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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Ahmed Draïa Adrar


Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de

MEMOIRE
MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences de la matière
Filière : physique
Spécialité : Physique énergétique et énergies renouvelables

Intitulé

Application des Energies Renouvelables (solaire)


pour renforcer le débit d'eau de foggara dans la
région d’Adrar (Amguid-Tamentit)

Présenté par :

Slimani Aicha

Azzouzi Salima

Soutenu publiquement le 3/6/2018


Devant le jury :
Président :Mr.Geunfoud Mohammed M.A.A Univ. Adrar
Promoteur :Dr.Harrouz Abdelkader M. C. A Univ- Adrar
Examinateur :Mr.Mediani Ahmed M.R. URERMS. Adrar

Année Universitaire : 2017/2018


Dédicace

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le très Miséricordieux


Je dédie ce modeste travail:

A mes plus chers parents que le dieu les garde


A mes Frères: Taha ,Ali, Moataz Billah
A mes Sœurs: Fatima, Hafssa, Mounia
A qui m'a dirigé pour avoir obtenir ce travail Dr A.Harrouz
A qui m'a aidé pour finir ce travail Mr A. Messaoudi

A ma chère binôme Salima et toute sa famille.


A mes chères amis: Ismahane ,Imane
A toute la promotion

Physique énergétique et énergies renouvelables

Aicha
Dédicace

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le très Miséricordieux


Je dédie ce modeste travail:

A mes plus chers parents que le dieu les garde


A tous mes Frères et sœurs
A qui m'a dirigé pour avoir obtenir ce travail Dr A.Harrouz
A ma chère binôme Aicha et toute sa famille.
A mes chères amies: Ismahane et Imane

A toute la promotion :

Physique énergétique et énergies renouvelables.

Salima
Remerciements
Premièrement, nous remercions DIEU tout-puissant de nous avoir donné le
courage et santé afin de réaliser ce modeste travail.

Nous remercions l'encadreur Dr. Abdelkader Harrouz maître de conférences A


au département science de technologie, Faculté des sciences et technologies à
l'Université Ahmed Draya-Adrar, pour avoir accepté de diriger ce travail, pour ses
encouragements et ses conseils judicieux tout le long de la réalisation
de mémoire. Qu'il trouve ici le témoignage de nous profonde reconnaissance.

Nous tenons à remercier les membres de jury pour avoir accepté d'examiner ce
travail:

Mr GEUNFOUD MOHAMMED enseignant à l'Université Ahmed Draya


pour accepter de présider ce jury.

Mr MEDIANI AHMED enseignant chercheur à L’Unité de Recherche en


Energies Renouvelables en Milieu Saharien (URERMS).pour accepté d'examiner ce
travail.

Nous tenons à remercier Mr. BEN HASSANE MOHAMED pour son aide
pendant la durée de ce travail.

Nous tenons à remercier profondément Mr. BEN HASSANE ABDELKRIME


pour son aide à nous donner l'endroit pour faire la réalisation expérimentale de ce
travail dans le site Amguid-Adrar.

Nous tenons à remercier aussi, l'office national de la métrologie légale et l’ANRH


pour l'aide matériels du travail et tous les enseignants et les étudiants de promotion
2018.Nous remercions toute les personnes ayant contribué de près ou de loin à la
réalisation de ce travail.
AVANT-PROPOS

Le travail présenté dans ce mémoire a donné lieu aux publications à la Journée


d’Etudes sur l’Energie Eolienne et Solaire et leurs Applications (JEEESA’17).

Cette journée a connu la présentation d’une communication orale de notre travail


qui a été réalisés au niveau d’Amguid. Des débats et des discussions très riches et
fructueux ont porté sur notre sujet qui a été présenté par notre encadreur Dr. Harrouz
Abdelkader sur les applications d’ énergies solaire notamment dans l’agriculture et la
préservation des Foggaras d’Adrar ( Annexe ‘A’ il y a copie l’attestation de
participation).

Aussi, le travail été accepté pour présentation oral à la conférence national


SNERE'2018, sur les énergies renouvelables et l’environnement qui a été tenue le 25
et 26 Avril 2018 à l’Université Tamanrasset.

Titre : APPLIQUATION D’ÉNERGİE RENOUVELABLE POUR LA


PROTECTİON DE SYSTÈME D’İRRIGATİON FOGGARA

Référence : B14

Mais, vue la charge de travail et santé de l’encadreur bous avons pas déplacé pour
faire la présentation (Annexe ‘A’ il y a copie l’invitation).

Finalement, partie de travail a été accepté pour présentation oral à la Congrès


International sur la recherche en énergie solaire et ses applications (ICSERTA-2018)
qui s’est déroulée les 8, 9 et 10 mai 2018 à la Faculté Poly disciplinaire de Ouarzazate
/ Université Ibn Zohr.
VOCABULAIRE DES FOGGARAS

Aud :Tige ou une partie de plante.


Chahed :Le témoin de la foggara.
Chegfa :Outil de mesure du débit de la foggara.
El Hassab :Le comptable de la foggara qui fait les calculs du débit..
Foggara :Galerie souterraine qui draine l’eau de la nappe vers la surface du sol.
Fouaha : Puits, Hassi, ou bien cône de puits de foggara.

Habba: Graine, unité de mesure du débit de la foggara.


Halafa :Outil de mesure du débit de la foggara signifie « par laquelle on jure ».
Hassi :Puits de foggara.
Kébira :La Grande
Khamas : Métayer, Qui reçoit le cinquième de la récolte.
Khorga: Trou.
Kial El Ma: Le mesureur d’eau.
Ksar : Tour, Ensemble de bâtis d’une agglomération.
Louh: Outil de mesure de débit de la foggara « bois plane ».
Machte : Construction à la fin de Kasria aide à l’acheminement des parts d’eau.
Majen: Bassin d’accumulation des eaux.
Majra :Canal de la foggara.
Enfad : Galerie drainante qui relie deux puits de la foggara.
Sbaâ: Doigt

Erg d'une sable.


Liste des figures et tableaux

Liste des figures et tableaux

Liste des figures

Chapitre I: Généralite sur les énergies renouvelables

Figure I.1 : Differents types des énergies renouvelables ..........................................................5


Figure I.2 : L'élément principale d'un système éolien ..............................................................6
Figure I.3 : Les éoliennes de types Darrieus et Savonius.........................................................7
Figure I.4 : Conversion de l'énergie cinétique du vent......................................................8
Figure I.5 : La production d'énergie électrique par énergie hydraulique .................................9
Figure I.6 : La production d'énergie par la biomasse .............................................................10
Figure I.7 : Schéma de présentation le Principe de fonctionnement de géothermie ...............11
Figure I.8 : Les deux types d'énergie solaire ...........................................................................12
Figure I.9 : Energie solaire photovoltaïque ............................................................................13
Figure I.10 : L'énergie solaire thermique ................................................................................55

Chapitre II: Système d'irrigation traditionnelle foggara

Figure II.1: Sortie d'une galerie d'une foggara ........................................................................22


Figure II.2: Hassi ....................................................................................................................23
Figure II.3 :Répartiteur d’une Foggara ...................................................................................24
Figure II.4 : Séguia d’une foggara ..........................................................................................25
Figure II.5 : Majene d’une foggara .........................................................................................26
Figure II.6 : Fonctionnement d'une foggara ...........................................................................22
Figure II.7 : Les différentes formes de Chegfa .......................................................................24
Figure II.8 : Kiel El Ma avec son Louh ..................................................................................24

Chapitre III: Application expérimentale


Figure III.1 : Situation géographique de zone Adrar ..............................................................55
Figure III.2 : Les systèmes situé dans la région Adrar ...........................................................53
Figure III. 3: Système de renforcement de foggara de Bouda ................................................52
Liste des figures et tableaux

Figure III.4 : Système de renforcement de foggara de Baamor ............................................52


Figure III.5: Système situé dans le site Ait Messaoud...........................................................53
Figure III.6 : Système situé dans le site Amguid-Tamentit ....................................................38
Figure III.7 : Le système complete de renforcement de foggara ............................................39
Figure III.8 : Popme immergé ................................................................................................40
Figure III.9 : Panneaux solaires photovoltaïque poly cristallin ..............................................40
Figure III.10 : Une cournometre de mesure de débit .............................................................41
Figure III.11 : Jauge étalon 20L .............................................................................................41
Figure III.12 : Un ruban metrique utilisé pour la mesure .......................................................42
Figure III.13 : Photo montre la methode de travail.................................................................43

Liste des Tableaux

Chapitre I :Généralite sur les énergies renouvelables

Tableau I.1 : Comparatif des differentes technologies des panneaux .....................................14


Tableau I.2 : Potentiel solaire en Algérie................................................................................52

Chapitre II: Système d'irrigation traditionnel foggara

Tableau II.1 : Évolution des débits totaux des foggaras .........................................................30


Tableau II.2 : Débits des foggaras par commune (année 1960,1998 et 2011)........................30

Chapitre III :Application expérimentale


Tableau II.1 : Les résultats de calcul du débit de la pompe avec jauge étalon ......................43
Tableau III.1 : Le débit de foggara avant le renforcement .....................................................44
Tableau III.2 : Le débit de foggara apres le renforcement .....................................................44
SOMMAIRE
Dédicaces
Remerciements

Avant propose

Vocabulaire des Foggaras


Liste des figures et tableaux
Table des matières

INTRODUCTION GENERALE ..................................................................................................1


Chapitre I:Géneralité sur les énergies renouvelables
I.1 INTRODUCTION ................................................................................................................4
I.2 DEFINITIONS ......................................................................................................................4
I.2.1 L'énergie .........................................................................................................................4
I.2.2 Energies renouvelables...................................................................................................5
I.3 LES TYPES DES ENERGIES RENOUVELABLES ..........................................................6
I.3.1 Energie éolienne ............................................................................................................6
I.3.1.1 Définition ....................................................................................................................6
I.3.1.2 Les différents types d'éoliennes ..................................................................................7
a)Eolienne à axe vertical ........................................................................................................7
b) Eoliennes à axe horizontal .................................................................................................8
I.3.1.3 Principe de fonctionnement.........................................................................................8
I.3.2 Energie hydraulique .......................................................................................................9
I.3.2.1 Définition ....................................................................................................................9
I.3.2.2 Principe de fonctionnement.........................................................................................9
I.3.3 Labiomasse.................................................................................................................. 10
I.3.3.1 Définition ................................................................................................................. 10
I.3.3.2 Principe de fonctionnement...................................................................................... 10
I.3.4 Energie Géothermique ................................................................................................ 11
I.3.4.1 Définition ................................................................................................................. 11
I.3.4.2 Principe de fonctionnement...................................................................................... 11
I.3.5 Energie Solaire ............................................................................................................ 12
I.3.5.1 Définition ................................................................................................................. 12
I.3.5.2 Energie solaire photovoltaïque ................................................................................. 13
I.3.5.2.1 Définition .............................................................................................................. 14
I.3.5.2.2 Principe de fonctionnement................................................................................... 14
I.5.5.2.1 Différents types des solaires photovoltaïques ....................................................... 14
I.3.5.3 Energie solaire thermique ........................................................................................ 15
I.3.5.3.1 Définition ............................................................................................................. .15
I.5.5.5.2 Principe de fonctionnement................................................................................... 15
I.4 LES ENERGIES RENOUVELABLES EN ALGERIE ......................................................16
I.4.1 Potentiel d'énergie éolienne ........................................................................................ 16
I.4.2 Potentiel d'énergie hydraulique ................................................................................... 16
I.4.3 Potentiel de biomasse .................................................................................................. 16
I.4.4 Potentiel d'énergiegéothermie ..................................................................................... 16
I.4.5 Potentiel d'énergie solaire ........................................................................................... 17
I.5 LES ENERGIES RENOUVELABLES EN ADRAR ........................................................17
I.5.1 Energie éolienne .......................................................................................................... 18
I.5.3 Energie de l'eau ........................................................................................................... 18
I.5.2 Energie solaire............................................................................................................. 18
I.6 CONCLUSION ...................................................................................................................19
Chapitre II: Système D'irrigation Traditionnelle Foggara
II.1 INTRODUCTION .............................................................................................................20
II.2 HISTORIQUE DE LA FOGGARA ..................................................................................21
II.3 DEFINITION DE LA FOGGARA ....................................................................................21
II.4 LES ELEMENTS D'UNE FOGGARA .............................................................................22
II.4.1 Le captage .................................................................................................................. 22
II.4.1.a La galerie ................................................................................................................ 22
II.4.1.b Les puits « Hassi » .................................................................................................. 23
II.4.1.c L’Aghisrou ............................................................................................................. 23
II.4.1.d Canal Principal « Majra » ....................................................................................... 23
II.4.2 La distribution ............................................................................................................ 24
II.4.2.1 Peigne Répartiteur « Kasria » ................................................................................. 24
II.4.2.2 Rigole « Seguia » .................................................................................................... 25
II.4.2.3 Bassin « Le Majene ».............................................................................................. 26
II.5 FONCTIONNEMENT DE LA FOGGARA ......................................................................26
II.6 TYPE DE FOGGARA ......................................................................................................27
II.6.1 Foggara de l'Erg ......................................................................................................... 27
II.6.2 Foggara du plateau ..................................................................................................... 28
II.6.3 Foggara du Jardin....................................................................................................... 28
II.7 UNITE DE MESURE ........................................................................................................28
II.8 METHODES DE MESURE DE LA QUANTITE D’EAU ...............................................28
II.9 HISTORIQUE DU DEBIT ................................................................................................30
II.10 FACTEURS INFLUENÇANT LE DEBIT .....................................................................31
II.10. 1 Naturels ................................................................................................................... 31
II.10.1.a La sécheresse........................................................................................................ 31
II.10.1.b l'ensablement......................................................................................................... 31
II.10.2 Humains ................................................................................................................... 31
II.10.2.a Le manque d'entretien ........................................................................................... 31
II.10.2.b L'influence des forages ......................................................................................... 32
II.11 AMELIORATION DES DEBITS DES FOGGARAS ....................................................32
II.12 CONCLUSION................................................................................................................33
Chapitre III : Application expérimentale
III.1 INTRODUCTION ...........................................................................................................34
III.2 SITUATION GEOGRAPHIQUE D'ADRAR ..................................................................34
III.3 ENQUAITE DES SYSTEMES RENOUVLABLES DANS LA REGION D'ADRAR ..35
III.3.1 Le première site "éolien BOUDA" ........................................................................... 36
III.3.2 La deuxième site "éolien Baamor" .......................................................................... 37
III.3.3 La troisième site :Ait Messaoud .............................................................................. 38
III.3.4 Le quatrième site:Amguid ....................................................................................... 38
III.4 EXPERIENCE REALISEE ..............................................................................................39
III.4.1 Matériels utilisée ...................................................................................................... 39
III.4.1.1 pompe immergée .................................................................................................. 40
III.4.1.3 Cournomètre .......................................................................................................... 41
III.4.1.4 Jauge étalon 20L .................................................................................................... 41
III.4.1.5 Un ruban métrique ................................................................................................. 42
III.4.2 Méthode de travail .................................................................................................... 42
III.4.3 Résultats ................................................................................................................... 43
III.4.4 Interprétation ............................................................................................................ 45
III.5 CONCLUSION ................................................................................................................45
CONCLUSION GENERALE ....................................................................................................46
BIBLIOGRAPHIE ...................................................................................................................50
ANNEXES

Résumé
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE
La consommation énergétique mondiale est en très forte croissance dans toutes les
régions du monde. Elle représente par une grande partie à la vaste utilisation des
combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon, etc.) que peut sert à l'épuisement
de ces réserves et menace réellement l'environnement. Cette menace s'est manifestée
principalement à travers la pollution et le réchauffement global de la terre par effet de
serre [1].

Pour cela les énergies renouvelables apparaissent à nos jours et à long terme
comme la solution adéquate qui couvre ce besoin énergétique en diminuant
l'inconvénient majeur émis par les énergies fossiles [1].

Elles sont devenues une forme d'énergie indispensable par leur souplesse, la
simplicité d'utilisation et la multiplicité des domaines d'activités ; en effet, elles
offrent la possibilité de produire de l'électricité propre et surtout dans une moindre
dépendance des ressources, à condition d'accepter leurs fluctuations naturelles et
parfois aléatoires [2].

En ce qui concerne notre pays : l'Algérie, l'enjeu du développement des énergies


renouvelables est encore plus importants. En effet, ces énergies permettront de plus en
plus de couvrir la croissance nécessaire et légitime des services énergétiques de base
dans les domaines du développement rural, de l'habitat, de la santé, de l'éducation puis
à long terme, de l'industrie [2].

L'énergie solaire photovoltaïque est l'une des importantes sources utilisées aux
divers domaines tels que le pompage d’eau que peut considérer une prometteuse
application de cette source d'énergie [2].

En milieu saharien, l'eau est disponible, mais dans sa grande majorité est très
faiblement renouvelable, également vulnérable à la pollution et notamment au
phénomène de salinisation Les ressources en eau et notamment, souterraines dans les
régions sahariennes sont les plus souvent mal gérées et imposent une gestion
rationnelle et intégrée et ce dans une optique de durabilité. En effet, la gestion des
ressources en eau, notamment souterraines dans ce vaste territoire, rude et l'un des
plus chauds au monde, obéit à des règles spécifiques aux régions sahariennes et ce à
l'image des systèmes traditionnels de captage et d’irrigation du Sud (foggara) qui
témoignent d'un génie hydraulique humain remarquable, dont l'organisation se place

1
INTRODUCTION GENERALE

au premier plan. Il est à souligner, que dans ces régions, l'eau, revêt une importance
telle, que c'est elle qui constitue la propriété foncière au détriment de la terre.
Malheureusement, ce mode traditionnel de captage ne peut pas répondre aux besoins
en eau actuels et notamment aux perspectives de développement de l'agriculture, qui
se traduisent par l'extension de nouvelles superficies à mettre en valeur, de même que
l'amélioration de l'existant. La demande en eau est déjà importante et elle sera encore
plus, ce qui nécessiterait des moyens importants et modernes de captage (forage
,pompe etc.). Parmi les actions à entreprendre et susceptibles d'augmenter le débit de
la foggara c'est de renforcer la foggara par quelques puits forés dans la partie avale de
la galerie et cela en vue d'augmenter par des apports d'eau le débit de la foggara, sans
que ces puits n'influencent la stabilité du niveau hydrostatique de la nappe, dont
l'origine de son alimentation provient de la partie amont. Ces puits situés à l'aval,
seront équipés en pompes à énergie solaire ou éolienne [2].

Les systèmes photovoltaïques de pompage d'eau exigent seulement qu'il y ait


suffisamment de soleil et une source de l'eau, le besoin d'une utilisation fiable et
continue de cette énergie pour le pompage de l'eau devient une nécessité durant la
dernière décennie et au futur. Le cout du système de pompage photovoltaïque
(générateur photovoltaïque), le rendement du système qui dépend de l'ensoleillement
(système à couplage direct surtout) et le caractère aléatoire de la charge font que le
pompage photovoltaïque n'est pas le système le plus économique en Algérie [2].

L'objectif principal de ce travail est de faire une présentation des sources


renouvelables qui existe à l’Algérie et aussi ; de faire une application de l’une de ces
sources sur l'amélioration du débit de foggara pour l'irrigation traditionnelle à notre
région d’Adrar.

Pour atteindre cet objectif, nous allons répartie notre mémoire en 03 chapitres :

 Le premier chapitre expose généralités sur les énergies renouvelables qui


existe en Algérie et précisément à la région d’Adrar.
 Le deuxième chapitre présente des notions théoriques sur le système
d'irrigation traditionnelle (foggara).
 Le troisième chapitre présentera notions pratique sur d'application d'énergie
solaire pour renforcer le débit d'eau de foggara dans la région d'Adrar.

2
INTRODUCTION GENERALE

Nous allons donner à la fin, des résultats expérimentaux de l’application de


système solaire pour l’amélioration de débit de foggara.

3
Chapitre I
Généralite sur les énergies renouvelables
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

Chapitre I : Généralité sur les énergies renouvelables

I.1 INTRODUCTION
Les sources d'énergie renouvelable apportent aujourd'hui une dimension nouvelle à
notre société avec des enjeux technologiques, économiques et sociologiques. En
particulier, la génération d’énergie thermique et électrique à partir de ces sources fait
désormais l'objet de nombreuses initiatives tant au niveau de la recherche que des
acteurs industriels, et nourrit une forte demande sur le marché de l'emploi [3].

En plus elles servent de répondre à la demande énergétique mondiale qu’en


augmentant plus en plus à cause des activités industrielles au monde développé et
l’investissement des entreprises aux régions qui assurent un coût de production moins
élevé a accru très rapidement la demande mondiale d’énergie [3].

Ce chapitre, sera consacré à la présentation des énergies recouvrables et


spécialement dans notre pays l'Algérie et dans la région d'Adrar comme cas
particulière.

I.2 DEFINITIONS

I.2.1 L'énergie

C'est une grandeur caractérisant un système et exprimant sa capacité à modifier


l’état d'autres systèmes. L'énergie se manifeste sous de nombreuses formes (énergie
électrique, mécanique, cinétique…). La conservation de l'énergie de l'univers
implique que celle-ci n’est ni perdue ni créée. En revanche, si on considère un
système contenu dans l’univers, si ce système perd de l'énergie, cette énergie perdue
se retrouve dans un ou plusieurs autres systèmes, sous la même forme ou sous
d’autres formes. Cette propriété fondamentale de l'énergie, permet à l'homme de la
capter, parfois de la stocker, et de la convertir en une forme plus appropriée à son
utilisation [1].

4
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.2.2 Energies renouvelables

Les énergies renouvelables c’est un ensemble des sources d’énergie qui sont
largement disponibles, essentiellement gratuites et sont compatibles avec un certain
respect environnemental (figure I.1).Elles peuvent être converties selon les besoins
en électricité ou en chaleur.

La cogénération d'électricité et de chaleur est possible dans le cas de la géothermie,


de la biomasse et de l'énergie solaire [4].

D'une façon générale, les énergies renouvelables sont des modes de production
d'énergie utilisant des forces ou des ressources dont les stocks sont illimités. On peut
dire alors qu'une source d'énergie est renouvelable si le fait d'en consommer ne limite
pas son utilisation future. En plus de leur caractère illimité, ces sources d'énergie sont
peu ou pas polluantes [5].

Pour autant, ces énergies ne couvrent encore que 20% de la consommation


mondiale d'électricité en notant que l'hydroélectricité représente 92,5% de l’électricité
issue des énergies renouvelables (biomasse 5,5%, éolien 1,5%, géothermie 0,5% et le
solaire 0,05%). Ainsi, la capacité totale de production d'électricité issue d'énergie
renouvelable (hors grande hydraulique) s'élève à 160 giga watts (GW), soit 4% de la
capacité mondiale du secteur énergétique. Les pays en développement produisent
44% de cette capacité, soit 70 GW [6].

Fig I.1: Les énergies renouvelables [6].

5
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.3 LES TYPES DES ENERGIES RENOUVELABLES

I.3.1 Energie éolienne

I.3.1.1 Définition

L'éolienne est un dispositif destiné à convertir l'énergie cinétique du vent en


énergie mécanique, elles sont généralement utilisées pour produire l'électricité et entre
dans la catégorie des énergies renouvelables [7]. L'énergie éolienne est considérée
comme la plus prometteuse des énergies renouvelables à développer pour remplacer
le charbon, le pétrole, le gaz et même le nucléaire Ainsi l'homme a souvent besoin
d'énergie électrique dans des proportions faibles ou importantes selon l'utilisation qu'il
en fait:

Pour faire fonctionner des stations météo ou toutes autres installations


électriques isolées à faible consommation, une éolienne de petite taille peut
fournir cette énergie tout au longue de l'année.

Pour alimenter en éclairage des maisons ou villages dans des contrées isolées
exposées auvent, des installations d'éoliennes de quelques mètres de diamètre
sont choses courantes.

Pour alimenter en électricité des villes tout en produisant une énergie propre,
on utilise des éoliennes de plusieurs dizaines de mètres de diamètre pouvant
produire jusqu'à4.5 MW[8]

Fig I.2:L'élément principale d'un système éolien [9].

6
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.3.1.2 Les différents types d'éoliennes

Les éoliennes se divisent en deux grandes familles : celles à axe vertical et celles à
axe horizontal

a)Eolienne à axe vertical

Pour ces capteurs, l'axe de rotation est vertical et perpendiculaire à la direction du


vent, et sont les premières structures développées pour produire de l'électricité. Elles
possèdent L'avantage d'avoir les organes de commande et le générateur au niveau du
sol, donc elles sont facilement accessibles. Elles sont adaptées à tous les vents et ne
nécessitent pas de dispositif d'orientation.

Deux d'entre elles sont particulièrement remarquables : Savonius etDarrieus


(figure I.3)[10].

Eolienne de type Darrieus Eolienne de type Savonius

Fig I.3 : Les éoliennes de types Darrieus et Savonius[10].

7
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

b) Eoliennes à axe horizontal

Ce sont les machines les plus répandues actuellement du fait de :

 Leur rendement est supérieur à celui de toutes les autres machines.


 Elles sont appelées éoliennes à axe horizontal car l'axe de rotation du rotor est
horizontal, parallèle à la direction de vent.
 Elles comportent généralement des hélices à deux ou trois pales, ou des
hélices multiples pour le pompage de l’eau.
 Elles ont un rendement élevé.
 Les éoliennes à axe horizontal (ou à hélice) sont de conception simple [11].

I.3.1.3 Principe de fonctionnement

Les éoliennes permettent de convertir l’énergie du vent en énergie électrique


(figure I.4). Cette conversion se fait en deux étapes:

 Au niveau de la turbine (rotor), qui extrait une partie de l'énergie cinétique du


vent disponible pour la convertir en énergie mécanique, en utilisant des
profils aérodynamiques. Le flux d’air crée autour du profil une poussée qui
entraîne le rotor et une traînée qui constitue une force parasite.
 Au niveau de la génératrice, qui reçoit l'énergie mécanique et la convertit en
énergie électrique, transmise ensuite au réseau électrique [12].

Fig I.4 : Conversion de l'énergie cinétique du vent[13].

8
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.3.2 Energie hydraulique

I.3.2.1 Définition

De nombreuses civilisations se sont servies de la force de l’eau, qui représentait


une des sources d'énergie les plus importantes avant l'ère de l’électricité.

Les centrales hydrauliques transforment l'énergie cinétique d’un flux d’eau en


énergie électrique par l'intermédiaire d’une ou plusieurs turbines hydrauliques,
couplées à des générateurs électriques.

De nos jours l'énergie hydraulique est utilisée au niveau des barrages et


principalement à la production d’électricité [14].

I.3.2.2 Principe de fonctionnement

Le principe en est simple : La force motrice de l’eau fait tourner une turbine qui
entraîne un générateur électrique (système comparable à une dynamo). Ensuite,
l'électricité obtenue peut être soit utilisée directement ou stockée en batteries, soit
injectée dans le réseau de distribution (figure I.5). La puissance disponible dépend de
deux facteurs la hauteur de la chute d'eau et le débit de l’eau [14].

Fig I.5:La production d'énergie électrique par énergie hydraulique[14].

9
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.3.3 La biomasse

I.3.3.1 Définition

La biomasse désigne toute la matière vivante d'origine végétale ou animale de la


surface terrestre. L'énergie de la biomasse est la forme d'énergie la plus ancienne
utilisée par l'homme depuis la découverte du feu à la préhistoire, c'est l'ensemble de la
matière organique d'origine biologique, qu'elle soit végétale ou animale par exemple,
les plantes et les animaux sont de la biomasse, ainsi que les matériaux qu'ils
produisent, tel le bois et les déchets. La biomasse est une énergie renouvelable tant
que sa consommation ne dépasse pas l'accroissement biologique [14].

I.3.3.2 Principe de fonctionnement

Cette énergie permet de fabriquer de l'électricité grâce à la chaleur dégagée par la


combustion de ces matières (bois, végétaux, déchets agricoles, ordures ménagères
organiques) ou du biogaz issu de la fermentation de ces matières, ou bien après de
nouvelles transformations chimiques biocarburants (figure I.6). La biomasse est une
énergie qui peut être polluante; comme le biocarburant et le bois qui donne, quand on
le brûle, des gaz à effet de serre [14].

Fig I.6 : La production d'énergie par la biomasse [14].

10
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.3.4 Energie Géothermique

I.3.4.1Définition

Du grec Gé(terre) et thermos (chaud) l'énergie géothermique est une source


d'énergie qui dépend de la chaleur de la terre. Elle provient principalement de la
désintégration des éléments radioactifs naturellement présents dans les roches du
sous-sol, Dans certaines roches et à certaines profondeurs circule, sous forme de
vapeur et d’eaux chaudes. L’énergie géothermique n’est donc utilisable que dans des
zones particulières où elle s’est accumulée [15].

I.3.4.2 Principe de fonctionnement

Le principe consiste à extraire l’énergie contenue dans le sol (figure I.7). Partout,
la température croît depuis la surface vers le centre de la terre. Selon les régions
géographiques, l'augmentation de la température avec la profondeur est plus ou moins
forte, et varie de 3 °C par 100 m en moyenne jusqu'à 15 °C ou même 30 °C. Cette
chaleur est produite pour l'essentiel par la radioactivité naturelle des roches
constitutives de la croûte terrestre. Elle provient également pour une faible part, des
échanges thermiques avec les zones internes de la Terre dont les températures
s'étagent de 1 000 °C à 4 300 °C. Cependant, l'extraction de cette chaleur n'est
possible que lorsque les formations géologiques constituant le sous-sol sont poreuses
ou perméables et contiennent des aquifères [15].

Par rapport à d'autres énergies renouvelables, la géothermie présente l'avantage de


ne pas dépendre des conditions atmosphériques. C'est donc une énergie fiable et
disponible dans le temps. Si les installations géothermiques sont technologiquement
au point et que l'énergie qu'elles prélèvent est gratuite[15].

11
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

Fig I.7:Schéma présentant le Principe de fonctionnement de géothermie [15].

I.3.5 Energie Solaire

I.3.5.1 Définition

L'énergie solaire est la source la plus abondante sur terre. Elle est à l'origine de la
majorité des énergies renouvelables. Cette énergie dépend du soleil que l’envoi sous
fourme des rayonnements à travers quelque cent cinquante millions de kilomètres
d'espace.

Elle permet de produire soit directement l'électricité à laide des panneaux


photovoltaïques, soit de la chaleur thermiques pour le chauffage ou la production
électrique aux centrales solaires (figure I.8)[16].

Fig I.8:Les deux types d'énergie solaire [17].

12
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.3.5.2 Energie solaire photovoltaïque

I.3.5.2.1 Définition

L'énergie solaire photovoltaïque (PV) provient de la conversion directe de l'énergie


provenant de photons, compris dans le rayonnement lumineux (solaire ou autre) en
énergie électrique [18].

I.3.5.2.2 Principe de fonctionnement

Elle utilise des modules photovoltaïques composés de cellules ou de photopiles


fabriqués avec des matériaux sensibles aux longueurs d'ondes du visible qui réalisent
cette transformation d'énergie. Le principe de l'obtention du courant par les cellules
photovoltaïque se nomme effet photoélectrique, qui consiste à l'émission d'électrons
par un matériau soumis à traction de la lumière. Cette production d'énergie peut alors
être stockée dans des batteries ou converties à laide d’une onduleur pour être distribue
dans le réseau électrique(figure I.9) [18].

Fig I.9:Energie solaire photovoltaïque [19].

I.3.5.2.1 Différents types des cellules solaires photovoltaïques

Il existe différents types des cellules solaires ou cellules photovoltaïques. Chaque


type de cellule est caractérisé par a un rendement et un coût qui lui sont propres.
Actuellement, il existe trois principaux types de cellules [20].

13
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

Tableau I.1 : Comparatif des différentes technologies des cellules [20].

Technologie Monocristallin Poly cristallin Amorphe


Cellule et module

Très bon rendement : Bon rendement: faible rendement : 5


à 9 %.
14 à 20 %. 11 à15%.
Durée de vie : assez
Durée de vie : Durée de vie : importante (20 ans)
Coût de fabrication :
importante (30 ans). importante (30 ans)
peu onéreux par
Coût de fabrication : Coût de fabrication : rapport aux autres
technologies
élevé. meilleur marché que
Puissance : 50
Puissance :100 à 150 les panneaux Wh/m2. 16
m2/kWh.
Wh/m2. 7 m2/kW monocristallin.
Fonctionnement
Rendement faible Sous Puissance :100 correct avec un
éclairement faible.
un faible éclairement. Wh/m².8m2/kWh.
Peu sensible aux
perte de rendement Rendement faible températures
élevées.
avec l'élévation de la sous un faible
Utilisables en
température. éclairement. panneaux
souples.
Fabrication : élaborés perte de rendement
Surface de
à partir d’un bloc de avec l'élévation de la panneaux plus
importante que pour
silicium fondu qui s'est température.
les autres panneaux
solidifié en formant un Fabrication : élaborés au silicium.
Caractéristiques Rendement faible
seul cristal. à partir de silicium de
en plein soleil.
 Couleur bleue qualité électronique Performances
diminuant avec le
uniforme. qui en se
temps.
refroidissant forme Fabrication :
couches très
plusieurs cristaux.
minces de silicium
Ces cellules sont qui sont appliquées
sur du verre, du
bleues, mais non
plastique souple ou
uniforme : on du métal, par un
procédé de
distingue des motifs
vaporisation sous
créés car les vide.
différents cristaux.

Part de marché 43 % 47 % 10 %

14
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.3.5.3 Energie solaire thermique

I.3.5.3.1 Définition

On désigne par « solaire thermodynamique » l'ensemble des techniques qui visent


à transformer l'énergie rayonnée par le soleil en chaleur élevée, puis celle-ci en
énergie mécanique à travers un cycle thermodynamique [21].

I.3.5.3.2 Principe de fonctionnement

Le principe général est de concentrer les rayons solaires en un seul endroit .Le
solaire en thermique se décline de différentes façons: centrales solaires
thermodynamiques, chauffe eau solaire, cuisinières et sécheurs solaire .

(figure I.10)[21].

Fig I.10: L'énergie solaire thermique [21].

15
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.4 LES ENERGIES RENOUVELABLES EN ALGERIE

I.4.1 Potentiel d'énergie éolienne

L’Algérie faire une étude de l’évolution saisonnière et annuelle de la vitesse


moyenne du vent a permis de faire une première identification des régions ventées de
l’Algérie.

Cette étude montre que le sud du pays est caractérisé par des vitesses plus élevée
que le nord, plus particulièrement le sud-ouest avec des vitesses supérieures à 4 m/s.

Elle dépasse même la valeur de 6 m/s sans atteindre 7m/s dans la région d’Adrar et
se situe entre 5m/s et 6 m/s pour la région de Tindouf, et entre 4 à 5 m/s dans la
chaine passant par la région de Béchar, Timimoune, In Saleh et Tamanrasset et à
Biskra .Elle peut atteindre la vitesse de 4 m/s à Alger, Ghardaïa et Hassi

Messaoud [13].

I.4.2 Potentiel d'énergie hydraulique

Le secteur hydraulique possède 103 sites de barrage qui sont résencées . Plus de 50
barrage sont actuellement en exploitation. Les quantités globales tombant sur le
territoire algérien sont importantes et estimées à 65 milliards de m ; mais finalement
profitent peu au pays :concentration sur des espaces limités, forte évaporation,
évacuation rapides vers la mer.

Shématiquement, les ressources du surface décroissent de nord au sud, on évolue


actualement les ressources utiles et renouvenables en l’ordre de 25 milliard de m.

Dont environs 2/3 pour les ressources en surfaces ,103 sites de barrages sont
actuelement en exploitation [22].

I.4.3 Potentiel de biomasse

En Algérie, les zones forestières couvrent environ 250 millions d’hectares, soit
10% de la surface totale du pays. Ce potentiel est estimé à Cinq(5) millions de
tonnes de déchets urbains et agricoles ne sont pas recyclés. [23].

16
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.4.4 Potentiel d'énergie géothermie

L’énergie géothermique est l’une des plus importantes sources d’énergies


renouvelables en Algérie, elle dispose forcément d’un important potentiel en nappes
albiennes (80 % du territoire algérien). La géothermie reste néanmoins sous exploitée
en Algérie. La compilation des données géologiques, géochimiques et géophysique a
confirmé que plus de 200 sources chaudes ont été inventoriées dan la partie nord
d'Algérie, Un tiers environ (33%) d'entre elles ont des températures supérieures à

45 °C. Il existe des sources à hautes températures pouvant atteindre 118 °C à


Biskra[23].

I.4.5 Potentiel d'énergie solaire

L'Algérie s'engage avec détermination sur la voie des énergies renouvelables afin
d'apporter des solutions globales et durables aux défis environnementaux et aux
problématiques de préservation des ressources énergétiques d’origine fossile.

Ce choix stratégique est motivé par l'immense potentiel en énergie solaire. Cette
énergie constitue l'axe majeur du programme qui consacre au solaire thermique et au
solaire photovoltaïque une part essentielle. Le solaire devrait atteindre d'ici 2030 plus
de 37% de la production nationale d'électricité [24].

L'Algérie possède un gisement solaire parmi les gisements les plus élevés dans le
monde. La durée moyenne d'ensoleillement dans le Sahara algérien est de 3500
heures. Ce potentiel peut constituer un facteur important de développement durable
dans cette région s'il est exploité de manière économique. Le tableau dessous indique
le taux d'ensoleillement pour chaque région de l'Algérie. Le volet de l'énergie solaire
le plus utilisé dans notre pays est le solaire photovoltaïque mais les autres volets
solaires thermiques et thermodynamiques restent toujours au stade d'expériences [24].

Tableau I.2 : potentiel solaire en Algérie [24]

17
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.5 LES ENERGIES RENOUVELABLES EN ADRAR

Le programme national des énergies renouvelables a fait de la wilaya d’Adrar un


modèle réussi. Adrar est une région qui économise les énergies renouvelables comme
l'énergie solaire, éolienne, ces énergies sont améliorent de l'approvisionnement en
électricité de la région, et sont importances particulière en matière de préservation
de l’Environnement et de réduction des émanations de gaz carbonique, conformément
aux engagements de l’Algérie liés au climat [25].

I.5.1 Energie éolienne

La première éolienne installée durant la période coloniale (1953) dans la zone de


Ouled-ARROUSA, près d'Adrar, a conféré à la wilaya la première place en matière
d'expérimentation de ces énergies renouvelable, avant de souligner la région
constitue, au regard de l'immensité de son territoire et de ses spécificités climatiques,
un pôle national « par excellence » en matière d'exploitation de l'éolienne, vu la
fréquence des vents dans la région. Il existe d'un projet de ferme éolienne de
production d'énergie implantée dans la zone de Kabertène, à 80 km au nord d'Adrar
d'une capacité de 10 mégawatts, implantée sur une surface de 33 ha, cette ferme
composée de douze (12) éoliennes s’inscrit au titre des opérations de renforcement du
réseau de distribution électrique dans la région ,ce projet fruit d'un partenariat algéro-
français et premier du genre à échelle nationale [26].

I.5.3 Energie de l'eau

L'eau dans Adrar est un facteur clé pour tout développement des activités
humaines dans cette région; et l'étalement urbain, le développement agricole et
industriel, la croissance de la population est en elle-même est étroitement liée à la
disponibilité des ressources en eau, et la nécessité d'extraire de grandes quantités d'eau
pour répondre aux besoins croissants en était l'utilisation des nouvelles technologies
pour l'exploration et appelé système « foggaras » pour résoudre les problème de
d'eau[27].

18
Chapitre I Généralite sur les énergies renouvelables

I.5.2 Energie solaire

La région d’Adrar utilise l'énergie solaire pour la production d'énergie électrique.


En matière d’exploitation de l’énergie solaire avec des cinq centrales de production
électrique par l’énergie solaire, d’une capacité de production globale de 48 mégawatts
(MW).Il s’agit des centrales installées dans les communes d’Adrar (20 MW),
Timimoune (9 MW), Zaouiet-Kounta (6MW), Reggan et Aoulef (5 MW chacune), et
dans la zone de Kabertène (commune de Tessabit) d’une capacité de production de
3MW et en plus d’autres expériences de permettre la production localement de 50
kilowatts de la centrale électrique de ksar Melouka [27].

En conséquence, il est en résultera:

•À l'horizon 2020, la wilaya d'Adrar sera renforcer d'une nouvelle centrale de 175
mégawatts à réaliser, et dont les études de localisation sont en cours.

•À l'horizon 2030, un déploiement à plus grande échelle du photovoltaïque et de


l’éolien, la production d'énergie à partir du solaire thermique, ainsi que l'intégration
de la cogénération, de la biomasse et de la géothermie, selon des projections
officielles, qui seront orientés vers l'exportation et rapporteront à l'état d'importants
revenus supplémentaires à la région [27].

I.6 CONCLUSION

Dans ce chapitre, nous avons donné une présentation fidèle et une description des
énergies renouvelables et sur tout les différents types d'énergies renouvelables qui
sont déjà en court de production d'électricité en Algérie et dans la région d'Adrar.

Le chapitre qui suit, va faire présentation d'un système d'irrigation traditionnelle


dans le but de faire à la fin une application d'énergie renouvelable comme solution
d'amélioration et de renforcement de débit d'eau de foggara.

19
Chapitre II

Système d'irrigation traditionnel


foggara
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

Chapitre II: Système d'irrigation traditionnelle foggara

II.1 INTRODUCTION

L'eau dans notre planète représente 71 % de la surface du globe, mais seulement


3% de cette quantité est douce c'est-à-dire dans la quelle la salinité est moins de
3g/l[28].

Une grande partie de ces eaux douces se trouve gelée dans les pôles presque 80 %
sous forme de glace, 19 % sous forme d'eau souterraine difficilement à gérer et
seulement 01 % reste disponible sur la surface sous forme des lacs et rivières [28].

La nécessité de eau et d'extraire de grandes quantités pour répondre aux besoins


humaines croissants. L'homme est utilisé des nouvelles technologies pour
l'exploration appelé système « foggaras » pour résoudre le problème de d’eau [28].

Les eaux souterraines sont extraites par le système d'irrigation traditionnelle


constitue l'élément fondamental de la vie des oasiens, Les foggaras avaient fait leurs
rôles comme la seule ressource en eau pendant près de dix siècles [28].

Dans ce chapitre, nous présenterons ce système, l'historique, le principe de


fonctionnement et les types qui existent avec la solution d'amélioration et de
renforcement de débit d'eau de foggara.

20
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

II.2 HISTORIQUE DE LA FOGGARA

Le système de captage des eaux souterraines « Foggara » se trouve dans plusieurs


pays mais sous différentes appellations, on le trouve en Chine sous le nom de
«Karez», en Iran « qanat », au Pakistan « Kharez », au Yamen « Sahrij », au Oman «
Falej », en Syrie sous le nom de « Kanawat », en Tunisie « Ngoula », au Maroc sous
le nom de « Khettara » et en Espagne « Minas », On trouve aussi des adductions
similaires en Azrabeidjan, Armenie et dans l’ancienne Égypte[29].

D’après plusieurs auteurs cette technique aurait pris naissance en Iran, Hérodote
mentionna l’existence de ce système en Mésopotamie au Vème siècle av.J.C, Polybe
signala aussi ce système en Perse au IIIème et au IIème siècle avant J.C, ce qui attesta
l’origine lointaine de Cette technique, puis a suivi l’axe de diffusion de l’Islam qui
s’est ensuite propagé vers l’Est et l’Ouest.

Les rares documents trouvés justifient que les Foggaras sont introduites au Sahara
algérien entre le XIème et XIIème siècle par El Malik El Mansour, qui aurait creusé la
première Foggara appelée Hennou (actuellement elle débite 3.2 l/s) à Tamentit
localité située à 15 km au sud de la ville d’Adrar, donc ce système est très répondu, il
représente un patrimoine hydraulique mondial.

En Algérie la majorité des foggaras se trouve dans la wilaya d’Adrar, mais on là


trouve aussi au Nord de la wilaya de Tamanrasset dans la région d’In Salah, dans la
wilaya de Bechar dans la partie Sud-Est à Beni Abbès et Igli, et aussi quelques traces
de « l’existence de la foggara dans la wilaya de Laghouat et à Boussaâda[29].

II.3 DEFINITION DE LA FOGGARA

La foggara se compose de plusieurs puits avec des profondeurs variables réunis à


leurs bases par une galerie qui se caractérise par des dimensions géométriques
variables d'une région à l'autre suivant la nature des terrains. La foggara draine la
nappe d'eau grâce à la différence de pression qui existe entre la galerie drainante et la
surface de la nappe aquifère et que le débit drainé est proportionnel à la hauteur de la
nappe d'eau [30].

21
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

II.4 LES ELEMENTS D'UNE FOGGARA

Le système de Foggara est divisé en deux parties le captage et la distribution [31].

II.4.1 Le captage

Le captage de l'eau souterraine est assuré par une galerie (figure II.1) de plusieurs
kilomètres de faible pente qui draine l’eau de la nappe vers la surface libre. Cette
galerie est équipée de plusieurs puits verticaux qui servent à l’entretien et à l’aération
de la Foggara [31].

Fig II.1:Sortie d’une galerie d’une Foggara[31].

II.4.1.a La galerie

La galerie est l’élément moteur de la Foggara. Elle est constituée de deux parties :
 La première partie est le siège d'un écoulement en charge.

La deuxième partie est le lieu d'un écoulement à surface libre.

La longueur de la galerie peut varier de 1Km à 15km, tandis que la gamme du


débit est de 1 L/s à 50 L/s[32].

Les Foggaras sont alignées d'Est en Ouest et sont soigneusement disposées afin
d’éviter tout éventuel drainage qui pourrait endommager d'anciennes Foggaras
voisines. La distance à respecter entre deux galeries doit être supérieure à 100
khamas.

La galerie se termine par l’Aghisrou qui représente la partie située. Cette partie
peut être couverte par des pierres plates [33].

22
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

L'étude de l’alignement des foggaras montre que les galeries de la majorité des
foggaras sont ramifiées.

II.4.1.b Les puits « Hassi »

Les puits « Fouaha » sont la partie visible de la foggara, à l’intérieur des villes ils
considérées font un objet esthétique ( figure II.2).La profondeur des puits varie
suivant le niveau statique de la nappe et la topographie de la région, les puits servent à
l'évacuation des déblais ou à l'apport de remblais. Une fois en exploitation, ces puits
sont utilisés comme accès pour l'entretien et pour l’aération de la galerie. Leur
profondeur varie de 1 à 40m et leur diamètre de 0,5m à 1m.

Les puits sont alignés parallèlement au sens d’écoulement de la nappe avec une
direction NE-SW, pour augmenter le débit de foggara, des puits sont ajoutés à gauche
et à droite de l’alignement principal [34].

Fig II.2:Les puits «Hassi»[34]

II.4.1.c L’Aghisrou

C'est la partie où la galerie sort en surface, il est situé entre le premier puits et le
canal principal « Majra », généralement recouvert par des plaquettes de ciment ou de
roche avec de l’argile. La longueur de l’Aghisrou dépend de la profondeur du premier
puits et du niveau de sol, sa longueur est de quelques mètres à des centaines de
mètres[34].

II.4.1.d Canal Principal « Majra »

C'est un canal de forme rectangulaire qui sert à conduire l’eau vers le peigne
répartiteur « Ksaria», sa longueur est de quelques mètres à quelques kilomètres, il est
construit par des argiles pour minimiser les pertes par infiltration [34].

23
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

II.4.2 La distribution

La distribution de l’eau s’effectue juste à la sortie de la galerie et repose sur trois


éléments majeurs qui sont : Kasria (répartiteur), Seguia (canal), Majene (bassin de
récupération) . Une fois l’eau arrivée à la sortie de la galerie, elle est répartie entre les
propriétaires par la Kasria. Le cheminement de l’eau jusqu’au Majene s’effectue par
l’intermédiaire des Seguias[34].

II.4.2.1 Peigne Répartiteur « Kasria »

A la sortie de la Foggara, l'eau est répartie par un peigne appelé "Kasria" ou


«Qasri»(figure II.3), conçu en pierre plate de forme triangulaire ou rectangulaire
construit par des argiles, actuellement en ciment pour stocker l’eau avant d’être
répartie entre les copropriétaires. Le bassin est muni d’un tranquilisateur pour amortir
la vitesse avant de passer par le Machte « brosse » d’où chaque part d’eau sera
canalisée par une Seguia vers le jardin le plus loin dans la palmeraie. Le peigne est
doté de plusieurs ouvertures de dimensions variables [34].

Fig II.3 : Répartiteur d’une Foggara

24
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

Il existe Plusieurs types de Kasria peuvent être observés dans la palmeraie :

La Kasria Lakbira ou bien peigne principal: est un bassin de forme


triangulaire coupé à sa base par un répartiteur jouant le rôle de tranquilisateur
d’eau. Il permet non seulement d'amortir et de calmer l’écoulement avant sa
répartition mais aussi la mesure du débit. La KasriaLakbira reçoit la totalité du
débit de la Foggara qui est alors réparti en 3, 4 voir les rigoles (Seguias).
La Kasria Secondaire: est un bassin de forme triangulaire placé après la
Kasria Lakbira. Il est utilisé pour le partage familial de chaque tribu ou du
groupe de personnes ayant participé à la réalisation de la Foggara.
La Kasria multiple: appelée aussi Kasriates, sont de petites Seguias qui
viennent après le Kasria secondaire, le long du parcours des Seguias qui
acheminent l'eau vers le Majene[34].

II.4.2.2 Rigole « Seguia »

C'est un canal à ciel ouvert de section rectangulaire ou circulaire est construite


généralement en terre (figure II.4). Une quantité appréciable d’eau est perdue par
infiltration et par évaporation. Il construit des Seguias en ciment pour réduire les
infiltrations [34].

Fig II.4:Séguia d’une foggara [34].

25
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

II.4.2.3 Bassin « Le Majene »

C'est un bassin de récupération et de régularisation qui reçoit l’eau des Kasriates


multiples. D’une section rectangulaire ou bien carrée de profondeur relativement
faible, il joue le rôle d’un château d’eau. Il se situe à la côte la plus élevée du jardin
afin de permettre à l’eau de s’écouler par gravité dans des Seguias et d’irriguer
l’ensemble du jardin. Le Majene est construit de façon à se remplir en 24 heures
(figure II.5). On dont le fond est couvert d’une couche d'argile pour éviter les
infiltrations [34].

Fig II.5:Majene d’une foggara[34].

II.5 FONCTIONNEMENT DE LA FOGGARA


La foggara est constituée généralement de 02 parties différentes :
- Une partie en amont qui pénètre dans la nappe, c’est une partie active (drainante).
- Une partie en avale pour permettre l’écoulement de l’eau vers les jardins grâce à sa
pente, c’est une partie inactive.

En général les puits et la galerie ne se trouvent pas à l’intérieur de la nappe pour


drainer l’eau contrairement à le cas où la galerie est située à l’intérieur de la nappe,
dont cette rançon appelé partie utile de la foggara. Selon la topographie de la région,
les foggaras sert à transporter l’eau souterraine ainsi capté par gravitation vers les
terrains à irriguer (vers dépression), dont la cote du niveau de terrain naturelle est
inférieure à celle du niveau piézométrique de la nappe. La réalisation de la galerie
s’effectuée en commençant par la partie drainante ou la partir dite utile.

26
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

Puis on passe à l’exécutions des puis, un par un avec une distance entre axe égale
à 15 m au maximum et la réalisation du canal dépend de la nature du sol avec une
largeur égale à 60 cm dans la plupart des cas (20 cm dans le cas des terrains rocheux).
En fin on relie les puis voisin par un canal souterraine réalisée à la main, cette
dernière permettre même le passage des ouvriers en cas d’un sol non rocheux. Dès
que la galerie atteindra la surface libre, l'eau sera canaliser vers les pignes à l’intérieur
des oasis ( figure II.6)[35].

Fig II.6: fonctionnement d'une foggara [36].

II.6 TYPE DE FOGGARA

Les foggaras ne diffèrent que par leurs longueurs, ramifications et par région
d’existence, dans le langage local on désigne une grande foggara par le vocable
«Kébira» et une petite foggara par la foggara «Séghira», il n’existe aucune
classification de construction ou de creusement, on trouve [37]:

II.6.1 Foggara de l'Erg

C'est une foggara creusée près de l'Erg, avec l'avancement des dunes de sables
durant les siècles de l'existence de la foggara, il est très difficile de trouver le puits
amont de la foggara recouvert de sable [37].

27
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

II.6.2 Foggara du plateau

La majorité des foggaras de la région d'Adrar sont alignées Est-Ouest, ils suivent le
sens d’écoulement de la nappe du Continental Intercalaire [37].

II.6.3 Foggara du Jardin

C'est une foggara localisée dans la palmeraie, elle est de petite longueur et qui
capte les eaux d’infiltration et de drainage des autres foggaras situées en amont [37].

II.7 UNITE DE MESURE

L'unité de mesure du débit « Habba » change de nom dans chaque région, elle
s’appelle kherga dans le Tidikelt, Tmen, Majen, Sbaâ, Aud, Kherga dans la Gourara et
Sbaâ, Majen, Habba dans le Touat[38].

II.8 METHODES DE MESURE DE LA QUANTITE D’EAU


D'abord faire une plateforme bien nivelée entre la Kasria et les Majras après avoir
supprimer une partie suffisante des lits de toutes les Souagui partant de cette Kasria.

La Chegfa(figure II.7)doit être placée et maintenue à l’aide de l’argile dans l’axe


de Kasria et à 80cm pour permettre de tranquilliser l’écoulement. Pendant la mesure,
on ne laisse personne prendre l’eau de la foggara, tout au moins sur 100m. Et ce afin
de ne pas gêner l’écoulement constant de l’eau .Kial El Ma (mesureur) (Figure II.8)
commence la mesure par l’ouverture la plus à droite de la Kasria[39].

Pendant la mesure de celle-ci, l’eau des autres ouvertures coule librement en


désordres dans les Seguias. Le Kial construit avec de l’argile, un petit chenal bien
étanche, de façon que la totalité de l’eau déversée par l’ouverture qui se mesure, coule
directement dans la Chegfa par le portillon. Il laisse un nombre de trous ouverts sur la
paroi.

Tous les autres trous sont bouchés par l’argile. Si au contraire, elle n’arrive pas à
ce niveau, il en bouche un ou plusieurs trous. Quand le niveau de l’eau dans la Chegfa
se maintient exactement au niveau supérieur de cylindre, la mesure est considérée
juste. Il marque alors sur une tablette en argile préalablement préparée, le nombre de
Habba obtenues. Il procède ainsi, successivement à toutes les autres ouvertures de
partiteur (la Kasria). Une fois la mesure est faite correctement sous l’œil vigilant des
propriétaires présents, El-Hassab (le comptable) fait l’addition suivant des nombres

28
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

gravés dans la tablette pour obtenir le débit total en Habba. Le Chahed annonce le
nombre de Habba de tous les propriétaires [39].

Fig II.7: Les différentes formes de Chegfa[40].

Fig II.8:Kiel El Ma avec son Louh[40].

29
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

II.9 HISTORIQUE DU DEBIT

Les foggaras du Gourara, de Touat et du Tidikelt constituent l’exutoire naturel de


la nappe du Continental Intercalaire, d’après les résultats des trois dernières
compagnes de jaugeages de débits des foggaras effectuées durant les années 1960,
1998 et 2011 (Tableau II.1), le débit global des foggaras a subi une réduction
significative, il diminue de 3.758 m3/s en 1960 à 1.827 m3/s en 2011 soit une
réduction du débit de 1.931 m3/s qui représente plus que la moitié du débit de 1960
(51.4 %) et de 35.8 % du débit de 1998 [30].

Tableau II.1: Évolution des débits totaux des foggaras[30]

Tableau II.2: Débits des foggaras par commune (année 1960,1998 et 2011) [30].

30
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

II.10 FACTEURS INFLUENÇANT LE DEBIT

Naturels : la sécheresse et l'ensablement.

Humains : le manque d'entretien, l'influence des forages [41].

II.10. 1Naturels

II.10.1.a La sécheresse

La nappe exploitée par les foggaras, situe dans les couches supérieures du
Continental Intercalaire est influencée directement par les agents naturels : la rareté
des pluies surtout de ces dernières décennies et l'augmentation remarquable de la
température (évaporation intense). Ces deux agents sont parmi les facteurs qui
contribuent à la baisse du niveau de la nappe et par conséquent, au débit des

foggaras [41].

II.10.1.b l'ensablement

C'est un deuxième facteur qui menace gravement des foggaras. Le vent entraine
une formation importante des Ergs et des dunes de sable, ce facteur constitue un grand
problème, car le vent transporte et jette des quantités énormes de sable dans les puits,
et le faite bouché parfois totalement. Pour éviter ce problème, le drain bien attendu ne
sera pas laissé sans revêtement.

Et comme solution on utilise un revêtement poreux empêchera l’entraînement de


sable, les éboulements et favorise l’aération des galeries [41].

II.10.2 Humains

II.10.2.a Le manque d'entretien

Le manque d'entretien et la main d'œuvre nécessaire et qualifiée sont en relation


avec plusieurs facteurs. Cela implique le désintéressement des jeunes car ils trouvent
au marché tout ce dont ils ont besoin, sans avoir à travailler les jardins qui manquent
donc de main d’œuvre .L’apparition des professions multiples en relation avec
l’agronomie. L'entretien influe beaucoup sur le rendement des foggaras [41].

31
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

II.10.2.b L'influence des forages

En général, l’apparition des forages et l’exploitation excessive de la nappe ont


engendré, avec le temps, une baisse du niveau statique de cette dernière, et par
conséquent du débit des foggaras. L’infiltration des eaux dans la partie d’ennoyée par
le forage voisin n’a pas une influence remarquable du forage sur la foggara, car il ne
provoque aucun changement dans le régime de cette dernière ceci est dû d’une part à
l’éloignement de la partie drainant de la foggara par rapport à la zone d’influence du
forage (distance de 800m jusqu’à 100m).Ainsi que là mauvaise gestion par des
responsables non qualifiés, qui ne visent que leurs intérêts personnels, les risques
causés par les habitations : Durant ces dernières années plusieurs habitants ont
construit des jardins au voisinage des foggaras ce qui permet la
pénétration des couches sablo-argileuse qui atteint le niveau des foggaras d’ou
l’apparition des remblais et des éboulements qui constituent de grandes cavernes et
détériorent la galerie de la foggara[41].

II.11 AMELIORATION DES DEBITS DES FOGGARAS

L'eau des foggaras est de très bonne qualité, et plus particulièrement, celle des
foggaras de l'erg. Ces dernières années, on est enregistré dans certaines foggaras et
notamment celles de Timimoune une dégradation de la qualité de l’eau. Il existe
environ 6 foggaras qui captent d’une nappe salée. Les foggaras sont menacées par les
différents types de pollution.

C'est Pour faire face aux problèmes menaçant la foggara, plusieurs


recommandations peuvent être proposées :

La formation et le perfectionnement des gestionnaires et les copropriétaires des


foggaras.

La réhabilitation des foggaras.

Faire des corrections des débits des forages qui existent dans les champs de captage
des foggaras. Le procédé de correction des débits des forages permet d’éliminer ou
réduire l’interférence réciproque entre les points de captage.

Etablissement des périmètres de protection (immédiat, rapproché et éloigné) et


fermeture des puits pour limiter les apports éoliens et l’ensablement.

32
Chapitre II Système d'irrigation traditionnelle foggara

Utiliser l’énergie hydraulique des eaux des foggaras pour la production du


l’électricité qui peut être utilisée dans des travaux d’entretien ou autre, donc assurer
une autonomie de la foggara.

Renforcement des foggaras par des puits équipés de pompes a énergie solaire ou
éolienne: l’implantation des puits peu profonds équipés par des pompes à énergie
solaire permettre de combler le déficit des débits des foggaras, cette solution est très
importante et faisable surtout pour les foggaras ayant pure caractéristique 1Q ≥ 1
L/s/km, Il est conseillé de ne pas implanter les puits au voisinage des têtes des
foggaras (zone de drainage des foggaras) car on risque de rabattre le niveau de la
nappe et assécher la partie drainante par pompage .le puits doit êtres implanté dans la
partie avale de la foggara pour capter les flux des débits passés sous les galeries.
Respecter une distance de sécurité (> rayon d’influence) lors de l’implantation des
nouveaux captages (forage) pour éviter l’influence directe par le cône de rabattement
et éviter les phénomènes d’interférence Respecter une distance de sécurité [42].

II.12 CONCLUSION

L'étude de l’ensemble des données des foggaras constitue un patrimoine historique


et culturel national. Elle est très adaptée aux conditions climatiques et sociales de la
région d'Adrar, mais cette technique est en état de dégradation progressive à cause des
plusieurs facteurs d'influence comme :le manque d’entretien, l’augmentation des
forages, le rabattement de la nappe à l’échelle régionale…..etc.

Dans le chapitre suivant, nous proposerons une solution locale qui améliore le
débit d'eau de foggara et qui utilise l'énergie renouvelable.

33
Chapitre III

Application expérimentale
Chapitre III Application Expérimentale

Chapitre III : Application expérimentale


III.1 INTRODUCTION
La wilaya d'Adrar a connu ces dernières années une croissance démographique
rapide, suivi d'une activité humaine importante qui couvre presque tous les domaines
Agricoles, Industriels et Touristiques. En parallèle, les besoins en eau ont augmenté,
en effet la foggara qui est un système de captage traditionnel la plus efficace
alternative solution que l’homme a trouvé dans le désert pour compenser cet manque ;
Mais en l’absence de conscience culturelle des personnes et de négligence des
associations responsables et les organes concernés , La foggara est menacée
d’extinction (dégradation, tarissement, détérioration de la qualité des eaux, etc.) à
cause des problèmes locaux et régionaux liés principalement à l’exploitation et à la
gestion des eaux. En plus à la suspension de certains d’entre eux du service ou la
diminution du niveau de débit des autres.[43]

Dans ce chapitre, nous proposerons une solution d’utilisation des systèmes des
énergies renouvelables pour stimuler ou renforcer le débit d’eau des foggaras de la
région.

III.2 SITUATION GEOGRAPHIQUE D'ADRAR

En plein cœur du Sahara algérien, la wilaya d’Adrar est située au sud-ouest du


pays à plus de 1400 km d’Alger et sa code wilaya est 01 .Elle est située entre les
méridiens : 2°E et 6° W, et les parallèles 20° et 32° Nord. Sa superficie totale est de
427 968 Km2 et Population 431 270 habitants, soit environ 18% de la superficie
globale de l’Algérie, près d’un cinquième du territoire national. Issue du dernier
découpage administratif de 1974, la wilaya d’Adrar est composée de 11 daïras et 28
communes, et 294 ksars [43].

La wilaya est découpée en trois régions du Nord au Sud : (figure.3.1)

Le Gourara ; le Touat ; le Tidikelt

Elle est limitée :

 Au Nord, par les wilayas d’El Bayedh et Ghardaïa


 A l’Ouest, par la wilaya de Bechar et Tindouf.
 A l’Est, par la wilaya de Tamanrasset.au Sud, par la Mauritanie et le Mali
34
Chapitre III Application Expérimentale

FigIII.1: Situation géographique de zone Adrar [43]

III.3 ENQUAITE DES SYSTEMES RENOUVLABLES DANS LA


REGION D'ADRAR

Adrar contient divers systèmes qui permettront renforce le débit d'eau de foggara
qu’est est perçue différemment et ce, selon les conditions socio- économiques et le
type de consommation en eau, en direction de d’agriculture traditionnelle
(Ksours) ou de mise en valeur récente.

Parmi ces systèmes de renforcement c’est l’application des sources renouvelables ;


telle que le système solaire (photovoltaïque) que représente le plus souvent le choix
économique et la technologique idéal pour la région d'Adrar ou installations isolées.
En plus, on a des systèmes éoliens ; en effet à la disponibilité du vent à la région et le
succès du système au plusieurs application surtout dans les filières de production
électrique.

35
Chapitre III Application Expérimentale

FigIII.2:Les systèmes situés dans la région Adrar.

III.3.1 Le première site "éolien BOUDA"


Bouda: C'est une commune situe dans la province d'Adrar, dans le centre-sud de
l'Algérie. Selon le recensement de 2008, il a une population de 9938, avec un taux de
croissance annuel de 1,4%. Et une commune qui riche de plusieurs foggaras.

Le 12 juin 2017nous avons fait une visite à la foggara de" Ben-draaou" dont, on a
trouvé un système énergétique éolien qui renforce le débit d'eau de cette foggara,
Mais à cette région, il y’avait un problème de maintenance du système d'énergie
éolienne.

36
Chapitre III Application Expérimentale

FigIII.3:Système de renforcement la foggara de bouda.

III.3.2 La deuxième site "éolien Baamor"

Baamor: est une région appartient de Fenoughil dans la wilaya d’Adrar, nous avons
visité cette région le 14juin 2017, elle contient un système éolienne qui renforce la
foggara, la région se compose de 11 foggaras ; juste 3 parmi eux sont restées en vie ;
Mais nous avons remarqué que ce système a besoin d'entretien pour travailler.

Fig III.4: Système de renforcement de foggara de Baamor.

37
Chapitre III Application Expérimentale

III.3.3 La troisième site :Ait Messaoud

Ait Messaoud : c'est une région qui appartenant de Reggan, elle contient un
système photovoltaïque qui renforce le débit d’eau de foggara et la profondeur de
forage 150m (ANNEXES B) qui est placé en 2015 et il est un réussi système au
niveau de la région .

Fig III.5: Système situé dans le site Ait Messaoud.

III.3.4 Le quatrième site: Amguid

Amguid : c'est une région de Tamentit à Adrar, nous avons la visité le 8juin 2017 .Ce
site contient un système photovoltaïque utilisé pour renforcer le débit d'eau de
foggara, il est aussi un performant système qui fonctionne à un rythme efficace.

Fig III.6:Système situé dans le site Amguid-Tamentit

38
Chapitre III Application Expérimentale

III.4 EXPERIENCE REALISEE

Pour atteindre l'objectif de notre travail, nous avons réalisé une expérience dans le
site d’Amguid.

Le système est composé de 8 panneaux solaires de types poly cristallins raccordés


avec une pompe immergé dans un puits de 46m.

Panneaux Kasria Foggara


Pompe immergé
solaire

FigIII.7: Le système complète de renforcement de foggara.

III.4.1 Matériels utilisée

Les mesures du débit d'eau sont importantes dans le calcul du bilan hydrologique
sur une surface donnée (bassin versant, par exemple).

Pour la détermination du débit instantanée d'eau dans des cours d'eau, la mesure
et/ou l'enregistrement de débit dans les systèmes de drainage ou des canaux
d'irrigation ouverts, plusieurs sortes d'équipements de mesures sont proposés. Une
étude hydrologique précise et efficace implique des exigences strictes quant au choix
du matériel à utiliser.

39
Chapitre III Application Expérimentale

III.4.1.1 pompe immergée

C'est une pompe électrique permettant de remonter ou récupérer l'eau d'un forage
ou d'un puits conçue pour aller chercher l’eau à une profondeur où il est impossible de
l’aspirer depuis la surface. On la trouve également dans des puits peu profonds,
lorsqu’on veut éviter les amorçages difficiles, le bruit ou les risques de gel.

FigIII.8.:Pompe immergée

III.4.1.2 Panneaux solaire poly cristallin

Les panneaux photovoltaïques poly cristallins sont moins chers à produire que les
panneaux monocristallins et permettent un meilleur agencement des cellules au sein
des panneaux photovoltaïques. Dont ces cellules sont composées de plusieurs cristaux
de silicium de taille diverses et variée, les cellules poly cristallines ne présentent pas

Une couleur totalement homogène qui, elle, se rapprochera plutôt du bleu.

Fig III.9:Panneaux solaires photovoltaïque poly cristallin

40
Chapitre III Application Expérimentale

III.4.1.3 Cournomètre

C'est une hélice que l'on place dans le courant, plus le courant est rapide plus celle-
ci tourne vite. À chaque tour l'hélice produit une impulsion électrique, qui est
transmise dans un câble, puis comptabilisée.

La relation entre le nombre d'impulsions par unité de temps et la vitesse du courant


est propre à chaque type de Cournomètre.

Fig III.10: Une cournometre de mesure de débit

III.4.1.4 Jauge étalon "20 L"

Cette jauge étalon est un appareil portable de métrologie des volumes qui permet
l’étalonnage d’un compteur, grâce à sa précision pour un volume bien déterminé,
importé de l'office national de la métrologie légale, elle est certifiée de l'organisme
national. Il sert à donner comparaison de mesure entre l'instrument qui est soumis au
control métrologique et l'étalon [53].

Fig. III.11: Jauge étalon 20 L.


41
Chapitre III Application Expérimentale

III.4.1.5 Un ruban métrique

C'est un instrument de mesure formé d'une règle graduée flexible et pouvant


s'enrouler, ce qui rend son transport très aisé. Il permet également de mesurer des
surfaces courbes.

Fig III.12: Un ruban métrique utilisé pour la mesure.

III.4.2 Méthode de travail

Nous avons fait l'expérimentale dans la foggara d’Amguid dans la région de


Tamentit, le travail fait avec des matériels métrologique certifiées ; nous allons
remplir l’eau souterraine par un système photovoltaïque dans le site d’Amguid à
Tamentit afin de l'augmentation du débit des foggaras abandonnées, nous allons
utiliser une jauge étalon 20L et courantomètre de mesure du débit avant l’application
du système solaire.

Comme montre dans les photos (Figure 3.13), nous avons inséré la conduite de la
pompe immergée dans la foggara afin de prendre chaque monument les relèves du
débit avec l'instrument de mesure cournometre. Les résultats du débit seront prendre
avant et après chaque renforcement du débit par le système solaire.

42
Chapitre III Application Expérimentale

Fig III.13: Photo montre la méthode de travail.

III.4.3 Résultats

Tableau III.1 Les résultats du calcul du débit de la pompe avec jauge étalon est
Q= 0,78 L/s.

Quantité(L) Temps(s) Remarque


20 24.45 Pas exacte
20 30.55 Fuit
20 31.31 Fuit
20 25.36 Exacte

43
Chapitre III Application Expérimentale

Le débit de Foggara avant l’utilisation d’un système solaire:

Tableau III.2:Le débit de foggara avant le renforcement est Q= 0,8 L/s

Échelles Abscisses Profond Débit

[cm] [cm] [cm] [L/s]

30 10 28 0.782
10 0.781
3 0.780
30 28 0.791
10 0.792
3 0.790
40 28 0.821
10 0.823
3 0.820
48 28 0.832
10 0.831
3 0.830
Débit moyenne 0.80

Tableau III.3 Le débit de foggara après le renforcement est Q= 1,8 L/s

Échelles Abscisses Profond Débit

[cm] [cm] [cm] [L/s]

30 10 28 1.800
10 1.800
3 1.800
30 28 1.782
10 1.781
3 1.780
40 28 1.791
10 1.790
3 1.790
48 28 1.820
10 1.820
3 1.820
Débit moyenne 1.8

44
Chapitre III Application Expérimentale

III.4.4 Interprétation

D’après les résultats des deux tableaux 1 et 2, on voie bien que le débit de Foggara
après l’utilisation du système solaire qui égale à 0.8 L/s est augmenté après le
renforcement par le système photovoltaïque jusqu’à 1,8 L/s. Ce résultat montre
l’efficacité de la méthode utilisée pour gestion durable et raisonnée de l’eau.

III.5 CONCLUSION

Dans ce chapitre, nous avons montré qu’on peut faire application d’énergie
renouvelable pour la protection du système d’irrigation traditionnel foggara dans la
région d’Adrar. Le système solaire appliqué est très efficace pour l’augmentation du
débit.

Il reste pour l’autorité de la région de faire Gestion durable et raisonnée de l’eau ;


Partage, arrêter les forages non autorisées et utiliser les énergies nouvelles pour l’aide
de Foggara.

45
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION GENERALE

CONCLUSION GENERALE
Les énergies renouvelables sont des sources d'énergie qui se renouvellent assez
rapidement pour être considérée comme inépuisable à l'échelle de l'homme. Ils,
permettent une production décentralisée de l’électricité, peuvent contribuer à résoudre
le problème de l’électrification des sites isolés où un grand nombre d’individus est
dépourvu de tout apport énergétique, ne pouvant ainsi satisfaire aucun besoin même
minime et améliorer ses conditions de vie. Faisant appel à des sources d’énergie
universellement répandues, nécessitant un minimum de maintenance, la solution
solaire représente le plus souvent, le choix économique et technologique idéal pour la
région d'Adrar ou installations isolées.

L’appréciation de l’utilisation de la foggara ou/et du forage dans la région


est aperçue différemment et ce, selon les conditions socio- économiques et le
type de consommation en eau, en direction de d’agriculture traditionnelle
(Ksours) ou de mise en valeur récente. En effet, la foggara offre un eau
permanente par gravité, c'est-à-dire sans pompage (gratuitement) et également
sans matériels d’irrigation contrairement au forage. Ce dernier exige dans ce
type de régions (nappe libre) pour l’exhaure de l’eau, le système de pompage à
énergie fossile.

Ce mode traditionnel de captage ne peut pas répondre aux besoins en eau


domestiques et agricoles, actuels et futurs sans recourir aux moyens modernes
d’exhaure.

Dans le premier chapitre, nous avons donné une présentation et une description des
énergies renouvelables au monde et en Algérie et particulièrement dans la région
d'Adrar.

Le deuxième chapitre, nous avons présenté le système d'irrigation traditionnelle


foggara dans la région d’Adrar. Ce patrimoine mondial reste toujours abandonné et
négligée malgré tous les efforts.

Dans le troisième chapitre, on conclue que dan la région d’Adrar, les applications
des systèmes des énergies renouvelables pour les irrigations traditionnel foggara sont
des réussis idées afin de renforcer le débit de ses irrigation et les protège d’extinction
et la dégradation.

46
CONCLUSION GENERALE

Pour cela, l’autorité doit proposer des recommandations et réalise des gestions
durables et raisonnables de l’eau ; Partage, arrêter les forages non autorisées et utiliser
les énergies nouvelles pour l’aide de Foggara.

47
BIOBLIOGRAPHIE
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[40]http://www.worlddocphytoplus.com/index.php?page=themesdetail&id=537.

51
ANNEXES
ANNEXE A
ANNEXE A
ANNEXE B
Résume

La foggara dans la région d’Adrar c’est un système d’irrigation traditionnelle constituent des procédés
d’acquisition et de distribution d’eau, basé sur des galeries horizontales drainantes. Cette technique
traditionnelle montre des différences au niveau de la source de captage et de la technique de partage
de l’eau. Il capte les eaux de la nappe phréatique au pied d’un djebel ou de la nappe du continental
intercalaire, d’une source de la nappe du grand erg occidental, de drainage et des infiltrations, et
enfin, uniquement les eaux de crues ou drainent les eaux des oueds. Dans ce travail, nous allons
utilisés les énergies renouvelables (solaire ,éolienne) comme application énergétique locale pour le
renforcement du débit volumique d'eau dans ce patrimoine mondiale existé dans la région d’Adrar.
Notre étude basée sur le pompage avec système d'énergie renouvelable sera appliqué sur trois
foggaras dans trois sites différentes: Baamor, Bouda et Ait messaoud -Reggan. A la fin de ce travail,
ont donnera des résultats avec interprétations qui montrent l'efficacité de la technique utilisée.

Mots clés-Energie renouvelable, Foggara, éolienne, l’eau, solaire, énergétique, débit volumique,
pompage.

Abstract

The Foggara is a system of traditional irrigation in the region of Adrar, it is based on the process
of acquiring and distributing the water which occurs in horizontal tunnels. This traditional technique
shows some differences at the level of the source of harnessing water and the technique of dividing it
up. It harnesses the water from the nappe to the bottom of “djebel” or the nappe of continental divider,
from a source of a great erg nappe, from drainage and infiltrations, and finally, only the flood waters
or draining the waters of wadis. In this research work, we are going to use renewable energies (solar,
wind) as a local energetic application for the reinforcement of the water’s volume flow of this
worldwide heritage in Adrar region. Our study is based on pumping by a renewable energy system will
be applied on three Foggaras in three different places: Baamoor, Bouda and Ait Messaoud-Reggan. At
the end of the work, we will be giving the results with interpretations that demonstrate the efficiency of
the technique being used.

Keywords:- Renewable energy, Foggara, wind, water, solar, energetic, volume flow, pumping.

‫ملخص‬

.‫ و الخٍ حذذد فٍ االنفاق األفمُت‬، ‫الفمارة فٍ هنطمت أدرار هٍ نظام رٌ حملُذٌ بذُذ حسخنذ الً عولُاث اكخساب الوُاه وحىسَعها‬
‫ بذُذ اى هصذر هُاهها هى الوُاه الجىفُت عنذ‬.‫حُظ ِهز هذه الخمنُت الخملُذَت االخخالفاث علً هسخىي هصذر حسخُز الوُاه وحمنُت حمسُوها‬
‫وأخُزا هُاه‬
ً ، ‫ كذالك الصزف والخسلل‬، ٍ‫ وهى هصذر للطبمت الوائُت الكبزي فٍ الغزب الغزب‬، ٌ‫سفخ جبل أو الذىض الجىفٍ المار‬
‫ سىف نسخخذم الطالاث الوخجذدة (الطالت الشوسُت وطالت الزَاح) كخطبُك للطالت الوذلُت‬، ‫ فٍ هذا العول‬.‫الفُضاى أو هُاه الىدَاى‬
ً‫ وحسخنذ دراسخنا علً الضخ بىاسطت نظام الطالت الوخجذدة عل‬.‫لخعشَش حذفك الوُاه فٍ هذا الخزاد العالوٍ الوىجىد فٍ هنطمت أدرار‬
ٍ‫ سىف نعطٍ النخائج هع الخفسُزاث الخ‬، ‫ فٍ نهاَت هذا العول‬.‫رلاى‬-‫ بىدا و أَج هسعىد‬، ‫ باعوىر‬5‫رالرت فماراث فٍ رالرت هىالع هخخلفت‬
.‫حظهز فعالُت الخمنُت الوسخخذهت‬

.‫ الضخ‬، ‫ دجن الخذفك‬، ‫ الطالت‬، ‫ الطالت الشوسُت‬، ‫ الوُاه‬، ‫ الزَاح‬، ‫فمارة‬, ‫ الطالت الوخجذدة‬-:‫الكلمات المفتاحيه‬