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SOMMAIRE

PREMIERE PARTIE

Pages

Notions fondamentales sur la vapeur d’eau


1 – Vapeur saturée …………………………………………………………... 3
2 – Vapeur surchauffée ................................................................................... 5
3 – Diagramme de Mollier ………………………………………………….. 7

DEUXIEME PARTIE

1 – Cycle de Rankine ……………………………………………………….. 12


2 – Etude de la tuyère ………………………………………………………. 15

TROISIEME PARTIE

1 – Turbines à vapeur

1 – 1. Description …………………………………………………….. 22
1 – 2. Coupe générale ………………………………………………... 25
1 – 3. Graissage ………………………………………........................ 26
1 – 4. Travail de la vapeur ………………………………................... 26
1 – 5. Principe de fonctionnement ………………………………….. 27
1 – 6. Classification …………………………………………………... 28
2 – Turbine à action  ………………………………………………………… 30
3 – Turbine de Laval ………………………………………………………... 32
4 – Turbine à chute de vitesse : Curtiss …………………………………... 37
5 – Turbine à chute de pression : Rateau …………………………………. 40
6 – Turbine mixte à action …………………………………………………. 44
7 – Turbine à réaction …………………………………………………….... 45
8 – Turbine mixte à action et à réaction ………………………………….. 49
9 – Turbines spéciale ……………………………………………………… 51
- à contre-pression ……………………………………………… 51
- à resurchauffe …………………………………………………. 51
- à soutirage de vapeur …………………………………………. 53
- turbine Stal (flux radial) ……………………………………… 55
Liste des références ………………………………………………………… 57
SH/IAP SKIKDA TURBINES

Notions fondamentales sur la vapeur d’eau

1 –Vapeur saturée :

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 2


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Lorsqu’on a dans une enceinte fermée à la fois de l’eau liquide et de la vapeur d’eau, on dit qu’il y a
vapeur saturante ou saturée. Autrement dit la vapeur est dite saturée quand on l’obtient en présence de l’eau
qui lui donne naissance.

1 – 1. Propriétés de la vapeur saturée

La température à laquelle le liquide bout (t) dépend de la


pression. La température reste toutefois constante pendant toute
la durée de l’ébullition.
à la pression atmosphérique t = 100° C
à 10 bars t = 180° C
à 40 bars t = 250° C
Il existe des formules empiriques qui relient pression et
température de la vapeur saturée entre 100°C et 250°C :
Exemple : P = 0,98 (t / 100)4 valable pour une
pression comprise entre 1 et 16 bars.
Pour l’eau des résultats expérimentaux ont donné:

Température Pression de vapeur saturée


en °C En mm de Hg En atm
0 4,6
10 9,16
30 31,5
50 92
80 354
100 760 1
133 3
143 4
151 5
211 20
230 28
1 – 2. Chaleur contenue dans un kilogramme de vapeur saturée :

Pour vaporiser complètement de l’eau, il faut lui communiquer :


- de la chaleur sensible (qsens) qui élèvera sa température jusqu’à la température d’ébullition
- de la chaleur latente (qlat) qui transforme l’eau en vapeur (changement d’état) sans modification de
température.
λ = qsens + qlat
λ : quantité de chaleur en kcal/kg

1 – 3. Formule de Regnault

Regnault a donné une formule qui permet de trouver la chaleur contenue dans un kg de vapeur :

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 3


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λ = 606 + 0.305 t

λ : quantité de chaleur en kcal/kg
t : température d’ébullition en °C

La formule de Regnault n’est pas exacte dans toute l’étendue des pressions. Elle ne se vérifie que
jusqu’à 200 N/Cm2.
Au-delà il faut avoirs recours à des tables de vapeur dont nous donnons ci-dessous un extrait.

Chaleur Chaleur Chaleur


Température Pression sensible latente totale Remarque
°C N/Cm2 Kcal/Kg Kcal/Kg Kcal/Kg
0 0,06 0 595 595
50 1,2 50 568 618 Regnault
100 10,3 100 539 639 valable
150 49 151 505 656
200 160 204 464 668
250 400 260 410 670 Regnault
300 880 322 336 658 non
350 1680 404 213 617 valable
374 2250 501 0 501 Etat critique

1 – 4. Titre :

En général la vapeur saturée contient un certain pourcentage d’eau: Le titre(X) d’une vapeur saturée
est définit par le rapport entre le poids réel de la vapeur et le poids total du mélange.

poids de la vapeur
X   ; 0  X  1
poids total du mélange (liquide  vapeur)

S’il y a vapeur d’eau seulement, la vapeur est dite sèche (saturée sèche): Son titre X = 1

1 – 5. Etat critique de la vapeur

Il existe une pression pour laquelle le volume de vapeur est le même que celui du volume d’eau :
c’est le point critique. Il est définit par :
Pression = 2250 N / Cm2 et Température = 374° C

Il paraît que l’état critique est l’état pour lequel la vapeur ne contient que de la chaleur sensible et pas
de chaleur latente.

2 – Vapeur surchauffée :

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A partir d’un certain moment du chauffage de la vapeur saturée (mélange vapeur-liquide) il n’y aura
plus d’eau liquide : on parle alors de vapeur sèche (X = 1). Si on continue à chauffer on obtient une vapeur
surchauffée.
La vapeur surchauffée peut prendre, pour une même pression, toutes les températures depuis la
température d’ébullition jusqu’à la température compatible avec la résistance des matériaux employés.
(Avec nos aciers actuels, la limite de la température de surchauffe se situe vers 550° C).

L’avantage de la vapeur surchauffée est :


- Elle peut être refroidie sans condensation (la vapeur est éloignée de la courbe de saturation
en fin de détente) ce qui supprime la condensation dans les conduites et la retarde dans les
machines.
- Vapeur plus fluides que la vapeur saturée : ce qui diminue les chocs et les frottements.
- Elle améliore le rendement du cycle.
Ce rendement est :
T q
  1 2  1 2
T1 q1
Où :
T1 : température de la source chaude qui fournit à chaque kilogramme de gaz une quantité
de chaleur q1
T2 : température de la source froide qui enlève à chaque kilogramme de gaz une quantité
de chaleur q2

2 – 1. Chaleur spécifique de la vapeur surchauffée :

La vapeur surchauffée se comporte comme un gaz et présente deux chaleurs spécifiques Cp


CP
et CV dont le rapport : γ   1,4  : C’est la relation de Mayer :
CV
Pour la vapeur d’eau Cp = 0,5 et CV = 0,35 kcal / kg.°
Cp : la chaleur spécifique à pression constante étant la plus utilisée. Elle n’est pas constante
et varie en fonction de la température et de la pression. 0,45 ≤ Cp ≤ 0,6
Nous l’admettons constante et adoptons : Cp = 0,5 kcal / kg.degré
La quantité de chaleur à fournir pour la surchauffe est donc : qsur = 0,5. (T’ – T)

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2 – 2. Chaleur totale de la vapeur surchauffée :

La chaleur totale de la vapeur surchauffée = chal. sensible + chal. latente + chal. de surchauffe
Q = qsen + qlat + qsur
λ = qsens + qlat (Regnault)
qsur = 0,5. (T’ - T)
Où :
T’ : température sortie surchauffeur
T : température entrée surchauffeur

Q = λ + 0,5.ΔT kcal / kg vap.

3 – Diagramme de Mollier

Ce diagramme permet l’étude des transformations thermodynamiques des vapeurs.


Nous ne parlerons dans ce chapitre que du diagramme pour vapeurs d’eau.

Axes :
Q
Abscisses : Entropies : S  T
Ordonnées : Enthalpies : chaleur totale contenue dans 1kg de vapeur.
Unités : kcal / kg vapeur.

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Courbes :

- Courbes de saturation AB qui délimite le diagramme en deux zones :


Au dessus : vapeurs surchauffées.
En dessous : vapeurs humides.
- Courbes isobares (ou d’égale pression) : MP.
- Courbes isothermes (ou d’égale température) : MN.
- Courbes isotitres (ou d’égal titre) : A’B’.

Les isothermes ne se situent que dans la zone des surchauffes. Pour déterminer la température de la
vapeur dans l’état M’, il faut remonter l’isobare de M’ jusqu’au point M et lire la température sur
l’isotherme passant par M. 

Emploi
du diagramme :

1er cas :
vapeur
saturée
sèche
(point M).

On
connaît p.

On lit {Q
et T :

températures d’ébullition}

2e cas : vapeur humide (point M’).


On connaît p et x
On lit {Q’, T et x}

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3e cas : la surchauffe. 
On connaît p.
D’où l’état M caractérise la vapeur saturée sèche.
En surchauffant à pression constante, on remonte l’isobare P de M jusqu’à M’.
M’ est l’intersection de l’isobare p avec l’isotherme T’
La surchauffe est traduite par MM’.
Le degré de surchauffe est : T’ – T
La chaleur de surchauffe est : Q’ - Q

4e cas : la détente adiabatique (ΔQ = 0)


La transformation s’effectue à entropie constante (segment MM’).
La quantité de chaleur libérée par la détente est : Q - Q’
Q  Q
Le rendement thermodynamique est :   Q

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Exemple :
Nous donnons ci-dessous un diagramme de Mollier de format réduit mais relativement précis.

Point (1)
Vapeur saturée sèche : p = 200 N/cm2
T = 220° C
Q = 665 kcal
Point (2)
Vapeur surchauffée : p = 200 N/cm2
T = 450° C
Q = 800 kcal
Degré de surchauffe = 450° C – 220° C = 230° C

Point (3)
Vapeur saturée humide : p = 1 N/cm2
T = 48° C
Q = 550 kcal
Titre X = 0.88
Soit 120 gr d’eau/ kg vapeur

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1 – Cycle de Rankine à surchauffe

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Dans les centrales thermiques modernes, pour augmenter le rendement thermique du cycle de


Rankine, on procède à une surchauffe à pression constante de la vapeur.
L’avantage principal de la surchauffe n’est, en définitive, pas uniquement dans l’augmentation du
rendement qu’elle entraîne, par rapport au rendement du cycle sans surchauffe, mais surtout dans le fait
que, éloignant la vapeur de la saturation en fin de détente, elle supprime la condensation dans l’intérieur de
la turbine et, par suite réduit les pertes de chaleurs vers l’extérieur par l’intermédiaire des parois mouillées.
La surchauffe est réalisée en faisant passer la vapeur sortant de la chaudière à travers un serpentin
(surchauffeur) chauffé par les gaz du foyer.

Schéma d’une installation à surchauffe

Cycle de Rankine à surchauffe (coordonnées T, S)

● La vaporisation AB s’effectue dans la chaudière ;


● La surchauffe BB2 s’effectue dans le surchauffeur ;
● La détente B2C1 à lieu dans la turbine ;
● La condensation C1D s’effectue dans le condenseur ;
● Le refoulement du condensât DA s’effectue par la pompe d’alimentation.

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Cycle de Rankine avec surchauffe (coordonnées T, S)

Dans ce cycle, il y aurait condensation dans la turbine d’une partie de la vapeur, puisque C1 se trouve
dans la zone de saturation.
Pour éviter cet inconvénient, on pousse la surchauffe (cycle ci-dessous) de T1 jusqu’à la température
T 1 telle que la vapeur reste sèche jusqu’à la fin de la détente B2C2 .Cette surchauffe (de T1 à T’1) s’effectue

sous la pression constante P1 qui est celle de la chaudière.


Lorsque la vapeur est parvenue à la pression P2 du condenseur (point C2), elle se refroidit d’abord à T2
avant de commencer à se condenser à cette température.
On utilise couramment à l’heure actuelle des températures de surchauffe dépassant 500°C.

Cycle de Rankine avec surchauffe poussée

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Application numérique
Une chaudière (CH) à 200 N/cm2 de pression débite dans un surchauffeur (S) duquel la vapeur sort à
450°C. La vapeur surchauffée passe à la turbine (T) dans laquelle elle se détend jusque 1 N/cm2 (pression
du condenseur Co).
1) Définissez les états 1, 2, 3 (Mollier).
2) Déterminer le rendement thermodynamique.

Point 1 Point 2 Point 3


Q1 = 665 kcal Q2 = 800 kcal Q3 = 550 kcal
T1 = 220°C T2 = 450°C T3 = 48°C
P1 = 200 N/cm2 P2 = P1 = 200 N/cm2 P3 = 1 N/cm2
X3 = 0,88
Q2  Q3 800  550
Rendement :     0,31
Q2 800

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2 – Etude de la tuyère

2 – 1. Principe de fonctionnement :

La vapeur haute pression est détendue dans la partie fixe de la turbine (tuyères ou aubes distributrices)
où elle acquiert une certaine quantité d’énergie cinétique. Puis, en traversant les parties tournantes, c’est-à-
dire les couronnes d’aubes, la vapeur réduit sa vitesse en transmettant aux aubes une partie de l’énergie
acquise. Nous retrouvons encore ici une application du théorème de Bernoulli.

2 – 2. Etude de la tuyère :

La tuyère est un canal dans lequel la vapeur (ou tout autre gaz) se détend sans produire de travail
(w = 0). S’il y a détente sans production de travail, il s’ensuivra une augmentation de la vitesse de
circulation du fluide.

Considérons un convergent (fig.A) dans lequel circule de la vapeur d’eau.

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En A (entrée) : Pression p
Vitesse v
Calories  (quantité de chaleur contenue dans un kg de vapeur)

En B (sortie) : Pression p’
  Vitesse v’
Calories  ’
Il y a conservation (constance) des énergies entre A et B.

Etotale A = Etotale B

P V2 P' V '2
 4180   w  '  4180 ' 
 2  2
Dans cette relation w = 0
P
 4180  4180Q (enthalpie)

P'
 4180 '  4180Q ' (enthalpie)
'
Q et Q’ se lisent au diagramme de Mollier (fig.C).

D’où
4180 Q 
V2
 4180 Q ' 
V '2
  
4180 Q  Q ' 
2

1 '2
V V 2 
2 2

Puisque Q > Q’, on en déduit que V’ > V

On peut conclure (fig.B) q’un gaz qui se détend sans produire du travail voit sa vitesse augmenter au
fur et à mesure qu’il perd sa chaleur.

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2 – 3. Calcul de la vitesse de sortie


Reprenons l’équation 
4180 Q  Q '   
1 '2
2
V V 2 
Dans cette relation V < V’
Il s’ensuit que V2 est encore plus insignifiant par rapport à V’2.
On peut donc négliger le terme V2 et la relation devient :
V '2
4180(Q  Q ' ) 
2
V'  2  4180(Q  Q ' )
V '  91,5 Q  Q '

Remarques
- La vitesse de sortie ne dépend que de la chute calorifique
- En raison des frottements de la vapeur sur les parois de la tuyère, la vitesse effective de
sortie est inférieure à la vitesse théorique calculée.

V’réel = 0,95 V’calculé

2 – 4. Forme de la tuyère :

Le principe à la base de la détermination des diverses sections est le suivant :


Le débit massique est constant dans toutes les sections de la tuyère.
Qm = S.V.ρ
Ou :
Qm = débit massique en kg/s
S = section en m2
ρ = masse spécifique en kg/m3
La vitesse V et la masse spécifique ρ varient en sens contraires, mais pas dans les mêmes
Proportions.
Le produit [V.ρ] est donc variable et pour tenir la constance de Qm, il faudra faire varier
S suivant les fluctuations de [V.ρ].

a) Partie convergente :

Au début, l’augmentation de V est plus importante que la diminution de ρ.


Donc [Vρ] augmente
Qm = S [Vρ] ↑
Pour avoir Qm constant il faut que S diminue et la tuyère est convergente.

b) Col de la tuyère :

Le produit [Vρ] passe par un maximum pour une pression


P’’= 0,58 P
La section minimale correspondante s’appelle col de la tuyère.
c) Partie divergente :

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A partir de P’’= 0,58 P, l’augmentation de V croît moins vite que la diminution


  
de ρ. Donc [Vρ] diminue.
Qm = S [Vρ] ↓
Pour garder la constance du débit, il faudra augmenter la section de la tuyère
qui devient divergente.

ρ
ρ

En conclusion on peut énoncé que la forme de la tuyère dépendra du rapport entre pression de sortie
et pression d’entrée et la tuyère sera :
- simplement convergente, si P’ ≥ 0,58 P  (faibles chutes de pression)
- convergente-divergente, si P’ < 0,58 P  (fortes chutes de pression)
Application numérique :

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Entrée : Vapeur 400 N/Cm2


Surchauffe 450°C

Sortie : Détente jusqu’à 20 N/Cm2

Déterminer :
1) La vitesse de sortie
2) L’allure de la tuyère

Solution :
Mollier donne : Entrée 800 kcal
Sortie 630 kcal

Vitesse finale V '  91,5 Q  Q '


 91,5 800  630 = 1190 m/s
Allure de la tuyère
p’’ = 0,58 P = 0,58 x 400 = 230 N/Cm2 (pression au col)
Puisque p’’> p’ la tuyère est convergente + divergente

Application numérique :

Entrée : Vapeur 50 N/Cm2


Surchauffe 250°C

Sortie : Détente jusqu’à 35 N/Cm2

Déterminer :
1) La vitesse de sortie

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2) L’allure de la tuyère

Solution :
Mollier donne : Entrée 710 kcal
Sortie 690 kcal

Vitesse finale V '  91,5 710  690


= 410 m/s

Allure de la tuyère
p’’ = 0,58 P = 0,58 x 50 = 29 N/Cm2
Comme p’ = 35 > p’’ = 29
Le col n’est pas atteint et la tuyère est simplement convergente

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1 – Turbines à vapeur

1 – 1. Description
● Rotor

Les turbines à vapeur sont des machines dont la seule partie mobile importante est le rotor. Il
comporte un arbre et des roues à aubes. L’arbre, en acier spécial, est muni d’une longue portée de calage sur

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laquelle sont montés les disques des roues. A une de ses extrémités, l’arbre est muni d’un tourillon et d’un
accouplement à dilatation.
A l’autre extrémité, l’arbre est muni d’un second tourillon et de cannelures reprenant la poussée
axiale (point fixe du rotor).
L’arbre est garni en outre de fines cannelures destinées au labyrinthe.
Les roues à aubes sont constituées par un disque et des aubes.
Le disque, en acier coulé, comporte un moyeu, un voile et une jante munie d’une rainure
circonférentielle en T.
Laube, en acier spécial, comporte un corps profilé, un talon et un embout de rivure. Elles sont d’abord
forgées puis parachevées à la fraise.
Une aube et une pièce intercalaire sont alternativement placées dans la rainure en T de la jante.
Les embouts des aubes sont rivés sur des bandes de liaison afin d’assurer la rigidité de l’ailettage.
Le rôle des intercalaires est de ménager un canal entre les aubes, canal dans lequel circulera la vapeur.

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● Stator

Il se compose d’un corps en deux pièces, de disques à aubes fixes, de paliers et de labyrinthes.
Le corps (fig.B) en fonte comporte le canal d’entrée de la vapeur, des logements annulaires pour les
disques fixes, les supports de paliers, et le canal de sortie de la vapeur. Le joint entre le corps inférieur et le
chapeau est horizontal et axial. L’étanchéité entre les deux corps est réalisée par simple pose métal sur
métal tandis que l’étanchéité corps-arbre est réalisée par labyrinthes.
Le corps inférieur est muni en outre d’une semelle de pose sur la fondation. Le corps complet est garni
d’un calorifugeage externe.
Le disque à aubes fixes (fig.D) est constitué par un corps en fonte muni d’un moyeu à labyrinthe et
d’une jante rainurée en T dans laquelle sont logées les aubes et les intercalaires fixes.
Les disques laissent entre eux des espaces dans lesquels les roues vont pouvoir se mouvoir.
Les paliers sont du type lisse à rotule et à graissage sous pression avec coussinets en métal
antifriction.
Le palier à cannelures (fig.C) est également du type lisse à graissage sous pression.
L’adoption du type de palier lisse réside dans la grande sécurité qu’il présente.
Les labyrinthes (fig.E) constituent l’étanchéité entre l’arbre et le stator. C’est un système qui est basé
sur la perte de charge créée par l’inflexion brutale d’un fluide dans des chicanes.

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Rotor

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1 – 2. Coupe générale dans une turbine

On distingue :
- la collerette d’entrée de vapeur E
- l’alternance des roues mobiles et des disques fixes
- l’augmentation de la hauteur des aubes (augmentation du volume de la vapeur due à la
détente)
- la tubulure de soutirage ST
- la collerette de sortie de la vapeur S
- les labyrinthes extrêmes L
- les paliers lisses P
- le palier à cannelure PC
- l’accouplement A
- la commande du régulateur CR (également commande de la pompe à huile)
- le calorifugeage C et la tôle extérieure T

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1 – 3. Graissage

Dans la turbine à vapeur, seuls les paliers nécessitent une lubrification. En raison des fortes charges
sur les coussinets et de la grande vitesse du rotor, la puissance dissipée par frottement (et par conséquent la
chaleur dissipée) est importante. Aussi il faut un graissage abondant des paliers par pompe à huile avec
réfrigérateur.

1 – 4. Travail de la vapeur

Sur le cycle de Rankine (fig.A), il est déterminé par la surface du diagramme.

Sur le diagramme de Mollier (fig.B), il est représenté par la chute calorifique IF.
Ẃ = E (Q1 – Q2) ; E (équivalent thermique) = 4180 j /kcal 

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1 – 5. Principe de fonctionnement

Dans la turbine, la vapeur agit par sa vitesse (transformation de l’énergie de pression en énergie de
vitesse et transformation de cette dernière en travail sur l’arbre).

● Cas d’une seule roue

Dans la tuyère T, on provoque la détente continue de la vapeur. Cette détente génère une élévation de
la vitesse régie par
V  91,5 Q1  Q2

Les particules de vapeur, animées de la vitesse V, communiquent à la roue une impulsion dans le sens
du bombage. Il s’ensuivra une rotation de la roue R et de l’arbre A autour de leur axe.

● Cas de plusieurs roues

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Les roues R1, R2, R3 devant tourner dans le même sens, leurs courbures auront la même orientation
(aubes noires).
Il y a lieu de placer entre les roues R1, R2 et R3 des aubes fixes dites directrices (aubes rouges)
courbées en sens inverse de celui des aubes de la roue, en vue de donner à la vapeur une direction d’entrée
dans les roues R2 et R3 conforme au sens de rotation.

1 – 6. Classification

1) Au point de vue mode d’action de la vapeur

a) Turbines à action : La détente de la vapeur s’effectue en une seule fois dans les
tuyères ou les aubes fixes distributrices avant l’entrée dans la
couronne d’aubes. Toute l’énergie potentielle disponible est
transformée en énergie cinétique avant l’entrée dans la roue.
b) Turbines à réaction : Une partie seulement de la détente s’effectue dans les tuyères
avant l’entrée dans la roue. Le reste de la détente s’effectue
pendant la traversée de la couronne d’aubes. Autrement dit La
détente de la vapeur s’effectue dans les canaux fixes et mobiles.

2) Selon le mode d’injection

a) Injection totale : Les tuyères sont réparties sur toute la circonférence.


b) Injection partielle : Les tuyères sont réparties sur une portion de circonférence.

3) Au point de vue constructif

a) Turbines à disques : roues à disques construites séparément et calées sur un arbre.


b) Turbines à tambour : Les aubes sont calées sur un tambour rapporté sur l’arbre.

4) Selon le mode de circulation :

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a) Turbines axiales : La vapeur se déplace parallèlement à l’axe de la turbine (turbines


à disques et turbines à tambour).
b) Turbines radiales : La direction de la vapeur est radiale. (Turbine Stal)

2 – Turbines à action : de Laval

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 29


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2 – 1. Principe de la turbine à action :

La détente s’effectue dans les canaux fixes. La pression reste constante dans les canaux mobiles.
 
2 – 2. Conséquences de la turbine à action :

1) La pression étant constante dans les canaux mobiles, P = P’, et les poussées F et F’ dues à
la vapeur sont égales sur les 2 faces de la roue : Il n’y a donc pas de poussée axiale.
2) En outre, puisque  P = P’, la vapeur n’aura pas tendance à passer par le joint j en court-
circuitant l’aube A de la roue.
On pourra donc prévoir entre le rotor et le stator, de grands jeux (ce qui facilite la
construction et la sécurité pour la dilatation).

2 – 3. Vitesses

a – Dans les aubages mobiles

Une masse de vapeur M circulant selon la trajectoire ab est soumise à une vitesse d’entraînement u qui
est la vitesse tangentielle de la roue ,et à une vitesse relative w qui est la vitesse de circulation de la vapeur
dans l’aube (w = Q/S).
La composition des deux vitesses donne la vitesse absolue v qui est la vitesse constatée par un
observateur placé en dehors de la machine.
Lors de son déplacement le long de ab, les vitesses u et w de la masse m sont constantes en grandeur.
Mais w change constamment de direction. Il s’ensuivra une variation de v.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 30


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b – Dans les aubages fixes

Les aubes étant immobiles, u = 0 et seule w est à considérer. On aura donc v = w

2 – 4. Formes des canaux mobiles

Dans les canaux mobiles, il n’y a aucune détente. La quantité de vapeur passant dans les canaux d’une
roue est constante, donc la vitesse de circulation (w) dans le canal est constante  
w = Q/S = Cte. La section de passage est donc constante.
Si h = Cte  l = Cte

h : hauteur du canal
l : largeur
On néglige les forces de frottements.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 31


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2 – 5. Formes des canaux Fixes

1 - avec détente
En raison de la faible détente, les canaux sont des tuyères convergentes. Si h est
constant, la largeur l va en décroissant.
Toutefois, le volume de vapeur augmente à cause de la détente
Il faudra donc accroître h au fur et à mesure de la détente.

2) - sans détente
  La vitesse reste constante puisqu’aucune détente n’a lieu.
Les aubes sont construites comme celle des roues. Ce sont de simples redresseurs
destinés à changer la direction et non l’intensité de la vitesse.

3 – Turbine de Laval

3 – 1. Principe :

La vapeur venant de la de la chaudière à la pression p1, se détend complètement et adiabatiquement


dans la tuyère et passe à la pression du condenseur p2.
A cause du grand écart de pression, les tuyères sont en général convergentes divergentes.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 32


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La vapeur en se détendant perd sa chaleur et augmente sa vitesse.


Le jet de vapeur, rencontrant les aubes en arc de cercle, s’infléchit sur leur courbure, et par son
impulsion tangentielle imprime à la roue et à son arbre une rotation motrice.

Remarques : 
1 – Le disque de la roue est muni de quatre ouvertures circulaires en vue d’alléger la roue. (Notons
que les pressions de chaque côté sont égales.)
2 – La tuyère ne peut être tangente au plan de la roue pour des raisons de construction
L’angle  est de 17 à 20°.
3 – Ce dessin ne représente qu’une seule tuyère, mais on pourrait avoir plusieurs, ou mieux encore
en disposer un grand nombre sur une partie de la circonférence (injection partielle) ou sur la
totalité (injection totale).

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 33


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3 – 2. Diagrammes des pressions et des vitesses

La vapeur, avant d’entrer dans la tuyère, est à la pression P1 et contient Q1 kcal (diagramme de
Mollier).
A la sortie de la tuyère, après la détente adiabatique, elle contient Q2 kcal. La chute de pression est
l’arc d’hyperbole AB du diagramme. Quant à la vitesse, supposée nulle à l’entrée de la tuyère, v1 = 0, elle
augmente suivant la courbe DE et vaut à la sortie :
Q1  Q2
v2 = 91,5
Dans la roue, la pression reste constante et est égale à la pression du condenseur P2 (horizontale BC).
Quant à la vitesse, de par la courbure des aubes de la roue, elle diminue et sort de la roue avec une vitesse
v3 avec laquelle elle se dirige vers le condenseur (courbe EF).

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 34


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3 – 3. Travail communiqué à la roue


2 2
P2 V2 P V
4180Q2    W  4180Q3  3  3
 2 
Comme
Q2 (entrée de la roue) = Q3 (sortie de la roue)
P2 = P3
On aura :
1 2 2
W  (V2  V3 ) en J/kg de vapeur et ce, pour une machine parfaite.
2

3 – 4. Forme des canaux

Tuyère : convergente-divergente (en raison de la longue détente).


Canaux mobiles : section constante
● A l’entrée
Vitesse absolue : V2
Vitesse d’entraînement : u
Vitesse relative : w (obtenue par le parallélogramme des vitesses).
Pour éviter le choc à l’entrée, l’aube doit être tangente à la vitesse relative w.
Il y a choc à l’entrée si :

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 35


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a) on modifie la vitesse de rotation u.


b) on modifie la pression aux tuyères car on modifie V2.

● A la sortie
W est constant  Wen A = Wen B
En outre, A et B ont même vitesse tangentielle u, donc u en A = u en B

3 – 5. Rendement maximal

D’après la relation du rendement


1 2 2
W  (V2  V3 )
2
W est maximum quand V3 est minimal.
La figure montre que V3 est minimal quand il est perpendiculaire à la roue.
Calculons u pour que V3 soit minimal.
Les triangles hachurés sont égaux.
D’où CE = u et dans le triangle ACD
AC = AD cos   
AC = 2u ; AD = V2
V cos 
D’où : u  2 mais cos17° ≈ 1
2

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 36


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V2
Soit :  u
2

3 – 6. Inconvénient de la turbine de Laval

Comme V2 est de l’ordre de 1500 m/s la vitesse d’entraînement donnant max sera u = 750 m/s.
Cette haute vitesse tangentielle conduit :
- soit à des roues de trop grands diamètres (5m)
- soit à des vitesses de rotation excessives (20 000 tr/min).
En outre, une telle vitesse tangentielle conduit à des tensions inadmissibles dans les disques et dans les
aubes.
Les turbines de Curtiss et de Rateau apportent un correctif à cet inconvénient.
4 – Turbine à action à chute de vitesse (Curtiss)

4 – 1. Principe

Le défaut des turbines de Laval est l’obligation de conférer une très grande vitesse d’entraînement
pour obtenir un bon rendement.
Deux procédés sont utilisés pour remédier à cet inconvénient
- soit le fractionnement de la vitesse
- soit le fractionnement de la pression.

4 – 2. Fractionnement de la vitesse (procédé Curtiss)

Dans la turbine à chute de vitesse, la détente s’effectue encore entièrement dans la tuyère, mais au lieu
d’utiliser toute la vitesse dans une seule roue, on la fait tomber sur un certain nombre de roues placées en
série, et chacune des roues utilise une fraction de la vitesse générée par la tuyère.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 37


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Entre les roues, on place bien entendu des aubes directrices fixes laissant des passages d’égale section
modifiant la direction de la vapeur de façon à ce qu’elle se présente sans choc à l’entrée de la roue suivante.
 
Avantage

Puisqu’on n’utilise, dans chaque roue, qu’une fraction de la vitesse générée à la tuyère, la vitesse
d’entraînement sera moitié de cette fraction de vitesse pour pouvoir travailler au rendement maximal. Il
s’ensuit que la vitesse d’entraînement est fortement diminuée par rapport à celle exigée par la turbine de
Laval et les aubes ne sont plus soumises à de grandes forces centrifuges dangereuses pour la résistance des
métaux.

4 – 3. Diagramme des pressions et des vitesses

Dans la tuyère, il y a détente complète de la vapeur, la vitesse générée passe de V1 (supposée nulle) à
V2 avec :
V2  91,5 Q1  Q2
Le diagramme traduit ces évolutions.
Remarquons que P2 reste constante dans tous les étages.
Comme il y a 3 roues, on fractionne V2 en trois valeurs égales.
Dans la première roue, la pression est P2 et la vitesse passe de V2 à V3 telle que :
V
V 2  V3  2
3
Dans le premier distributeur, la pression est encore P2 et la vitesse reste V3. La vitesse de la vapeur
change simplement de direction, mais pas d’intensité (les frottements sont supposés nuls).
La seconde roue reçoit la vapeur du premier distributeur avec une direction convenable évitant les
chocs. La deuxième roue utilise à son tour le tiers de la vitesse. La vapeur, après avoir évolué dans la
deuxième roue, passe dans le second distributeur et dans la troisième roue, d’où elle sort avec une vitesse
pratiquement nulle, et se rend au condenseur.
La vitesse d’entraînement donnant un rendement maximal est égale à la moitié de la vitesse utilisée
dans les roues.
Donc, dans ce cas, la vitesse d’entraînement est égale au sixième de la vitesse générée dans la tuyère,
et, dans le cas général :
V
u n étant le nombre de roues
2n

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 38


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4 – 4. Formes des canaux

a) Tuyère : convergente-divergente ou simplement convergente suivant la détente


effectuée.
b) Canaux distributeurs (fixes) : puisqu’aucune détente n’est opérée dans ces
canaux, la section de passage sera constante. Ce sont de simples redresseurs
destinés à changer la direction de la vitesse.
c) Canaux mobiles : Comme il n’y a aucune détente, la section de passage est constante.

4 – 5. Inconvénient de la turbine à chute de vitesse

Calculons le travail développé par la vapeur sur chacune des roues :


m 2 m
Roue 1 : W1  (V2  V32 )  (V2  V3 )(V2  V3 )
2 2
m 2 m
Roue 2 : W2  (V3  V42 )  (V3  V4 )(V3  V4 )
2 2

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 39


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m 2 m
Roue 3 : W3  (V4  V52 )  (V4  V5 )(V4  V5 )
2 2

V
Les facteurs (V2 – V3), (V3 – V4) et (V4 – V5) sont égaux et valent  ; mais les facteurs (V2 + V3),
3
(V3 + V4) et (V4 + V5) ne sont pas égaux et sont décroissants suivant une progression arithmétique de raison
2V
proportionnelle à .
3
Par conséquent, chaque roue utilise une même fraction de la vitesse, mais ne produit pas le même
travail.

4 – 6. Nombre de roues généralement utilisées

On n’a pas intérêt à adopter de grands nombres de roues, car le rendement tombe rapidement.
Les turbines à chute de vitesse se rencontrent le plus souvent avec deux roues, et s’appellent dans ce
cas roues Curtiss.
La roue Curtiss ne comporte en réalité qu’un seul disque dont la jante porte deux couronnes d’aubes
mobiles. Elle n’est pas souvent employée seule et se combine souvent avec une turbine à chute de pression
lui faisant suite.
Son efficacité réside dans le fait qu’elle absorbe la plus grande partie de la chute de pression.

5 – Turbine à action à chute de pression (Rateau)

5 – 1. Principe

Au lieu de provoquer la détente complète de la vapeur dans la première tuyère fixe, on fractionne la
chute de pression. Les détentes successives auront lieu dans les divers aubages fixes. Chaque détente donne
lieu à une vitesse réduite qui est utilisée sur la roue mobile suivante. Cette turbine est une succession de
turbines de Laval placées en série.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 40


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5 – 2. Particularité 

Afin d’obtenir des travaux égaux sur toutes les roues, les vitesses utilisées sur chacune d’elles doivent
être égales. Or, l’égalité des vitesses implique une égalité des chutes calorifiques puisque :  
V = 91,5 Q
Il faut donc fractionner en parties égales la chute calorifique et non la chute de pression. Les diverses
pressions intermédiaires s’obtiennent par le diagramme de Mollier.
La figure ci-dessous donne le processus de détermination

On divise Q1 - Q4 par le nombre de chutes désirées (trois dans notre cas), ou bien on divise AB en
trois parties, les points de division C et D se trouvent sur les courbes de pression correspondant aux
pressions de sortie des diverses tuyères intermédiaires.

5 – 3. Fonctionnement

Soit une turbine à trois chutes de pression.


La pression d’entrée est P1 et la pression de sortie P4. Le diagramme de Mollier a fixé les pressions
intermédiaires P2 et P3.
Dans la première tuyère on provoque une chute de pression de P1 à P2. Il s’ensuit une élévation de la
vitesse de 0 à V telle que :
V = 91,5 Q1  Q2

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 41


SH/IAP SKIKDA TURBINES

La première roue utilise entièrement la vitesse V, la pression P2 restant constante.


Dans la seconde tuyère, on provoque la chute de pression de P2 à P3. Il s’ensuivra une élévation de la
vitesse de 0 à V telle que :
V = 91,5 Q2  Q3

Vu que les chutes calorifiques sont égales V générée dans la seconde tuyère est égale à celle générée
dans la première tuyère.
La seconde roue utilisera entièrement la vitesse V et la pression P3 restera constante.
Le même phénomène se reproduira autant de fois qu’il y a de roues.

5 – 4. Travail sur chaque roue


mv 2
Etant donné qu’on épuise entièrement la force vive de la vapeur dans la roue, on écrira : W 
2
Si : m = 1kg
v2
 W  C’est donc le travail par kg de vapeur.
2
On aurait pu écrire :
W  4180 Q
Il s’agit bien entendu du travail théorique (pertes et vitesse de sortie des roues supposées nulles).

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 42


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5 – 5. Formes des canaux

a) Tuyère d’entrée : En raison du fractionnement important de la détente, les tuyères


d’entrées sont en général convergentes.
b) Tuyères intermédiaires (T2 , T3,…). Toujours en raison du fractionnement important de la
détente, ces tuyères intermédiaires, dans lesquelles s’opèrent des
détentes, sont convergentes.
c) Canaux mobiles (R1, R2,…). Comme il n’y a aucune détente, la section de passage est
constante.

5 – 6. Réduction de la vitesse d’entraînement

Avec une turbine à une seule roue, pour une chute calorifique totale de Q calories, la vitesse
d’entraînement vaut :
1
u 91,5 Q
2
Avec une turbine à n chutes de pression, pour une chute calorifique totale de Q calories, la vitesse
d’entraînement devient
1 Q
u'  91,5
2 n
u' 1
Le rapport  , montre que la vitesse d’entraînement est réduite proportionnellement à la racine
u n
carrée du nombre de roues mobiles.

Application numérique :

Données : Turbine à vapeur à 4 chutes de pression.


Entrée : 200 N/cm2 ; 350°C
Sortie : 1 N/cm2
Déterminer :
a) les pressions intermédiaires
b) dessiner le diagramme des P et des V
c) la vitesse d’entraînement
d) la puissance effective, si le débit est de 500 kg/min et le rendement mécanique est de 85%
Solution :

a) pressions intermédiaires :
Mollier donne :
Q = 748 kcal et Q’ = 526 kcal
222
ΔQ = 222 kcal par chute :  55,5 kcal
4
D’où les pressions intermédiaires :
75 – 23 – 5,5 N/cm2
b) diagramme des P et des V :
V = 91,5 55,5 = 680 m/s

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 43


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c) vitesse d’entraînement :
V 680
u   340 m/s
2 2
d) Puissance effective :
V2 680 2
W  = = 231 200 J/kg vapeur
2 2
Travail par minute
W = 231 200 x 50 = 11 560 000 J/min
Puissance théorique
11560000
P= = 193000 w = 193 kw
60
Puissance effective
P = 193 x 0.85 = 164 kw

6 – Turbine mixte à action

C’est une combinaison en série d’une turbine à chute de vitesse et d’une turbine à chute de pression.
a) On place en général une roue Curtiss (2 chutes de vitesses) utilisant une chute de pression
de P1 à P2 et générant une vitesse v’ qui est utilisée en deux chutes sur les roues mobiles
b) On procède ensuite à une chute fractionnée de la pression dans n éléments Rateau à chute
de pression.
v'
Si les roues ont le même diamètre il faut avoir v  afin d’égaler les vitesses d’entraînement pour
2
obtenir le rendement maximal.
Le but de la roue Curtiss est de faire tomber rapidement la vitesse pour diminuer le nombre de roues à
la partie Rateau.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 44


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7 – Turbines à réaction Type Parsons

7 – 1. Principe

Une partie seulement de la détente s’effectue dans les tuyères avant l’entrée dans la roue. Le reste de
la détente s’effectue pendant la traversée de la couronne d’aubes.
Autrement dit la détente s’effectue dans les canaux fixes et mobiles.

7 – 2. Conséquences de la turbine à réaction

a) Si nous considérons une roue de la turbine à réaction, nous constatons que P  P’


Il en résulte une poussée axiale : A = P - P’ qui sera reprise par le palier butée.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 45


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b) D’autre part, comme P  P’, la vapeur à tendance à passer par le jeu j en court-circuitant
l’aube. Afin d’éviter cela, on réalise j très petit; mais cela nécessite des précautions dans la
mise en marche (dilatations) : j = 0,4mm à froid, 0,2mm à chaud.

7 – 3. Degré de réaction (D)

C’est le rapport entre la chute calorifique dans les aubages mobiles et la chute calorifique totale.

chute calorifiqu e aubages mobiles


D= chute calorifique totale
1
Si D = cela veut dire que la chute calorifique dans roues = chute calorifique dans les aubages
2
fixes.

7 – 4. Vitesse d’entraînement (u)


Pour avoir ηmax il faut avoir u = v
La turbine à réaction devra donc tourner plus vite que la turbine à action (pour une même vitesse
absolue à la sortie des tuyères).
Mais pour diminuer le nombre de roues, qui est grand dans les turbines à réaction, on adopte en
général une Vitesse d’entraînement u plus petite que la vitesse absolue v.

7 – 5. F ormes des canaux

Puisqu’il y a détente dans les aubes fixes et mobiles, ces canaux seront tous deux des tuyères.
Elles seront en général convergentes à cause du fractionnement important de la détente.
Toutefois, en hauteur, les canaux seront divergents pour tenir compte de l’augmentation du volume
due à la détente. De plus les aubes ne seront plus symétriques.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 46


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7 – 6. Fonctionnement

Les chutes de pression dans les tuyères sont : ab, cd, ef, gh.
Elles entraînent des évaluations de vitesse mn, pq, rs, tu, avec
V = 91,5 Q
Ces vitesses, générées dans les tuyères sont utilisées dans les roues. Mais il y a détente également
dans les roues : bc, de, fg, hi.
Ces détentes provoquent dans les roues des élévations de vitesse xy qui n’apparaissent pas
directement sur le diagramme, car elles sont transformées immédiatement en travail dans la roue elle même,
contrairement à ce qui se passe pour les aubages fixes.
Le travail sur chaque roue proviendra donc de deux chutes de vitesse, l’une np et l’autre x’y’…
Pour déterminer xy, il suffirait de rechercher la chute calorifique correspondant à la chute de pression
bc (Mollier), et on aura
Q '
V’ = 91,5

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 47


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7 – 7. Travail
v2 v' 2
Le travail sur une roue sera donc W  +
2 2
Particularités

En raison du grand nombre de roues, on remplace l’arbre par un tambour afin d’augmenter la rigidité.
D’autre part, on ne peut pas ici faire de l’injection partielle, par ce que les aubes doivent être alimentées en
permanence et non par intermittence, comme c’est possible sur les turbines à action pour lesquelles la
pression est constante. On aura donc toujours l’injection totale. De plus, il faudra toujours la présence de
pistons d’équilibre pour équilibrer la poussée axiale.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 48


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7 – 8. Comparaison entre turbine à action et à réaction

Désignation Turbine à action Turbine à réaction


1) Poussée axiale aucune existe et est reprise par des pistons
d’équilibre
2) Fuite entre rotor et stator aucune : d’où jeux existe : d’où jeux réduits
larges
3) Mode d’injection partielle ou total obligatoirement injection totale

4) Vitesse de circulation dans les Q Q


u  91,5 u  91,5
canaux n 2n
(n chutes de pression) (degré de réaction ½ : on a 2n chutes au lieu de
n).
Pertes par frottement moins fortes.

5) Construction arbre et disques tambour

6) Nombre de chutes peu élevé très élevé : 60 à 70

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 49


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8 – Turbine mixte à action et à réaction

On allie turbine à action et turbine à réaction afin de tirer le maximum davantage de chacune d’elles.
La roue Curtiss a comme but de faire tomber rapidement la pression (on détend jusqu’aux ¾ de la
pression initiale).
On fait de l’injection partielle, donc grand diamètre autorisé.
La vapeur se détend ensuite dans une turbine à réaction dont le nombre d’étages sera peu élevé en
raison de la faible chute de pression (la partie encombrante est remplacée par la turbine Curtiss).
Le rendement de la turbine à réaction est plus élevé que celui de la turbine à action. Nous aurons donc
un bon rendement. La poussée axiale est reprise par le piston d’équilibre.

Pertes thermiques

1) Perte au condenseur : chaleur latente de vaporisation abandonnée au condenseur.


2) Pertes par frottement de la vapeur : elles sont récupérables à cause de l’élévation de température
de la vapeur(sauf dernière roue).
3) Pertes aux parois : diminuées par calorifugeage.
4) Fuites de vapeur.

Pertes mécaniques

1) Frottements des tourillons (abondante lubrification).


2) Energie des appareils auxiliaires (pompe de circulation, pompe de graissage, mécanisme de
régulation).

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 50


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Rendements

1) Rendement effectif
Wvapeur entrée
(25%)
Warbre
2) Rendement mécanique (environ 90%).

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 51


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9 – Turbine spéciales

9 – 1. Turbines à contre-pression

Qui fonctionnent sans condenseur avec de la vapeur qui n’est pas détendue complètement . Elles sont
largement utilisées en raffinerie pour entraîner les pompes et la vapeur sortante est récupérée pour le
chauffage des produits lourds.
 
9 – 2. Turbines à resurchauffe

Sil l’augmentation de pression dans la chaudière entraîne une augmentation du rendement thermique,
elle favorise aussi la condensation dans la machine.
Comme le montre le diagramme T-S la verticale B2 ayant tendance à couper la courbe de rosée X = 1.
En effet la détente des vapeurs à haute pression engendre vite de la condensation qui est nuisible au
bon fonctionnement des turbines car :
a) les particules d’eau donnent naissance à des chocs sur les aubes
produisant une usure rapide ; 
b) les particules d’eau peuvent provoquer des balourds engendrant des
vibrations anormales ;
c) la condensation peut oxyder les aubes.
Afin d’éviter cette condensation et les inconvénients qu’elle entraîne on resurchauffe : on prélève la
vapeur au point où, lors de la détente, elle atteint son point de saturation, et on la dirige dans un
resurchauffeur où on élève la température sans changer la pression. La vapeur est alors réintroduite dans la
turbine et continue sa détente.

Schéma d’une installation à resurchauffe

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 52


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Diagramme T,S du cycle à resurchauffe

Après avoir traversé un certain nombre d’étages de la turbine, la vapeur, dont le point d’état est C2
sur la courbe de rosée X = 1 (cycle à resurchauffe), est envoyée dans un resurchauffeur où sa température
est élevée jusqu'à T’1 sous la pression constante P’ (parcours C2B3). Elle revient ensuite à la turbine ou elle
subit, dans les étages inférieurs, une détente (parcours B3C3 ), et, de là, elle se rend enfin au condenseur.
Si besoin est, en plus du premier resurchauffeur R (schéma ci-dessous), on place un second
resurchauffeur R’, dans lequel on élève à nouveau la température sans changer la pression et la vapeur
resurchauffée est réintroduite et achève sa détente.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 53


SH/IAP SKIKDA TURBINES

Application numérique : resurchauffe

Dans le problème précédant (page 13), en fin de détente (3) la vapeur est humide, ce qui est néfaste
pour les aubes de la turbine.
Pour y remédier, on resurchauffe en soutirant à la pression intermédiaire (Pi) définie par le point M.
On resurchauffe suivant MN de façon que la fin de la détente (point 4) soit à la fois sur P2 et sur la
courbe de saturation.

On trouve sur Mollier


Pi = 14 N/cm2
Ti = 110°C
On surchauffe jusqu’à 340°C (point N).

9 – 3. Turbines à soutirage de vapeur :

But du soutirage (prélèvement) : Réchauffage de l’eau d’alimentation par des prélèvements de la


vapeur en un ou différents étages la turbine.
Une partie seulement de la vapeur circulant dans la turbine est prélevée, et de plus, cette vapeur
prélevée a déjà cédée à la turbine la majeure partie de son énergie. L’échange de chaleur s’effectue dans un
échangeur de chaleur à surface.
Comme le montre l’installation ci-dessous comportant un seul prélèvement.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 54


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M, T’1

M0, T"1 M – M0

(M – M0)
T2

Schéma d’une installation à un soutirage

Une masse M de vapeur, surchauffée à la température T’1, arrive à la turbine et travaille d’abord dans
le premier étage, quand, au cours de sa détente, la température de cette vapeur est tombée à T"1, une fraction
de masse M0, est soutirée et envoyée dans un réchauffeur pour chauffer l’eau que la pompe alimentaire
véhicule. Le reste de la vapeur, soit une masse (M-M0), continue son cycle dans les étages inférieurs de la
turbine, puis passe dans le condenseur où elle se condense et en sort sous forme d’eau à la température T2.
L’eau du condenseur mélangé avec l’ensemble de tous les condensats partiels sortant du réchauffeur
(La masse M d’eau reconstituée) est enfin réinjectée dans la chaudière.
Le soutirage améliore le rendement global de l’installation.

Diagramme T, S d’une installation à un soutirage


La masse M0 de vapeur soutirée à T"1 décrit le cycle A-B-B1-C1-D1 dont les différentes phases sont :

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 55


SH/IAP SKIKDA TURBINES

AB : Vaporisation dans la chaudière ;


BB : Surchauffeur ;
B1C1 : Les premiers étages de la turbine jusqu’au point de soutirage ;
C1D1 : Condensation dans le réchauffeur ;
D1A : Réchauffage de l’eau dans la chaudière
La masse (M-M0) de vapeur ayant travaillé dans tous les étages de la turbine et traversé le condenseur
décrit le cycle complet A-B-B1-C-D dont les différentes phases s’effectuent :
AB : Vaporisation dans la chaudière ;
BB1 : Surchauffeur ;
B1C : dans la turbine ;
CD : dans le condenseur ;
DD1: dans le réchauffeur 
D1A : dans la chaudière 
Il est clair que, en dépit des complications apportées aux installations, le nombre de soutirage peut
être augmenté.

Schéma d’une
installation à
quatre
soutirages

9 – 4. La turbine
STAL : flux radial

Dans une
turbine Stal, la
vapeur pénètre au
centre de la turbine et
s’écoule radialement
à travers des tuyères
formées par des
aubes disposées en
cercle sur la face
d’un disque tournant.
En sortant du premier anneau, la vapeur entre dans un deuxième, les anneaux d’aubes ou couronnes pouvant
tourner librement. De cette façon, la vapeur provoque d’abord une réaction dans la première couronne et
l’actionne dans un sens déterminé; elle provoque ensuite une réaction semblable, mais de sens opposé, dans
la deuxième couronne.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 56


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Double rotation
Pour obtenir la contre rotation, on fixe les anneaux d’aubes sur des disques opposés de façon qu’ils
soient disposés concentriquement. L’absence d’aubes directrices fixes contribue largement au rendement
élevé de la turbine Stal.

Remarque : La turbine radiale est appelée parfois turbine centrifuge.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 57


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Les grandes figures citées de la mécanique appliquée

● Rankine (1820-1872)
Ingénieur et physicien écossais
Travaux de thermodynamique.
Propose le cycle thermodynamique de la turbine à vapeur.

● Mayer (1814-1878)
Physicien et médecin allemand
Travaux sur la chaleur.
Enonce, avec Joule le premier principe de la thermodynamique.

● Bernoulli (1700-1782)
Physicien suisse
Travaux sur les écoulements.
Découvre le théorème sur l’écoulement permanent.

● Mollier
Physicien français
Travaux sur les vapeurs d’eau.
Conçoit le diagramme qui porte son nom.

● Regnault (1810 - 1878)


Physicien et chimiste français
Travaux sur les chaleurs les chaleurs spécifiques.
Trouve la formule donnant la chaleur des vapeurs saturées.

● Joule (1818 – 1889)


Physicien anglais
Evalue l’équivalent calorifique de l’énergie mécanique
Enonce le premier principe de la thermodynamique.

Réalisé par : M. SILINI et A. BOULAININE 58


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Liste des Références

1. Thermodynamique Technique 2b. machines thermiques et frigorifiques.


M. Bailly
Bordas

2. Mécanique appliquée.
TOME 1 Mécanique des fluides et thermodynamique
R. Thibaut

3. Mécanique appliquée
TOME 2 Machines motrices et réceptrices

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