Sie sind auf Seite 1von 49

UNIVERSITÉ DE DOUALA

***********************************

École Normale Supérieure


D’Enseignement Technique
***********************************
B.P. 1872 Douala - Cameroun
Tél. (Fax) : (237) 33 10 31 35 - E-mail : cabenset@yahoo.fr

Département de Génie Électrique et Énergétique

COURS D’INITIATION AUX ÉNERGIES


RENOUVELABLES

Bill Vaneck BOT, Ing-PLET


NDOMO Joseph Rodrigue, Ing PCET

LABORATOIRE DE THERMIQUE ET ENVIRONNEMENT


Niveau 3
ANNEE ACADEMIQUE 2017-2018
L’ÉNERGIE COÛTE CHÈRE
Faites un commentaire de l’image ci-dessous :

1
CHAPITRE1 : L’ÉNERGIE EOLIENNE

1.1 Définition :

Une éolienne est une machine qui transforme l’énergie cinétique du vent (déplacement
d’une masse d’air) en énergie mécanique. Si cette énergie mécanique est elle-même convertie
en énergie électrique alors l’éolienne s’appelle un aérogénérateur.

1.2 Structure et Fonctionnement :

Raccordement d’une éolienne au réseau électrique


2
Une éolienne est constituée d'un mât de 50 à 100 m de haut. A son sommet se trouve une
nacelle équipé d'un rotor à axe horizontal, lui‐même équipé de trois pales (en général) mise en
rotation par le vent. Le vent fait tourner les pales entre 10 et 25 tours par minute.
L'énergie mécanique ainsi produite est transformée en énergie électrique dans la nacelle
grâce à une génératrice (phénomène d'induction) qui délivre un courant alternatif de
~690 volts dont l'intensité varie avec la vitesse.

3
Vue intérieure de la nacelle 1

Vue intérieure de la nacelle 2

 Le mât permet de placer le rotor à une hauteur suffisante pour permettre son mouvement
(nécessaire pour les éoliennes à axe horizontal) et/ou placer ce rotor à une hauteur lui permettant
d'être entraîné par un vent plus fort et régulier qu'au niveau du sol. Le mât abrite généralement
une partie des composants électriques et électroniques (modulateur, commande, multiplicateur,
générateur, etc.). Il est aussi appelé aussi Tour, et mesure de 40 à 100m de hauteur, De forme
tubulaire, Généralement en acier, Permet l’accès à la nacelle, Peut contenir transformateur.
 La nacelle montée au sommet du mât, abritant les composants mécaniques,
pneumatiques, électriques, électroniques, nécessaires au fonctionnement de la machine.
 Le rotor (en général trois pâles) et un nez est entraîné par l'énergie du vent, il peut être
couplé à un générateur électrique. Le rotor est relié à la nacelle par le moyeu. Un multiplicateur
décuple la rotation de l’hélice. L’accélération ainsi produite met en action le générateur qui
produit le courant électrique.

4
 L’arbre primaire : Aussi appelé « arbre lent » il Reçoit la rotation du moyeu. Il tourne
à une vitesse de 20‐40 tr/min.
 Le multiplicateur : il sert de liaison entre l’arbre primaire et le secondaire. Il est
Constitué d’engrenages et permet le passage de 20‐40tr/min à 1500tr/min.
 Le frein – arbre secondaire : aussi appelé « arbre rapide », il relie le multiplicateur à
la génératrice et est équipé d’un frein à disque (sécurité vent).
 La génératrice : Elle transforme l’énergie mécanique en énergie électrique
 Le Contrôleur électronique : C’est l’élément qui contrôle le fonctionnement de
l’éolienne ; il gère 100‐500 paramètres dont le démarrage, le freinage de la nacelle / vent, pas
des pâles ainsi que le refroidissement.

1.3 Paramètres influençant la production de l’énergie électrique

Si on considère une masse d’air ma se déplaçant à la vitesse Ve à travers la surface S balayée


par l’éolienne, l’expression de l’énergie cinétique de l’air Ec est donnée par la relation

La quantité de masse Δma traversant la section S pendant un temps Δt et la quantité


d’énergie cinétique ΔEc sont fonction de la masse volumique ρ de l’air, de la surface
balayée S et de la vitesse du vent Ve.

À partir de cette énergie cinétique, on peut exprimer la puissance soumise à l’éolienne


Pdispo, c'est‐à‐dire la puissance théoriquement disponible avant conversion

1
𝑃𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜 = 𝜌. 𝑆. 𝑉𝑒 3
2

5
La puissance dépend donc de la vitesse, de la surface des pales (qui doivent être face au
vent) mais aussi d’autres paramètres structuraux qui soulignent l’importance portée à la
qualité de la conception de l’éolienne.

La famille de courbes suivantes donnent la relation entre la puissance, la vitesse de l’air et


le rayon des pales.

1.4 Procédure d’installation d’une éolienne

‐ Mesure de la vitesse des vents entre 6 mois et 1 an

‐ Mesure à 10m ou 50m du sol (minimal requis 4,5m/s)

‐ Calcul de la vitesse moyenne des vents

‐ Tracé de la Rose des vents locale (analyse des vents)


6
‐ Modélisation du gisement (distribution de Weibull)

La puissance produite est alors

𝟑𝒉 𝟑𝜶
𝑷 = 𝑽𝒐 . ( )
𝒉𝒐

7
La torsion des pales se modélise de la façon suivante

Bout de pale
φ1 v1
φ2 v2 = ⅓ v1
u = 8 v1

v1
Base de pale

φ1
v2 = ⅓ v1
φ2

u = v1

8
1.5 Types d’éoliennes

Les iles grecques

Les moulins hollandais

9
Eoliennes multi-pales

Eolienne bipale

10
Eolienne tri-pale

Eolienne Darrieus

11
Eoliennes de Savonius
1.6 Avantages et Inconvénients:

Avantages
- Il s’agit d’une forme d’énergie indéfiniment durable et propre car elle ne nécessite aucun
carburant et ne produit ni gaz à effet de serre ni déchets toxiques ou radioactifs ; à
l’exception de ce qui est nécessaire à la fabrication et au démontage de l’éolienne ;
- Chaque mégawatt-heure produire par l’énergie éolienne aide à réduire de 0,8 à 0,9 tonne
les émissions de CO2 rejetées chaque année par la production d’électricité d'origine
thermique ;
- Seulement 2% du sol est requis pour les éoliennes, la surface restante est toujours
disponible pour l’exploitation agricole, l’élevage et d’autres utilisations

12
Inconvénients :

- Production dépendante du vent


- Impact visuel
- Environnement salin pour les installations offshore

13
CHAPITRE 2 : L’ÉNERGIE HYDRO-ELECTRIQUE
2.1 Définition

L’hydroélectricité est l’exploitation de la force motrice de l’eau afin de générer de


l’énergie électrique. Cette force dépend de la hauteur de la chute d’eau et du débit du cours
d’eau. L’énergie est produite grâce à une turbine hydroélectrique et à un alternateur qui
convertit en électricité l’énergie de l’eau en mouvement se déplaçant d’un point haut vers un
point bas (chute d’eau, courant…)
2.2 Fonctionnement
Une conduite forcée, située en contrebas d’un barrage, propulse l’eau sur les pales
d’une turbine, l’eau est remise ensuite dans le milieu naturel par un canal de fuite. La turbine
entraine un alternateur qui produit de l’énergie électrique ; cette énergie est élevée dans un
transformateur pour son trajet dans les lignes à haute tension.

Fonctionnement d'une centrale hydroélectrique

14
2.3 Types de centrales hydroélectriques :

2.3.1 Les centrales de haute chute : (hauteur de chute > 200 m) :

Les centrales de haute chute sont alimentées par des barrages appelés "réservoirs de
lac" ou "réservoirs saisonniers".

2.3.2 Les centrales de moyenne chute : (30 m < hauteur de chute < 200 m) :

Les centrales de moyenne chute sont alimentées par des barrages appelés "réservoirs
d'éclusée". Elles se trouvent sur le cours des fleuves dans les régions de plaine ou de bas relief.

2.3.3 Les centrales de basse chute : (hauteur de chute < 30 m) :

Ces centrales, encore appelées usines « au fil de l'eau », sont caractérisées par l'absence
de réserve. Leur capacité de production ne dépend que du débit du cours d'eau.

REMARQUE
Selon le fonctionnement, Il existe 2 sortes de centrales hydrauliques :
• Les centrales au fil de l’eau qui utilisent la force du courant : elles turbinent en
continu l’eau descendant des rivières.

• Les centrales à accumulation : l’eau est stockée dans un lac retenu par un barrage.
Lorsqu’il y a un besoin en électricité, on ouvre les vannes. Grâce à une différence de
hauteur, l’eau s’écoule et est conduite à travers à une turbine. Cette méthode permet
d’ajuster la production électrique à la demande des consommateurs

15
2.4 Les types de turbine

2.4.1 Turbine PELTON

Elle est :
• Adaptée aux plus hautes chutes (1000 - 100 m),
• Puissance jusqu'à 15 MW,
• Possède la meilleure adaptation aux variations de débit car la vitesse
du jet ne dépend que de la chute (jusqu’à 10% de la puissance d’un jet),
• Mauvaise adaptation aux variations de chute qui modifient la vitesse
du jet, ce qui dégrade le rendement de cette turbine à action,

2.4.2 Turbine FRANCIS

Elle est généralement :


 Adaptée aux chutes élevées et moyennes (300 - 15 m) et à vitesse de
rotation souvent élevée
 Adaptation respectivement bonne et moyenne aux variations de débit,

16
 adaptation respectivement médiocre et moyenne aux variations de
chute.
 Puissance jusqu'à 15 MW,

2.4.3 Turbine BANKI OU CROSSFLOW

• Cette turbine est un compromis entre la turbine Pelton (turbine à action) et la turbine
Francis pour sa possibilité de fonctionner en charge à l’aval,

• Adaptée aux chutes moyennes (150 - 1 m),

• Puissance jusqu'à 2000 kW seulement compte-tenu de la portée importantes des


aubages entre flasques support,

• Très bonne adaptation aux variations de débit par le réglage de la vanne directrice et
par la possibilité de diviser le conduit hydraulique en plusieurs compartiments,

• Bonne adaptation aux variations de chute de par la simplicité du profil hydraulique,


17
• Conception mécanique très simple (d’où une maintenance simplifiée),
• Très économique à l’achat,

• Rendement mécanique maximum limité (82%), mais bon rendement moyen sur sa
plage de fonctionnement,

• Souvent associé à un multiplicateur de vitesse,

2.4.4 Turbine KAPLAN


Elle est :

 Adaptée aux basses chutes (30 - 2 m),


 Puissance jusqu'à 15 MW,
 Bonne adaptation aux variations de débit par le réglage des pales,
 Bonne adaptation aux variations de chute par le réglage des directrices,

18
2.5 DIMENSIONNEMENT D’UNE CENTRALE HYDRO
ELECTRIQUE

2.5.1 Dimensionnement par approche statistique

Pour construire la turbine, il faudra donc connaître les 2 grandeurs


caractéristiques suivantes :
• Débit Q
• Hauteur de chute H

19
 Turbine PELTON

 Turbine FRANCIS

20
 Turbine BANKI

 Turbine KAPLAN

21
2.5.2 Dimensionnement par Calculs
Tout au long du trajet de l'eau en amont de la turbine, l'énergie totale, mesurée par rapport au
plan d'eau aval, se décompose comme suit:

Hb : chute brute ou énergie totale, en [m]


z : hauteur (énergie potentielle), en [m]
p/ρg : hauteur de pression, en [m]
(p est la pression relative, sur- ou souspression, mesurée par rapport à la pression
atmosphérique)
v2/2g : hauteur de vitesse (énergie cinétique), en [m]
g : accélération due à la pesanteur = 9.81 [m/s2]
ρ : masse volumique de l’eau = 1000 [kg/m3]
ΣHL : pertes par de charge, en [m]

La chute nette représente l'énergie effective à la disposition de la turbine, mesurée entre


l'entrée et la sortie de la machine

Elle se calcule pratiquement en déduisant de la chute brute:


– les pertes de charge à l'amont et à l'aval de la turbine ΣHL;
– l'énergie cinétique résiduelle qui est perdue à la sortie de la turbine v2/2g.

Le débit et la chute nette permettent de calculer la puissance hydraulique à disposition:

P : puissance, en [W]
Qt : débit turbiné, en [m3/s]
22
Hn : chute nette, en [m]
ρ: masse volumique de l’eau = 1000 [kg/m ] 3

g : accélération due à la pesanteur = 9.81 [m/s2]

La transformation de la puissance hydraulique en puissance mécanique par la turbine entraîne


des pertes. En effet, une partie de la puissance est perdue sous forme de bruit et de chaleur. Le
rendement, quantification de ces pertes, est défini par:

La connaissance du rendement de la turbine permet de calculer la puissance mécanique:

La puissance mécanique est transformée en puissance électrique par un générateur de courant.


Il est mis en rotation par la turbine; en général par un accouplement direct ou par un système
de transmission. La transformation de la puissance mécanique en puissance électrique entraîne
des pertes.

On aura alors :

Le diagramme suivant montre le bilan des pertes

23
24
2.6 Avantages et Inconvénients :

2.6.1 Avantages
 Centrales de haute et moyenne chute :

- Excellent rendement (90%)


- fournit l’électricité à la demande
- énergie primaire gratuite

 Centrales de basse chute :

- Impact sur le paysage moindre


- énergie primaire gratuite
- moins éloignées des centres de consommation

2.6.2 Inconvénients :
 Centrales de haute et moyenne chute :

- Elles sont construites uniquement en montagne loin des centres urbains


- dégradation du paysage
- délocalisation de la population

 Centrales de basse chute :

- production dépendante du débit


- elle n’a aucune possibilité de stockage d’eau

25
CHAPITRE 3 LA BIOMASSE

Biogas technology, i.e. anaerobic digestion is biological method for degrading and
stabilising organic, biodegradable raw materials in special plants in a controlled manner[1].Interest
in biogas technology is increasing around the world due to the requirements for renewable energy
production, re-use of materials and reduction of harmful emissions.

3.1 Little history of biogas in waste management

It is commonly known that swamp mud generates combustible gases. Van Lemond
discovers in 1630 that the fermentation of organic matter releases a gas flammable.
Volta identified methane as the fuel component in the 18th century century. The
use of biogas is very old, the Assyrians used it to heat the baths in the 10th century.
In Europe, the first applications of methanisation appeared in the middle of the 19th
century with the first purification stations. City waste water are collected and evacuated to rivers.
However, this solution is insufficient, Fermentation of the waste results in a release of hydrogen
sulphide which contaminates rivers.

Decanting systems have therefore been installed in order to recover the sludge which
were then recovered in the form of fertilizer. We can notice that it is fermentation by
placing them in sealed, closed vats the air. The fermentation produces biogas, which
will initially be used to Public lighting. The oldest known digesters are those of Exeter
in England (1895) and the leprosarium of Matunga in India (1897)[3].
Indeed, the first energy valuations of biogas date from the tenth century where the
Assyrians used it to heat the water of their bath. Then after Technological developments, the
process has taken a step forward with the use of vats called digesters which
allowed to better control the fermentation process Anaerobic or methanisation of waste
in the 1930s. In the decade 1970-1980, following the two petroleum energy crises, numerous
studies technology have enabled the development of numerous industrial and
agricultural units to through several countries. The treatment of municipal waste by methanisation
has started on a scale in 1988 with the first installation in the world in Amiens, processing 80,000
tons per year of waste and using the digester developed by the company VALORGA. Since
Improvements in the quality of the collected and/or sorted waste have led to of this technology
in Europe and the World. As part of efforts to achieve sustainable development, banization,
methanisation by its many assets, in particular the Recovery of the biogas

26
produced, can play a crucial role in many sectors of the economy and thus weigh on
the development strategies that will be put in place.

3.2 Process of production

During the anaerobic degradation process, several different microbial consortia degrade the raw
materials in parallel and/or subsequent degradation steps.

Figure 2.1: Biogas production process

Hydrolysis
The polymers (carbohydrates, proteins and lipids) are degraded into their monomers
and dimers via hydrolytic enzymes excreted by acidogenic microbes. The higher the
surface area of the raw materials, the more efficiently the hydrolytic enzymes can attack
the material. Therefore, hydrolysis is often the rate-limiting step in the degradation
of particulate raw materials and pre-treatments, such as maceration, may be used in
order to improve it. Also, the process operational conditions affect hydrolysis, e.g.
higher temperature enhances hydrolysis. Optimal pH is approximately 6.0, though
hydrolysis occurs also at higher pH. Too high organic loading rate (OLR) may inhibit
hydrolysis through accumulation of degradation intermediates.
Once the raw materials are degraded into smaller molecules, i.e. long chain fatty acids
(LCFA), alcohols, simple sugars and amino acids, during hydrolysis.

Acidogenesis
The acidogenic bacteria are able to uptake them and facilitate further degradation
into volatile fatty acids (VFA). The more specific intermediate products (e.g.
priopionic, butyric and valeric acid) depend on operational conditions, raw materials
and microbial activity. One part of acidogenesis is also ammonification of nitrogen

27
compounds into ammonium-nitrogen, a noteworthy compound due to possible toxicity
and to the increased fertiliser value of the digestate.

Acetogenesis
At this step, we have the degradation of the intermediate into acetate, hydrogen and
carbon dioxide. These are the compounds the methane-producing microbes (methanogens)
are able to utilise in their metabolism and convert them into biogas, a mixture of
methane and carbon dioxide.

Methanogenesis
During this step, approximately 70 per cent of methane is usually produced from
acetate (acetoclastic methanogens) and 30 from hydrogen and carbon dioxide.

3.3 Biogas composition

Biogas contains mainly methane (55-70 per cent), while the rest is mostly carbon
dioxide. One cubic meter of biogas (at 60 per cent methane) contains approximately 22
MJ of energy (lower heating value), while the methane content alone contains roughly
36 MJ (10 kWh). A little quantities of other gaseous compounds such as hydrogen,
hydrogen sulphide, ammonia, oxygen, nitrogen, silicon dioxide and particulates are also
present depending on process technology and the raw materials digested. In addition,
biogas is generally saturated with water when it leaves the digester. The saturation
level is strongly dependent on the gas temperature. For example, saturated biogas at
30 ◦C has a water content of 30g/m3 biogas, while at 40 ◦C, the same gas has a water
content of 52g/m3 biogas. This means that the water content in the biogas leaving
the digester is higher at thermophilic digestion compare to mesophilic [7, 8]. The
demand for water reducing pre-treatment (drying) before biogas utilisation depends
on the energy use.

Table 2.1: Biogas composition

28
3.4 Factors affecting anaerobic degradation

There are several factors which may affect the anaerobic degradation of biodegradable
materials. In this chapter, the most important ones are described shortly
Temperature
Temperature has influence on the growth and survival of the micro-organisms. The
lower the temperature, the slower the chemical and enzymatic reactions and microbial
growth are. As the temperature rises, the chemical and enzymatic reactions are accelerated, but
only up to certain temperature optima. If this optimum is exceeded,
proteins and cellular components of the microbes may be irreversibly damaged. Thus,
increasing temperature within one optimum may enhance anaerobic degradation, but
become damaging to that particular microbial consortium at temperatures higher than

the optimum . Microbes are classified into different temperature categories according to their
temperature optima and these same optima are then used in biogas plant
operation.
• Psychrophilic and psychrotolerant microbes grow at temperatures from 0 to 20 ◦C
Biogas plants operating at these low temperatures usually treat waste-waters
with high amounts of soluble organic compounds, such as distillery wastewater.

• Mesophilic microbes have their temperature optimum at 30-40 ◦C

• Thermophilic at over 55 ◦C and thermophilic processes are the most common


when digesting heterogeneous raw materials, such as manure, sewage sludge and
different biodegradable wastes and by-products from municipalities and industry.

In a biogas plant, the digester (reactor) has to be heated in order to keep it at the
temperature desired. Thus, the biogas plant uses part of the energy it produces into its
own heating. Temperature is also important for chemical equilibria in a biogas process
(e.g. gas solubility, precipitation stage of inorganic materials) and links therein with
pH.
potential Hydrogen

Optimal pH for hydrolysing enzymes is 6.0 , but the one for methanogenesis is 6.0-8.0.
pH affects the degradation directly through the microbes but also indirectly via the
chemical equilibria of possible ammonia and VFA toxicity (see below), availability of
nutrients and raw materials (e.g. precipitation of proteins) and availability of carbon
dioxide. In order to maintain the pH desired within a biogas process, sufficient alkalinity, i.e.
buffering capacity is required. Many raw materials for biogas processes have
high alkalinity, but it can also be increased by addition of e.g. bicarbonates, if required.

29
Inhibition and hydrogen partial pressure

Ammonification of organic nitrogen compounds produces ammonium nitrogen, part of


which is present as its unionised form of ammonia (NH3). As ammonia is able to enter
microbial cells rather freely due to having no electrical charge, it becomes toxic for the
microbes at high concentrations.

3.5 Properties of bioga

3.5.1 Calorific value of biogas

The calorific value of a fuel is the amount of heat Combustion of this fuel. Biogas is
a fuel whose value Is measured in PCI (lower calorific value when the water produced
by This combustion remains in the vapor state) as natural gas. General Introduction
The biogas PCI is proportional to its methane content, for example for one Biogas
with 70 per cent methane at 15 oC and normal atmospheric pressure, the PCI is equal
to 9.42 ± 0.7 = 6.59kW h/m3

3.5.2 Adiabatic temperature

The adiabatic temperature of the flame during combustion of the biogas is proportional
to its calorific capacity (PCI), itself proportional to the percentage of methane in biogas.
A good biogas quality with a high calorific capacity due to the presence of a high
percentage of methane. The combustion flame temperature of biogas Can vary between
800 and 1100 ◦C depending on the concentration of methane in the biogas. A biogas
containing 50 per cent methane has a flame temperature of 870 ◦C.

3.6 Digester technologies

There are several different digester technologies used for anaerobic digestion. 2.2 technology
can be divided into three generations by level of technological approach and
increase of bioconversion capacity , though not all of the technologies described are
suitable for all types of raw materials.

30
Figure 2.2: Biogas technologies

3.7 Use of products of Biomethanization


3.7.1 Thermal recovery of Biogas

Direct combustion of biogas to produce heat is the easiest to implement and the least
demanding in terms of quality biogas. It is easy to adapt boilers to natural gas so that
they can function with biogas. The modifications to be made essentially relate to the
burner for the inlet system must be enlarged and the air intake decreased in order to
lower the Air / fuel ratio. The typical efficiency of these installations is of the order of
90 per cent.

3.7.2 Electrical valorization of Biogas

Where the landfill or fermenters are not located within proximity of an industrialist
and when the local thermal requirements are negligible compared Available biogas
energy, a potential source of Electricity from a gas engine or gas turbine that drives an
alternator, with Local consumption or partial resale of the surplus to the local operator
responsible for Commercialize electricity. The performance of these facilities is still low
The order of 35 per cent.

31
3.7.3 Cogeneration

Cogeneration allows the production of both working Mechanical), and thermal energy.
This system of energy production offers Very high yields of 80 to 95 per cent. Cogeneration is
primarily a means of achieving Primary energy savings. Mechanical energy
is generated by a motor or turbine, and rather than losing heat energy in a cooling
tower, the heat is recovered; It can serve, for example, to heat methanogenic fermenters,
drying digestates, producing hot water, or feeding a Heating or air conditioning.
Electricity can be used on site, or resold When it is produced in excess. It should be
noted that the generation of electricity or Cogeneration is carried out by means of a
gas engine or a gas turbine.

3.7.4 Tri-generation

The tri-generation systems help to produce both mechanical energy and Of the thermal
energy in the form of heat and cold. Seasonal tri-generation is a Combination of
a heat-electricity cogeneration system for the winter and cold-electricity for summer.
Hospitals, offices or airports are customers for this technology. The trigeneration makes
it possible to make a cogeneration plant more profitable thanks to a higher utilization
over the year.

3.7.5 Use of digaste

Digested manure is more homogeneous than raw manure due to the degradation of solid
materials. The content of organic matter is also lower making the digestate biologically
more stabilised than raw manure. As the organic compounds are degraded, but the
nitrogen content remains the same, the ratio of carbon and nitrogen is more suitable
for fertilising purposes in digestate than in raw manure. A higher rate of total nitrogen
is present as soluble and readily-available ammonium for plants, further increasing
the fertilising value of the digestate. The addition of co-substrates usually improves
the fertiliser value further. Especially co-digestion of crops and manure produce
a better phosphorous to nitrogen ratio in the digestate than digesting manure alone,
as 50-85 per cent of the total nitrogen in crops is converted to ammonium during the
process (compared to 20-30 per cent of manure alone).
32
3.8 Advantages and Disadvantages

Advantages

•Reduction in greenhouse gas (GHG) emissions. During biomethanisation, methane,


which has an impact on global warming 21 times more important than CO2, is no longer
released uncontrolled into the atmosphere. A double reduction of
GHG emissions is achieved on the one hand by avoiding emissions of methane and
on the other hand by avoiding the CO2 emissions resulting from the combustion
of energy Fossil fuels, thanks to the energy recovery of biogas.

• Much of the odor emitted by organic effluents is due to the presence of decomposing organic
matter and especially volatile fatty acids. In biomethanized waste,
all the easily degradable organic matter was destroyed. As a result, biomethanisation makes it
possible to partially deodorize substrates. Moreover, in this type of installation, the manure is
permanently confined to the shelter of Air, which limits the emission of odors.

• In terms of hygienisation, biomethanization makes it possible to reduce part of


the germ content Pathogens, as well as to destroy weed seeds that may be present
in Manure, or energy plants.

Disadvantages
• The main disadvantage of biomethanisation lies in the Which, despite very low operating
costs, are Economically dissuasive

• No reduction of the polluting load. Biomethanization is not a definitive solution to load


problems Of livestock. Indeed, surpluses in nitrogen and phosphate from farms Are not
eliminated and the volume of effluents is only slightly reduced

33
Chapitre 4 L’ÉNERGIE SOLAIRE
4.1 LE SOLEIL
Le soleil est une sphère gazeuse composée presque totalement d’hydrogène. Son
diamètre est de 1 391 000 km (100 fois celui de la Terre), sa masse est de l’ordre de 2.1027
tonnes.
Toute l’énergie du Soleil provient de réactions thermo-nucléaires qui s’y produisent. Elles
transforment à chaque seconde 564.106 tonnes d’hydrogène en 560.106 tonnes d’Hélium, la
différence de 4 millions de tonnes est dissipée sous forme d’énergie ( E = mc2), ce qui
représente une énergie totale de 36.1022 kW. La Terre étant à
une distance de 150.106 km du Soleil, elle reçoit une énergie de 1,8.1017 W.
La valeur du flux de rayonnement solaire E reçu par une surface perpendiculaire aux rayons
solaires placée à la limite supérieure de l’atmosphère terrestre (soit à environ 80 km d’altitude)
varie au cours de l’année avec la distance Terre/Soleil. Sa valeur moyenne E0 est appelée la
constante solaire, elle vaut E0 = 1353 W.m-2.
Énergie naturelle par excellence, le Soleil, cet astre incandescent dont la température de surface
est voisine de 5 500 °C, nous dispense chaleur et lumière. Centre de notre système planétaire,
sa place est si grande dans l’activité terrestre sous toutes ses formes qu’il fut bien souvent objet
d’adoration. Source indirecte des énergies usuelles de notre temps (sous forme chimique et
biochimique en particulier), ce n’est qu’au XVIIe siècle que l’on songea à utiliser directement
le Soleil à des fins techniques : Lavoisier a, l’un des premiers, employé une lentille convergente
de 1,30 m de diamètre pour obtenir la fusion d’un morceau de fer placé à son foyer. Ce n’est
qu’en 1954 que les premières piles solaires produisant de l’électricité firent leur apparition,
grâce aux travaux de Bell Laboratories (États-Unis).

Rayonnement Solaire

34
4.2 LE SOLAIRE THERMIQUE
4.2.1 Principe
Un système solaire thermique comporte les éléments principaux suivants :

- Un collecteur (éventuellement concentrateur)


- Un absorbeur (généralement surfacique)
- Un échangeur
- Un fluide caloporteur (eau, air, etc.)
- Un ou plusieurs systèmes utilisant la chaleur (radiateur, échangeur,
stockage, etc.)

Principe d’un système solaire thermique

4.2.2 Les Capteurs solaires


4.2.2.1 Capteurs non-vitrés (ou capteurs « moquette »)
Ces types de capteurs sont généralement constitués des éléments suivants
Tubes noirs accolés en plastique dans lesquels circule l'eau du circuit de filtration
Très bon rendement à température ambiante
Température en sortie peu élevée (≈ 40°C)
Appliqués au chauffage des piscines

35
Capteurs solaires moquettes

4.2.2.2 Capteurs vitrés


L’intérêt du vitrage dans ce type de capteur est la création d'un effet de serre. La vitre transmet
le rayonnement solaire mais pas celui émis par l'absorbeur. Les pertes thermiques par
rayonnement et par convection du capteur sont réduites. Il comporte :
 Absorbeur
 Forte absorptivité au rayonnement
solaire
 Faible émissivité
 Forte conductivité thermique
 Cuivre, Aluminium, Acier

 Couverture

 Importante pour réduite les pertes


 Verre voire polycarbonate (η ≈ 90 %)
 Simple, double voire triple vitrage pour
les sites en climat froid

 Isolant

 Laine minérale, mousses de


polyuréthane

 Tubes

 Fortement conducteurs de chaleur pour


assurer l'évacuation de l'énergie et
éviter la surchauffe inoxydable

Revêtement sélectif de l’absorbeur

 Chromage noir

36
 Revêtement à l’oxyde d’aluminium pigmenté au nickel
 Peinture noire

4.2.2.3 Capteurs sous vide

Ces types de capteurs sont généralement utilisés


 Pour la collection du rayonnement

 Tube sous vide simple, absorbeur de type ailette


 Double tube sous vide à effet thermos
(absorbeur intégré)
 Face arrière réfléchissante ou réflecteur externe

 Pour l'évacuation de la chaleur

 Échangeur à eau simple (serpentin A/R)


 Échangeur à tubes concentriques
 Caloduc (caloporteur diphasique)
 Meilleur rendement que les précédents

 Température plus élevées en sortie

 Tubes de 5 à 15 cm de diamètre

 Pression : < 10-3 Pa

 Nombreuses innovations

Capteur sous vide


37
4.3 LE SOLAIRE PHOTO-VOLTAÏQUE

4.3.1 Historique du photovoltaïque:

Découvert en 1839 par Antoine Becquerel, l'effet photovoltaïque permet la


transformation de l'énergie lumineuse en électricité. Ce principe repose sur la technologie
des semi-conducteurs. Il consiste à utiliser les photons pour libérer les électrons et créer
une différence de potentiel entre les bornes de la cellule qui génère un courant électrique
continu.
L'hélio électricité est apparue en 1930 avec les cellules à oxyde cuivreux puis au
sélénium. Mais ce n'est qu'en 1954, avec la réalisation des premières cellules
photovoltaïques au silicium dans les laboratoires de la compagnie Bell Téléphone, que l'on
entrevoit la possibilité de fournir de l'énergie. Très rapidement utilisées pour l'alimentation des
véhicules spatiaux vers les années 60 avec l'équipement de satellites spatiaux. Puis à partir de
1970, les premières utilisations terrestres ont concerné l'électrification des sites isolés.
Au cours des années 80, la technologie photovoltaïque terrestre a progressé
régulièrement par la mise en place de plusieurs centrales de quelques mégawatts, et est
même devenue familière des consommateurs à travers de nombreux produits de faible
puissance y faisant appel : montres, calculatrices, balises radio et météorologiques, pompes
et réfrigérateurs solaires. Le progrès des techniques de production de cellules photovoltaïques
ainsi que l'augmentation des volumes de production ont entrainé, à partir des années 1990, une
baisse des prix. La production de modules se fait en Chine (près de 60 % de la production
totale), au Japon, aux EU, en Allemagne et en Europe, avec en particulier des grandes
compagnies comme Yingli Green Energy, First Solar et Suntech Power. La production
mondiale de modules photovoltaïques est passée de 5 MWc en 1982 à plus de 18GWc en
2013. Concernant l’Algérie, le groupe algérien Condor Electronics, s’est lancé en juillet
2013 dans la production des panneaux photovoltaïques dont la puissance varie entre 70 W
et 285 W et à des prix compétitifs.

38
4.3.2 La conversion de la lumière en électricité

Le terme « photovoltaïque » souvent abrégé par le sigle « PV », à été formé à partir


des mots « photo » un mot grec signifiant lumière et « Volta » le nom du physicien italien
Alessandro Volta qui a inventé la pile électrochimique en 1800. L’effet photovoltaïque est
la conversion directe de l’énergie solaire en électricité.

Conversion de l’énergie solaire en électricité.

L’énergie photovoltaïque est obtenue directement à partir du rayonnement du soleil.


Les modules photovoltaïques composés des cellules photovoltaïques à base de silicium ont
la capacité de transformer les photons en électrons. La conversion photovoltaïque se
produit dans des matériaux semi-conducteurs. L’énergie sous forme de courant continu est
ainsi directement utilisable.

 Dans un isolant électrique : les électrons de la matière sont liés aux atomes et ne
peuvent pas se déplacer. .
 Dans un conducteur électrique (un fil de cuivre par exemple) les électrons sont
totalement libres de circuler et permettent le passage d’un courant.
 Dans un semi-conducteur : la situation est intermédiaire, les électrons contenus
dans la matière ne peuvent circuler que si on leur apporte une énergie pour les
libérer de leurs atomes. Quand la lumière pénètre dans un semi-conducteur, ces
39
photons apportent une énergie permettant aux électrons de se déplacer, il ya donc
courant électrique sous l’exposition à la lumière.

4.3.3 Technologie des cellules solaires

Le Silicium est l’un des matériaux le plus courant sur terre, c’est le sable, mais un
haut degré de pureté est requis pour en faire une cellule photovoltaïque et le procédé est
coûteux. Selon les technologies employées, on retrouve le Silicium monocristallin avec un
rendement de 16 à 18%, le Silicium Polycristallin de rendement de 13 à 15%, le silicium
amorphe présente une efficacité entre 5 et 10%. D’autres matériaux tels que l’Arséniure de
Galium et le Tellurure de Cadmium qui sont en court de test dans les laboratoires est
présentent un rendement de (38%).

4.3.4 Fabrication des cellules photovoltaïques

Le silicium est actuellement le plus utilisé pour fabriquer les cellules photovoltaïques.
On l'obtient par réduction à partir de silice, composé le plus abondant dans la croûte
terrestre et notamment dans le sable ou le quartz. La première étape est la production de
silicium dit métallurgique, pur à 98 % seulement, obtenu à partir de morceaux de quartz
provenant de galets. Le silicium de qualité photovoltaïque doit être purifié jusqu'à plus de
99,999 %, ce qui s'obtient en transformant le silicium en un composé chimique qui sera
distillé puis retransformé en silicium. Il est produit sous forme de barres nommées
« lingots » de section ronde ou carrée. Ces lingots sont ensuite sciés en fines plaques de
200 micromètres d'épaisseur qui sont appelées wafers . Après un traitement pour enrichir
en éléments dopants et ainsi obtenir du silicium semi-conducteur de type P ou N, les
wafers sont métallisés : des rubans de métal sont incrustés en surface et reliés à des
contacts électriques. Une fois métallisés les wafers sont devenus des cellules
photovoltaïques.

4.3.5 Principe de fonctionnement d’une cellule solaire photovoltaïque

L’effet photovoltaïque utilisé dans les cellules solaires permet de convertir


directement l’énergie lumineuse des rayons solaires en électricité par le biais de la
production et du transport dans un matériau semi-conducteur de charges électriques
positives et négatives sous l’effet de la lumière. Ce matériau comporte deux parties, l’une

40
présentant un excès d’électrons et l’autre un déficit en électrons, dites respectivement
dopée de type n et dopée de type p. Lorsque la première est mise en contact avec la
seconde, les électrons en excès dans le matériau n diffusent dans le matériau p. La zone
initialement dopée n devient chargée positivement, et la zone initialement dopée p chargée
négativement.

Il se crée donc entre elles un champ électrique qui tend à repousser les électrons dans
la zone n et les trous vers la zone p. Une jonction (dite p-n) a été formée. En ajoutant des
contacts métalliques sur les zones n et p, une diode est obtenue. Lorsque la jonction est
éclairée, les photons d’énergie égale ou supérieure à la largeur de la bande interdite
communiquent leur énergie aux atomes, chacun fait passer un électron de la bande de
valence dans la bande de conduction. Si une charge est placée aux bornes de la cellule, les
électrons de la zone n rejoignent les trous de la zone p via la connexion extérieure, donnant
naissance à une différence de potentiel: le courant électrique circule (voir figure I.2).

4.3.6 Avantages et inconvénients de l’énergie photovoltaïque

Les avantages de l’énergie photovoltaïque les plus importants sont :


4.3.6.1 Avantages :

+ Energie indépendante, le combustible (le rayonnement solaire) est renouvelable et


gratuit.
+ L'énergie photovoltaïque est une énergie propre et non-polluante qui ne dégage pas
de gaz à effet de serre et ne génère pas de déchets .
+ Génère l’énergie requise .
+ Réduit la vulnérabilité aux pannes d’électricité .
+ L’extension des systèmes est facile, la taille d’une installation peut aussi être
augmentée par la suite pour suivre les besoins de la charge .
+ La revente du surplus de production permet d'amortir les investissements voir de
générer des revenus .
+ Entretien minimal .
+ Aucun bruit .

41
4.3.6.2 Inconvénients :

- La fabrication des panneaux photovoltaïques relèvent de la haute technologie


demandant énormément de recherche et développement et donc des investissements
coûteux.
- Les rendements des panneaux photovoltaïques sont encore faibles .
- Nécessite un système d’appoint (batteries) pour les installations domestiques .
- Le coût d'investissement sur une installation photovoltaïque est cher .

4.3.7 Différents types de systèmes photovoltaïques

On rencontre généralement trois types de systèmes photovoltaïques, les systèmes


autonomes, les systèmes hybrides et les systèmes connectés à un réseau . Les deux premiers
sont indépendants du système de distribution d’électricité, en les retrouvant
souvent dans les régions éloignées.

4.3.7.1 Les systèmes autonomes

Ces systèmes photovoltaïques sont installés pour assurer un fonctionnement autonome


sans recours à d’autres sources d’énergie. Généralement, ces systèmes sont utilisés dans les
régions isolées et éloignées du réseau. Les différents types de systèmes photovoltaïques
autonomes sont décrits sur la figure (I.3) qui traduit les différentes possibilités offertes :
couplage direct à une charge adaptée ou couplage avec adaptateur d’impédance MPPT
(Maximum Power Point Tracking), fonctionnement au fil du soleil ou avec stockage
d’énergie électrique.

42
Les différents types de systèmes photovoltaïques autonomes.

Le couplage direct implique un fonctionnement au fil du soleil, donc à puissance


essentiellement variable au cours de la journée. Les charges typiques à courant continu qui
peuvent satisfaire le critère (tension constante à puissance variable) sont les accumulateurs
électrochimiques. Les charges alternatives sont les pompes à eau, c’est le pompage au fil
du soleil, le stockage est néanmoins présent sous la forme d’eau emmagasinée (dans un
réservoir)
Dans la plus part des cas une adaptation d’impédance doit être réalisée en insérant entre
le générateur et sa charge électrique un dispositif électronique qui permet de forcer le
système à fonctionner à sa puissance maximale.

4.3.7.3 Les systèmes hybrides

Les systèmes d’énergie hybride associent au moins deux sources d’énergie


renouvelable aussi une ou plusieurs sources d’énergie classiques. Les sources d’énergie
renouvelable, comme le photovoltaïque et l’éolienne ne délivrent pas une puissance
constante, mais vu leurs complémentarités, leur association permet d’obtenir une
production électrique continue. Les systèmes d’énergie hybrides sont généralement
autonomes par rapport aux grands réseaux interconnectés et sont souvent utilisés dans les
régions isolées

43
Les différentes sources dans un système hybride peuvent être connectées en deux
configurations, architecture à bus continu et architecture à bus alternatif.

Configuration du système hybride à bus continu.

Dans la première configuration, la puissance fournie par chaque source est centralisée
sur un bus continu (voir figure I.5). Ainsi, les systèmes de conversion d’énergie à courant
alternatif (CA) fournissent d’abord leur puissance à un redresseur pour être convertie
ensuite en courant continu (CC). Les générateurs sont connectés en série avec l’onduleur
pour alimenter les charges alternatives. L’onduleur doit alimenter les charges alternatives à
partir du bus continu et doit suivre la consigne fixée pour l’amplitude et la fréquence. La
fonction spécifique du système de supervision est la commande de mise en marche et arrêt
des générateurs et du système de stockage. L’avantage de cette topologie est la simplicité
de commande. Dans la seconde configuration tous les composants du système hybride sont
reliés à la charge alternative.

4.3.7.4 Les systèmes connectés au réseau

Les systèmes de production d’énergie photovoltaïque connectés à un réseau (figure I.6)


sont une résultante de la tendance à la décentralisation du réseau électrique. L’énergie est
produite plus prés des lieux de consommation. Les systèmes connectés à un réseau
réduisent la nécessitée d’augmenter la capacité des lignes de transmission et de
distribution. Il produit sa propre électricité et achemine son excédent d’énergie vers le
44
réseau, auprès du quel il s’approvisionne au besoin, ces transferts éliminent le besoin
d’acheter et d’entretenir une batterie. Il est toujours possible d’utiliser ceux systèmes pour
servir d’alimentation d’appoint lorsque survient une panne de réseau.

Systèmes photovoltaïque connectés au réseau

4.3.8 Le stockage de l’énergie électrique

Le stockage de l’énergie est l’action qui consiste à placer une quantité d’énergie en
un lieu donné pour permettre son utilisation ultérieure. Il y a nécessité de stockage chaque fois
que la demande énergétique est décalée dans le temps vis-à-vis de l’apport énergétique
solaire. En effet :

• La demande énergétique est fonction de la charge à alimenter, les appareils utilisés


fonctionnent soit en continu, soit à la demande; .
• L’apport énergétique solaire est périodique (alternance jour/nuit, été/hiver) et aléatoire
(conditions météorologiques).

Ce décalage entre la demande et l’apport énergétique nécessite un stockage d’énergie. Les


différents moyens actuellement utilisables sont : les batteries, les piles à combustibles, les super-
condensateurs, les volants d’inertie... Le système de stockage le plus couramment utilisé dans
les systèmes photovoltaïques est la batterie d’accumulateurs électrochimiques.
45
Les systèmes photovoltaïques exigent habituellement des batteries qui peuvent être chargées
pendant le jour et déchargées durant la nuit. Ces batteries doivent fonctionner ainsi pendant des
années sans marquer plus qu’une détérioration minimale de leurs rendements, tout en
satisfaisant la demande, les jours ou il n’ya que peu ou pas de soleil. Dans un système
photovoltaïque, la batterie remplit trois fonctions importantes :

- Autonomie : nombre de jours pendant lesquels la batterie doit fournir la puissance


requise sans être recharger ni subir de dommage.

- Courant de surcharge : une batterie permet de fournir un courant de surcharge


pendant quelque instant, c’est à dire un courant plus élevé que celui que peut
fournir le champ PV.

- Stabilisation de la tension : une batterie permet de fournir une tension constante,


en éliminant les écarts de tension du champ PV et en permettant aux appareils un
fonctionnement à une tension optimisée.

Evolution de la tension et du courant avec le temps durant la charge d'un élément plomb acide.

- Phase 1 : Le courant est limité à un taux d'environ 1/5 de la capacité nominale. La tension
augmente petit à petit jusqu'à atteindre son seuil maximum régulé à 2,35V/élément.

46
- Phase 2 : La tension de charge est régulée à 2,35V/élément, le courant de charge diminue
alors jusqu'à devenir inférieur à C/100. La tension ne doit pas rester au-dessus de 2,26V plus
longtemps. La batterie est chargée à l'issue de cette phase.

- Phase 3 : Une fois la batterie chargée, on passe en mode charge d'entretien (floating)
pour la maintenir à 100% de charge. La tension alors appliquée à la batterie sera autour de
2,26V/élément.

47
BIBLIOGRAPHIE

1- A.LABOURET, M.VILLOZ, Energie solaire photovoltaïque (Le manuel du


professionnel), édition DUNOD, août2003, Paris(France)
2- Sylvain Brigand, Installations solaire photovoltaiques, 1ère édition, DUNOD, 234
pages
3- Sari Luostarinen, Argo Normak and Mats Edström, Overview of Biogas
Technology, Knowledge report, Baltic Forum for Innovative Technologies for
Sustainable Manure Management, December 2011, 49 pages.$
4- DUPONT Nicolas, Valorisation du biogaz de fermentation:combustion catalytique,
PhD Thesis, Université Claude Bernard Lyon 1, Juin 2010, 220 pages.
5- Karthik Rajendran and al, Household Biogas Digesters - A Review, Energies,
ISSN 1996-1073, pp 2911-2942, 2012.
6- Jean-Michel BALET, Aide-mémoire gestion des déchets, DUNOD, 1ère Edition,
Paris, 2008, 246 pages.
7- Société Hydauliques d’Etudes et de Missions d’Assistance, Dimensionnement des
turbines, Mars 2010, 30 pages.
8- www.energies-renouvelables.org
9- www.photovoltaique.info
10- www.echodusolaire.fr

48