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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE


DEPARTEMENT BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS
________________________________________________________

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du diplôme


d’Ingénieur en Bâtiment et Travaux Publics
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
ETUDE D’UN PONT MIXTE BIPOUTRE SOUS MATLAB ET SUIVANT LES
NORMES EUROCODES

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

Présenté par : Monsieur ANDRIANANTENAINA Tahiry Stéphano


Encadreur : Madame RAVAOHARISOA Lalatiana

Soutenu le 15 Novembre 2013


Promotion 2012
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE
DEPARTEMENT BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS
________________________________________________________
Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du diplôme
d’Ingénieur en Bâtiment et Travaux Publics
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
ETUDE D’UN PONT MIXTE BIPOUTRE SOUS MATLAB ET SUIVANT LES
NORMES EUROCODES

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

Rédigé par : Monsieur ANDRIANANTENAINA Tahiry Stéphano


Membres du jury :
Président : Monsieur RAHELISON Landy Harivony
Rapporteur : Madame RAVAOHARISOA Lalatiana
Examinateurs : Monsieur RABENATOANDRO Martin
Monsieur RAZAFINJATO Victor
Monsieur RANDRIANTSIMBAZAFY Andrianirina

Soutenu le 15 Novembre 2013


Promotion 2012
REMERCIEMENTS

REMERCIEMENTS

Pour ces quelques lignes, je tiens à remercier toutes les personnalités ayant non
seulement marqué pendant l’élaboration de ce modeste ouvrage, mais qui ont surtout
manifesté leurs aide et soutien pendant ma formation d’Ingénieur au sein de l’Ecole
Supérieure Polytechnique d’Antananarivo.

De ce fait, j’adresse mes sincères remerciements à :

 Monsieur ANDRIANARY Philippe Antoine, Directeur de l’Ecole


Supérieure Polytechnique d’Antananarivo ;

 Monsieur RAHELISON Landy Harivony, Chef du Département Bâtiment et


Travaux Publics et Président du jury ;

 Madame RAVAOHARISOA Lalatiana, mon encadreur pédagogique ;

 Monsieur le Directeur Général de l’Autorité Routière de Madagascar ;

 Tous les membres du jury ;

 Tout le corps enseignant de l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo


au fil de ces cinq années d’études ;

 Parents, famille et amis pour leur soutien.

ANDRIANANTENAINA Tahiry Stéphano


SOMMAIRE

SOMMAIRE
REMERCIEMENTS
SOMMAIRE
LISTE DES ABREVIATIONS ET NOTATIONS
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
LISTE DES COURBES
LISTE DES ANNEXES
INTRODUCTION GENERALE
PARTIE I : PRESENTATION DU PROJET
Chapitre I: GENERALITES SUR LE PROJET
Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA ZONE D’INFLUENCE
Chapitre III : PREVISION DU VOLUME DU TRAFIC
PARTIE II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET
Chapitre IV : JUSTIFICATION DE LA VARIANTE RETENUE
Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE ET HYDRAULIQUE
PARTIE III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CALCUL DES
STRUCTURES
Chapitre VI : DEFINITION ARCHITECTURALE DE LA VARIANTE RETENUE
Chapitre VII : HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT
Chapitre VIII : EVALUATION DES CHARGES
Chapitre IX : COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES
PARTIE IV : CALCUL DU PONT MIXTE
Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN BETON ARME
Chapitre XI : JUSTIFICATION DES SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA
CONNEXION DALLE-ACIER
Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE
SOUS Matlab
PARTIE V : ETUDES ANNEXES
Chapitre XIV : ETUDE DES OUVRAGES EN DEPENDANCE
Chapitre XV : TECHNOLOGIE DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET
Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU PROJET ET EIE
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE
ANNEXES
TABLE DES MATIERES
LISTE DES ABREVIATIONS ET NOTATIONS

LISTE DES ABREVIATIONS ET NOTATIONS

LISTE DES ABREVIATIONS

AN Axe Neutre
ANE Axe Neutre Elastique
ANP Axe Neutre Plastique
ARM Autorité Routière de Madagascar
BN4 Barrières de Niveau 4
CDS Calcul Des Structures
CEG Collège d'Enseignement Général
CFP Centre de Formation Professionnelle
CHD Centre Hospitalier de District
CSB Centre de Santé de Base
CSP Côte Sous Poutre
ELS Etat Limite de Service
ELU Etat Limite Ultime
INSTAT Institut National de la Statistique
LBI Louis Berger International
LM1 Load Model 1
LM2 Load Model 2
NF Norme Française
PHEC Plus Haute Eaux Connues
PK Point Kilométrique
PRS Profilés Reconstitués Soudés
RNS Route Nationale Secondaire
SETRA Service d'Etude Technique des Routes et Autoroutes
TMJA Trafic Moyen Journalier Annuel
TS Tandem System
UDL Uniformly Distributed Load

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES i


LISTE DES ABREVIATIONS ET NOTATIONS

LISTE DES NOTATIONS

Majuscules latines

Aire de la charpente métallique


Aire de béton
Aire comprimée
Aire comprimée efficace
Aire d'acier passif
Coefficient de débit
Module d'élasticité sécant du béton
Module d'élasticité de l'acier de charpente
Module d'élasticité de l'acier des armatures passives
Sollicitation, en valeur caractéristique, due aux actions permanentes
Moment d'inertie, pente du bassin versant
Coefficient de rugosité
Portée équivalente
Valeur de calcul du moment
Valeur de calcul du moment appliqué à la section de charpente seule
Valeur de calcul du moment appliqué à la section mixte
Valeur de calcul du moment résistant élastique
Valeur de calcul du moment résistant plastique des semelles seules
Valeur de calcul du moment résistant plastique
Périmètre mouillée
Résistance caractéristique d’un goujon
Débit de crue
Sollicitation, en valeur caractéristique, due à l'action variable dominante
Sollicitation, en valeur caractéristique, due à une action variable d'accompagnement
Rayon hydraulique
Humidité relative (en %)
Section mouillée
Surface du bassin versant

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES ii


LISTE DES ABREVIATIONS ET NOTATIONS

Caractéristique du cours d’eau en amont


Caractéristique du cours d’eau en aval
Vitesse moyenne en amont
Vitesse moyenne en aval
Valeur de calcul de la résistance au voilement par cisaillement d’une âme en acier
Valeur de calcul de l’effort tranchant sollicitant
Valeur de calcul de la résistance à l’effort tranchant
Valeur de calcul de la résistance plastique de la section mixte à l’effort tranchant
Valeur de calcul de la résistance plastique de la section en acier de charpente à
l’effort tranchant

Minuscules latines

Largeur d’un élément de charpente


Largeur efficace (dalle ; tôle de fond de caisson)
Enrobage nominal des armatures passives
Enrobage minimal des armatures passives
Tolérance sur l'enrobage des armatures passives
Surélévation du niveau d’eau
Diamètre d’un goujon ; bras de levier en béton armé (armatures passives)
Epaisseur de dalle en béton ; espacement de rangs de connecteurs
Valeur de calcul de la résistance en compression du béton
Résistance caractéristique en compression du béton, mesurée sur cylindre à 28 jours
Valeur moyenne de la résistance en compression du béton mesurée sur cylindre
Valeur moyenne de la résistance en traction directe du béton
Fractile 5% de la résistance caractéristique en traction directe du béton
Fractile 95% de la résistance caractéristique en traction directe du béton
Valeur caractéristique de la limite d'élasticité d'une armature passive
Limite d'élasticité d'un acier de charpente
Limite de rupture d'un acier
Valeur caractéristique de la limite d'élasticité de l'acier de charpente

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES iii


LISTE DES ABREVIATIONS ET NOTATIONS

Hauteur d’eau
Rayon moyen de la dalle en béton
Coefficient d’équivalence acier / béton à court terme
Coefficient d’équivalence acier / béton à long terme
Périmètre de dalle
Sollicitation, en valeur caractéristique, due aux charges sur les trottoirs et pistes
cyclables
Age moyen du béton du hourdis
Valeur de calcul du flux de cisaillement
Largeur de chaussée entre dispositifs de sécurité
Valeur limite d’ouverture de fissure
Position d'un centre de gravité d'une section

Majuscules grecques

Catégorie de détail (contrainte normale)


Amplitude de contrainte (fatigue de la charpente)
Etendue de contrainte équivalente à 2 millions de cycles
Amplitude de contrainte (fatigue des armatures passives)
Coefficient de dommage équivalent d’impact (charpente)
Diamètre d'une barre d'armature passive

Minuscules grecques

Facteur ; angle ; pourcentage de hauteur comprimée


Coefficient sur la résistance en compression du béton
Coefficient d'ajustement sur une charge concentrée TS de LM1
Coefficient d'ajustement sur une charge répartie UDL de LM1
Coefficient d'ajustement sur la charge répartie de l'aire résiduelle de LM1
Facteur de pondération ; facteur de réduction pour le traînage de cisaillement
Fonction d’évolution du retrait endogène dans le temps
Fonction d’évolution du retrait de dessiccation dans le temps

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES iv


LISTE DES ABREVIATIONS ET NOTATIONS

Coefficient d’ajustement sur la charge concentrée LM2


Déformation ; facteur √
Déformation due au retrait
Déformation due au retrait endogène
Déformation due au retrait de dessiccation
Déformation due au retrait thermique
Fonction de fluage
Coefficient de dommage équivalent d’impact (armatures passives)
Coefficient partiel pour le béton
Coefficient partiel en fatigue pour le béton
Coefficient partiel appliqué aux charges de fatigue
Coefficient partiel pour la charpente
Coefficient partiel en fatigue pour la charpente
Coefficient partiel à l’ELS pour la charpente
Coefficient partiel pour une armature passive
Coefficient partiel en fatigue pour une armature passive
Coefficient sur la limite d’élasticité de l’acier
Coefficient de dommage équivalent (charpente)
Coefficient de dommage équivalent (armatures passives)
Moment statique
Coefficient de Poisson
Coefficient de réduction (≤ 1,0) pour aire efficace de charpente
Coefficient de réduction pour largeur efficace
Pourcentage d'armature passive dans une section de béton
Contrainte longitudinale de calcul dans une section
Cisaillement de calcul dans une section
Multiplicateur de fluage pour le coefficient d’équivalence
Coefficient définissant la valeur de combinaison d’une action variable
Coefficient définissant la valeur fréquente d'une action variable
Coefficient définissant la valeur quasi-permanente d'une action variable

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES v


LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Les zones d’influence du projet ............................................................................4


Tableau 2 : Les types de sols ..................................................................................................8
Tableau 3 : Population de la région d’Analanjirofo par groupe d’âge ......................................9
Tableau 4 : Répartition de la population par district .............................................................. 10
Tableau 5 : Prévision de la population de la région d’Analanjirofo ....................................... 11
Tableau 6 : Proportion des communes disposant des infrastructures ......................................12
Tableau 7 : Superficie cultivée par type de spéculation (en Ha) ............................................ 13
Tableau 8 : Superficies cultivées (en Ha) des cultures de rente.............................................. 14
Tableau 9 : Superficies (en Ha) de canne à sucre .................................................................. 14
Tableau 10 : Effectif par type d’élevage................................................................................ 15
Tableau 11 : Les réseaux routiers de la Région Analanjirofo ................................................. 17
Tableau 12 : Catégorisation des véhicules ............................................................................. 20
Tableau 13 : Données de trafic existantes ............................................................................. 21
Tableau 14 : TMJA de l’année 2011 ..................................................................................... 21
Tableau 15 : Taux de croissance du trafic ............................................................................. 22
Tableau 16 : TMJA de base .................................................................................................. 22
Tableau 17 : Projection du trafic total ................................................................................... 23
Tableau 18 : Valeur des caractéristiques du bassin versant .................................................... 30
Tableau 19 : Précipitations journalières ................................................................................ 31
Tableau 20 : Débits de crues selon la loi de Louis Duret ....................................................... 32
Tableau 21 : Valeur des trois indices supplémentaires pour la loi de Chaperon et Al ............. 33
Tableau 22 : Débits de crue selon la loi de Chaperon et Al.................................................... 33
Tableau 23 : Caractéristiques de la section de la rivière ........................................................ 34
Tableau 24 : Les caractéristiques du béton du tablier ............................................................ 47
Tableau 25 : Résultats du prédimensionnement..................................................................... 52
Tableau 26 : Caractéristiques des entretoises (IPE 600) ........................................................ 52
Tableau 27 : Détermination de la largeur efficace de la dalle ................................................ 53
Tableau 28 : Charge de la charpente métallique dans chaque section ................................... 57
Tableau 29 : Charge du béton au mètre linéaire .................................................................... 57
Tableau 30 : Evaluation des charges de la superstructure ...................................................... 58
Tableau 31 : Nombre et largeur de voies pour le cas général ................................................. 59
Tableau 32 : Découpage de la chaussée du projet en voie ..................................................... 60
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES vi
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 33 : Coefficients de pondération pour chaque classe de trafic .................................. 60


Tableau 34 : Valeurs des actions du modèle LM1 ................................................................. 60
Tableau 35 : Valeurs de calcul intermédiaires de la fonction de fluage et des coefficients
d’équivalence ....................................................................................................................... 68
Tableau 36 : Sollicitation de calcul à l’ELU et ELS de flexion transversale et longitudinale de
la dalle .................................................................................................................................. 75
Tableau 37 : Surface de la ligne d’influence des moments sur appui ..................................... 78
Tableau 38 : Détermination de la section la plus défavorable en travée ................................. 80
Tableau 39 : Moments fléchissants et efforts tranchants dus aux charges permanentes dans les
sections de calcul .................................................................................................................. 82
Tableau 40 : Moments fléchissants et efforts tranchants dus aux surcharges d’exploitation
dans les sections de calcul .................................................................................................... 83
Tableau 41 : Sollicitations de calcul pour la poutre principale ............................................... 83
Tableau 42 : Détermination de la formule de calcul de ...........................................99
Tableau 43 : Détermination de ............................................................................. 100
Tableau 44 : Calcul de ................................................................................................. 101
Tableau 45 : Les termes de souplesses, de flexibilité et d’extensibilité pour la vérification au
déversement ....................................................................................................................... 113
Tableau 46 : Vérification à la respiration de l’âme .............................................................. 118
Tableau 47 : Valeur de pour le moment ......................................................................... 121
Tableau 48 : Valeur de pour l’effort tranchant ............................................................... 121
Tableau 49 : Valeur de pour le moment ................................................................... 123
Tableau 50 : Valeur de λ pour le moment ........................................................................... 123
Tableau 51 : Module de flexion de l’acier de charpente seule.............................................. 129
Tableau 52 : Caractéristique de la section mixte non fissurée .............................................. 129
Tableau 53 : Module de flexion de la section mixte non fissurée ......................................... 130
Tableau 54 : Caractéristique de la section mixte fissurée ..................................................... 130
Tableau 55 : Module de flexion de la section mixte fissurée ............................................... 131
Tableau 56 : Vérification de la section x=109 m à la fatigue ............................................... 135
Tableau 57 : Vérification de la section x=54m à la fatigue .................................................. 136
Tableau 58 : Valeur de .......................................................................................... 137
Tableau 59 : Valeur de ................................................................................................ 138
Tableau 60 : Valeur de ................................................................................................... 139
Tableau 61 : Vérification de la section (Σ1) à la fatigue ...................................................... 142
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES vii
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 62 : Vérification de la section (Σ2) à la fatigue ...................................................... 142


Tableau 63 : Espacement des goujons sous ELS caractéristique .......................................... 145
Tableau 64 : Espacement des goujons sous ELU fondamental ............................................ 146
Tableau 65: Espacement des goujons sous ELU fondamental (suite) ................................... 147
Tableau 66 : Nombre rangées de connecteurs par travées .................................................... 147
Tableau 67 : Caractéristiques de la pile étudiée ................................................................... 161
Tableau 68 : Les charges appliquées à la pile P1 venant de la superstructure....................... 162
Tableau 69 : Le poids propre de la pile ............................................................................... 162
Tableau 70 : Les effets du vent appliqué à la pile ................................................................ 162
Tableau 71 : Vérification de la stabilité vis-à-vis du renversement ...................................... 163
Tableau 72 : Vérification de la stabilité vis-à-vis du glissement .......................................... 164
Tableau 73 : Les données pressiométriques......................................................................... 165
Tableau 74 : Calcul de l’effort limite de frottement latéral .................................................. 167
Tableau 75 : Valeurs des coefficients pour le calcul de K.................................................... 175
Tableau 76 : Devis quantitatif et estimatif ........................................................................... 180
Tableau 77 : Les sources d’impacts .................................................................................... 181
Tableau 78 : Les impacts négatifs pendant la phase de chantier........................................... 183
Tableau 79 : Les impacts négatifs pendant la phase d’exploitation ...................................... 184
Tableau 80 : Les mesures d’atténuation .............................................................................. 185
Tableau 81 : Les mesures d’atténuation (suite).................................................................... 186
Tableau 82 : Les impacts positifs ........................................................................................ 186
Tableau 83 : Les impacts positifs (suite) ............................................................................. 187

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES viii


LISTE DES FIGURES

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Travure du projet .................................................................................................. 44


Figure 2 : Coupe transversale du projet ................................................................................. 44
Figure 3 : Les principaux Eurocodes utilisés pour le calcul d’un pont mixte ......................... 45
Figure 4 : Détermination de la largeur efficace ..................................................................... 53
Figure 5 : Description des poutres principales ....................................................................... 54
Figure 6 : Description des entretoises ................................................................................... 54
Figure 7 : Description de la dalle .......................................................................................... 55
Figure 8 : Caractéristiques de la poutre principale pour une travée ........................................ 56
Figure 9 : Disposition des voies de circulation pour le calcul de la poutre n°1 ....................... 62
Figure 10 : Chargement du tablier par le tandem TS ............................................................. 62
Figure 11 : Chargement du tablier par la charge uniformément répartie UDL et la charge sur
le trottoir .............................................................................................................................. 63
Figure 12 : Diffusion des charges concentrées ......................................................................73
Figure 13 : Répartition des charges UDL et TS longitudinalement pour la section Σ1 ...........81
Figure 14 : Répartition des charges UDL et TS longitudinalement pour la section Σ2 ...........81
Figure 15 : Répartition des charges permanentes pour une travée ..........................................81
Figure 16 : Les sections de calcul pour la flexion simple en Eurocode 2 ............................... 86
Figure 17 : Contours de contrôle de référence ....................................................................... 97
Figure 18 : Géométrie pour la justification de la section sur appui P1 ................................. 102
Figure 19 : Contraintes à l’ELU dans la section sur appui P1 .............................................. 103
Figure 20 : Calcul du moment résistant des semelles seules dans la section (Σ1) ................. 108
Figure 21 : Calcul du moment résistant dans la section (Σ1)................................................ 109
Figure 22 : Notations définissant le portique modélisé ........................................................ 111
Figure 23 : Chargement pour le calcul de la rigidité ...................................................... 111
Figure 24 : Modèle de charge FLM3 ................................................................................... 120
Figure 25 : Détails classiques d’un bipoutre mixte (en MPa) ............................................... 134
Figure 26 : Courbe caractéristique de résistance en fatigue ................................................. 137
Figure 27 : Calcul de la contrainte ...................................................................... 140
Figure 28 : Morphologie d’un goujon ................................................................................. 143
Figure 29 : Schéma de fonctionnement des interfaces graphiques ....................................... 151
Figure 30 : Modélisation de la pile étudiée .......................................................................... 161
Figure 31 : Joint de dilatation du tablier .............................................................................. 168
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES ix
LISTE DES FIGURES

Figure 32 : Exemple de dalle de transition .......................................................................... 169


Figure 33 : Planning d’exécution des travaux ...................................................................... 178

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES x


LISTE DES PHOTOS ET DES COURBES

LISTE DES PHOTOS


Photo 1 : Localisation du projet ..............................................................................................5
Photo 2 : Pont en arc en béton armé ...................................................................................... 25
Photo 3 : Pont suspendu ........................................................................................................ 26
Photo 4 : Pont à haubans ....................................................................................................... 27
Photo 5 : Pont mixte acier béton ........................................................................................... 28
Photo 6 : Système de drainage des culées............................................................................ 170

LISTE DES COURBES


Courbe 1 : Lignes d’influence des moments sur appuis ......................................................... 78
Courbe 2 : Ligne d’influence du moment fléchissant dans l’appui P1.................................... 79
Courbe 3 : L’enveloppe de la ligne d’influence du moment fléchissant ................................. 79
Courbe 4 : Lignes d’influences du moment fléchissant dans chaque section de la travée C0A1
............................................................................................................................................. 80
Courbe 5 : Diagrammes des moments fléchissants permettant d’avoir les effets les plus
défavorables dans les sections (Σ1) et (Σ2)............................................................................ 82
Courbe 6 : Justification des contraintes normales dans la semelle inférieure........................ 116
Courbe 7 : Justification des contraintes normales dans la semelle supérieure ...................... 116
Courbe 8 : Justification du cisaillement au niveau du centre de gravité des sections des poutres
........................................................................................................................................... 117
Courbe 9: Enveloppe de moments pour la combinaison de base non cyclique ..................... 124
Courbe 10 : Moment fléchissant sous FLM3 max ............................................................... 125
Courbe 11 : Moment fléchissant sous FLM3 min ................................................................ 125
Courbe 12 : Moment sous combinaison de base (Valeur maximale) et FLM3 ..................... 126
Courbe 13 : Moment sous combinaison de base (Valeur minimale) et FLM3 ...................... 126
Courbe 14 : Espacement des rangées de connecteurs .......................................................... 148

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES xi


LISTE DES ANNEXES

LISTE DES ANNEXES

ANNEXE A : Etudes hydraulique et hydrologique ................................................................. I


ANNEXE B : Eurocode 2 .................................................................................................... III
ANNEXE C : Eurocode 3 .................................................................................................... VI
ANNEXE D: Abaque pour la flexion locale de la dalle en béton armé ................................. XI
ANNEXE E : Justification de la section en travée C0P1 (Σ2) aux ELU .............................. XIV
ANNEXE F : Détermination de la capacité portante des pieux ......................................... XXV
ANNEXE G : Calcul de la poutre continue ....................................................................XXVII
ANNEXE H: Ferraillage de la dalle en béton armé ......................................................... XXIX

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES xii


INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE

Dans le cadre de ce mémoire, nous avons de plus de 600 m qui est importante, nous
relevons l’adéquation du choix de l’acier qui permet d’optimiser cette portée. En effet,
aujourd’hui, l’acier est le matériau incontournable pour les ouvrages d’art de moyenne et
grande portées. Les ponts trouvent dans l’acier la possibilité de repousser toujours plus loin
leurs limites structurelles, d’allier performance technique et réussite esthétique.

C’est généralement la distance entre deux piles qui détermine le choix du type de pont
en acier :
 Des ponts de type bipoutre pour les petites et moyennes portées ;
 Des ponts en arc pour les grandes portées ;
 Des ponts suspendus pour les portées exceptionnelles.

Sans anticiper sur le choix de la variante retenu, le mémoire s’intitule : « CALCUL


D’UN MIXTE BIPOUTRE SOUS MATLAB (Eurocode) ». Réputé pour être un ouvrage
fonctionnel, économiquement intéressant et mécaniquement performant, le pont à tablier
bipoutre mixte acier/béton est très compétitif.

Ce mémoire est axé autour de la problématique suivante : « Comment calculer un


pont bipoutre mixte ? ». Afin de répondre à cette question, le plan suivant sera adopté. Il
comporte cinq parties :

 Partie I : Présentation du projet ;


 Partie II : Etudes primaires au projet ;
 Partie III : Etude architecturale, hypothèses et calcul des structures ;
 Partie IV : Calcul du pont mixte ;
 Partie V : Etudes annexes.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 1


Partie I : PRESENTATION DU PROJET

PARTIE I : PRESENTATION
DU PROJET
Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre I : GENERALITES SUR LE
PROJET

Dans le domaine des Travaux Publics, nombreux sont les projets de l’Etat
Malagasy. Parmi eux, il y a l’aménagement de la Route Nationale secondaire n°5
reliant Soanierana Ivongo (PK 163) et Mananara Nord (PK 280) dans la région
Analanjirofo. Dans le volet « Ouvrages d’art » de ce projet, neuf (09) nouveaux
ouvrages de franchissement sont à prévoir. L’un de ces ouvrages fera l’objet du
présent mémoire.

Chapitre I: GENERALITES SUR LE PROJET

I-1 Localisation du projet

Le projet en question se situe sur la RNS 5 au PK 210+760 (Photo 1), plus


précisément dans le District de Mananara Nord. De ce pont qui relie le village
d’Anove Sud et le village d’Anove Nord, passe la rivière d’Anove (Photo 1). Actuellement, la
traversée de la rivière est assurée par un bac pour les voyageurs et les véhicules.

I-2 Délimitation de la zone d’influence

L’ouvrage est entièrement dans la région Analanjirofo. La zone d’influence au


sens strict est donc axée sur la RNS 5 à travers les districts qui sont rattachés directement
au projet de l’Etat. En ce qui concerne la zone d’influence au sens large, elle se rattache
aux autres districts de la région d’Analanjirofo.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 3


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre I : GENERALITES SUR LE
PROJET
Ainsi, les zones d’influence du projet avec leurs superficies sont classées dans le
tableau suivant :

Tableau 1 : Les zones d’influence du projet

Zones d'influence Districts Superficie (km²)

Directe Mananara Avaratra 4 318


Soanierana Ivongo 5 204
Total 9 522

Indirecte Fenoarivo Atsinanana 2 570


Vavatenina 3 202
Maroantsetra 6 876
Sainte Marie 210
Total 12 858
(Source : INSTAT 2003)

La zone d’influence se résume alors à la région d’Analanjirofo dont la monographie


sera étudiée dans le chapitre suivant.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 4


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre I : GENERALITES SUR LE PROJET

Photo 1 : Localisation du projet

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 5


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE

Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA ZONE D’INFLUENCE

II-1 Généralités

La monographie de la zone d’influence comprend :

 Une étude de l’environnement géographique dans laquelle seront développés


le climat, la température, la pluviométrie, le relief, les sols et les végétations ;
 Une étude sociale qui évaluera quantitativement la population et indiquera les
infrastructures de base existant dans la région ;
 Une étude économique où seront exposés l’agriculture, l’élevage, la pêche,
l’exploitation minière, l’artisanat, l’industrie et le tourisme.

De la sorte, on peut déterminer la potentialité économique de la zone d’influence.

II-2 Description de la zone d’influence

Etendue sur une vaste superficie de 22 380 km2, la Région d’Analanjirofo est
composée de six (6) districts dont Fenoarivo-Atsinanana, le chef-lieu de la Région,
Vavatenina, Soanierana Ivongo, Mananara-Avaratra, Maroantsetra et l’île Sainte Marie. Ces
districts sont divisés en 63 communes dont 10 nouvellement créées. Elle est délimitée au nord
par le district d’Antalaha (Région SAVA), au sud par le district de Toamasina II (Région
Atsinanana), à l’Ouest par les districts de Mandritsara (Région Sofia), d’Andilamena et
d’Ambatondrazaka (Région Alaotra- Mangoro) et à l’Est par l’Océan Indien.

II-3 Environnement géographique du projet

II-3-1 Le climat

Le climat de la Région appartient au climat de la côte Est de Madagascar qui est du


type tropical chaud et humide avec une forte pluviométrie, influencé par le vent du secteur
Est, vent d’Alizé. A cause de sa position naturelle, la Région reçoit presque tout au long de
l’année une précipitation caractéristique de la région intertropicale humide.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 6


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
II-3-2 La température

Comme toutes les régions ayant le climat du type bioclimatique perhumide chaud, il
fait presque chaud toute l’année, et la température moyenne est de 25°C sur le littoral. La
période la plus chaude se trouve au mois de Janvier, avec une température moyenne de
27,7°C, et les mois les plus frais se situent en Juillet et Août avec une température moyenne
de 22,2°C.

II-3-3 La pluviométrie

La pluviométrie est répartie entre 180 et 300 jours par an. Durant l’été austral, entre
mois d’octobre et mois d’Avril, la Région reçoit de très fortes précipitations avec une
moyenne mensuelle pouvant aller de 80 à 160 mm. Par contre, de Mai en septembre, saison
relativement sèche, elle connaît un climat relativement frais avec des précipitations moins
importantes qu’en saison humide.

On constate que la pluviométrie annuelle maximum se localise dans le district de


Maroantsetra avec une hauteur de pluie pouvant atteindre jusqu’à 3000mm. Cela est dû aux
vents qui s’engouffrent dans la baie d’Antongil, canalisés par des raides parois rapprochées
qui se ferment en cul-de-sac obligeant les courants à une vive ascendance.

Par ailleurs, la précipitation mensuelle peut parfois atteindre 700 à 800mm de pluie
durant les périodes cycloniques, ce qui fait augmenter davantage la quantité de pluie.

II-3-4 Le relief

Les basses et moyennes collines se distinguent sur la région et forment les 3/4 de la
zone. Leurs altitudes peuvent culminer de 400 à 700m. Il est à noter aussi que l’altitude est
décroissante vers l’Est.

Les collines sont séparées par un réseau de vallées peu profondes et parfois
marécageuses. Elles s’étagent depuis la côte sur 30 à 50km vers l’intérieur par paliers
successifs correspondant à des failles. Cet aspect particulier du relief est dû à l’existence
d’une armature très dense de dykes doléritiques, continus sur plusieurs dizaines de kilomètres.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 7


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
II-3-5 Le sol

On différencie trois (03) types de sols dans la région :


 Les sols hydromorphes des bas-fonds ;
 Les sols d’apport fluvial ;
 Les sols ferralitiques.

Leurs spécificités se résument dans le tableau suivant :

Tableau 2 : Les types de sols

types de sol Localisation Caractéristiques Utilisations


Sols En arrière des  Saturés d'eau en Riziculture
hydromorphes cordons permanence et dégagent une
des bas-fonds littoraux odeur de soufre.
 De couleur noirâtre, ils
présentent des dépôts
ferrugineux de couleur
rouille à la surface de l'eau.

Sols d'apport En bordure des Sols plus riches sur alluvions Cultures
fluvial cours d'eau argileuses ou sableuses, surtout pérennes
dans les vallées.

Sols Sur les hauts De couleur jaune sur rouge, le plus Cultures
ferralitiques massifs souvent désaturés, parfois riches en sèches
concrétion et en résidus d'altération
gibsique.

(Source : Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche 2003)

II-3-6 La végétation

Les conditions climatiques et pédologiques entrainent une grande diversité de


formations végétales. On distingue les forêts naturelles, les forêts secondaires et les autres
écosystèmes tels que les savanes et la végétation du littoral.

Les forêts naturelles sont des forêts denses sempervirentes avec des sous-bois
caractérisés par l’abondance des fougères arborescentes. En outre, les forêts denses de type

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 8


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
ombrophile se localisent sur les massifs et occupent la majeure partie des plateaux faitiers et
la totalité de la zone des massifs internes.

Les forêts secondaires ont vu le jour à la suite de disparition de la forêt naturelle par la
pratique du Tavy. Cette formation se place après une jachère plus ou moins longue.

Pour les autres écosystèmes : d’une part, les savanes ; nous avons des savoka dans les
zones de collines. Celles-ci peuvent se dégrader pour aboutir à un peuplement de type
buissonnant de type savane à graminée ou bozaka. D’autre part, pour la végétation du littoral,
on remarque une forêt assez touffue sur les zones non atteintes par la mer. Ailleurs, de la baie
d’Antongil au Sud-Est de la région, ce sont des prairies côtières qui dominent.

II-4 Etude sociale

II-4-1 Démographie

L’estimation de la population en 2004 selon l’INSTAT est de 860 800 inégalement


répartie entre les six (06) districts qui la composent. La densité démographique avoisine 36,24
habitants/km².

La répartition de la population par groupe d’âge de la région d’Analanjirofo se résume dans le


tableau suivant :

Tableau 3 : Population de la région d’Analanjirofo par groupe d’âge

Hommes Femmes Total


Effectif 429 600 431 200 860 800
Enfants âgés de moins de 6 ans 98 700 97 300 196 000
Population scolarisable (6 à 10 ans) 61 700 59 600 121 300
Adolescents âgés de 11 à 14 ans 42 800 40 100 82 900
Individus âgés de 15 à 59 ans 207 800 215 100 422 900
Individus âgés de plus de 59 ans 18 600 19 100 37 700
(Source : INSTAT 2004)
La population s’avère alors très jeune avec près de 48% en dessous de 15 ans et la
tranche de 0 à 4 ans représente 19%.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 9


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
En ce qui concerne la statistique dans chaque district avec les différentes caractéristiques, elle
s’illustre dans le tableau ci-après :

Tableau 4 : Répartition de la population par district

Districts Populations Populations Populations Densité Taux Taux de


résidentes urbaines rurales (hab/km²) de mortalité
natalité (%)
(%)
Fenoarivo 249 354 77 766 171 588 72 4,2 0,6
Atsinanana
Sainte Marie 16 927 12 241 4 686 60 3,1 0,6
Maroantsetra 173 504 59 986 113 518 19 3,7 0,5
Mananara 110 051 54 818 55 233 19 4,0 0,8
Avaratra
Vavatenina 163 340 70 261 93 079 36 4,1 0,6
Soanierana Ivongo 102 991 51 780 51 211 15 3,9 0,6
(Source : INSTAT 2004)

On remarque que la région est à vocation rurale et que sa densité est faible comparée à
la moyenne nationale. L’existence d’un couvert forestier important très faiblement habité en
est la principale cause.

Le taux d’accroissement naturel de la population est de 3,2% ; relativement élevé par


rapport à la moyenne nationale qui est de l’ordre de 2,8%. Ainsi, la perspective
démographique de la population régionale peut être évaluée ci-dessous.

L’évolution de la population suit la loi :

Avec :

Pn : effectif de la population à l’année n ;


P0 : effectif de la population à l’année référence ;
α : taux d’accroissement annuel du trafic ;
n : nombre d’années entre l’année de référence et l’année voulue n.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 10


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
Dans les 25 années à venir, le tableau suivant montre l’estimation de la population.

Tableau 5 : Prévision de la population de la région d’Analanjirofo

Années
Districts 2013 2015 2020 2025 2030 2035 2040
Fenoarivo Atsinanana 331 081 352 609 412 754 483 159 565 573 662 044 774 971
Sainte Marie 22 475 23 936 28 019 32 798 38 393 44 942 52 608
Maroantsetra 230 370 245 350 287 200 336 189 393 533 460 660 539 236
Mananara Avaratra 146 121 155 622 182 167 213 239 249 612 292 190 342 029
Vavatenina 216 875 230 977 270 376 316 495 370 480 433 674 507 647
Soanierana Ivongo 136 747 145 638 170 480 199 560 233 599 273 445 320 087

Cette illustration nous fait constater que l’accroissement démographique est


considérable puisque la population aura doublé au bout de 20ans. Ce qui provoquera
l’augmentation des besoins de la région en termes de transports et échanges. Par ailleurs, il y
aura conquête de nouvelles terres et favorisation de l’exode rural.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 11


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
II-4-2 Infrastructures de base au niveau de la région

Dans cette partie, on s’intéressera notamment aux infrastructures que la Région


possède.

Tableau 6 : Proportion des communes disposant des infrastructures

Infrastructures Proportion T en T en
des saison saison
communes sèche humide
qui en (heure) (heure)
disposent (%)
Hôpital public CHD1 3,4 4,1 5,3
Hôpital public CHD2 8,6 3,9 4,8
Hôpital / clinique privée 3,5 4,5 5,3
Poste sanitaire public CSB2 84,5 2,2 2,2
Poste sanitaire privée 6,9 4,7 5,6
Ecole primaire public 90,0 1,0 1,5
Ecole primaire privée 53,4 6,3 4,1
CEG public 60,3 8,2 6,5
CEG privée 10,3 4,1 5,2
Lycée public 10,3 4,2 5,4
Lycée privé 5,2 5,5 6,3
Université privée 19,0 10,1 10,7
CFP 11,7 5,1 6,3
Arrêt taxi-brousse 27,6 6,7 6,0
(Source : INSTAT/ recensement auprès des communes 2003)
T : temps moyen pour atteindre l’infrastructure lorsqu’il n’existe pas dans la commune

En analysant les données de ce tableau, plusieurs constatations peuvent être relevées.


En matière d’infrastructures éducatives, la couverture d’Analanjirofo est relativement peu
satisfaisante. Car sur les 63 communes, 55, 9 % seulement en disposent. Sur le domaine de la
santé, malgré les efforts des services de santé, le niveau de couverture sanitaire reste encore
faible surtout dans les zones enclavées.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 12


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
II-5 Etude économique de la zone d’influence

Les activités économiques dans la région sont très diversifiées. On y rencontre


généralement le secteur agricole, le transport et le tourisme.

II-5-1 Secteur agricole

L’agriculture, l’élevage, la pêche et ressources halieutiques et la foresterie constituent


le secteur agricole de la région d’Analanjirofo.

a- L’agriculture :

Les surfaces cultivées représentent moins de 10% de celle de la région. Les principales
cultures se composent de cultures vivrières (48,5%), cultures de rente (49,85%) et cultures
industrielles (1,65%). En outre, les cultures fruitières et maraichères sont aussi à prendre en
compte.

Dans la culture vivrière, le riz prédomine occupant 84% de la superficie, suivi de loin
par le manioc. Le maïs et la patate douce viennent ensuite, et enfin le haricot qui est plutôt
minime.

Tableau 7 : Superficie cultivée par type de spéculation (en Ha)

Districts Surface Riz Manioc Mais Patate Haricot


totale Divers
vivrières
Fenoarivo Atsinanana 19 720 17 660 1 380 500 145 35 5(*)
Sainte Marie 4 290 500 2 370 430 990 -
Maroantsetra 19 805 15 180 3 410 215 830 170
Mananara Avaratra 11 155 6 700 3 270 490 560 135
Vavatenina 24 200 20 240 1 560 2 080 220 100
Soanierana Ivongo 5 315 4 820 410 25 60 -
Ensemble région 84 485 65 100 12 400 3 740 2 805 440 5
(Source : Annuaire Statistique Agricole 2003 (*) : Pomme de terre)

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 13


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
Dans le domaine de la culture de rente, il est incontestablement dominé par la culture
du girofle suivi du café, ensuite de la vanille et enfin du poivre. Il est à noter que la région est
réputée pour sa production de girofle et de poivre.

Tableau 8 : Superficies cultivées (en Ha) des cultures de rente

Districts Café Girofle Poivre Vanille Total


Fenoarivo Atsinanana 6 170 10 385 60 45 16 660
Sainte Marie 3 030 3 265 15 25 6 335
Maroantsetra 4 905 15 630 30 695 21 260
Mananara Avaratra 3 055 15 010 35 3 460 21 560
Vavatenina 4 215 9 795 - 15 14 025
Soanierana Ivongo 2 740 7 350 - - 10 090
Ensemble région 24 115 61 435 140 4 240 89 930
(Source : Annuaire Statistique Agricole, 2003)

Composée de canne à sucre essentiellement, la culture industrielle ne représente alors


qu’une activité secondaire pour la région.

Tableau 9 : Superficies (en Ha) de canne à sucre

Districts Superficie (Ha)


Fenoarivo Atsinanana 165
Sainte Marie 155
Maroantsetra 2 410
Mananara Avaratra 430
Vavatenina 705
Soanierana Ivongo 1 200
Ensemble région 5 065
(Source : Annuaire Statistique Agricole 2003)

Compte tenu du climat favorable, une large gamme de fruits tropicaux existe dans la
région allant des plus communs comme la banane, les agrumes, l'ananas ou le papaye
jusqu'aux plus "exotiques" comme le ramboutan et le mangoustan, en passant par les litchis et
les anones.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 14


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
b- Elevage :

On distingue le gros élevage et le petit élevage.

En ce qui concerne le gros élevage, il est logiquement dominé par l’élevage bovin
même si c’est faible par rapport au reste de la grande île. Vient ensuite l’élevage porcin et
enfin les élevages ovin et caprin qui n’occupent qu’une faible proportion.

Pour le petit élevage, il s’agit de l’aviculture. Seuls l’élevage de dindes et l’élevage


d’oies sont orientés vers la commercialisation à l’instar de l’élevage de poules et de canards
qui sont destinés à l’autoconsommation.

L’effectif des exploitations agricoles par type d’élevage pratiqué par district peut être
produit à l’appui :

Tableau 10 : Effectif par type d’élevage

Districts Bovin Porcin Ovin Caprin Poulet Canard Oie Dindon


Fenoarivo Atsinanana 8 860 922 0 0 29 788 10 691 2 191 1 180
Sainte Marie 58 5 0 0 745 403 38 22
Maroantsetra 8 897 811 11 0 16 063 7 113 864 11
Mananara Avaratra 2 275 1 978 0 13 18 348 3 188 392 222
Vavatenina 5 190 1 147 0 0 16 699 4 687 2 275 554
Soanierana Ivongo 3 532 1 282 0 0 11 765 4 673 1 332 327
Ensemble région 28 812 6 145 11 13 93 408 30 755 7 092 2 316
(Source : Annuaire Statistique Agricole 2010)

Outre ces élevages, il y a aussi ceux qui sont en développement telles que l’apiculture
et la pisciculture appuyées par des projets locaux.

c- Pêche et ressources halieutiques :

Grâce à sa longue façade maritime et son réseau hydrographique dense, la côte Est
jouit à la fois d’un potentiel en pêche maritime et continentale. On dénombre plusieurs plans
d’eau douce, lagunes et lacs : Ambinanikoro, Andivolalina, Andranomamy, Nosive et
Varaha, Sarohakina, Sianakingitra, sans oublier le Canal des Pangalanes.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 15


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
On rencontre les trois (03) types de pêches suivants : pêche industrielle, pêche
artisanale en mer, et pêche traditionnelle en mer, dans les estuaires ou en eau douce.

Pour la pêche industrielle particulièrement, la majeure partie de sa production est


consacrée à l’exportation telle que les crevettes et divers poissons.

Les pêcheurs font face à des problèmes diverses qui rendent la commercialisation des
produits difficile. En plus d’être disséminés, ils sont isolés sinon enclavés. Ce qui rend la
vente des produits sur place ou dans les environs.

Ainsi, il est nécessaire de désenclaver la zone.

d- Foresterie :

Partout, tout au long de la côte Est, les forêts abondent. Ces forêts sont riches en
essences diverses et d’une qualité tant convoitée, telles que palissandre, ébène, varongy,
amboara et merana. Pour la production forestière, elle est destinée aux bois d’œuvre, bois
d’industrie, bois de chauffage, charbon de bois et autres d’usage domestique.

Par manque de personnel en fonction dans les cantonnements et les stations


forestières, des difficultés pour la sauvegarde de l’environnement et la préservation de
l’équilibre écologique s’observent. Ce qui entraine la non-maitrise de la déforestation et
l’amplification des feux de brousse.

II-5-2 Transports

On distingue les transports terrestre, fluvial et maritime.

a- Transport terrestre :

Le transport routier est sans doute le moyen de transport le plus utilisé dans la région.
Pourtant, le manque d’infrastructures routières constitue le facteur bloquant le développement
de la région. Le tableau ci-après en est l’illustration :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 16


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
Tableau 11 : Les réseaux routiers de la Région Analanjirofo

Districts Routes Routes Routes seulement Total


bitumées (km) praticables toute praticables une (km)
l'année mais partie de l'année
difficilement (km) (km)
Fenoarivo Atsinanana 63 0 0 63
Sainte Marie 14 38 0 52
Maroantsetra 7 55 0 62
Mananara Avaratra 34 0 144 178
Vavatenina 43 0 98 141
Soanierana Ivongo 20 71 5 96
Ensemble région 181 164 247 592
Proportion (%) 31 28 42 100
(Source : INSTAT 2003)
Les informations du tableau indiquent que les pouvoirs publics devront faire des
efforts en matière d’infrastructures routières.

b- Transport fluvial :

Les voies fluviales servent au transport des passagers, des produits et marchandises, à
l'évacuation sanitaire. On dénombre plusieurs canaux et rivières dans la région. Certainement,
les Pangalanes constituent un chapelet des lacs littoraux reliés par des canaux artificiels sur
une distance de plus de 600km.

Quant aux nombreux fleuves, ils sont généralement navigables dans la partie basse des
cours jusqu’aux embouchures.

c- Transport maritime :

La région compte trois (03) ports : Maroantsetra, Mananara Avaratra et Sainte Marie.
Pour Maroantsetra et Mananara Avaratra, ils sont classés comme ports de cabotage
secondaire. On trouve dans ces deux ports les mêmes produits à l’arrivée comme au départ
sauf pour Maroantsetra dont le riz est absent à l’embarquement. Les principaux moyens de
transport sont : les Botry, les Caboteurs et les pétroliers.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 17


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
Pour le port de Sainte Marie, rien n’est enregistré au départ. Ce qui n’est pas le cas à
l’arrivée car il n’y a débarquement des mêmes produits qu’aux deux (02) ports précédents.

Les principaux produits transportés dans ces ports sont les produits de rente à l’instar
du café et du girofle, les produits miniers (quartz), le riz, les hydrocarbures, les litchis, le sel,
le bois et les produits de la brasserie STAR.

II-5-3 Tourisme

Le secteur touristique possède d’énormes potentialités par l’existence de nombreux


sites potentiels exploitables. La qualité du paysage, les plages et la présence des parcs
nationaux et réserves naturelles font rêver les touristes qui arrivent dans la région. Les
écosystèmes marins, les récifs barrières et les îles coralliennes sont typiques de la région. Le
massif forestier de Mananara-Avaratra constitue un des derniers vestiges qui témoignent de
l’importance d’une forêt tropicale humide de basse altitude. La faune et la flore sont
endémiques dont 36 Ha de mangroves.

Toutefois, la stratégie de promotion commerciale est très faible et les infrastructures


d’accueil sont de mauvaises qualités et insuffisantes. Le site de Tampolo dans la Commune
Rurale d’Ampasina Maningory, district Fenoarivo-Atsinanana, est jugé opportun pour le
développement touristique de la Région. Il se situe à 10 km de Fenoarivo-Atsinanana, à
proximité de la forêt de Tampolo et du lac du même nom. Un autre site opportun pour
Analanjirofo est celui d’Antsiraka. Situé dans le district Fenoarivo-Atsinanana, Antsiraka est
un Site touristique balnéaire situé en face de l’île Sainte Marie.

II-6 Conclusion

La capitale malgache des girofles a une capacité économique considérable. Hormis la


culture de rente qui est la base de son économie, elle présente d’énormes potentialités en
produits halieutiques (Sainte Marie et le littoral Est de Fenoarivo-Atsinanana à Maroantsetra)
ainsi que des richesses écotouristiques (Maroantsetra) et touristiques (principalement Sainte
Marie).

Néanmoins, le circuit de commercialisation reste désarticulé à cause de l’insuffisance


des routes et annexes d’évacuation des produits. Ce qui donne raison au présent projet pour

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 18


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA
ZONE D’INFLUENCE
contribuer à pallier à ce problème. En effet, la région va pouvoir exploiter au maximum ses
potentialités afin de promouvoir son développement.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 19


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre III : PREVISION DU VOLUME DU
TRAFIC

Chapitre III : PREVISION DU VOLUME DU TRAFIC

III-1 Généralités

L’étude du trafic a une influence majeure dans l’établissement du projet. Cette étude
comprend plusieurs étapes, à savoir :

 L’analyse des données de trafic existantes ;


 La réalisation de comptages et d’enquêtes Origines-Destinations du trafic sur cet axe ;
 La détermination des TMJA de base ;
 La prévision des volumes de trafic au cours des 50 années suivant la mise en service
du projet.

Ainsi, on peut prévoir le type d’ouvrage à réaliser et à dimensionner afin qu’il puisse
supporter les charges du trafic.

III-2 Classification des véhicules

Les véhicules pris en compte sont les catégories des :

 Véhicules légers (VL) : véhicules de moins de 3,5 tonnes ;


 Poids lourds (PL) : véhicules dont le poids total est supérieur ou égal à 3,5
tonnes.

Le tableau qui suit indique les types de véhicules dans chaque catégorie :

Tableau 12 : Catégorisation des véhicules

CODE TYPE DE VEHICULE


Véhicules VP Voiture particulière
légers MB Minibus
PU Pick-up ou camionnette
Poids B Bus ou Autocar
lourds CL Camion léger
CM Camion moyen (>2 essieux)
CC Camion-citerne

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 20


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre III : PREVISION DU VOLUME DU
TRAFIC
III-3 Analyse des données de trafic existantes

Les données sur le trafic existant, fournies par l’ARM, sont relatives à la section
Soanierana Ivongo-Mananara et surtout sur la section Toamasina et Fenoarivo-Atsinanana:

Tableau 13 : Données de trafic existantes

RN N° PK POSTE LOCALITE SECTION REPRESENTEE TMJA ACROISSEMENT


POSTE
N°5 N5/4 111 Vohindromba Fenoarivo Atsinanana- 2006 346 -40%
Soanierana Ivongo 2010 209
Source : Rapport final Version définitive Volume 1-Juin 2010 de comptage manuel du trafic de
véhicules sur les Routes Nationales. Egis Bceom-Inframad.

Cette réduction du trafic s’explique par l’état de la route qui s’est détérioré entre 2006
et 2010. En effet, on déplore l’inexistence d’entretien approprié.

III-4 Enquêtes de trafic

La campagne de comptage a été faite au cours des années 2010 et 2011.


Effectivement, les données suivantes résultent de l’enregistrement des véhicules sur les bacs,
observées sur une année et demie :

Tableau 14 : TMJA de l’année 2011

CATEGORIES VP PU MB B CL CM CC TOTAL
TMJA 2011 2 15 0 0 1 0 0 19
(Source : LBI 2011)

III-5 Taux de croissance du trafic

Plusieurs variables méritent d’être prises en compte pour l’évaluation du taux de


croissance du trafic. Ce sont les facteurs socio-économiques passés et futurs. L’évolution du
trafic est sensiblement égale au taux de croissance démographique pour les véhicules de
passagers et de la croissance économique pour les véhicules de transport des marchandises.
On considèrera deux périodes distinctes pour la croissance du trafic : la période avant
l’ouverture de la route réhabilitée et du pont, et la période à partir de l’année d’ouverture
2018.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 21


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre III : PREVISION DU VOLUME DU
TRAFIC
Les valeurs de taux de croissance retenues sont les suivantes :

Tableau 15 : Taux de croissance du trafic

Périodes VP PU MB BUS CL CM CC
2011-2017 3,0 5,0 3,0 3,0 5,0 5,0 5,0
2018-2067 4,0 7,0 4,0 4,0 7,0 7,0 7,0
(Source : LBI 2011)

III-6 Détermination du TMJA de base

Le TMJA de base correspond à la première année de mise en service de l’ouvrage qui


est l’année 2016. En se basant sur les taux ci-dessus, on a:

Tableau 16 : TMJA de base

CATEGORIES VP PU MB B CL CM CC TOTAL
TMJA 2018 2 20 0 0 1 0 0 24

III-7 Prévision du volume du trafic

III-7-1 Trafic normal

La prévision du trafic normal provient du TMJA de base ci-dessus.

III-7-2 Trafic induit

Le trafic actuel en provenance de Toamasina et d’Antananarivo s’arrête à Fenoarivo-


Atsinanana ou à Soanierana Ivongo ou encore va vers Vavatenina. Dans le futur, la
réhabilitation de la route et la construction d’ouvrages d’arts provoquera la continuité du trafic
vers le Nord. Ce trafic induit a été estimé à 15% relevé au poste n°5-1 à Fenoarivo-
Atsinanana, par mesure de précaution.

III-7-3 Trafic détourné

Le trafic maritime entre les ports de Mananara Nord, Maroantsetra et Antalaha, et


Toamasina demeure concurrentiel au trafic de la route Soanierana Ivongo-Mananara Nord.
Ainsi, il en découle qu’après réalisation du projet, une partie de ce trafic maritime pourrait
être détournée sur la route. Il a été estimé que 10% sera détournée sur la route à l’année
d’ouverture du projet.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 22


Partie I : PRESENTATION DU PROJET/Chapitre III : PREVISION DU VOLUME DU
TRAFIC
III-7-4 Trafic total

La projection du trafic total résulte des différentes catégories de trafic : normal, induit
et détourné. Elle est présentée dans le tableau suivant :

Tableau 17 : Projection du trafic total

ANNEES VP PU MB BUS CL CM CC TOTAL


2018 22 60 48 4 16 3 3 157
2022 26 79 56 5 21 4 4 194
2027 31 110 68 6 29 6 6 256
2032 38 155 83 7 41 8 8 340
2037 46 217 101 8 58 11 11 452
2042 56 304 123 10 81 15 15 606
2047 69 427 150 12 114 21 21 814
2052 83 599 182 15 160 30 30 1099
2057 102 840 222 18 224 42 42 1489
2062 124 1178 270 22 314 59 59 2025
2067 150 1652 328 27 440 83 83 2763

III-8 Conclusion

Les résultats obtenus nous montrent que le trafic devient de plus en plus intense en
fonction du temps. De plus, la longueur du pont est très considérable.

De ce fait, il est donc nécessaire que l’ouvrage à réaliser soit en adéquation avec
l’évolution du trafic et la portée du pont, cela afin d’assurer la sécurité et le confort des
usagers. On adoptera alors un pont à deux (02) voies pour pouvoir recevoir le trafic prévu
sans aucune contrainte.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 23


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET

PARTIE II : ETUDES
PRIMAIRES AU PROJET
Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre IV : JUSTIFICATION DE LA
VARIANTE RETENUE

La conception d’un pont doit satisfaire à un certain nombre d’exigences du fait qu’il
est destiné à offrir un service à des usagers. On distingue les exigences fonctionnelles qui sont
l’ensemble des caractéristiques permettant au pont d’assurer sa fonction d’ouvrage de
franchissement, et les exigences naturelles qui sont les ensembles des éléments de son
environnement déterminant sa conception. Ainsi, il est indispensable de faire différentes
études qui vont permettre de répondre à ces exigences. Pour entamer, il est nécessaire de
justifier la variante principale de notre projet.

Chapitre IV : JUSTIFICATION DE LA VARIANTE RETENUE

En tenant compte de la longueur du pont qui est de l’ordre de 640m et les études faites
précédemment, les quatre (04) variantes suivantes sont envisageables:

 Pont à arcs en béton armé ;


 Pont suspendu ;
 Pont à haubans ;
 Pont mixte acier béton.

Ces différents types de variantes vont être analysés un à un afin de justifier l’ossature de notre
projet.

IV-1 Pont en arcs en béton armé

Le pont en arc est un système porteur de tablier. Ce dernier est porté par deux arcs
latéraux par l’intermédiaire de poteaux. Ce type de pont ne peut être envisagé que s’il peut
prendre appui sur un rocher, capable de résister aux poussées qu’il engendre.

Photo 2 : Pont en arc en béton armé


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 25
Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre IV : JUSTIFICATION DE LA
VARIANTE RETENUE
IV-1-1 Avantages

a- Esthétique :

 Le pont a de l’allure : domine son environnement et assez imposant ;


 Il a de bonnes proportions et reflète une certaine harmonie dans l’espace ;
 L’ouvrage a une bonne ordonnance de la structure.

b- Technique :

 Structure appropriée au franchissement de vallée encaissée ou de gorges


profondes ;
 Les matériaux peuvent être fournis localement.

IV-1-2 Inconvénient

Actuellement, les entreprises locales ne maitrisent pas encore les deux principales
techniques de construction à savoir la construction en encorbellement position et la
construction à la verticale avec basculement des deux arcs en position.

IV-1-3 Conclusion partielle

Sur notre site, on constate l’inexistence de rocher pour que l’ouvrage puisse prendre
appui. De plus, malgré les avantages que ce soit techniquement ou esthétiquement, les
inconvénients nous obligent à faire face à des problèmes dont les solutions semblent être
improbables. Ainsi, l’idée d’un pont à arcs en béton armé est à rejeter.

IV-2 Pont suspendu

Pour ce type de pont, le poids du tablier est maintenu par deux câbles porteurs
solidement arrimés aux berges.

Photo 3 : Pont suspendu


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 26
Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre IV : JUSTIFICATION DE LA
VARIANTE RETENUE
IV-2-1 Avantages

 Libération totale de l’espace inférieur grâce au portage du tablier par suspension,


nécessaire pour le franchissement de fleuves aux gabarits de navigation
exceptionnel ou de brèches larges ou profondes ;
 Elancement exceptionnel du tablier.

IV-2-2 Inconvénients

 Nécessite l’existence de massifs d’ancrage imposants et lourds sinon le coût du


projet va croitre considérablement;
 Le matériel principal n’existe pas localement ;
 Le remplacement des câbles s’avère un travail très dur et fastidieux qui nécessite
plusieurs mois ainsi que la fermeture du pont durant ce temps ;
 Une mal étude de l’effet du vent peut causer l’effondrement de l’ouvrage.

IV-2-3 Conclusion partielle

En faisant l’analyse, il s’avère que la conception d’un pont suspendu n’est pas la
solution adéquate pour ce projet. En effet, le site ne possède pas de massif d’ancrage et le
fleuve n’est pas destiné aux navigations exceptionnelles.

IV-3 Pont à haubans

Le pont à haubans se présente comme une structure comportant un tablier en acier ou


en béton armé et des organes porteurs : pylônes en acier ou en béton travaillant en
compression et câbles inclinés (haubans) travaillant à la traction.

Photo 4 : Pont à haubans

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 27


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre IV : JUSTIFICATION DE LA
VARIANTE RETENUE
IV-3-1 Avantages

 Structure plus ou moins souple adaptée pour franchir de grande portée ;


 Allègement au maximum de la structure ;
 Ne nécessite pas de massif d’ancrage ;
 Forte valeur architecturale ;
 Facilité de montage ;
 Grande facilité d’entretien ;
 Economique vis-à-vis des autres structures telles que les ponts suspendus et les
ponts en arcs.

IV-3-2 Inconvénients

 Nécessité d’importer les haubans ;


 La construction nécessite l’intervention d’une grande entreprise expérimentée.

IV-3-3 Conclusion partielle

Certes, le pont à haubans présente plusieurs avantages mais la situation à Madagascar


actuellement demeure un grand obstacle pour sa réalisation. En effet, il n’y a pas encore
d’entreprise spécialisée sur sa construction. La solution de pont à haubans est alors
abandonnée.

IV-4 Pont mixte acier béton

Cette structure est caractérisée par l’association d’une ossature métallique et d’une
dalle en béton armé par l’intermédiaire de connecteurs empêchant le glissement et le
soulèvement de la dalle par rapport à l’ossature. Ce type de pont est considéré comme une des
meilleures options dans les zones urbaines ou dans les zones où les fondations profondes sont
nécessaires.

Photo 5 : Pont mixte acier béton


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 28
Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre IV : JUSTIFICATION DE LA
VARIANTE RETENUE
IV-4-1 Avantages

 Utilisation de façon optimale de chacun des matériaux (béton et acier) ;


 Jouissance des avantages des ponts en acier et des ponts en béton armé : bonne
résistance en flexion et en traction ;
 Structure plus élancée ;
 Qualité esthétique considérable ;
 Structure moderne ;
 Légèreté de la structure ;
 Assemblage rapide et simple.

IV-4-2 Inconvénients

 Importation des matériaux métalliques ;


 Nécessité d’entretien périodique.

IV-4-3 Conclusion partielle

Malgré quelques inconvénients, la construction d’un pont mixte acier béton semble
faisable techniquement. Effectivement, plusieurs entreprises locales ont la capacité de
concevoir ce type de pont. De plus, la morphologie du site ne pose aucun problème pour sa
réalisation.

IV-5 Conclusion

Sur les quatre variantes proposées, on peut en déduire que la variante la plus adéquate
au projet est le pont mixte acier béton. Celle-ci sera prise donc comme la variante principale.
Sur ce, on abordera l’étude hydrologique.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 29


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE

Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE ET HYDRAULIQUE

V-1 Etude hydrologique

L’étude hydrologique est très utile aussi bien dans la détermination du débit de crue
que dans le dimensionnement de l’ouvrage.

Pour pouvoir évaluer le débit de crue, il est nécessaire d’avoir les données
morphologiques du bassin versant à savoir : la surface, le périmètre, la dénivelée, le
coefficient de forme, la longueur et la pente moyenne.

V-1-1 Données morphologiques du bassin versant

Un bassin versant, relatif à un exutoire d’un cours d’eau est la totalité de la


surface topographique drainée par ce cours d’eau et les affluents en amont de l’exutoire.

a- Surface, périmètre et dénivelée du bassin versant :

Ces caractéristiques sont résumées dans le tableau suivant :

Tableau 18 : Valeur des caractéristiques du bassin versant

Désignation Notation Unité Valeur


Superficie km² 1 219,8
Périmètre km 248,7
Dénivelée ΔH m 1 075,0
(Source : LBI 2011)
b- Coefficient de forme du bassin versant :

Appelé autrement coefficient de Gravelius, il est donné par la formule :

Application numérique : K = 1,99

Comme K > 1 alors le bassin versant a une forme allongée.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 30


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE
c- La longueur du bassin versant :

Ici, on assimile le bassin versant à un rectangle de même périmètre et de même surface


appelé rectangle équivalent dont la formule qui suit permette la détermination de sa longueur.


[ √ ( ) ]

Application numérique :

Par suite, la largeur du rectangle équivalent est :

Application numérique :

d- La pente moyenne du bassin versant :

Elle est définie par la relation :

Application numérique :

V-1-2 Evaluation des débits de crue

Pour estimer les débits fréquentiels des crues, deux méthodes globales ont été exploitées :
 La méthode classique de Duret (1972) ;
 La méthode de Chaperon et Al (Fleuves et Rivières de Madagascar, 1993)

a- Précipitations journalières pour les différentes périodes de retour :

Tableau 19 : Précipitations journalières

Période de retour T H (24, T)


(ans) (mm)
10 220
25 264
50 290
100 330
(Source : LBI 2011)

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 31


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE
b- Evaluation des débits selon la loi de Louis Duret :

La méthode de Duret a été mise en vigueur dans les années 1970 afin de répondre à un
besoin pratique de détermination des crues des rivières malgaches, compte tenu de la grande
insuffisance en données historique.
Elle se base sur une relation globale de la forme :

( )

Avec :
Q : débit maximum de période de retour T en m3/s ;
S : superficie du bassin drainé en km² ;
H (24, T) : précipitation journalière de même période de retour T en mm ;
I : pente moyenne du bassin en m/km ;
k, α : fonction de S et H (k = 0,025 et α = 0,8 pour S ≥ 150 km²).

Application numérique :

Tableau 20 : Débits de crues selon la loi de Louis Duret

Période de retour T H (24, T) Q


(ans) (mm) (m3/s)
10 220 2325
25 264 2975
50 290 3362
100 330 3958

V-1-3 Evaluation des débits selon la loi de Chaperon et Al

Pour la méthode de Chaperon et Al, en plus des indices classiques du bassin versant, elle
intègre trois (03) indices supplémentaires associés aux principaux facteurs conditionnels de
crues. Ces indices sont :
 Indice de végétation V ;
 Indice d’exondation E ;
 Indice d’imperméabilité du bassin G.

Ainsi, la relation donnant la crue décennale est :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 32


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE
Pour les périodes de retour de 50 ans et 100 ans, les débits sont estimés respectivement à 1.8
et 2.2 de Q(10).

Application numérique :
Données :

Tableau 21 : Valeur des trois indices supplémentaires pour la loi de Chaperon et Al

Désignation Notation Valeur


Indice de végétation V 0,80
Indice d’exondation E 1,00
Indice d’imperméabilité du G 1,00
bassin
(Source : LBI 2011)
Résultats :

Tableau 22 : Débits de crue selon la loi de Chaperon et Al

Période de retour T Q
(ans) (m3/s)
10 1 621
50 2 918
100 3 566

V-2 Etude hydraulique

L’étude hydraulique consiste à définir le niveau des plus hautes eaux connues pour
pouvoir effectuer le calage de notre ouvrage.

V-2-1 Les plus hautes eaux connues (PHEC)

La côte des PHEC est obtenue en considérant la hauteur d’eau naturelle et la


surélévation due à la présence des piles et culées au droit de l’ouvrage :

Avec :
h : la hauteur d’eau naturelle en mètre ;
Δz : la surélévation en mètre.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 33


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE
a- Détermination de la hauteur d’eau naturelle h :

On assimile la section de la rivière à une section trapézoïdale qui possède les


caractéristiques suivantes :

Tableau 23 : Caractéristiques de la section de la rivière

Désignation Notation Unité


Coefficient de rugosité k (*)
Largeur du fond B m
Pente moyenne du fond I (*)
Périmètre mouillé P m²
Section mouillée S m²
Rayon hydraulique R m
Fruit de la paroi de la m (*)
section
(*) : Sans dimension

La hauteur h se détermine par approximations successives en utilisant la relation de Manning-


Strickler :

Avec :

Données :

Résultat :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 34


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE
b- Détermination de la surélévation Δz :

La surélévation est donnée par la formule :

Avec :
C : coefficient de débit ;
S0 : débouché de l’ouvrage correspondant au débit Q ;
α : coefficient de distribution de la vitesse ;
vAM : vitesse moyenne à l’amont de l’ouvrage ;

perte de charge due aux caractéristiques hydrauliques du pont ;

Hauteur d’eau correspondant à la pression dynamique ;

Perte de charge due au frottement.

i. Perte de charge due aux caractéristiques hydrauliques du pont :

 Calcul du coefficient de débit C :

 Coefficient de contraction CC :

Ce coefficient dépend de la contraction m et du rapport tels que :

: TAV et TAM sont les coefficients de transformation respectivement en aval et à

l’amont de l’ouvrage ;
b : largeur moyenne des remblais d’accès talutés ;
BO : débouché linéaire du pont.

Résultats :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 35


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE

→ .

 Coefficient aux conditions d’entrée :


L’ouvrage est dépourvu de mur en aile alors .

 Coefficient du biais du pont :


L’axe du pont est perpendiculaire à la ligne d’écoulement de la rivière
alors .

 Coefficient dû à la présence de la pile :


Il est fonction du nombre, du type et de la dimension des piles intermédiaires :

Nombre de piles : ;

Diamètre des piles : ;


;
.

La lecture sur abaque donne :

 Coefficient de Froude :
Le nombre de Froude est donné par la formule :

Avec :
SAV : section mouillée en aval de l’ouvrage ;
YAV : profondeur moyenne en aval de l’ouvrage ;

Résultats :
;

;
La lecture sur abaque donne :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 36


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE

 Coefficient dû à la profondeur relative de l’eau :


Il est fonction de la contraction m, pour on a .

 Coefficient dû à la submersion éventuelle de l’ouvrage :


Effectivement, on évite la submersion du pont d’où .

 Coefficient dû à l’excentricité du pont par rapport à l’écoulement majeur


:
Le présent pont, ainsi projeté ne sera pas excentré donc .

Ainsi :

 Calcul de :

ii. Hauteur d’eau correspondant à la pression dynamique

Résultats :

iii. Perte de charge due au frottement

( ) ( )

Résultats :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 37


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE
c- Détermination des PHEC :

V-2-2 La côte sous poutre

Elle se définit comme la somme des PHEC et du tirant d’air. En ce qui concerne ce
dernier, il est en général égal à 2,5m. Pourtant, on une zone d’écoulement d’eau qui est libre,
ainsi un tirant d’air de 1,5m sera adopté.

Résultats :

V-2-3 La profondeur d’affouillement

Elle est donnée par la relation suivante :

Avec :
HR : profondeur due à la réduction de la section du cours d’eau par la présence de remblai
d’accès ;
HN : profondeur normale d’affouillement ;
HLC : profondeur d’affouillement due à la présence de la pile.

a- Profondeur due à la réduction de la section du cours d’eau :

Nous n’avons pas de réduction de section donc : .

b- Profondeur normale d’affouillement :

Elle est déterminée par :

Si d90 < 6mm : lit à sédiments fins ;

Si d90 < 6mm : lit à sédiments grossiers.


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 38
Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE
Avec :
Q0 : débit du projet ;
A1 : section mouillée correspondant à Q0 ;
BM : largeur au miroir du lit mineur de la rivière correspondant à Q 0.
Ici, le lit est à sédiments fins alors la première formule sera utilisé.

Données :

Résultats :

c- Profondeur d’affouillement due à la présence de la pile :

Elle se détermine par la formule :

Avec D le diamètre de la pile.

Résultat :

Ainsi la profondeur totale d’affouillement est :

V-2-4 Protection contre l’affouillement

Il faut protéger les piles contre l’affouillement à l’aide d’enrochements. La formule


d’IZBASH permet de déterminer leur diamètre d:

Avec :
V : vitesse d’écoulement de l’eau de la rivière ;
ρ : masse volumique de l’eau ;

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 39


Partie II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET/Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE
ET HYDRAULIQUE
ρS : masse volumique de l’enrochements.

Résultats :
;
;
;
.

V-3 Conclusion

Pour une période de retour de 50 ans, l’évaluation des débits donne un débit de 2 900
m3/s à 3 400 m3/s au site de franchissement. Dans l’étude hydraulique, le débit de calcul
considéré est Q(50)=3 400 m3/s. Ce qui a permis d’avoir une hauteur sous poutre de 5 m et
une profondeur totale d’affouillement de 8,4 m.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 40


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CALCUL DES
STRUCTURES

PARTIE III : ETUDE


ARCHITECTURALE,
HYPOTHESES ET CALCUL
DES STRUCTURES
Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CALCUL DES
STRUCTURES/Chapitre VI : DEFINITION ARCHITECTURALE DE LA VARIANTE
RETENUE

Chapitre VI : DEFINITION ARCHITECTURALE DE LA VARIANTE RETENUE

L’ouvrage sera un pont droit d’une longueur de 640m de structure mixte acier béton.

VI-1 Choix du système de poutres

En considération de la longueur du pont qui est très significative, il est inévitable


d’avoir un pont à travées multiples. Celles-ci peuvent être continues ou consister en une série
de travées indépendantes. Cette dernière nous permet d’avoir un coût d’investissement initial
plus faible. Malgré cela, cette solution requiert la réalisation de joint au niveau de tous les
appuis et le coût de maintenance de ces joints entraine un budget final élevé. A ajouter aussi
qu’il est moins confortable de rouler sur une série de travées indépendantes. Un pont à travées
continues sera alors choisi.

VI-2 Détermination de la portée de chaque travée

Pour la portée des ponts mixtes, elle va de 25 à 90 m pour les travées indépendantes et
de 30 à 110 m pour les travées continues. En tenant compte de l’aspect architectural, on
choisit une structure symétrique à travées égales. Les travées se répartissent ainsi en huit (08)
travées continues de 80 m chacune.

VI-3 Choix de la section transversale

VI-3-1 Dalle en béton armé

Compte tenu des études faites précédemment, on adoptera les dimensions du tablier du
pont suivantes :

 Gabarit de la chaussée : 7 m ;
 Gabarit des trottoirs : 1 m ;
 Largeur du tablier : 9 m.

La coupe droite de la superstructure, dont la dalle, est symétrique par rapport à l’axe de
l’ouvrage. La dalle présente un profil en toit avec un devers de 2,5% de part et d’autre de

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 42


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CALCUL DES
STRUCTURES/Chapitre VI : DEFINITION ARCHITECTURALE DE LA VARIANTE
RETENUE
l’axe du pont. Chaque trottoir est bordé par une barrière de sécurité de type BN4.

VI-3-2 Structure métallique

Pour le pont mixte acier béton, il existe actuellement plusieurs gammes de structures
métalliques : les bipoutres mixtes, les multipoutres et les caissons.

On optera pour la structure avec bipoutres mixtes parce qu’elle réduit le nombre des
assemblages qui sont coûteux en temps d’usinage et que c’est la conception la plus fréquente
actuellement.

VI-3-3 Appuis du tablier

Le tablier n’est pas très large alors la dalle peut s’appuyer seulement sur les deux
poutres qui sont reliées par des entretoises. Une longueur de l’entraxe des poutres égale à 5m
est ainsi suffisante.

VI-4 Morphologie du pont

La morphologie du pont est illustrée par la figure 1 et la figure 2.

VI-5 Conclusion

On peut en résumer que le pont qui fera l’objet de cette étude est un pont bipoutre
mixte à entretoises avec huit (08) travées continues et d’un entraxe de pour un tablier
de . Sur ce, on peut passer aux hypothèses de calculs qui indiqueront les normes utilisés et
les matériaux nécessaires.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 43


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CALCUL DES STRUCTURES/Chapitre VI : DEFINITION ARCHITECTURALE
DE LA VARIANTE RETENUE
VI-4-1 Coupe longitudinale

Figure 1 : Travure du projet

VI-4-2 Coupe transversale

Figure 2 : Coupe transversale du projet


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 44
Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT

Chapitre VII : HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT

VII-1 Hypothèses de calculs

VII-1-1 Règlements et normes pour les calculs

Les calculs seront conformes aux Eurocodes. Ainsi, les règlements et normes utilisés
pour cette étude aux Eurocodes sont les suivants :

 Eurocode 0 : Base de calcul des structures ;


 Eurocode 1 : Action sur les structures ;
 Eurocode 2 : Calcul des structures en béton ;
 Eurocode 3 : Calcul des structures en acier ;
 Eurocode 4 : Calcul des structures mixtes acier-béton ;
 Eurocode 7 : Calcul géotechnique.

La figure suivante montre en détails les différentes parties utilisées dans chaque norme :

EN 1993-2: PONTS METALLIQUES


Partie 1-1: Règles générales acier
Partie 1-5: Plaques raidies
Partie 1-8: Assemblages
EN 1992-2: PONTS EN BETON Partie 1-9: Fatigue
Partie 1-1: Règles générales béton Partie 1-10: Rupture fragile
Partie 1-11: Câbles
EN 1994-2
EN 1991: ACTION PONTS MIXTES
Partie 1-1: Charges permanantes EN 1990: BASE DE CALCUL
Partie 1-4: Vent Annexe A2: Application aux ponts
Partie 1-5: Actions thermiques EN 1997: Calcul géotechnique
Partie 1-6: Charges d'exécution Annexe C3
Partie 1-7: Actions accidentelles
Partie 2: Trafic

Figure 3 : Les principaux Eurocodes utilisés pour le calcul d’un pont mixte
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 45
Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT
VII-1-2 Phasage de construction

Les hypothèses concernant les phases de construction jouent un rôle considérable pour
toutes les vérifications pendant la mise en place de l’ossature métallique et de la dalle en
béton armé. Elles sont aussi utiles afin de déterminer les valeurs des coefficients
d’équivalence acier/béton. Finalement, le calcul des sollicitations dans le tablier doit tenir
compte des phases de construction.

Le mode de construction que nous adopterons est le suivant :

 Lançage de la charpente métallique dans les deux côtés ;


 Coulage de la dalle ;
 Mise en place des superstructures.

VII-1-3 Conventions de signes

Les contraintes de compression sont positives et un moment positif tend la fibre


inférieure et comprime la fibre supérieure.

VII-1-4 Matériaux utilisés

Pour une structure mixte, les caractéristiques des matériaux préconisées sont :

 Béton de classe C20/25 à C60/75 ;


 Acier de nuance S235 à S460.

a- Aciers de charpente :

Le choix des aciers tient compte des paramètres ci-dessous :

 La nature des sollicitations ;


 Le degré de monolithisme de la structure ;
 L’épaisseur des pièces constituant la structure ;
 La température de service de l’ouvrage.

Généralement pour les ponts mixtes, on utilise, des aciers de nuance S355 qui possèdent les
caractéristiques ci-après :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 46


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT
 Poids : 77,0 kN/m3 ;
 Module d’Young : E = 210 000 MPa ;
 Coefficient de Poisson : v = 0,3 ;

 Module de cisaillement :

b- Béton :

Pour le béton du tablier, nous opterons pour un béton de classe C35/45. En ce qui
concerne la classe d’exposition, l’environnement auquel le béton sera exposé permet de
retenir les classes XC3 et XF3 (Cf. Annexe B1). Les caractéristiques du béton sont résumées
dans le tableau suivant :

Tableau 24 : Les caractéristiques du béton du tablier

Dénominations Désignations Valeurs Unités


Résistance caractéristique en compression sur 35 MPa
cylindre à 28 jours
Valeur moyenne de la résistance à la 43 MPa
compression
Valeur moyenne de la résistance à la traction -3,2 MPa
Fractile 5% de la résistance à la traction -2,2 MPa
Fractile 95% de la résistance à la traction -4,2 MPa
Module d’élasticité 34 077 MPa
Résistance de calcul à la compression de la 23,34 MPa
section mixte
Résistance de calcul à la compression de la 23,34 MPa
section en béton armé

c- Armatures passives :

On utilise des armatures à haute adhérence qui possèdent les caractéristiques


suivantes :

 Limite d’élasticité : ;

 Valeur de calcul de la limite d’élasticité : ;

 Module d’Young des armatures : ;


 Mais on prend la même valeur que l’acier de la charpente pour les ponts mixtes,
donc :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 47


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT
d- Connecteurs :

Les connecteurs seront des goujons Φ 22 mm réalisés à partir d’un acier de nuance
S235 J2G3 dont la résistance caractéristique à la rupture vaut .

VII-2 Prédimensionnement

L’étape de prédimensionnement donnera une idée des dimensions des éléments


constitutifs du pont, tels que : la charpente métallique et le tablier.

VI1-2-1 Prédimensionnement de la charpente métallique

a- Hauteur des poutres :

Considérons des poutres métalliques de hauteur constante et qui sont des profilés
reconstitués soudés (P.R.S). La hauteur des poutres métalliques dépend des portées et de
largeur de l’ouvrage. Pour les bipoutres à entretoises, elle est donnée par la formule :

0 ( ) 1

Avec :

B la largeur de l’ouvrage.

b- Largeur des semelles :

Comme dans la grande majorité des ponts mixtes, la largeur des semelles inférieures et
supérieures est constante sur tout l’ouvrage.

 Largeur des semelles inférieures :

( )( )

 Largeur des semelles supérieures :


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 48
Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT
Les semelles supérieures sont plus étroites pour deux raisons. D’une part, il n’y a pas
risque de déversement en service car la dalle est connectée, et d’autre part les aciers passifs de
la dalle sont proches et contribuent à la résistance de la section. Pour la largeur du tablier
inférieure à 15m, on prendre la largeur de la semelle supérieure :

c- Epaisseur des semelles :

Les semelles inférieure et supérieure auront la même épaisseur.

 Sur appui :

 En travée :

A cause de la fatigue, l’épaisseur de la semelle supérieure doit être supérieure à 25 mm


et pour la semelle inférieure, elle doit être supérieure ou égal à 40 mm. Pour simplification, on
considérera :

d- Epaisseur des âmes :

L’épaisseur des âmes dépend des efforts (M et V) que doivent reprendre la section.

 Sur appui

Elle est en général comprise entre 25 et 28 mm. Pour notre cas, nous prendrons, en
tenant compte de la longueur des travées la valeur :

 En travée

L’épaisseur des âmes à mi-travée est souvent comprise entre 16 et 18 mm. on prendra :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 49


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT

e- Entretoise :

Les entretoises sont généralement espacées de 6 à 8 m et sont constitués d’IPE ou


HEA de 400 à 700 mm de hauteur. On adoptera de l’IPE600 avec un espacement de 8 m en
tenant compte de la largeur du tablier.

VI1-2-2 Prédimensionnement de la dalle

a- Au centre de la dalle

b- Au niveau des poutres

[ ]

Pour le calcul de ferraillages, la dalle sera modélisée comme un rectangle unique dont
l’épaisseur est la moyenne des deux ci-dessus :

[ ]

VI1-2-3 Les aciers passifs

a- Sections près des piles

Les aciers passifs longitudinaux représentent 1,30% de l’aire de la dalle.

b- Sections à mi-travée

Les aciers passifs longitudinaux représentent 1,00% de l’aire de la dalle : la moitié en


nappe supérieure et la moitié en nappe inférieure.
Pour l’enrobage des aciers passifs, il sera considéré égal à 4cm.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 50


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT
VI1-2-4 Tonnage total de charpente

Le tonnage comprend le poids des poutres principales, le poids des éléments


transversaux (entretoises) et des éventuels raidisseurs supplémentaires :

( )

VI1-2-5 Largeur efficace de la dalle en béton armé

Dans une section transversale, la répartition des contraintes normales n’est pas
uniforme. Plus une fibre longitudinale de la dalle est éloigné transversalement de l’âme
métallique, plus elle présente un retard de déformation sur la fibre centrale. C’est le
phénomène de trainage par cisaillement. Pour le prendre en compte dans les calculs, il est
nécessaire de définir des largeurs efficaces pour la dalle.

La largeur efficace de la dalle est la somme des trois termes :

Avec :

Entraxe entre les rangées extérieures de connecteurs goujons ;

( ) : où est la portée équivalente dans la section considérée et la largeur

géométrique réelle de la dalle associée à la poutre maîtresse ;

sauf pour les sections sur culées C0 et C8 où avec

égal à la largeur efficace à mi-travée de rive.

pour les travées de rive ;


pour les sections situées en travée centrale ;
[ ] pour les appuis intermédiaires.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 51


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT
VI1-2-6 Résultats du prédimensionnement

Pour les poutres, la dalle, les armatures passives et le tonnage de la charpente, on a les
résultats suivant :

Tableau 25 : Résultats du prédimensionnement

Désignations Symbole Valeur Unité


s s s
Poutres Hauteur h 2900 mm
Largeur Supérieure 1100 mm
des Inférieure 1200 mm
semelles
Epaisseur Sur appui 120 mm
des En travée 40 mm
semelles
Epaisseur Sur appui 28 mm
des âmes En travée 18 mm
Dalle Epaisseur Au centre de la dalle h 22 cm
de la dalle Au niveau des poutres h 28 cm
De calcul h 25 cm
Armature Sections près des piles A 0,029 m²
s passives Sections à mi-travée A 0,023 m²
Tonnage de la charpente T 235 kg/m²

Pour les entretoises, selon la norme NF EN 10025, pour un IPE 600, on obtient les
dimensions suivantes :

Tableau 26 : Caractéristiques des entretoises (IPE 600)

Désignations Symboles Valeurs Unités


Hauteur h 600 mm
Largeur de la semelle b 220 mm
Epaisseur de l'âme 12 mm
Epaisseur de la semelle 19 mm
Rayon de la courbure r 24 mm
Hauteur de l'âme d 514 mm
Masse par mètre linéaire P 122,4 kg/m
Aire de la section A 156 cm²

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 52


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT
Pour la largeur efficace de la dalle en béton armé, on a :

Tableau 27 : Détermination de la largeur efficace de la dalle

Désignations Culée Travée Appui intermédiaire


(mm) 750
(mm) 2 125
(mm) 1 625
(m) 68 56 40
(mm) 2 125 2 125 2 125
(mm) 1 625 1 625 1 625
1,00* 1,00 1,00
1,00* 1,00 1,00
*La valeur trouvée numériquement est supérieure à 1,00 mais doit être inférieure ou
égale à 1.

On en déduit que la largeur efficace est égale à la largeur réelle pour toutes les sections.

𝐛𝟏 𝟐𝟏𝟐𝟓 𝐦𝐦 𝐛𝟐 𝟏𝟔𝟐𝟓 𝐦𝐦
Figure 4 : Détermination de la largeur efficace

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 53


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT
VI1-2-7 Descriptions schématiques des éléments prédimensionnés

a- Poutres :

Figure 5 : Description des poutres principales

b- Entretoise :

Figure 6 : Description des entretoises

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 54


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII :
HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT
c- Dalle :

Figure 7 : Description de la dalle

d- Répartition des matières pour la poutre principale :

La répartition des matières pour la poutre principale est illustrée par la figure 8.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 55


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VII : HYPOTHESES DE CALCUL ET
PREDIMENSIONNEMENT

1 2 3 4 3 2 1

Figure 8 : Caractéristiques de la poutre principale pour une travée

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 56


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES

Chapitre VIII : EVALUATION DES CHARGES

VIII-1 Charges permanentes

On distingue le poids propre de la charpente métallique , celui de la dalle en


béton armé et les superstructures .

VIII -1-1 Charpente métallique

Outre le poids propre de la poutre métallique, il y a lieu aussi de tenir compte du poids
des éléments transversaux (entretoises) et celui des connecteurs qui sera modélisé par une
charge verticale uniformément répartie sur une poutre principale. Le tableau suivant donne
directement la valeur de la charge au mètre linéaire pour chaque section de la poutre
principale :

Tableau 28 : Charge de la charpente métallique dans chaque section

Désignation Section 1 Section 2 Section 3 Section 4


Poutre principale 26,99 20,08 13,61 10,99
(kN/ml)
Entretoises (kN/ml) 0,34
Connecteurs (kN/ml) 0,06
(kN/ml) 27,39 20,48 14,01 11,39

VIII -1-2 Dalle en béton armé

Le béton est considéré avec une densité de 25,00 kN/m3 et un coefficient de


majoration/minoration de 1/1. Le tableau qui suit montre la valeur de la charge linéaire du
béton pour une poutre :

Tableau 29 : Charge du béton au mètre linéaire

Densité 25 kN/m3
Epaisseur 0,25 m
Largeur 4,5 m
28,13 kN/ml

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 57


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES
VIII -1-3 Superstructure

Pour les superstructures, la chape d’étanchéité a une épaisseur de 3 cm, la couche de


roulement a une épaisseur de 8 cm, le trottoir a une épaisseur de 15 cm, la longrine pour
BN4 a une section de 0,5 x 0,2 m et la barrière BN4 a une charge de 0,65 kN/ml.

Le poids volumique de la couche de roulement et de la couche d’étanchéité est pris égal à


22,00 kN/m3.

Pour tenir compte du rechargement de la chaussée, il y a lieu de pondérer la valeur nominale


de la couche d’étanchéité de et de l’enrobé de +40%/-20%. Le tableau suivant donne
les valeurs des charges obtenues pour une seule poutre par mètre linéaire :

Tableau 30 : Evaluation des charges de la superstructure

Caractéristiques Pondérations
Désignations Largeur Epaisseur Max Min
(m) (m)
Chape d'étanchéité 4,80 0,03 1,2 0,8 3,60 4,32 2,88
Couche de 3,50 0,08 1,4 0,8 7,00 9,80 5,60
roulement
Trottoir 1,00 0,15 1,0 1,0 3,75 3,75 3,75
Longrine pour BN4 0,50 0,20 1,0 1,0 2,50 2,50 2,50
Barrière BN4 1,0 1,0 0,65 0,65 0,65
(garde-corps)
TOTAL 17,50 21,02 15,38

Pour la suite, la valeur maximale de 21,02 kN/ml sera adopté.

VIII -2 Charges climatiques

Les effets du vent sont négligés pour la flexion longitudinale de l’ouvrage en service
compte tenu des portées envisagées et de la hauteur du pont. Par contre l’impact du vent est à
considérer sur le dimensionnement des piles et culées.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 58


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES
VIII -3 Charges d’exploitation

VIII-3-1 Généralités

Les charges d’exploitation sont modélisées par le modèle de charge LM1, couvrant la
plupart des effets du trafic des camions et des voitures et par le modèle de charge LM2,
couvrant les effets dynamiques du trafic normal sur les éléments courts structuraux.

a- Le modèle LM1 :

Le modèle LM1 est composé :


 D’un tandem TS, modélisant deux charges concentrées à double essieu, chaque
essieu ayant pour poids :
 D’une charge uniformément répartie UDL, avec un poids au m² de voie
conventionnelle de :
Ce modèle est destiné à des vérifications générales et locales.

b- Le modèle LM2 :

Le modèle LM2 est composé d’une charge d’essieu unique appliquée à des surfaces
spécifiques de contact pneumatique, couvrant les effets dynamiques du trafic normal sur des
éléments transversaux très courts. Il est destiné à des vérifications locales de la dalle en béton.

VIII -3-2 Découpage de la chaussée en voie

Les largeurs des voies d’une chaussée et le plus grand nombre entier possible de
telles voies de cette chaussée sont présentés dans le tableau ci-après:

Tableau 31 : Nombre et largeur de voies pour le cas général

Largeur de Nombre de voies Largeur d’une voie Largeur d’aire


chaussée (m) (m) résiduelle (m)
1 3
2 0

( ) 3

Note : ( ) désigne la partie entière de

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 59


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES
Pour notre projet, on a les résultats suivants :

Tableau 32 : Découpage de la chaussée du projet en voie

Largeur de chaussée (m) 7


Nombre de voies 2
Largeur d’une voie (m) 3
Largeur d’aire résiduelle (m) 1

VIII -3-3 Classe de trafic :

A chaque ouvrage est associée une classe de trafic, fonction de l’intensité du trafic
supporté par l’ouvrage. L’Eurocode définit deux classes de trafic. En fonction de la classe de
trafic, les valeurs caractéristiques des charges routières doivent être pondérées par les
coefficients suivants :

Tableau 33 : Coefficients de pondération pour chaque classe de trafic

Charges TS : coefficient UDL : coefficient


Voies Voie n°1 Autres voies Voie n°1 Autres voies
Classe de trafic 1 1,0 1,0 1,0 1,2
Classe de trafic 2 0,9 0,8 0,7 1,0

Dans le cadre du projet de pont, on se placera en classe de trafic 2.

VIII -3-4 Application du modèle LM1

Pour l’application générale de LM1 : on l’applique sur chacune des voies


conventionnelles ainsi que sur les aires résiduelles avec les valeurs suivantes :

Tableau 34 : Valeurs des actions du modèle LM1

Emplacement TS (kN) UDL (kN/m²)


Voie 1 0,9 300 270 0,7 9,0 6,3
Voie 2 0,8 200 160 1,0 2,5 2,5
Aire résiduelle - 0 - 1,0 2,5 2,5

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 60


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES
VIII -3-5 Application du modèle LM2

Le modèle LM2 est composé d’une charge d’essieu , majoration dynamique


comprise. Comme il n’y a pas de spécification différente, nous allons prendre égal à .
selon la norme Eurocode.

Il est recommandé d’appliquer ce modèle en un point quelconque de la chaussée pour


les vérifications locales. Dans le présent mémoire, on va tenir compte de ce modèle lors de
l’étude de la dalle en béton armé.

VIII -3-6 Action sur les trottoirs

On ne va en tenir compte que sur le modèle « charge uniformément répartie ». Pour les
ponts-routes avec trottoirs ou pistes cyclables, il n’y a lieu de considérer que la valeur
suivante :

VIII -3-7 Positionnement des voies de circulation et répartition des charges


transversalement

La position des charges UDL et TS du modèle LM1 longitudinalement et


transversalement est telle qu’on obtient l’effet la plus défavorable de la poutre maîtresse
étudiée. En tenant compte de la symétrie de l’ouvrage, nous n’allons étudier que la poutre n°1
pour laquelle les voies sont disposées de façon la plus défavorable selon le schéma de la
figure ci-après.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 61


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES

Figure 9 : Disposition des voies de circulation pour le calcul de la poutre n°1

L’EN 1991-2 stipule que chaque essieu du tandem TS soit centré dans sa voie de
circulation pour la flexion longitudinale. La figure suivante indique la position de chacun des
deux tandems considérés par rapport aux poutres principales de la charpente métallique.

Figure 10 : Chargement du tablier par le tandem TS

On a ainsi un système isostatique et les réactions d’appui valent :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 62


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES
Pour la charge uniformément répartie UDL et celle sur les trottoirs, elles sont appliquées
dans la zone positive de la ligne d’influence comme l’indique la figure ci-après.

𝒒𝒇𝒌 𝟓 kN/ml

Figure 11 : Chargement du tablier par la charge uniformément répartie UDL et la charge sur
Les réactions aux appuis valent : le trottoir
Les réactions d’appui valent :

VIII -3-8 Bilan des charges LM1

Le modèle filaire à deux dimensions qui correspond à un demi-tablier sera donc chargé
avec une charge uniformément répartie de 25,58 kN/ml et un système de deux charges
concentrées de 291 kN espacées longitudinalement de 1,2 m.

VIII -4 Retrait du béton

On entend par retrait du béton, une déformation imposée dans la section de béton
comprimé. Cette déformation a trois sources physiques possibles :

 Le retrait thermique : traduit la différence thermique existant au moment de


durcissement entre le béton et la charpente métallique déjà en place.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 63


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES

 Le retrait endogène : il s’effectue à court terme, juste après la mise en œuvre du


béton, et traduit la poursuite de l’hydratation du ciment après la prise. Celle-ci entraine
une diminution du volume initialement mis en œuvre.

 Le retrait de dessiccation : il s’effectue sur le long terme, pendant la vie de


l’ouvrage et traduit une évaporation progressive de l’eau contenue dans le béton.

VIII -4-1 Retrait de mise en servie :

Le calcul du retrait de mise en service nécessite de savoir l’âge de béton. On


considèrera l’âge des dalles égal à .

a- Retrait endogène :

( √ )

D’où

b- Retrait de dessiccation :

: est le retrait de dessiccation de référence et déterminé à l’aide de la formule :


( )
[ ]

0 ( ) 1

RH : humidité relative du projet estimée à 85% (Station Fenoarivo-Atsinanana)

: valeur de référence de la résistance à la compression ;


et sont des coefficients qui traduisent la rapidité de prise de ciment :
Pour un ciment à prise normale : et

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 64


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES
Soit l’âge du béton quand le retrait de dessiccation commence.

Soit : le rayon moyen où et u sont respectivement la section du béton et le

périmètre exposé à la dessiccation.


(Interpolation linéaire, Cf. Annexe B4)

c- Retrait à la mise en service :

Finalement, on applique à la dalle posée sur les poutres


principales. Ce retrait est intégré dans les combinaisons de charges pour les vérifications de la
structure à la mise en service.

VIII -4-2 Retrait au temps infini

Retrait endogène :

Retrait de dessiccation :

On applique donc sur la dalle complète. Ce retrait sera intégré dans les
combinaisons de charges pour les vérifications éventuelles de la structure au temps infini.
VIII -4-2 Retrait thermique

Le retrit thermique est dû à la différence de température entre l’acier de charpente et le


béton au moment du bétonnage. La valeur du retrait thermique recommandée est de :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 65


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES

Le retrait thermique est appliqué sur la structure en même temps que le retrait au jeune
âge . Il ne s’utilise qu’à court terme pour déterminer les zones fissurées et
vérifier que les fissures de la dalle sont maitrisées.

VIII -4-3 Bilan des retraits

Dans les vérifications à la mise en service, on applique un retrait de


. Pour les vérifications au temps infini, on applique un retrait de
à la totalité de la dalle après les phases de bétonnage.

VIII -4-4 Action due aux retraits

L’action du retrait est introduite sur le modèle filaire sous la forme d’un effort normal :

Cet effort est appliqué au centre de gravité de la dalle en béton et se ramène au niveau du
centre de gravité de la section mixte à l’effort normal et au moment fléchissant
.
est la distance entre la centre de gravité mixte et le centre de gravité de la dalle.
Pour la vérification de mise en service, on a :
;
Pour la vérification au temps infini, on a :

VIII -5 Fluage du béton et coefficient d’équivalence

VIII-5-1 Fluage du béton

L’effet du fluage du béton n’est considéré que pour les charges ayant une longue durée
d’application. Cet effet est pris en compte par une diminution de la section résistante du
béton, c’est-à-dire une augmentation du coefficient d’équivalence.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 66


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES
VIII -5-2 Calcul du coefficient d’équivalence

Pour les charges ayant une courte durée d’application (les surcharges routières), on
divise l’aire du béton par un coefficient d’équivalence avant de l’ajouter à l’aire de la
charpente métallique. Le but est d’homogénéiser la section mixte.

Le coefficient d’équivalence pour les calculs de la structure à long terme est . Ce


coefficient dépend du type de charge appliquée sur la poutre et du fluage du béton à l’instant
considéré :
[ ]

traduit la dépendance du coefficient d’équivalence au type de charge appliquée :


 Charge permanente (poids propre de la dalle et superstructure) : ;
 Retrait du béton : ;
 Précontrainte par déformation imposée :

: est la fonction de fluage

( )

[ ] 0 1 0 1
√ √

Les coefficients et tiennent compte de l’influence du béton lorsque ,


dans le cas contraire .

( )

( )

est l’âge moyen du béton en jours lorsque le cas de charge considéré est appliqué sur la
structure.
Le tableau suivant récapitule les valeurs de calcul intermédiaires de la fonction de fluage ainsi
que les valeurs des coefficients d’équivalence utilisés dans la suite de ce projet.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 67


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre VIII :
EVALUATION DES CHARGES
Tableau 35 : Valeurs de calcul intermédiaires de la fonction de fluage et des coefficients
d’équivalence

Chargement
Bétonnage 1,1 1,58 1,58 16,85
Superstructure 1,1 1,12 1,12 13,73
Retrait à long terme 0,55 2,70 2,70 15,30
Surcharges - - - 6,16

VIII -6 Force de freinage

Une force de freinage, notée , s´exerçant comme une force longitudinale, au


niveau du revêtement de la chaussée, doit être considérée.
( )

VIII -7 Conclusion

La classe du trafic est de classe 2 et plusieurs types de charges sont pris en


considération pour ce projet. Chaque charge, ainsi définie, a sa destination bien précise. Ayant
défini toutes les charges indispensables, on peut établir les combinaisons d’actions possibles.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 68


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

Chapitre IX : COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

IX-1 Combinaisons d’actions

IX-1-1 Situations de projet

Pour un projet de pont mixte, les vérifications pour les différentes situations suivantes
sont indispensables :

 Situations de projet transitoires :


 La charpente seule sous son poids propre y compris les différentes phases
suivant les étapes pour le montage ;
 La fin du coulage de la dalle.

 Situations de projet durables :


 A la mise en service du pont ;
 En fin de durée de vie du pont.

 Situations de projet accidentelles :


 Séisme ;
 Chocs.

Dans le cadre de ce mémoire, on ne s’intéressera qu’aux situations de projets durables. A


chaque situation de projet durable, on définit les combinaisons de l’ELS et celles de l’ELU.

IX-1-2 Notations et généralités

a- Notations :

Les charges les plus fréquemment utilisées sont :

État caractéristique des sollicitations dans la structure sous charge permanente


défavorable (poids propre nominal et superstructure nominal et superstructure maximale) en

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 69


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

tenant compte du phasage de construction ;

État caractéristique des sollicitations dans la structure sous charge permanente


favorable (poids propre nominal et superstructure nominal et superstructure minimale) en
tenant compte du phasage de construction ;

Enveloppe des sollicitations caractéristiques dues à l’action du retrait du béton ;

Enveloppe des sollicitations caractéristiques dues aux effets thermiques ;

Enveloppe des sollicitations verticales caractéristiques dues aux charges uniformément


réparties;

Enveloppe des sollicitations verticales caractéristiques dues aux charges ponctuelles ;

Enveloppe des sollicitations verticales caractéristiques dues aux charges uniformément


réparties sur les trottoirs.

b- Les charges caractéristiques :

Les charges caractéristiques à prendre en compte sont :

 ;
 Le groupe gr3a :
 Le groupe gr1b : (modèle de charge LM2) ;
 Le groupe gr2 composé des forces de freinage et d’accélération, qui ne sont pas
considérées ici. Elles sont horizontales et servent au dimensionnement des appareils
d’appui et des joints de dilatation.

IX-1-3 Combinaisons ELU autres que celles de fatigue

En situation de projet durable, pour des justifications de dimensionnement des


éléments structuraux (hors semelles, pieux, murs de culées), la combinaison fondamentale
ELU à considérer est :

∑ ∑

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 70


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

⟹ ( )

IX-1-4 Combinaisons ELS

a- Combinaison de l’ELS caractéristique :

En service (situation de projet durable), la combinaison ELS caractéristique qui sera


prise en compte est la suivante :

∑ ∑

⟹ ( )

b- Combinaison de l’ELS fréquente :

En service, la combinaison ELS fréquent qu’on considérera est la suivante :

∑ ∑

⟹ ( )

c- Combinaison de l’ELS quasi-permanente :

En situation de projet durable, la seule combinaison quasi-permanente à considérer est


la suivante :

∑ ∑

⟹ ( )

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 71


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

IX-2 Calcul des structures

Le but de ce paragraphe est de déterminer les moments aux appuis et en travées afin de
dimensionner la dalle en béton armé et justifier la poutre principale.

IX-2-1 Calcul des sollicitations de flexion de la dalle

a- Définition des sections d’étude :

On étudiera les deux sections caractéristiques de la dalle qui sont:

 Section S1 (encorbellement) : au droit des appuis où les efforts tranchants sont plus
importants ;
 Section S2 (travée) : au milieu de la dalle, les moments fléchissants y sont les plus
élevés.

b- Méthode de calcul :

Pour la flexion de la dalle, nous allons utiliser les abaques pour la flexion locale de la
dalle d’un bipoutre à entretoise de SETRA Ouvrage d’art n°54 (Annexe D).

c- Hypothèses :

 Balancement des travées : rapport de l’encorbellement entraxe vaut 0,4 ;


 Profil de l’intrados : linéaire dans l’encorbellement (épaisseur variant de
à ), parabolique entre poutres (épaisseur variant de à );
 Largeur de la chaussée : longrine de largeur , pas de séparateur central.

d- Comportement pratique :

 La dalle suit la cinématique de Love Kirchhoff (plaque mince), les sections droites
restent normales au feuillet moyen au cours du chargement ;

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 72


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

 Le coefficient d’Young intervient explicitement. L’Eurocode distingue les structures


fissurées des structures non fissurées La valeur qui place en
sécurité est .

e- Chargement :

Les charges concentrées sont diffusées selon une pente 1/1 jusqu’au feuillet moyen de
la dalle. La hauteur E de répartition des charges est :

Avec :
épaisseur des couches de revêtement ;
épaisseur au centre de la dalle.
Largeur d’une roue du modèle de charge LM1

Figure 12 : Diffusion des charges concentrées

f- Lecture de l’abaque :

Moment au centre de la dalle : on lit directement la valeur du moment pour l’entraxe


des poutres effectivement prévu.

Moment d’encastrement : on lit dans les abaques les valeurs correspondant à une
longueur fictive de l’encorbellement préservant l’excentrement du tandem le plus lourd. La
longueur fictive est définie par :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 73


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

g- Moment d’encastrement :

Les paramètres d’entrée pour les abaques sont :

;
;

Pour le moment d’encastrement, après lecture sur les abaques :


 LM1 caractéristique : ;
 LM1 fréquent :

i- Moment au centre de la dalle suivant x :

Pour LM1 caractéristique :

Pour ,
Pour
Après interpolation linéaire, on trouve pour :

Pour LM1 fréquent :

Pour ,
Pour
Après interpolation linéaire, on trouve pour :

j- Moment au centre de la dalle suivant y :

Pour LM1 caractéristique :

Pour ,
Pour
Après interpolation linéaire, on trouve pour :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 74


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

Pour LM1 fréquent :

Pour ,
Pour
Après interpolation linéaire, on trouve pour :

k- Sollicitations de calcul à l’ELS et à l’ELU :

En respectant les combinaisons explicitées précédemment, on obtient finalement les


valeurs des moments données dans le tableau ci-dessous :

Tableau 36 : Sollicitation de calcul à l’ELU et ELS de flexion transversale et longitudinale de


la dalle

M (kN.m/ml) ELS fréquent ELS caractéristique ELU


S1 -82,5 -120 -162
S2 Suivant x 33,6 46,4 62,6
Suivant y 66,6 96,6 130,4

IX-2-2 Moment longitudinal dans les poutres principales

On assimilera la poutre principale à une poutre continue de huit travées dont la section
dans chaque travée est variable et les appuis sont considérés comme simples.

a- Généralités sur la méthode de calcul des poutres continues :

Le pont possède un nombre de travées qui est supérieur à trois, alors la méthode la
plus appropriée pour le calcul de la poutre est la méthode des foyers. Le principe est de
charger successivement toutes les travées, puis on cumule tous les résultats obtenus.
Les moments aux appuis i et (i-1), lorsqu’on charge la travée n°i par une charge⃗⃗⃗ , sont
donnés par les formules :

Avec :
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 75
Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

;
;
les angles de rotation à l’origine et à l’extrémité de la travée de longueur L
supposée simplement appuyée, sous l’effet des charges extérieures.
Les formules de ces différents paramètres sont les suivantes :

∫ ( ) ∫

les coefficients de souplesse de la poutre et dépendant des caractéristiques


géométriques de la poutre.

∫( ) ∫ ( ) ∫

En calculant ces intégrales, on a les coefficients de souplesse de chaque poutre:

∑ [. / . / ]

∑ 0 . / . /1

∑ [ ]

En ce qui concerne les angles de rotation, pour le tronçon n°k de la travée n°i:

( ) ( )

. /

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 76


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

Pour les moments dans les autres appuis :

Ainsi, le moment fléchissant dans la section x de la travée n° i a pour expression :

( )

( )
{
( )

L’effort tranchant s’écrit :

Enfin, la réaction au droit de l’appui simple vaut :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 77


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

b- Détermination des sections à étudier :

 Section sur appui (Σ1) ;

Les lignes d’influence des moments sur appuis sont indiquées comme suit :

Courbe 1 : Lignes d’influence des moments sur appuis

Après calcul, on trouve la surface de la ligne d’influence de chaque appui dans chaque travée :

Tableau 37 : Surface de la ligne d’influence des moments sur appui

Travée n° Surface
1 2 3 4 5 6 7 8 >0 <0
MP1 -582 -383 131 -45 15 -5 2 -1 148 -1016
MP2 199 -451 -427 147 -50 17 -6 3 366 -935
MP3 -68 155 -435 -433 148 -51 18 -8 321 -996
MP4 23 -53 149 -434 -434 149 -53 23 345 -973
MP5 -8 18 -51 148 -433 -435 155 -68 321 -996
MP6 3 -6 17 -50 147 -427 -451 199 366 -935
MP7 -1 2 -5 15 -45 131 -383 -582 148 -1016

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 78


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

Effectivement, les sections sur appui les plus défavorables sont les sections sur les
appuis P1 et P7. Pour la suite on va s’intéresser principalement à l’appui P1 dont la ligne
d’influence est la suivante :

Courbe 2 : Ligne d’influence du moment fléchissant dans l’appui P1

 La section en travée (Σ2) :

Les courbes enveloppe de la ligne d’influence des moments fléchissants dans chaque
section sont illustrées dans la figure suivante :

Courbe 3 : L’enveloppe de la ligne d’influence du moment fléchissant

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 79


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

Effectivement, nous n’avons pas de travée centrale, donc les sections qui permettent
d’avoir le moment fléchissant maximal en travée se trouvent dans les travées de rive C0A1 et
P7C8. On va se focaliser dans la suite sur la travée C0A1. Les courbes enveloppes de la ligne
d’influences de chaque section de cette travée sont représentées comme suit :

Courbe 4 : Lignes d’influences du moment fléchissant dans chaque section de la travée C0A1

Les surfaces des lignes d’influences qui permettent de déterminer la section la plus
défavorable se trouvent dans le tableau suivant :

Tableau 38 : Détermination de la section la plus défavorable en travée

Abscisse x
Surface 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39
>0 637 641 645 647 647,7 647,8 647 645 642 638
<0 -163 -168 -173 -179 -184 -190 -195 -201 -206 -211

Ainsi, la section à étudier en travée est à la distance de la culée C0.

c- Répartition des charges pour le calcul des moments dans les sections Σ1 et Σ2 :

Connaissant les lignes d’influences pour les sections (Σ1) et (Σ2), on détermine
aisément les zones à charger avec les charges de trafic UDL et TS. Ces derniers sont obtenus
en X-3-8.
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 80
Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

 Répartition des charges UDL et TS pour déterminer le moment maximal dans Σ1 :

Le tandem TS se trouve à une distance x=47 m de la culée C0 pour avoir l’effet la plus
défavorable.

𝑇𝑆
𝑈𝐷𝐿 𝑈𝐷𝐿 𝑈𝐷𝐿 𝑈𝐷𝐿

Figure 13 : Répartition des charges UDL et TS longitudinalement pour la section Σ1

 Répartition des charges UDL et TS pour déterminer le moment maximal dans Σ2 :


𝑇𝑆
𝑈𝐷𝐿 𝑈𝐷𝐿 𝑈𝐷𝐿 𝑈𝐷𝐿

d-
Figure 14 : Répartition des charges UDL et TS longitudinalement pour la section Σ2

d- Répartition des charges permanentes pour une travée :

𝑔 𝑔
𝑔 𝑔 𝑔 𝑔 𝑔 ⬚

Figure 15 : Répartition des charges permanentes pour une travée

Les sections (1), (2), (3) et (4) sont définies dans IX-7-4

e- Moments fléchissants et efforts tranchant dus aux charges permanentes et

surcharges d’exploitation :

Les diagrammes du moment fléchissant permettant d’obtenir les effets les plus défavorables
dans les sections (Σ1) et (Σ2) sont représentés dans la figure qui suit :
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 81
Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

Courbe 5 : Diagrammes des moments fléchissants permettant d’avoir les effets les plus
défavorables dans les sections (Σ1) et (Σ2)

En décomposant les moments fléchissants dans les deux sections en celui dû aux charges
permanentes et en celui dû aux charges d’exploitation, on a:

Pour les charges permanentes :

Tableau 39 : Moments fléchissants et efforts tranchants dus aux charges permanentes dans les
sections de calcul

Sollicitations Section (Σ1) Section (Σ2)


Moments fléchissant -52,32 MN.m 30,42 MN.m
Efforts tranchant 2,91 MN -0,26 MN

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 82


Partie III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CDS/Chapitre IX :
COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES

Pour les surcharges d’exploitation:

Tableau 40 : Moments fléchissants et efforts tranchants dus aux surcharges d’exploitation


dans les sections de calcul

Section Surcharges Moments Efforts


appliquées (MN.m) tranchants
(MN)
(Σ1) UDL -25,26 1,90
TS -2,75 0,29
(Σ2) UDL 15,10 0,04
TS 4,37 -0,16

f- Sollicitations de calcul à l’ELS et à l’ELU :

En optant les mêmes combinaisons que dans les moments transversaux, on a les
résultats suivants :

Tableau 41 : Sollicitations de calcul pour la poutre principale

Section (Σ1) Section (Σ2)


ELS (MN.m) -80,34 45,52
(MN) 4,59 -0,38
ELU (MN.m) -108,45 61,45
(MN) 6,20 -0,52

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 83


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE

PARTIE IV : CALCUL DU
PONT MIXTE
Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN BETON ARME

X-1 Textes réglementaires

On se basera sur les normes suivantes :

 Pour les surcharges : Eurocode 1-Partie 3 : « Charges sur les ponts dues aux trafics » ;
 Pour le béton armé : Eurocode 2 : « Calcul des structures en béton ».

X-2 Rôle de la dalle et fonctionnement

Le rôle de la dalle de couverture est de transmettre des charges d’exploitation aux


poutres. Il s’agit de flexion locale ou de flexion transversale. Ainsi, on supposera que le béton
transmet les charges des essieux aux poutres métalliques et que les poutres participent à la
flexion d’ensemble de l’ouvrage.

X-3 Détermination des armatures transversales

X-3-1 Données relatives à l’environnement et aux matériaux

L’ouvrage est situé à proximité de la côte mais le béton de la dalle est protégé par une
couche d’étanchéité. La classe d’exposition que nous adopterons sera alors XC3 (Cf. Annexe
B1).

Pour le béton, nous utiliserons un béton normal de classe C35/45 (Cf. Annexe B2).
Les aciers seront des barres à haute adhérence de classe B : S 500 B avec

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 85


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME
X-3-2 Organigramme de calcul

Figure 16 : Les sections de calcul pour la flexion simple en Eurocode 2

La dalle est soumise à la flexion simple. La contrainte de compression du béton n’est


pas limitée pour les classes d’expositions X0, XC et XA à l’ELS.

 Sollicitations : 𝑀𝐸𝑑 , 𝑀𝑠𝑒𝑟

 Matériaux :
 𝑓𝑐𝑘 ;
𝑓𝑦𝑘
 𝑓𝑦𝑑 𝑒𝑡 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑙𝑖𝑡 ;
𝛾𝑆

 𝐸𝑆 𝑀𝑃𝑎 ;
 𝜀𝑐𝑢 𝑜𝑢 𝜀𝑐𝑢 ;
 type de diagramme σ-ε des aciers,

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 86


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 87


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 88


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

X-3-3 Détermination de l’enrobage

L’enrobage nominal est la somme d’un enrobage minimal et d’une marge pour
tolérance d’exécution :

Pour , la valeur recommandée est de

Pour la classe XC3, la valeur de l’enrobage minimal est , d’où l’enrobage


nominale :

X-3-4 Calcul des armatures dans les sections S1 et S2

a- Pour la section S1 :

 Données :

Sollicitations :
 ;
 ;

 .

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 89


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME
Classe d’exposition : XC3
Matériaux :
 Béton : ,
 Acier : S 500 B.

Section de calcul :

𝐴𝑠
d

𝑏𝑤

 Résultats :

i. Caractéristiques des matériaux :


 Béton :

[ ] [ ]

 Acier :

ii. Coefficient γ :

iii. Calcul des armatures à l’ELU :

On a des aciers S500

: donc la section est simplement armée


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 90
Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

iv. Section minimale d’armatures :

: la maîtrise de la fissuration est requise.

Vérifié

Pour l’armature réelle, nous aurons :


4HA25 : 19,64 cm²

b- Pour la section S2 suivant x :

 ;
 ;

En procédant de la même manière que a), on trouve :

Pour l’armature réelle, nous aurons :


4HA16 : 8,04 cm²

c- Pour la section S2 suivant y :

 ;
 ;

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 91


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME
En procédant de la même manière que a), on trouve :

Pour l’armature réelle, nous aurons :


5HA20 : 15,71 cm²

X-3-5 Description du ferraillage suivant y

Le ferraillage transversal est placé à l’extérieur du ferraillage longitudinal, du côté de


la surface libre du hourdis. En prenant en compte les résultats de calcul des armatures, on a :

 Au milieu de la dalle
En nappe supérieure : HA20 avec l’espacement s = 170 mm
En nappe inférieure : HA20 avec l’espacement s = 170 mm

 Au niveau des poutres métalliques


En nappe supérieure : HA25 avec l’espacement s = 200 mm
En nappe inférieure : HA20 avec l’espacement s = 170 mm

X-3-6 Description du ferraillage suivant x

HA16 avec l'espacement s = 200 mm en nappes supérieure et inférieure

X-4 Justification locale de la dalle en béton armé

X-4-1 Vérification concernant le ferraillage de la dalle

Les vérifications seront effectuées aux deux points caractéristiques de la dalle : au


droit des poutres métalliques et au milieu de la dalle.

a- Limitation des contraintes sous ELS caractéristique :

Il convient de limiter les limites suivantes :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 92


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

désigne la position de l’axe neutre par rapport à la fibre supérieure du béton et déterminé à
partir de l’équation des moments statiques:

Le moment d’inertie est :

: désigne le coefficient d’équivalence armature/béton. Pour vérifier les armatures passives,


c’est généralement le calcul à long terme, conduit avec un coefficient d’équivalence
, qui est le plus défavorable. Par contre, pour vérifier la limite de compression dans le béton,
c’est généralement le calcul de contrainte à court terme avec qui est le plus
contraignant.

Après calculs :

 Au droit des poutres métalliques :

Avec , on obtient ;
Avec , on obtient .

⟹ Les conditions sont vérifiées.

 Au milieu de la dalle :

Avec , on obtient ;
Avec , on obtient .

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 93


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME
⟹ Les conditions sont vérifiées.

b- Résistance en flexion à l’ELU :

Il faut vérifier sous la combinaison fondamentale de l’ELU que le moment sollicitant


est inférieur au moment résistant ultime. Ce dernier est calculé à partir des diagrammes
contraintes-déformations suivants :

 Béton : diagramme rectangulaire simplifié équivalent


;
;
.

 Armatures passives : diagramme bilinéaire avec écrouissage (acier de classe B)


;
;
.

Pour la section au droit des poutres métalliques, on a :

215 mm

On néglige les armatures comprimées.

( )

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 94


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

( )

Pour la section au milieu de la dalle :

( )

⟹ Les aciers transversaux sont dons suffisants vis -à-vis de la flexion locale à l’ELU.

c- Résistance à l’effort tranchant vertical :

L’effort tranchant maximal est obtenu au droit des âmes métalliques. La valeur
numérique obtenue est de :

La résistance de la dalle en l’absence d’armatures d’effort tranchant s’obtient par :

, * +-

en MPa

√ ;

: Cette contrainte est nulle en l’absence d’effort normal, ce qui est le cas de la

dalle dans le sens transversal ici.

: valeur recommandée ;

( ) √ : pour les dalles.

Le calcul au droit de la poutre principale donne successivement :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 95


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

On vérifie que :

⟹ Il n’est donc pas nécessaire d’ajouter des armatures d’effort tranchant dans la dalle, autres
que celles résultant des dispositions constructives (recouvrement et poussée au vide).

X-4-2 Résistance au poinçonnement à l’ELU

Cette justification est réalisée à l’ELU. Le principe est de vérifier que le cisaillement
engendré sous l’effet d’une charge concentrée reste admissible. Le cas échéant, il est
nécessaire de déterminer la quantité d’acier d’effort tranchant nécessaire pour assurer la
résistance de la dalle.

Cette vérification est établie à l’aide du modèle de charge LM2, qui représente une charge
localisée.

a- Contour de contrôle de référence :

La diffusion des efforts dans le béton aboutit à la répartition des effets des charges.
Afin de tenir compte de cet effet, l’Eurocode 2 définit des contours de contrôle de référence.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 96


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME
On considère alors que la charge se répartit uniformément dans la zone à l’intérieur de ce
périmètre .

Figure 17 : Contours de contrôle de référence

correspond à la moyenne des bras de levier des aciers longitudinaux et transversaux


de la nappe inférieure par rapport au plan de la surface d’impact :

b- Cisaillement le contour de référence :

Le cisaillement se développe sur une surface de béton

Avec :
effort de poinçonnement ;
: facteur qui traduit l’excentrement de la charge, égal à 1 pour une charge centrée.

c- Cisaillement résistant du béton seul :

Avec :

,( ) ( ) -

√ : pourcentage d’armatures tendues dans les directions y et z.

( )

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 97


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

d- Vérification :

La valeur de la charge LM2 est :

Sa surface d’impact est

0,11 est la hauteur des couches de roulement et d’étanchéité.

On trouve ainsi le cisaillement le long du contour :

La résistance au poinçonnement est calculée comme suit :

On vérifie ainsi le poinçonnement :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 98


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME
⟹ Il n’est pas alors nécessaire d’ajouter d’aciers d’efforts tranchants.

X-4-3 Limitation de l’ouverture de fissure

Pour s’assurer la maitrise de la fissuration, on va utiliser la méthode directe. Elle


consiste à calculer directement l’ouverture des fissures et vérifier ensuite que celle-ci est
inférieure à la valeur limite spécifiée pour le projet.

L’ouverture des fissures est donnée par la formule :

Avec :
: espacement maximal des fissures calculées ;
: allongement unitaire moyen du béton sur cette même distance ;
: déformation moyenne de l’armature de béton armé sous la combinaison de
charges considérée, incluant l’effet des déformations imposées et en tenant compte de la
participation du béton tendu.

a- Espacement maximal des fissures calculées :

Tableau 42 : Détermination de la formule de calcul de

Section Au droit des Au milieu de la


poutres dalle
métalliques
35 35
25 20
120 105
145 125
( ) 237,5 225,0
Conclusion ( ) ( )

Ainsi, nous avons des armatures tendus avec faible espacement et l’espacement maximal des
fissures est donné par l’expression :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 99


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

: facteur caractérisant l’adhérence des armatures (égal à 0,8 pour les barres HA) ;
: facteur tenant compte de la distribution des déformations (égal à 0,5 pour les flexions) ;
: valeur recommandée par l’Eurocode ;
: valeur recommandée par l’Eurocode ;

: aire de la section effective de béton autour des armatures tendues.

{
est calculé dans XII-4-1-c

Pour les deux sections étudiées, on a :

Tableau 43 : Détermination de

Section Au droit des Au milieu


poutres de la dalle
métalliques
25 20
1000 1000
15,51 15,51
250 250
215 215
78,26 78,26
782,6 782,6
34,36 25,13
0,044 0,032
215,6 196,3

b- Calcul de :

( )

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 100


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN
BETON ARME

;
contrainte dans les armatures de béton armé tendues calculée dans XII-4-1 ;
: pour la section au droit des poutres métalliques ;
: pour la section au milieu de la dalle.
: coefficient d’équivalence entre l’acier et le béton (égal à 15 pour un chargement de
longue durée).

Après calcul, pour les deux sections, on obtient :

Tableau 44 : Calcul de

Section Au droit des Au milieu


poutres de la dalle
métalliques
0,00041 0.0012
215,6 196,3
0,08 0,24

c- Vérification :

Pour les classes d’expositions XC, l’ouverture maximale des fissures est
.

 Au droit des poutres métalliques :


 Au milieu de la dalle :

⟹ La maitrise de la fissuration est assurée.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 101


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS

Chapitre XI : JUSTIFICATION DES SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS

XI-1 Justification de la section sur appui P1 (Σ1) aux ELU

XI-1-1 Géométrie

Au niveau de l’appui P1, on a une dalle qui est tendue sur toute sa hauteur. On néglige
alors sa participation dans la résistance de la section. Les sollicitations dans cette section
valent :

2,00 2,50

1100x120mm²

2660x28mm²
1200x120mm²

Figure 18 : Géométrie pour la justification de la section sur appui P1

XI-1-2 Contraintes

Les contraintes sont obtenues à l’aide des formules suivantes :

 La contrainte de traction dans l’armature :


 La contrainte de compression dans la semelle inférieure du profilé :


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 102


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
Avec :
: moment d’inertie homogénéisé de la section mixte

( )

: distance de l’axe neutre élastique au centre de gravité de la section du profilé

( )

: aire totale des armatures participantes ;


: aire du profilé ;
: la côte de la nappe d’armatures par rapport à la face supérieure de la semelle du profilé ;
: hauteur du profilé ;
: moment d’inertie géométrique du profilé par rapport à son axe central d’inertie.

Après calcul, on a :

-293,53 MPa

-263,32 -255,53 MPa


-233,79 MPa
(-)

ANE

(+) 248,14 MPa


269,89 MPa

Figure 19 : Contraintes à l’ELU dans la section sur appui P1

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 103


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
XI-1-3 Détermination de la classe

a- Semelle supérieure :

La semelle supérieure est tendue donc de classe 1

b- Semelle inférieure :

La semelle inférieure est comprimée. Elle est de classe 1 si :

c- L’âme :

L’âme est tendue en partie haute et comprimée en partie basse. On cherche la position
de l'axe neutre plastique (ANP) pour déterminer la classe de l’âme.

 Résistance plastique des armatures

Le béton tendu est négligé.

 Résistance plastique de la semelle supérieure de la charpente

 Résistance plastique de l’âme

 Résistance plastique de la semelle inférieure de la charpente

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 104


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS

{ donc l’ANP se trouve dans l’âme.

Cet ANP se trouve à une distance x de la soudure âme/semelle supérieure :

Plus de la moitié de l’âme est tendue :

L’âme est d’au moins de classe 3 si :

Ce qui est vérifiée, donc on raisonne sur le diagramme élastique des contraintes ELU.

Alors l’âme est de classe 3 si :

Ce qui est vérifié alors l’âme est de classe 3.

d- Conclusion :

La section sur pile P3 appartient à la classe 3 et est justifiée par une analyse élastique.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 105


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
XI-1-4 Justification en flexion

On vérifie successivement :

La section (Σ1) est donc justifiée en flexion.

XI-1-5 Justification à l’effort tranchant

L’âme doit être vérifiée si :

 Pour une âme non-raidie :

 Pour une âme raidie : √

Dans le présent cas, l’âme est raidie par des raidisseurs intermédiaires, d’où :

( ) ( )

√ √

⟹ √

⟹ l’âme doit être vérifiée vis-à-vis de voilement sous cisaillement.

La résistance maximale à l’effort tranchant est :

( )

√ √

: Contribution de l’âme et des semelles ;

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 106


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS

 Contribution de l’âme :

√ √
√ √

( )

 Contribution des semelles :

( . / )

: moment résistant des semelles seules et calculé en négligeant l’âme de la poutre


métallique.

: alors l’ANP se trouve dans la semelle supérieure


à une distance x de sa fibre extrême supérieure :

( )

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 107


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS

𝑓𝑠𝑘
𝛾𝑠
ANP
𝑓𝑦𝑓 𝑓𝑦𝑓
𝛾𝑀 𝛾𝑀

𝑓𝑦𝑓
𝛾𝑀

Figure 20 : Calcul du moment résistant des semelles seules dans la section (Σ1)

Après calcul :

. /

. /

. ( ) /

: donc la section est vérifiée sous effort tranchant.

XI-1-6 Justification sous l’interaction moment-effort tranchant

donc il faut tenir compte de l’interaction moment-


effort tranchant et le critère à vérifier est la suivante :

0 1[ ]

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 108


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
On calcule à partir de la position de l’ANP. On a déjà vu que l’ANP se trouve à la
distance de la soudure âme/semelle supérieure. Après calcul, nous trouvons :

𝑓𝑠𝑘
𝛾𝑠

𝑓𝑦𝑓
𝛾𝑀

𝑓𝑦𝑤
𝛾𝑀

ANP

𝑓𝑦𝑤
𝛾𝑀

𝑓𝑦𝑓
𝛾𝑀

Figure 21 : Calcul du moment résistant dans la section (Σ1)

Le critère d’interaction donne :

0 1[ ]

⟹ La section est donc vérifiée sous interaction moment-effort tranchant.

XI-2 Justification de la section en travée C0P1 (Σ2) aux ELU

Voir annexe E

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 109


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
XI-3 Justification de la membrure inférieure de la section sur l’appui P1 au déversement

XI-3-1 Généralités

Le déversement est un phénomène d'instabilité affectant une poutre subissant un


moment de flexion. En effet, lorsqu'une poutre est fléchie, sa face inférieure est tendue et sa
face supérieure est comprimée. Lorsque cet effort de compression atteint une valeur critique,
dépendant notamment des conditions d'appui et de la distribution du moment de flexion
, le côté comprimé va voiler à la manière d'un poteau comprimé qui flambe.

On considère alors que la semelle est simplement appuyée latéralement au niveau des
piles et des culées, et qu’elle est posée sur des appuis élastiques au niveau des cadres
d’entretoisement. La stabilité latérale de la semelle inférieure est donc dépendante de la
rigidité de ces cadres.

La justification des semelles inférieures au déversement consiste donc à évaluer


la stabilité latérale des cadres d’entretoisement, puis à calculer la charge critique de
flambement latéral.

L’EN 1993-2 propose deux méthodes pour déterminer cette charge critique :

- Une méthode simplifiée qui utilise la formule d’Engesser. Cette méthode suppose une
charge uniforme sur toute la longueur du tablier et des appuis élastiques répartis en travée

- Une méthode générale, qui nécessite de calculer la charge critique de la façon la plus exacte
possible.

XI-3-2 Calcul de la rigidité des cadres d’entretoisement :

Les cadres seront modélisées à un portique à 2 étages et en en supprimant la barre


représentant la dalle en béton (c'est à dire négliger l'extensibilité de la dalle).

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 110


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS

Figure 22 : Notations définissant le portique modélisé

Pour le calcul du portique, deux configurations de charges sont envisagées :

Figure 23 : Chargement pour le calcul de la rigidité

La rigidité du cadre s’écrit :

[ ]

Les déplacements et sont obtenus à partir du calcul du portique hyperstatique :

[ ] [ ] [ ]

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 111


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS

* +
[ ]
[ ]

; et sont les termes de souplesse liés aux sections réduites d’effort tranchant de
l’entretoise et des montants verticaux :

, et désignent les termes de flexibilité et d’extensibilité :

Flexibilité de la partie inférieure d’un montant :

Flexibilité de l’entretoise :

Flexibilité de la partie supérieure d’un montant :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 112


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
Extensibilité de l’entretoise :

Après calcul, on aboutit aux résultats suivants pour les termes de souplesse, de flexibilité et
d’extensibilité :

Tableau 45 : Les termes de souplesses, de flexibilité et d’extensibilité pour la vérification au


déversement

0,00034
Souplesse (m/MN) 0,00750
0,00030
0,00149
0,00007
Flexibilité (m/MN) 0,00007
0,00028
0,00149
Extensibilité (m/MN) 0,00072

Avec le portique modélisé, les déplacements obtenus sont :

La raideur est :

XI-3-3 Sollicitation pour le déversement :

La sollicitation pour le déversement correspond à la combinaison de charges qui


maximise le moment sur l’appui P1 :

Afin d’étudier le flambement latéral de la semelle inférieure, il est utile de traduire le moment
fléchissant en effort normal le long de cette semelle :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 113


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
Avec la distance entre les centres de gravités des deux semelles (métallique et mixte) de la
poutre.

XI-3-4 Vérification au déversement :

La méthode simplifiée de vérification sera appliquée ici. Ainsi, il faut vérifier que :

Pour ce faire, on calcule successivement :

L’élancement réduit est :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 114


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS

On utilise la courbe de flambement « d » : ( )

* ( ) +

⟹ Le critère de déversement est donc vérifié.

XI-4 Justification des sections mixtes aux ELS

Les vérifications en service permettent au pont d’assurer son fonctionnement correct


en service, de garantir le confort des personnes, de limiter les déformations affectant son
aspect et de maitriser les dommages nuisant à son aspect, sa durabilité ou sa fonction.

Ici, les sections que l’on vérifiera appartiendront à la travée C0P1 qui est la travée la
plus sollicitée.

XI-4-1 Vérification de la charpente métallique

Sous la combinaison ELS caractéristique, les contraintes normales et de cisaillement


doivent satisfaire aux conditions suivantes :

Les contraintes normales sont à considérer sur les faces externes des semelles et sont
calculées avec ou sans prise en compte de la résistance de la dalle. Les contraintes de
cisaillement sont justifiées au niveau du centre de gravité de la section.
Ici, on va vérifier que les contraintes normales et les contraintes de cisaillement pour la
charpente métallique.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 115


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
Les deux groupes de courbes qui suivent montrent les contraintes dans la semelle
inférieure et dans la semelle supérieure ainsi que la limite d’élasticité.

Courbe 6 : Justification des contraintes normales dans la semelle inférieure

Courbe 7 : Justification des contraintes normales dans la semelle supérieure

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 116


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
⟹ Les semelles sont vérifiées vis-à-vis des contraintes normales.

Les courbes suivantes montrent la vérification des contraintes de cisaillement.

Courbe 8 : Justification du cisaillement au niveau du centre de gravité des sections des poutres

⟹ Les poutres sont vérifiées vis-à-vis des contraintes de cisaillement.

XI-4-2 Béton de la dalle

La compression du béton dans le hourdis doit satisfaire aux conditions suivantes :


 : pour limiter la fissuration de flexion longitudinale sous ELS
caractéristique ;
 : pour ne pas avoir un calcul de fluage non linéaire sous ELS
quasi-permanent.

Pour la première vérification :

Il n’est pas nécessaire de l’effectuer du fait que notre dalle appartient à la classe XC.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 117


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XI : JUSTIFICATION DES
SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS
Pour la deuxième vérification :

Le moment fléchissant maximal qui induit l’effort de compression maximal dans la dalle,
sous ELS quasi-permanent est :

⟹ Le béton de la dalle est vérifié aux ELS.

XI-4-3 Respiration de l’âme

Chaque fois qu’on a de passage de véhicules sur le pont, l’âme se déforme hors de son
plan légèrement et revient après à sa position initiale. L’allure de sa déformation est celle de
la déformée du premier mode critique de voilement. Cette déformation répétée est la
respiration de l’âme. Celle-ci peut engendrer des fissures de fatigue à la jonction âme/semelle
ou âme/raidisseur vertical.

Les risques de respiration de l’âme sont négligeables si :

[ ]

Avec L la longueur de travée.


[ ]

Pour les différentes sections d’une poutre, on a les résultats suivants :

Tableau 46 : Vérification à la respiration de l’âme

Section x(m)
2660 2740 2790 2820
28 28 18 18
95 98 155 157

Vérification Vérifié Vérifié Vérifié Vérifié

⟹ ’â ’ à
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 118
Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA


CONNEXION DALLE-ACIER

Cette vérification permet de s’assurer que la probabilité de ruine d’un ouvrage par
propagation de fissure à l’intérieur d’un composant du tablier soumis à des variations répétées
de contraintes demeure faible. La méthode utilisée pour ce faire est la méthode de la durée de
vie sûre de l’EN 1993-1-9.

Les éléments qui nécessitent de vérification dans un pont mixte sont :

 La charpente métallique et ses connecteurs ;


 Les armatures passives de la dalle ;
 Le béton de la dalle.

XII-1 Justification de la charpente métallique :

La charge utilisée pour cette justification est la charge de fatigue FLM3. Cette charge
va permettre de déterminer la variation de contraintes dans la charpente.

La vérification à faire est la suivante :

: est le coefficient partiel appliqué aux charges ;


: est l’étendue de contrainte équivalente d’amplitude constante relative à 2 millions de
cycles ;
: est la valeur de référence de la résistance à la fatigue à 2 millions de cycles ;
: est le coefficient partiel de la résistance à la fatigue ;

L’étendue des contraintes sous la charge FLM3 est donnée par :

( )

λ est le coefficient de dommage équivalent et est le coefficient de dommage équivalent
d’impact.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 119


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

XII -1-1 Les coefficients partiels :

L’Eurocode préconise les valeurs suivantes pour les valeurs des coefficients partiels :
;

XII-1-2 Le chargement de fatigue :

Le modèle FLM3 s’agit d’un modèle à véhicule unique composé de 4 essieux de 120
kN chacun. Ce modèle circule centré dans les voies lentes définies au projet. La surface de
contact de chaque roue est un carré de 0,40 m de côté.

Figure 24 : Modèle de charge FLM3

La position des voies lentes choisies ici correspond au marquage réel sur la chaussée
(Cf. Figure9). Cela se traduit par un coefficient transversal de 0,60.

XII -1-3 Coefficient de dommage équivalent λ :

Il est donné par la formule :

a- Coefficient :

Ce coefficient prend en compte les effets de l’endommagement dus au volume de


trafic en fonction de la longueur L de ligne d’influence de la sollicitation considérée. Il
contient également un facteur de passage cycles par an à 2 millions cycles en 100 ans.
La détermination de la longueur L se définit comme suit :
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 120
Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

 Pour les moments :


Pour une travée isostatique, la portée ;

Pour les travées continues, la portée L, pour la travée considérée et la moyenne des portées
concernées pour les sections d’appui ;

Pour les poutres transversales comportant des raidisseurs, la somme de la portée des
raidisseurs supportée par la poutre transversale.

 Pour les efforts tranchants pour une travée isostatique et approximativement pour une
travée continue:
Pour une section d’appui, on prend la portée considérée ;
Pour une section en travée, fois la portée considérée .

On obtient les résultats suivants à l’aide des abaques en Annexe C :


Pour le moment :

Tableau 47 : Valeur de pour le moment

Lieu de la section L (m) Valeur de


Travée de rive 80 1,85
Appui intermédiaire 80 2,20

Pour l’effort tranchant :

Tableau 48 : Valeur de pour l’effort tranchant

Lieu de la section L (m) Valeur de


Travée de rive 80 1,85
Appui intermédiaire 32 1,74

b- Coefficient :

( )

Pour un pont de catégorie de trafic 2, à défaut de cahier des charges, le nombre indicatif des
véhicules lourds prévu par voie lente est alors :
;

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 121


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Le poids moyen des camions par voie lente est alors de , qui correspond au
modèle de charge de fatigue FLM4.

et sont les valeurs de référence : et .


⟹ .

c- Coefficient :

( )

est la durée de vie de calcul du pont en années, ici elle correspond à 100 ans.
⟹ .

d- Coefficient :

est calculée au moyen de la formule :

0 ( ) ( ) ( ) 1

Où :
nombre de voies supportant un trafic lourd ;
nombre de camions par an sur la voie n°j ;
poids brut moyen des camions sur la voie.

: excentricité de la charge FLM3 par rapport à l’axe de l’ouvrage : pour le


projet ;
: distance entre les poutres principales .

Le coefficient représente la valeur maximale de l’effet des voies de circulation sur la


poutre vérifiée en fatigue.
Nous avons du fait qu’on supposera qu’il y aura autant de poids lourds sur chaque
voie lente.
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 122
Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

par supposition qu’il y aura le même type de camion sur les deux voies lentes.

On obtient ainsi :

0 ( ) 1

e- Coefficient limite :

Pour le moment de flexion, on doit vérifier que :

s’obtient par lecture sur abaque (Annexe C) et se résume dans le tableau suivant :

Tableau 49 : Valeur de pour le moment

Lieu de la section L (m) Valeur de


Travée de rive 80 1,82
Appui intermédiaire 32 2,00

En ce qui concerne l’effort tranchant, l’Eurocode ne définit pas de limite pour λ.

Le coefficient de dommage équivalent pour chaque section ainsi obtenu avec vérification est :

Tableau 50 : Valeur de λ pour le moment

Lieu de la section Valeur de Vérification


Travée de rive 1,49 1,82 Vérifié
Appui intermédiaire 1,77 2,00 Vérifié

XII -1-4 Coefficient de dommage équivalent d’impact :

On a pour les ponts routiers. Les effets dynamiques sont inclus directement
dans la calibration des charges d’essieu du camion FLM3.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 123


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

a- Amplitude des contraintes

o Calcul des sollicitations :

Le calcul des sollicitations est effectué à partir de la combinaison de base non cyclique
accompagnée de l’effet du convoi de fatigue :

[ ( ) ]
La courbe 8 montre les enveloppes de moments obtenus pour la combinaison de base non
cyclique ;

*data1: (G+S+0,6T) max en kN.m


*data2: (G+S+0,6T) min en kN.m

Courbe 9: Enveloppe de moments pour la combinaison de base non cyclique

La combinaison de charge non cyclique ne doit pas être considérée comme une enveloppe,
mais comme un état donné de sollicitation dans le tablier sous charges permanentes.

La courbe 9 et 10 ci-après représentent les courbes de moment et


obtenu par le passage du convoi de fatigue FLM3

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 124


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Courbe 10 : Moment fléchissant sous FLM3 max

Courbe 11 : Moment fléchissant sous FLM3 min

La courbe 11 (resp. 12) ci-après représente la courbe du moment (resp. )

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 125


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

obtenu par le passage du convoi de fatigue FLM3, à partir de l’état de sollicitation maximale
(resp. minimale) sous charges permanentes.

*data1: (G+S+0,6T) max


*data2: (G+S+0,6T) max + FLM3 max
*data3: (G+S+0,6T) max+FLM3 min
Courbe 12 : Moment sous combinaison de base (Valeur maximale) et FLM3

*data1: (G+S+0,6T) min


*data2: (G+S+0,6T) min + FLM3 max
*data2: (G+S+0,6T) min+FLM3 min

Courbe 13 : Moment sous combinaison de base (Valeur minimale) et FLM3


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 126
Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

o Calcul des contraintes :

L’amplitude des contraintes s’obtient par | | où les


contraintes et sont calculées à partir de et avec les
coefficients d’équivalence à court terme . Nous négligerons les autocontraintes dus
au retrait et à la température.

Les conventions de signe de l’Eurocode stipulent que le moment maximal est celui
qui engendre l’effort de traction maximal dans la dalle.

Pour le calcul des contraintes, on envisage trois cas :

 1er cas : et induisent des contraintes de traction dans la dalle.


Ainsi, les contraintes s’écrivent :

L’amplitude de contrainte s’écrit :

On remarque que l’amplitude de contrainte est indépendante de l’état de contrainte sous


combinaison de base non cyclique.

 2ème cas : et induisent des contraintes de compression dans la


dalle. Alors les contraintes s’écrivent :

L’amplitude de contrainte s’écrit :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 127


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

On remarque aussi que l’amplitude de contraintes est indépendante de l’état de contraintes


sous combinaison de base non cyclique.

 3ème cas : induit des contraintes de traction dans la dalle et induit


des contraintes de compression dans la dalle. Ainsi, les contraintes s’écrivent :

L’amplitude de contrainte s’écrit :

[ ]

Dans ce troisième cas, on remarque qu’ici l’amplitude de contrainte n’est pas indépendante de
l’état de contrainte sous combinaison de base non cyclique.

, et sont issus de la décomposition de


( ) tels que :

 est le moment repris par la section en fonctionnement de charpente seule ;


 est celui issu de la combinaison de base non cyclique et repris par la section en
fonctionnement mixte fissuré ou non fissuré ;
 est dû au passage du convoi FLM3 et repris par la section
mixte en fonctionnement mixte fissuré ou non fissuré.

Les modules de flexion ainsi considérés sont :

module de flexion de l’acier de charpente seule ;

module de flexion de la section mixte non fissurée ( );

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 128


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

module de flexion de la section mixte fissurée.

o Détermination du module de flexion de l’acier de charpente seule :

Tableau 51 : Module de flexion de l’acier de charpente seule

Section x(m)
Moment d'inertie 0,5767 0,4134 0,2882 0,2216
1,402 1,407 1,406 1,410

Face inférieure de la 1,402 0,411 1,407 0,294 1,406 0,205 1,410 0,157
semelle inférieure

Face supérieure de la 1,282 0,450 1,327 0,312 1,351 0,213 1,370 0,162
semelle inférieure

Face inférieure de la 1,378 0,419 1,413 0,293 1,439 0,200 1,450 0,153
semelle supérieure

Face supérieure de la 1,498 0,385 1,493 0,277 1,494 0,193 1,490 0,149
semelle supérieure

o Détermination du module de flexion de la section mixte non fissurée ( )

Ici, on remplace le béton par une section équivalente . Ainsi, on aura les

caractéristiques suivantes pour la section mixte supposée non fissurée.

Tableau 52 : Caractéristique de la section mixte non fissurée

Désignation Section Section Section Section


1 2 3 4
0,350 0,261 0,177 0,143
0,533 0,443 0,359 0,325
1,700
1,161 1,051 0,900 0,816
0,577 0,413 0,288 0,222
0,875 0,681 0,512 0,421

Les modules de flexion pour chaque section à partir de ces caractéristiques sont résumés dans
le tableau ci-après :
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 129
Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Tableau 53 : Module de flexion de la section mixte non fissurée

Section x(m)
Moment d'inertie 0,875 0,680 0,511 0,421
1,989 2,099 2,250 2,334

Face inférieure de la
semelle inférieure 1,989 0,449 2,099 0,331 2,250 0,233 2,334 0,185

Face supérieure de la
semelle inférieure 1,869 0,478 2,019 0,345 2,195 0,239 2,294 0,188

Face inférieure de la
semelle supérieure 0,791 1,130 0,721 0,964 0,595 0,882 0,526 0,820

Face supérieure de la
semelle supérieure 0,911 0,981 0,801 0,868 0,650 0,807 0,566 0,762

o Détermination module de flexion de la section mixte fissurée :

Le béton tendu n’est pas tenu en compte ici, par contre, les armatures passives entrent
dans la détermination des caractéristiques de la section mixte fissurée. Le coefficient
d’équivalence est pris égal à 1 car l’Eurocode autorise de prendre

Les caractéristiques de la section mixte obtenue se résument dans le tableau suivant :

Tableau 54 : Caractéristique de la section mixte fissurée

Désignation Section Section Section Section


1 2 3 4
0,350 0,261 0,177 0,143
0,009
0,360 0,270 0,186 0,152
1,402 1,407 1,406 1,410
0,040 0,053 0,077 0,094
0,577 0,413 0,288 0,222
0,599 0,435 0,310 0,243

Les modules de flexion de chaque section correspondant aux caractéristiques ci-dessus sont
dans le tableau suivant :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 130


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Tableau 55 : Module de flexion de la section mixte fissurée


Section x(m)
Moment d'inertie 0,599 0,435 0,310 0,243
1,442 1,460 1,482 1,504

Face inférieure de la
semelle inférieure 1,442 0,620 1,460 0,477 1,482 0,354 1,504 0,287

Face supérieure de la
semelle inférieure 1,322 0,676 1,380 0,504 1,427 0,368 1,464 0,295

Face inférieure de la
semelle supérieure 1,338 0,668 1,360 0,511 1,363 0,385 1,356 0,318

Face supérieure de la
semelle supérieure 1,458 0,613 1,440 0,483 1,418 0,370 1,396 0,309

Après avoir obtenu les différents modules de flexion, on réalise les calculs d’amplitudes. A
l’aide des fonctions élaborées sur le logiciel Matlab, on trouve les amplitudes de contraintes
dans chaque section de la poutre qui sont illustrées par les courbes ci-après.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 131


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

---------- face supérieure


---------- face inférieure

Courbe 13 : Amplitude de contraintes de la semelle inférieure (kPa)

---------- face inférieure


---------- face supérieure

Courbe 14 : Amplitude de contraintes de la semelle supérieure (kPa)

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 132


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

o Catégories de détail :

La catégorie de détail est la valeur d’étendue de contrainte équivalente pour chaque


détail. En effet, à chaque détail, on a une courbe de résistance à la fatigue. Les courbes sont
référencées par la valeur de correspondant à la résistance à la fatigue d’un assemblage vis
à vis d’un état de contrainte donné à deux (02) millions de cycles selon l’Eurocode 3.

Les principaux détails qui sont rencontrés le long d’un pont bipoutre mixte sont
récapitulés dans la figure suivante.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 133


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA
CONNEXION DALLE-ACIER

Figure 25 : Détails classiques d’un bipoutre mixte (en MPa)

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 134


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Il est à noter que pour certaines catégories de détail, dont l’épaisseur t est supérieure
ou égal à 25 mm, on affecte aux contraintes un coefficient d’abattement .

On applique généralement ce coefficient aux éléments comportant des cordons de


soudure transversaux à la direction des contraintes normales. Ainsi le détail sera vérifié à
partir de la classe réduite :

XII -1-5 Justification de la charpente métallique à la fatigue

A chaque point singulier de la charpente, on associe une classe de détail pour


laquelle il est nécessaire de vérifier :

Ici, on va vérifier la section correspondant à l’amplitude de contrainte maximale de la


semelle supérieure et celle concordant au changement d’épaisseur de à
n à l’abscisse .

Pour la section :

Tableau 56 : Vérification de la section x=109 m à la fatigue

Détails Vérification

Face supérieure de la 80 1,77 1 24,87 44 59 Vérifié


semelle supérieure
(soudure des goujons)
Face supérieure de la 125 1,77 1 47,50 84 93 Vérifié
semelle inférieure
(soudure des âmes)

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 135


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

⟹La fatigue n’est pas alors à craindre pour cette section

Pour la section

La valeur de référence de la résistance à la fatigue à 2 millions de cycles vaut


à cause de la présence de soudure bout à bout. Ainsi, on doit calculer le coefficient
d’abattement :

La vérification de la section est alors :

Tableau 57 : Vérification de la section x=54m à la fatigue

Détails Vérification

Face supérieure 90 1,49 1 35 52,15 56,67 Vérifié


de la semelle
inférieure
Face inférieure 90 1,49 1 9,5 12,00 56,67 Vérifié
de la semelle
supérieure

⟹La vérification à la fatigue dans cette section est assurée.

XII -2 Justification des armatures passives :

Le type de vérification pour les armatures consiste à comparer l’étendue de contrainte


agissante à une étendue de contrainte résistante correspondant au type de barres utilisées.
L’étendue de contrainte résistante est obtenue pour un nombre N* de cycles défini à
partir d’une courbe caractéristique de résistance en fatigue (S-N).

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 136


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Log N*

Figure 26 : Courbe caractéristique de résistance en fatigue

Le tableau suivant indique les valeurs de pour chaque type de barres :

Tableau 58 : Valeur de

Types d'armatures N* Exposant de la


contrainte
k1 k2
Barres droites et pliées 5 9 162,5
Barres droites et treillis soudés 3 5 58,5
Dispositif de couplage 3 5 35

La résistance en fatigue est assurée si l’on vérifie que :

cycles de fatigue d’où ;


: coefficient partiel relatif aux charges FLM3 ;

: coefficient partiel relatif aux matériaux ;

: étendue de contrainte pour cycles ;


| | : étendue de contraintes normales équivalente dans les
armatures.
coefficient de dommage équivalent ou facteur de correction.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 137


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

XII-2-1 Coefficient de dommage équivalent :

correction pour la portée ;


correction pour le volume de trafic annuel ;
correction pour la durée de vie ;
correction pour le nombre de voies ;
coefficient de majoration dynamique tenant compte de rugosité de la surface du tablier.

a- Coefficient de portée :

Ce coefficient est fonction de la portée de la travée L et de la forme de la courbe (S-N).


Par lecture des abaques de l’annexe, on obtient les valeurs suivantes :

Tableau 59 : Valeur de

Lieu de la section L (m) Valeur de


Travée de rive 80 1,26
Appui intermédiaire 80 1,25

b- Coefficient pour le volume de trafic annuel :

: Nombre de camions par an en millions ;


: Pente de la courbe (S-N) ;
Facteur tenant compte de la nature du trafic. Pour un trafic de longue distance et ,
on a la valeur
⟹ .

c- Coefficient pour la durée de vie :

Ce coefficient traduit l’influence de la durée d’utilisation du projet.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 138


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Durée d’utilisation du projet (cas d’ouvrage d’art).


d- Coefficient pour le nombre de voies :


nombre annuel de camions escompté sur la voie i ;


nombre annuel de camions escompté sur la voie lente.
Le cas ici est de deux voies lentes supposées supportant le même trafic :

e- Coefficient de majoration dynamique :

: pour une surface de bonne rugosité ;

pour une surface de rugosité moyenne.


On va considérer une bonne qualité de revêtement.

f- Valeurs de :

Pour les deux sections qui seront vérifiés, on trouve les valeurs suivantes :

Tableau 60 : Valeur de

Lieu de la section Valeur de


Travée de rive 1,13
Appui intermédiaire 1,14

XII -2-2 Amplitude de contraintes

Dans cette section, les charges d’essieu du modèle LM3 sont multipliées par les facteurs :

 1,75 pour la vérification au droit des appuis intermédiaires ;


 1,40 pour la vérification dans les autres régions.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 139


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

L’amplitude de contrainte est évaluée par :

| |

et sont calculées à partir des sollicitations de flexion et .


on envisagera trois cas ici :

 1er cas : et induisent des contraintes de traction dans la dalle


(Moment négatif et béton fissuré).

Les contraintes dans les armatures peuvent s’écrire :

A et I (resp. sont l’aire et l’inertie de la section mixte fissurée efficace (resp. de


charpente seule).
: est le pourcentage d’armatures longitudinales dans l’aire de béton comprise dans la
largeur efficace de dalle.
La contrainte s’obtient à partir du diagramme de la figure suivante :

Figure 27 : Calcul de la contrainte


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 140
Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

 2ème cas : et induisent des contraintes de compression dans la


dalle (Moment positif et béton non fissuré).

 3ème cas : induit des contraintes de traction dans la dalle et induit


des contraintes de compression dans la dalle.

XII-2-3 Justification des armatures passives en fatigue

Il est nécessaire de faire la vérification de la nappe supérieure ainsi que de la nappe


inférieure. Comme les étapes de vérifications sont les mêmes, alors on va juste vérifier la
nappe supérieur des armatures passives.

Par analogie à la vérification des sections mixtes à l’ELU, la justification des armatures
passives est traitée pour les deux sections les plus défavorables : section en travée (Σ2 :
x=36m) et section sur appui (Σ1 : appui P1).

Vérification de la section sur appui (Σ1) :


;
;

Le cas ici correspond au cas n°1.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 141


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Tableau 61 : Vérification de la section (Σ1) à la fatigue

Eventualités n°1 n°2

⟹ j ’

Vérification de la section en travée (Σ2) :


;
;

Le cas ici correspond au cas n°2.

Tableau 62 : Vérification de la section (Σ2) à la fatigue

Détails Valeurs
0,793

8,85
10,00

Dans la section en travée (Σ2), la fatigue des armatures n’est vraiment pas à craindre car 10,0 MPa
est largement inférieur à 141,3 MPa.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 142


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

XII -3 Etude de la connexion dalle-acier

Lorsque la poutre mixte est soumise aux sollicitations extérieures, un glissement


apparait entre le béton et l’acier. Afin d’éviter ce glissement, on utilise des connecteurs. Ici,
on va employer des connecteurs de type goujons de diamètre et de hauteur
et sont disposés par rangées de quatre (04). L’acier possède les caractéristiques
suivantes :

La limite élastique : ;

La limite de rupture : ;

Figure 28 : Morphologie d’un goujon

XII -3-1 Résistance d’un connecteur :

La ruine d’un connecteur peut intervenir soit par écrasement du béton en pied avec la
résistance , soit par le cisaillement de l’acier en pied avec la résistance .

La résistance à la rupture d’un connecteur est alors :

( )

La résistance de calcul est :

 A l’ELU : ;

 A l’ELS caractéristique :
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 143
Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Pour un connecteur élémentaire, on a les résultats suivants :

XII -3-2 Calcul des connecteurs à l’ELS caractéristique :

On ne peut pas faire évoluer continuellement la densité des connecteurs à cause des
raisons constructives. Pour ce faire, on divise l’ouvrage en tronçons de longueurs
[ ], sur chacun desquels on dispose un nombre [ ], de connecteurs. Pour
déterminer le nombre des connecteurs, il faut qu’en tout point x du pont, on ait :

est le flux de cisaillement entre la dalle en béton et la charpente métallique.

: est le moment statique de la dalle en béton armé par rapport au centre de gravité de la
section mixte.

L’espacement maximum des goujons dans chaque tronçon est donnée par :

Dans ce projet, on propose de déterminer les connecteurs dans les quatre premières
travées en raison de la symétrie de l’ouvrage.
Les quatre travées sont découpées en tronçons délimitées par les abscisses suivantes (en m):
0 8 16 26 40 54 64 72 80
88 96 106 120 134 144 152 160
168 176 186 200 214 224 232 240
248 256 266 280 294 304 312 320

A partir des courbes enveloppes des efforts tranchants à l’ELS (Annexe), on trouve
l’espacement maximum dans chaque tronçon et récapitulé dans le tableau suivant.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 144


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Tableau 63 : Espacement des goujons sous ELS caractéristique

0 8 0,138 0,862 2,969 0,475 550


8 16 0,120 0,670 2,089 0,373 700
16 26 0,094 0,504 1,270 0,237 1110
26 40 0,080 0,415 1,270 0,244 1075
40 54 0,080 0,415 2,249 0,432 605
54 64 0,094 0,504 3,193 0,595 440
64 72 0,120 0,670 4,025 0,719 365
72 80 0,138 0,862 4,813 0,770 340
80 88 0,138 0,875 4,267 0,672 390
88 96 0,120 0,681 3,387 0,595 440
96 106 0,094 0,512 2,568 0,471 555
106 120 0,080 0,421 1,633 0,309 850
120 134 0,080 0,421 1,286 0,243 1075
134 144 0,094 0,512 2,230 0,409 640
144 152 0,120 0,681 3,062 0,538 485
152 160 0,138 0,875 3,851 0,606 430
160 168 0,138 0,875 3,933 0,619 420
168 176 0,120 0,681 3,053 0,536 490
176 186 0,094 0,512 2,234 0,410 640
186 200 0,080 0,421 1,299 0,246 1065
200 214 0,080 0,421 1,660 0,314 835
214 224 0,094 0,512 2,604 0,478 550
224 232 0,120 0,681 3,436 0,604 435
232 240 0,138 0,875 4,225 0,665 395
240 248 0,138 0,875 4,074 0,642 410
248 256 0,120 0,681 3,193 0,561 465
256 266 0,094 0,512 2,375 0,436 600
266 280 0,080 0,421 1,440 0,273 960
280 294 0,080 0,421 1,524 0,288 910
294 304 0,094 0,512 2,468 0,453 580
304 312 0,120 0,681 3,300 0,580 450
312 320 0,138 0,875 4,088 0,644 405

XII -3-3 Calcul des connecteurs à l’ELU fondamental

Le flux de cisaillement à l’ELU fondamental est calculé avec la même méthode que
celui de l’ELS caractéristique. Par contre, le flux de cisaillement ne doit pas dépasser de plus

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 145


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

de 10% ce que la densité des connecteurs permet de reprendre.

L’espacement des goujons dans chaque tronçon est donnée par :

En se basant sur les principes du paragraphe précédent, on parvient aux résultats suivant :

Tableau 64 : Espacement des goujons sous ELU fondamental

0 8 0,138 0,862 4,009 0,641 1305


8 16 0,120 0,670 2,820 0,504 1660
16 26 0,094 0,504 1,715 0,320 2620
26 40 0,080 0,415 1,715 0,329 2540
40 54 0,080 0,415 3,036 0,583 1435
54 64 0,094 0,504 4,310 0,804 1040
64 72 0,120 0,670 5,433 0,970 860
72 80 0,138 0,862 6,498 1,040 805
80 88 0,138 0,875 5,761 0,907 920
88 96 0,120 0,681 4,572 0,803 1040
96 106 0,094 0,512 3,467 0,637 1315
106 120 0,080 0,421 2,205 0,417 2005
120 134 0,080 0,421 1,737 0,329 2550
134 144 0,094 0,512 3,011 0,553 1515
144 152 0,120 0,681 4,134 0,726 1150
152 160 0,138 0,875 5,199 0,819 1020
160 168 0,138 0,875 5,310 0,836 1000
168 176 0,120 0,681 4,121 0,724 1155
176 186 0,094 0,512 3,016 0,554 1510
186 200 0,080 0,421 1,754 0,332 2525
200 214 0,080 0,421 2,241 0,424 1975
214 224 0,094 0,512 3,515 0,645 1295
224 232 0,120 0,681 4,638 0,815 1025
232 240 0,138 0,875 5,703 0,898 930
240 248 0,138 0,875 5,500 0,866 965
248 256 0,120 0,681 4,311 0,758 1105

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 146


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

Tableau 65: Espacement des goujons sous ELU fondamental (suite)

256 266 0,094 0,512 3,206 0,589 1420


266 280 0,080 0,421 1,944 0,368 2275
280 294 0,080 0,421 2,057 0,389 2150
294 304 0,094 0,512 3,331 0,612 1370
304 312 0,120 0,681 4,455 0,783 1070
312 320 0,138 0,875 5,519 0,8691824 960

XII-3-4 Dispositions constructives relatives à la connexion

Afin d’assurer un comportement mixte de la poutre, l’espacement maximal entre deux


rangées de connecteurs successives est :

Avec e=250mm l’épaisseur de la dalle, d’où :

Les espacements minimums à respecter lorsque les goujons sont utilisés sont :

 Dans le sens longitudinal : ⟹ ;


 Dans le sens transversal : ⟹

XII -3-5 Nombre de connecteurs par travées

Généralement, l’ELS est toujours dimensionnant. Ainsi, le nombre de rangées de


connecteurs correspondant à chaque travée est donné dans le tableau suivant :

Tableau 66 : Nombre rangées de connecteurs par travées

Travée n° 1 2 3 4 5 6 7 8 Total
Nombre de rangées 147 142 143 143 143 143 142 147 1152
de connecteurs

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 147


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT
MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA CONNEXION DALLE-ACIER

L’espacement le long de l’ouvrage est donné par la courbe suivante :

Courbe 14 : Espacement des rangées de connecteurs

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 148


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE


SOUS Matlab

XIII-1 Généralités sur le logiciel Matlab

Matlab est la contraction des termes Matrix et Laboratory. C’est un langage de


programmation et environnement de développement développé par la société américaine
MathWorks. Il est utilisé dans le domaine de l’Education, de la Recherche et de l’Industrie
pour le calcul numérique mais aussi dans les phases de développement de projet. La version
de Matlab utilisée ici, pour le développement de la programmation, est la version 7.8.0.347
(R2009a).
On crée un projet sous Matlab à l’aide des fonctions (Function M-File) et des interfaces
graphiques (GUI).

XIII-2 Objectifs du programme

La programmation élaborée ici est un programme conçu pour faciliter le calcul de


poutre continue de profilé en I à section variable. Le nombre de travées peut varier de 4 à 30
travées de même longueur.
Les objectifs du programme sont les suivantes :

 Dans un premier temps, déterminer les lignes d’influences du moment fléchissant dans
chaque appui et chaque section avec simulation ;
 Dans un deuxième temps, déterminer les moments maximum dans chaque section et
chaque appui ;
 Dans un dernier temps, déterminer les courbes enveloppes du moment fléchissant dus
aux charges permanentes (charpente et dalle) et charges d’exploitation (UDL+TS).

XIII-3 Les fonctions et interfaces graphiques

XIII-3-1 Les fonctions utilisées

Les fonctions suivantes sont nécessaires pour l’élaboration du présent projet :


Function [inertie,charp]= f(h,bs,bi,tw,ts,ti) : permet la détermination du moment d’inertie et
de la charge de la charpente métallique ;

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 149


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

Function [alpha,phi,phii,b] = spls(l,tron,inertie,ndp) : permet de déterminer les foyers des


poutres métalliques et les coefficients de souplesse ;

Function [w1,w2,k,u] = rotat(inertie,alpha,l) : permet de déterminer les angles de rotation à


l’origine et à l’extrémité des travées ;

Function [msec1,aire,titre] = msection1(m,u,k,l,ndp) : permet de déterminer les lignes


d’influence des moments fléchissants dans chaque section des poutre avec leurs aires
respectives ;

Function [m,u1,somme,sommem,sommep] = moment(phi,phii,b,w1,w2,k,u,ndp,l) : permet de


déterminer les lignes d’influences des moments fléchissants aux appuis avec leurs aires
respectives ;

Function [permax,expm] = gp(msec1,alpha,k,gpmax,sommem,ndp,l,aire) : permet de


déterminer les moments fléchissants correspondant aux différents cas de charges possible.

Function [envmo,airep,airem,minenv] = envm(ndp,l,aire) : permettant d’établir l’enveloppe


du moment fléchissant

XIII-3-2 Les interfaces graphiques

Sept (07) interfaces graphiques (figures) sont utiles pour la réalisation du projet :

Figure 1 : interface de démarrage ;


Figure 2 et 3: interface qui permet d’entrer les données relatifs aux poutres continues;
Figure 4 : interface qui donne les moments d’inertie et les rapports focaux ;
Figure 5 : interface montrant les valeurs lignes d’influences des moments aux appuis et dans
chaque section avec leurs aires respectives ;
Figure 6 : interface affichant les courbes des moments fléchissants aux appuis et dans chaque
section ;
Figure 7 : interface permettant d’entrer les données relatifs aux charges permanentes et
d’exploitations, et déterminant les moments fléchissants pour les différents cas de charges.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 150


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

XIII -3-3 Schéma de fonctionnement des interfaces graphiques

FIGURE 1

FIGURE 2

FIGURE 3

FIGURE 4

FIGURE 5 FIGURE 6

FIGURE 7

Figure 29 : Schéma de fonctionnement des interfaces graphiques

XIII-4 Exemple de codes sources d’une fonction

La fonction suivante, pour rappel, permet de déterminer les lignes d’influences des
moments fléchissants aux appuis avec leurs aires respectives.

function [m,u1,somme,sommem,sommep] = moment(phi,phii,b,w1,w2,k,u,ndp,l)


% Moment aux appuis
x=1;
y=k;
z=0;
d=0;
for i=2:ndp+1
for j=x:y
r=j-z;
m(i-1,j)=(phi(1,i-1)/b)*(w1(1,r)+w2(1,r)*phii(1,i-1))/(1-phi(1,i-
1)*phii(1,i-1));

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 151


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

m(i,j)=(-phii(1,i-1)/b)*(w1(1,r)*phi(1,i-1)+w2(1,r))/(1-phi(1,i-1)*phii(1,i-
1));
u1(1,j)=u(1,r)+d;
if (i>=3)
for l=i-2:-1:1
m(l,j)=-phi(1,l)*m(l+1,j);
end
end
if (i<=ndp-1)
for n=i+1:ndp+1
m(n,j)=-phii(1,n-1)*m(n-1,j);
end
end
end
x=y+1;
y=y+k;
z=z+k;
d=d+80;
end
m=m*10^12;
x=1;
y=k;
for z=1:ndp
for i=1:ndp+1
p=0;
for j=x:y
p=p+m(i,j);
somme(i,z)=p;
if somme(i,z)<0
sommem(i,z)=somme(i,z);
else
if somme(i,z)>0
sommep(i,z)=somme(i,z);

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 152


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

else
sommem(i,z)=0;
sommep(i,z)=0;
end
end
end
end
x=y+1;
y=y+k;
end
%aire de la ligne d’influence des moments aux appuis
for i=1:ndp+1
a=0;
b=0;
for j=1:ndp
if somme(i,j)<0
a=a+somme(i,j);
else
if somme(i,j)>0
b=b+somme(i,j);
else
a=a+0;
b=b+0;
end
end
end
somme(i,ndp+1)=a;
somme(i,ndp+2)=b;
end

end

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 153


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

XIII-4 Exemple de calculs

On va simuler ici la poutre principale du présent mémoire.

XIII-4-1 Figure 1

Cette figure représente la fenêtre d’accueil du programme :

XIII-4-2 Figure 2

C’est dans cette GUI qu’on entre le nombre de poutres continues et la longueur d’une
travée ainsi que la hauteur et la largeur des semelles (supérieure et inférieure).

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 154


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

XIII-4-3 Figure 3

Cette fenêtre permet d’entrer les valeurs des épaisseurs des âmes et des semelles ainsi
que la longueur de chaque tronçon d’une travée.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 155


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

XIII-4-4 Figure 4

Cette figure affiche les moments d’inertie dans chaque section ainsi que les rapports
focaux (de gauche et de droite).

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 156


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

XIII-4-5 Figure 5

Cette figure donne les lignes d’influence des moments fléchissants aux appuis et dans
chaque section. Le GUI ci-après montre seulement celles qui sont aux appuis.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 157


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

XIII-4-6 Figure 6

Cette fenêtre permet de tracer la ligne d’influence du moment fléchissant dans chaque
section ainsi que leurs enveloppes. Elle offre aussi la possibilité de faire une simulation de ce
moment.
Pour x=35 m, le GUI montre le résultat suivant :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 158


Partie IV : CALCUL DU PONT MIXTE /Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE
POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS Matlab

XIII-4-7 Figure 7

C’est dans cette figure qu’on entre les valeurs des charges permanentes et les charges
d’exploitation. Le programme calcule ensuite les moments dans chaque section et trace leur
diagramme pour différents cas de charges ainsi que leur enveloppe. Le cas ici représente
l’enveloppe des moments fléchissants.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 159


PARTIE V : ETUDES ANNEXES

PARTIE V : ETUDES
ANNEXES
PARTIE V : ETUDES ANNEXES / Chapitre XIV : ETUDE DES OUVRAGES EN
DEPENDANCE

Chapitre XIV : ETUDE DES OUVRAGES EN DEPENDANCE

XIV-1 Etude des piles

XIV -1-1 Généralités

Les piles transmettent au sol les actions provenant du tablier et sont sollicitées par des
charges verticales importantes. Il en résulte qu’une solution logique est de constituer les piles
en béton, matériau qui résiste bien à la compression. Aussi, les piles participent fortement à
l’aspect architectural du pont.

La pile est composée d’un chevêtre en béton armé, de deux colonnes en béton armé et
d’une semelle de fondation.

La pile étudiée ici aura les caractéristiques suivantes :

Tableau 67 : Caractéristiques de la pile étudiée

Chevêtre Colonne Semelle


Hauteur (m) 1,00 3,00 1,50
Longueur (m) 7,00 8,00
Largeur (m) 1,50 2,50
Diamètre (m) 1,00

Figure 30 : Modélisation de la pile étudiée

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 161


PARTIE V : ETUDES ANNEXES / Chapitre XIV : ETUDE DES OUVRAGES EN
DEPENDANCE
XIV -1-2 Evaluation des charges

L’ étude va se focaliser sur la pile P1.

a- Les charges venant de la superstructure :

Tableau 68 : Les charges appliquées à la pile P1 venant de la superstructure

Poutre Charges (kN)


n° Permanente G Exploitation Q
Dalle Charpente Superstructure
métallique
1 2595 1531 1709 908 2667
5835 3575
2 2595 1531 1709 -209 995
5835 785
Total 11671 2632

b- Le poids propre de la pile :

Tableau 69 : Le poids propre de la pile

Longueur Largeur(m) Diamètre Hauteur(m) Densité Charge


(m) (m) volumique (kN)

Chevêtre 7 1,5 1 25 263


Semelle 8 2,5 1,5 25 750
Colonne 1 3 25 59
Colonne déjaugé 1 2 25 39
TOTAL 1032

c- Les efforts horizontaux :


Ils se composent des effets du vent, des forces de freinage et des effets du courant de l’eau.
La pression de vent cyclonique dans cette zone est de

Tableau 70 : Les effets du vent appliqué à la pile

Vent Hauteur Longueur Effort


(m) (m) (kN)
Chevêtre 4 1 7 28
Colonne 4 1 1 4
Tablier 4 3,18 80 1018
Garde-corps 0,4 0,9 80 29
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 162
PARTIE V : ETUDES ANNEXES / Chapitre XIV : ETUDE DES OUVRAGES EN
DEPENDANCE
La force de freinage a été calculée dans XI-6.
Le courant exerce une pression hydrodynamique sur les parties immergées :

: masse volumique de l’eau ;


vitesse de l’écoulement au droit de l’obstacle ;
le maître couple de l’obstacle selon la direction de l’écoulement ;
le coefficient de pénétration dans l’eau dépendant de la forme de l’obstacle.
D’où :

XIV -1-3 Vérification de la pile :

La pile doit être vérifiée au glissement et au renversement, longitudinalement et


transversalement.

a- Stabilité vis-à-vis du renversement :

La condition à vérifier est :

: moment des forces qui tendent à stabiliser la pile par rapport au point de renversement.
Ces forces sont la réaction la superstructure et le poids propre de la pile.
: moment des forces qui tendent à renverser la pile, elles comprennent les effets du vent et
du courant et la force de freinage.

Tableau 71 : Vérification de la stabilité vis-à-vis du renversement

Transversalement Longitudinalement
(MN.m) 71,94 25,59
(MN.m) 8,31 5,55
Vérification

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 163


PARTIE V : ETUDES ANNEXES / Chapitre XIV : ETUDE DES OUVRAGES EN
DEPENDANCE
b- Stabilité vis-à-vis du glissement :

La stabilité vis-à-vis du glissement est assurée si :

la résultante des forces verticales agissant sur la pile composée de la réaction de la


superstructure et du poids propre de la pile.
la résultante des forces horizontales agissant sur la pile composée de la force de freinage,
les effets du vent et du courant.
coefficient de frottement entre le béton et le terrain de fondation, ici .

Tableau 72 : Vérification de la stabilité vis-à-vis du glissement

Transversalement Longitudinalement
17,06 17,06
1,37 0,8
Vérification

c- Conclusion :

L’instabilité vis-à-vis du glissement et du renversement n’est pas à craindre.

XIV -2 Etude des fondations de l’ouvrage :

XIV -2-1 Analyse des données géotechniques :

a- Coupe géologique :

Les sondages effectués montrent les résultats suivants concernant la coupe du sol :

 De 0 à 2m de profondeur par rapport au fond du lit de rivière : sable argileux gris ;


 De 2 à 5m de profondeur : de l’argile sableuse grise ;
 De 5 à 8m de profondeur : du sable fin à moyen argileux micacé jaune ;
 De 8 à 14m de profondeur : du sable moyen légèrement argileux micacé jaunâtre ;
 De 14 à 17m de profondeur : du sable moyen à grossier micacé jaunâtre ;
 De 18 à 20m de profondeur : du sable moyen grisâtre.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 164


PARTIE V : ETUDES ANNEXES / Chapitre XIV : ETUDE DES OUVRAGES EN
DEPENDANCE
La nappe phréatique est décelée à 1m de profondeur pour tous les points de l’emprise.

b- Données pressiométriques :

Les paramètres pressiométriques mesurés sont reportés dans le tableau suivant :

Tableau 73 : Les données pressiométriques

Sondage Pr1 Pr2


Profondeur (m) E(Mpa) E(Mpa)
1 1,04 0,04 1,24 0,05
2 1,47 0,05 0,99 0,06
3 1,45 0,09 1,04 0,11
4 1,42 0,10 1,45 0,09
5 1,26 0,30 1,30 0,20
6 1,70 0,17 1,50 0,13
7 1,96 0,20 1,85 0,24
8 1,92 0,24 2,12 0,40
9 2,14 0,45 3,50 0,51
10 4,20 0,56 4,35 0,57
11 6,30 0,72 6,01 0,89
12 8,04 0,83 7,21 0,95
13 9,36 0,99 8,70 0,91
14 12,50 1,50 12,70 1,40
15 12,30 1,30 13,30 1,22
16 11,80 1,32 14,40 1,53
17 15,80 1,73 16,10 1,64
18 19,60 1,74 19,10 1,74
19 20,30 2,05 22,90 2,20
20 23,70 2,56 22,10 2,36

c- Recommandations :

Au vu des faibles caractéristiques des sols rencontrés, on va s’orienter vers une


solution de fondations de types profonds pour l’ensemble des appuis. Pour le type des pieux,
il s’agit des pieux forés à la boue.

Dans son rapport, l’ARM préconise, pour un pont de 40 m de portée, une profondeur
d’ancrage de 30 m. En tenant compte de cette recommandation et de la portée de l’ouvrage,
on va ancrer les pieux à 40 m de profondeur et ils auront un diamètre de 1000 mm.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 165


PARTIE V : ETUDES ANNEXES / Chapitre XIV : ETUDE DES OUVRAGES EN
DEPENDANCE
XIV -2-2 Calcul de la capacité portante ultime des pieux

Pour ce faire, on utilise l’Annexe C3 de l’Eurocode 7. En effet, la capacité portante


ultime des pieux à partir de l’essai pressiométrique de Menard est déterminé par :

[ ] ∑

Avec :

A : l’aire de base du pieu qui est égale à l’aire réelle des pieux à base fermée ;
: la valeur représentative de la pression limite à la base du pieu ;
[ ] où est la pression de surcharge verticale totale au niveau de l’essai
et la pression interstitielle au niveau de l’essai ;
k : le facteur de capacité portante donné dans l’annexe ;
P : le périmètre du pieu ;
la résistance du fût par unité de surface pour la couche du sol i calculée à l’aide de
l’Annexe ;
l’épaisseur de la couche i.

a- Calcul de l’effort limite mobilisable sous la pointe :

;
;
;
pour du sable ;
;

⟹ [ ]

b- Calcul de l’effort limite mobilisable de frottement latéral :

Le périmètre du pieu est :


;

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 166


PARTIE V : ETUDES ANNEXES / Chapitre XIV : ETUDE DES OUVRAGES EN
DEPENDANCE
Tableau 74 : Calcul de l’effort limite de frottement latéral

Couche Type Catégorie Courbe de


n° de sol du sol frottement
1 2 Sable A 0,04 à 0.06 1 0,002
2 3 Argile A 0,09 à 0,30 1 0,003
3 3 Sable A 0,17 à 0,40 1 0,004
4 6 Sable A 0,24 à 1,50 1 0,004
5 3 Sable B 1,22 à 1,53 1 0,004
6 23 Argile B 1,74 à 2,56 1 0,004
∑ 0,113

⟹ ∑

La capacité portante ultime des pieux est alors :

XIV -2-3 Détermination du nombre des pieux

Le nombre des pieux est déterminé par :

Avec la somme des réactions au-dessus des pieux (superstructure + poids propre de la
pile).

D’après ce qui précède, on a :

Le nombre de pieux qu’on va prendre pour les fondations des appuis intermédiaires est alors
de 10 pieux répartis en deux files de 5 pieux.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 167


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XV : TECHNOLOGIE DE MISE EN
ŒUVRE DU PROJET

Chapitre XV : TECHNOLOGIE DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET

XV-1 Technologie fonctionnelle

XV-1-1 Franchissement

a- Dilatation du tablier :

Les matériaux constituant le tablier du pont sont exposés à des variations de


températures. Celles-ci produisent des dilatations ou des retraits. En empêchant le tablier de se
dilater que ce soit longitudinalement ou transversalement, on risque d’avoir des contraintes
fortes. A la longue, ces contraintes auront la capacité de provoquer des fissurations et ainsi la
ruine de l’ouvrage. La solution est donc de laisser se produire librement ces dilatations se
produire.
On emploi alors des joints de chaussée généralement en forme de peigne et se trouvent
obligatoirement aux extrémités des tabliers.

Joint en forme de peigne

Figure 31 : Joint de dilatation du tablier

b- Remblai d’accès :

Après quelques années de service, le remblai d’accès peut se tasser. Ce tassement peut
engendrer une discontinuité en hauteur entre le tablier du pont et la route. Afin de pallier à ce
phénomène, il est indispensable on aménage une dalle de transition. Elle va permettre une

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 168


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XV : TECHNOLOGIE DE MISE EN
ŒUVRE DU PROJET
transition continue entre la partie qui est le théâtre du tassement et le début du pont par sa
forme qui est inclinée.
Les dalles sont généralement en béton armé, reposant par l’une de ses extrémités sur
l’ouvrage et l’autre sur le remblai d’accès. Les figures suivantes illustrent un exemple de
dalle de transition.

1 : Chaussée
2 : Etanchéité 1 : Dalle transition
3 : Voir détail ci-contre 2 : Béton de propreté
4 : Dalle de transition 3 : Goujon
4 : Articulation par section rétréci
du béton
5 : Polystyrène expansé
6 : Joint en polystyrène expansé

Figure 32 : Exemple de dalle de transition

XV-1-2 Etanchéité

La pénétration de l’eau à l’intérieur du tablier engendre des risques de corrosion des


armatures en acier qui est nuisible à l’ouvrage. Pour éviter cela, on met une chape
d’étanchéité sur la dalle. Cette couche est à base de d’asphalte ou de feuilles bituminées.
Il est aussi primordial de prévoir un système d’évacuation des eaux pluviales pour ne pas
inonder la chaussée. En général, ce système est composé de gargouilles espacées de .
Leur rôle est de recueillir l’eau de surface et l’évacue par des chêneaux vers les descentes
d’eau.

XV-1-3 Drainage des culées

L’eau non drainée au niveau de la culée provoque une pression en sus entrainant des
fissures, corrosion des armatures, coulures et dégradation d’aspect. La solution à ce problème
est la disposition d’un feutre drainant sur la surface de culée en contact avec le remblai,
associé à un drain tubulaire pour évacuation vers l’extérieur du remblai.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 169


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XV : TECHNOLOGIE DE MISE EN
ŒUVRE DU PROJET

Photo 6 : Système de drainage des culées.

XV-1-3 Sécurité

La sécurité des usagers est assurée par les gardes corps.


La sécurité du pont est assurée par :

 Glissières ou barrières : pour protéger les piles ;


 Signalisations : indiquant les gabarits de l’intrados et les charges maximales
supportés.

XV-2 Mode de construction

La mode de construction dépend essentiellement du type d’ouvrage à réaliser mais


aussi les paramètres environnementaux tels que : l’accès libre sous le pont, la hauteur de la
brèche, la nature géologique du sol et le milieu aquatique et terrestre.

XV-2-1 Réalisation des appuis

L’obstacle à franchir pour notre projet est un fleuve alors qu’il faut avoir un espace de
travail sèche pour la construction des appuis. On doit alors construire des batardeaux pour
permettre l’aménagement des fondations et appuis du pont.

a- Les culées :

D’une façon générale, les culées sont partiellement ou totalement enterrées. Les étapes
de réalisations sont :

 Mise en place des semelles et des colonnes verticaux ;


MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 170
PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XV : TECHNOLOGIE DE MISE EN
ŒUVRE DU PROJET
 Première remblaiement ;
 Mise en place des chevêtres et du mur garde grève ;
 Deuxième remblaiement.

b- Les piles :

Le coffrage des piles est très spécifique en raison des différents aspects architecturaux
qu’elles peuvent prendre. Les coffrages glissants et grimpants sont les principaux types de
coffrage pour la réalisation des piles. Ici, on préconise pour les coffrages grimpants.

XV-2-2 Mise en place de la charpente métallique

Dans le cas d’un ouvrage continu de hauteur sensiblement constante, la méthode la


plus utilisés est le lancement des poutres métalliques. Cette méthode consiste à assembler les
éléments de la charpente métallique sur une aire de montage située dans le prolongement de
l’axe du pont à l’une des deux extrémités de l’ouvrage ou aux deux. Une fois que les éléments
sont assemblés, la structure est poussée dans sa position définitive.

Pour le cas présent, l’ouvrage est très long et l’aire d’assemblage n’est pas suffisante,
la charpente sera assemblée et lancée en plusieurs phases.

L’extrémité du porte à faux est muni d’un avant bec qui permet de réduire les efforts
dans la structure, d’assurer l’équilibre statique de l’ouvrage et de faciliter l’accostage de
l’extrémité.

XV-2-3 Protection contre la corrosion

Il existe plusieurs types de protection contre la corrosion tels que :

 mise en peinture sur acier nu ;


 Mise en peinture sur acier grenaille et prépeint par traitement automatique ;
 métallisation au pistolet sur acier nu suivie de mise en peinture ;
 galvanisation à chaud ;
 galvanisation à chaud suivie de mise en peinture ;
 zingage électrolytique.

Le procédé que nous allons adopter est la mise en peinture sur acier nu qui est de loin
le procédé le plus utilisé pour les ponts métallique.
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 171
PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XV : TECHNOLOGIE DE MISE EN
ŒUVRE DU PROJET
Cette méthode consiste en plusieurs couches de peinture ayant des propriétés différentes,
compatibles entre elles, chacune des couches assurant des rôles spécifiques. Le rôle de la
première couche est de protéger contre la corrosion tandis que la ou les couches suivantes
renforcent et protègent la couche primaire. Enfin la dernière couche assure le rôle décoratif.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 172


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU
PROJET

Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU PROJET ET EIE

XVI-1 Estimation du coût du projet

XVI-1 -1 Descriptifs des travaux

A partir de l’étude de l’élément de la superstructure et de l’infrastructure, cette


dernière partie du mémoire va permettre d’évaluer les différents travaux à exécuter pour
l’ouvrage afin de donner une estimation du cout du projet.
Les travaux à effectuer comprennent plusieurs étapes énumérées ci-après.

Etape 1 : les travaux préparatoires

 La commande des aciers ;


 La fabrication en atelier ;
 L’installation de chantier ;
 La construction des ouvrages auxiliaires ;
 Le transport sur chantier ;
 La réalisation du terrassement.

Etape 2 : la réalisation de l’infrastructure

 La réalisation de la fondation de l’ouvrage :


 Forage des pieux ;
 Réalisation des semelles.
 Exécution des culées :
 Réalisation du mur de front ;
 Réalisations des chevêtres ;
 Réalisation du mur garde grève et de la dalle de transition ;
 Réalisation des murs en retour ;
 Mise en place des appareils d’appui.
 Exécution des piles :
 Exécution des colonnes ;
 Réalisation des chevêtres ;
 Mise en place des appareils d’appui.
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 173
PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU
PROJET
Etape 3 : la réalisation de la superstructure

 Assemblage sur chantier ;


 Lancement des poutres principales ;
 Coulage de la dalle ;
 Mise en place de la couche d’étanchéité ;
 Mise en place des trottoirs.

Etape 4 : la mise en place des protections et des équipements de l’ouvrage

 Exécution des remblais d’accès ;


 Mise en œuvre des tapis d’enrochement ;
 Mise en œuvre de la couche de revêtement du tablier ;
 Mise en place des équipements : barrière de sécurité, glissière…
 Peinture, implantation des balises et les marquages au sol ;

Etape 5 : les travaux de finition

 Epreuve de charge sur l’ouvrage ;


 Nettoyage du chantier ;
 Réception provisoire ;
 Repli du chantier.

XVI-1 -3 Calcul du coefficient de majoration des déboursés

Le coefficient de majoration des déboursés K est donné par la formule :

( )

Les valeurs des coefficients et la sont données dans le tableau qui suit.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 174


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU
PROJET
Tableau 75 : Valeurs des coefficients pour le calcul de K

Origine des frais Décomposition à l'intérieur Indice de Pourcentage


de chaque catégorie de frais composition total

Frais généraux Frais d'agence et de patente


proportionnels aux Frais de chantier
déboursés ‘‘A1’’ Frais d’exploitation
Frais d'étude et de laboratoire
Assurance
Bénéfice brut et frais Bénéfice net et impôt sur le
financiers proportionnel bénéfice
au prix de revient avec Aléas techniques
TVA ‘‘A2’’ Aléas de révision des prix
Frais proportionnels aux Frais de chantier
dépenses indirectes de
chantier ‘‘A3’’
TVA 20%

Application numérique :

XVI-1-4 Exemples de sous détail des prix

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 175


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU PROJET

Prix n°

Désignation Béton Q400


Rendement R 20 m3/j
Composantes des prix Coûts directs Dépenses directs Total (Ar)
Désignations U Qté U Qté PU(Ar) Matériel MO Matériaux
Matériels Outillages Fft 1 Fft 1 100 000,00 100 000,00
Pervibrateur Mj 6 j 1 56 000,00 336 000,00
Bétonnière Mj 1 j 1 110 000,00 110 000,00
Camion benne Mj 1 j 1 135 000,00 135 000,00
Total matériels 681 000,00
Main d'œuvre Chauffeur Hj 1 h 8 900,00 7 200,00
Chef labo Hj 1 h 1 11 000,00 11 000,00
Opérateur labo Hj 1 h 8 800,00 6 400,00
Chef de chantier Hj 2 h 1 1 050,00 2 100,00
Chef d'équipe Hj 1 h 8 950,00 7 600,00
Ouvrier spécialisé Hj 1 h 8 900,00 7 200,00
Manœuvre Hj 9 h 8 600,00 43 200,00
Total mains d'œuvre 84 700,00
Matériaux Ciment kg 400 kg 8000 570,00 4 560 000,00
Gravillon m3 0,85 m3 17 36 000,00 612 000,00
Sable m3 0,45 m3 9 14 000,00 126 000,00
Eau L 180 L 3600 15,00 54 000,00
Total matériaux 5 352 000,00
K= 1,53 Total déboursé D 6 117 700,00
PU=K.D/R 468 004,05
Arrondi à 468 004

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 176


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU PROJET

Prix n°

Désignation Acier ordinaire HA


Rendement R 5500 kg/j
Composantes des prix Coûts directs Dépenses directs Total (Ar)
Désignations U Qté U Qté PU(Ar) Matériel MO Matériaux
Outillages Matériels Fft 1 Fft 1 45000 45000
Total matériels 45 000,00
Main d'œuvre
Façonnage Chef de chantier Hj 1 h 1 1 050,00 1 050,00
Chef d'équipe Hj 1 h 3 950,00 2 850,00
Ferrailleur Hj 3 h 8 850,00 20 400,00
Manœuvre Hj 3 h 8 600,00 14 400,00
Montage Chef d'équipe Hj 1 h 3 1 050,00 3 150,00
Ferrailleur Hj 1 h 8 850,00 6 800,00
Manœuvre Hj 2 h 8 600,00 9 600,00
Total mains d'œuvre 58 250,00
Matériaux Aciers kg 1 kg 5500 2 900,00 15 950 000,00
Fils recuits kg 0,05 kg 275 1 800,00 495 000,00
Total matériaux 16 445 000,00
K= 1,53 Total déboursé D 16 548 250,00
PU=K.D/R 5 024,65
Arrondi à 5025

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 177


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU PROJET

XVI-1-5 Planning d’exécution des travaux

Figure 33 : Planning d’exécution des travaux

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 178


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU PROJET

Figure 30 : Planning d’exécution des travaux (suite)

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 179


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU
PROJET
XVI-1 -2 Devis quantitatif et estimatif
Tableau 76 : Devis quantitatif et estimatif

N° prix Désignation Unité Quantité PU (Ar) Montant (Ar)


0 INSTALLATION ET REPLI DE CHANTIER
0.1 Installation de chantier Fft 1,00 859 875 677,53 859 875 677,53
0.2 Repli de chantier Fft 1,00 573 250 451,69 573 250 451,69
1 FONDATION
1.1 Béton Q400 m3 3 600,00 468 004,05 1 684 814 580,00
1.1 Acier HA kg 216 000,00 4 603,42 994 339 210,91
1.3 Forage ml 3 600,00 400 000,00 1 440 000 000,00
2 INFRASTRUCTURE
2.1 Béton Q250 m3 18,90 250 540,00 4 735 206,00
2.2 Béton Q350 m3 546,74 403 000,00 220 337 832,00
2.3 Acier HA kg 46 230,84 5 024,65 232 293 811,22
2.4 Coffrage m² 1 422,95 398 300,00 566 760 985,00
2.5 Enrochement m3 352,00 50 000,00 17 600 000,00
3 SUPERSTRUCTURE
3.1 Poutre PRS kg 2 132 592,00 8 000,00 17 060 736 000,00
3.2 Goujons U 8 800,00 7 200,00 63 360 000,00
3.3 Entretoise (IPE) kg 49 572,00 14 000,00 694 008 000,00
3.4 Béton Q350 m3 96,00 403 000,00 38 688 000,00
3.5 Béton Q400 m3 1 440,00 468 004,05 673 925 832,00
3.6 Acier HA kg 136 800,00 4 603,42 629 748 166,91
3.7 Coffrage m² 6 950,40 398 300,00 2 768 344 320,00
4 EQUIPEMENT
4.1 Barrière BN4 ml 1 280,00 90 000,00 115 200 000,00
4.2 Béton Q350 m3 128,00 403 000,00 51 584 000,00
4.3 Acier HA kg 12 160,00 5 024,65 61 099 749,53
4.4 Coffrage m² 1 155,20 398 300,00 460 116 160,00
4.5 Joints de chaussée U 9,00 2 700 000,00 24 300 000,00
4.6 Appareils d'appui U 18,00 150 000,00 2 700 000,00
4.7 Signalisations Fft 2,00 3 000 000,00 6 000 000,00
5 ASSAINISSEMENT
5.1 Maçonnerie de moellons m3 352,00 125 000,00 44 000 000,00
5.2 Descente d'eau ml 65,12 132 000,00 8 595 840,00
TOTAL HTVA 29 230 626 417,51
TVA (20%) 5 846 125 283,50
TOTAL TTC 35 076 751 701,01

Arrêté le présent devis à la somme de « TRENTE CINQ MILLIARDS SOIXANTE SEIZE


MILLIONS SEPT CENT CINQUANTE UN MILLE SEPT CENT UN ARIARY UN »
(35 076 751 701,01) dont la TVA de 20 % est de CINQ MILLIARDS HUIT CENT
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 180
PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU
PROJET
QUARANTE SIX MILLIONS CENT VINGT CINQ MILLE DEUX CENT QUATRE
VINGT TROIS ARIARY CINQUANTE. (5 846 125 283,50).

Soit Ar 54 807 424,53 par mètre linéaire de l’ouvrage.

XVI-2 Etude d’impacts environnementaux

Pour les projets d’investissements publics susceptibles de porter atteinte à


l’environnement, la loi portant Charte de l’Environnement Malagasy oblige la soumission à
une étude d’impact environnemental. Cette étude consiste en l’analyse scientifique et
préalable des impacts potentiels prévisibles du projet (construction du pont et routes), et en
l’examen de l’acceptabilité de leur niveau et des mesures d’atténuation. L’objectif est
d’assurer l’intégrité de l’environnement dans les limites des meilleures technologies
disponibles avec un coût acceptable économiquement.

Les impacts qui peuvent être positifs ou négatifs, touchent principalement les milieux
physique, biologique et humain. Ils seront étudiés pendant la phase de chantier et la phase
d’exploitation.

XVI-2-1 Les sources d’impacts

Tableau 77 : Les sources d’impacts

Phases Sources d’impacts


 Construction du pont (fondations, semelles, piles,
culées et tablier) ;
 Aménagement des routes d’accès au pont ;
Chantier  Exploitation des emprunts ;
 Construction des infrastructures d’accompagnement ;
 Approvisionnement en biens et services ;
 Présence de main d’œuvre temporaire.
 Transport régional de voyageurs et de marchandises ;
 Transport par traction animale ;
Exploitation  Fréquentation de l’infrastructure par les piétons ; les
deux roues et les animaux en transhumance ;
 L’entretien de la route et la maintenance du pont.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 181


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU
PROJET
XVI-2-2 Les impacts négatifs

a- Les impacts négatifs pendant la phase de chantier :

On distingue la phase de préparation et la phase de construction. La phase de


préparation permet l’installation des bases de chantier, aires de fabrication, base-vie, la
mobilisation des engins des équipages mobiles, etc….Les premiers impacts sur
l’environnement sont répertoriés pendant cette phase et sont suivis par la phase de
construction. Le tableau ci-après résume les impacts négatifs pendant la phase de chantier.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 182


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU PROJET

Tableau 78 : Les impacts négatifs pendant la phase de chantier


Milieu Eléments du milieu Impacts Descriptions
 L’exploitation des zones d’emprunt peut augmenter
l’érosion des sols ;
Erosion  La perturbation du drainage des eaux lors des travaux de
Sol terrassement entraine des risques d’érosion.
 Les passages répétés d’engins peuvent provoquer
éventuellement des fuites d’hydrocarbures ;
Physique Pollution  L’installation et l’exploitation des bases de chantier
engendrent l’abandon de déchets organiques et
inorganiques.
Air Pollution Les travaux vont générer des quantités de poussières
importantes sur les chantiers et dans leurs voisinages.
Faune Perturbation et mortalité des animaux L’augmentation du trafic et de la vitesse des véhicules
Biologique sauvages accroîtra la mortalité due aux collisions.
Flore Déforestation Des arbres seront abattus pour réaliser des coffrages
Les travaux provoqueront une perturbation de la circulation
Gène des circulations et des accès des véhicules et des piétons, qui augmentera les accidents liés
aux déplacements des engins et véhicules de chantier.
Le bruit des engins de terrassement, de décapage, de bitumage
Social Pollution sonore va entrainer une gêne temporaire et locale pour les populations
Humain riveraines et pour les services du bac.
Détérioration du cadre de vie L’entassement des déchets issus des travaux constitue une
gêne pour la population.
Sanitaire Les poussières générées par les travaux peuvent affecter les
Détérioration de la santé populations riveraines avec des risques de maladies
respiratoires.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 183


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU PROJET

b- Les impacts négatifs pendant la phase d’exploitation :

Tableau 79 : Les impacts négatifs pendant la phase d’exploitation

Milieu Eléments du milieu Impacts Descriptions


Biologique Lente sédimentation du fond de fleuve Elle est due à l’obstruction et la turbidité provoquées par les
Sol en aval du pont groupes de pieux sur le passage des sédiments transportés par
le courant.
Physique Faune Pression nouvelle sur les ressources Elle est due à l’augmentation de la population et du trafic.
fauniques
Pertes d’activités génératrices de Les employés du bac et les vendeurs ne pourront plus exercer
revenus leurs travaux.
Le trafic sera en constante augmentation. De ce fait, la
Humain Social Pollution sonore nuisance sonore sera exacerbée par les véhicules plus
nombreux à emprunter cet axe.
Risque d’accident élevé Les populations riveraines seront exposées aux risques
accrus des accidents de la circulation liés à sa fluidité.
Sanitaire Risque élevé d’exposition de la Il est dû au brassage de populations et aux déplacements des
population aux IST/SIDA personnes contaminées.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 184


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU
PROJET
c- Les mesures d’atténuation :

Les impacts négatifs qui méritent d’être atténués sont principalement axés sur
l’organisation des travaux, l’équipement de construction et l’équipement des bases vies. Les
principales mesures d’atténuation sont résumées dans le tableau suivant :

Tableau 80 : Les mesures d’atténuation

Domaines Mesures d’atténuation


 Les aires de chantier seront installées dans des endroits à
enclaves ouvertes dont l’accès aura été facilité, non utilisés à des
fins agricoles ;
 Les entreprises titulaires des travaux devront établir leur base de
vie à l’écart des puits et fleuve de manière à éviter le risque de
Installation des chantiers pollution ;
 Aucun dépôt de matériel pouvant libérer des matières polluantes
ne sera autorisé en deçà d’un périmètre de sécurité ;
 Les horaires de travail seront modulés de manière à limiter le
dérangement riveraines ;
 La vitesse des engins sera limitée sur le chantier.
Des plans de circulation des engins seront élaborés afin de permettre la
Circulation plus grande mobilité et l’accessibilité des riverains. Ce plan sera
renforcé par la pose des panneaux de signalisation et d’information.
Les unités de stockage des produits inflammables seront soit dans des
Dépôts des substances réservoirs placés dans les zones de confinement appropriées pour éviter
inflammables et tout déversement ou rupture du réservoir et un minimum de risque
dangereuses d’incendie. Elles doivent disposer d’un équipement d’urgence adéquat
maintenu dans un bon état de fonctionnement.
Une aire spéciale sera réservée pour le traitement éventuel des sols
Sols contaminés contaminés par les produits pétroliers. Ils seront excavés et placés dans
des bacs de confinement étanche et décontaminés à l’aide de solvant.
Les sols traités seront évacués dans des dépotoirs.
Les sites de prélèvement ou destinés aux dépôts excédentaire seront
Le mouvement des terres choisis de tel façon qu’ils n’engendrent pas des impacts paysagers ou
des dangers. Ils seront remis en état à l’issue des travaux.
Pour réduire les émissions de poussière issues des circulations d’engins
Emission des poussières et du transport des matériaux, les responsables de chantier devront
effectuer des actions d’arrosage sur les pistes adjacentes aux zones
habitées.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 185


PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU
PROJET
Tableau 81 : Les mesures d’atténuation (suite)

Domaines Mesures d’atténuation


 L’interdiction stricte de stockage ou épandage de produits
toxiques dans un rayon de 500 m des bords du fleuve sera
Construction du pont requise ;
 Lors des travaux de bétonnage (semelles, piles, culés, tablier) : il
faut mettre en place un contrôle de la pollution de fabrication du
béton ;
 Les eaux drainées de la zone de fabrication des bétons collectées
dans des bassins de décantation ne disposant d’aucune issue, les
matières en suspension accumulés dans ces bassins seront
récupérés et les résidus secs seront placés dans une décharge
contrôlée ;
 La protection des surfaces vulnérables à l’érosion sera effectuée
par des méthodes biologiques (plantation de végétation) ou par
des méthodes mécaniques (perré maçonné ou enrochement des
talus ;
 Le suivi de l’évolution de la stabilité des sols, notamment pour la
mise en œuvre des rampes d’accès au pont sur le fleuve Anove.

XVI-2-3 Les impacts positifs

Les impacts bénéfiques de la construction du pont et de l’axe RNS 5 seront liés au


désenclavement qu’elle assure. Les avantages attendus se déclinent principalement dans le
tableau ci-après :
Tableau 82 : Les impacts positifs

Impacts Descriptions
Réduction des temps de parcours Les temps d’attente importants assortis aux horaires de
fonctionnement du bac seront quasi supprimés.
Les accès aux centres administratifs, économiques,
éducatifs, médicaux des principales agglomérations sur le
Facilitation des accès aux corridor du projet, seront facilitées et améliorés, en temps
établissements de santé, de parcours, en sécurité et en confort, aussi que les
d’éducation et d’administration échanges intra et interrégionaux, notamment entre
Soanierana Ivongo et Mananara Avaratra.
 Les populations environnantes constituent de main
d’œuvre potentielle, spécialement pour le gardiennage,
Création d’emplois les agents liés à la circulation, l’exécution manuelle de
terrassement ou de désherbage ;
 Le recrutement des cadres moyens et supérieurs.
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 186
PARTIE V : ETUDES ANNEXES/Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU
PROJET
Tableau 83 : Les impacts positifs (suite)

Impacts Descriptions
Facilitation des accès et des La construction du pont profitera aux populations riveraines
déplacements ainsi que celles sur les rives du fleuve.
 L’installation du personnel de chantier va accroître la
demande en logement de bas, moyen et haut standing
portant à la hausse les revenus locatifs ;
Développement des activités  Les flux temporaires de travailleurs vers les zones de
socio-économiques travaux entraineront l’augmentation de plusieurs
produits de base tel que le carburant, des vivres, alors
des revenus plus considérables pour les commerçants et
gérants d’activités.
 Développement du commerce dans la région par le
désenclavement de plusieurs localités de la région.

XVI-2-4 Conclusion

La construction du pont présente de nombreux impacts qui nuisent à l’environnement


et à la sociale des riverains. Grâce à des mesures d’atténuation, ces impacts négatifs seront
réduits, voire même supprimés. Pour les impacts positifs, ils constituent une des raisons pour
laquelle il est nécessaire de mettre en œuvre le projet.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 187


CONCLUSION GENERALE

CONCLUSION GENERALE

L’étude d’un pont mixte bipoutre nécessite plusieurs étapes primordiales.


Premièrement, il faut faire un prédimensionnement des poutres principales et de la dalle en
béton armé. Deuxièmement, la vérification des PRS et l’étude de la dalle s’avère les points
essentiels du présent travail. Finalement, comme tout ouvrage d’art, une étude à la fatigue est
nécessaire. Tous ces étapes de calcul ont étés basées selon les nouvelles normes européennes
Eurocode.

La longueur du présent pont est de 640 m avec huit (08) travées de 80 m. Pour faciliter
les calculs à faire qui sont colossales, leur programmation sous un logiciel adéquate parait
incontournable. De ce fait, l’utilisation du logiciel Matlab a été opportune au niveau de
l’établissement des lignes d’influences qui est la base des calculs de structure.

Ce travail de mémoire ne peut s’enorgueillir d’avoir traité tous les aspects relatifs à
l’étude d’un tel ouvrage. Certains points n’ont été que traités sommairement tels que
l’infrastructure et la connexion acier-béton. Cette dernière peut constituer à elle seule un
thème de travail à part entière.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 188


BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE

BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE

Les guides

[1] Courbon J., Calcul des Structures, DUNOD, 1972, 191 p.


[2] Jean Roux, Maitrise de l’Eurocode 2, Guide d’application, 2009, 358 p.
[3] Jean Roux, Pratique de l’Eurocode 2, Guide d’application, 2009, 685 p.
[4] SETRA, Abaques pour la flexion locale d’un bipoutre à entretoise, Ouvrage d’art n°54,
Mars 2007, 40 p.
[5] SETRA, Barrières de sécurité, Collection du guide technique GC, Septembre 1999, 166 p.
[6] SETRA, Combri (Partie II : Pratique actuelle et conceptions nouvelles des ponts
métalliques et mixtes), Guide de conception, 2008, 142 p.
[7] SETRA, Cours d’eau et ponts, Guide technique, Juillet 2007, 176 p.
[8] SETRA, Eurocode 3 et 4 : Application aux ponts routes mixtes acier-béton, SETRA,
Juillet 2007, 190 p.
[8] SETRA, Travaux de construction des PONTS en ACIER, Guide du Maitre d’Œuvre, Mars
2001, 270 p.
[9] VAN TUU, La Route et l’Hydraulique, Janvier 1979, 347 p.

Les sites internet

www.cours-génie-civil.com
www.wikipedia.org

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES 189


ANNEXES

ANNEXES
ANNEXES

ANNEXE A : Etudes hydraulique et hydrologique


Annexe A1 : Détermination de la hauteur d’eau naturelle de la rivière

h(m) S (m²) P(m) R(m)

1,00 606 614 0,99 1062


1,10 667 616 1,08 1245
1,11 674 616 1,09 1264
1,20 729 617 1,18 1440
1,90 1 165 628 1,85 3107
1,94 1 190 629 1,89 3218
1,93 1 184 629 1,88 3190
1,95 1 196 629 1,90 3245
2,00 1 228 630 1,95 3386
2,01 1231 630 1,95 3400
2,10 1291 632 2,04 3675

Courbe de tarage

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES I


ANNEXES

Annexe A2 : Abaques pour la détermination du coefficient du débit

Influence de la contraction

Influence du nombre de Froude

Influence de la présence des piles

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES II


ANNEXES

ANNEXE B : Eurocode 2

Les classes d’expositions du béton en fonction de l’environnement


Désignation de Exemples informatifs illustrant le choix des
Description de l'environnement
la classe classes d'exposition
1-Aucun risque de corrosion ni d'attaque
Béton non armé et sans pièces
métalliques noyées: toutes
exposition s sauf en cas de
Béton à l’intérieur de bâtiments où le taux
X0 gel/dégel, d'abrasion et d'attaque
d’humidité de l’air ambiant est très faible.
chimique. Béton armé ou avec des
pièces métalliques noyées: très
sec.
2-Corrosion induite par carbonatation
Béton à l’intérieur de bâtiments où le taux
XC1 Sec ou humide en permanence. d’humidité de l’air ambiant est faible.
Béton submergé en permanence dans de l’eau.
Surfaces de béton soumises au contact à long
XC2 Humide, rarement sec. terme de l’eau.
Un grand nombre de fondations.
Béton à l’intérieur de bâtiments où le taux
d’humidité de l’air ambiant est moyen ou élevé.
XC3 Humidité modérée. Béton extérieur abrité de la pluie.
Surfaces de béton protégées par une
étanchéité (ponts).
Surfaces de béton soumises au contact de l’eau,
XC4 Alternativement humide et sec. mais n’entrant pas dans la classe d’exposition
XC2.
3-Corrosion induite par les chlorures
Surfaces de béton exposées à des chlorures
XD1 Humidité modérée.
transportés par voie aérienne.
Piscines.
Éléments en béton exposés à des eaux
XD2 Humide, rarement sec.
industrielles
contenant des chlorures.
Éléments de ponts exposés à des
projections contenant des chlorures.
XD3 Alternativement humide et sec.
Chaussées.
Dalles de parcs de stationnement de véhicules.
4-Corrosion induite par les chlorures présents dans l'eau de mer
Exposé à l'air véhiculant du sel
XS1 marin mais pas en contact direct Structures sur ou à proximité d’une côte.
avec l'eau de mer.
XS2 Immergé en permanence. Éléments de structures marines.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES III


ANNEXES

Désignation de Exemples informatifs illustrant le choix des


Description de l'environnement
la classe classes d'exposition
Zones de marnage, zones soumises à
XS3 Éléments de structures marines.
des projections ou à des embruns.
5-Atttaque de gel/dégel
Saturation modérée en eau, sans Surfaces verticales de béton exposées à la
XF1
agent de deverglaçage. pluie et au gel.
Surfaces verticales de béton des ouvrages
Saturation modérée en eau, avec
XF2 routiers exposés au gel et à l’air véhiculant
agent de deverglaçage.
des agents de déverglaçage
Forte saturation en eau, sans agent de Surfaces horizontales de béton exposées à la
XF3
deverglaçage. pluie et au gel.
Routes et tabliers de pont exposés aux
agents de déverglaçage.
Surfaces de béton verticales directement
Forte saturation en eau, sans agent de
XF4 exposées aux projections d’agents de
deverglaçage ou eau de mer.
déverglaçage et au gel.
Zones des structures marines soumises aux
projections et exposées au gel.
6-Attaque
Environnement à faible agressivité
XA1 Sols naturels et eau dans le sol.
chimique selon l'EN 206-1, tableau 2.
Environnement d'agressivité
XA2 chimique modérée selon l'EN 206-1, Sols naturels et eau dans le sol.
tableau 2.
Environnement à forte agressivité
XA3 Sols naturels et eau dans le sol.
chimique selon l'EN 206-1, tableau 2.

Les classes de résistance du béton


Classe de
C12 C16 C20 C25 C30 C35 C40 C45 C50 C55 C60 C70 C80/ C90
résistance du /15 /20 /25 /30 /37 /45 /50 /55 /60 /67 /75 /85 95 /105
béton
12 16 20 25 30 35 40 45 50 55 60 70 80 90
1,6 1,9 2,2 2,6 2,9 3,2 3,5 3,8 4,1 4,2 4,4 4,6 4,8 5
1,1 1,3 1,5 1,8 2 2,2 2,5 2,7 2,9 3 3,1 3,2 3,4 3,5
2 2,5 2,9 3,3 3,8 4,2 4,6 4,9 5,3 5,5 5,7 6 6,3 6,6
2,0 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6
3,5 3,1 2,9 2,7 2,6 2,6
1,75 1,8 1,9 2 2,2 2,3
3,5 3,1 2,9 2,7 2,6 2,6

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES IV


ANNEXES

Moments réduits dans le cas où la contrainte de compression du béton n’est pas


limitée

Béton C12/15
Acier à C55/67 C60/75 C70/85 C80/95 C90/105
γ C50/60
1,35 à
S 400 6 à 27 3916 3772 3671 3521 3401 3315
1,50
1,35 à
S 500 7 à 27 3717 3558 3449 3292 3169 3086
1,50

Retraits du béton

Valeurs de

RH(%)
20 40 60 80 90 100
C20/25 0,62 0,58 0,49 0,30 0,17 0
C40/50 0,48 0,46 0,38 0,24 0,16 0

Valeurs de

100 1,00
200 0,85
300 0,75
0,70

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES V


ANNEXES

ANNEXE C : Eurocode 3

Caractéristiques mécaniques des aciers

t (mm)

355 345 335 325 315 295


470 470 470 470 470 450

Coefficients partiels de sécurité sur les matériaux

Situation de projet
: plastification,
instabilité locale
Durable et 1,5 1,15 instabilité 1,25
transitoire d’élément
ruine de section
nette tendue

Classification des sections

L’EN 1993-3-3, 5.5 introduit le concept de « classe de section transversale » qui


permet de préjuger la résistance ultime en flexion et en compression des sections en acier de
construction compte tenu du risque de voilement local. Les sections sont classées sur une
échelle de 1 à 4, en fonction de l'élancement (largeur/épaisseur, noté c / t) des différentes
parois comprimées qui les composent, de leur limite d'élasticité et des contraintes sollicitantes
à l'ELU :
 Classe 1 : section transversale massive pouvant atteindre sa résistance plastique sans
risque de voilement et possédant une réserve plastique suffisante pour introduire dans la
structure une rotule plastique susceptible d'être prise en compte dans une analyse globale
plastique.
 Classe 2 : section transversale massive pouvant atteindre sa résistance plastique sans
risque de voilement, mais ne possédant pas de réserve plastique suffisante pour introduire une
éventuelle rotule plastique dans l'analyse globale.
 Classe 3 : section transversale pouvant atteindre sa résistance élastique, mais pas sa
résistance plastique à cause des risques de voilement.
 Classe 4 : section transversale à parois élancées ne pouvant atteindre sa résistance
élastique à cause des risques de voilement.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES VI


ANNEXES

Classification d’une paroi interne selon Eurocode 3

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES VII


ANNEXES

Classification d’une paroi en console selon Eurocode 3

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES VIII


ANNEXES

Principe de classification des sections (cas de flexion simple)

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES IX


ANNEXES

Choix des courbes de flambement pour une section transversale

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES X


ANNEXES

ANNEXE D: Abaque pour la flexion locale de la dalle en béton armé


Abaque du moment d’encastrement, classe de trafic 2

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XI


ANNEXES

Abaque du moment longitudinal au centre, classe de trafic 2

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XII


ANNEXES

Abaque du moment transversal au centre, classe de trafic 2

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XIII


ANNEXES

ANNEXE E : Justification de la section en travée C0P1 (Σ2) aux ELU


Géométrie :

Le béton est comprimé sur toute la hauteur du hourdis dans la section (Σ2). Il faut tenir
compte alors de sa participation dans la résistance de la section. Les sollicitations dans cette
section valent :

2,00 2,50
0,25

1100x40mm²

2820x18mm²

1200x40mm²

Géométrie pour la justification de la section en travée C0P1

Contraintes :

Les contraintes sont calculées en prenant en considération le béton dans les


caractéristiques mécaniques mixtes et en respectant le phasage de construction du tablier.
Les contraintes normales de flexion dues à s’obtiennent par les formules suivantes :

 Contrainte de compression en face supérieure de la dalle :

 Contrainte de compression dans la semelle supérieure du profilé :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XIV


ANNEXES

 Contrainte de traction dans la semelle inférieure du profilé :

Avec :
: moment d’inertie de la section mixte homogénéisée par rapport à l’axe neutre

0 ( ) 1

: moment d’inertie géométrique du profilé par rapport à son axe central d’inertie ;
: distance entre le centre de gravité de la section de la poutre en acier et la face supérieure
de la dalle ;
: distance entre l’axe neutre et la face supérieure de la dalle déterminé par la formule
suivante.

( )

: aire de la section mixte homogénéisée, donnée ci-après.

: aire du profilé ;
: hauteur de la dalle en béton armé ;
: hauteur du profilé ;
: largeur efficace de la dalle en béton armé ;

: coefficient d’équivalence entre l’acier et le béton.

Après calcul, on a :

Moments Coefficient Contraintes (MPa)


(MN.m) d’équivalence Face Face Semelle Semelle
n supérieure de inférieure de supérieure inférieure
la dalle la dalle
Béton seul 13.34 16,85 -2,83 -2,24 -33,78 77,78
Superstructure 9.97 13,73 -2,33 -1,81 -24,86 57,48
TS+UDL 20.98 6,16 -6,60 -4,57 -28,19 116,24
Contraintes cumulées -11,76 -8,62 -90,83 251,5

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XV


ANNEXES

11,76 MPa
8,62 MPa
90,5 MPa

(-)

AN

(+)

251,5 MPa

Contrainte dans la section (Σ2)

Détermination de la classe de la section:

a- Semelle inférieure :

La semelle inférieure est tendue, donc de classe 1.

b- Semelle supérieure :

La semelle supérieure mixte est connectée, donc de classe 1.

c- Ame :

Pour déterminer la classe de l’âme, il est indispensable de chercher la position de l’axe


neutre plastique (ANP).

 Résistance plastique du béton comprimé

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XVI


ANNEXES

 Résistance plastique de la semelle supérieure de la charpente

 Résistance plastique de l’âme

 Résistance plastique de la semelle inférieure de la charpente

{ donc l’ANP se trouve dans la semelle supérieure.

Cet axe se trouve à une distance x de la fibre extrême supérieure de cette semelle :

L’âme est donc entièrement tendu et sera ainsi de classe 1.

d- Conclusion :

La section en travée (Σ2) est de classe 1 et elle sera justifiée par une analyse plastique.

Justification en flexion :

Les sections de classe 1 ou 2 sont justifiées en plasticité. On doit vérifier que le


moment sollicitant à l’ELU reste inférieur au moment résistant plastique :

Dans le cas où la section située sur l’appui intermédiaire adjacent est de classe 3 ou 4, et où le
balancement entre travées adjacents à cet appui est inférieur à 0,6 ; on affecte un coefficient
0,9 au moment résistant plastique :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XVII


ANNEXES

a- Moment résistant plastique :

Le moment résistant plastique se calcule à partir de la position de l’ANP et en


considérant les résistances plastiques suivantes pour les matériaux :

 Acier de charpente (traction ou compression) :

 Béton (compression) :

𝑓𝑐𝑘
𝛾𝑐
𝑓𝑦𝑓 ANP
𝑓𝑦𝑓
𝛾𝑀
𝛾𝑀

𝑓𝑦𝑤 𝑀𝑝𝑙 𝑅𝑑
𝛾𝑀

𝑓𝑦𝑓
𝛾𝑀
Calcul du moment résistant plastique dans la section (Σ2)

Même si la pile P1 est d’au moins de classe 3, on n’a pas besoin de réduire
par un coefficient 0,9 parce que le balancement entre les deux travées adjacentes à P1 vaut
1,0, ce qui n’est pas inférieure à 0,6.
Après calcul, on trouve

b- Vérification :

On vérifie que :
La section est donc justifiée en flexion à l’ELU

Vérification de la résistance à l’effort tranchant :

L’âme doit être vérifié si :

 Pour une âme non-raidie :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XVIII


ANNEXES

 Pour une âme raidie : √

Dans notre cas, l’âme est raidie par des raidisseurs intermédiaires, d’où :

( ) ( )

√ √

⟹ √

⟹ l’âme doit être vérifiée en termes de voilement par cisaillement.

La résistance de dimensionnement maximum à l’effort tranchant est donnée par :


( )

: Contribution de l’âme et des semelles ;

√ √

 Contribution de l’âme :

√ √

( )

 Contribution des semelles :

( . / )

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XIX


ANNEXES

: est la résistance plastique de dimensionnement en flexion de la section transversale


composée uniquement des semelles. se calcule de la même manière que le moment
résistant plastique en déterminant la position de l’axe neutre plastique.

{ : donc l’ANP se trouve dans la semelle supérieure.

Cet axe se trouve à une distance x de la fibre extrême supérieure de cette semelle :

Après calcul, nous obtenons

. /

. /

. ( ) /

On doit vérifier que :

√ √
⟹ :donc vérifié

( )

: donc la section (Σ2) est justifiée sous effort tranchant.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XX


ANNEXES

Justification sous l’interaction moment-effort tranchant :

Comme : alors il n’y a pas d’interaction


moment-effort tranchant. Les semelles sont donc suffisantes pour résister au moment de
flexion et l’âme entière peut donc résister au cisaillement.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XXI


ANNEXES

ANNEXE E : Vérification à la fatigue


Valeurs de pour les moments à mi-portée pour les ponts routiers :

Valeurs de pour les moments sur appuis pour les ponts routiers :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XXII


ANNEXES

Valeurs de pour les moments à mi-portée pour les ponts routiers :

Valeurs de pour les moments sur appuis pour les ponts routiers :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XXIII


ANNEXES

Valeurs de pour les vérifications vis-à-vis de la fatigue au droit des appuis


intermédiaires :

Valeurs de pour les vérifications vis-à-vis de la fatigue en travée et pour les éléments
locaux :

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XXIV


ANNEXES

ANNEXE F : Détermination de la capacité portante des pieux


Valeur du facteur de capacité portante k pour les pieux chargés axialement

Choix des courbes de frottement latéral

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XXV


ANNEXES

Frottement latéral pour pieux chargés axialement

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XXVI


ANNEXES

ANNEXE G : Calcul de la poutre continue


Coefficient de souplesse de chaque travée

On a les mêmes coefficients de souplesse pour chaque travée du fait que toutes les travées ont
la même longueur.

Tronçon n°i 1 2 3 4 5 6 7
Longueur(m) 8 8 10 28 10 8 8
Longueur cumulée(m) 8 16 26 54 64 72 80
Moment d'inertie 0,361 0,282 0,195 0,162 0,195 0,282 0,361
( ) -0,75 -0,77 -1,05 -1,68 -0,13 -0,02 0,00
0,00056
( ) 83 287 787 3306 787 287 83
0,00033
1417 12703 68966 861033 535559 393790 384045
0,00056
*

Rapport focaux de gauche et de droite


Travée n°i 1 2 3 4 5 6 7 8
0 0,299 0,328 0,331 0,332 0,332 0,332 0,332

Travée n°i 1 2 3 4 5 6 7 8
0,332 0,332 0,332 0,332 0,331 0,328 0,299 0,000

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XXVII


ANNEXES

Enveloppe de la ligne d’influence des efforts tranchants

Enveloppe des efforts tranchants

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XXVIII


ANNEXES

ANNEXE H: Ferraillage de la dalle en béton armé

HA20 s=170
HA16 s=200
HA25 s=200

HA20 s=170
HA16 s=200 HA20 s=170
HA12
Connecteur

5HA16

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES XXIX


TABLE DES MATIERES

TABLE DES MATIERES

REMERCIEMENTS
SOMMAIRE
LISTE DES ABREVIATIONS ET NOTATIONS .................................................................. i
LISTE DES TABLEAUX .................................................................................................... vi
LISTE DES FIGURES ......................................................................................................... ix
LISTE DES COURBES ....................................................................................................... xi
LISTE DES ANNEXES ...................................................................................................... xii
INTRODUCTION GENERALE.............................................................................................1
PARTIE I : PRESENTATION DU PROJET ..........................................................................2
Chapitre I: GENERALITES SUR LE PROJET ...........................................................................3

I-1 Localisation du projet ............................................................................................3

I-2 Délimitation de la zone d’influence .......................................................................3

Chapitre II : MONOGRAPHIE DE LA ZONE D’INFLUENCE ..................................................6

II-1 Généralités ...........................................................................................................6

II-2 Description de la zone d’influence ........................................................................6

II-3 Environnement géographique du projet ................................................................6

II-3-1 Le climat .......................................................................................................6

II-3-2 La température ..............................................................................................7

II-3-3 La pluviométrie .............................................................................................7

II-3-4 Le relief ........................................................................................................7

II-3-5 Le sol ............................................................................................................8

II-3-6 La végétation ................................................................................................8

II-4 Etude sociale ........................................................................................................9

II-4-1 Démographie .................................................................................................9

II-4-2 Infrastructures de base au niveau de la région .............................................. 12

II-5 Etude économique de la zone d’influence ........................................................... 13

II-5-1 Secteur agricole ........................................................................................... 13

II-5-2 Transports ................................................................................................... 16


TABLE DES MATIERES

II-5-3 Tourisme ..................................................................................................... 18

II-6 Conclusion ......................................................................................................... 18

Chapitre III : PREVISION DU VOLUME DU TRAFIC ............................................................ 20

III-1 Généralités ........................................................................................................ 20

III-2 Classification des véhicules .............................................................................. 20

III-3 Analyse des données de trafic existantes ........................................................... 21

III-4 Enquêtes de trafic.............................................................................................. 21

III-5 Taux de croissance du trafic .............................................................................. 21

III-6 Détermination du TMJA de base ....................................................................... 22

III-7 Prévision du volume du trafic ............................................................................ 22

III-7-1 Trafic normal ............................................................................................. 22

III-7-2 Trafic induit ............................................................................................... 22

III-7-3 Trafic détourné .......................................................................................... 22

III-7-4 Trafic total ................................................................................................. 23

III-8 Conclusion ........................................................................................................ 23

PARTIE II : ETUDES PRIMAIRES AU PROJET................................................................ 24


Chapitre IV : JUSTIFICATION DE LA VARIANTE RETENUE ............................................. 25

IV-1 Pont en arcs en béton armé................................................................................ 25

IV-1-1 Avantages .................................................................................................. 26

IV-1-2 Inconvénient .............................................................................................. 26

IV-1-3 Conclusion partielle ................................................................................... 26

IV-2 Pont suspendu ................................................................................................... 26

IV-2-1 Avantages .................................................................................................. 27

IV-2-2 Inconvénients ............................................................................................ 27

IV-2-3 Conclusion partielle ................................................................................... 27

IV-3 Pont à haubans .................................................................................................. 27

IV-3-1 Avantages .................................................................................................. 28

IV-3-2 Inconvénients ............................................................................................ 28


TABLE DES MATIERES

IV-3-3 Conclusion partielle ................................................................................... 28

IV-4 Pont mixte acier béton ...................................................................................... 28

IV-4-1 Avantages .................................................................................................. 29

IV-4-2 Inconvénients ............................................................................................ 29

IV-4-3 Conclusion partielle ................................................................................... 29

IV-5 Conclusion........................................................................................................ 29

Chapitre V : ETUDES HYDROLOGIQUE ET HYDRAULIQUE ............................................. 30

V-1 Etude hydrologique ............................................................................................ 30

V-1-1 Données morphologiques du bassin versant ................................................ 30

V-1-2 Evaluation des débits de crue ..........................................................................31

V-1-3 Evaluation des débits selon la loi de Chaperon et Al ....................................... 32

V-2 Etude hydraulique .............................................................................................. 33

V-2-1 Les plus hautes eaux connues (PHEC)........................................................ 33

V-2-2 La côte sous poutre ..................................................................................... 38

V-2-3 La profondeur d’affouillement .................................................................... 38

V-2-4 Protection contre l’affouillement ................................................................. 39

V-3 Conclusion ......................................................................................................... 40

PARTIE III : ETUDE ARCHITECTURALE, HYPOTHESES ET CALCUL DES


STRUCTURES .................................................................................................................... 41
Chapitre VI : DEFINITION ARCHITECTURALE DE LA VARIANTE RETENUE................. 42

VI-1 Choix du système de poutres............................................................................. 42

VI-2 Détermination de la portée de chaque travée ..................................................... 42

VI-3 Choix de la section transversale ........................................................................ 42

VI-3-1 Dalle en béton armé ................................................................................... 42

VI-3-2 Structure métallique ................................................................................... 43

VI-3-3 Appuis du tablier ....................................................................................... 43

VI-4 Morphologie du pont ........................................................................................ 43

VI-5 Conclusion........................................................................................................ 43
TABLE DES MATIERES

VI-4-1 Coupe longitudinale ................................................................................... 44

VI-4-2 Coupe transversale ..................................................................................... 44

Chapitre VII : HYPOTHESES DE CALCUL ET PREDIMENSIONNEMENT ......................... 45

VII-1 Hypothèses de calculs ...................................................................................... 45

VII-1-1 Règlements et normes pour les calculs ...................................................... 45

VII-1-2 Phasage de construction ............................................................................ 46

VII-1-3 Conventions de signes .............................................................................. 46

VII-1-4 Matériaux utilisés ..................................................................................... 46

VII-2 Prédimensionnement ....................................................................................... 48

VI1-2-1 Prédimensionnement de la charpente métallique ......................................48

VI1-2-2 Prédimensionnement de la dalle ............................................................... 50

VI1-2-3 Les aciers passifs ..................................................................................... 50

VI1-2-4 Tonnage total de charpente ......................................................................51

VI1-2-5 Largeur efficace de la dalle en béton armé ............................................... 51

VI1-2-6 Résultats du prédimensionnement ............................................................ 52

VI1-2-7 Descriptions schématiques des éléments prédimensionnés ....................... 54

Chapitre VIII : EVALUATION DES CHARGES ...................................................................... 57

VIII-1 Charges permanentes...................................................................................... 57

VIII -1-1 Charpente métallique.............................................................................. 57

VIII -1-2 Dalle en béton armé ............................................................................... 57

VIII -1-3 Superstructure ........................................................................................ 58

Pour la suite, la valeur maximale de 21,02 kN/ml sera adopté. .................................. 58

VIII -2 Charges climatiques ...................................................................................... 58

VIII -3 Charges d’exploitation .................................................................................. 59

VIII-3-1 Généralités .............................................................................................. 59

VIII -3-2 Découpage de la chaussée en voie .......................................................... 59

VIII -3-3 Classe de trafic : ..................................................................................... 60

VIII -3-4 Application du modèle LM1 ................................................................... 60


TABLE DES MATIERES

VIII -3-5 Application du modèle LM2 ................................................................... 61

VIII -3-6 Action sur les trottoirs ............................................................................ 61

VIII -3-7 Positionnement des voies de circulation et répartition des charges


transversalement ................................................................................................... 61

VIII -3-8 Bilan des charges LM1 ...........................................................................63

VIII -4 Retrait du béton ............................................................................................. 63

VIII -4-1 Retrait de mise en servie : ........................................ 64

VIII -4-2 Retrait au temps infini ............................................................................ 65

VIII -4-2 Retrait thermique ................................................................................... 65

VIII -4-3 Bilan des retraits .................................................................................... 66

VIII -4-4 Action due aux retraits ...........................................................................66

VIII -5 Fluage du béton et coefficient d’équivalence ................................................. 66

VIII-5-1 Fluage du béton ....................................................................................... 66

VIII -5-2 Calcul du coefficient d’équivalence ........................................................ 67

VIII -6 Force de freinage ........................................................................................... 68

VIII -7 Conclusion .................................................................................................... 68

Chapitre IX : COMBINAISONS D’ACTIONS ET CALCUL DES STRUCTURES .................. 69

IX-1 Combinaisons d’actions .................................................................................... 69

IX-1-1 Situations de projet .................................................................................... 69

IX-1-2 Notations et généralités .............................................................................. 69

IX-1-3 Combinaisons ELU autres que celles de fatigue ......................................... 70

IX-1-4 Combinaisons ELS .................................................................................... 71

IX-2 Calcul des structures ......................................................................................... 72

IX-2-1 Calcul des sollicitations de flexion de la dalle ............................................ 72

IX-2-2 Moment longitudinal dans les poutres principales ......................................75

PARTIE IV : CALCUL DU PONT MIXTE ......................................................................... 84


Chapitre X : ETUDE DE LA DALLE EN BETON ARME ........................................................ 85

X-1 Textes réglementaires......................................................................................... 85


TABLE DES MATIERES

X-2 Rôle de la dalle et fonctionnement......................................................................85

X-3 Détermination des armatures transversales ......................................................... 85

X-3-1 Données relatives à l’environnement et aux matériaux ................................ 85

X-3-2 Organigramme de calcul ............................................................................. 86

X-3-3 Détermination de l’enrobage ....................................................................... 89

X-3-4 Calcul des armatures dans les sections S1 et S2 ...........................................89

X-3-5 Description du ferraillage suivant y ............................................................. 92

X-3-6 Description du ferraillage suivant x ............................................................. 92

X-4 Justification locale de la dalle en béton armé ...................................................... 92

X-4-1 Vérification concernant le ferraillage de la dalle ..........................................92

X-4-2 Résistance au poinçonnement à l’ELU ........................................................ 96

X-4-3 Limitation de l’ouverture de fissure ............................................................. 99

Chapitre XI : JUSTIFICATION DES SECTIONS MIXTES AUX ELU ET AUX ELS ............ 102

XI-1 Justification de la section sur appui P1 (Σ1) aux ELU ..................................... 102

XI-1-1 Géométrie ................................................................................................ 102

XI-1-2 Contraintes .............................................................................................. 102

XI-1-3 Détermination de la classe ....................................................................... 104

XI-1-4 Justification en flexion ............................................................................. 106

XI-1-5 Justification à l’effort tranchant ............................................................... 106

XI-1-6 Justification sous l’interaction moment-effort tranchant ........................... 108

XI-2 Justification de la section en travée C0P1 (Σ2) aux ELU ................................. 109

XI-3 Justification de la membrure inférieure de la section sur l’appui P1 au


déversement ............................................................................................................ 110

XI-3-1 Généralités............................................................................................... 110

XI-3-2 Calcul de la rigidité des cadres d’entretoisement : ................................... 110

XI-3-3 Sollicitation pour le déversement : ........................................................... 113

XI-3-4 Vérification au déversement : .................................................................. 114

XI-4 Justification des sections mixtes aux ELS ....................................................... 115


TABLE DES MATIERES

XI-4-1 Vérification de la charpente métallique .................................................... 115

XI-4-2 Béton de la dalle ...................................................................................... 117

XI-4-3 Respiration de l’âme ................................................................................ 118

Chapitre XII : JUSTIFICATION DU PONT MIXTE A LA FATIGUE ET ETUDE DE LA


CONNEXION DALLE-ACIER .............................................................................................. 119

XII-1 Justification de la charpente métallique :........................................................ 119

XII -1-1 Les coefficients partiels : ....................................................................... 120

XII-1-2 Le chargement de fatigue :...................................................................... 120

XII -1-3 Coefficient de dommage équivalent λ : .................................................. 120

XII -1-4 Coefficient de dommage équivalent d’impact : ................................... 123

XII -1-5 Justification de la charpente métallique à la fatigue................................ 135

XII -2 Justification des armatures passives : ............................................................ 136

XII-2-1 Coefficient de dommage équivalent : ...................................................... 138

XII -2-2 Amplitude de contraintes ....................................................................... 139

XII-2-3 Justification des armatures passives en fatigue ........................................ 141

XII -3 Etude de la connexion dalle-acier ................................................................. 143

XII -3-1 Résistance d’un connecteur : ................................................................. 143

XII -3-2 Calcul des connecteurs à l’ELS caractéristique : .................................... 144

XII -3-3 Calcul des connecteurs à l’ELU fondamental ........................................ 145

XII-3-4 Dispositions constructives relatives à la connexion ................................. 147

XII -3-5 Nombre de connecteurs par travées........................................................ 147

Chapitre XIII : PROGRAMMATION DE POUTRE CONTINUE A SECTION VARIABLE


SOUS Matlab .......................................................................................................................... 149

XIII-1 Généralités sur le logiciel Matlab ................................................................. 149

XIII-2 Objectifs du programme ............................................................................... 149

XIII-3 Les fonctions et interfaces graphiques .......................................................... 149

XIII-3-1 Les fonctions utilisées ........................................................................... 149

XIII-3-2 Les interfaces graphiques ...................................................................... 150


TABLE DES MATIERES

XIII -3-3 Schéma de fonctionnement des interfaces graphiques ........................... 151

XIII-4 Exemple de codes sources d’une fonction..................................................... 151

XIII-4 Exemple de calculs ....................................................................................... 154

XIII-4-1 Figure 1................................................................................................. 154

XIII-4-2 Figure 2................................................................................................. 154

XIII-4-3 Figure 3................................................................................................. 155

XIII-4-4 Figure 4................................................................................................. 156

XIII-4-5 Figure 5................................................................................................. 157

XIII-4-6 Figure 6................................................................................................ 158

XIII-4-7 Figure 7................................................................................................ 159

PARTIE V : ETUDES ANNEXES ..................................................................................... 160


Chapitre XIV : ETUDE DES OUVRAGES EN DEPENDANCE............................................. 161

XIV-1 Etude des piles ............................................................................................. 161

XIV -1-1 Généralités ........................................................................................... 161

XIV -1-2 Evaluation des charges ......................................................................... 162

XIV -1-3 Vérification de la pile : ......................................................................... 163

XIV -2 Etude des fondations de l’ouvrage : ............................................................. 164

XIV -2-1 Analyse des données géotechniques : ................................................... 164

XIV -2-2 Calcul de la capacité portante ultime des pieux .................................... 166

XIV -2-3 Détermination du nombre des pieux ..................................................... 167

Chapitre XV : TECHNOLOGIE DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET .................................... 168

XV-1 Technologie fonctionnelle ............................................................................. 168

XV-1-1 Franchissement ...................................................................................... 168

XV-1-2 Etanchéité .............................................................................................. 169

XV-1-3 Drainage des culées ................................................................................ 169

XV-1-3 Sécurité .................................................................................................. 170

XV-2 Mode de construction .................................................................................... 170

XV-2-1 Réalisation des appuis ............................................................................ 170


TABLE DES MATIERES

XV-2-2 Mise en place de la charpente métallique ............................................... 171

XV-2-3 Protection contre la corrosion ................................................................. 171

Chapitre XVI : ESTIMATION DU COUT DU PROJET ET EIE ............................................. 173

XVI-1 Estimation du coût du projet......................................................................... 173

XVI-1 -1 Descriptifs des travaux ......................................................................... 173

XVI-1 -3 Calcul du coefficient de majoration des déboursés ............................... 174

XVI-1-4 Exemples de sous détail des prix ........................................................... 175

XVI-1-5 Planning d’exécution des travaux .......................................................... 178

XVI-1 -2 Devis quantitatif et estimatif ................................................................ 180

XVI-2 Etude d’impacts environnementaux .............................................................. 181

XVI-2-1 Les sources d’impacts ........................................................................... 181

XVI-2-2 Les impacts négatifs ............................................................................. 182

XVI-2-3 Les impacts positifs .............................................................................. 186

XVI-2-4 Conclusion ............................................................................................ 187

CONCLUSION GENERALE ............................................................................................. 188


BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE ........................................................................... 189
ANNEXES ............................................................................................................................. I
TABLE DES MATIERES ............................................................................................... XXX
Auteur : ANDRIANANTENAINA Tahiry Stéphano
Contact : stephanobtp5@gmail.com

Tél : 033 83 601 98

Titre du mémoire : « CONSTRUCTION NEUVE DU PONT D’ANOVE :


JUSTIFICATION D’UNE VARIANTE PONT MIXTE BIPOUTRE ACIER-
BETON AVEC CONCEPTION D’UNE PROGRAMMATION DE POUTRE
CONTINUE A SECTION VARIABLE SOUS MATLAB »

Nombre de pages : 189


Nombre de figures : 33
Nombre de photos : 6
Nombre de tableaux : 83
Nombre de courbes : 14

RESUME
Les ponts mixtes bipoutres acier-béton sont des ouvrages d’art qui peuvent s’adapter à
divers environnements. Leur calcul requiert de solides connaissances sur le calcul des
éléments en béton armé et sur la construction métallique.
Un des points sur lequel se focalise ce travail est l’étude à la fatigue de la dalle et des
poutres principales. Afin de minimiser les calculs, ils sont programmés sur Matlab.
Cependant, ce travail demeure une contribution comparé à l’envergure d’une étude complète
d’un tel thème.
SUMMARY
The composite bridges are works of art that can adapt to various environments. Their
calculation requires strong knowledge on the calculation of the elements made of reinforced
concrete and on the metallic construction.
One of the points on which focuses this work is the survey to the fatigue of the slab
and the main beams. In order to minimize the calculations, they are programmed on Matlab.
However, this work stays a contribution compared to the span of a complete survey of such a
theme.

Mots-clés : Eurocode, bipoutre, mixte, Matlab


Encadreur : Madame RAVAOHARISOA Lalatiana