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MAÎTRE D’OUVRAGE MAÎTRE D’OUVRAGE DÉLÉGUÉ

MINISTÈRE DES INFRASTRUCTURES


DU DÉSENCLAVEMENT
ET DES TRANSPORTS

TRAVAUX DE CONSTRUCTION CLEF EN MAIN DE


L’ÉCHANGEUR DU NORD DE OUAGADOUGOU
MARCHE N°30/00/04/04/00/2015/0044

Attributaire : Mission de contrôle

Note d’hypothèses générales OA1 à OA10, OH1 à OH4

Référence : ENO ISC EXE GC GEN NHG 2003


ENO ENO ENO ENO

O O O O
Indice Date Modifications

A 15/02/2016 Première diffusion

Etabli par : JBP (Entreprise ISC) Echelle : - Approuvé par : P.E LATOUR
Directeur Projet

Vérifié par : MLT&DB (Entreprise ISC) Format : A4

Date et visa de la mission de contrôle Observations


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Rédacteur Indice:
2003 Sujet : Note d’hypothèses générales JBP A

PAGE INDICE PAGE INDICE


N° A B C D E N° A B C D E
1 X 51
2 X 52
3 X 53
4 X 54
5 X 55
6 X 56
7 X 57
8 X 58
9 X 59
10 X 60
11 X 61
12 X 62
13 X 63
14 X 64
15 X 65
16 X 66
17 X 67
18 X 68
19 X 69
20 X 70
21 X 71
22 X 72
23 X 73
24 X 74
25 X 75
26 X 76
27 X 77
28 X 78
29 X 79
30 X 80
31 X 81
32 X 82
33 83
34 84
35 85
36 86
37 87
38 88
39 89
40 90
41 91
42 92
43 93
44 94
45 95
46 96
47 97
48 98
49 99
50 100
DATE 15/02/2016
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2003 Sujet : Note d’hypothèses générales JBP A

SOMMAIRE
1. OBJET 5
2. UNITES 5
3. DOCUMENTS DE REFERENCE 6
4. DESCRIPTIF DES OUVRAGES 7
4.1. IMPLANTATION 7
4.1. GABARITS 8
4.2. GEOMETRIE 8
4.2.1. Les ouvrages OA1 à OA10 8
4.2.2. Les ouvrages OH1 à OH4 10
4.3. COUPES TRANSVERSALES FONCTIONNELLES 12
4.4. SCHEMA STATIQUES 12
4.5. EQUIPEMENTS 12
4.5.1. Etanchéité et chaussée 12
4.5.2. Dispositifs de retenue 12
4.5.3. Appareils d’appui 12
4.5.4. Eclairage 13
5. HYPOTHESES GEOTECHNIQUES 13
5.1. REMBLAIS 13
5.2. SOL DE FONDATION 13
6. METHODOLOGIE DE CONSTRUCTION 14
6.1. PHASAGE DES OA1 A OA10 14
6.2. PHASAGE DES OH1 A OH4 14
7. HYPOTHESES DE CALCUL 15
7.1. PROGRAMME DE CALCUL 15
7.2. CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX ET REGLES DE JUSTIFICATION 15
7.2.1. Béton 15
7.2.2. Armatures passives 17
7.3. ACTIONS 18
7.3.1. Actions permanentes 18
7.3.2. Actions variables de service 20
7.3.3. Actions en phase de construction (Qpr) 24
7.3.4. Actions accidentelles (FA) 24
7.3.5. Séisme 24
7.3.6. Fatigue 24
7.4. COMBINAISONS D’ACTION 25
7.4.1. Notation des actions 25
7.4.2. Combinaisons d’actions à l’Etat Limite de Service (E.L.S) 25
7.4.3. Combinaisons d’actions à l’Etat Limite Ultime (E.L.U) 26
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8. PRINCIPES DE CALCULS ET DE JUSTIFICATIONS 27


8.1. JUSTIFICATION DES FONDATIONS 27
8.1.1. Cas des semelles superficielles 27
8.1.2. Cas des pieux (fondations profondes) 28
8.2. JUSTIFICATION DES ELEMENTS EN BETON ARME (HORS FONDATIONS) 29
8.2.1. Vérifications en flexion simple 29
8.2.2. Ferraillage minimum des éléments comprimés 29
8.2.3. Ferraillage minimum de flexion 30
8.2.4. Vérifications du cisaillement 30
8.2.1. Vérifications du poinçonnement 30
8.2.1. Vérifications en zone d’appui 30
8.2.2. Vérification des bossages d’appui et de vérinage 30
8.3. JUSTIFICATION DES EQUIPEMENTS 31
8.3.1. Appareils d’appui en élastomère fretté 31
8.3.2. Joints 31
8.3.3. Dalles de transition 31
8.3.4. Encastrement des barrières de sécurité aux dalles 31
9. EPREUVES DES OUVRAGES 31
10. CONCLUSION 31
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1. OBJET

Cette note a pour objet de définir les hypothèses générales de calculs à prendre en compte pour le
dimensionnement et la justification des ouvrages d’art et des ouvrages hydrauliques du projet de
l’échangeur Nord à Ouagadougou au Burkina Faso.

Les passerelles, les dalots et les caniveaux, ainsi que le canal et déversoir ne sont pas l’objet de cette
note.

2. UNITES

Longueurs : mètre (m)


Masses : tonnes (t)
Forces : tonnes (t)
Moments : tonnes mètres (t.m)
Contraintes : Méga pascal (MPa)
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3. DOCUMENTS DE REFERENCE

Le projet est établi sur la base des documents du marché suivants :

- Cahier des clauses techniques particulières – Pont

- Cahier des clauses techniques particulières - Barrage

Les justifications relatives aux différents ouvrages sont menées conformément aux textes énumérés ci-
après :

- Fascicule61, titre II du CCTG approuvé par arrêtédu28.12.1971et annexé aux circulaires n° 71.155
du 29.12.1971 et n° 71.156 du 30.12.1971 modifié par la circulaire 80.52 du 09.12.1980

- Circulairen°79.25du13mars1979 : instruction technique sur les directives communes de 1979


relatives au calcul des constructions (DC79)

- Fascicule 62 Titre I Section I du CCTG : Règles techniques de conception et de calcul des


ouvrages en béton armé suivant la méthode des états limites, dénommées BAEL 91

- Décret n°92-72 du 16 janvier 1992 relatif aux règles techniques de conception et de calcul des
ouvrages et constructions en béton armé et béton précontraint suivant la méthode des états limites
(BAEL 91 révisé 1999 et BPEL 91 révisé 1999)

- Fascicule 65A et son additif : Exécution des ouvrages de génie civil en béton armé ou précontraint

- Fascicule 62 Titre V : règles techniques de conception et de calculs des fondations des ouvrages
de génie civil

Le calcul en béton armé est effectué en considérant la fissuration du béton comme préjudiciable,
conformément au §3.2 du CCTP Ponts.

- Guide technique du SETRA « Appareils d’appui en élastomère fretté » (juillet 2007) (annule et
remplace le BT n°4) + Guide SETRA/LCPC « Environnement des appareils d’appui en élastomère
fretté » (1978)

- Guide technique du SETRA « Piles et Palées » (PP 73)

- Guide technique du SETRA « Murs de soutènement en béton armé » (MUR 73)

- Guide technique du SETRA/LCPC « Conception et calcul des fondations profondes et


superficielles » (FOND 72)

- Guide technique du SETRA « Dalles de transition des ponts routes » (Octobre 1984)

- Guide technique du SETRA « Barrières de sécurité pour la retenue de poids lourds – barrières de
niveau H2-H3 » (Septembre 1999)

- Guide technique du SETRA « Joints de chaussée des ponts routes » (Juillet 1986)

Nous ferons des références précises aux articles concernés de ces règlements, dans les différents
paragraphes de la présente note.
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4. DESCRIPTIF DES OUVRAGES

L’échangeur Nord de Ouagadougou a pour but de fluidifier la connexion entre les axes RN02, RN22 et le
Bd Tensoba.

4.1. IMPLANTATION

L’implantation du projet est illustrée ci-dessous :

La position de l’ensemble des ouvrages est la suivante :

: Ouvrages en béton armé OA10


OA2
: Ouvrages hydrauliques (béton armé)

OA1

OA3
OA7
OA4
OA8
OH4
OA5
OH2 OA6
OH3
OH1

OA9
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4.1. GABARITS

Conformément au CCTP §0.2.1.1.3, l’intrados des ouvrages doit dégager :


- un gabarit de 5,25 m pour les voies routières ;
- Le gabarit ferroviaire à respecter en phase provisoire est celui transmis par Citarail de 4.60m
augmenté par mesure conservatoire d’une garde de 0.80m, soit 4.60m +0.80m = 5.40m.
- Le gabarit ferroviaire retenu pour la phase de service est celui du CCTP à savoir 6.20m.

4.2. GEOMETRIE

4.2.1. Les ouvrages OA1 à OA10

Les ouvrages d’art OA1 à OA10 sont de type PIPO (Passage Inférieur à Portique Ouvert) en béton armé
prolongés par des murs en retour faisant la transition avec le soutènement en Atalus ou Terre Armée.

L’accès à la dalle supérieure est prévu par des remblais d’accès (soutenus par des Atalus ou de la terre
armée) de part et d’autre des portiques. Lorsque la rampe d’accès est en courbe, le soutènement est en
Atalus (A). Lorsqu’elle est droite sur toute sa longueur, la rampe est en terre armée (TA).

OA1 OA2 OA3 OA4 OA5 OA6 OA7 OA8 OA9 OA10 OH1 OH2 OH3 OH4
TA TA TA TA/A A A A A A A A A A A

Les ouvrages OA1, OA2, OA3, OA4, OA6, OA9 et OA10 sont fondés sur semelles superficielles.
Les ouvrages OA5, OA7 et OA8 sont fondés sur pieux [En attente de confirmation selon les résultats de la
campagne géotechnique complémentaire].

L’OA3 est un portique simple, les autres ouvrages sont des portiques doubles.

Longitudinalement, la traverse est constituée d’une dalle épaissie par des goussets au niveau des appuis.

Transversalement, le tablier des ouvrages OA7 et OA9 est constitué d’une dalle en béton d’épaisseur
constante en dévers de 4,5%. Sur les autres ouvrages, la dalle est d’épaisseur variable, le niveau en z de
l’intrados est constat et la face supérieure suit un profil en toit de la voie. Elle est d’épaisseur maximale
vers le centre (point haut).

La circulation est routière sur et sous ces ouvrages, sauf pour les OA1 et 2 dont la travée centrale passe
au-dessus d’une voie ferrée.

Ci-dessous, à titre d’exemple, la géométrie de l’ouvrage OA4 :

Vue en plan des fondations


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Coupe transversale sur culée Coupe transversale sur pile

Le détail des caractéristiques de l’ensemble des ouvrages sont données dans les notes de justifications
propres à chaque ouvrage.
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4.2.2. Les ouvrages OH1 à OH4

Les ouvrages hydrauliques sont des ponts cadres multicellulaires en béton armé et permettent de traverser
le canal. Ces ouvrages sont fondés sur radier. Le radier est au niveau du lit du canal.

La circulation est routière sur ces ouvrages. Il n’y a pas de circulation à l’intérieur du cadre.

Les ouvrages OH1 à OH3 comportent 3 travées, l’ouvrage OH4 a 4 travées.

Les ouvrages OH1 et OH4 supportent des voies circulant à des hauteurs différentes. Leurs piédroits sont
de hauteur variable de manière discontinue, comme sur l’exemple suivant (OH1). Ces ouvrages seront
étudiés en deux parties :

Coupe transversale OH1 (selon l’axe du canal)

OH1 Ouest OH1 Est

Ci-dessous, à titre d’exemple, la géométrie de l’OH2 :

Coupe longitudinale (selon l’axe de la voie)


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Le détail des caractéristiques de l’ensemble des ouvrages sont données dans les notes de justifications
propres à chaque ouvrage.
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4.3. COUPES TRANSVERSALES FONCTIONNELLES

En service, les coupes transversales fonctionnelles sont composées de :

- Chaussées : ces voies supportent des charges routières définies au F61TII, des charges militaires
(MC120) et des convois exceptionnels.

- Pistes cyclables : de manière défavorable, les pistes cyclables seront considérées comme des
voies routières puisqu’aucune séparation physique n’est prévue avec ces dernières.

- Trottoirs : ces zones supportent des charges piétonnes.

- Superstructures, barrières de sécurité type BN4 aux extrémités des ouvrages et DBA centrale.

4.4. SCHEMA STATIQUES

Le schéma statique des ouvrages est le suivant :

 OA 1 à 10 : Le tablier est encastré aux culées et il est sur appuis simples au niveau des piédroits
intermédiaires

 OH 1 à 4 : Culées et piédroits encastrés au tablier

4.5. EQUIPEMENTS

4.5.1. Etanchéité et chaussée

Les dalles de couverture sont revêtues d’une étanchéité, bénéficiant d’un avis technique du SETRA, de
3 cm d’épaisseur (couche d’accrochage + couche de bitume armé auto-protégé par une feuille d’aluminium
+ couche en asphalte porphyrée) et d’une chaussée de 7 cm d’épaisseur.

4.5.2. Dispositifs de retenue

Les dispositifs de retenue sur ouvrages sont composés :


- De barrières type BN4 ou équivalent de chaque côté de l’ouvrage
- D’une DBA centrale limitant les 2 sens de circulation (pas sur tous les ouvrages)

Les OH ont une géométrie particulière propre à chaque ouvrage selon les tracés des voies supportées,
par conséquent leurs dispositifs de retenue ne sont pas identiques. D’une manière générale, on disposera
à chaque extrémité de voie une GBA ce qui permet d’assurer la retenue de poids lourd. De plus, on
s’assurera qu’une distance de recul minimale de 80 cm est disponible derrière chaque GBA, dans le cas
contraire on disposera une BN4 fixée au tablier.

Des corniches préfabriquées en béton B25 seront disposées sur les tabliers des ouvrages d’art.

4.5.3. Appareils d’appui

Au droit des piles intermédiaires des OA1 à OA10 (hors OA 3), sont disposés des appareils d‘appui en
élastomère fretté type Freyssinet ou équivalent. Ces appareils d’appuis seront posés sur un bossage d’une
hauteur minimale de 5 cm.

Les équipements des têtes des appuis et le ferraillage du tablier devront permettre le vérinage et le calage
de sécurité nécessaire au changement des appareils d’appui hors circulation ou sous trafic léger.
L’emplacement pour le vérinage sera matérialisé par un bossage.
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4.5.4. Eclairage
L’éclairage sur ouvrage sera assuré par des candélabres à double tête à l’axe pour les voies à deux
chaussées, et des candélabres à une seule tête au bord des voies, Cf. coupe ci-dessous :

L’éclairage sous ouvrage sera fixé en haut des piédroits.


Les éclairages sur et sous ouvrages sont positionnés conformément au plan du marché : « Plan
d’ensemble éclairage public ».

5. HYPOTHESES GEOTECHNIQUES
5.1. REMBLAIS

Conformément au CCTP-Pont, les remblais contigus aux ouvrages ont les caractéristiques suivantes :
- Masse volumique 2,0 t/m3
- Cohésion nulle
- Angle de frottement interne de 30°
- Module pressiométrique de 10 MPa

Ces remblais seront mis en œuvre par couche de 0,30 m d’épaisseur et méthodiquement compactés. Lors
de la mise en place du remblai, la différence de hauteur entre les deux côtés ne devra pas excéder
l’épaisseur de deux couches élémentaires.

5.2. SOL DE FONDATION

Les hypothèses géotechniques sont données dans la note d’hypothèses géotechniques.


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6. METHODOLOGIE DE CONSTRUCTION
6.1. PHASAGE DES OA1 A OA10

Le phasage considéré pour les portiques en béton armé est le suivant :

1- Coulage du béton de propreté et des fondations (pieux ou semelles superficielles) ;


2- Coulage des piédroits des culées et fûts de piles ;
3- Pose des appareils d’appui en tête des piles intermédiaires ;
4- Coulage de la traverse supérieure sur étaiement, sans reprise de bétonnage ;
5- Décoffrage de la traverse ;
6- Remblaiement et coulage des dalles de transition ;
7- Pose des superstructures et mise en service.

NOTA : La résistance du béton nécessaire au décoffrage sera précisée dans les plans de ferraillage.

6.2. PHASAGE DES OH1 A OH4

Le phasage considéré pour les ouvrages hydrauliques en béton armé est le suivant :

1- Création de la première digue et assèchement du lit du canal ;


2- Coulage du béton de propreté et du radier ;
3- Coulage des piédroits ;
4- Coulage de la traverse supérieure sur étaiement ;
5- Décoffrage de la traverse ;
6- Remblaiement et pose des dalles de transition (sauf pour l’OH1 où le remblaiement sera réalisé
partiellement avant la traverse) ;
7- Pose des superstructures et mise en service.

NOTA : La résistance du béton nécessaire au décoffrage sera précisée dans les plans de ferraillage.
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7. HYPOTHESES DE CALCUL

7.1. PROGRAMME DE CALCUL

Les ouvrages seront modélisés sur le logiciel 3D Advance structure et le logiciel 2D ST1.

7.2. CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX ET REGLES DE JUSTIFICATION

7.2.1. Béton

Pour le dimensionnement des ouvrages, on retiendra les classes de béton suivantes :

Partie d’ouvrage Classe de résistance


Ouvrages d’art et hydrauliques (hors pieux) B 30
Pieux B 27

7.2.1.1. Caractéristiques mécaniques

Les caractéristiques propres à tous les bétons du projet sont les suivantes :

 La masse volumique du béton armé est égale à 2.5 t/m 3.

 Coefficient de dilatation thermique :  = 10-5 °C-1 (BAEL §A.3.1,33)

 Déformation relative en compression du béton (BAEL §A.4.3.41) :


o Au pic de contrainte : εbc1 = 2,0 ‰
o Ultime : εbcu =3,5 ‰

 Coefficient de poisson (BAEL91 révisé 99 - § A.2.1,3) :


o Calcul des sollicitations : ν = 0.0
o Calcul des déformations : ν = 0.2

 Raccourcissement unitaire dû au retrait εr = 2 x 10-4 (BAEL §A.2.1,22)


 Hygrométrie ambiante : ρh = 80%
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7.2.1.1.1. Béton des Ouvrages d’Art et hydrauliques (hors pieux)

Béton de Classe B30

 Les valeurs caractéristiques à 28 jours sont :


o à la compression : fc28 = 30 Mpa
o à la traction : ft28 = - 2.4 Mpa (BAEL §A.2.1,12)

j
Pour une date j < 28 jours : f cj = fc28
4.76  0.83 j

 Les modules de déformation longitudinale à 28 jours sont : (BAEL §A.2.1,2)


o - module instantané : Ei28 = 11 000 fc28⅓ = 34 180 MPa
o - module différé : Ev28 = 3 700 fc28⅓ = 11 496 MPa

7.2.1.1.2. Béton des pieux

Béton de Classe B27

 Les valeurs caractéristiques à 28 jours des pieux sont déterminées conformément à l’Art A.3.1,2 du
F62TV :
𝑚𝑖𝑛(𝑓𝑐𝑘 ;𝑓𝑐,𝑙𝑖𝑚)
o à la compression : 𝑓𝑐 =
𝑘1 .𝑘2

avec : fc,lim = 25 MPa pour un pieu


k1 coefficient de réduction dépendant du mode de réalisation des pieux
k2 coefficient de réduction dépendant des dimensions des pieux

o à la traction : ft28 = 0,6 + 0,06 fc (BAEL §A.2.1,12)

 Les modules de déformation longitudinale à 28 jours sont : (BAEL §A.2.1,2)


o module instantané : Ei28= 11 000 fc⅓ (MPa)
o module différé : Ev28 = 3 700 fc⅓ (MPa)

7.2.1.2. Résistances mécaniques de calcul pour le béton armé

La résistance mécanique de calcul des bétons armés est la suivantes :

ELS ELU fondamentaux ELU accidentels

B30 0.60*fc28= 18.0 Mpa 0.85*fc28/(1.5θ) 0.85*fc28/(1.15θ)

B27 0.60*fc28= 16.2 Mpa 0.85*fc28/(1.5θ) 0.85*fc28/(1.15θ)

Nota : Conformément au BAEL A.4.3.4, le coefficient θ est fixé à 1 lorsque la durée probable d’application
de la combinaison d’actions considérée est supérieure à 24h, à 0,9 lorsque cette durée est comprise entre
1h et 24h, et à 0,85 lorsqu’elle est inférieure à 1h.
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7.2.2. Armatures passives

Conformément au CCTP - Ponts, le diamètre des armatures de la structure devra être égal ou inférieur à
32 mm.

7.2.2.1. Nuance des aciers

Les armatures utilisées sont des armatures à Haute Adhérence de nuance fe E 500 de qualité soudable et
des armatures ronds lisses de qualité fe E 235.

La limite d’élasticité des armatures haute adhérence est prise égale à f e = 500 MPa.

La limite d’élasticité des ronds lisses est prise égale à f e = 235 MPa.

7.2.2.2. Caractéristiques communes mécaniques des aciers

 Es = 200 000 MPa


 γs = 1,15 à l’ELU Fondamental
 γs = 1,00 à l’ELU accidentel
 Masse volumique de l’acier : 7,85 t/m3

7.2.2.3. Conditions de fissuration

Les justifications seront menées selon les règles du BAEL, en considérant la fissuration comme
préjudiciable.

7.2.2.4. Caractéristiques mécaniques des armatures

Les contraintes admissibles des armatures HA pour les bétonsB27 et B30 sont données dans le tableau
suivant :

ELU ELS
Fissuration préjudiciable
Fondamentaux Accidentels
η = 1,6

fe / 1,15 = 435 Mpa fe / 1,00 = 500 MPa Min {2/3 fe ; Max [0.5fe ; 110(η.ftj)]} = 250 Mpa

7.2.2.5. Enrobage minimal des armatures passives

Enrobage minimal des armatures passives :


 3 cm pour les parties non immergées des ouvrages d’art.
 5 cm pour les parties d’ouvrage susceptibles d’être immergées dans la nappe phréatique des OA.
 5 cm pour les ouvrages hydrauliques.
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7.2.2.6. Longueurs de scellement

Conformément à l’article A.6.1.22 du BAEL, la longueur minimale de scellement droit d’une barre rectiligne
est :

  fe
ls  oùsu = 0.6.2.ftj avec  = 1.5 pour du HA d’où le tableau récapitulatif :
4su

Acier HA : fe = 500 Ma

Calcul Choix

B 30 38,6  40 

B 27 41,7  42 

7.2.2.7. Arrêt de bétonnage des tabliers

Conformément au CCTP-Ponts §2.6.2-B, les tabliers seront coulés sans reprise de bétonnage (hors
ouvrages hydrauliques).

7.3. ACTIONS

7.3.1. Actions permanentes

7.3.1.1. Poids propre (G)

Conformément au CCTP §3.2.1.1, la masse volumique du béton est prise égale à 2,50 t/m3 et une variation
de ± 3 % est appliquée à la valeur nominale du béton pour obtenir ses valeurs caractéristiques.
Le poids propre est calculé à partir des sections béton.

7.3.1.1. Superstructures (G)

Nous présentons ci-dessous le poids nominal des éléments de superstructures ainsi que les coefficients
kmin et kmax qui permettent de calculer leurs valeurs caractéristiques.

Poids nominal kmin kmax


Etanchéité (ép.=3cm)* 2,4 t/m3 +40% -20%
Revêtement de chaussée (ép. = 7cm)* 2,4 t/m3 +40% -20%
Trottoirs et bordure* 2,5 t/m3 +6% -4%
Corniches préfabriquées 2.5 t/m3 +3% -3%
Relevé béton 2.5 t/m3 +3% -3%
Remblai sur ouvrage 2.0 t/ m3 +10% -10%
Barrière BN4 0,065 t/ml - -
DBA 0,65 t/ml - -

* CCTP §3.2.1.2
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7.3.1.2. Tassement différentiels (G)

Le tassement différentiel est le tassement d’une seule fondation en gardant les autres appuis au même
niveau. Il ne s’agit pas du tassement global de la structure qui lui n’entraine pas de sollicitation particulière
dans l’ouvrage.
Le tassement différentiel entre appuis est pris forfaitairement égal à 10 mm pour les ouvrages fondés sur
semelles superficielles, ce tassement est considéré comme une action long-terme.
On considèrera qu’il n’y a qu’un seul appui qui tasse à la fois.

7.3.1.3. Retrait – fluage (G)

Conformément à l’article B.5.1 du BAEL 91 révisé 99, on négligera les effets du retrait car les joints des
ouvrages sont distants de moins de 50 m (distance limite pour les régions humides et tempérées).

Néanmoins, de manière à tenir compte d’un éventuel retrait différentiel de la traverse par rapport au reste
de la structure, on tiendra compte de manière sécuritaire d’une dilatation thermique de -10°C (appliquée à
la traverse).

7.3.1.4. Actions du sol et de l’eau

 Les actions du sol à considérer sont :

- Poids des remblais


Conformément au §3.2.1.3 du CCTP, une variation de ± 10 % est appliquée à la valeur nominale de la
masse volumique des remblais (1,8 t/m3<γ < 2,2 t/m3 pour les valeurs minimale et maximale dans le cas
de sols rapportés humides).

- Poussée latérale du sol


La poussée latérale du sol vaut PS = K.γ.h avec K le coefficient de poussée des terres, γ le poids volumique
des remblais et h la hauteur du remblai.
Conformément au § 3.4.1-E du CCTP, on considère :
o Masse volumique des remblais contigus pour le calcul de la poussée γ = 2,0 t/m 3 ;
o Coefficient de poussée des terres derrière les piédroits compris entre 0,25 et 0,50 (calcul en
fourchette) ;

Nous considérons l’enveloppe des coefficients de poussées de terres symétriques telle que décrite ci-
dessous :

0,25 0,25 0,50 0,50

 Les actions de l’eau à considérer sont :

- Poids de l’eau
La valeur caractéristique de la densité de l’eau est de 1,0 t/m3.

- La pression hydrostatique :
La poussée latérale de l’eau vaut 𝑃ℎ = 𝜌𝑤 𝑔ℎ avec 𝜌𝑤 la masse volumique de l’eau, g la valeur de la
pesanteur et h la hauteur d’eau en tenant compte du marnage.

- La poussée verticale de l’eau (Archimède)


La poussée verticale de l’eau vaut 𝑃𝑎 = 𝜌𝑤 𝑉𝑔 avec 𝜌𝑤 la masse volumique de l’eau, V le volume de fluide
déplacé et g la valeur de la pesanteur.

Etant donné que l’on se situe au niveau d’un barrage, on considère la vitesse d’écoulement de l’eau comme
très faible. Par conséquent, les actions dynamiques associées sont négligées.
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Les niveaux d’eau du projet sont les suivants :


- Niveaux du Barrage 1 (Amont) :
o Niveau de retenue normale : 289.6 (CCTP Barrage §1.4.2)
o Niveau des plus hautes eaux : 290.4 (CCTP Barrage §1.4.2)
- Niveau du Barrage 2 et 3 (Aval) : 287.2
- Hauteur d’eau dans le canal en phase de crue :
o Crue (période de retour à 100 ans) : 1.65 m*
o Crue de sécurité du barrage (situation accidentelle) : 2.30 m*
*(Valeurs issues du Rapport d’Etude de Reconstruction de la Digue et du Déversoir du Barrage n°1 de
Ouagadougou – Annexe 6).

7.3.2. Actions variables de service

7.3.2.1. Charges routières (Qrn - freinage - Qtrot - Qrm - Qrp)

Les actions routières sont définies conformément au fascicule 61 titre II en considérant les ouvrages
comme des ponts de première classe.

Les profils transversaux fonctionnels définissant les circulations sur les traverses sont définis
précédemment.

7.3.2.1.1. Charges routières sans caractère particulier (QR)

Charges répartie : A(l) et A(l) plancher


Charges de camion : Bc, Bt et Br
Les charges QR sont obtenues en pondérant les charges A ou B par :
o 1,20 aux ELS
o 1,07 aux ELU

 Système de charge A

Le système de charge A est défini par l’application d’une masse A(l) = 230 + (36 000 / (l+12)), exprimée
en kg/m², avec l la longueur chargée (= portée).

Cette masse est pondérée par les coefficients a1 et a2 définis ci-dessous :

Détermination de a1 :

Détermination de a2 :
a2 = ν0 /ν

Avec : ν0 = 3,5 m pour un pont de première classe


ν = la largeur moyenne d’une voie

Ainsi, la charge à appliquer uniformément sur toute la largeur circulable vaut :

A2(l) = a1 x a2 x A(l)
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 Système de charge B

Le système de charge B comprend 3 systèmes distincts :

Les charges Bc et Bt sont à multiplier par des coefficients bc et bt respectifs donnés ci-après. De plus, les
convois du système B sont à pondérer par le coefficient de majoration dynamique.

Coefficient bc :

Le coefficient de pondération des charges Bc est déterminé d’après le tableau suivant :

Coefficient bt :

Le coefficient de pondération des charges Bt est déterminé d’après le tableau suivant :


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Coefficient de majoration dynamique :

Le coefficient de majoration dynamique des convois du système B est donné par la formule :

Avec : L = Longueur de la dalle


G = Poids de la dalle
S = Poids du chargement type B

7.3.2.1.2. Charges de freinage associées à QR

Les charges de freinage sont calculées pour les systèmes de charges A et Bc :

- Freinage des charges de type A : la charge de freinage est égale à la fraction suivante du poids
de cette dernière:

Avec S désignant la surface chargée en m².

- Freinage des charges de type Bc : la charge de freinage correspond au chargement d’un seul
camion Bc soit 30 t. Ces efforts de freinage de type Bc ne sont pas susceptibles de majoration (ni
coefficient dynamique, ni coefficient bc).

7.3.2.1.3. Charges sur remblais (Qsp)

Conformément à l’article 8 du fascicule 61 titre II nous considérons une surcharge sur remblai égale à
1 t/m² (conforme au §3.2.2.1 du CCTP). Nous lui affecterons un coefficient majorateur de 1,2 à l’ELS et
1,07 à l’ELU.

7.3.2.1.4. Charges de trottoir (Qtrot)

Conformément à l’article 13 du fascicule 61 titre II, on prendra en compte une surcharge de trottoir de
0.15 t/m2 pour la justification générale de l’ouvrage.

7.3.2.1.5. Charge militaire (Qm)

Le convoi MC120 comporte deux chenilles et répond aux caractéristiques suivantes :

- Masse totale 110t


- Longueur d’une chenille 6,10m
- Largeur d’une chenille 1m
- Distance d’axe en axe des deux chenilles 3,30m

Un seul char Mc 120 est supposé circuler sur l’ouvrage.


Un coefficient dynamique est affecté au MC120 (même formule que pour les chargements de type B).
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7.3.2.1.6. Convois exceptionnels (Qrp)

- Convoi type D : qui comportent deux remorques supportant chacune 140 t, dont le poids est
répartie au niveau de la chaussée sur un rectangle uniformément chargé de 3,30 m de large et 11
mètres de longs ; la distance entre axes des deux rectangles étant de 19 m comme l’indique la
figure suivante :

Les convois exceptionnels sont supposés circuler seuls. Ils ne sont affectés d’aucune majoration
dynamique et ne développent aucune réaction de freinage.

7.3.2.2. Action sur les barrières BN4

Conformément au guide technique du SETRA « Barrières de sécurité pour la retenue de poids lourds –
barrières de niveau H2-H3 » § 5.4.2.2.2 (CCTP §3.2.2.1), les barrières BN4 sont susceptibles de
transmettre au droit de chacun des supports et à l'encastrement de ceux-ci :
- une force horizontale de 30 t ;
- un moment d'axe longitudinal de 20t.m ;
- le taux de travail des armatures est limité à 2/3 de f e soit 333 MPa.
Ce cas est à cumuler avec les charges permanentes seules, et sans pondération supplémentaire.

7.3.2.3. Effet du vent (Fw)

Conformément à l’article 14 du fascicule 61 titre II (§3.2.3 du CCTP), nous considérons que le vent souffle
horizontalement dans une direction normale à l’axe longitudinale de la chaussée et développe une pression
qui vaut :
- q = 0,125 t/m² en phase provisoire (susceptible d’excéder un mois)
- q = 0,200 t/m² en phase définitive

Cette action est négligeable pour les justifications générales des ouvrages.

7.3.2.4. Actions thermiques

7.3.2.4.1. Variation uniforme (T)

La valeur du coefficient de dilatation thermique du béton et des aciers de toute nature est fixée à 10-5m/°C.

Les valeurs caractéristiques maximales et minimales des variations de températures sont de +/-15°C
autour d’une valeur ambiante initiale de 30°C (CCTP §3.2.3).

Elles correspondent à des dilatations linéaires relatives de +/-1,5.10-4.Cette action est prise en compte
avec les modules long terme.
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7.3.2.4.2. Gradient thermique linéaire (GT)

Le gradient thermique linéaire n’est pas défini dans le CCTP. Nous considérons néanmoins, à titre
sécuritaire, un gradient thermique entre la fibre supérieure, plus chaude, et la fibre inférieure, plus froide,
de la traverse.

L’amplitude considérée est de 12°C quand l’effet de la température est l’action de base d’une combinaison
rare. On considère une amplitude de 6°C pour un gradient thermique fréquent.

Ces effets seront calculés avec la valeur instantanée Ei du module d’élasticité du béton.

Pour les OH dont le tablier est recouvert par une couche de remblai dont l’épaisseur moyenne est
supérieure à 50 cm, l’effet du gradient thermique est négligeable.

7.3.2.5. Défaut d’implantation

 Pieux

On considère, de manière sécuritaire, un excentrement initial de 5 centimètres de la réaction verticale en


tête de pieu pour la justification des fondations pour couvrir un éventuel défaut d’implantation.

 Appareils d’appui

Conformément au CCTP §2.6, les tolérances sur l’implantation en plan des bossages sont de 1 centimètre
dans toutes les directions.
On considère un excentrement de 1 cm de la réaction verticale de la dalle pour la justification des piles
pour couvrir un éventuel défaut d’implantation.

7.3.3. Actions en phase de construction (Qpr)

D’après l’article 59.2.3.1 du fascicule 65 (CCTP-Ponts §3.2.4) nous prenons une surcharge forfaitaire de
chantier de 0,5 t/m² correspondant au personnel, aux matériels courants et au stockage.

Les engins de chantier spécifiques seront définis dans les NDC propres à chaque ouvrage.

7.3.4. Actions accidentelles (FA)

Nous considérons une action accidentelle due aux chocs de véhicules routiers sur les piédroits d’une valeur
de 50 t appliquée à 1,50 m au-dessus du niveau de la chaussée.

7.3.5. Séisme

Sans objet pour le Burkina Faso.

7.3.6. Fatigue

Sans objet.
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7.4. COMBINAISONS D’ACTION

7.4.1. Notation des actions

Nous considérons les notations suivantes :

- Actions permanentes
Gmax : L’ensemble des actions permanentes défavorables
Gmin : L’ensemble des actions permanentes favorables

Nota : Le retrait et le fluage sont inclus dans les charges G min et Gmax.

- Charges d’exploitation
T : Variation uniforme de la température
GT : Gradient thermique rare
QR : Actions dues aux charges routières sans caractères particuliers (systèmes A et B)
Qm : Actions du convoi militaire Mc120
QRP : Actions des charges routières de caractère particulier (convoi type D)
Qtrot : Charges sur trottoir
FWe : Action du vent en situation d’exécution
FWs : Action du vent en service
Qsp : Surcharges sur remblai
Qprc : Charges d’exécution connues (en grandeur et position)
Qpra : Charges d’exécution aléatoires
FA : Charge accidentelle (choc sur les piédroits)

7.4.2. Combinaisons d’actions à l’Etat Limite de Service (E.L.S)

Combinaisons ELS Quasi-permanent

{Gmax ; Gmin}

Combinaisons ELS rares

{Gmax ; Gmin} + (1.2*QR) + Qtrot + 1.2 Qsp + max{0.6 T ; 0.5 GT}


{Gmax ; Gmin} + {Qm ; QRP} + Qtrot
{Gmax ; Gmin} + T + max{0 ; 0.5 GT}
{Gmax ; Gmin} + GT + max{0.6 T ; 0}
{Gmax ; Gmin} + FWs

ELS de construction

{Gmax ; Gmin} + Qprc+ Qpra + FWe


{Gmax ; Gmin} + Qprc+ Qpra + max{T ; GT}
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7.4.3. Combinaisons d’actions à l’Etat Limite Ultime (E.L.U)

Combinaisons ELU fondamental

{1.35 Gmax ; Gmin} + 1.5*1.07*QR + 1.5*1.07*Qtrot + 1.5*1.07* Qsp


{1.35 Gmax ; Gmin} + 1.35 max{Qm ; QRP} + 1.5*1.07*Qtrot
{1.35 Gmax ; Gmin} + 1.5 FWs

Combinaisons ELU accidentel

{Gmax ; Gmin} + FA + 0.60 (1.20*QR) + 0.60*Qtrot + 0.60 * Qsp

{Gmax ; Gmin} + FA + 0.50 max{T ; GT}

ELU de construction

{1.35 Gmax ; Gmin} + max{1.35 Qprc ; Qprc}+ 1.5Qpra+ 1.3FWe


{1.35 Gmax ; Gmin} + max{1.35 Qprc ; Qprc} + 1.3Qpra + 1.5FWe
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8. PRINCIPES DE CALCULS ET DE JUSTIFICATIONS

Pour chaque ouvrage, il sera rédigé une note de calcul comprenant :

- La géométrie et autres hypothèses propre à l’ouvrage dont les caractéristiques géotechniques et


la coupe fonctionnelle de la traverse

- La vérification de la stabilité externe de l’ouvrage

- La justification des éléments structuraux en béton armé (ferraillage minimal, flexion, cisaillement,
poinçonnement)

- La justification des équipements (appareils d’appui, joints…)

8.1. JUSTIFICATION DES FONDATIONS

8.1.1. Cas des semelles superficielles

8.1.1.1. Stabilité externe

Les vérifications de la stabilité externe des ouvrages sont effectuées d’après l’article B.3. du fascicule 62
titre V.

 Vérification du tassement

Le tassement maximal sous semelles/radiers est donné sous charges permanentes. On vérifiera que le
tassement obtenu reste acceptable pour le type de structure étudié.

 Etat limite ultime de glissement

Pour chaque combinaison ELU, on vérifiera que :

Avec :

- Hd et Vd: sont les composantes de calcul horizontale et verticale de l´effort appliqué à la semelle,
- A´ : surface comprimée de celle-ci,
- ´ : angle de frottement interne du sol sous les semelles (=30°)
- c´ : cohésion du sol sous les semelles (=0)
- γg1 est pris égal à 1,2 à l’ELU fondamental,
- γg2 est pris égal à 1,5 à l’ELU fondamental,

 Etats limites ultime et de service de mobilisation de la capacité portante

Ces deux critères concernant la vérification de la capacité portante du sol ont été regroupés dans le même
paragraphe car leur vérification est identique :

- L’état-limite ultime est destiné à éviter le poinçonnement du sol de fondation


- L’état-limite de service est destiné à éviter l’application au sol de fondation de contraintes proches
de sa contrainte de fluage
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Dans les deux cas, il faut vérifier que la contrainte appliquée, dite contrainte de référence, reste inférieure
à une contrainte limite de portance (donnée au §8) : q’ref ≤ qlim

Avec : q’ref = (3q’max + q’min) /4

q’max et q’min sont respectivement les contraintes maximale et minimale du diagramme des
contraintes normales appliqué par le radier au sol de fondation.

8.1.1.2. Stabilité interne

La stabilité interne des semelles sera justifiée

- Pour les semelles des culées : comme un élément en béton armé (du fait de leur largeur
importante)

- Pour les semelles des piles intermédiaires : en utilisant un modèle bielle-tirant (semelles rigides),
en limitant l’angle d’inclinaison des bielles entre 45° et 55°.

8.1.2. Cas des pieux (fondations profondes)

8.1.2.1. Stabilité externe des pieux

 Vérification de la portance

Nous vérifierons la portance des pieux conformément au Fascicule 62 – Titre V (article C.4.1). Les valeurs
limites Qmin (valeur de calcul de la portance d’un pieu) et Qmax (valeur de calcul de la résistance à la traction
d’un pieu) sont les suivantes :

Combinaisons Qmin Qmax


-Qtu/(γr1,2) Qu/(γr1,2)
Combinaisons fondamentales
-Qtu/(γr1,1) Qu/(γr1,1)
Combinaisons accidentelles
-Qtc/1,4 Qc/1,1
Combinaisons caractéristiques
0 Qc/1,4
Combinaisons quasi permanentes

Avec : Qtu valeur caractéristique de la résistance à la traction d’un pieu


Qu valeur caractéristique de la portance d’un pieu
Qtc charge de fluage en traction d’un pieu
Qc charge de fluage d’un pieu
γr facteur partiel sur la résistance
γr =1,1 si le pieu est sollicité en compression
γr =1,15 si le pieu est sollicité en traction

 Vérification des pressions latérales

Les pressions exercées sur le sol de fondation ne doivent pas dépasser les pressions du sol déterminées
dans l’Annexe C.5 du Fascicule 62 – Titre V.

8.1.2.2. Stabilité interne des pieux

L’ensemble des calculs justificatifs des pieux sera mené avec une résistance conventionnelle du béton
minorée, déterminée suivant l’article A.3.1,2 du Fascicule 62 – Titre V, conformément au §7.2.1.1.2.
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 Vérifications en flexion composée

Limitation des contraintes dans le béton :

COMBINAISONS ELS

fcj (MPa) σadm (MPA) QUASI-PERMANENTE CARACTERISTIQUE

fck Compression : 0,45.fc 0,60.fc

Nous vérifierons aussi que la contrainte moyenne de compression dans le béton sur la surface comprimée
est inférieure à 0,30.fcj (art. C.4.2,13 Fascicule 62 – Titre V).

 Vérifications en cisaillement

La vérification en cisaillement sera menée conformément au BAEL.

8.2. JUSTIFICATION DES ELEMENTS EN BETON ARME (HORS FONDATIONS)

8.2.1. Vérifications en flexion simple

La vérification en flexion sera menée :

- A l’ELS rare en limitant la contrainte du béton conformément au §7.2.1.2, et la contrainte des


armatures conformément au §7.2.2.4.

- A l’ELU en limitant la contrainte dans les armatures conformément au §7.2.2.4 et leur allongement
à 10‰, et en limitant l’allongement du béton conformément au §7.2.1.2.

L’effort normal de compression dans les éléments sera négligé.

Les aciers principaux (sens de la portée) seront placés en premier lit; en limitant les armatures à un
diamètre maximum HA32.

8.2.2. Ferraillage minimum des éléments comprimés

 Armatures longitudinales (BAEL A.8.1.21)

Amin = max (4 cm²/ml de longueur de parement ; 0,2% de la section du béton comprimé)

 Armatures transversales (BAEL A.8.1.3)

φt  φL/3 ; φt>10 mm

Avec l’espacement = Min 15φL ; 40 cm ; a + 10 cm

Avec : φL = diamètre des armatures longitudinales


a = plus petite dimension de la pièce
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8.2.3. Ferraillage minimum de flexion

Conformément à l’article A.4.2.1 du BAEL, le ferraillage minimum de flexion vaut :

Amin = 0,23 b dftj/fe

Avec b la largeur de l’élément


d la hauteur utile de la poutre
ftj la résistance à la traction du béton à la date j
fe = 500 MPa la limite d’élasticité de l’acier

8.2.4. Vérifications du cisaillement

D’après l’article A.5.2.2 du BAEL, aucune armature d’effort tranchant n’est requise si :

𝑉𝑢 𝑓𝑐𝑗
τ𝑢 = ≤ τ𝑙𝑖𝑚 = 0.07 ∗
𝑏0 ∗ 𝑑 𝛾𝑏

Avec b0 la largeur de l’élément


d la hauteur utile de l’élément
Vu la valeur max de l’effort tranchant vis-à-vis de l’état ultime
fcj la résistance du béton
γb= 1.5 (combinaison fondamentale)

8.2.1. Vérifications du poinçonnement

Le poinçonnement sous les charges ponctuelles type roue Br sera vérifié conformément au BAEL §A5.2.4.

Aucune armature de poinçonnement n’est requise si la condition suivante est vérifiée :

𝑄𝑢 ≤ 0.045𝑢𝑐 ℎ𝑓𝑐𝑗 /𝛾𝑏

Avec h la hauteur utile de la dalle


uc le périmètre d’application de la charge
fcj la résistance du béton
γb= 1.5 (combinaison fondamentale)

8.2.1. Vérifications en zone d’appui

Les efforts en zone d’appui (about ou intermédiaire) seront justifiés conformément au §A.5.1,31 et §A.5.32
du BAEL.

8.2.2. Vérification des bossages d’appui et de vérinage

Les justifications seront menées conformément à l’Art. A 8.4 et l’annexe E.8 du BAEL, en vérifiant la
contrainte dans le béton, le frettage de surface et le ferraillage d’éclatement.
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8.3. JUSTIFICATION DES EQUIPEMENTS

8.3.1. Appareils d’appui en élastomère fretté

Ces appuis seront justifiés d’après les préconisations du guide SETRA 2007 « Appareils d’appui en
élastomère fretté» en supposant que les réactions horizontales sont réparties à part égale dans chaque
appui.

8.3.2. Joints

Les joints de chaussée seront justifiés conformément au guide SETRA ‘’Joints de Chaussée des Ponts
Routes’’

8.3.3. Dalles de transition

Conformément au CCTP §3.4.1-D, la justification des dalles de transition se fera suivant les indications du
dossier pilote du SETRA « Dalles de transition des ponts routes – Notice technique »

8.3.4. Encastrement des barrières de sécurité aux dalles

Les dispositions constructives de ferraillage à disposer au droit des barrières de sécurité seront conformes
aux prescriptions du guide technique du SETRA « Barrières de sécurité pour la retenue de poids lourds –
barrières de niveau H2-H3 ».

9. EPREUVES DES OUVRAGES

Conformément au CCTP §4.6, les épreuves de chargement se dérouleront conformément au chapitre V


du fascicule 61 titre II.

Toutes les parties d'ouvrages indépendantes subiront les épreuves par poids mort, telles qu'elles sont
définies à l'article 21 du Titre II du fascicule 61 du C.C.T.G.

Par application du paragraphe 3 de l'article 20 du titre II du fascicule 61 du C.C.T.G. l'épreuve de chaussée


par poids roulant sera exécutée.

Le programme détaillé des épreuves et les caractéristiques exactes des véhicules d’épreuve sera
communiqué par procès-verbal par le Maître d’œuvre.

Au moment des épreuves, l'âge des bétons sera au moins égal à quatre-vingt-dix(90) jours.

La mesure des flèches du tablier s'effectuera pour chaque demi-chaussée au droit de la section de flèche
maximale de chaque travée (deux points de mesure en tout).

10. CONCLUSION

La présente note établit les hypothèses générales de calculs pour le dimensionnement et la justification
des ouvrages d’art et hydrauliques du projet de l’échangeur Nord à Ouagadougou au Burkina Faso.