Sie sind auf Seite 1von 7

Méthodologie du commentaire

Introduction:

Le commentaire est une mise en forme synthétique, dynamique et


problématique des observations tirées de l’analyse d’un texte. C’est un
exercice argumentatif ou le commentateur doit avoir un axe fondamental
de commentaire et se servir d’indices textuels pour prouver la pertinence
de cet axe au lecteur.

Méthode

I. Le travail préparatoire

A. Les lectures du texte

Il faut procéder à au moins 3 lectures du texte!

La 1ière lecture: est une phase de découverte; elle sert à prendre


connaissance du texte, elle sert à comprendre quel est le sens littéral du
texte, c’est-à-dire, quel est son propos. Elle ne doit avoir que ce but ⇒ on
ne prend aucune note, on ne souligne rien, on lit pour lire.

La 2ème lecture: est une phase de validation: est-ce que lorsque je relis le
texte, je comprends bien la même chose que la 1ière fois?
- si oui je passe à la 3ième lecture
- si non, je recommence jusqu’à ce que je sois sûr d’avoir bien compris.

La 3ième lecture: constitue l’approche « technique » du texte. Elle peut


s’effectuer en deux temps:

1° On promène sur le texte un regard global, en répondant à 5 grandes


questions

a) Quel est le thème du texte? , Que raconte-t-il?


Ex: « Ce texte traite d’un adultère sur fond de fait divers tragique »
« Ce texte présente un renard qui flatte un corbeau pour obtenir ce qu’il
veut de lui ».
! il est préférable de répondre à cette question par une seule phrase,
courte.
b) A quel genre littéraire appartient-il? (roman, nouvelle, poésie,f
able,théâtre…). L’identification du genre et sa prise en compte sont riches
de conséquences car indépendamment de l’illustration qu’en fait tel ou tel
auteur, il y a des invariants
Ex: si on analyse un passage de roman, il est nécessaire de s’interroger
sur le choix du type de narrateur, les choix de focalisations…
Si on analyse un poème, il est nécessaire de s’intéresser aux choix de
versification, aux figures de sonorité…
et si ces « invariants » n’apparaissent pas, si l’auteur semble jouer avec
cela doit amener le commentateur à s’interroger.

c) A quel mouvement littéraire appartient-il?


La littérature, comme tous les autres arts (majeurs ou mineurs), se produit
dans une époque, un contexte donné et est le reflet de cette époque même
si le message profond est intemporel. De fait, l’identification du
mouvement littéraire auquel ressortit le texte est un élément à prendre en
compte.
Ex: un roman ou une tragédie classiques sont très différents d’un roman
naturaliste ou d’une tragédie moderne.

d) A quel(s) type(s) de texte(s)/discours ressortit-il?


Narratif, descriptif, informatif, explicatif, argumentatif…
Là encore, l’identification du ou des types de textes aboutit à des
procédures d’analyses bien différentes.
D’autre part, un même texte peut ressortir à plusieurs types de discours.
Ex: n’importe quelle fable de La Fontaine contient plusieurs types de
discours
« Un jour sur ses longs pieds, allait je ne sais où,
Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
Discours descriptif

« Un mal qui répand la terreur,


Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisaient aux animaux la guerre. »
Discours narratif

« Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi;


Vos scrupules font voir trop de délicatesse;
Eh bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce bien un péché? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d’honneur. »
Discours argumentatif
e) Le/les registre(s) littéraire(s)
Les registres littéraires donnent aux textes une coloration particulière: on
peut envisager une histoire qui serait toujours la même et qui pourtant
serait très différente selon le registre auquel elle ressortirait (comique,
tragique, pathétique, pathétique , polémique…) Chaque registre implique
des figures qui lui sont propres…

La réponse à ces 5 questions va faire gagner du temps dans l’analyse


préparatoire du texte et largement nourrir l’introduction et le
développement.

2° Une fois que l’on a répondu à ces 5 questions, on peut promener un


regard de détail sur le texte. Il est impossible de recenser un nombre
exhaustif de procédures.

Les procédures incontournables:


- repérage des figures d’images (comparaison, métaphore…) + effets
- repérage des figures de construction (anaphore, asyndète…)
- repérage des figures d’amplification/ atténuation (hyperbole,
euphémisme, litote…)
- repérage des figures de sonorité (assonance, allitération)
- les champs lexicaux
- les valeurs temporelles

A l’issue de ce travail préparatoire, on doit avoir une matière suffisante


pour envisager le travail de rédaction.

II. Le travail rédaction

Le commentaire a toujours la même structure tripartite:


A. L’introduction
B. Le développement
C. La conclusion

A. L’introduction

L’introduction doit remplir 5 fonctions:


1° La phase d’accroche ou « généralité pertinente »
2° Présenter auteur et œuvre
3° Situer l’extrait
4° définir une problématique
5° annoncer un plan
1° Elle s’ouvre par une phase d’accroche appelée « généralité
pertinente »
Disons que l’ouverture d’une introduction devrait toujours se faire par
une généralité pertinente, c’est-à-dire une remarque à la fois générale et
suffisamment intéressante pour que ce prétexte rende la mention du texte
évidente.
Après cette « généralité pertinente », la mention du texte doit couler de
source. Ce moyen fluide permet d’éviter la formule bateau du type: « le
texte que nous allons commenter » qui assomme le correcteur en guise de
captatio benevolentiae ou « Ce texte de Zola… » qui supposerait une
connaissance du texte par le correcteur et rendrait dès lors l’exercice
caduque.
La généralité pertinente peut être de 4 ordres:

- thématique: on ouvrira l’introduction par une remarque sur le sujet du


texte; si celui-ci est un poème romantique évoquant l’automne, on peut
commencer par évoquer la fortune de cette saison dans la littérature.

- générique: on ouvrira l’introduction par une remarque sur le genre


auquel appartient le texte étudié parce qu’il l’illustre d’une manière
particulière: évoquer le principe de bienséance dans la composition de la
tragédie classique pour introduire le récit de la mort d’Hyppolite par
Théramène dans Phèdre de Racine.

- historique: il existe un rapport ténu et continu entre la littérature et


l’histoire. En effet, la littérature est souvent le reflet du contexte
historique dans lequel elle a été produite (rapport extrinsèque) et l’histoire
, l’événement historique est souvent représenté dans la littérature.
L’évocation des difficultés de la fin du règne de louis XIV peut-être une
bonne ouverture pour l’introduction de la « Lettre au roi » de Fénelon.

- biographique: même si l’homme et l’œuvre sont deux réalités


différentes il n’en demeure pas moins vrai que l’un produit l’autre et que
cette production peut être directement motivé par un élément de sa vie.
Ainsi ouvrir l’introduction du poème « Demain dès l’aube » de Victor
Hugo en rappelant qu’il lui a été inspiré par la mort accidentelle de sa
fille Léopoldine n’est pas inopportun.

2° Présenter auteur et œuvre

Cette partie de l’introduction est la plus facile à réaliser puisque tous les
renseignements qu’elle doit comporter sont fournis sur le sujet. On
reprécisera donc:
- qui est l’auteur du texte
- on peut préciser le mouvement littéraire auquel il appartient
- donner une indication biographique, pertinente, là encore
- le genre de l’œuvre
- le titre de l’œuvre
- sa date de publication

3° Présenter et situer l’extrait

a) présenter
Ce travail a, en fait, déjà été effectué pendant la 3ième lecture, dans la
phase de regard global, q°1: « Quel est le thème du texte? »
b) Situer
Si l’on connaît l’œuvre intégrale auquel appartient le texte à
commenter, il sera très apprécié qu’on puisse le situer dans l’économie de
l’œuvre. C’est-à-dire préciser brièvement ce qui s’est passé avant, ce qui
se passe après; quel rôle ce passage joue par rapport à l’ensemble.
Lorsque la princesse de Clèves rencontre le duc de Nemours lors d’un bal
dans le roman La Princesse de Clèves de Mme de la Fayette, il est
opportun de préciser qu’avant cette rencontre, l’héroïne a beaucoup
entendu parler de cet homme et que le portrait qu’on lui en a fait, sa
situation personnelle, son propre portrait physique tout coïncide pour
créer les conditions d’une rencontre amoureuse dont la rencontre
physique n’est que aboutissement.

4° Annoncer un problématique

- La problématique est un angle d’étude du texte


- Elle prend le plus souvent la forme d’une question

5° Annoncer un plan

- Le plan est la réponse articulée à la problématique


- sa structure minimum est bipartite:
I.
a.
b.

II.
a.
b.
-sa structure maximum est tripartite:
Introduction de la partie
I.
a.
Transition
b.
T
c.
Micro-conclusion
II.
a.
T
b.
T
c.
Micro-conclusion
III
a.
T
b.
T
c.
Micro-conclusion

Conclusion
Attention! Dans un devoir rédigé, on n’annonce que les grands axes, de
manière rédigée

Ex: « Dans un premier temps nous verrons…,puis, nous étudierons…


Enfin, nous nous intéresserons…

B. Le développement

Il s’articule autour de paragraphes qui correspondent le plus souvent aux


sous-parties.
Le déroulement du propos, dans ces mêmes paragraphes, suit un triple
mouvement:
 J’affirme
 Je cite le texte
 Je fais un commentaire stylistique

On introduit chaque partie par une micro introduction; On conclut chaque


sous partie et chaque partie par une micro-conclusion. Quand on passe
d’une sous-partie à une autre, on ménage une transition.
C. La conclusion

Elle remplit 2 fonctions:


- Elle récapitule l’ensemble des micro-conclusions
- Elle permet une ouverture, un rebondissement à partir de ce qui est
conclu.