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Le terrorisme international influe-t-il sur les politiques nationales ?

Acc : NY 2001, Madrid 2004, Londres 2005. En moins de 5 ans, 3 grandes capitales
occidentales ont été frappées en leur sein par des actions terroristes.
Ensemble de faits violents visant à répandre la terreur dans le but d’obtenir des gains
politiques ou idéologiques, le terrorisme est donc un fléau pour tous les Etats.
Reformulation :
Se pose ainsi la question de savoir si les Etats qui disposent de la légitimité de la force
adaptent leurs politiques nationales pour lutter contre cet ennemi illégitime ou si les outils
dont ils disposent d’ores et déjà se suffisent à eux-mêmes.
IM :
Parce qu’il représente une menace évolutive contre les intérêts des Etats, le terrorisme
international oblige ces derniers à adapter leurs politiques de lutte contre ce fléau et à
coopérer afin de traiter ce phénomène sur sa sphère d’action : la sphère internationale.

ID1
En apparence, le terrorisme qui n’est pas un phénomène nouveau, ne rend pas
nécessaire la mise en place de politiques nationales nouvelles de la part des Etats qui
disposent déjà de moyens permettant de faire régner l’ordre et la sécurité et sont
confrontés à un fléau difficile à cerner qui rend toute application de nouvelles mesures
peu aisée à mettre en place au niveau national.
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Tout d’abord, le terrorisme est un phénomène ancien et ne semble donc pas devoir appeler de
politiques nouvelles. Le terrorisme a toujours été utilisé comme arme du faible face au fort, à
des fins politiques ou idéologiques. Des juifs Zélotes qui cherchaient à chasser l’occupant
romain à la fin du 1er siècle aux mouvements d’extrême gauche qui ont frappé l’Europe dans
les années 1970 et 80, le terrorisme est un mode d’action constamment utilisé.
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En outre, les Etats se sont d’ores et déjà doté de moyens pour faire régner l’ordre et la
sécurité. L’Etat dispose de la légitimité de la force lui permettant d’agir contre toute menace
sécuritaire mettant en danger sa population ou ses centres névralgiques. Il dispose également
de l’outil judiciaire lui permettant de faire appliquer le droit. La menace terroriste et donc
naturellement prise en compte au même titre que les autres menaces. Ainsi, la France dispose
de forces de police, de gendarmerie et d’agences de renseignement pour prévenir la menace et
assurer la sécurité.
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Enfin, le niveau national n’est pas nécessairement le bon niveau de lutte. Le terrorisme reste
une menace diffuse, imprévisible et difficile à cerner. C’est un mode d’action qui permet de
contourner la puissance d’un Etat. Le terrorisme islamiste contourne la lutte armée et cible les
opinions occidentales en attaquant des zones touristiques où sont présents des ressortissants
occidentaux comme à Charm el-Cheikh en 2005. Ainsi, le niveau étatique n’apparaît pas être
le bon niveau pour la définition de nouvelles politiques de lutte.

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Pourtant, en réalité, le terrorisme est en mouvement perpétuel. Facilité par la
mondialisation, il nécessite de la part des Etats une adaptation de leurs politiques
intérieures et de leurs moyens de lutte. Les démocraties ont une obligation d’action et
doivent œuvrer sur le plan législatif comme celui de la prévention.
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En premier lieu, l’Etat doit pouvoir mettre rapidement en place un outil législatif adapté. Il
apparaît nécessaire de faire évoluer la législation lorsqu’une menace terroriste est avérée et
peut porter atteinte à la sécurité intérieure. Suite aux attentats du 11 septembre 2001, la mise
en place du Patriot Act par le gouvernement fédéral américain a permis une surveillance accru
de la population pour déceler les cellules terroristes.
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En second lieu, l’Etat doit ajuster ses outils pour accroître ses capacités de prévention. La
connaissance et l’anticipation de la menace est un enjeu majeur pour pouvoir agir et préserver
la sécurité. La coordination des travaux des divers services de renseignement et le partage de
l’information a pour objectif de traiter l’ensemble de la, menace terroriste. Ainsi, les
renseignements généraux (RG) et la direction de la surveillance du territoire (DST) ont été
regroupés en France pour donner naissance à la direction centrale du renseignement intérieur
(DCRI) en 2008.
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Enfin, l’Etat démocratique a une obligation d’action. Il détient la légitimité de l’action car le
pouvoir exécutif est élu par le peuple. Pour garder la confiance de la population, les Etats
doivent montrer leur capacité à agir pour protéger les individus. La lutte suppose un
consensus national qui, s’il est acquis, est la preuve de la solidité de la démocratie. La
population doit être prête a faire face à un acte terroriste et à se souder à nouveau pour
montrer la force de la nation. C’est le concept de résilience introduit dans le livre blanc sur la
défense et la sécurité nationale de 2008.

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Surtout, le terrorisme international influe sur les politiques étrangères des Etats qui
coopèrent dans leurs actions de lutte. L’enjeu sécuritaire est mondial et dépasse le cadre
national. Le terrorisme est une menace transnational qui nécessite une harmonisation
des politiques étrangères sur ce point.
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L’approche réaliste des RI montre comment le terrorisme international peut engendre une
action de l’Etat en politique extérieure dans le but de créer des coalitions de forces de
circonstance. La menace est globale et potentiellement répartie sur l’ensemble de la
planisphère. Un Etat n’a donc pas les moyens d’agir seul et partout. Ainsi, les EU ont-ils
décidé en 2001 de créer une coalition de forces ad hoc pour l’opération Enduring Freedom de
lutte contre le terrorisme.
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Aussi, sur le plan sécuritaire,l’Etat peut choisir de ne pas prendre part à la lutte internationale
pour ce concentrersur la lutte contre ce fléau dans son environnement immédiat en renforçant
sa sécurité interieure et en développant l’action au niveau régional. Ainsi, la Chine et la
Russie créent l’organisation de coopération de Shanghai en 2001 (avec Kazakhstan,
Ouzbékistan, Tadjikistan, et Kirghizistan) dont l’un des principaux acquis est la coopération
régionale de lutte contre le terrorisme.
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Enfin, sur le plan de la prévention, des ajustements de positions diplomatiques sont effectués
dans le but de partager les informations. Les approches nationales restent imparfaites car les
Etats ont des zones d’intérêt stratégiques ciblées là où le terrorisme peut potentiellement
s’implanter partout. Les actions nationales en matière de renseignement méritent d’être
coordonnées et les informations partagées. La contribution ponctuelle de la France à la TF
152 dans le golfe persique lui permet ainsi d’avoir accès à une partie des informations
américaines sur cette zone sensible.