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Université Mohammed V

Faculté des Sciences Juridiques, Economique et Sociales –Souissi-

Licence professionnelle

Transport & Logistique -Supply Chain Management-

L’état des Lieux de la Logistique


au Maroc

Réalisé par :

 LACHKHAME ROKAYA
 RHOUNI WISSAM
 ZENNOUHI MARYEM
 ZOUITNI LAMIA
Sommaire

Introduction

I. Poids de la logistique dans la compétitivité du Maroc

II. Performance, Insuffisances et problèmes de la logistique au Maroc

1. Au niveau interne

2. Au niveau externe

III. Actions et réformes engagées pour le développement de la logistique

au Maroc

Conclusion

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Introduction
La logistique est un élément important pour un pays dont l’avantage comparatif est lié
à la géographie. La problématique de la logistique du commerce est d’ailleurs un thème
récurrent dans la presse marocaine et une préoccupation importante des exportateurs
marocains. En effet, une logistique performante contribue à réduire les coûts des transactions
et à améliorer l’efficacité des échanges internationaux.

Le Maroc a pris le pari de s’intégrer à l’économie mondiale dans son nouveau


contexte. Sa préparation aux échéances liées à cette intégration exige, à l’évidence, une mise à
niveau de ses entreprises. Or la plupart d’entre elles sont souvent mal gérées et sous l’effet
d’une structure archaïque, caractérisée par une centralisation accentuée du pouvoir, un
organigramme informel, sinon inexistant.

La logistique pourrait permettre d’intégrer au Maroc des fonctions de l’entreprise qui


sont encore réalisées en Europe. Elle pourrait aussi dynamiser l’économie marocaine en
faisant apparaître de nouveaux services indispensables aux multinationales comme
l’émergence de prestataires logistiques, des infrastructures logistiques qui sont créatrices de
valeur ajouté, d’emploi et permettent la montée en gamme de l’économie marocaine.

Aujourd’hui, quels que soient leurs métiers ou leurs tailles, les entreprises marocaines
n’ont plus d’autre choix que d’entrer dans la course à la mondialisation, d’où l’urgence de se
mettre à niveau. Cela les poussera à une plus grande rigueur dans la gestion de leurs affaires
afin de réduire leurs coûts de production pour être plus compétitives. Leur environnement
économique auquel il conviendra de s’adapter est désormais marqué par la dé-protection
douanière, le désagrément de l’Etat, l’arrivée massive de concurrents étrangers puissants et
compétitifs. Le Maroc est confronté à la mondialisation qui nécessite la mise à niveau des
entreprises, des infrastructures et des institutions, ce qui comprend la rationalisation de la
gestion et des services et la formation pour absorber le besoin accru des opérateurs aux
potentiels humains.

Le présent travail sera scindé en 3 parties : la première met l’accent sur le défi de la
compétitivité et de l’acquisition de l’avantage concurrentiel au Maroc, la deuxième partie
décrit les problèmes et les défaillances de la logistique, enfin, nous allons présenter les
nouvelles réformes et plans mis en œuvre afin d’améliorer le secteur de la logistique du
Maroc.

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I. Poids de la logistique dans la compétitivité du Maroc

Le processus actuel de globalisation accélérée est caractérisé par un développement


sans précédent des flux de biens, de services et de capitaux, une concurrence acharnée par
l’ouverture croissante des économies de la planète qui jouent invariablement la carte de la
mondialisation.

Face à des marchés de plus en plus mouvants, exigeants et à une demande de plus en
plus sophistiquée, il devient nécessaire de réguler et de rationnaliser la circulation physique
des marchandises depuis l’approvisionnement en matières premières ou produits finis, jusqu’à
leur livraison chez le client.

Une coopération entre transporteurs routiers, ferroviaire et maritimes, et la


communauté portuaire reste le garant de la facilitation des opérations des transports
internationaux multimodaux.

Le secteur du transport et de la logistique constitue un enjeu de premier plan et un rôle


déterminant de la compétitivité économique du Maroc. Le pays s’est préparé en entreprenant
plusieurs mutations et un programme ambitieux de réformes de douanes et de transports
routier, aérien, portuaire, la libéralisation des modes de transports ainsi que le contrat
programme logistique, la programmation et la construction de nouvelles infrastructures, et
enfin l’entré en vigueur du code de la route récemment qui a marqué une entrée difficile.

Cependant, l’émergence des entreprises de transport et de la logistique marocaines


compétitives, nécessite une restructuration du transport et de la logistique, une facilité du
financement des infrastructures, des moyens de transport et des plates formes logistiques, une
adaptation aux standards et normes internationaux et la coopération entre des intervenants
publics et privés ; ce qui contribuent à la compétitivité au service de l’économie nationale.

II. Performances, Insuffisances et Problèmes de la logistique interne


et externe au Maroc

Dans cette partie nous allons nous focaliser dans un premier temps sur les exploits
réalisés par le Maroc dans le secteur du transport et de la logistique, dans un second temps
nous aborderons les principaux problèmes et insuffisances relevées aussi bien au niveau
interne qu’externe de ce secteur.

1. Performances de la logistique au Maroc


Il y a lieu de citer les avancées rapides réalisées par le Royaume du Maroc pour la
facilitation du commerce dans différents domaines, notamment :

- La modernisation du transport routier de marchandises ;

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- L’amélioration de la sûreté de la chaîne logistique ;

- La généralisation de l’échange des données informatisées (EDI)

- La facilitation des passagers portuaire et du détroit ;

- Le développement de la formation.

En ce qui concerne le secteur du transport, il a été libéralisé Ainsi le secteur du


transport des marchandises est une fonction vitale, qui pèse dans les 40% dans les coûts
logistiques. Le secteur du transport routier au Maroc, représente prés de 6% du PIB national.
C’est le mode prédominant pour le transport intérieur. Toutes les activités économiques ont
des relations très étroites avec ce secteur. Il fait partie intégrante de tout le système logistique
et donc devenu un outil de production vital. Ainsi c’est l’activité la plus sous traité au Maroc
avec un marché qui se chiffre en millions de Dirhams avec une offre très fragmenter des
20 000 transporteurs qui se disputent les faveurs des donneurs d’ordre. Le réseau autoroutier
fera en juin 2011, 1470 Km d’ici l’ouverture d’AGAIR et OUJDA. Grâce au programme
complémentaire qui fait que l’autoroute arrivera à BENI MELLAL et SAFI avec à peu prés
1800 KM d’autoroute à l’horizon 2015, couvrant toutes les grandes villes de plus de 400 000
habitants. Le ministère des transports a décidé le relèvement du tonnage de 8 t à 14 t, donc
une charge totale effective et légère de 15,4 t, si on compte la marge de tolérance de 10%. Le
programme de renouvellement du parc routier a été ré-institué pour les périodes 2011 et 2013
avec une augmentation du montant de la prime de 25000 DH, portant ainsi son montant de
155000 DH. Selon les chiffres du département des transports, à ce jour 42 dossiers ont été
déposées et 229 camions sont passés à la case.

Le port de Tanger Med rivalise déjà avec celui de Casablanca puisque c’est un port de
transbordement. Il a cumulé un trafic au 30 septembre 2010, de 1,443 millions d’EVP, soit
une progression de 55% par rapport à l’activité du troisième trimestre a confirmé le
dynamisme du trafic conteneurisé observé depuis le début de l’année 2010 et sui est,
notamment, lié à la reprise de l’activité maritime internationale. A ce titre, Tanger Med a
traité un trafic global de 6,7 millions de tonnes, en augmentation de 28% par rapport au
second trimestre et de 100% par rapport à la même période de 2009. Cette hausse a été tirée
par le trafic conteneurisé, qui s’est établi à 574.460 EVP marquant une progression de 25%
par rapport au second trimestre et de prés de 67% par rapport à la même période de 2009.
Ainsi, la tension compétitives entre les deux ports commence à exister, ajoutons à cela que le
Maroc prévoit de réaliser cette année les plan d’application logistiques et les contrats
programmes d’application qui vont domicilier les différentes Plates Fromes dans l’ensemble
des régions y compris à Tanger à Marrakech et autre.

A l’heure actuelle environ 300 000 personnes travaillent dans le secteur de la


logistique, l’ambition du Maroc c’est aussi de construire d’ici 20 pour un investissement de
5,5 milliard d’euro, prés de 70 plates formes logistiques dans 18 villes du pays, objet du plan
stratégique sur 3300 hectares, grâce notamment au contrat programme 2010-2015 qui a été
marqué par le lancement d’une « Agence marocaine pour le développement de la logistique ».

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Justement c’est à Zénata qu’une immense zone logistique d’une superficie de 323 hectares est
en chantier. La 1ère zone logistique verra le jour prés de Mohammedia. En total, 30% des
superficies de Plates formes prévu à l’échelon national seront a casa et les 70 % seront
localisé sur le reste du territoire : Tanger Fès Meknès Oujda Agadir Dakhla Laayoune etc.

Lors du salon international LOGISTRA il y a eu la création de l’Union Africaine du


Transport et de la Logistique l’UALT le 10 Octobre 2010 visant le développement des
échanges Sud-Sud, ainsi que le comité régional de l’IRU pour l’Afrique qui étudie
l’internationalisation des coûts, cette dernière progresse dans la sécurisation du régime TIR, et
qui auront leur siège à Casablanca et leur domiciliation au patronat CGEM. Ajoutons à cela,
la signature de la convention de partenariat entre l’AMCI et la FT-CGEM, avec la mise en
place d’un plan commun avec l’OFPPT pour la formation continue des professionnels du
secteur. S’ajoute aussi la concertation entre la commission logistique et la fédération du
commerce et service le 12 novembre 2010 à la CGEM où les freins aux opérations d’import et
d’export ont été abordés. Et par-dessus le marché, dans le cadre des normes SAFE préconisé
par l’organisation Mondiale des douanes (OMD), l’import Control System (ICS) est entré en
vigueur le 1er janvier 2011.

2. Insuffisances et Problèmes de la logistique au Maroc


D’un point de vue logistique, le Maroc se reposera ainsi de plus en plus sur le secteur
du transport et de la logistique, malgré les atouts précédemment évoqués, le développement
de la logistique au Maroc reste tributaire de plusieurs facteurs où il y a lieu de citer :

a. Au niveau interne

Le taux des exportations du Maroc progresse continuellement depuis une vingtaine


d’années, avec un taux de 8.7% par an. Cependant, en dépit le programme ambitieux de
réformes de douanes et de transports, la logistique commerciale du pays reste précaire ; à
cause d’une flotte routière non structurée et peu fiable, des véhicule surchargés, et non respect
systématique du code de la route, une offre de service en logistique quasiment inexistante,
mais surtout un coût et un délai exagérément élevés pour le passage du détroit de Gibraltar.

Nonobstant, l’avantage géographique (15 km qui sépare le Maroc de l’Europe) est


restreint, car le coût de transport Agadir-France est si important qu’il équivaut à un transfert
Istanbul-France. Ainsi la traversée du détroit revient à environ 550 euro, soit 2 à 3 fois la
norme de distances de traversée comparables. S’ajoutant à ses coûts de transports de fortes
contraintes liées au développement d’activités logistiques. Par contre, il est notable que le
Maroc conserve malgré tout, un avantage par rapport à l’Asie. En effet, un conteneur
effectuant le trajet Shanghai-Anvers ou Singapour-Hambourg coûte environ 1300 euros mais
seulement entre 500 et 600 euros d’Anvers à Tanger.

Le prix d’accès au foncier (notamment dans la région de Casablanca) pour les plates
formes reste élevé, Il est notable que construire une plate forme au Maroc coût encore cher,

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avec des prix qui varient entre 5000 DH et plusieurs millions de Dirhams, la palette coûte
entre 60 à 70 DH par mois, sans oublier le problème du foncier qui prévoit entre 2 à 3 années
pour acquérir le terrain. Et 10 millions de loyer annuel pour une surface de 20 milles M2 soit
50% du budget total.

Le secteur de la logistique connait un faible développement des prestataires logistiques


et un manque de sensibilisation à l’importance de la logistique parmi les entreprises
marocaines, qui sont non structurées et dépassement des horaires de travail. Par conséquent,
un manque de coopération entre les acteurs, une gestion de l’information peu moderne ainsi
qu’une offre de formation mal adaptée aux besoins des entreprises causé par une absence de
stratégie globale intégrée, et une faiblesse de la main d’œuvre qualifiée dans ce domaine.
Ajoutons à cela, la méfiance des chargeurs marocains pour communiquer les stocks, les
cadences de production, ces derniers ne peuvent supporter le coût de l’externalisation.

L’offre marocaine de transport routier est dans son ensemble abondante, mais elle
manque de spécialisation et de qualité de service, de développement du transport intermodal
et du transport routier, avec une prédominance du secteur informel. L’insuffisance du secteur
de transport se traduit par les points suivants :

- Atomisation de l’offre de transport. En effet, 90% des entreprises possèdent 1 ou 2


camions et seulement 50 entreprises possèdent une flotte de plus de 20 camions.
- Limitations des opérations internationales à quelques entreprises marocaines
- Vieillesse du parc de camions avec une moyenne d’âge du parc de 13 ans
- Gestion rationnelle limitée à seulement 10-15% des entreprises;
- Distance parcourue par les camions de moins de 8 tonnes de PTAC, dépassant les
normes autorisées
- Absence de l’assurance-transport
- Tarif moyen en delà du prix de revient en raison notamment de la concurrence
déloyale du transport informel.
- Déclin progressif du transport ferroviaire pour les marchandises hors vrac.
- L’insuffisance du réseau ferroviaire constitue également un inconvénient majeur pour
le transport ferroviaire puisque seuls les ports de Safi, Jorf-Lasfar, Tanger et
Casablanca sont reliés par voie ferrée.

b. Au niveau externe

En dehors des phosphates, les six principaux flux logistiques du Maroc sont les
suivants :
- Les exportations manufacturières (principalement de la région de Casablanca) via le
Transport International Routier (TIR) et les ferries pour la traversée du détroit de
Gibraltar;
- Les importations au niveau du port de Casablanca ;

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- Les importations (TIR) via Tanger principalement pour les importations d’intrants
nécessaires aux industries exportatrices (textile-habillement, composants automobiles,
composants électroniques…) ;
- Les exportations des produits de l’horticulture (agrumes) par le port d’Agadir (ou bien
de Nador) ;
- Les exportations des produits de l’horticulture (agrumes, primeurs) en provenance de
la région d’Agadir, utilisant le TIR ;
- Le transport aérien qui concerne 5% du commerce extérieur en valeur.

Pour son commerce extérieur, le Maroc repose quasi-exclusivement sur ses ports avec
une part estimée à près de 98%. La part du transport aérien de marchandises est extrêmement
limitée puisqu’elle compte pour environ 0,1% du commerce marocain (mesuré en tonnes
échangées). Quant au transport terrestre, il ne peut être utilisé qu’à destination des pays
voisins. Or, en raison du faible poids de ces pays dans le commerce marocain, le transport
maritime (qu’il soit effectué en vrac, par conteneur ou par navire roulier) demeure le principal
mode de transport. Le Maroc dispose de 33 ports, dont 12 ouverts au commerce extérieur,
réalisant un trafic annuel de près de 70 millions de tonnes. Les ports de Casablanca, Jorf
Lasfar et Mohammedia s’accaparent à eux seuls 72% du trafic portuaire national, présentant
un Problème de capacité, de gestion et d’organisation à l’intérieur de l’enceinte portuaire
traduit par la file d’attente des camions à l’entrée du port qui peut parfois atteindre une
dizaine de kilomètres, ainsi que de saturation du trafic des véhicules liée aux activités des
ports de Casablanca et de Tanger qui sont liés à la concentration des centres de production et
de consommation (Casablanca, Rabat, Tanger) et la négligence des autres régions du
Royaume.

Concernant les flux documentaire, le problème réside dans la faible


optimisation des procédures le long de la chaîne. Le nombre de documents en circulation dans
le processus d’importation est important (plus d’une vingtaine). Ainsi l’obligation de fournir
plusieurs exemplaires d’un même document augmente le taux des retards de la sortie de la
marchandise du port et engendre un allongement des délais et une augmentation des coûts.

Et finalement, Le transport routier international est particulièrement vulnérable aux


activités illégales (trafics de stupéfiants, passagers clandestins). D’après les opérateurs du
secteur, entre 0,5 et 1% des chargements sont affectés par ces fléaux qui portent atteinte à la
réputation des entreprises nationales et multinationales, ainsi qu’à l’image 5 du Maroc. Ces
activités illégales prospèrent dans l’absence d’aires de stationnement sécurisées aux environs
des principaux ports du pays.

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III. Actions et réformes engagées pour le développement de la
logistique au Maroc
La nouvelle stratégie de développement de la performance logistique s’articulant
autour de 5 axes clés, vise à atteindre une compétitivité globale et à hisser l’économie
marocaine aux meilleurs standards internationaux. En phase avec le choix irréversible de
l’ouverture de l’économie marocaine, elle confère ainsi une dimension transversale et intégrée
à la compétitivité du tissu économique et conforte par conséquent la place du Maroc comme
plateforme internationale d’attraction de l’investissement à haute valeur ajoutée.

L’objectif à terme du Maroc est de réduire les coûts logistiques de 20% du PIB
actuellement à 15% afin de s’aligner sur les niveaux du brésil et du Mexiques. En termes de
croissance, le gain induit pour l’amélioration de la logistique sera 0,5% di PIB par an pendant
10 an, sur une plus-value économique directe 20 milliards de dirhams. Cette stratégie
accompagne différents plans sectoriels dans les domaines de l’agriculture (plan Maroc Vert),
de la pêche (Halieutis), et de l’énergie dans un objectif d’une meilleure gestion des flux. Sur
le plan environnemental, le plan vise la réduction de 35% des émissions de CO2. Il est
également prévu la formation de 61.600 personne en 5 ans et 137.000 d’ici 2030. Donc, le
Maroc pourra incontestablement capitaliser sur cette nouvelle stratégie, en avantage
concurrentiel, pour drainer encore plus d’investissements extérieurs créateurs d’emplois.

Un vaste programme de réforme du secteur de transport et de la logistique a été mis en


avant, qu’il convient de présenter brièvement :
- Réforme du transport routier de marchandise
- Extension du réseau routier et amélioration de la sécurité routière
- Restructuration du réseau ferroviaire national
- Réforme portuaire et mise en service du port Tanger-Med

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Conclusion

La dimension logistique se trouve alors au coeur de toute stratégie d’intégration des


entreprises marocaines à la logique de sous – traitance des entreprises étrangères. Malgré
l’imprécision des statistiques et dans l’attente de la mise en place de l’observatoire de la
compétitivité logistique, le secteur représente tout de même 6% du PIB et 9% de la valeur
ajoutée du secteur tertiaire et emploie quelque 110 000 employés, soit 10% de la population
active urbaine.

Certes, la conscience de l’importance d’une organisation logistique efficiente est


actuellement plus grande. Et si on peut dire que 41% des entreprises marocaines disposent
d’une fonction logistique, le champ d’action d’une telle fonction reste souvent très ouvert.
Dans les cas des entreprises où la fonction logistique se donne réellement aux problèmes de
circulation, on trouve que cela se fait sous la pression des entreprises étrangères avec
lesquelles ces entreprises travaillent. Les donneurs d’ordre étrangers se trouvent alors les
initiateurs réels des pratiques logistiques au sein des entreprises marocaines du secteur textile
- habillement. Le cas des filiales marocaines des entreprises étrangères est plus que révélateur.
Cette filialisation se traduit par une organisation très développée des opérations logistiques.

Elle est donc pour le Maroc un objet majeur de développement économique et


d’aménagement équilibré. Elle doit être appréhendée dans l’ensemble de ses dimensions de
façon intégrée et non pas isolément. Le Maroc doit prendre en compte 3 dimensions ;
économique, aménagement et transport. Il faudra également investir dur la formation accroitre
la communication entre les acteurs, animer les équipes au quotidien autour de la stratégie de
l’entreprise, par le biais des indicateurs et des tableaux de bord traduisant la performance en
regard des objectifs fixés.

Le développement de la logistique, au Maroc, doit être l’objet d’une action commune


entre le public et le privé. Le secteur public doit préparer le champ en réalisant les grandes
infrastructures et en investissant dans la formation et la diffusion du savoir – faire logistique ;
le secteur privé doit intégrer de nouvelles méthodes de travail notamment le management
logistique. Le Maroc doit également doit accentuer les réformes de transport et de la
logistique, éliminer les maillons monopolistiques pour gérer des flux de plus en plus élevés et
se concentrer sur leur core business. La logistique, la technologie de l’information et de la
communication, les transports, les plates formes, permettent aux entreprises de rester
compétitives et régulariser la chaine logistique ; constituent un ensemble complexe et
interdépendant.

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Bibliographie
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