humide primaire. Cependant, ces batteries se
conservent très bien et n’ont pas tendance à sulfater ou à se dégrader aussi facilement que
les cellules humides. Il est peu probable qu’il y ait une explosion de gaz d’hydrogène ou de
la corrosion lors de l’utilisation de ces batteries ; ce sont les batteries plomb-acide les plus
sûres que vous pouvez utiliser. Les batteries à électrolyte gélifié  et les batteries AGM
peuvent exiger un taux de charge spéciale. Si vous voulez le meilleur type, le plus
polyvalent, il faut une batterie AGM pour des applications telles que Marine, solaire,
Audio. Si vous n’utilisez pas votre équipement tous les jours, les batteries AGM tiendront
mieux leur charge que d’autres types. Si vous devez compter sur les performances d’une
batterie haut de gamme, vous devrez dépenser plus d’argent. Les batteries Gel cellulaires
sont encore vendues, mais les batteries AGM les remplacent dans la plupart des
applications. Il y a une certaine confusion en ce qui concerne les batteries AGM, car
différents fabricants les appellent par des noms différents. Dans la plupart des cas, les
batteries AGM auront une durée de vie plus longue et un nombre  de cycle plus important
qu’une batterie cellulaire humide.

AGM : La construction en fibre de verre à absorption rapide permet à l’électrolyte d’être


suspendue à proximité immédiate de la matière active des plaques. En théorie, ceci
améliore l’efficacité de la décharge et de la recharge. Les applications communes du
fabricant incluent le départ rapide de moteur performant, le solaire et les batteries de
stockage. Les batteries AGM sont généralement de bonnes batteries à décharge profonde et
livrent leurs meilleures performances si elles sont rechargées avant d’être en dessous d’un
taux de décharge de 50%.
Le : 20/07/2020

De quoi s’agit-il ?
Le sigle “AGM” est l’acronyme de Absorbed Glass Matt. L’électrolyte dans lequel baigne
les plaques en plomb (+) et oxyde de plomb (-) est “stabilisé” à l’intérieur de sortes
d’éponges en fibre de verre (le glass matt bien connu des réparateurs de coques en fibre
de verre). Les plaques sont fines ou épaisses suivant les cas.
Les plaques forment avec les éponges une sorte de millefeuille compact favorisant la
circulation des ions et la solidité de l’engin.
L’électrolyte étant totalement absorbé par la fibre de verre, les réactions chimiques sont
différentes de celles des batteries plomb liquide. Ici, les gaz issus du processus se
recombinent dans les éponges évitant ainsi toute émission gazeuse.
Pour la même raison, il n’est jamais nécessaire de revoir le niveau d’électrolyte, celui-ci,
présent à l’état absorbé, ne variant pas.
Du coup, ces batteries sont totalement étanches et peuvent être montées dans toutes les
positions.
Enfin, sur le plan de la construction, les plaques sont très serrées entre elles, comprimées
par l’éponge en fibre de verre, générant une architecture plus “dense” autorisant un cycle
de charge plus rapide que d’autres batteries plomb acide.
Utilisation des batteries AGM
Décharges lentes et profondes, idéales pour les batteries de service avec les Deep cycle.
AGM Spiralées capables de forte décharges courtes idéales pour des batteries de
démarrage ou les propulseurs d’étraves.
Couchées, elles ne déversent pas d’acide et peuvent maintenir -suivant leur position- le
système électrique d’un bateau en service, même après un chavirage.
Les batteries Gel
GEL : La cellule de gel est similaire au style AGM, car l’électrolyte est suspendue, mais
différente parce que techniquement, la batterie AGM est toujours considérée comme une
cellule humide. L’électrolyte dans une cellule de gel a un additif de silice pour que celui-ci
forme une sorte de pâte. La tension de recharge sur ce type de cellule est inférieure à celle
des autres modèles de batterie plomb-acide. C’est probablement la cellule la plus sensible
en termes de réactions défavorables en cas de surtension. Les batteries gel sont les
meilleures lors de cycles profonds et peuvent durer un peu plus longtemps lors de
conditions météorologiques chaudes.
Le : 20/07/2020

Dans ces batteries, l’électrolyte est stocké sous forme de gel de silice. Les plaques sont
épaisses, en plomb et en oxyde de plomb, éventuellement tubulaires pour les modèles
OPZV.
Leur conception les rend totalement étanches et sans entretien. Elles peuvent être
stockées et utilisées couchées.
Elles appartiennent à la famille des batteries VRLA (valve regulated lead acid) car sont
équipées d’une valve pour compenser le très faible dégazage que produit leur
fonctionnement.

Utilisation des batteries Gel


Leur construction à base de plaques épaisses les rendent idéales en usage de servitude
en leur autorisant un grand nombre de cycles de fonctionnement y compris en décharge
profonde.
Tout comme les AGM, elles sont étanches et peuvent fonctionner dans toutes les
positions (chavirage) et maintenir les pompes de cales en services si les batteries ne
sont pas immergées.
Inconvénient : lourdes et assez onéreuses.

4. CCA, CA, AH et RC. qu’est-ce que cela veut dire ? Ce sont les normes que la
plupart des entreprises de batteries utilisent pour évaluer la production et la capacité
d’une batterie.
Ampères de démarrage à froid (CCA :Cold Cranks Amps) est une mesure du nombre
d’ampères qu’une batterie peut fournir à -17,78 ° C pendant 30 secondes et sans
descendre en dessous de 7,2 volts. Ainsi, une note de batterie haute CCA est
particulièrement importante dans des applications de batterie de démarrage et par temps
froid. Cette mesure n’est pas particulièrement importante dans les batteries à décharge
profonde, même si c’est une des mesures de batteries les plus connues.
CA Le nombre d’ampères qu’une batterie neuve entièrement chargée à 32 degrés F
(0°c) peut livrer continuellement pendant 30 secondes et maintenir une tension aux
bornes égale ou supérieure à 1,2 volts par cellule le flux de courant. Cette mesure est
également appelé ampères de démarrage marins (MCA).
On utilise rarement une autre valeur appelée HCA  qui est mesurée à 27° C.
Capacité de réserve (RC) est une évaluation très importante. C’est le nombre de
minutes au cours desquelles une batterie complètement chargée à 27 ° C va débiter un
courant de 25 ampères avant que la batterie descende en dessous de 10,5 volts.
Elle permet d’alimenter le système électrique du véhicule lorsque l’alternateur est en
panne. Elle correspond à la durée (en minutes) pendant laquelle une batterie peut
délivrer suffisamment d’énergie sans tomber en dessous de la tension minimale
requise par votre véhicule.
Ampères Heures (AH) est une évaluation que l’on trouve habituellement sur les
batteries à décharge profonde. La note standard est un ampérage pris pour 20 heures.
Le : 20/07/2020

Cela signifie, par exemple, pour une batterie de 100 AH que la batterie peut débiter 5A
pendant 20 heures (valeur standard) ou 20A pendant 5 heures.( 5 x 20 = 100).
Cependant, il est très important de savoir que la durée totale de la décharge et de la
charge appliquée n’est pas une relation linéaire. Lorsque la charge augmente, la capacité
diminue. Cela signifie que si vous vous servez de cette même batterie de 100 AH par
une charge de 100 ampères, elle n’aura pas la même durée.
5. L’entretien de la batterie est important. La batterie doit être nettoyée avec du
bicarbonate de soude et de l’eau, 2 à 3 cuillères pour un demi-litre d’eau. Les câbles de
raccordement doivent être nettoyés et resserrés, les problèmes de batterie sont souvent
causés par des connexions sales et desserrées. Une batterie en service a besoin que l’on
vérifie le niveau de liquide. Utilisez uniquement de l’eau minérale distillée où toutes les
impuretés ont été retirées et où il ne reste rien qui pourrait contaminer vos cellules. Ne
pas trop remplir les cellules de la batterie en particulier par temps chaud parce que
l’expansion de fluide naturel par temps chaud (risque de renversement).
6. Le test de la batterie peut être fait de plusieurs manières. La méthode la plus précise
consiste à mesurer le poids spécifique et la tension de la batterie. Pour une gravité
spécifique de mesure acheter un densimètre de compensation de température, pour
mesurer la tension utiliser un voltmètre numérique DC. Un testeur de charge de qualité
peut être un bon achat si vous avez besoin de tester des batteries scellées.
Pour n’importe laquelle de ces méthodes, vous devez d’abord entièrement charger la
batterie et supprimer ensuite la charge de surface. Si la batterie a été au repos plusieurs
heures (je préfère au moins 12 heures), vous pouvez commencer à tester. Pour
supprimer la charge de surface de la batterie doit être déchargée pendant plusieurs
minutes. L’utilisation des phares (feux de route) fera l’affaire. Après avoir éteint les
phares, vous êtes prêt à tester la batterie.
 

Etat de charge Gravité spécifique Voltage

12V 6V

100% 1.265 12.7 6.3

75% 1.225 12.4 6.2

50% 1.190 12.2 6.1

25% 1.155 12.0 6.0

Déchargée 1.120 11.9 6.0


Un testeur de charge peut être acheté dans la plupart des magasins de pièces automobiles.
Certaines entreprises de la batterie marquent leur batterie à la charge de l’ampli pour les
tests. Ce nombre est généralement 1/2 de la note CCA. Par exemple, une batterie 500CCA
sera chargée pour essai à 250 ampères pendant 15 secondes. Un test de charge ne peut être
effectué que si la batterie est proche ou à pleine charge.
Le : 20/07/2020

Les résultats de vos tests devraient être les suivants :

Les mesures hydrométriques ne devraient pas varier de plus de 0,05 entre les cellules.

 La tension avec les voltmètres numériques doit se lire comme  indiqué dans le présent
document. Si vous avez des lectures de tension dans les 10,5 volts sur une batterie chargée,
ceci indique généralement qu’une cellule en court-circuit.

 Si vous avez une cellule humide sans entretien, les seuls moyens de la tester sont le
voltmètre et le test de charge. Vous pouvez obtenir une bonne lecture d’une cellule mais
avoir un problème avec les autres cellules de la batterie.

 En cas de doute sur le test de la batterie, appelez le fabricant de la batterie. Beaucoup de
batteries vendues aujourd’hui ont un numéro gratuit à appeler lorsque l’on a besoin d’aide.

7. Sélection et achat d’une nouvelle batterie


Lorsque vous achetez une nouvelle batterie , je vous suggère d’acheter une batterie avec
la plus grande capacité de réserve possible. Bien sûr, la taille physique et le type doivent
également être pris en considération. Vous voudrez peut-être envisager une cellule gel
ou AGM plutôt qu’une cellule humide si vous l’utilisez dans un environnement rude ou
la batterie ne va pas recevoir un entretien régulier.
Soyez sûr d’acheter le bon type de batterie pour l’usage auquel elle est destinée.
Rappelez-vous que les batteries de démarrage de moteur et les batteries à décharge
profonde sont différentes. La date de fabrication d’une nouvelle batterie est très
importante et doit être récente. Plus une batterie est en attente sans être rechargée, plus
il y un risque de sulfatation sur les plaques. La plupart des batteries ont une date de code
de fabrication indiquée. Rappelez-vous, la batterie la plus récente est la meilleure.
La garantie de la batterie est indiquée par le fabricant. Admettons que vous achetiez une
batterie avec 60 mois de garantie et qu’elle ne dure que 41 mois. La garantie est
calculée au prorata des mois d’utilisation contre le prix de détail de la batterie,  vous
finirez par payer environ le même prix que si vous aviez acheté la batterie au prix de
vente.
 

8. Autonomie de la batterie et performance


La durée de vie moyenne est plus courte si les besoins énergétiques sont augmentés.
Seulement 30% des batteries vendues aujourd’hui auront une durée de 48 mois. En fait
80% des défaillances de la batterie est liée à l’accumulation de sulfate de plomb. Cette
accumulation se produit lorsque les molécules de soufre dans l’électrolyte (acide de
batterie) deviennent si profondément déchargées qu’elles commencent à recouvrir les
plaques de plomb de la batterie. En peu de temps, les plaques sont si recouvertes que la
batterie est hors d’usage. Les causes de sulfatation sont nombreuses. En voici, quelques-
unes :
Le : 20/07/2020

 Une batterie trop longtemps au repos entre les charges. Aussi peu que 24 heures par
temps chaud et plusieurs jours par temps frais.
 Batterie stockée sans une source de maintien de son énergie.
 La décharge profonde d’une batterie de démarrage. Rappelez-vous que ces types de
batteries ne peuvent pas supporter la décharge profonde.
 Pour une longévité optimum de la batterie il faut la dimensionner pour que les
décharges journalières ne dépassent pas 16% de la capacité nominale C100
 Une recharge incomplète d’une batterie à seulement 90% de la capacité permettra à
la sulfatation de la batterie puisque 10% de la chimie de la batterie n’est pas réactivé par
le cycle de chargement incomplet.
 Une élévation de la température augmente l’autodécharge de la batterie.
est souhaitable de protéger les batteries des températures extrêmes :
- Quand leur température chute à 0°C, les batteries au plomb perdent
temporairement environ 15% de leur capacité nominale mesurée à 25 ° C.
- Le taux de dégradation des batteries augmente avec la température (auto décharge,
corrosion). La température idéale pour des batteries plomb se situe entre 10°C et
30°C.
 Niveau d’électrolyte bas – les plaques de la batterie exposées à l’air sulfatent
immédiatement. (doit être de 10 à 15mm au-dessus des séparateurs)
 Les niveaux et les paramètres de charge incorrects.
 Le froid est également rude pour la batterie. La chimie ne produit pas la même
quantité d’énergie qu’une batterie par temps chaud. Une batterie totalement déchargée
peut geler.
 Une charge parasite restant connectée à la batterie peut la décharger lentement ce
qui entame le processus de sulfatation.
Il y a plusieurs façons d’augmenter considérablement l’autonomie et les
performances d’une batterie.

Un exemple : imagions que vous ayez des «jouets» : un VTT, une voiture classique, une
voiture ancienne, un bateau, une Harley, etc. Vous n’allez probablement pas utiliser ces
véhicules 365 jours par an comme vous le faites avec votre voiture de tous les jours.
Beaucoup de ces engins de loisirs sont saisonniers, ils sont donc stockés une partie de
l’année.

Qu’advient-il des batteries ? La plupart des batteries qui fournissent l’énergie pour
alimenter ces engins de loisirs ne durent que deux saisons. Vous devez empêcher ces
batteries de sulfater ou en acheter de nouvelles. D’autres dispositifs tels que les chargeurs
sont une excellente option pour l’entretien de la batterie. Une charge parasite est une
charge connectée à la batterie avec la clé hors tension. La plupart des véhicules ont des
horloges, des ordinateurs de gestion du moteur, des systèmes d’alarme, etc. Dans le cas
d’un bateau, vous pouvez avoir une pompe de cale automatique, une radio, un GPS, etc.
Ces dispositifs peuvent être tous en fonctionnement sans que le moteur soit en marche. Si
vous avez toujours des problèmes de batterie morte très probablement la ponction de
parasite est excessive, voir des charges parasitaires causées par un court-circuit électrique.

Une batterie faible ou morte constamment en raison d’une décharge excessive d’énergie
Le : 20/07/2020

parasite va considérablement raccourcir la vie de la batterie.

9. Chargement de la batterie
N’oubliez pas que vous devez remettre l’énergie que vous utilisez immédiatement. Si
vous n’enlevez pas les sulfates sur la batterie, cela affecte les performances et la
longévité. L’alternateur est un chargeur de batterie. Il fonctionne bien si la batterie n’est
pas complètement déchargée. L’alternateur a tendance à surcharger les batteries qui sont
très basses et la surcharge peut endommager les batteries. En effet, une batterie de
démarrage du moteur comporte, en moyenne, seulement environ 10 cycles profonds
disponibles lorsque elle est rechargée par un alternateur. Les batteries aiment être
chargées d’une certaine manière, surtout quand elles ont été profondément déchargées.
Veuillez noter que seuls des chargeurs de batterie spéciaux en utilisant la technologie
informatique peuvent effectuer les trois étapes de charge. La première étape est le
chargement en vrac où jusqu’à 80% de la capacité énergétique de la batterie qui est
remplacée par le chargeur à la tension maximale et au courant d’ampérage du chargeur.
Lorsque la tension de la batterie atteint 14,4 volts, c’est le début de l’étape de charge
d’absorption. C’est là que la tension est maintenue à une constante de 14,4 volts et le
courant (les ampères) diminue jusqu’à ce que la batterie soit chargée à 98%. Ensuite
vient l’étape theFloat. C’est une tension régulée de pas plus de 13,4 volts et
généralement moins d’un ampère de courant. Cette étape amènera la batterie à 100% de
charge ou à proximité. Certaines cellules gel et batteries AGM peuvent nécessiter des
réglages ou des chargeurs spéciaux.

10.  Batterie : ce qu’il faut faire :


 Pensez à la sécurité.
 Lire l’intégralité du manuel d’instructions
 Faire l’inspection et l’entretien régulier surtout par temps chaud.
 Rechargez les batteries immédiatement après la décharge.
 Achetez la capacité de réserve de RC la plus haute
11.  Batterie : ce qu’il ne faut pas faire
 Ne pas oublier la sécurité d’abord.
 Ne pas ajouter de nouveaux électrolytes (acide).
 Ne pas utiliser des chargeurs de batterie à haut rendement non réglementés
pour recharger les batteries.
 Ne placez pas votre équipement et véhicules en stockage sans un certain
type de dispositif pour maintenir la batterie chargée.
 Ne pas débrancher les câbles de la batterie lorsque le moteur est en marche
(la batterie agit comme un filtre).
 Ne pas ajouter de l’eau du robinet car elle peut contenir des minéraux
susceptibles de contaminer l’électrolyte.
Le : 20/07/2020

 Ne laissez pas une batterie devenir chaude au toucher et bouillir fortement


lors de la charge.
 Ne pas mélanger la taille et le type de batteries.