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1 Introduction

Un rayon de lumière, dans un milieu homogène se propage en ligne droite.  Si le milieu


traverse des milieux non homogènes le déplacement de ce faisceau lumineux ne se fait plus
en ligne droite.  

On aura déjà «vu» ce phénomène au moins de manière indirecte.  Ainsi le pécheur au bord


de l’eau voit la ligne  de canne à pêche qui ne suit pas une ligne droite : la ligne fait un angle
différent de 180° à la surface de l’eau.  

Versons dans une cuve transparente de l'eau contenant de la fluorescéine (l'eau est jaune
fluo). Utilisons une source lumineuse et envoyons un faisceau cylindrique sur la surface libre
du liquide. Nous constatons deux choses :

1. une petite partie de la lumière est réfléchie : c'est le


phénomène de réflexion partielle.

2. une majeure partie du faisceau pénètre dans l'eau


avec un changement de direction; le faisceau semble
brisé

Il en est de même d’un faisceau lumineux qui passe de la phase air à l’intérieur de l’eau : du
milieu m au milieu M En pratique le milieu m est l’air et n est une caractéristique qui dépend
donc du milieu par rapport à l’air de

La formation des «mirages» dans le désert s’explique par ce phénomène par lequel la
lumière change de direction lorsqu'elle passe d'un milieu transparent à un autre, s'appelle
la réfraction.
2 Généralités

-L'indice de réfraction : d’une matière est une grandeur sans


dimension caractéristique le pouvoir qu’a cette matière, à ralentir et à dévier la lumière. Il
dépend de :

 la longueur d'onde de mesure les


 caractéristiques de l'environnement dans lequel se propage la
lumière «  la température, de la pression et des contraintes »

L'indice de réfraction est parfois appelé « constante optique » d'un matériau, ce qui est un
abus de langage, cette grandeur étant à la fois variable et liée aux propriétés optiques,
cristallographiques ou encore diélectriques de la matière.

L'indice de réfraction d'une matière (souvent noté n) est le rapport entre la vitesse de la
lumière dans le vide (C = 299 792 km/s) et la vitesse de la lumière dans le corps transparent
C
(V). n=
V

L'indice de réfraction n'a pas d'unité car c'est le rapport de deux vitesses. Plus la lumière est
ralentie, plus la matière a un indice de réfraction élevé. Par définition, le vide a un indice 1
car C / C = 1

-Loi de Snell-Descartes : Elle permet de calculer la déviation des rayons lumineux.


C'est une loi fondamentale de l'optique géométrique. Grâce à elle on peut calculer la
trajectoire de n'importe quel rayon lumineux. Soit un rayon lumineux traversant une surface
séparant deux milieux transparents d'indice respectifs (n1) et (n2). Soit l'angle i entre la
normale à la surface et le rayon incident. On obtient l'angle r du rayon réfracté par :

n1 * Sin( i ) = n2 * Sin( r )
Dans le cas d'un verre de lunette, on passe de l'air d'indice = 1 dans le verre d'indice n (et
inversement), la loi de Snell-Descartes se simplifie alors par :

Sin( i ) = n * Sin( r )

-Réfraction spécifique : Définissons la réfraction spécifique R :

Cette grandeur R est indépendante de la température et de la pression.  Selon la théorie


électromagnétique, on montre que la réfraction molaire RM  est telle que :
Dans cette formule M est la masse molaire de la molécule.  Cette relation a pour
conséquence que l’on peut décomposer la réfraction molaire d’une molécule en ses
composantes atomiques.  En effet, la masse de la molécule est égale à somme des masses
Mi des atomes constitutifs ;

M  =  Si Mi

Par conséquent,

RM  =  Si RMi

On peut donc établir un tableau donnant les valeurs des réfractions molaires par atome ou
groupe d’atomes.  Ce tableau relativement court permet de prévoir et de calculer les
réfractions molaires de n’importe quelle molécule.  Le tableau donne les valeurs obtenues
des réfractions molaires par atome ou groupes d’atomes.

Au lieu de constituer le tableau des réfractions molaires par atome ou groupe d’atomes, on
peut aussi le faire selon la nature des liaisons présentent dans les molécules.  C’est ce que
montre le tableau  Dans ce cas, la réfraction molaire est une propriété additive des  liaisons.
-La mesure de l’indice de réfraction : Le réfractomètre est un appareil
relativement simple : c’est peut-être le premier appareil de mesure après le thermomètre
que l’étudiant a eu l’occasion d’utiliser.  Il est essentiellement formé d’une lampe à vapeur
de sodium qui a la caractéristique d’émettre un spectre de lumière presque
monochromatique (au moins à cause des intensités des raies émises).  En fait le sodium
émet plus de 99 % de la lumière sous forme d’un doublet situé dans le jaune : 589,0 et 589,6
nm. Ce sont les raies D du sodium, d’où l’appellation nD pour l’indice de réfraction.  La
différence de longueur d’onde étant si petite, que pour la réfractométrie, on peut considérer
le faisceau comme monochromatique.  Ce faisceau de lumière passe à travers le liquide dont
on veut mesurer l’indice de réfraction. L’appareil est directement calibré ce qui permet une
lecture directe de la mesure. 

Une quantité de liquide inférieure à 1 ml suffit. On obtient un résultat compris le plus


souvent entre 1,33 et 1,75 avec au moins 5 chiffres significatifs.  La sensibilité est 0,000 05
dans le cas du réfractomètre de PULFRICH et de 0,0002 avec le réfractomètre de ABBE (DT
étant inférieur à 0,2 ºC).  Ce dernier appareil est très fréquent dans les laboratoires.
Un détail complémentaire, l’appareil est thermostaté pour permettre d’éviter des variations
de l’indice de réfraction dues à la variation de température.  En général cette température
est maintenue à 20,0 C ± 0,1 °C, sauf si le composé dont on veut connaître l’indice est solide
à cette température.
Il existe également des réfractomètres à immersion.  Ce sont des appareils ressemblant
extérieurement à une petite lunette astronomique.  On immerge la partie inférieure du tube
dans le liquide dont on veut mesurer l’indice de réfraction.  Évidemment cela demande
plusieurs décilitres de liquide ou de solution.

 3 Principe

 On place l’échantillon (en chimie organique, on mesure, en pratique, l'indice de


réfraction des liquides seulement) dont on veut déterminer l’indice de réfraction sur
un prisme de verre d’indice très élevé et supérieur à celui mesuré.
 On illumine ce dernier par un éclairage diffus.
L’indice de réfraction du liquide étant inférieur à celui du verre du prisme, il existera
dans le prisme une zone totalement obscure
4 Montage

Matériels Réactifs
Réfractomètre Solutions H2O/C2H5OH
Papier filtre Acétone

-Description de l’appareil : L’appareil est constitué :

- d’un prisme mobile (prisme d’éclairage);


- d’un prisme fixe (prisme de référence);
- de deux oculaires, l’un permet de pointer la
limite de séparation des deux plages éclairée
et obscure, l’autre permet la lecture de
l’échelle des indices (ils sont munis d’un
système de lentilles dont le réglage permet
une vision nette pour chaque utilisateur);
- d’un dispositif d’éclairage de l’échelle des
indices (petit volet circulaire muni d’un miroir);
- d’un bouton moleté permettant d’amener la
limite de séparation dans le réticule de
l’oculaire placé le plus bas ;
- d’un bouton moleté qui fait tourner le prisme
compensateur permettant de supprimer les
colorations que pourrait présenter la limite de séparation des zones claire et
obscure ;
- d’un thermomètre pour repérer la température lors de la mesure de l’indice.
-

5 Mode opératoire
1-Réglages préliminaires ;

 Diriger l’appareil vers la lumière.


 Ouvrir et orienter convenablement le volet d’éclairage de l’échelle des indices.
 Régler le tirage des oculaires pour avoir une vision nette du réticule et de l’échelle
de lecture.
 Repérer la température à l’aide du thermomètre.
 Relever le prisme mobile d’éclairage et nettoyer soigneusement les deux faces de
verre apparentes (papier Joseph imprégné d’alcool.

2-Mise en place de la substance :

 Déposer le liquide en quantité suffisante à l’aide d’une pipette (si possible en


"matière plastique")sur la face horizontale du prisme de référence (de préférence
sur la moitié arrière entre les deux traits de repère). Eviter tout contact entre la
pipette (si celle-ci est en verre) et le prisme pour ne pas rayer ce dernier.
 Rabattre doucement le prisme mobile.

3-Mesure de l’indice de réfraction. :

 En regardant dans l’oculaire (bas) :


 agir sur le bouton moleté de droite de façon à amener dans le champ de vision la
limite de séparation des deux zones (claire et obscure). Cette
ligne de séparation est plus ou moins nette (irisation);
 agir sur le bouton moleté de gauche pour rendre nette cette
ligne de séparation (suppression des irisations);
 ajuster cette ligne à l’intersection du réticule par action sur le
bouton moleté de droite.
 En regardant dans l’oculaire (haut) lire la valeur de l’indice de
réfraction. (On peut apprécier la quatrième décimale).

4-Nettoyage de l’appareil :

 Une fois la mesure faite soulever le prisme mobile, essuyer une première
fois, délicatement, les deux prismes avec un morceau de papier Joseph
propre imbibé d’alcool, puis sécher avec un papier Joseph sec.
 Refermer lentement les prismes, en prenant soin d’interposer un morceau
de papier Joseph sec entre les deux faces.
6 Réponses

Solution
Solution H2O 5% 10% 15% 20% Acétone
Inconnue
Indice de
1,3366 1,3392 1,3434 1,3470 1,3420 1,3664
réfraction
1 ,3325
Indice de
1.3364 1.3391 1.3435 1.3463 1.3422 1.3663
réfraction

1-A partir du graphe, on projette l’indice de réfraction de la solution inconnue nD= 1,342 sur
l’axe des concentrations, on obtient ainsi  C = 13.5% = 0,135 g/l

2- Calcul de la réfraction molaire de l’acétone :

 La formule brute de l’acétone : CH3COCH3


 Macétone = 3.(12)+6.(1)+16 = 58g/mole
 D = 0,791
 N = 1,3664

( 1,3664 )2−1

❑ Rm=
[ ] .
58
( 1,3664 ) +2 0,791
2
=16,44 Rm = 16,44

 La forme cétonique :
 RM  =  RM
 RM = 6.(C-H) + 2.(C-C) + 1(C-O)
= 6.(1,676) + 2.(1,296) + 1.(3,49) RM = 16,138
 La forme énolique:
 RM  =  RM
 RM  = 5.(C-H) + 1.(C-C) + 1.(C-C) + 1.(O-H) + 1.(C-O)
= 5.(1,676) + 1.(4,17) + 1.(1,296) + 1.(1,66) + 1.(1,46) RM  =
16,966
7 Conclusion

Notre travail nous permet de sortir avec la conclusion suivante :

 L’indice de réfraction d’un milieu liquide est lié à la vitesse de


la lumière dans ce milieu.

 La réfraction molaire est une propriété intimement reliée aux


atomes constitutifs du composé liquide

 Le pouvoir rotatoire est lié à la présence de sites atomiques


dissymétriques au sein des molécules.

 L’absorption de la lumière par un milieu liquide est


étroitement relié à la présence de groupes chromophores
présentes au sein des molécules.