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Chapitre I Ressources énergétiques renouvelables et systèmes photovoltaïques

INTRODUCTION

Le développement et l’exploitation des énergies renouvelables ont connu une forte


croissance ces dernières années. D’ici 20-30 ans, tout système énergétique durable sera basé
sur l’utilisation rationnelle des sources traditionnelles et sur un recours accru aux énergies
renouvelables. Naturellement décentralisées, il est intéressant de les exploiter sur le lieu de
consommation, en les transformant directement soit en chaleur, soit en électricité selon les
besoins. La production d’électricité décentralisée par sources d’énergies renouvelables offre
une plus grande sûreté d’approvisionnement des consommateurs tout en respectant
l’environnement. Cependant le caractère aléatoire de ces sources nous impose d’établir des
règles de dimensionnement et d’utilisation de ces systèmes pour les exploiter au mieux.

I.1 Énergies Renouvelables, Définition, Ressources et Exploitation :

Une source d'énergie est renouvelable si le fait d'en consommer ne limite pas son
utilisation future. C'est le cas de l'énergie du soleil, du vent, des cours d'eau, de la terre et
généralement de la biomasse humide ou sèche, à l’échelle de la durée de vie de l’humanité.
Ce n'est pas le cas pour les combustibles fossiles et nucléaires.
L’utilisation des énergies renouvelables n’est pas nouvelle. Celles-ci sont exploitées par
l’homme depuis la nuit des temps. Autrefois, moulins à eau, à vent, bois de feu, traction
animale, bateaux à voile ont largement contribué au développement de l’humanité. Elles
constituaient une activité économique à part entière, notamment en milieu rural où elles
étaient aussi importantes et aussi diversifiées que la production alimentaire.
Mais dans les pays industrialisés, dès le XIXème siècle, elles furent progressivement
marginalisées aux profits d'autres sources d'énergie que l'on pensait plus prometteuses. Depuis
lors, la pollution atmosphérique, le réchauffement climatique, les risques du nucléaire et les
limites des ressources ont fait prendre conscience qu'un développement économique
respectueux de l'environnement, dans lequel nous vivons, est nécessaire.
Les chocs pétroliers successifs depuis les années 70 ont démontré les risques
économiques et géopolitiques de la production d'énergie reposant sur l'exploitation des
ressources fossiles, dont les réserves sont mal réparties et épuisables.
De plus, une grande partie du monde ne sera sans doute jamais raccordée aux réseaux
électriques dont l'extension s'avère trop coûteuse pour les territoires isolés, peu peuplés ou
difficiles d’accès. Même au sein de l'Europe occidentale de tels "sites isolés" ne sont pas
exceptionnels. Actuellement deux milliards et demi d'habitants, principalement dans les zones

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rurales des pays en développement, ne consomment que 1 % de l'électricité produite dans le


monde [9][14].
Les énergies renouvelables constituent donc une alternative aux énergies fossiles à
plusieurs titres :
- elles sont généralement moins perturbatrices de l'environnement, elles n'émettent pas de gaz
à effet de serre et ne produisent pas de déchets ;
- elles sont inépuisables ;
- elles autorisent une production décentralisée adaptée à la fois aux ressources et aux besoins
locaux ;
- elles offrent une importante indépendance énergétique.

I.1.1 La production de chaleur par les sources renouvelables.

Les sources d’énergies renouvelables permettent d’abord de produire de l’énergie


thermique, ainsi le bois, le biogaz, le soleil et la géothermie sont largement exploités pour
cela. Le soleil, ressource majeure, reste encore peu exploité mais son potentiel de
développement est énorme (chauffe-eau solaires…).[10]

I.1.1.a Le bois-énergie :

Avec le développement de l’exploitation du charbon, du pétrole et du gaz naturel, le


bois a progressivement été relégué à la seule fonction de chauffage (individuel et parfois
collectif), en milieu rural. Le bois-énergie représente 14 % de la consommation énergétique
primaire mondiale.

I.1.1.b La méthanisation – le biogaz :

La méthanisation est un phénomène biologique par lequel la matière organique est


transformée en biogaz par des bactéries vivant en l’absence d’oxygène (fermentation
anaérobie). Elle se produit naturellement au fond d’une mare envasée ou dans une décharge.
Elle sert à détruire la fraction biodégradable, susceptible de polluer, des déchets organiques de
toute nature.
Le biogaz est composé de méthane principalement, de gaz carbonique et de traces
d’autres gaz. Il peut être employé à l’état brut sur des chaudières, groupes électrogènes,
générateurs d’air chaud. Le biogaz est aussi utilisable, après épuration aux normes du gaz
naturel, comme carburant automobile.

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I.1.1.c Le solaire thermique :

Le solaire thermique basse température permet essentiellement le chauffage de l'eau


sanitaire et, dans une moindre mesure, la production combinée de chauffage par plancher
chauffant (plancher solaire direct). Cette application de l'énergie solaire, industrialisée depuis
plus de 25 ans, est actuellement en phase de croissance accélérée aux Etats-Unis, au Japon et
en Europe.
En Europe, plus de 600 000 familles [18] ont équipé leur habitation d'un chauffe-eau
solaire, la croissance est rapide. L'Allemagne, la Grèce et l'Autriche ont beaucoup développé
cette application et possèdent l'essentiel de la surface de capteurs solaires installée dans
l’Union Européenne (plus de 75 %).
I.1.1.d La géothermie :
La géothermie est l'extraction d'énergie contenue dans le sol. Il s'agit d'une extraction par
pompe à chaleur. Son principe est le suivant. Un capteur prélève de la chaleur dans le sol à
l'extérieur par exemple sous une pelouse, son origine se trouve d’ailleurs dans le rayonnement
solaire. Cette chaleur est transmise dans la maison le plus souvent via un plancher chauffant.
Dans tous les cas le transfert de chaleur nécessite un fluide frigorigène et un appoint
électrique de compression (à peu près 1/3 des besoins d'énergie thermique) .

I.1.2. La production d’électricité par les énergies renouvelables.

Les sources d’énergie disponibles dans notre environnement proche et permettant de


produire de l’électricité sont : l’eau, le soleil et le vent.
Directement compétitives pour les sites isolés (les coûts de raccordement au réseau
électrique sont très élevés), les centrales électriques à sources renouvelables peuvent aussi,
sous certaines conditions, être directement raccordées au réseau.[10]

I.1.2.a Les petites centrales hydrauliques :

L'hydroélectricité, c'est-à-dire la production d'électricité à partir de la force de l'eau, est


apparue au milieu du XIXe siècle dans la continuité des moulins qui exploitaient directement
la force motrice de l’eau. Appelée la "houille blanche", elle a été synonyme d'un
développement économique très important.
Les ressources de la houle sont très importantes et de très nombreux travaux dans le
monde ont montré la faisabilité de son exploitation, via de très nombreux principes
d’exploitation .

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I.1.2.c L’éolien :

Parmi toutes les énergies renouvelables contribuant à la production d’électricité,


l’énergie éolienne tient actuellement le rôle de vedette. Elle est l’une des plus prometteuses,
en termes d’écologie, de compétitivité, de champ d’application et de création d’emplois et de
richesses.
Son potentiel est énorme, il est estimé à 30.1015 kWh pour l’ensemble du globe et entre 5
et 50.1012 kWh/an pour la part terrestre exploitable.

I.1.2.b Le solaire photovoltaïque :

Le rayonnement solaire représente une ressource renouvelable d’énergie énorme, de


loin la plus importante. L’énergie reçue à la surface de la terre varie, par m², de 1100 kWh à
2300 kWh/an (au total 720.105 kWh/an)
L’effet photovoltaïque permet de transformer directement la lumière solaire en énergie
électrique. La production d’électricité par générateur photovoltaïque est liée à l’intensité, à la
durée de l’ensoleillement et à l’orientation du panneau par rapport au soleil. Au zénith, le
soleil délivre environ 1kW/m² de rayonnement sur un capteur placé perpendiculairement à ses
rayons, au niveau de la mer.
Malgré le fait que depuis les premières mises en œuvre, les prix ont chuté d’un facteur 100,
il faut un ensoleillement important pour arriver à un coût encore insuffisamment compétitif du
kWh. C’est pourquoi pour l’instant, la production photovoltaïque est plutôt réservée à
l’alimentation en site isolé d’équipements et d’habitations où le coût élevé du raccordement
au réseau la rend compétitive. On estime la puissance photovoltaïque installée dans le monde
à environ 39000 MW (en 2010) pour une énergie produite estimée à 39 TWh. [18]

I.2 Historique du photovoltaïque

La conversion de la lumière en électricité, appelée effet photovoltaïque, a été découverte


par Antoine Becquerel en 1839, mais il faudra attendre près d'un siècle pour que les
scientifiques approfondissent et exploitent ce phénomène de la physique.
L'utilisation des cellules solaires débute dans les années quarante dans le domaine
spatial. Les recherches d'après guerre ont permis d'améliorer leurs performances et leur taille
mais il faudra attendre la crise énergétique des années septante pour que les gouvernements et
les industriels investissent dans la technologie photovoltaïque et ses applications
terrestres.[14]

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I.2.1 Dates importantes dans l’histoire du photovoltaïque

1839: le physicien français Edmond Becquerel découvre le processus de l’utilisation de


l’ensoleillement pour produire du courant électrique dans un matériau solide. C’est l’effet
photovoltaïque.
1875: Werner Von Siemens expose devant l’Académie des Sciences de Berlin un article sur
l’effet photovoltaïque dans les semi-conducteurs. Mais jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale,
le phénomène reste encore une curiosité de laboratoire.
1954: trois chercheurs américains, Chapin, Pearson et Prince, mettent au point une cellule
photovoltaïque à haut rendement au moment où l’industrie spatiale naissante cherche des
solutions nouvelles pour alimenter ses satellites.
1958: une cellule avec un rendement de 9 % est mise au point. Les premiers satellites
alimentés par des cellules solaires sont envoyés dans l’espace.
1973: la première maison alimentée par des cellules photovoltaïques est construite à
l’Université de Delaware.
1983: la première voiture alimentée par énergie photovoltaïque parcourt une distance de
4000km en Australie.
La première cellule photovoltaïque (ou photopile) a été développée aux Etats-Unis en 1954
par les chercheurs des laboratoires Bell, qui ont découvert que la photosensibilité du silicium
pouvait être augmentée en ajoutant des "impuretés". C'est une technique appelée le "dopage"
qui est utilisée pour tous les semi-conducteurs. Mais en dépit de l'intérêt des scientifiques au
cours des années, ce n'est que lors de la course vers l'espace que les cellules ont quitté les
laboratoires. En effet, les photopiles représentent la solution idéale pour satisfaire les besoins
en électricité à bord des satellites, ainsi que dans tout site isolé. [14]

I.3. La conversion photovoltaïque.

I.3.1 Principe de la conversion Photoélectrique.

Le rayonnement solaire est constitué de photons dont la longueur d’onde s’étend de


l’ultraviolet (0.2 μm) à l’infrarouge lointain (2.5 μm). On utilise la notion AM pour Air Mass
afin de caractériser le spectre solaire en terme d’énergie émise. L’énergie totale transportée
par le rayonnement solaire sur une distance soleil-terre est de l’ordre de 1350W/m² (AM0)
dans l’espace hors atmosphère terrestre (Figure I.1). Lorsque le rayonnement solaire traverse
l’atmosphère, il subit une atténuation et une modification de son spectre, à la suite de
phénomènes d’absorption et de diffusion dans les gaz, l’eau et les poussières. Ainsi, la couche

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d’ozone absorbe une partie du spectre lumineux provenant du soleil, et en particulier une
partie des ultraviolets dangereux pour la santé. Le rayonnement solaire direct reçu au niveau
du sol (à 90° d’inclinaison) atteint 1000 W/m² du fait de l’absorption dans l’atmosphère
(AM1). Cette valeur change en fonction de l’inclinaison des rayons lumineux par rapport au
sol. Plus l’angle de pénétration θ est faible, plus l’épaisseur atmosphérique que les rayons
auront à traverser sera grande, d’où une perte d’énergie conséquente. Par exemple, l’énergie
directe transportée par le rayonnement solaire atteignant le sol avec un angle de 48° avoisine
les 833 W/m² (AM1.5).
Pour connaître le rayonnement global reçu au sol, il faut ajouter à ce dernier le
rayonnement diffus. Le rayonnement diffus concerne tout le rayonnement dont la trajectoire
entre le soleil et le point d'observation n'est pas géométriquement rectiligne et qui est dispersé
ou réfléchi par l'atmosphère ou bien le sol. En considérant ceci, on obtient une référence du
spectre global notée AM1.5 avec une puissance de 1000W/m².[11]

Figure I.1. Normes de mesures du spectre d’énergie lumineuse émis par le soleil, notion de
la convention AM.
I.3.2. L’effet photovoltaïque

Lorsqu’un matériau est exposé à la lumière du soleil, les atomes exposés au


rayonnement sont " bombardés " par les photons constituant la lumière; sous l’action de ce
bombardement, les électrons des couches électroniques supérieures (appelés électrons des
couches de valence) ont tendance à être " arrachés / décrochés " : si l’électron revient à son
état initial, l’agitation de l’électron se traduit par un échauffement du matériau.
L’énergie cinétique du photon est transformée en énergie thermique. Par contre, dans les
cellules photovoltaïques, une partie des électrons ne revient pas à son état initial. Les
électrons " décrochés " créent une tension électrique continue faible. Une partie de l’énergie
cinétique des photons est ainsi directement transformée en énergie électrique : c’est l’effet
photovoltaïque.

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L’effet photovoltaïque constitue la conversion directe de l'énergie du rayonnement


solaire en énergie électrique. Le terme photovoltaïque vient du grec " phos, photos " qui
désigne la lumière et de " voltaïque ", mot dérivé du physicien italien Alessandro VOLTA,
connu pour ses travaux sur l’électricité.
Une cellule photovoltaïque est assimilable à une diode photo-sensible, son
fonctionnement est basé sur les propriétés des matériaux semi-conducteurs à base de silicium
(Si), de sulfure de cadmium (CdS) ou de tellurure de cadmium (CdTe). Son principe de
fonctionnement repose sur l'effet photovoltaïque.
En effet, une cellule est constituée de deux couches minces d'un semi-conducteur. Ces
deux couches sont dopées différemment :
• Pour la couche N, apport d'électrons périphériques
• Pour la couche P, déficit d'électrons.
Ces deux couches présentent ainsi une différence de potentiel. L'énergie des photons
lumineux captés par les électrons périphériques (couche N) leur permet de franchir la barrière
de potentiel et d'engendrer un courant électrique continu. Pour effectuer la collecte de ce
courant, des électrodes sont déposées par sérigraphie sur les deux couches de semi-conducteur
(figure I.2). L'électrode supérieure est une grille permettant le passage des rayons lumineux.
Une couche anti-reflet est ensuite déposée sur cette électrode afin d'accroître la quantité de
lumière absorbée.[11][12]

Figure I.2 : Schéma d'une cellule élémentaire


I.4. Les différentes technologies

Le silicium est actuellement le matériau le plus utilisé pour fabriquer les cellules
photovoltaïques disponibles à un niveau industriel. D'autres matériaux sont utilisés : tellurure
de cadmium, arséniure de gallium, di séléniure de cuivre et d'indium (CIS). Ces technologies
sont encore très coûteuses mais elles laissent espérer des rendements bien supérieurs au

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silicium et une durée de vie plus grande. La production des cellules photovoltaïques nécessite
de l'énergie, et on estime qu'une cellule photovoltaïque doit fonctionner pendant plus de dix
ans pour produire l'énergie qui a été nécessaire à sa fabrication.[12][13][16]
Les techniques de fabrication et les caractéristiques des principaux types de cellule sont
décrites dans les 3 paragraphes suivants.

I.4.1 Cellule en silicium amorphe

Le silicium n'est pas cristallisé, il est déposé sur une feuille de verre. La cellule est gris
très foncé. C'est la cellule des calculatrices et des montres.
Avantages
 Fonctionnement avec un éclairement faible.
 Moins chères que les autres.

Inconvénients

 Rendement faible en plein soleil (environ 6%)


 Performances diminuent sensiblement avec le temps.

I.4.2 cellule en silicium monocristallin

Lors du refroidissement, le silicium fondu se solidifie en ne formant qu'un seul cristal de


grande dimension. On découpe ensuite le cristal en fines tranches qui donneront les cellules.
Ces cellules sont en général d'un bleu uniforme.

Avantage :

 Très bon rendement (17.2%).


Inconvénients :
 Coût élevé,
 Rendement faible sous un faible éclairement.
I.4.3 cellule en silicium poly cristallin

Pendant le refroidissement du silicium, il se forme plusieurs cristaux. Ce genre de


cellule est également bleu, mais pas uniforme, on distingue des motifs créés par les différents
cristaux.

Avantage :

 Bon rendement (13%), mais cependant moins bon que pour le monocristallin.
 Moins cher que le monocristallin

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Chapitre I Ressources énergétiques renouvelables et systèmes photovoltaïques

Inconvénient :
 Les mêmes que le monocristallin.
Ce sont les cellules les plus utilisées pour la production électrique (meilleur rapport qualité-
prix).

silicium Amorphe silicium monocristallin silicium polycristallin


Figure 1.3 : Cellule photovoltaïque
I.4.4 Marche du photovoltaïque par technologie [16]

Figure I.4 : Parts de marché des différentes technologies photovoltaïques utilisées (source
Photon International

I.5. Association des cellules photovoltaïques

I.5.1 Association en série

Dans un groupement en série, les cellules sont traversées par le même courant et la
caractéristique résultante du groupement en série est obtenue par adition des tensions à
courant donné. [11][14]
La figure I-5 montre la caractéristique résultante obtenue en associant en série ns cellules
identiques.
avec

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Chapitre I Ressources énergétiques renouvelables et systèmes photovoltaïques

Figure I.5. Caractéristiques résultantes d’un groupement de ns cellules en série

I.5.2. Association en parallèle

Les propriétés du groupement en parallèle des cellules sont duales de celles du


groupement en série. Ainsi, dans un groupement de cellules connectées en parallèle, les
cellules sont soumises à la même tension et la caractéristique résultante de groupement est
obtenue par addition des courants à tension donnée. [11][14]
La figure I-6 montre la caractéristique résultante obtenue en associant en parallèles np
cellules identiques.
avec

Figure I.6. Caractéristiques résultant d’un groupement de np cellules en parallèle.

I.5.3 Association hybride (série-parallèle)

Selon l’association en série et/ou parallèle de ces cellules, les valeurs du courant de court-
circuit total et de la tension à vide totale sont données par les relations :

et

Avec

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Chapitre I Ressources énergétiques renouvelables et systèmes photovoltaïques

np : nombre des cellule en parallèle,


ns : nombre des cellule en série.
La figure I-7 montre la caractéristique résultante obtenue en associant, en série ns et en
parallèle np, cellules identiques.

Figure I.7. Caractéristique résultante d’un groupement hybride de (np+ ns) cellules
identiques
Généralement, on utilise un montage série-parallèle qui nous permet de régler à la fois la
tension et le courant selon les caractéristiques de la charge. Les cellules photovoltaïques sont
associées entre elles en série, et les modules sont associés en parallèle. [9]

I.6. Protections classiques d’un GPV.


Pour garantir une durée de vie importante d’une installation photovoltaïque destinée à
produire de l’énergie électrique sur des années, des protections électriques doivent être
ajoutées aux modules commerciaux afin d’éviter des pannes destructrices liées à l’association
de cellules en séries et de panneaux en parallèles. Pour cela, deux types de protections
classiques sont utilisés dans les installations actuelles (figure I.8) : [17]
 La diode anti-retour empêchant un courant négatif dans les GPV. Ce phénomène peut
apparaître lorsque plusieurs modules sont connectés en parallèle, ou bien quand une
charge en connexion directe peut basculer du mode récepteur au mode générateur, par
exemple une batterie durant la nuit.
 Les diodes by-pass peuvent isoler un sous-réseau de cellules lorsque l’éclairement
n’est pas homogène évitant ainsi l’apparition de points chauds et la destruction des
cellules mal éclairées. La mise en conduction de ces diodes affecte la caractéristique

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Chapitre I Ressources énergétiques renouvelables et systèmes photovoltaïques

de sortie du générateur, comme illustré sur la figure I.9, par la perte d’une partie de la
production d’énergie et par la présence de deux maximums de puissance.

Figure I.8. : Exemples d'association sécurisée de Figure I.9 : Effet de la diode by-pass
deux modules PV commerciaux en parallèles avec sur la caractéristique I(V) d’un
leurs diodes de protections. générateur photovoltaïque.

I.7 Développement de la capacité photovoltaïque mondiale

Dans le monde, le parc solaire photovoltaïque croît en moyenne de 35 % par an depuis


1998.
Fin 2010, la capacité totale installée était évaluée entre 36 000 et 39 000 MW, contre 1 500
MW en 2000. Le rythme d’installation de nouvelles capacités de production, en constante
augmentation, a désormais dépassé les 12 000 MW par an. Les premières centrales solaires de
grande capacité (plusieurs dizaines, voire centaines de MW) ont vu le jour et leur nombre se
multiplie. En termes économiques, le marché mondial de l’industrie solaire photovoltaïque a
représenté environ 50 milliards de dollars en 2010.[18]

Capacité photovoltaïque globale cumulée à l’horizon 2030

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Chapitre I Ressources énergétiques renouvelables et systèmes photovoltaïques

EPIA, l’association européenne du photovoltaïque, prévoit que le parc installé pourrait


atteindre environ 1 800 000 MW en 2030, pour une production représentant 14 % de la
consommation mondiale d’électricité.
À cette échéance, le solaire photovoltaïque permettra de fournir de l'électricité à plus de 4,5
milliards d’individus, dont 3,2 milliards dans les pays en développement où le photovoltaïque
constitue un mode économique de production d’électricité dans les zones éloignées des
réseaux.[18]

I.8 Marchés photovoltaïques mondial et européen 2010 (MW)

L’Allemagne a été le précurseur dans l’instauration d’un mécanisme de tarif d’achat


pour soutenir le développement de la filière. Avec 17 485 MW de puissance cumulée installée
fin 2010, ce pays est le premier producteur mondial d’électricité photovoltaïque. Pour la seule
année 2010, elle a installé environ 7 000 MW, soit environ 60 % du marché mondial. Depuis
janvier 2010, la croissance du photovoltaïque en Allemagne est encadrée par un système de
tarifs indexés sur les volumes de projets réalisés, avec un objectif fixé par les pouvoirs publics
à 51 000 MW à l’horizon 2020.
Le Japon a été le premier pays à développer fortement l’usage du photovoltaïque : les
premières subventions pour l’installation de panneaux solaires photovoltaïques datent de
1994. Fin 2010, le parc japonais atteignait 2 550 MW. 900 MW ont été raccordés au réseau
durant cette seule année.
Ce succès s’explique principalement par une action stable du gouvernement, qui subventionne
les installations des systèmes et par un soutien sur le long terme à la recherche scientifique : le
premier programme de recherche date de 1974. [18]

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Chapitre I Ressources énergétiques renouvelables et systèmes photovoltaïques

I.9. Potentiels des Énergies renouvelables (solaire) en Algérie

De par sa situation géographique, l’Algérie dispose d’un des gisements solaire les plus
élevés au monde. La durée d’insolation sur la quasi totalité du territoire national dépasse les
2000 heures annuellement et peut atteindre les 3900 heures (hauts plateaux et Sahara).
L’énergie reçue quotidiennement sur une surface horizontale de 1m2 est de l'ordre de 5 KWh
sur la majeure partie du territoire national, soit prés de 1700KWh/m2/an au Nord et 2263
kwh/m2/an au Sud du pays. [10][15]

Figure I.10 Potentiel solaire


Le tableau suivant résume le potentiel solaire en Algérie

Régions Région côtière Hauts Plateaux Sahara


Superficie (%) 4 10 86
Durée moyenne d’ensoleillement (Heures/an) 2650 3000 3500
Energie moyenne reçue (Kwh/m2/an) 1700 1900 2650

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Chapitre I Ressources énergétiques renouvelables et systèmes photovoltaïques

I.10 Bilan des réalisations


Les réalisations en matière d’installations photovoltaïques concernent en plus grande
partie les applications liées à l’électrification rurale avec près de 60%. En effet, avec un taux
d’électrification au niveau national avoisinant les 98%, les foyers restants à électrifier sont
très épars et éloignés du réseau. La solution la plus adéquate techniquement et la plus
compétitive financièrement est l’électrification à l’énergie photovoltaïque.[10][15]
Un premier programme d’électrification à été réalisée durant la période 1995-2002 et a
concerné l’alimentation de 18 villages du sud de l’Algérie en énergie électrique, soit
l’électrification de près de 1000 foyers. Pour faire bénéficier ces foyers d’un minimum de
confort, une quantité d’énergie de 02 kWh par jour et par foyer a été mise à leur disposition.
Les villages touchés par ce programme apparaissent sur la figure I.11

Figure.I.11. Programme d’électrification des 18 villages


Plusieurs applications ont été réalisées comme les installations pour les systèmes de
télécommunication, l’éclairage public, le pompage d’eau, les protections cathodiques et
l’alimentation des systèmes de télémétrie au niveau des gisements d’hydrocarbures. La figure
I.12 donne une répartition selon les secteurs d’utilisation [10][15].

Figure I.12. Répartition par domaine d’utilisation

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Chapitre I Ressources énergétiques renouvelables et systèmes photovoltaïques

D’autres programmes d’envergure ont été engagés, tel que le programme complémentaire de
soutien à la croissance qui concerne l’électrification de 16 villages du sud de l’Algérie à
l’énergie photovoltaïque (figure I.13) et le programme de développement des wilayates des
hauts plateaux qui permettra d’électrifier une soixantaine de localités au niveau de la région
steppique (figure I.14).
L’objectif à atteindre, affiché par le programme indicatif des besoins en moyen de production,
est la contribution des énergies renouvelables à hauteur de 5% dans le bilan énergétique
national à l’horizon 2017, dont une partie est dédiée à l’énergie photovoltaïque. Pour se faire,
le groupe Sonelgaz en tant que principal acteur dans le domaine de la production de
l’électricité s’est engagé à mettre en place une unité de fabrication de modules
photovoltaïques d’une capacité qui avoisine les 50 MW. Cette unité qui sera opérationnelle à
partir de septembre 2012.[10][15]

Figure I.13. Programme complémentaire Figure I.14. Programme de développement


de soutien à la croissance des wilayates des hauts plateaux
I.11 Potentiel Du Marche
L’électricité en Algérie peut être produite à partir du photovoltaïque à travers les
applications suivantes :
• les systèmes connectés au réseau,
• l’hybridation des centrales diesel,
• l’électrification rurale.
Le système connecté au réseau est le plus
développé à travers le monde où plus
de 98% de la puissance photovoltaïque installée
est raccordée au réseau. Ce réseau peut être de la
basse tension pour les systèmes individuels ou
bien de la moyenne tension pour des installations Figure.I.15. Marché photovoltaïque
centralisées Algérien

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Chapitre I Ressources énergétiques renouvelables et systèmes photovoltaïques

Avec un taux de croissance de 7,3% la consommation énergétique nationale sera de


74 TWh à l’horizon 2017. Deux scénarios peuvent être considérés :
• Scénario modéré pour lequel la contribution des systèmes connectés au réseau dans le bilan
énergétique est de 1%,
• Scénario fort qui correspond à une contribution de 2%.
Pour une évolution de 35% de la puissance photovoltaïque à installer annuellement (moyenne
au niveau mondial ces dix dernières années) [10], nous représentons le développement du
marché Algérien par la figure I.16. En commençant, pour le scénario fort, avec 40 MW en
2011 nous atteindrons 240 MW à installer pour l’année 2017.
La puissance cumulée à l’horizon 2017 sera 815 MW pour le scénario fort et 407 MW pour le
scénario modéré (figure I.17).

Figure.I.16. Marché annuel Figure.I.17 Puissances PV cumulées

Conclusion
Une description de l’énergie renouvelable photovoltaïque à été représenté dans ce
chapitre, dans ce contexte, quelque notion principale au sujet de la technologie
photovoltaïque, la topologie d’association des cellules photovoltaïques, le développement
mondiale et local de ce type d’énergie ont été données.
Le deuxième chapitre est consacré à la modélisation et la simulation des panneaux
solaire photovoltaïque

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