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Projets

1. WCDMA Principe et norme (3G)


2. HSPA Principe et norme (3.5G)
3. Wimax principe et norme(3.5G)
4. LTE Principe et norme(4G)
5. TD-SCDMA Principe et norme(3G)

1
CHAPITRE I
INTRODUCTION AUX CANAUX DE
COMMUNICATION SANS FIL

2
PLAN DE L’EXPOSE

I. INTRODUCTION
II. HISTORIQUE DE LA COMMUNICATION MOBILE
III. CONCEPT DE CANAL SANS FIL
IV. SPECTRE ELECTROMAGNETIQUE
V. TYPE DE SYSTEMES DE COMMUNICATION SANS FIL
VI. OBJECTIFS DES SYSTEMES CELLULAIRES
VII. RESEAUX CELLULAIRES
VIII. LE CONCEPT CELLULAIRE
IX. CARACTERISTIQUES D’UN SYSTÈME DE COMMUNICATIONS SANS FIL
X. TECHNIQUES D’ACCES MULTIPLE ET DUPLEXAGE
XI. ALLOCATION DES RESSOURCES FREQUENTIELLES
XII. EXERCICES
XIII. CONCLUSION

3
I. INTRODUCTION
Les modes de communication ont connu une évolution fulgurante
depuis le télégraphe morse jusqu’à nos jours, où les systèmes de
communications sans fil sont devenus monnaie courante.
Ces systèmes de communication sans fil sont caractérisés par la
nature du support de transmission, l’air, dont l’interaction avec
l’information est différente de celle observée en transmission guidée.
Ce support de transmission « air » constitue ce que l’on appellera
désormais canal de communication sans fil.
La figure1 illustre les différentes interactions susmentionnées,
schématisant de façon sommaire un système de communication sans fil.

4
5
II. HISTORIQUE DE LA COMMUNICATION
MOBILE
La communication mobile existe depuis près de 100 ans, mais c’est
seulement au cours de la dernière décennie que la technologie a avancé au
point où la communication entre plusieurs points de la surface terrestre est
devenue pratique.
La communication à travers les liaisons fixes a été pratiquée il y a
longtemps, avec les liens terrestres fixes fournissant habituellement les
services téléphoniques depuis 1940, et les liaisons satellitaires étant
utilisées pour les communications intercontinentales depuis 1960.
L’industrie des communications cellulaires mobiles a récemment été
l’une des industries les plus florissantes de tous les temps, avec le nombre
d’utilisateurs grandissant rapidement et de façon indéniable.
Les grandes dates de cet essor sont énumérées ainsi qu’il suit.

6
Grandes dates de l’histoire de la communication mobile
1873 Maxwell prédit l’existence d’ondes électromagnétiques
1888 Hertz démontre l’existence d’ondes radio
1897 Marconi réalise la première communication sans fil sur un bateau
1924 La police américaine exploite les communications sans fil
1945 ARTUR C. propose des satellites de communication géostationnaires
1957 L’union soviétique lance le satellite de communication Spoutnik
1969 Les laboratoires Bell inventent le concept cellulaire
1979 Naissance du système cellulaire NTT (Japon)
1988 Naissance du système cellulaire JTAC S(Japon)
1981 NMT(Scandinavie)
1983 Allocation de fréquences cellulaires à AMPS (USA)
1985 TACS (Europe)
1991 USDC (USA)
1991 Déploiement du système cellulaire GSM (Europe)
1993 DECT et DCS
1993 Système sans fil PHS (Japon)
1995 IS95 CDMA (USA)
1998 Lancement de Iridium global, système satellitaire
2002 Prévision du lancement du système cellulaire de troisième génération IMS-
2000 7
III. CONCEPT DU CANAL DE COMMUNICATION
SANS FIL

La compréhension du concept de communication


sans fil passe par la maîtrise du fonctionnement, de la
conception et de l’analyse de tout système de
communication sans fil. C’est le cas de la téléphonie
mobile, de la radiotéléphonie et des systèmes satellitaires
mobiles.

8
Notion de canal
La figure 2 présente le système de communication
standard proposé par Claude Shannon.
SOURCE EMETTEUR RECEPTEUR DESTINATAIRE

SOURCE
DE BRUIT

CANAL

figure2

La donnée est convertie en un signal convenable pour


l’envoi par un émetteur, à travers le canal.
9
Le canal lui-même modifie le signal par des moyens
qui peuvent être plus ou moins prédictibles au
récepteur, qui doit être conçu pour détecter ces
modifications et délivrer l’information à la
destination finale avec quelques erreurs ou
distorsions possibles.

Spécifiquement dans un canal de communication


sans fil, les sources de bruit peuvent être subdivisées
en des effets multiplicatifs et additifs comme le
montre la figure 3.

10
X +

BRUIT BRUIT
MULTICATIF ADDITTIF

Figure 3: Deux types de bruit dans un canal de communication


sans fil

11
Le bruit additif résulte d’un bruit généré par le récepteur
lui-même, ou l’émetteur (cas du bruit thermique dans les
appareils actifs et passifs) et à partir des sources externes
(cas des effets atmosphériques, des radiations cosmiques
et des interférences à partir d’autres émetteurs et des
appareils électriques).
Des interférences peuvent être introduites
intentionnellement, mais contrôlées soigneusement, de
sorte que les canaux soient utilisés en ordre pour
maximiser la capacité d’un système radio cellulaire.

12
Le bruit multiplicatif résulte des processus variés, rencontrés
par les ondes émises sur leur voie, de l’antenne émettrice vers
l’antenne réceptrice. Quelques uns de ces processus sont:
 Les caractéristiques directives des antennes
émettrices et réceptrices;
 La réflexion (à partir des surfaces lisses, des murs et
des collines);
 L’absorption (les murs, les arbres et l’atmosphère);
 La dispersion (des surfaces rugueuses telles que la
mer, le sol rugueux, les feuilles et les branches des
arbres);
 La diffraction (à partir des bords des toitures des
maisons et les sommets des collines) ;
 La réfraction (due aux couches atmosphériques et
matériaux en couches ou gradés);
13
De façon conventionnelle, les processus
multiplicatifs dans un canal peuvent être catégorisés
en trois types d’évanouissement :
 Les pertes de chemin ;
 Les pertes dues à l’ombrage (faible atténuation) ;
 Une forte atténuation due aux chemins
multiples.

Ces processus apparaissent comme variant dans le


temps entre les antennes, comme présentés à la figure
4.
Tous ces processus varient en fonction de la position
relative de l’émetteur et du récepteur et de n’importe
quel objet y contribuant, entre les antennes.
14
Figure 4: Contribution du bruit dans un canal sans fil

15
La figure 5 illustre les trois types d’évanouissement
mentionnés précédemment. Elle montre le signal reçu par
un récepteur mobile déconnecté d’une station de base
émettrice.
Les pertes de chemin décroissent dans le champ de
forces, à mesure que la distance entre l’émetteur et le
récepteur augmente.

Les processus physiques qui les causent sont :


 La propagation des ondes de l’antenne émettrice ;
 Les effets des obstacles tels les arbres et les immeubles.

16
La conception d’un système type de transmission
sans fil peut induire des variations des pertes de
chemin d’environ 150 dB dans sa zone de couverture.

L’ombrage imposé sur les pertes de chemin, change


rapidement avec des variations significatives au-delà
des distances de 100m et entraîne généralement des
variations d’environ 20 dB.

17
. L’ombrage provient des obstacles particuliers entre
la base et le mobile, tels les immeubles
particulièrement élevés et les forêts denses.
Une forte atténuation entraîne des variations sur
l’échelle de demi longueur d’onde (50 cm à 300 Mhz,
17 cm à 900 Mhz) et introduit fréquemment de grandes
pertes du signal d’environ 35 à 40 dB.
Il en résulte des interférences constructive et
destructive des multiples ondes qui atteignent le mobile
en provenance de la station de base.

18
Figure 5: Les trois échelles de variation d’un signal mobile.

19
IV. SPECTRE ELECTROMAGNETIQUE

Le spectre électromagnétique est l’élément


essentiel utilisé dans les systèmes de
communications sans fil tel qu’illustré dans la figure
6. Le spectre de fréquences utilisé à cet effet va de
3KHz à 30GHz, ce qui correspond à des longueurs
d’onde comprises entre 100Km et 1mm.
Le tableau 1 fait ressortir la répartition en
bandes du spectre de fréquences radioélectriques.

20
Figure1.6: Le spectre électromagnétique

21
Tableau 1 : Répartition du spectre radioélectrique en bandes

Noms de Plages de Noms de Plages de


bandes fréquences bandes fréquences
(GHZ)
VLF 3 - 30 kHz Bande L 1-2
LF 30 – 300kHz Bande S 2-4
MF 0.3 –3.0MHz Bande C 4-8
HF 3 – 30 MHz Bande X 8-12
VHF 30 – 300MHz Bande Ku 12-18
UHF 0.3 – 3 GHz Bande K 18-27
SHF 3- 30 GHz Bande Ka 27-40
EHF 30-300 GHz
22
Les bandes de fréquences réservées pour les
nouveaux systèmes ont tendance à croître au fur et à
mesure que la demande en cette ressource pour la
communication sans fil augmente. Ceci parce que
de très larges bandes passantes sont disponibles en
haute fréquence.
Ce changement a permis le développement des
technologies destinées à rendre les communications
plus fiables. De plus il offre la possibilité d’utiliser
des antennes miniaturisées..

23
Nous nous intéresserons uniquement aux
communications à des fréquences VHF et plus, où la
longueur d’onde est faible comparée à la dimension des
obstacles macroscopiques tels que les collines, les
immeubles, et les arbres.
Comme la taille des obstacles augmente par
rapport à la longueur d’onde, leurs effets tendent aussi à
augmenter, réduisant ainsi la plage de fonctionnement
desdits systèmes en haute fréquence.

24
L’industrie des communications cellulaires mobiles
a récemment été l’une des industries les plus
florissantes de tous les temps, avec le nombre
d’utilisateurs grandissant rapidement et de façon
indéniable. En implémentant des investissements
financiers importants pour de tels systèmes, on assiste à
un essor des techniques appliquées dans les
communications sans fil. Comme ces techniques se
développent de façon perpétuelle, différentes questions
sur le comportement du canal font appel à de nouvelles
recherches dans ce domaine.

25
V. TYPES DE SYSTÈME DE COMMUNICATION
SANS FIL
La figure ci dessous montre six types de communication
sans fil qui sont sommairement développés dans la suite
du cours. Les principes développés seront aussi
appliqués à d’autres types de systèmes:
Les liaisons satellitaires fixes
 Les liaisons terrestres fixes
Les Méga cellules
Les Macro cellules
Les Micro cellules
Les Pico cellules

26
27
Les liaisons satellitaires fixes:

Elles sont typiquement créées entre


des stations terrestres fixes avec de
larges antennes et des satellites
géostationnaires. Les effets de
propagation sont largement dus à
l’atmosphère terrestre, incluant les
effets météorologiques tels que la pluie.
Les bandes de fréquences utilisées sont:
SHF et EHF.
28
Les liaisons terrestres fixes

Elles sont utilisées pour créer des liaisons à grande vitesse


entre différents points sur la terre, pour des services tels que le
téléphone, les réseaux de données, ainsi que l’interconnexion
de stations de base dans les systèmes cellulaires. Elles
permettent la large couverture en milieu urbain et rural. Les
effets associés aux obstacles tels que les collines, des arbres et
des immeubles ainsi que la météorologie sont significatifs. Les
bandes opérationnelles sont: VHF et EHF.
Les Mégacellules

Elles proviennent des systèmes satellitaires pour les


utilisateurs mobiles, permettant de couvrir de très larges régions
avec des densités raisonnables d’usagers. Un simple satellite à
une basse altitude d’orbite pourrait typiquement couvrir une
zone de 1000 km de diamètre. Les effets de propagation sont
dominés par des objets près de l’usager, mais les effets
atmosphériques jouent un rôle très important en hautes
fréquences. Plusieurs systèmes dans le proche avenir opéreront
dans les bandes L et S pour fournir les services de voix et de
faibles débits de données. Les systèmes opérant dans la bande
Ka seront bientôt déployés pour l’accès Internet et les hauts
débits sur des zones limitées.

30
Les Macrocellules

Elles sont conçues pour fournir les services mobiles


(incluant la voix et les paquets), particulièrement dans
des environnements ruraux, extérieurs et urbains, avec
des densités de trafic moyennes. Les antennes des
stations de base sont plus hautes que les sommets des
immeubles, produisant ainsi une cellule dont le rayon
est d’environ 1 km à quelques dizaines de km. Ces
cellules opèrent généralement dans les bandes: VHF et
UHF.

31
Les Micro cellules
Elles sont conçues pour des trafics denses dans des
régions urbaines denses et urbaines, pour des usagers
qui se trouvent à l’extérieur ou dans un immeuble. Les
antennes des stations de base sont montées en dessous
des sommets des immeubles. La largeur de la cellule est
d’environ 500m. Elles opèrent aussi en VHF et UHF.

Les Pico cellules


Elles sont utilisées pour des trafics très denses ou
des applications à hauts débits, dans des
environnements internes. Les usagers peuvent être
mobiles ou fixes. Un exemple d’usagers fixes est un
ensemble de réseaux d’ordinateurs connectés sans fil.
32
CES SIX SYSTEMES DE COMMUNICATION MIS
ENSEMBLE DONNENT LIEU A DES RESEAUX TRES
EFFICACES SUR LA TERRE

33
VI. OBJECTIFS DES SYSTEMES CELLULAIRES

Ces systèmes ont trois principaux buts:

34
• La couverture et la mobilité:
Le système doit être disponible à n’ importe quel
endroit où les utilisateurs souhaitent l’ utiliser. Grâce
au développement des nouvelles technologies
(nouveaux systèmes ), on applique des larges
couvertures en extérieur qu’à l’intérieur à la
demande des usagers. Dans le souci d’ opérer avec
un simple appareil (terminal) entre différents
systèmes, les systèmes doivent ainsi permettre la
mobilité avec respect de l’allocation de ressources et
du support des inter fonctions entre différents
standards ( postes ).

35
• La capacité:

Au fur et à mesure que le nombre


d’utilisateurs augmente dans le système mobile,
les demandes placées sur le spectre alloué
augmentent proportionnellement ainsi que les
ressources disponibles. Ces demandes sont
exacerbées par l’augmentation de l’usage des
services à hauts débits. Cela nécessite une
réutilisation dense des canaux entre les cellules
afin de minimiser les problèmes avec appels
bloqués ou retirés.
36
Qualité:

Dans les réseaux de cette ampleur, l’emphase


est portée sur le fait que les services fournis
doivent être de haute qualité, ce qui sous-entend
une bonne qualité dans la perception de système
de voix et le taux d’erreur (BER: Bit Error Rate)
dans un système de données.

37
VII- RESEAUX CELLULAIRES

La figure ci-dessous montre les éléments clés d’un


réseau cellulaire standard. La terminologie utilisée
est prise du GSM (Global System for Mobile), le
standard cellulaire numérique européen qui est
utilisé aussi au Cameroun, mais un ensemble
similaire d’éléments existe dans tout système
moderne. Dans tout système GSM, la station
mobile comprend deux parties:
-L’équipement mobile, qui permet la
communication radio.
-Le module d’identification qui contient les
caractéristiques identifiant l’abonné.
38
Réseau GSM-GPRS

PSTN
MSC/VLR GMSC ISDN
GSM /GPRS BSS

BSC
MS HLR/AUC
BTS

PCU
SS7
BSC SMS system
MS
BTS
GPRS Backbone Internet,
SGSN Intranet
GGSN

OMC CG BG

Other PLMN

Page 39
Interface entre les différentes
entités du réseau
PSTN
MSC/VLR GMSC ISDN
GSM /GPRS BSS
A
Abis BSC
MS HLR/AUC
BTS C/D/Gs

PCU
SS7
BSC Gb SMS system
MS Um Gr/Gs/Gd/Ge Gc
BTS
GPRS backbone Internet,
SGSN Gi Intranet
Ga GGSN

OMC CG BG
Gp Other PLMN

Page 40
• Réseau mobile CDMA

PS
M2000 ANAAA AAA
Internet

Access network
PDSN HA

BTS

BSC

PLMN/PSTN
BTS BTS
VLR HLR

CS
MSC

41
Les terminologies sont les suivantes:

• MSC: Mobile Switching Centre


• HLR: Home Location Register
• VLR: Visitor Location Register
• BSS: Base Station Subsystem
– BSC:Base Station Controller
– BTS:Base Transceiver Station

42
MSC

Le noyau central du réseau est le centre de


commutateur mobile (MSC), souvent appelé le
switch simplement. Cela fournit le rapport entre le
réseau cellulaire et le réseau téléphonique publique
commuté (PSTN) et aussi entre abonnés cellulaires.

4
3
HLR & VLR

Détails des abonnés pour qui le réseau est le


réseau principal tenu sur une base de données
appelée le registre HLR de la position initiale,
pendant que les détails des abonnés qui sont
venus d’ailleurs dans le réseau sont sur le registre
de l'emplacement du visiteur (VLR). Ces détails
incluent la certification et facturent des détails,
plus l'emplacement courant et statut de l’abonné.

44
BSS

La zone de couverture du réseau est maniée


par un grand nombre de stations de base. Le
sous- système de la station de base BSS est
composé d'une station de contrôle de base BSC
qui s’occupent des fonctions logiques, plus une ou
plusieurs stations de base émetteur-récepteur
BTS, lesquels contiennent la fréquence radio RF
réelle et la bande de base de la BSS..

45
BSS (Suite)

Les BTS communiquent sur l'interface air (AI)


avec les postes mobiles MS. L'interface air inclut
tous les effets de canal aussi bien la modulation,
démodulation et les procédures de l'allocation du
canal dans la station mobile MS et BTS. Un BSS
seul peut gérer 50 appels, et un MSC peut gérer
100 BSS

46
Le SGSN
• Le SGSN (Serving GPRS Support Node) est une
passerelle permettant l'acheminement des données
dans les réseaux mobiles GPRS, EDGE et UMTS.
• Il gère l'interface avec le réseau de paquets externe
(e.g. IP) via une autre passerelle, le GGSN (Gateway
GPRS Support Node) pour les appels sortants
(chaque GGSN est identifié par l'Acces Point Name
fourni dans la demande d'activation du mobile) et
vers la station mobile pour les appels entrants. Il
maintient les informations identifiant l'abonné et les
services utilisés. Il contrôle la localisation du mobile
sur une « Routing Area ».
LE GGSN
• Le GGSN (Gateway GPRS Support Node) est une
passerelle d’interconnexion entre le réseau paquet
mobile (GPRS ou UMTS) et les réseaux IP externes.
• Le GGSN transmet le trafic au SGSN actif pour la
station mobile (MS) associée à l'adresse du
protocole (l'adresse IP par exemple). La structure
de données permettant la session entre le SGSN et
le GGSN est appelée Contexte PDP. Une MS peut
avoir plusieurs contextes PDP actifs simultanément
ou aucun. Le GGSN permet ainsi la mobilité en
assurant la transmission des paquets de données
vers la MS.
LE GGSN
• Le GGSN a les fonctions principales suivantes :
• il contient des informations de routage (traduction
de l’APN représentant le réseau externe à atteindre
en adresse IP) ;

• il gère la session (le contexte PDP qui contient les


informations de QoS (Qualité de Service), login
(identifiant) et password (mot de passe) de
l'utilisateur) ;
• il collecte des données de trafic pour la facturation ;
• il fait fonction de pare-feu ;
• il est relié au SGSN via une dorsale GPRS.
• il sert de passerelle vers le réseau Internet
50
VIII. Le concept cellulaire

Chaque BTS, généralement connue comme


station de base BS, doit être conçue pour couvrir
aussi complètement que possible, une région
désignée ou cellule (figure 9). La perte de
puissance implique dans la transmission entre la
station de base et le mobile, la perte de la
trajectoire et dépend particulièrement de la
hauteur de l'antenne, de la fréquence de la
porteuse et de la distance.

51
• Un modèle très approximatif de la perte de la trajectoire
est donné par:

• PR 1 hm hb2 (1.1)
 k 4
PT L r fc
• PR : la puissance reçue à l'entrée du mobile
• PT :la puissance transmise par la station de base
• hm: la hauteur de l’antenne du mobile
• hb: la hauteur de l’antenne de station de base
• r: la distance entre la station de base et le mobile
• fc: la fréquence de la porteuse
• L: perte de la trajectoire
• k: constante de proportionnalité
52
Pour augmenter le rayon de la cellule pour une
puissance transmise donnée, la variable clé sous le
contrôle du concepteur est la hauteur de l’antenne:
cette hauteur doit être grande pour contourner les
encombrements environnants (arbres, bâtiments,
etc) mais pas trop élevée pour ne pas causer
d’interférences excessives avec les canaux adjacents
des cellules distantes. Les caractéristiques du relief
et les immeubles peuvent être utilisées pour
augmenter la hauteur effective de l’antenne, afin
d’accroître la couverture, ou afin de contrôler les
limites de couverture pour agir sur les obstructions
blindées.

53
Figure 9: GEOMETRIE DE BASE D’UNE COUVERTURE CELLULAIRE

54
Quand les multiples cellules et les multiples
utilisateurs sont servis par un réseau, l’opérateur doit
allouer des canaux disponibles ( en fréquence, temps et
espace ) aux cellules dans un sens, afin de minimiser
l’interaction entre cellules. Une approche serait d’allouer
complètement des canaux distincts à toutes les cellules
mais ceci limiterait le nombre total de cellules possibles
dans le système conformément au spectre que le
concepteur a défini. Plutôt l’idée maîtresse des systèmes
cellulaires est qu’il est possible de servir un nombre
illimité d’abonnés et de distribuer à travers une surface
illimitée utilisant un nombre de canaux efficients
réutilisés.

55
Un ensemble de cellules, chacune d’elles opérant sur
un canal différent (ou un groupe de canaux) forme un
« cluster ». Le « cluster » est ainsi répété plusieurs fois si
nécessaire pour couvrir une large surface. La figure 10
illustre l’utilisation d’un « cluster » à sept cellules.
L’utilisation des surfaces hexagonales pour représenter
les cellules est grandement idéalisée, mais c’est toujours
communément quand la perte de trajectoire est traitée
comme une fonction uniforme. Dans ce cas, les
hexagones représentent la surface avec laquelle une BTS
émettrice donnée produit une très grande puissance
dans le mobile récepteur.

56
La dimension du « cluster » étant réduite, les canaux
disponibles sont par conséquent plus efficacement
utilisés. La dimension allouable du « cluster », et ainsi
l’efficience spectrale du système, est limitée par le niveau
d’interférence que le système peut supporter avec une
qualité acceptable. Ce niveau est déterminé par le
rapport entre les signaux voulus et les signaux interférés
qui peuvent être tolérés pour des qualités de
communication raisonnable dans le système. Ces
niveaux dépendent des types de modulation, de codage,
et des techniques de synchronisation employées entre la
station de base et le mobile.

57
Ce rapport est appelé:« rapport de la puissance seuil
de la porteuse sur l’interférence », (C/I).La figure 11
illustre un groupe de cellules de canaux adjacents, dans
ce cas l’ensemble étiqueté 3 dans la figure 10 D’autres
cellules de canaux adjacents seront étendues sur une
plus large zone que celle illustrée; mais celles montrées
ici représentent le premier tiers et sont très proches;
induisant alors des interférences très significatives.
Chaque cellule a un rayon R, et les centres des
cellules adjacentes sont séparés par une distance D
appelée distance de réutilisation.

58
Considérant la cellule centrale dans la figure 11 comme
cellule cible et les six autres interférences (voisines), la
formule de la perte de la trajectoire (1.1) suggère qu’un
mobile localisé aux bords de la cellule cible a un rapport
C/I de:

(1.2)

Cela suppose que les distances entre cellules voisines et


le mobile sont approximativement égales et que les BTS
ont les mêmes hauteurs et puissances transmises.

59
La géométrie des hexagones établit la relation entre la
dimension du « cluster » et la distance de réutilisation
D:
(1.3)

N: dimension du « cluster ».
Ainsi, prenant (1.2) et (1.3) ensemble, cette dimension et
le rapport C/I sont liés par:

(1.4)

60
FIGURE 11: UN GROUPE DE CELLULES DE CANAUX ADJACENTS

61
Par exemple, si le système peut réaliser une qualité
acceptable avec un rapport C/I =18 dB, alors la
dimension du « cluster » est égale à 6,5 après calculs.
Ainsi, la valeur N=7 serait suffisante.
La dimension du « cluster » ne peut prendre que des
valeurs bien précises, compte tenu des restrictions de la
géométrie hexagonale. Les valeurs possibles sont: 3, 4, 7,
12, 13, 19, 27.

62
A un faible rapport C/I correspond une faible
dimension du « cluster ». Par conséquent les canaux
disponibles peuvent être réutilisés sur une base
dense, desservant un grand nombre d’utilisateurs et
produisant une capacité énorme. La dépendance
suivant le paramètre r dans (1.1) aurait été faible si la
dimension du « cluster » était plus grande que 7.
Donc les caractéristiques de pertes de trajectoires ont
un impact direct sur la capacité du système.

63
La sectorisation

Un moyen de réduire la dimension du


« cluster » afin d’augmenter la capacité, est
d’utiliser la sectorisation. Le groupe de canaux
disponibles à chaque cellule est divisé en 3 sous-
groupes, chacun d’eux est destiné à la couverture
d’un tiers de la surface de la cellule par usage des
antennes directionnelles (figure 12).

64
INCONVENIENTS DE LA SECTORISATION

1. Un grand nombre d’équipements de base est


nécessaire, spécialement dans le domaine des RF.
2. Les mobiles ont très souvent à changer de canaux,
résultant de l’augmentation de la signalisation
dans le système.
3. Le réservoir des canaux disponibles est réduit par
un facteur de 3 pour un mobile pour toute
localisation particulière. Cela réduit l’efficacité.

65
AVANTAGES DE LA SECTORISATION

Malgré ces inconvénients, la sectorisation est


largement utilisée dans les systèmes cellulaires
modernes, particulièrement dans les zones
nécessitant une grande densité de trafic. Plus de
trois secteurs peuvent être utilisés pour améliorer
davantage la réduction des interférences; l’idéal
est d’avoir des antennes à faisceau étroit qui
suivent la position du mobile.

66
Le Handover (Handoff )

Quand le mobile se déplace dans la zone de


couverture du système, il traverse inéluctablement
les frontières de la cellule et de ce fait, change de
canaux. Ce processus est le « handover » ou
« handoff », et il doit être rapide et précis. Les
synthétiseurs modernes à commutation rapide en
fréquence et le traitement des signaux numériques
ont permis à ce processus d’être mis en œuvre avec
un impact insignifiant sur la qualité de l’appel.

67
Le processus du handover a besoin d'être contrôlé
avec soin: si ce processus se produit dès que la puissance
d’une nouvelle station de base devient plus forte que
l'antérieure, alors un aiguillage très rapide entre les
deux BS se produit, surtout quand les mouvements du
mobile se font au bord de la limite cellulaire. Un
élément d'hystérésis est introduit dans l'algorithme du
handover. Par conséquent le handover se produit
seulement quand la puissance du nouveau BS est plus
forte que l’ ancienne par au moins quelque marge du
handover.

68
Si cette marge est trop grande, alors le mobile peut
se déplacer dans la zone de couverture d'une nouvelle
cellule lointaine, en causant l’interférence avec les
autres utilisateurs et lui-même souffrira de la mauvaise
qualité du signal. La marge optimum du handover est
crucialement mise par le niveau de la filature dans le
système, puisqu’elle détermine la variation du niveau
du signal le long des limites cellulaires. L'exactitude du
handover est améliorée par le « handover mobile
assisté », dans lequel le mobile veille sur la cellule
courante et plusieurs cellules avoisinantes, et renvoie
le signal et les rapports de la qualité au BS du service
courant.

69
FIGURE 12: SECTORISATION D’UNE CELLULE OMNIDIRECTIONNELLE
EN TROIS SECTEURS

70
IX-CARACTERISTIQUES D’UN SYSTÈME
DE COMMUNICATION SANS FIL
1) Notion de TRAFIC
Le nombre de canaux nécessaires pour
garantir un service à chaque utilisateur dans le
système est très grand. Il peut cependant être
réduit en remarquant que dans la plupart des cas,
le nombre d’utilisateurs désirant émettre
simultanément est considérablement faible. Le
concept de «trunking» peut être appliqué : un
réservoir commun de canaux est créé et partagé
parmi tous les utilisateurs dans une cellule. Un
canal est alloué à un utilisateur lorsqu’il émet le
désir d’effectuer une communication. A la fin de la
communication, le canal est retourné au réservoir.

71
Ceci signifie qu’il y aura des fois où un usager
sollicitera un canal et qu’il n’y en aura pas de
disponible dans le réservoir: la communication est
donc bloquée.
La probabilité de connaître le nombre de
canaux nécessaires pour un nombre donné
d’utilisateurs pour une catégorie de service est
donné par la formule de ERLANG-B , où A est le
trafic total offert (en Erlang), et C est le nombre
total de canaux disponibles.

Pr (probabilité de blocage)

72
Le trafic est mesuré en Erlang: Le nombre
d‘Erlangs représente le nombre de canaux
simultanément occupés en moyenne sur une
certaine période de temps. (Symbole: E).
La formule de Erlang-B est tracée en figure 13.
Elle donne un point de départ important dans
l’estimation du nombre de canaux requis.

73
Probabilité de blocage

2
4 5

10

15 20 25 30 40 50
100
Intensité du trafic (Erlang)
74
2) Quelques concepts de base de la
propagation radio
Avant d’installer une liaison radio entre deux antennes,
de déployer un réseau WiFi ou WiMAX (boucle locale
radio) ou d’installer les stations de base d’un réseau
cellulaire (GSM, UMTS, CDMA), on a besoin de
prédire la portée des ondes radios. La portée radio a
une incidence économique importante, car elle
détermine en partie le nombre d’équipements à
déployer : plus la portée est grande, moins il faudra
d’antennes pour couvrir une région (réseau cellulaire)
ou pour atteindre une zone éloignée (liaison radio).

75
76
La portée radio dépend de nombreux
paramètres comme la puissance d’émission ou le
type d’antenne utilisé. Mais l’environnement dans
lequel se propage l’onde ainsi que la fréquence
utilisée jouent également un rôle crucial. L’étude
de la propagation radio, c’est la prédiction de la
portée en fonction de tous ces paramètres. Elle
tente donc de répondre à la question suivante :
quelle est la puissance reçue à une distance
donnée ?

77
Les contraintes de la propagation radio
La propagation des ondes radio obéit à des règles
complexes, surtout lorsqu’il y a des obstacles entre
l’émetteur et le récepteur. Parmi les modifications que
peut subir une onde, on peut citer :
• La réflexion,
• La diffraction,
• La diffusion,
• La réfraction.
Une onde peut également suivre plusieurs chemins
parallèles décalés dans le temps, de telle sorte que le
récepteur peut recevoir différentes copies du même signal
à des instants différents. Ces phénomènes dépendent bien
sûr de la fréquence utilisée et de la nature des obstacles
rencontrés (murs en béton, forêt dense, façade en
verre,...ou espace ouvert).
78
Comme souvent, lorsque les phénomènes sont
complexes, on s’appuie sur des modèles
mathématiques. C’est-à-dire une série
d’équations qui donnent une « bonne idée » du
phénomène. La notion de « bonne idée » est bien
sûr relative au degré de précision qu’on désire :
plus la précision requise est grande, plus le modèle
mathématique est complexe.
En propagation radio, on utilise trois modèles
qui s’emboîtent pour donner une précision
croissante : l’affaiblissement de parcours, l’effet de
masque et l’évanouissement rapide.

79
L’affaiblissement de parcours
Une chose est sûre : plus on s’éloigne de
l’antenne émettrice, plus faible est la puissance
reçue. Mais une question demeure : comment
caractériser cette décroissance ?
Si on mesure la puissance reçue en fonction de
la distance à l’antenne, on risque d’obtenir ce type
de résultat :

80
C’est dire que la puissance reçue en W, Pr, est
une fonction de la puissance rayonnée (ou plus
précisément la Puissance Isotrope Rayonnée, PIRE),
du gain de l’antenne de réception, Gr, de la distance,
d, et de la fréquence, f :
Pr[W] = PIRE[W]*Gr*K/(da*f b)

81
Ou en dBm :
Pr[dBm] = PIRE[dBm] + 10 log(Gr) + 10 log(K) - 10a log(d) -
10b log(f)
K, a et b sont des constantes qui dépendent de l’environnement.

Remarque 1 : Le terme PL = -10 log(K) + 10a log(d) + 10b log(f)


s’appelle l’affaiblissement de parcours (path-loss).
Remarque 2 : Plus la fréquence est élevée, plus l’affaiblissement
de parcours est important. Ce qui veut dire par exemple que les
ondes du GSM 900 MHz se propagent moins bien que les ondes
du CDMA 450 MHz.
Remarque 3 : La PIRE en dBm est la puissance émise plus le gain
de l’antenne d’émission.
Remarque 4 : 10 log(Gr) est le gain de l’antenne de réception en
dBi.
Les constantes K, a et b ont été évaluées et modélisées en fonction
des environnements et des bandes de fréquences grâce à des
mesures. Parmi les principaux modèles, il y a les modèles de
Hata-Okumura et Walfish-Ikegami.
82
L’effet de masque
Le modèle de l’affaiblissement de parcours
donne une première approximation de l’effet de la
propagation. En fait, si on regarde la Figure ci-
dessous avec attention, on observe que la puissance
reçue varie autour de la moyenne prédite par le
modèle d’affaiblissement de parcours.

83
En effet, le modèle d’affaiblissement de parcours
suppose que l’environnement est homogène. En fait, il y a
des obstacles, ou masques, entre l’antenne et le récepteur
qui peuvent affaiblir le signal ou au contraire le guider.
Pour modéliser cet effet de masque, on doit ajouter une
variable aléatoire à l’affaiblissement de parcours :
Pr[dBm] = PIRE[dBm] + Gr[dBi] - PL[dB] + M[dB]
M en dB, est une variable aléatoire de distribution
gaussienne avec moyenne nulle et d’écart-type s. Ceci
signifie qu’à une distance d donnée, la puissance moyenne
reçue est donnée par l’affaiblissement de parcours.
Cependant, en un point, la puissance reçue n’est pas tout-
à-fait prédictible et peut s’écarter de la valeur moyenne.

84
Un écart-type habituel en milieu rural est 6dB.

85
Les évanouissements rapides

On peut encore affiner la modélisation de la


propagation radio. Si on regarde à nouveau avec
attention la Figure ci-dessous, on observe qu’il y a
encore une variation autour de la courbe noire.

86
La distance d’observation est maintenant très
petite (de l’ordre de la demi longueur d’onde). C’est
dire que la puissance moyenne est pratiquement
constante (y compris en prenant en compte l’effet de
masque). En revanche, en se déplaçant d’une petite
distance, on observe d’assez grandes variations autour
de cette puissance moyenne : cela est dû aux
évanouissements rapides.
En effet, l’onde qui se propage peut suivre
différents chemins, de telle sorte que différentes
copies du même signal peuvent arriver au récepteur :

87
A l’antenne réceptrice, les signaux peuvent
s’additionner ou se soustraire. Dans ce dernier cas, la
puissance reçue est beaucoup plus faible, on dit qu’il y a un
trou d’évanouissement (fading hole). Lorsqu’il y a une vue
directe entre l’émetteur et le récepteur (Line Of Sight, LOS),
la puissance suit une distribution de Rice, sinon (Non Line of
Sight, NLOS) une distribution de Rayleigh.
88
En général, ce phénomène n’est pas pris en
compte lors de la phase de déploiement. Son effet
est globalement inclus dans le seuil de puissance
nécessaire en réception (sensibilité du récepteur).
Il faut en revanche en tenir compte lors de la
conception du traitement du signal dans le
récepteur.

89
3) Modèle de propagation
Plusieurs études ont été menées afin d'évaluer les
pertes de propagation du signal. Ces études ont
montré que l'atténuation du signal dépend des
caractéristiques de l'onde électromagnétique
(exemple: la longueur d'onde) et de l'environnement
de propagation. Les modèles obtenus à la suite de ces
travaux, permettent de prédire de manière théorique
la qualité du signal en un point donné. La figure ci-
dessous récapitule les principaux modèles de
propagation. Ce sont principalement les modèles des
microcellules, picocellules et macrocellules.

90
91
92
TECHNIQUES D’ACCÈS MULTIPLE ET DUPLEXAGE

Avant d’aborder le fonctionnement des réseaux


de mobiles, il est important de spécifier la signification
physique d’un canal de transmission et la manière
dont les utilisateurs y accèdent.

Dans les réseaux de mobiles, la transmission


radio passe par l’interface radio, que se partagent les
utilisateurs d’une même cellule.

93
Plusieurs méthodes permettent aux mobiles
d’accéder à la ressource radio. Ces méthodes ont toutes
pour principe de diviser la bande de fréquences,
généralement très limitée, en plusieurs canaux physiques
assurant la communication tout en respectant les
contraintes permettant d’éviter les interférences. Les trois
principales méthodes d’accès utilisées par les réseaux de
mobiles sont FDMA (Frequency Division Multiple Access),
TDMA (Time Division Multiple Access) et CDMA (Code
Division Multiple Access).

94
Accès multiple à répartition par fréquence (AMRF/ FDMA)

La méthode d’accès FDMA, ou accès multiple par division


de fréquences, repose sur un multiplexage en fréquences.
Le multiplexage fréquentiel divise la bande de fréquences
en plusieurs sous-bandes. Chacune est placée sur une fréquence
dite porteuse, ou carrier, qui est la fréquence spécifique du canal.
Chaque porteuse ne peut transporter que le signal d’un seul
utilisateur.
La figure 9 illustre un multiplexage FDMA de trois
porteuses acceptant trois utilisateurs sur le même support. Cette
méthode nécessite une séparation entre les porteuses pour éviter
les interférences.
95
Accès multiple à répartition par fréquence (AMRF/ FDMA)

Cette technique possède les caractéristiques suivantes:


• La transmission et la réception sont simultanées et
continues (un duplexeur radiofréquence est nécessaire
au mobile pour isoler les 2 signaux).
• La bande passante de la porteuse est relativement petite
(on n’a souvent pas besoin d’égaliseur)
• Le signal en bande de base n’est pas complexe.
• Un en-tête de signalisation est nécessaire.
• Un filtrage radiofréquence est nécessaire pour éviter
les interférences entre les canaux adjacents.
• Les bandes de garde sont nécessaires entre les porteuses
adjacentes. 96
Acces Multiple
FDMA TDMA CDMA

Power Power
Power

Des intervalles de temps Des codes d’etalement


Des fréquences différentes
différents sont allouées à différents sont allouées à
sont allouées à differents
differents utilisateurs dans la différents utilisateurs dans
utilisateurs
même bande de fréquence. la même bande de
fréquence.

1D 2D 3D
Développement des communications
mobiles.

1G (1980s) 2G (1992-2000) 2.5G (2000-2004) 3G (2004-now)

AMPS CDMA IS95 CDMA2000 1x EVDO Rev.0


TACS GSM GPRS EVDO Rev.A
NMS PDC EGPRS TD-SCDMA
Others WCDMA
HSDPA
HSUPA
Wimax

Voice service Voice service Data service Broad band service

Analogue technique Digital technique

98
Accès multiple à répartition par fréquence
(AMRF/FDMA)

La méthode FDMA est essentiellement utilisée


dans les réseaux analogiques tels que l’AMPS
(Advanced Mobile Phone System), qui comporte 823
porteuses, avec une séparation de 30 kHz entre les
porteuses adjacentes .

99
Accès multiple à répartition dans le temps (AMRT/ TDMA)

La méthode TDMA, ou accès multiple par division


temporelle, offre la totalité de la bande de fréquences à chaque
utilisateur pendant une fraction de temps donnée, dénommée
slot (intervalle).

L’émetteur de la station mobile stocke les informations


avant de les transmettre sur le slot, autrement dit dans la
fenêtre temporelle qui lui a été consacrée.

Les différents slots sont regroupés en une trame, le


système offrant ainsi plusieurs voies de communication aux
différents utilisateurs. La succession des slots dans les trames
forme le canal physique de l’utilisateur, comme illustré à la
figure 10.
100
Accès multiple à répartition dans le temps (AMRT/
TDMA)

Le récepteur enregistre les informations à


l’arrivée de chaque slot et reconstitue le signal à la
vitesse du support de transmission.

101
Accès multiple à répartition dans le temps (AMRT/ TDMA)

Cette technique a plusieurs caractéristiques:


• La transmission et la réception ne sont jamais
simultanées sur un mobile.
• Quelques bits sont gaspillés à cause des bits de début et de
fin d’un burst (partie du signal transmis à l’intérieur d’un
slot) et à cause du temps de garde nécessaire entre les
bursts.
• Une large bande passante du canal est nécessaire pour
accommoder plusieurs utilisateurs.
• Le temps entre les slots est disponible pour une
supervision entre le transfert cellulaire et le changement
de canal.
102
Accès multiple à répartition dans le temps
(AMRT/TDMA)
• Le récepteur doit se resynchroniser sur chaque burst
individuellement.

• Différents débits binaires peuvent être alloués aux


usagers en leur allouant plusieurs slots-time ensemble.

103
Combinaison FDMA et TDMA

Le TDMA s’applique principalement à la


transmission de signaux numériques, contrairement au
FDMA, conçu pour une transmission analogique.
Toutefois, la combinaison des deux techniques est
envisageable.
La figure 11 illustre une bande de fréquences déjà
divisée par le FDMA en sous-bandes centrées autour de
différentes porteuses. Chaque sous-bande est ensuite
partagée en slots, suivant la méthode TDMA, ce qui
permet d’augmenter considérablement le nombre
d’utilisateurs dans le réseau.
104
Combinaison FDMA et TDMA

À titre de comparaison, le réseau GSM utilise


un multiplexage fréquentiel, appelé FDD(Frequency
Division Duplex), qui permet de diviser la bande de
fréquences en deux parties : une voie montante, du
mobile vers la station de base, et une voie
descendante, de la station de base vers le mobile.
La technique TDMA partage ensuite les voies
montantes et descendantes en 8 slots par porteuse.

105
Accès multiple à répartition par codes(AMRC/CDMA)

Troisième méthode, le CDMA, ou accès multiple par


division de codes, autorise l’allocation de la totalité de la
bande de fréquences, de manière simultanée, à tous les
utilisateurs d’une même cellule.

Pour ce faire, un code binaire spécifique est octroyé


à chaque utilisateur. L’utilisateur se sert de son code pour
transmettre l’information qu’il désire communiquer en
format binaire d’une manière orthogonale, c’est-à-dire sans
interférence entre les signaux, aux autres communications.

106
Accès multiple à répartition par codes(AMRC/CDMA)

Le récepteur utilise ce même code pour démoduler


le signal qu'il reçoit. Pour écouter l’utilisateur N, le
récepteur n’a qu’à multiplier le signal reçu par le code N
associé à cet utilisateur.
En CDMA, chaque utilisateur dispose de toute la
largeur de la bande passante. L’attribution de différents
codes permet une réutilisation de la même fréquence dans
les cellules adjacentes. Cela offre un avantage considérable à
cette méthode par rapport aux deux autres, le TDMA et le
FDMA.
La figure 12 présente un schéma de la méthode.

107
Accès multiple à répartition par codes(AMRC/CDMA)

Cette technique possède les caractéristiques suivantes:

• L’augmentation du nombre d’usagers accroît aussi les


interférences. Donc il n’y a pas de limite du nombre d’usagers,
considérant que plusieurs codes avec des propriétés d’interférence
mutuelle petites ont été choisis.
• La puissance de tous les usagers doit être la même par rapport à la
station de base pour allouer le processus de constitution à
travailler effectivement. Donc quelques contrôles complexes de
puissance sont nécessaires.
• Le processus de bande de base peut être complexe comparé à
l’AMRF et AMRT, c’est moins important avec les intégrations
modernes de densités du silicone.
108
XI-L’ALLOCATION DE RESSOURCES

Dans un système de transmission, chaque


communication consomme une ressource physique dont le
volume dépend de la quantité d’information à envoyer.

Sur l’interface radio, la ressource est le canal physique.


Le système commence par définir ce canal, comme expliqué
dans les sections précédentes, puis il planifie la distribution
des canaux sur les différentes cellules à l’aide de mécanismes
d’allocation de ressources. L’ensemble des ressources
disponibles forme la bande passante.
Cette bande est divisée en plusieurs ensembles de
canaux radio non interférents. Ces canaux peuvent être utilisés
simultanément, à condition qu’ils garantissent une qualité
acceptable. 109
La principale caractéristique de l’interface radio est
l’affaiblissement de la puissance en fonction de la
distance qui sépare l’utilisateur mobile de sa station de
base. La puissance d’émission de chaque canal doit être
optimisée. Cela permet, d’une part, d’assurer une bonne
qualité de service de la communication sur le lien radio
et, d’autre part, de réutiliser un même canal dans une
autre cellule, dite cocanal. Cette réutilisation d’un canal
s’appelle l’allocation de ressources.
L’allocation de ressources doit respecter un certain
rapport signal sur interférence, ou C/I (Carrier to
Interference Ratio), qui est un paramètre d’optimisation du
réseau.
110
La variable C correspond à la puissance du
signal reçu, et la variable I à la somme de tous les
signaux des utilisateurs naviguant sur le même canal.

En résumé, l’allocation d’un canal est le


produit de l’interaction entre plusieurs paramètres,
tels que l’interférence, la distance de réutilisation,
etc., que des schémas d’allocation de ressources
contrôlent à travers le réseau. Il existe trois grandes
familles de schémas d’allocation de ressources : la
FCA , la DCA et la HCA.

111
FCA (Fixed Channel Assignment)

La plupart des systèmes existants fonctionnent


avec une assignation fixe. Ce schéma a l’avantage de
la simplicité et de la rapidité. Il s’agit d’une
attribution fixe de ressources à toutes les stations de
base, de sorte qu’elles puissent servir les mobiles de
leurs cellules.
Cette attribution dépend du
dimensionnement du réseau et des prévisions de
trafic. Les limites de ce schéma sont qu’il ne permet
pas de gérer les variations brutales et instantanées
du trafic, telles que les embouteillages et les grandes
manifestations, ce qui rend l’utilisation de la bande
passante peu efficace. 112
FCA (Fixed Channel Assignment)

Cette situation se traduit par un manque de


ressources dans les cellules chargées, possédant
énormément d’utilisateurs, et une grande
disponibilité dans les cellules moins chargées.

113
DCA (Dynamic Channel Assignment)

Dans le DCA, toutes les ressources sont


concentrées dans un groupe commun, ou « common
pool », tandis que les stations de base tentent d’allouer
les canaux à la demande des utilisateurs .
Ce procédé, qui respecte le taux d’interférences C/I
sur le canal, peut accroître de façon considérable la
capacité du système, en particulier dans le cas d’une
distribution du trafic non uniforme dans le temps.
La mise en place de ce schéma requiert en
contrepartie une importante charge de signalisation et
une forte puissance de calcul pour trouver rapidement
une solution d’allocation optimale.

114
HCA (Hybrid Channel Assignment)

Dans ce schéma, qui mélange les deux


précédents, une partie des ressources sont allouées
directement aux stations de base, le reste étant
rassemblé dans un groupe commun, auquel toutes
les stations de base peuvent accéder lorsque leur
ensemble fixe est complètement alloué.

115
116
117
118
119
120
Exercice 1.1
Un opérateur cellulaire a créé un système à 900 MHz
qui couvre une zone de 500 cellules et une hauteur
d’antenne de stations de 1,5m. On alloue à
l’opérateur une nouvelle fréquence dans la bande
1800 MHz.
Combien de cellules devront être déployées à cette
nouvelle fréquence utilisant la même hauteur
d’antenne et de puissance.
Déterminer la hauteur des antennes pour produire le
même ordre qu’à 900 MHz

121
solution
(1)
Notons respectivement R1,f1,N1,hm1 et R2,f2,N2,hm2 les
caractéristiques des systèmes à 900MHz et 1800 MHz
Nous avons : kh h 2
m1 b khm 2 hb4 R12 f2
4
 => R22 
f1 (1)
R1 f1 R24 f 2
Notons S l’aire de la surface couverte pas cet opérateur, Si
nous assimilons la zone de couverture Sb d’une cellule à
un hexagone dont le rayon du cercle circonscrit est R alors
nous avons

3 2
Sb  R
Ainsi : 4
R12 N 2
3 2 3 2 
S R1 N1  R2 N 2 => R22
N1 (2) 122
4 4
On déduit de (1) et (2) que :
f2
N 2  N1
f1
AN : N2=710 cellules

(2)
Déterminons la hauteur des antennes pour avoir le même
nombre de cellule
khm1 hb2 khm 2 hb2 h h
 4  m1  m 2
R14 f1 R2 f 2 f1 f2

f2
=> hm 2  h.m1
f1 => hm 2  30m

123
Exercice 1.2
Quel est le rapport entre dimensions des clusters de 2 systèmes
nécessitants respectivement 9dB C/I et 19dB C/I

solution
Notons respectivement N1 et N2 les dimensions du cluster à
9db et à19db.
2 C 2
N1  *  *100,9  2,3  N1  3
3 I 3 N1 3
2 C 2
=> 
N2  *  *101,9  7,27  N 2  7 N2 7
3 I 3

124
XIII.CONCLUSION

Le canal de communication sans fil occupe


désormais une place de choix dans le monde des
télécommunications.
Le présent exposé a permis de mettre en
exergue les concepts de base de la
communication sans fil, présentant par la
même occasion l’élément de base de ce mode
de communication: le canal sans fil.
125