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La Salle

Cours d’optique physique


Classes Préparatoires d’entrée dans les Grandes Ecoles

2è année Maths-Physique
Programme du cours d’optique physique (2è année MP)

Chapitre 1 : Modèle scalaire des ondes lumineuses

Chapitre 2 : Interférences de deux ondes lumineuses

Chapitre 3 : Etude d’un dispositif interférentiel par division du front

d’onde (les trous d’Young)

Chapitre 4 : Etude d’un dispositif interférentiel par division

d’amplitude (l’interféromètre de Michelson)

Chapitre 5 : Diffraction par un réseau plan

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Chapitre 1 : Modèle scalaire des ondes lumineuses

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Chapitre 1 : Modèle scalaire des ondes lumineuses

La nature de la lumière a fait l’objet de controverses scientifiques :

 17è siècle : Etablissement des lois quantitatives de l’optique géométrique


(réflexion et réfraction) par Snell (1621) et Descartes (1631)

 19è siècle : La théorie ondulatoire de la lumière est élaborée et interprète les


phénomènes d’interférences par Young (1801) et de diffraction par Fresnel
(1818). Cette théorie englobe les résultats de l’optique géométrique qui est
une approximation de l’optique ondulatoire et est valable dans la limite des
très faibles longueurs d’ondes par rapport à celles des dimensions des
obstacles rencontrés par la lumière (systèmes optiques étudiés).

 20è siècle : Découvertes des propriétés corpusculaires de la lumière par


Einstein (1905) issues de la théorie de Planck.

La lumière est donc un phénomène qui présente un double aspect, on parle alors de
« dualité onde-corpuscule » de la lumière : « la lumière est une onde tout en étant
constitué de photons qui transportent chacun de l’énergie E  hν (h=constante
de Planck 6,63 10-34 J.s et ν = fréquence du photon).»

I. Modèle scalaire de la lumière

1) Onde lumineuse

La lumière est une onde électromagnétique c’est-à-dire qu’elle se compose d’un


champ électrique E et d’un champ magnétique B qui se propagent dans le vide à la
vitesse c (c=3.108m.s-1). La plupart des phénomènes lumineux sont reliés
directement à l’existence du champ électrique E : E  E0 cost   e . Selon la
géométrie (comportement) du champ E , on distingue la lumière non polarisée et la
lumière polarisée.

 Lumière non polarisée : pour ce type de lumière, la direction du champ E


change de manière aléatoire au cours du temps. Le temps de cohérence est
la durée moyenne entre deux changements de direction du champ E . Pour la
lumière non polarisée, le temps de cohérence étant très bref, il n’est pas
possible de donner une direction au champ E (exemple : la lumière naturelle).

 Lumière polarisée : pour ce type de lumière, le champ E a une direction de


propagation au cours du temps bien définie dans le plan perpendiculaire à la
direction de propagation. La lumière polarisée est obtenue à partir de la
lumière naturelle après traversée de dispositifs appelés polariseurs.

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2) Vibration lumineuse

Considérons un plan (P) perpendiculaire à la direction de propagation du champ E et


Ex et Ey les deux composantes de E dans (P) :

 Si la lumière est non polarisée, alors les deux composantes sont parfaitement
équivalentes ;

 La vibration lumineuse est une composante quelconque du champ E par


rapport à un axe perpendiculaire à la direction de propagation du champ ; la
vibration lumineuse en un point M à l’instant t est notée s(M, t).

 La vibration lumineuse se propage dans les milieux transparents, le long des


c
rayons lumineux à la vitesse v  (où n est l’indice optique ou indice de
n
réfraction du milieu).

On abandonne le caractère vectoriel de la lumière, pour une formulation scalaire, la


vibration lumineuse, grandeur scalaire, qui est une composante du champ E .

Théorème de superposition

Enoncé : Considérons N vibrations lumineuses qui se propagent simultanément


dans l’espace et indépendamment les unes des autres. La vibration résultante en un
point M de l’espace a pour expression :
N
s M , t    si M , t  (Eq. 1.1)
i 1

En réalité, il faut faire une addition vectorielle des champs E i associés à chaque
onde. Afin que l’addition vectorielle corresponde à une addition des vibrations
lumineuses (c’est-à-dire une addition des composantes des champs E i ), il faut que

les plans contenant les champs Ei soient proches, cela revient à avoir les directions
de propagation u i proches, c’est-à-dire qu’elles fassent entre elles un angle faible.

3) Eclairement - Intensité vibratoire

 Eclairement : c’est une grandeur que l’on peut observer et mesurer à l’aide de
récepteurs qui sont sensibles à la puissance qu’ils reçoivent. Les récepteurs
sont caractérisés par leur temps de réponse τ.

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Définition : « Le temps de réponse τ est défini comme le temps minimum qui doit
séparer deux signaux pour qu’ils soient perçus individuellement. »

Tableau 1.1 : Temps de réponse de quelques détecteurs

Récepteurs Temps de réponse τ (s) Sensibilité

Photodiode 10-6 10-1 A.W-1

Photorésistance 10-2 100 A.W-1

Thermopile 1 1 V.W-1

Œil 10-1 ***

Pellicule
10-4 à 10-2 ***
photographique

Le capteur CCD (Charge-Coupled Device) est l’élément sensible des appareils


photographiques numériques. Il fournit pour chaque pixel de l’image les valeurs des
trois puissances lumineuses pour les trois couleurs rouge, vert et bleu du système
RGB.

Le temps de réponse des récepteurs étant en général grand par rapport à la période
d’une onde lumineuse qui est ~ 10-14s, cela indique que les récepteurs lumineux ne
sont sensibles qu’à la valeur moyenne de la puissance lumineuse qu’ils reçoivent.

La puissance lumineuse surfacique est proportionnelle au carré de la vibration


lumineuse à savoir s2(M,t), ce qui permet de donner la définition de l’éclairement.

Définition : L’éclairement E est défini comme la puissance lumineuse surfacique


moyenne reçue par une surface ; son expression est :

 M   K s 2 M, t  (Eq 1.2)

avec K une constante positive et < > qui représente la moyenne sur le temps.

L’éclairement se mesure en Wm-2.

 Intensité vibratoire

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Par la suite la constante K ne sera pas utilisée car on utilisera un éclairement relatif

où  0 est un éclairement de référence. On définit l’intensité vibratoire par la
0
relation :

I  s 2 M, t 

II. Lumière monochromatique

Une lumière monochromatique est une vibration purement sinusoïdale ; son


expression est la suivante :

s M , t   s0 M cos t   M  (Eq 1.3)

Avec s0(M) l’amplitude, ω la pulsation et φ(M) le retard de phase en M.

On peut définir certaines caractéristiques de la vibration sinusoïdale :

• Fréquence : ν (s-1 ou Hertz) ; qui est le nombre de cycles de la vibration par


seconde (ν est fixée par la source et est donc indépendante du milieu de

propagation)   .
2

• Période : T (secondes) ; temps au bout duquel la vibration se reproduit


identiquement à elle-même, c’est la durée d’une oscillation (d’un cycle)
1 2π
T 
ν ω

• Longueur d’onde : λ (mètres) ; distance parcourue par la vibration pendant la


période T.

c 2 c
Dans le vide, on a : 0  c.T  
 

c
Dans un milieu matériel transparent, la lumière se propage à la vitesse ν  et la
n
longueur d’onde correspondante est :

c c 0
  v.T  .T    (Eq 1.4)
n n n

La lumière visible est celle que l’œil humain arrive à voir. Les longueurs d’onde de la
lumière visible sont comprises dans l’intervalle [400nm – 750nm] ce qui correspond à
une fréquence de l’ordre de 6.1014Hz. ; chaque fréquence est perçue par l’œil
comme une couleur.

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Tableau 1.2 : Correspondance entre longueur d’onde, fréquence et couleur dans le
vide.

λ0 (nm) 500 550 590 630

ν (Hz) 6 1014 5,5 1014 5,1 1014 4,8 1014

Couleur Bleu Vert Jaune orangé Rouge

La vibration lumineuse monochromatique peut-être représentée sous forme


complexe (vibration complexe) :

sM , t   s0 M , t e j t   M  (Eq 1.5)

La vibration réelle de l’Eq 1.3 correspond donc à la partie réelle de la vibration


complexe → sM , t   es M , t  et son amplitude correspond au module de la
vibration complexe → s0 M   s M , t 

L’éclairement E et l’intensité vibratoire I, définis précédemment comme étant


proportionnels à la valeur moyenne du carré de la vibration lumineuse (Eq 1.2),
peuvent être réécrits pour une lumière monochromatique comme suit :

 M   K s 2 M, t   K s02 M  cos 2 t -  M 

K 2 1 2
→  M   s 0 M   I s 0 M  (Eq 1.6)
2 2
On conclut que l’éclairement et l’intensité vibratoire sont proportionnels au carré de
l’amplitude de la vibration. Leurs expressions peuvent se mettre sous la forme :

 1 1
   M   K s M, t  2
 K sM, t .s* M, t 
2 2
 (Eq 1.7)
IM   1 sM, t  2  1 sM, t .s* M, t 
 2 2
*
Où s est le complexe conjugué de s

III. Chemin optique

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Le chemin optique parcouru par la
lumière entre M et N est défini par la
relation :

L MN  MN   c.t MN (Eq 1.8)


Figure 1.1 : Trajet d’un rayon lumineux

tMN est le temps mis par la lumière pour aller de M à N

LMN=(MN) représente la distance que pourrait parcourir la lumière si elle se


propageait dans le vide pendant le temps tMN.

Si lors de sa propagation de M à N la lumière passe par les points P, Q et R, alors le


chemin optique s’écrit :

(MN) = (MP) + (PQ) + (QR) + (RN) (Eq 1.9)

 Milieu dispersif : si son indice de réfraction n et la vitesse de propagation de la


lumière qui le traverse dépendent de la longueur d’onde de la lumière.

 Milieu homogène : s’il a la même composition en tous ses points c’est-à-dire


que l’indice de réfraction n a la même valeur dans tout le milieu. La
conséquence est que la lumière se propage en ligne droite à la vitesse
c
v et que seules la réflexion et la réfraction peuvent entraîner un
n
changement de direction de la lumière.

t MN  MN
ce qui permet de donner la relation du chemin optique dans un milieu
v
homogène :

LMN  MN   ct MN  n.MN (Eq 1.10)

Définition : Le chemin optique le long d’un rayon lumineux est égal au produit du
trajet géométrique parcouru par le rayon lumineux par l’indice de réfraction du milieu
transparent qu’il traverse.

Si en se propageant de M à N la lumière traverse plusieurs milieux en passant par


les points I et J, alors le chemin optique s’écrit :

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LMN = LMI + LIJ + LJN

L MN  n 1 MI  n 2 IJ  n 3 JN (Eq 1.11)

Figure 1.2: Exemple de calcul de chemin


optique

1) Chemin optique et retard de phase

Lors de la propagation d’une vibration lumineuse de M à N, la vibration lumineuse au


point N reproduit celle du point M avec un retard de propagation tMN et
éventuellement une atténuation que l’on prendra en compte avec le coefficient α (tel
que 0< α ≤1).

s0 ( N ) cost   ( N )    .s0 ( M ) cos (t  t MN )   ( M ) 

LMN
  ( N )  .t MN   ( M )     (M )
c

2
On trouve que :  (N )  LMN   ( M ) (Eq 1.12)
0

Le retard de phase d’une vibration lumineuse croît proportionnellement au chemin


optique qu’elle parcourt.

2) Suppléments de marche optique exceptionnels

Dans certaines situations particulières, la lumière subit un déphasage additionnel à


celui lié à la propagation. Ce déphasage additionnel est égal à π et est observé dans
les situations suivantes :

a) Lorsque la lumière subit une réflexion sur une surface métallique ;

b) Lorsque la lumière subit une réflexion sur un milieu plus réfringent (c’est-à-dire
que l’indice n du milieu de propagation initial est inférieur à n’ indice du milieu
de réfraction) ;

c) Lorsque la lumière passe par un point de convergence

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Pour tenir compte du déphasage additionnel de π, on ajoute un supplément de
0
marche optique d’une valeur de au chemin optique lorsque l’une des situations
2
précédentes se présente.

M n
N
0
I LMN  n MI   n IN
2

Figure 1.3: Réflexion métallique

3) Surface d’onde

Une surface d’onde relative à une source lumineuse S est une surface formée des
points M tels que LMN=constante ou φ(M)=constante.

Les surfaces d’onde sont également appelées surfaces « équiphase » ou surfaces


« iso-chemin optique ». Tous les points d’une surface d’onde ont la même valeur.

Théorème de Malus

Enoncé : Les surfaces d’onde relatives à un point source S sont perpendiculaires


aux rayons lumineux issus de S.

Conséquence : Lorsque deux points A et A’ sont conjugués à travers un système


optique, le chemin optique LAA’ est le même le long de tous les rayons lumineux
allant de A à A’.

Figure 1.4: Surfaces d’onde de deux points conjugués.

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IV. Onde sphérique et onde plane

1) Onde sphérique

Une onde sera dite sphérique si elle possède une des caractéristiques suivantes :

a) Les surfaces d’onde sont des sphères centrées sur la source S ;

b) Les rayons lumineux sont des droites concourantes en un point S

 L’onde émise par une source ponctuelle à distance finie est une onde
sphérique ;

 Lorsqu’un système optique donne d’une source ponctuelle S une image S’ à


distance finie, l’onde issue du système optique est une onde sphérique
centrée en S’.

Figure 1.5: Onde sphérique : a) divergente et b) convergente

Soit un point M par lequel passe un rayon lumineux, le retard de phase au point M a
pour expression, en considérant que φ(S) = φ0 :

 Onde sphérique divergente : les rayons lumineux s’éloignent du centre (de la


source S). Le rayon qui arrive est M est passé par S :

2 2
 ( M )  0  LSM   0  n SM (Eq 1.13)
0 0

 Onde sphérique convergente : les rayons lumineux se dirigent vers le centre


(vers la source S). Le rayon passe par S après le point M :

2 2 2
0   ( M )  LMS →  ( M )  0  LMS   0  n SM (Eq 1.14)
0 0 0

Au point M l’amplitude d’une onde sphérique de source S a pour expression


A
s0 ( M )  où A est une constante. Nous ferons l’approximation que l’amplitude est
SM
constante soit s0(M) ≈ constante ≈ s0. Une onde sphérique a donc pour expression :
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 2 
s ( M , t )  s0 cos t   0  n SM  (Eq 1.15)
 0 

Le signe « - » pour l’onde divergente et le signe « + » pour l’onde convergente.

2) Onde plane

Une onde sera dite plane si elle possède une des caractéristiques suivantes :

a) Les surfaces d’onde sont des plans parallèles entre eux (plans d’onde) ;

b) Les rayons lumineux sont des droites parallèles entre elles

Les plans d’onde sont orthogonaux aux rayons lumineux (théorème de Malus).

Figure 1.6: Onde plane et surfaces d’onde


correspondantes (en tirets).

 Une onde plane peut être considérée comme l’onde émise par une source
ponctuelle S située à l’infini dans la direction  u

 L’onde émise par la lumière provenant d’une source très éloignée (distance
très supérieure aux dimensions des systèmes optiques) et quasi-ponctuelle
est considérée comme plane

 L’onde du faisceau laser est plane

 L’onde produite par un collimateur (source placée au foyer objet d’une lentille)

Figure 1.7: Calcul du retard de phase pour une onde plane.

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On considère que la source S est située à l’infini dans la direction u par rapport
au point O ; pour un point quelconque M, on peut écrire :

SM 2  ( SO  OM ) 2  r02  2r0 u.OM  OM 2 en posant OS  r0 u

u.OM OM 2
SM  r0 1  2  2  r0  u.OM (r0 étant très grand, on ne garde que les
r0 r0
termes d’ordre 1 du développement limité de la fonction ).

L’onde issue de S est une onde sphérique divergente et en se référant à (Eq 1.13)
2 2 2
on écrit :  ( M )   ( S )  n SM →  ( M )   ( S )  n.r0  nu.OM
0 0 0

2
En posant  (O)   ( S )  n.r0 on déduit que :
0

2
 ( M )   (O)  nu.OM (Eq 1.16)
0

L’amplitude d’une onde plane est constante (s0(M) ≈ constante ≈ s0), une onde plane
a donc pour expression (en posant φ(O) = φ0 ):

 2 
En notation réelle : s ( M , t )  s0 cos t  0  n.u.OM 
 0 

 2 
j  t  n.u .OM 
 j 0 0
En notation complexe : s ( M , t )  s0 e e  

3) Transformation des surfaces d’onde par une lentille convergente dans


l’approximation de Gauss

Le stigmatisme rigoureux est respecté dans l’approximation de Gauss c’est-à-dire


que l’image d’un point objet A est un point image A’. En termes d’ondes, cela se
traduit par la transformation d’une onde sphérique de centre A en une onde
sphérique de centre A’. Cependant dans le cas où l’un des deux points est à l’infini,
l’onde qui lui est associée est plane.

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Figure 1.8 : Transformation des surfaces d’ondes par une lentille convergente :

a) objet réel et image réelle à distances finies ; b) objet situé au foyer principal objet
F ; c) onde issue du foyer objet secondaire ϕ ; d) objet situé à l’infini ; e) onde
convergeant vers le foyer image secondaire ϕ’.

V. Lumières réelles

Il n’existe pas de lumière parfaitement monochromatique. Toute vibration lumineuse


s(M,t) peut être décomposée en une somme de vibrations monochromatiques. La
dispersion de la lumière par un prisme met bien en évidence les différentes
composantes monochromatiques qui constituent le spectre de la lumière incidente.

1) Lampes spectrales

Elles sont constituées de gaz contenu dans une ampoule. Suite à une décharge
électrique dans l’ampoule, les électrons émis entrent en collision avec les
atomes/molécules du gaz provoquant le passage d’électrons vers des niveaux
d’énergie plus élevés (état excité). La lumière émise par ces lampes provient de
l’émission spontanée de photons lors de la désexcitation des atome/molécules du
gaz. L’énergie émise par le photon est égale à la différence d’énergie entre les
niveaux d’énergie occupés. Les lampes spectrales ont un spectre constitué de
raies.

Une lampe spectrale émet une série de longueurs d’onde caractéristiques de


l’élément gazeux contenu dans l’ampoule.

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Figure 1.9 : Spectre d’une lampe au mercure (Hg) basse pression

2) Sources de lumière blanche

 Les sources thermiques : elles fonctionnent selon le principe de l’émission de


lumière par un corps chaud (les lampes à filaments). Elles émettent un
spectre continu de lumière dans le domaine du visible et s’accompagnant
d’émission dans le domaine des infrarouges faisant ainsi chauffer ces sources

Figure 1.10 : Spectres de la lumière solaire (trait plein) et de la


lumière d’une lampe à filament (tirets).

 Les lampes à économie d’énergie : leur fonctionnement est identique à celui


des sources spectrales. La lumière du spectre discret est absorbée par une
substance fluorescente et réémise sous forme de spectre continu. On observe
sur ce dernier spectre des pics correspondants aux longueurs d’ondes émises
par le tube à décharge.

La lumière blanche a un spectre continu.

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Figure 1.11 : Spectre d’une lampe à économie d’énergie

3) Le laser (light amplification by stimulated emission of radiation)

Un laser est composé principalement de trois éléments essentiels à son


fonctionnement, à savoir un milieu actif qui va être excité (qui peut être solide, liquide
ou gazeux), un résonateur optique (qui permet à la lumière de passer plusieurs fois
dans le milieu actif, afin que les atomes soient de plus en plus excités) et enfin une
source de pompage. Ce système est composé de deux miroirs parallèles, entre
lesquels est placé le milieu actif. Il est composé d’un miroir qui réfléchit tous les
photons et un miroir qui laisse passer 1 à 10 % des rayons et qui réfléchit le reste.

Le laser permet d’obtenir un faisceau de lumière cohérente très dense, quasi-


monochromatique et directive. Le laser présente une seule raie spectrale.

Figure 1.12 : Schéma représentatif


du fonctionnement du laser

VI. Trains d’ondes

La lumière peut être composée d’un spectre continu ou d’un spectre de raies. Les
raies spectrales sont caractérisées par :

 La longueur d’onde λ0max correspondant au maximum d’émission ;

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 La largeur à mi-hauteur Δλ ;

 L’allure de la raie.

Figure 1.13 : Raie spectrale

Les largeurs des raies sont variables et dépendent des sources lumineuses
 
(laser :  10 7 ; lampes spectrales :  10 3 ). Une radiation purement
0 m 0 m
sinusoïdale a une raie parfaitement fine, soit Δλ = 0.

L’éclairement est la somme des éclairements dus aux différentes composantes


monochromatiques.

On définit la densité spectrale d’éclairement, notée Eλ, telle que la contribution à


l’éclairement des composantes monochromatiques dont la longueur d’onde dans le
vide est dans un intervalle élémentaire [λ0, λ0+dλ0] est : dE  E (0 )d0

 
L’éclairement total est donné par la relation : E   dE   E (0 )d0
0 0

1) Temps de cohérence

c
Comme la fréquence moyenne vérifie la relation  m  , alors la largeur en
0 m
 c    
fréquence Δν a pour expression       m →  .
 0   m 0 m

On admettra qu’un signal limité dans le temps et de durée τc a un spectre dont la


1
largeur en fréquence est   (a). Si le signal est sinusoïdal de période T, la
c
1
fréquence moyenne est  m  (b).
T

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 T 1
Les relations (a) et (b) donnent :   avec N le nombre d’oscillations ou de
m c N
cycles) du signal.

2) Modélisation de la lumière monochromatique

Il y a émission par les atomes de photons d’énergie E  h de valeur variable à des


instants aléatoires. La fréquence des ondes électromagnétiques associées n’est
donc pas unique. Pour décrire l’émission de lumière par les atomes on utilise le
modèle des trains d’ondes aléatoires selon lequel chaque train d’ondes a une
amplitude et une phase aléatoire.

Les atomes émettent la lumière par train d’ondes de durée limitée τc telle que :
1
  (Eq. 1.17)
c

τc est le temps de cohérence.

3) Longueur de cohérence

La longueur de cohérence lc est la distance parcourue dans le vide par la lumière


pendant la durée τc d’un train d’ondes.

 c  c. c (Eq. 1.18)

Figure 1.14 : Train d’ondes a) extension temporelle et b)


extension spatiale

La longueur de cohérence est une mesure de la distance maximale entre deux fronts
d’onde cohérents

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On peut relier λ0m la longueur d’onde moyenne du train d’ondes, Δλ la largeur de la
raie et lc la longueur de cohérence :

c c c 20 m
     2  ou lc  c. c  
   m  

Les notes de ce cours sont issues de :

Physique tout-en-un 2e année MP -Salamito, Sanz , Vandenbrouck et Tuloup (Dunod, 2014)

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