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Droit de l'environnement

Semestre II / Mme Camproux-Duffrene

Bibliographie :
- Livre de référence = droit de l’environnement Michel Prieur collection Dalloz de 2005
- Raphael Romy, Droit et administration de l’environnement (Dalloz, 2010)
Code de l’environnement
– Revues : environnement au JCP, Bulletin du droit de l’environnement industriel, revue
juridique de l’environnement
Droits et libertés fondamentaux ( livre vert )

Ce droit de l’environnement est un droit qui traite du domaine non-marchand (tout comme le droit
de la santé).Ce droit touche au droit de la santé. Il y a un raisonnement juridique qu’on va suivre
mais à un moment on va dire qu’on ne peut pas aller plus loin pour des questions d’éthique. Les
juristes ne s’arrête pas sur ce qui est marchand ou non. L'homme contrôle de moins en moins son
environnement.
 Question de savoir pourquoi on fait la différence entre le corps humain et l’environnement ?
L’homme sans son environnement n’est finalement pas grand-chose, l’éco-système est vital pour
l’homme, donc c’est aussi vital que de préserver le corps humain. Le droit en lui-même a
complètement déconnecté l’homme de l’environnement. L’homme maitrise quand même de moins
en moins son environnement. Il y a toute une évolution du droit à faire ici.

Il s'agit également d'un droit transversal puisqu'il concerne tous les domaines du droit ( droit des
affaires, droit pénal, droit de l'urbanisme, droit de la construction...).
Ce droit est également ouvert sur d'autres sciences ( Biologie....). Ce droit doit en tenir compte tout
en gardant son autonomie. C'est un droit perméable aux autres disciplines.

Introduction générale

Section 1 ) La notion d'environnement

Définition : Cette notion est extrèmement complexe

Selon M. Prieur, c'est une notion caméléon. Pour tenter de cerner cette notion, on a souvent
recours à des notions voisines pr procéder par comparaison.

1 § ) Différentes définitions :

La notion d'environnement a été introduite récemment dans la langue française en 1976 dans le
dictionnaire Larousse : L'ensemble des éléments naturels ou artificiels qui conditionnent la
vie de l'homme.
Dans d'autres dictionnaires : Robert : « l'action d'environner ou son résultat. »

Il est intéressant de voir à travers ces définitions que l'environnement concerne ce qui se trouve
autour de l'homme.
Vision anthropostropique de l'environnement avec des précisions : l'homme est une espèce
animale vivante qui fait partie d'un système complexe d'inter-relations avec son milieu naturel.
Lorsque l'on parle d'environnement avec cette vision autre de l'espèce animale, il désigne
l'ensemble des facteurs influant sur les milieux dans lesquels l'homme vit.

Dans le petit Robert, l'environnement est définit comme l'ensemble des éléments naturels
( physiques, chimiques, biologiques ) et culturels ( sociologiques ) susceptibles d'agir sur les
organismes vivants et les activités humaines.

Avec cette approche, l'environnement va concerner aussi bien la protection de la nature que
l'amménagement du territoire où la protection des sites sur le plan esthétique ou des
monuments historiques.

Il permet de dégager des thèmes directeurs tant en droit qu'en matière scientifique ( urabanisme,
architecture, ingénieur de l'eau ). aspect culturel, biologique..

On ne trouve pas de définition établie en droit . A contrario, en droit communautaire, on trouve


quelques définitions :
– Directive sur les emballages et étiquetage de substances dangereuses : eau, air, sol
ainsi que les rapports de ces éléments entre eux et avec tout organisme vivant d'autre
part.
– Directive : l'environnement est défini comme l'ensemble des éléments qui dans la
complexité de leur relation, constitue le cadre, le milieu et les conditions de vie de l'homme
tels qu'ils sont ou tels qu'ils sont ressentis. Cette définition est intéressante car elle est
vaste.
Protection contre le bruit : pb de savoir ce qu'est le bruit. Phénomène complexe car subjectif de
plus que l'on ne peut le contrôler et il ne se calcule pas nécessairement en fonction du niveau
accoustique réelle mais en fonction de critères subjectifs ( comportement, âge...).
→ Cet élément subjectif doit être pris en compte ce qui n'est pas simple. On trouve des
normes juridiques qui sont objectives par définition et qui doivent tenir compte de tout ces
facteurs subjectifs.

2 § ) Le recours à des notions voisines :

Le terme d'environnement est complété par une série de vocables qui connaissent des sens
voisins ( écologie, patrimoine, cadre de vie...).

1 ) La notion d'écologie :

• Le terme écologie vient du grec « oikos » ( maison ) et « logi »( science ). C'est une
discipline scientifique. Il s'agit de la science des relations entre les êtres vivants et le milieu
dans lequel ils vivent.
Cette science est apparue en 1866. L'écologie étudie un certain nombre de processus naturel
essentiel permettant la vie sur la planète. Un des éléments essentiels est la lumière,
indispensable à la photosynthèse, la présence de l'oxygène indispensable à la respiration, la
présence de l'ozone qui filtre les rayons UV du soleil.

Cette écologie se limite à l'étude des espèces animales et végétales. On étudie ces espèces
dans leurs milieux en excluant l'homme de leur écologie.

Il y a une différence entre l'écologie et l'environnement puisque ce dernier intègre l'homme et le


place au centre de son étude.
Lorsque l'on évoque l'écologie, il ne s'agit que d'un aspect de l'environnement.

• D'autres termes sont issus de la science écologique et font leur entrée dans le monde
juridique par le biais du droit de l'environnement ( ces termes ne sont pas nécessairement
traduits juridiquement, ils sont maintenus en doctrine et deviennent courants dans le
vocabulaire juridique...). Il s'agit de définitions fonctionnelles et non juridiques :

– La biodiversité ( Année 2009 de la biodiversité ) : Il conviendrait de parler plutôt de


diversité biologique.
On trouve un définition fonctionnelle de cette notion dans la Convention de Rio de 1982 :
espèces animales, végétales dans leur diversité génétique et dadns leur adaptation aux milieux.
On trouve dans cette notion, celle d'écosystème ( relations que les espèces animales et végétales

ont entre elles. Ces espèces ont besoin de ressources naturelles pour vivre. Tous ces éléments
sont liés et ont des relations ( terre, air, eau ) qui permettent d'instaurer un équilibre du système
écologique. Des ruptures d'équilibre existent.

La notion de variabilité est inhérente à la biodiversité. Il est primordiale de s'adapter à la


mouvance des éléments.

– L'équilibre biologique : on trouve bcp de référence à cette notion dans le droit


forestier . Il fait parti des critères permettant de savoir si un défrissement va rompre
l'équilibre biologique de la forêt.
Questionnement quand à l'équilibre nécessaire entre le droit de l'environnement et la
propriété.

– La notion d'habitat ( Loi 10 juillet 1976 sur la protection de la nature :


Ensemble des conditions nécessaires à la vie d'une espèce , il s'agit de sfacteurs physico-
chimique tels que la température, l'éclairage, le régime alimentaire...).

L'écologie : l'opinion publique a fait un amalgame entre le terme savant d'écologiste ( les
scientifistes ) et le mouvement lié à la protection de la nature ( les écologistes ) et qui se traduit par
un mouvement politique ( les Verts ). Les scientifistes se font appelés désormais « écologues ».

– La forêt ( Année 2010 de la forêt )

La protection de l'environnement s'étend à d'autres notions qu'à l'ensemble de ces éléments


purements scientifiques.

2 ) La notion de nature :

Ce concept est très vague ( animaux, végétaux, milieux, sites et paysages... ) et n'est pas défini.
Lorsque l'on parle de nature, il s'agit le plus souvent de tous ce qui n'est pas directement l'objet
d'une intervention humaine.

Il en résulte la distinction entre la catastrophe naturelle ( extérieure à l'homme ) et catastrophe


technologique ( résulte de l'activité humaine ).

On oppose ce qu'est est naturel à ce qui est artificiel. Le problème étant que la nature sauvage
n'existe pratiquement plus.

Cette notion de la nature reste ancré dans l'homme.


Cette notion a fait avancé la protection de l'environnement ( loi de 1976 sur la protection de la
nature ).

3 ) La notion de qualité de vie :

Cette notion se détache de l'aspect écologique et naturel. On entre dans le domaine du social.
C'est un complément de l'environnement, une recherche sur le qualitatif par rapport à la vie que
mène l'homme.
Cette notion apparaît postérieurement à 1974 ou l'on a commencé à évoquer le niveau de vie. On
a voulu marquer que l'environnement concernait la nature mais aussi l'homme dans ses rapports
sociaux, ses rapports au travail et ses loisirs.

Cette notion vise à traduire dans notre société une certaine idée de bien être.
On trouve différentes législations ( législation en matière de lutte contre le bruit, le logement...).

4 ) La notion de cadre de vie :

En 1978, le ministère de l'environnement évoque le terme d'environnement et le cadre de vie.

La notion de cadre de vie reste très implantée chez les architectes et moins chez les biologistes
( qui évoquent davatange habitat, milieux)
Cette notion recouvre l'environnement physique ( notion de paysage, espace ) Ex : Loi 1979 sur
les affichages relative à la pub, enseignes et pré enseignes et vise à assurer la protection du
cadre de vie.

Cette notion prend de l'importance dans les discours poitiques, juridiques... On trouve une
Convention du Conseil de l'europe en 2000 élaboré à Florence et applicable depuis 2004 : reflet
d'une identité et diversité européenne : préservation de certains paysages, protection du
patrimoine culturel et vise à assurer la protection de paysages ordinaires ( urbains ou ruraux )
et/où extraordinaires.

5 ) La notion de patrimoine :

Cette notion fait référence à une notion issue du droit romain qui rappelle l'idée d'héritage et de
transmission léguée par les générations précédentes et qui doit continuer à être transmis. On
trouve une dimension de long terme. La logique du droit de l'environnement ne s'apparente pas
à celle du droit.
On évoque cette notion à propos des biens, des espaces.
Il ne s'agit pas seulement de patrimoine privée mais également de patrimoine de l'ensemble de
la collectivité.

Lorsque l'on voit émerger le droit de l'environnement, cela a pour but essentiel d'instituer des droits
et procédures qui vont tenter de garantir la gestion du patrimoine environnement
( transmission de ce que l'on a aux gérérations suivantes ).

→ Référence au patrimoine naturel dans le droit de l'environnement. On parle d'espèces


patrimoiniales.
Loi 1976, art 1 fait rf au patrimoine naturel mais aussi au patrimone biologique ( maintien de
la diversité ). On parle également de patrimoine rural, architectural, urbain. De même, dans la
loi de 1992 issu d'une directive cadre sur l'eau, on trouve la notion de patrimoine dont on hérite
et qu'on doit tranmettre aux générations futures.

De même, on trouve la notion de patrimoine commun de l'humanité. Dans la Charte de


l'environnement de 2004, l'environnement est qualifié de patrimoine commun des êtres humaines.

Cette notion peut prêter à confusion ( il ne s'agit pas de la notion de patrimoine au sens de
l'ensemble de droits et obligations ayant une valeur pécuniaire attribuée à une sujet de droit.
L'environnement n'a pas de valeur pécuniaire ).

Une autre question consiste à se demander qui est le titulaire du patrimoine.

Section 2 ) De l'environnement au droit ou l'émergence du droit de


l'environnement :

1 ) Constat général :

- Le constat général de départ est que le droit dans le domaine de l'environnement apparaît au
second plan. L'approche scientifique de l'environnement prime. Le droit vient en appui de la
science, il a être une technique ou un outil de protection de l'environnement. Il ne peut être
autonome par rapport à la science et la technologie qui vont apporter des informations dans les
domaines de la pollution industrielle, nature.

- Toutefois, le droit n'est pas soumis à la science et la technique. Le juge va prendre appuit
sur l'expert mais n'est pas tenu de suivre son avis ce qui est préférable en cas d'ignorance ou
d'incertitude de la science par rapport à certaines questions.
Contraint de trancher sous peine de déni de justice, le juge va prendre position via la
réglementation édictée et nourrie par les apports de la science.

Ce droit n'est pas autonome mais il doit se positionner.

Il est des cas ou la sience apporte une aide au droit ( niveau de décibel autorisé par la science
( 105 décibels ) ). Cet instrument de mesure va permettre de prononcer des sanctions.
Expert technicien va déterminer si la norme de droit est respecté. Un arsenal de réglementation
technique.

→ Le droit est interdépendant de la science

2 ) Comment le droit appréhende l'environnement ?

Aucune définition juridique ne définit l'environnement. Plusieurs sens sont ce qui pose des
problèmes d'interprétations de la légalité de certains textes.
( En matière d'urbanisme, il est énoncé que la loi impose de respecter les préoccupations de
l'environnement → vaste)

L'environnement revêt deux sens principaux :


– Au sens strict, l'environnement correspond à l'environnement physique que l'on va
rencontrer plutôt sur les textes relatifs à l'urbanisme ou l'amménagement du territoire
( termes de paysage, cadre de vie...)
– Au sens large, il désigne l'ensemble de données et d'équilibre de forces concurrentes qui
conditionnent la vie d'un groupe biologique.

Dans cette perspective, on s'aperçoit que le droit de l'environnement tente d'assurer l'équilibre
entre l'homme et le milieu. L'homme doit pouvoir continuer à se développer en menant toute
sorte d'activités tout en assurant la protection de l'environnement.

Avec la loi 10 juillet 1976, la notion de l'environnement un terme générique qui recouvre trois
éléments à savoir :
• La nature, les espèces animales et végétales avec le terme d'équilibre biologique et les
fonctions écologiques ( regain de faveur depuis 1992 ) cad tout composant de
l'environnement ( eau, sol...) qui occupe une fonction spécifique ( filtrage de l'eau,
polainisation....).
• Les ressources naturelles
• Les sites et paysages

Le droit de l'environnement va tenter de réaliser l'équilibre entre ces trois éléments.

Ce droit couvre trois grandes thématiques :


– la protection de la nature et des ressources naturelles
– la protection des sites et des paysages
– la lutte contre les pollutions et les nuisances ( il faut y ajouter la notion de risque qui
prend de l'ampleur mais qui est tout aussi vaste ).
Une distinction doit être faite entre pollution et nuisance :
♣ La pollution : On parle de pollution lorsqu'il y a dysfonctionnement et que l'on peut identifier et
mesurer ceux ci vis à vis des diverses milieux concernés. C'est une donnée scientifique qui est
en principe, objectivement mesurable indépendamment de la qualité où de la position de
l'observateur ( militant, scientifique...).

♣ La nuisance : On y trouve la notion de perception d'un phénomène qui va relever des sens
( odeur → nuisance olfactive, visuelle ). La nuisance a pour caractéristique de porter atteinte de
façon éventuellement réversible et à terme à la santé. Si celle ci est toujours mesurable, elle
comprend un élément de variabilité.

→ Il n'y a pas de différence absolue entre nuisance et pollution puisqu'une nuisance peut avoir
pour cause une pollution et inversement. La nuisance est perçue de manière moins subjective que
celel de nuisance.
La pollution renvoit aux connaissances des techniciens à même de la constater.

3 ) L'objet du droit de l'environnement :

Cet objet est la protection de l'environnement. On y trouve la problèmatique de l'absence de


reconnaissance de droits subjectifs en faveur de l'environnement.

Puisqu'il n'y a pas de reconnaissance de ces droits, cela a entraîné la construction d'un droit
objectif de la protection de l'environnement.

On s'aperçoit que le droit objectif de l'environnement évolue vers la reconnaissance d'un droit de
l'homme à l'environnement.

→ La place de l'homme dans l'environnement : se pose la questrion de l'anthropocentrisme


revendiqué par les juristes ( M. Rivereau ). Les dégradations de l'air, paysage, eau connaissent
des répercussions en droit et ne seront qualifiés de nuisances ou pollutions que lorsqu'ayant des
conséquences pour l'homme. Le droit de l'environnement sera donc centré sur la protection de
l'homme à travers l'environnement.

Apparaît l'idée que l'homme a besoin de l'environnement et l'idée d'une supériorité de l'homme
sur l'environnement . Cette idée va à l'encontre des idées des biologistes qui assimile l'homme à
toute espèce naturelle.

L'idée selon laquelle l'homme fait partie de l'écosystème pose un problème juridique car le centre
de l'analyse porte sur l'écosystème et plus l'homme. Le droit serait privé de son objet.

La problèmatique d'un déplacement du centre du droit pose une autre question : faut il ajouter à
l'homme d'autres sujets de droits ? Peut on donner la personnalité juridique à certains éléments
naturels afin de protéger leurs intérêts ?.
M.Ermit propose d'attribuer un statut juridique à la nature.

La notion de préjudice écologique ( atteinte à l'élément naturel, préjudice : atteinte à un droit


patrimonial ou extrapatrimonial en droit des obligations, l'environnement peut il subir un préjudice ?
Atteinte à l'environnement lèse t-il un droit subjectif ? )

Question de savoir comment le droit prend en compte l'environnement ( par le biais du préjudice
écologique prochainement ).
Un préjudice est une atteinte à un droit, patrimoniale ou extra-patrimoniale.
- On peut alors se demander si une atteinte à l’environnement peut entrainer une atteinte à un tel
droit ?
- Est-ce que l’atteinte à l’environnement lèse un intérêt de l’homme, un droit subjectif ?

On est finalement entrain de prendre en compte l’environnement dans le droit civil par le biais de la
notion de préjudice écologique.

Dans les deux, il y a toujours cette référence à la technique


= > l’environnement doit être sujet de droit, au même niveau que l’homme, on pourrait lui
assurer une protection à travers la notion de sujet de droit.
Des juristes tentent toujours de mettre en avant cette approche, même on ne trouve pas de
courant majoritaire.

→ Le droit peut agir pour assurer la protection de l'environnement : le droit objectif de la


protection de l’environnement. C’est un droit de l’environnement. L’environnement est l’objet de
protection.

Critère finaliste de la protection pour définir le droit de l'environnement : ce droit a pour finalité la
protection de l’environnement. C'est une droit objectif car il ne qualifie pas l’environnement de
sujet de droit, simplement des règles qui sont là pr protection de l’environnement.

C'est un droit qui s’est développé depuis 1973 (droit de la protection de la nature et de
l’environnement) : la notion de protection a permis que le droit s’empare de cette thématique.
- Mr Despax dans son ouvrage, droit de l'environnement de 1980 considère que l’environnement a
pr objet de limiter l'impact des activités humaines sur les milieux naturels.

- Robert Herzog, fiscaliste, dans un colloque sur la fiscalité de l’environnement soulignait que ce
droit a pour fonction de réaliser des milieux, des êtres vivants et des ressources.

- Mr Alexandre Keith, un des grands spécialiste du droit international de l’environnement, écrivait


que ce droit international avait pr objet de protéger la biosphère contre les détériorations
majeures et les déséquilibres qui pourraient en perturber le fonctionnement normal.

Dans ces définitions, on voit que le souci de conservation des différents éléments de
l’environnement est la priorité. C’est ce qui fait l’unité du droit de l'environnement, même si ensuite
protection sectorielle objectif unitaire.

Les intitulés des grandes lois en matière d’environnement renvoi à cet objectif de préservation :
– loi du 2 mai 1930 sur protection des monuments naturels et des sites
– loi 10 juillet 1976 sur la protection de la nature
– loi 19 juillet 1976 sur les installations classées pr la protection de l’environnement
– loi 9 janv 1985 sur le développement et la protection de la montagne
– loi de 1933 sur la protection et la mise en valeur des paysages
– loi Barnier 2 fév 1995 sur renforcement protection de l’environnement.
= > thème récurrent qui unifie le droit relatif à l’environnement, droit de protection

Droit de protection car il y a des atteintes à l’environnement et des aggravations par la pollution,
l'urbanisation, gaspillages des ressources naturelles..

On voit que c’est aussi un droit qui se distingue des autres car c’est un droit à caractère
utopique : l’objectif est d’éviter, d’empêcher les aggravations des atteintes à l’environnement.

Le faire d'élaborer des lois d’encadrement pour tenter de protéger l’environnement amène à
certaines limites. Ces lois étaient plutôt orientées droit public : l’Etat règlementait et les acteurs
devaient les respecter sous peine de sanction administrative et pénale.

Ce droit de l'environnement connait certaines limites, donc parait assez insuffisant, insatisfaisant.

Une autre façon de voir amène à considérer que le droit de l'environnement relaye certaines
valeurs, humanistes.

La question qui peut se poser concerne la mutation de ce droit de l'environnement en un droit à


l’environnement.

→ L’évolution vers un droit de l’homme à l’environnement :

Ce droit à l’environnement se voit plutôt comme un droit subjectif : on intègre l’environnement dans
la science juridique.

En tant que privatiste, un argument supplémentaire dans la promotion de la protection de


l’environnement est de dire que l’homme a des droits subjectifs sur l’environnement, en tant
que sujet de droit sur un objet de droit.
→ Une problématique subsiste quant à la question de savoir de quels droits subjectifs il s’agit :
est-ce un droit de propriété ?
Ce qui parait dangereux pr prof car l’intérêt de percevoir l'environnement comme un droit de
propriété de l'homme réside dans les techniques de protection (interdiction de rentrer, ne pas
toucher à propriété de l’autre..) mais l’inconvénient est que si on décompose, l’abusus est le droit
de disposer, y compris de détruire. Or, si l’homme a le droit de détruire l’environnement cela pose
pb.

→ Autre problématique : le droit de propriété est en principe exclusif : le propriétaire peut donc
faire ce qu’il veut, il a un monopole que certains soient hors de cette propriété et que le
propriétaire cède cette propriété. La propriété de l’environnement peut poser pb.

Il ne s'agirait pas de droit objectif de la protection de l’environnement mais de droit subjectif


de l’homme sur l’environnement..

Le terme de droit A l’environnement renvoi au droit du sujet de droit sur un objet de droit.
Il y a autre chose que la propriété : les droits extra-patrimoniaux.

On peut être titulaire de droit sans être propriétaire, avec les notions qui s’enchainent de
transmission possible.

Cette revendication d’un droit de l'homme à l’environnement va se manifester pour la première


fois dans conférence de Stockholm en 1972 proclamant que l’homme ne peut être considéré
séparément du reste de la biocénose (= tout ce qui est la communauté végétale et animale) dont
il fait partie.
Il est une des composantes de l’éco-système ( biocénose + biotope : tout ce qui est vivant et
non-vivant (ressources naturelles eau, air sol)). L’homme a un droit fondamental à l’égalité, la
liberté, à des conditions de vie satisfaisantes dans un environnement dont la qualité lui permet de
vivre dans la dignité et le bien-être. Pour qu’on vive bien, il faut que l’habitat nous convienne. Pour
cela, il faut protéger l’environnement.

Cette formule fait le lien entre droits de l'homme et protection de l’environnement qui est une
condition nécessaire à l’épanouissement de l’homme.

L'apparition d'un droit entraîne corrélativement l'apparition d'obligations.


Si l’homme a un droit à un environnement non-pollué et non-défiguré, l'homme est débiteur d’une
obligation de protection et d’amélioration de l’environnement pour les générations présentes et
futures. Cette notion d’obligation apparait aussi dans cette conférence.

2ème texte qui fait apparaitre cette notion de droit subjectif de l’homme à l’environnement = Charte
africaine des droits de l'homme et des peuples à l’environnement de 1981 ( traité international).
Art 24 : tous les peuples ont droit à un EVT satisfaisant et global propice à leur développement

Déclaration de Rio en 1992 semble se référer à ce droit : les êtres humains ont droit à une vie
saine et productive, en harmonie avec la nature. C’est un peu plus ambigüe.

Dans la convention Darus CHERCHER de 1998 consacre ce droit de façon définitive dans son
préambule il est proclamé le droit de chacun de vivre dans un EVT propre à assurer sa santé et
son bien-être et le devoir tant individuellement qu’en association avec d’autre de protéger et
d’améliorer l’environnement dans l’intérêt des générations présentes et futures.
Convention qui résume assez bien la position actuelle du droit.

Au niveau du bloc de constitutionnalité en France, en 2004, Charte de l’environnement, art 1er :


chacun a droit à un EVT équilibré et respectueux de la santé.

→ Qu’est-ce qui explique que le droit se préoccupe de l’environnement ?


Ce droit de l'environnement qui tend à devenir droit à l’environnement, ou qui est un mélange des
deux, a fait son apparition de manière assez récente.
Ce droit de l'environnement est l'expression formalisée d’une politique nouvelle mise en œuvre à
partir des années 60.
On constate un essor de textes pour la protection de l’EVT à partir de 1960 et atteste du fait
que l'on à présent face à un droit de l'environnement.
C’est un essor du à un certain nombre de catastrophe écologique et humaine qui ne cessent pas,
c’est pr cela que le droit de l'environnement existe tjrs.

Exemples de catastrophes :
• Des catastrophes relatives aux eaux, aux marées noires où autres pollutions de mer :
Naufrage en 1967 du Torrey Canyon au large de la Cornouaille
En mars 78, L’amococadis au Nord de la Bretagne (440 km de côte polluée)
En mars 1989, pétrolier Exon Valdeys au sud de l’Alaska
En 1999, le pétrolier Erika (pointe du Finistère
En 2000, chimiquier l’Evolisson (6000 tonnes de produits toxiques)
En 2002, le pétrolier Le Prestige marée noire en Espagne
En 2010, la plateforme dans le Golfe du Mexique.
En Chine, il y a aussi des marées noires catastrophiques qu’on ne connait pas forcément.

• Des catastrophes relatives à l’énergie nucléaire : Tchernobyl en 1986 réacteur de la


centrale prend feu et entraine l’évacuation assez tardive de 135 000 personnes les 1er
jours, depuis, 10km autour de cette centrale sont zone interdite

• Des catastrophes relatives à l’industrie chimique :


En 1959 au Japon, toute la baie de Miney-Matté (une entreprise a rejeté du mercure qui
s’est fixé dans les produits de la mer, population intoxiqué par le poisson)
En 1975 près du village de Seveso en Italie, usine a fait échappé un nuage chargé de
dioxine et population évacuée tardivement + déchets ont disparu et retrouvé à St-Quentin
en France, a donné lieu à une législation sur les transferts transfrontaliers de déchets
dangereux.
En 1984 Bhopal en Inde : usine de pesticide qui a laissé échappé par un nuage des
produits toxiques (nombreux décès et gros pb génétiques et hormonaux pr la population
présente)
En 1986 (ou 92) à Bâle, usine Sandoz, entrepot de produits chimiques où stockage de
millier de tonnes de pesticides, pollution atmosphérique dans la région et eau utilisée pour
éteindre incendie chargée de produit toxique et se sont écoulée dans le Rhin.
En 2001, en France, explosion de l’usine AZF, grande catastrophe technologique, a tué 30
personnes à Toulouse et pollution au mercure d’une rivière. En 2010, les boues rouges
toxiques en Hongrie : usine d’aluminium.

En réaction à toutes ces catastrophes, il y a une émergence dans les pays occidentaux de
préoccupations liées à l’environnement et une prise de conscience au sein des Etats
industrialisés du fait que les rapports entre l'homme et le milieu environnemental ne sont pas tjrs
très bons.

Prise de conscience des méfaits de l'industrialisation et de l'urbanisation excessive : le


développement de la société de consommation entraine automatiquement la multiplication des
sources de pollution et de nuisances.

Emerge aussi doucement la prise de conscience que les ressources naturelles indispensables à
l'industrialisation, la consommation et l'urbanisation ne sont pas inépuisables.

Ces prises de conscience s'accompagnent de l'observation de phénomènes physiques concrets


dans ces années-là : réchauffement des climats, la dégradation des couches d’ozone, la
destruction des forets, l’appauvrissement biologiques et génétique de océans, la dissémination des
déchets, la réduction des diversités des espèces…
→ Vision planétaire des pb environnementaux.

= > années 60 prise de conscience face à des éléments

Suite de l'évolution :
1. Les années 70 et 80
Mobilisation de certains acteurs qui vont multiplier les avertissements, que ce soit les
scientifiques où les ONG spécialisées dans la protection de l’environnement par le biais
d’actions pas tjrs légales où de grandes conférences internationales. La mobilisation
intervient dans ce 2nd temps.
On peut voir que face à cette mobilisation, l’opinion publique internationale va être assez
déterminante car c’est elle qui permet à l'environnement d'être considéré comme un enjeu décisif.

Cette opinion publique va soutenir les chercheurs et les ONG dans leur mobilisation pour
défendre tel ou tel aspect de l’environnement.
EX : - Phoque, essais nucléaires, en Alsace à partir catastrophe Sandoz, associations qui se
mobilisent.
- Il y a aussi les nuisances sonores de l’entreprise DHL où création d’association qui ont
manifesté pr lutter contre cela.

2. Les années 90 :
Après cette prise de conscience et cette mobilisation par les spécialistes avec cet
accompagnement de l’opinion publique, on entre dans une nouvelle phase = celle de la
gestion de pb d’environnementaux et de la prise en compte de ces pb par les Etats et
les entreprises.

→ C'est une nouvelle façon de percevoir la nécessité de sauvegarder et protéger l’environnement :


c'est un intérêt commun à toute personne individuelle comme collective. Le droit a donc vocation
à protéger cet intérêt à valeur universel.

→ Dans les années 90, émerge l'idée selon laquelle la sauvegarde de l’environnement doit être
faite dans une perspective d’avenir.

A court terme, dans l’immédiat, il n’y a pas vraiment de raison de protéger l'environnement. Il est
important de se projeter dans l'avenir et de penser générations futures et devenir de la planète,
Cette protection de l’environnement est fondamentale.
Notion de mise dans le temps et de se rendre compte qu’il ne faut pas seulement regarder
aujourd'hui : la notion de développement durable apparait, dans le sens transmission du P aux
générations futures, notion de durabilité.

Il y a aussi la notion de responsabilité sociale et environnementale des entreprises qui


apparait.

Cette gestion des ressources et des pb d’environnement entraine la création de normes


juridiques qui viennent intégrer à la sphère juridique les préoccupations environnementales dans
toutes les activités de l’homme.

3. Actuellement, en 2010, on se situe à la croisée des chemins. Si la prise de conscience


semble réelle et s'accompagne d'une mobilisation et de la mise en place de législations et
de normes, il convient à présent de modifier les habitudes de vie
Un rapport récent sur la consommation durable a été commandé par le ministère de
l’environnement et montre la prise de conscience de modifier la façon de consommer.

→ Normes, assez éclatées, qui s’organisent autour de grands principes spécifiques : la protection
de l’environnement, le droit à l’environnement.

PARTIE I ) Les sources du droit de l'environnement

Un grand nb de textes du 19es et de la première partie du 20es constitue le socle du droit


de l'environnement ( ex : droit des installations classées de 1976, loi 1976 est la suite du décret
de Napoléon du 15 octobre 1810 ).
Ces législations n'avaient pas la même notion de l'environnement que ce qu'on trouve
actuellement (préoccupations d'hygiène....)

Chapitre préliminaire ) La formation du droit de l'environnement


en France, Approche historique :

Le processus de formation du droit de l'environnement est lié au comportement des sociétés qui
se sont succédés et qui se préoccupaient de la nature depuis l'Antiquité à travers le droit forestier,
droit de la chasse et de la pêche , les pollutions, les règlementations sur le bruit, les fumées,
l'hygiène publique .

On voit apparaître que ces règles sont le reflet d'une vision collective, contemporaine des
problèmes d'environnement.La finalité de ce droit est la protection de la nature contre la
pollution etc...
Ce droit de l'environnement en tant que tel n'existe que depuis la mise en place de politique
nationale nouvelle concrétisé par la création en 1971 d'un ministère de l'environnement et
depuis des règles qui sont issus du droit international et du droit communautaire.

C'est un moment particulier de la conscience collective contemporaire qui a la caractéristique


d'être des l'origine l'expression d'un mouvement mondial politique.

• Evolution de la prise de conscience environnementale :


On peut distinguer pls périodes :
– La période romantique : Les écricains et les poètes décrivent la nature comme un être
humain devant servir de modèle pour les sociétés humaines.
Au même moment, on trouve la révolution industrielle qui bouleverse les équilibres et les
rapports entre l'homme et son milieu de vie. A partir de là, des sociétés savantes se créent
pour la protection de la nature ( naturalistes ).

– S'en suit une période scientifique et technocratique lors de la première moitié du 20es.
On y trouve les amménageurs et les industriels qui vont exploiter les ressources naturelles.
La croissance économique, le profit et le quantitatif sont des idées qui dominent.

De même, on trouve l'idée que la science peut tout obtenir, tout est possible avec la science.

– A partir de 1950 avec la période populiste , se caractérise l'expression de la


réaction des citoyens et des médias face à ces autres périodes avec les premières
catastrophes écologiques. L'opinion publique va réclamer du qualitatif, l'état va créer des
règles spéciales nouvelles et va traiter les problèmes au moment ou ils se présentent (
politique très secteurielle ).

– Au début des années 80, période du nouvel environnementalisme avec la


remise en cause de l'ordre des priorités sociales et économiques avec le constat que dans

les pays développés comme dans les PVD, l'environnement et le développement ne sont
pas nécessairement contradictoires mais peuvent être complémentaires.

A ce moment là, la planification de l'environnement et de ses problèmes se fait sous une approche
systémique.

– Période après 1990 qui est une phase de tentative de gestion


environnementale de l'économie grâce à l'intégration des diverses politiques. Dans le
traité de la CEE ,résultat de l'Acte unique de 1987, les exigences en matière
d'environnement sont une exigence des autres politiques de la communauté.

– Avec le Grenelle, on trouve l'idée d'une gestion collective des problèmes


environnementaux. Différents acteurs ayant un impact sur l'environnement se regroupent
pour mettre en oeuvre une conciliation des intérêts entre ceux ci.

Cette évolution des acteurs et cette prise de conscience collective n'apparaît pas au même
moment selon les groupes de personne ( écologistes, ingénieurs, élus, administration ).

• Le développement du droit de l'environnement :

→ Avant 1945, on trouve des législations spéciales qui sont apparues et qui sont motivées par la
nécessité de faire face à certaine situation spécifique :
- volonté de lutter contre l'érosion des forêts, montagne, érosion des dunes ( 1827 ) ),
1822: création des forêts de protection, protection du voisinage immédiat des ateliers et
des usines contre les odeurs, fumées...).

Décret 15 octobre 1810 sur les installations dangereuses,incomodes, insalubres... remplacé par
une législation de 1817.

- De mm, avec le développement industriel, on a une autre situation à savoir la pollution


de l'air ( 1932 : loi contre la pollution de l'air ), la protection des richesses naturelles et
culturelles, loi sur les sites 1906, 1930....
→ Après la guerre, on a une multiplication des règlementations secteurielles ( environnement

non pris en compte en tant que tel ).


Préoccupations hygiénistes

Après la guerre, l'environnement est pris en compte via des préoccupations scientifiques. Le
droit n'apparaîtra comme une politique à part entière qu'avec les initiatives du gouvernement
Shaban Elmas en 1979.
On a une vaste réflexion sur les perspectives à long terme de l'environnement et va déboucher
en 1970 sur un programme des 100 mesures adopté le 10 juin 1970 par le Conseil des
ministres. Ce programme des 100 mesures comportait un volet juridique qui manifestait la volonté
d'utiliser les techniques juridiques existantes pour cette protection de l'environnement.

Ce programme incitait le Parlement à intervenir pour combler les lacunes et trouver des solutions
lorsque les techniques n'étaient pas adaptées. Cela marque la fin de la nécropole juridique dans
laquelle était plongé l'environnement.

On va assister à la naissance d'un droit de l'environnement en janvier 1971 avec la nomination


d'un premier ministre de l'environnement ,R.Poujad qui a pr charge d'appliquer le programme des
100 mesures et qui va générer une production importante de textes ( différentes règles qui ont
tt pr préoccupation la protection de l'environnement ).

Le droit de l'environnement devient une discipline universitaire grâce à des techniques


diversifiés...
→ Création de la discipline à l'université de Strasbourg en 1971
→ 1973 : premier ouvrage traite du droit de l'environnement

Les juristes se spécialisent, la doctrine fait entendre sa voix.

Chapitre I) Les sources écrites du droit de l'environnement :

Section 1 ) Les sources écrites du droit international :

1 § ) Les conventions internationales :

Une convention ou un traité international est une sorte de contrat passé entre deux états ( traité
bilatéral ) ou pls états ( multilatéral) . Ds la plupart des traités, les états se contentent de créer de
nvl règles de droit qu'ils s'engagent à respecter.

En matière d'environnement, on s'est rendu compte que les pb environnementaux étaient souvent
planétaires et étaient liés à des facteurs physiques ( pluies acides, désertification, déforestation,
diminution du patrimoine génétique, réchauffement du climat globale de la terre ) . Ces éléments
physiques qui mènent à lutter contre ces évènements nécessitent une coopération
internationale et une internationalisation de la pb environnementale.

On trouve de nombreuses conventions internationales obligatoires ( 300 traités multilatéraux


portent sur des traités qui concernent des régions entières où toute la planète ).
900 traités internationaux bilatéraux sont relatifs aux pollutions transfrontières.

Ces conventions ont été crées selon des méthodes pragmatiques, les états ont souhaité remédier
à des problèmes concrets qui se posaient à eux dans un premier temps.
L'essentiel des traités concernent un secteur précis de l'environnement que l'on tente de
réguler.
- Domaines concerné par la protection de l'environn
→ Ces secteurs sont des secteurs classiques de l'environnement ( protection de l'atmosphère,
faune et flore sauvage ).

- Le premier domaine qui a été protégé par ces conventions touche la protection des milieux
marins ( développement spectaculaire en terme de protection juridique ) :
• Une série de convention concerne des pb séparés comme la pollution de la mer résultant
de la navigation, pollutions liées à l'immersion des déchets, l'exploration et l'exploitation
des fonds et du sous sol marin, convention sur la pollution télurique ( rejet direct des eaux
depuis la côte, substances véhiculées par les cours d'eaux...).
• Conventions ont pr objectif la protection du milieu marin : De mm, on trouve la convention
qui traite de la pollution du milieu marin et transporté par l'air ainsi que des instruments qui
prévoient la coopération pour combattre des pollutions accidentelles , la perte de
conteneurs par les bateaux.

Dans tous ces domaines, on trouve des grands principes énoncés au plan mondial énoncé par
la Convention des NU sur le droit de la mer du 10 décembre 1982.

→ De plus, on a des traités spécifiques comme les conventions mondiales concernant l'immersion
des déchets en 1972 , 1973, une série de conservations concernant les mers régionales lancées
par le PNUE crée par l'ONU en 1972 qui siège au Kenya, Nerobi présente pour coordonner et
élaborer des textes en matière d'environnement.

Ces instruments en matière de pollution du milieu marine couvre actuellement toutes les eaux
maritimes du monde ( celles qui sont le plus menacées par la pollution ). Elles édictent une
réglementation détaillée pour les principaux aspects du danger à combattre.

- La protection de l'atmosphère : au départ, on l'a considérait comme totalement locale ( usine


rejette un nuage, portée locale ou régionale ). Avec la découverte des pluies acides qui déciment
les forêts , a été conclu la convention de Genève du 13 novembre 1979 sur les pollutions
atmosphériques, transfrontières à longue distance qui va s'appliquer à l'ensemble de l'Europe et
de l'Amérique du Nord.

De même, on trouve un élargissement du problème à la stratosphèse puisque l'on constate que


la couche d'ozone se rarifie par la pollution de certains gazs qui montent par l'atmosphère.

Dés 1981, le PNUE prend en compte cette menace via la convention de Vienne en 1985 et le
protocole de Montréal en 1987 sur la protection de la couche d'ozone.

Face à ces constatations ( émergence de la notion de changement climatique due aux activités
humaines ) , adoption du protocole de Kyoto en 1997 qui est ouvert à la signature pendant la
conférence de Rio en 2002 et qui vise à conduire les états à prendre des engagements
contraignants et vérifiables pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

- La protection de la faune et de la flore sauvage : évolution importante puisqu'on trouve une


multiplicité de traités multilatéraux traitant de la protection des éléments vivants de l'environnement
avec une évolution dans cette perspective de protection ( mesure de conservation ), interdiction de
tout prélèvement de certaines espèces.
On retient une vision de plus en plus systémique de ce que sont les espèces. Stade intéressant
car il va falloir changer d'approche.

- De même, on a un a un autre volet de cette protection à savoir le commerce des espèces


sauvages ( explosion du commerce des espèces sauvages, disparition d'espèces emblématiques
de certaines régions, restrictions du commerce international et mondial : convention de
Washington de 1973 et conventions régionales qui se sont adaptés au besoin de conservation de
certaines populations et jouent un rôle important pour limiter la disparition de ces espèces ,
Convention de Berne de 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en
Europe, convention de Camberra sur la conservation de la faune, flore en Antartique ( 1980 ).

En ce qui concerne le DI, on trouve des traités multilatéraux qui visent d'autres domaines ( la
convention de Bâle sur les mouvements internationaux de déchets, le Conseil de l'Europe élabore
bcp de ces conventions internationales ). de mm, on trouve la Charte européenne de l'eau de
1968, la convention paysage en 2000.

Déclarations de principe ( la Soft Law ) : Déclaration de Stockolm sur l'envionnement en 1972 pr


la Conférence des NU qui a été considérée comme le fondement de toutes les actions ultérieures,
la déclaration de Rio sur l'environnement et le développement de 1972, la déclaration de
Johannesburg sur le développement durable en 2002.

Lorsque l'on vise le DI, on vise la protection de l'environnement à une échelle physique des choses
impulsant la réglementation.

A ces facteurs, s'ajoute des facteurs économiques. Avec l'intensification des échanges et la
coopération économique internationale, la protection de l'environnement qui se fait au niveau d'un
état peut poser des problème économiques.

La CEE a été amené à s'intéresser aux problèmes de l'environnement.

2 § ) Le droit de l'UE :

Ce droit est très protecteur de l'environnement. En appliquant ses textes, la CJUE continue à
assurer cette protection.

La France est membre de l'UE depuis le traité de Rome de 1957. C'est une organisation
internationale avec un statut particulier qui dispose du droit d'édicter des règles s'imposant aux
états membres.

Deux types de règles :


– règlements
– directives

La prise en compte de l'environnement a été progressive. La politique de la communauté


européenne en matière d'environnement découle d'un concensus politique déclaré dans la
déclaration des chefs d'états et de gouvernement en octobre 1972 réunis à Paris.

La communauté n'avait pas de compétence spéciale sur l'environnement mais l'a utiliser en
matière d'harmonisation pour mettre en place une politique de protection de l'environnement.

Divers programmes d'actions sont venus compléter ce programme. Ceux ci n'avaient pas de
force juridique contraignante obligatoire. Ils prévoyaient des actions à mettre en place au
niveau communautaire

La volonté politique a permis d'élaborer une centaine de texte de base qui sont essentiellement
des textes secteuriels ( eau, déchets...). Directives applicables et transposables directement.

Le traité de Rome est amendé par l'acte unique européen de 1986 qui introduit un titre 7
consacré à l'environnement

Les art 130 RS et T donne expréssement compétence à la communauté européenne pr préserver,


protéger et améliorer à la qualité de l'environnement , contibuer à la protection de la santé des
personnes et assurer une utilsiation prudent et rationnelle des ressources naturelles.
Ce droit communautaire de l'environnement va être doté de principes généraux déjà mentionnés
dans les diférents programmes d'actions ms repris dans les textes de droit primaire ( au départ
art 130 du traité sont devenus les art 174 à 176 à partir de 1966 ). Depuis le traité de Lisbonne,
changement de numéro , il s'agit du titre 10 « Environnement » avec les articles 191 à 193 du
traité de l'UE qui fondent l'action et la compétence de l'UE.

Dans ces textes, il y a une mise en exergue des grands principes régissant le droit
communautaire de l'environnement ( principe de précaution, principe d'action préventive sur le
principe de correction par priorité à la source, principe du pollueur-payeur ).
Le 3° de cet article, mis en valeur élément ( l'union tient compte des données scientifiques et
techniques, de sdifférentes conditions de l'environnemetn dans les diverses régions de l'union, des
avantages et des charges pouvant résulter de l'absence d'action ).

La compétence de l'union dans le domaine de l'environnement : la protection de


l'environnement constitue une compétence partagée entre l'union et les états membres. Cela
signifie que ceux ci peuvent adopter des actes juridiques obligatoires dans la mesure ou l'union n'a
pas encore exercé sa compétence.

On trouve dans les textes primaires, la charte des droits fondamentaux de l'UE existant avant le
traité de Lisbonne. Cette Charte se référait à la protectio nde l'environnement dans une
perspective de développement durable. Cette Charte des droits sociaux fait parti du droit de l'union
européenne.

Art 37 de la Charte sur la protection de l'environnement ( « un niveau élevé de protection de


l'environnement et l'amélioration de sa qualité doivent être intégrés dans les politiques de l'union et
assuré conformément au principe de développement durable »).

Droit dérivé :
• Règlements : Texte qui s'applique directement et immédiatement dans les différents états
membres dés sa publication au JO de l'UE , les justiciables peuvent s'en prévaloir devant
les tribunaux nationaux.
On trouve peu de règlements européens en matière d'environnement
Ex :
- Règlement relatif à la création de l'Agence européenne pour l'environnement et du réseau
européen d'information et d'observation pour l'environnement du 11 mai 1990
- En 1992, Règlement concernant un système communautaire de label écologique
- 1993 : Règlement permettant la participation volontaire des entreprises du secteur
industriel à un système communautaire de management environnemental et d'audit : les
entreprises adhèrent volntairement à ce système communautaire ce qui permet de faire
évoluer la protection de l'environnement et la sécurité des produits

• Directives : pour être applicable, le texte de la directive doit être transposé dans un certain
délai dans chaque droit des états membres. Chaque état membre doit s'adapter où créer
une législation nouvelle.

Pour la transposition des directives, cela doit se faire nécessairement par législation. La France a
été sanctionnée par la CJCE en raison de la transposition d'une directive par une circulaire (
CJCE, 1er octobre 1991 ).

Ex :
– Directive sur les études d'impact 1985 et 1997
– Directive cadre sur l'eau en 1990
– Directive sur les sols
– Directive en 1982 sur les risques technologiques majeurs qui concerne les risques
d'accident, certaines activités industrielles
– Directive de 1996 sur la maîtrise des dangers liés aux activités sur les risques d'accidents
majeurs impliquant des substances dangereuses, lutte contre les pollutions industrielles
( directive IPPC en 1996 relative à la prévention et à la réduction intégrée de la pollution )

– Directive oiseau et habitat de 1992 qui concerne la conservation des habitats naturels,
faune et flore en Europe

– Directive déchets en 2006 abrogée en 2008 par une nouvelle directive qui a été
transposée le 17 décembre 2010 ( définition du terme « déchet » : art L541-1-1 et s. 3§ :
« on entend par déchet : toute substance ou tout objet, ou plus généralement tout bien
meuble, dont le détenteur se défait ou dont il a l'intention ou l'obligation de se défaire » )

On trouve la notion d'intention de la part du détenteur puisque l'on évoque le fait d'abandonner ou
de destiner à l'abandon. L'abandon désigne le fait pour le propriétaire de renoncer à sa propriété
sur la chose.
Notion de détenteur : Le détenteur est celui qui a le pouvoir de fait, il est svt le propriétaire de la

chose ( détient un pv de fait et de droit ). Il n'est pas nécessairement le propriétaire et a alors le


pouvoir de droit.
Abandonner : intention de renoncer à la propriété or le détenteur n'a pas la propriété et ne peut
renoncer au lien juridique le liant à un bien.

La CJCE dans un arrêt du 7 septembre 2004,Van de Walle, dans une affaire de pollution
d'hydrocarbure dans le sol a estimé que ces hydrocarbues ayant pollué le sol étaient
considérés comme des déchets. La CJCE a considéré que les sols pollués non excavés
constituaient des déchets. Le sol est un immeuble par définition cela signifierait que les
immeubles sont des déchets.. Nvl directive exclut les sols pollués non escavés de la catégorie des
déchets.
En ce qui concerne la notion d'abandon, les hydrocarbures n'ont pas été destinés à l'abandon,
mais résultent de la fuite des cuves et pollution par accident. Le détenteur propriétaire n'avait pas
voulu rompre le lien juridique ( pas de notion d'abandon, le fait que l'hydrocarbure était lié à
l'abandon , était un produit de marchandise et non un déchet, comme est allé dans le sol, la CJCE
a estimé que l'on pouvait qualifier ces hydrocarbures de déchet.)
On peut qualifier de déchet des substances qui vont simplement être perdues à la suite d'un
accident. Cela n'est pas conforme avec la définition de l'art L541-1-1 selon lequel il s'agit de
biens meubles destinés à l'abandon.

La JP Commune de Mesquer c/ Société Total, Cass, Civ3e, 17 décembre 2008 : après l'affaire
Erika ayant générée une pollution du site gérée par la commune de Mesquer, celle-ci demandait
réparation des dommages causés par le naufrage.
La Cass a sursi à statuer et a posé une question préjudicielle à la CJCE. Dans un arrêt du 24
juin 2008, Commune de Mesquer c.Erika la CJCE a considéré que : « des hydrocarbures
accidentellement déversés en mer à la suite d'un naufrage, se retrouvant mélangés à l'eau ainsi
qu'à des sédiments et dérivant le long des côtes d'un État membre jusqu'à s'échouer sur celles-ci,
constituent des déchets au sens de l'article 1er, sous a), de la directive 75/442, dès lors que ceux-
ci ne sont plus susceptibles d'être exploités ou commercialisés sans opération de transformation
préalable. »
Pas de notion de meubles et d'immeubles, la problématique ne joue donc pas. Il s'agit de
déchets pour la Cour.
Ce sont des hydrocarbures accidentellement déversés. On ne trv pas la notion d'abandon. La
Cass dans son arrêt de 2008, reprend la décision de la CJCE pour qualifier le déchet et
reprend la possibilité de qualifier des hydrocarbures, meubles accidentellement déversé.

A la lecture de l'art L541-1 CE ( mtnt L541-1-1 ), il y a un décalage de la CJCE et la Cass qui ne


reprend pas la df du code de l'environnement . On attendait la transposition en droit français de la
directive déchet portant diverses dispositions d'adaptation dans le domaine des déchets relative
aux déchets et abrogeant certaines directives de 2008.

L541-1-1 définit le terme de déchet : On abandonne la df fonctionnelle : « Tout substance... »


Terme de « défaire » : il a l'intention ou l'obligation de se défaire, c'est un terme ambiguë .

Peut on qualifier ces hydrocarbures de meubles dt le détenteur se défait ?


Possibilité de qualifier le déchet par la source de pollution ( polluant peut être déterminé
scientifiquement ): déterminer produit qui comporte polluants.
Possibilité de distinguer le sol et la source de pollution. Possibilité d'engager la responsabilité
de celui qui a introduit la substance polluante dans les sols.

Les directives touchent tous les domaines de la protection de l'environnement. Des conceptions
environnementales de l'UE évoluent ce que l'on dénote via ces directives. La politique de l'UE était
de lutter contre les pollutions effectives. L'approche de l'UE a été sectorielle.

• Lgt, la perception de l'UE fut de règlementer chaque milieu environnemental. Le milieu


n'était protégé qu'en raison des services que ce milieu rendait à l'homme voir des
services économiques.

Il en est ainsi dans le domaine de l'eau puisqu'on distingue des directives sur les eaux de
baignade, sur les eaux qui sont aptes à la vie des poissons, les eaux propres utilisés pour la
consommation humaine potable où les eaux qui servent de récepteurs au rejet d'eaux usés. La
fonction de l'eau déterminait la nature et le degré de protection de ce milieu.

• De même, on trouve une autre approche parallèment aux réglementation par milieu cad
des réglementations à la source de pollution du milieu.

Ces règlementations règlementent par activités ( véhicule, installation dangereuse, ) où par


substance ( les directives vont établir des normes relatives à la teneur de rejet de mercure, de
plomb dans l'air...).

Dans ces cas, les émissions de ces substances vont être limitées et peuvent être interdites où
régulées avec par exemple, les émissions de gaz à effet de serre. On les limite par la
réglementation ( encadrer un marché, mise de quotas sur le marché...) pour réduire ces émissions
de substance.

Ces réductions se font en fonction des connaissances et de l'état des techniques et de la


disponibilité de ces techniques et de leur coût économique. On appelle cela le principe des
meilleurs moyens techniques disponibles qui va orienter la fixation de ces valeurs d'émission.
L'UE va fixer des valeurs limites d'émission que les états membres vont être tenus de considérer
comme des normes minimales en sachant que les états peuvent toujours être plus sévères que
l'UE en fixant des normes plus sévères.

Ce sont des règlementations qui sont basés sur l'aspect quantitatif. D'autres portent sur l'aspect
qualitatif notamment des milieux qui va s'apprécier en fonction de substances polluantes dans
ces milieux ( directive cadre de 1992 qui fixe des objectifs de bon état écologique de l'eau ).

De même, des directives sont prises pour la prévention de ces pollutions et sur des axes
concernant des aspects plus globaux de la protection de l'environnement.
→ Introduction de la notion d'obligation de prévention : l'UE se préoccupe de réglementer des
activités de plus en plus en amont ( Ex : Directive 27 juin 1995 concernant les évaluations des
incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement ( ce que l'on appelle l'étude
d'impact ).

On a une approche plus globale puisque l'UE a pris conscience du phénomène de transfert de la
pollution d'un milieu à un autre ( la pollution se transfert d'un milieu à l'autre, il faut faire de la
prévention et agir à la source → chercheurs travaillent sur le transfert de polluants ); A partir du
moment ou l'on aura prouvé scientifiquement les transferts, établissement du lien de causalité et
engagement de la responsabilité des pollueurs.

Etude des transfert repose sur une réglementation multi milieux :


– Directive sur l'amiante en 1996 concernant la réduction et la prévention de la pollution par
l'amiante : on cible un produit quelque soit le milieu

– Directive du 21 avril 2004 responsabilité environnementale transposée par la loi du 1er


août 2008 qui instaure une nouvelle police administrative pour la prévention et la
réparation des dommages environnementaux. Plus d'identification des activités
productrices où des produits.
→ C'est une approche plus civiliste car on a pas d'identification précise des activités ou des
dommages ( notions floues qui permettent une interprétation et une évolution ). C'est une
approche par concept ( faute...). En ce qui concerne cette directive, un Livre vert
établissait une responsabilité civile des entreprises afin de prévenir les dommages
environnementaux. Désormais, on trouve une police administrative.

→ On s'aperçoit au niveau de l'UE qu'il y a un droit européen de l'environnement.

Section 2 ) Les sources écrites de droit interne :

1 § ) La constitution du 4 octobre 1958 et la Charte de l'environnement de 2004 :

Les droits fondamentaux des citoyens figurent dans la Constitution du 4 octobre 1958.
Le 1er mars 2005, entrée en vigueur de la Charte de l'environnement de 2004.

A ) Avant le 1er mars 2005 :


Il n'existait pas de principe constitutionnel de protection de l'environnement. Ce n'est pas de droit
fondamental pour l'homme à l'environnement dans la Constitution où le Préambule ce qui
constituait un retard par rapport à d'autres états ayant inscrit ce droit dans leur C ( 1971 : Suisse,
75 : Grèce, 78 : Chine )

11 constitutions des états membres de l'UE faisant allusion à la protection de l'environnement.


Depuis 1975, en France, on trouvait l'idée d'inclure ce droit dans la Constitution française. Il y a eu
un débat lors de la loi de 1976 sur la protection de la nature. De plus, on trouvait cette idée
d'élaborer une Charte dans le programme des 100 propositions adopté le 10 juin 1970 par le
Conseil des ministres.

Le principe de protection de l 'environnement était reconnu au niveau de la loi mais ne l'était pas
au niveau constitutionnel. Cela posait problème car la protection de l'environnement se heurte à
des droits fondamentaux de l'homme ( droit de propriété à valeur constitutionnelle...)

Apports dans le domaine de l'environnement :


Détermination des domaines de la loi et du règlement, art 34 et 35 détermine les domaines
d'intervention des pouvoirs législatifs et règlementaires. L'environnement n'était pas un critère
de distinction entre la loi et le règlement.
On trouve bcp de loi en matière d'environnement car la Constitution réserve d'importants domaines
au législateur ou des préoccupations environnementales interviennent. Pas de compétences
spécifiques du législateur.

En règle générale, le législateur va créer des normes de protection de l'environnement pour deux
raison :
– L'art 34 dispose que la loi détermine les principes fondamentaux du régime de la propriété.
La mise en place de texte protégeant l'environnement a souvent comme csq de limiter la
liberté du propriétaire de disposer de son bien.Cela nécessitait l'intervention d'une loi pour
permettre cette limitation au droit de propriété. ( De manière indirecte, on légère sur la
propriété dc on va légiférer sur l'environnement )

– l'art 34 énonce que seule la loi fixe les règles concernant la détermination des crimes et
délits. Si l'on veut qu'il y ait respect du droit de l'environnement, il faut prévoir des
infractions assorties de sanctions pénales suffisamment dissuassives ( crime où délit
).

→ Crime de terrorisme écologique : En droit pénal, on trouve de nombreux délits. Il n'existe


qu'un seul crime en droit pénal de l'environnement à savoir le crime de terrorisme écologique
réprimé par 20 ans de RC et 350 000 d'euros d'amende ( art 421-2 CP : « Constitue également
un acte de terrorisme, lorsqu'il est intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle
ou collective ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur, le
fait d'introduire dans l'atmosphère, sur le sol, dans le sous-sol, dans les aliments ou les
composants alimentaires ou dans les eaux, y compris celles de la mer territoriale, une substance
de nature à mettre en péril la santé de l'homme ou des animaux ou le milieu naturel » )

Un projet de loi constitutionnelle a été prévu et a été élaboré suite aux engagements du Président
de la République en 2002 lors de sa campagne présidentielle qui s'est engagé à « adosser
l'environnement à la Constitution ».
En 2003, la Commission Coppens a élaboré une proposition de Charte déposée à l'Assemblée en
juin 2004. La loi constitutionnelle a été votée le 1er mars 2005 relative à la Charte de
l'environnement par le Congrès et modifie le préambule de la Constitution de la Ve république pour
la première fois depuis 1958 afin d'y ajouter la référence à la Charte de l'environnement.

B ) Depuis le 1er mars 2005, la Charte constitutionnelle de


l'environnement de 2004 :

Cette réforme n'était pas une innovation au regard de ce qu'avait fait les autres états.

Pour mettre en place cette charte, c'est une innovation dans le sens ou elle a recouru à un
processus d'élaboration inédit en droit constitutionnel et quand au contenu de la Charte puisque
l'on trouve la reconnaissance d'un nouveau droit fondamental ( le droit de vivre dans un
environnement équilibré et respectueux de la santé ), y sont ajoutés les principes qui vont
permettre la concrétisation du principe de protection de l'environnement.

Ce principe d'élaboration de la réforme est intéressant puisque c'est une originalité en matière
constitutionnelle ( se fait normalement au sein d'organes politiques ). Dans le cas de la la Charte
constitutionnelle de l'environnement , il y a eu mise en oeuvre d'une démocratie participative
puisqu'on a associé à ette participation, les acteurs socio-économiques concernés par cette
protection de l'environnement.

→ Idée que l'environnement concerne tous le monde.

Dans la commission Coppens chargé de l'élaboration de la Charte, le pouvoir politique était peu
présent. Parallèlement, on a une consultation réalisée sur la base d'un questionnaire qui pouvait
être envoyé au ministère de l'écologie. Des assises régionales ont été organisées pour permettre
des échanges de points de vue au niveau local.

De même, on a eu des consultations d'organismes comme le conseil économique et social et


l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

Manière plus participative d'élaborer cette réforme. La transparence a eu des limlites dans ce cas
puisque ni l'avis du CE ou projet de loi constitutionnel avant son adoption par le Conseil des
ministres n'a été accessible au public. Pas de participation du public à cette élaboration.
Or, en matière environnementale, la convention d'AArhus du 25 juin 1998 signé par la France et en
vigueur depuis le 6 octobre 2002 prévoit l'accès à l'information, la participation du public au
processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement.

Question du choix d'une Charte adossée à la Constitution ( pourquoi n'a ton pas intégré cette
charte et ses principes dans le corps de la Constitution ? )

On a estimé que l'inscription dans la Constitution exige une grande concision ( traite des droits
fondamentaux de manière succinte, on renvoit souvent pour l'essentiel au Préambule qui renvoit
aux textes fondamentaux de 1789 et 1946 ).On a souhaité avoir une structure similaire, on a
ajouté dans la Constitution, un renvoi à la Charte qui constitue un texte séparé .

Un premier article de la loi constitutionnelle modifie le préambule de la Constitution de 1958 en


ajoutant un renvoi aux textes fondamentaux de la DDHC et préambule de 46 et à la Charte de
l'environnement.
Cette modification du préambule va donner valeur constitutionnelle aux dispositions qui sont
intégrées tout en renvoyant à la Charte de 2004 adoptée en tant que loi constitutionnelle.
La protection de l'environnement est au mm niveau que les DH et la souveraineté nationale.

On a parlé de droits de troisième génération ( première génération : : droits et libertés consacrés


en France depuis 1789, droits de la seconde génération : droits créances sociaux économiques du
préambule de 46 ).

La question s'est posée de voir la valeur de ce droit de troisième génération par rapport aux autres
? Hiérarchie entre ces droits? .
On ne peut opérer de distinction juridique au niveau de la valeur de ces droits.

DC CC, 25 juillet 1979 : Le CC a considéré que les droits consacrés en 1946 ont valeur
constitutionnelle comme ceux de 1789 dés lors qu'ils sont évoqués dans les mêmes termes dans
la Constitution de 1958.

DC, CC, 8 janvier 1991

CE, 3 octobre 2008, Commune d'Annecy : Par sa décision du 3 octobre, le Conseil d’Etat se fonde ainsi
sur l’article 7 de la Charte, qui consacre le principe de participation du public. Il affirme que « ces
dispositions, comme l’ensemble des droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement, et à
l’instar de toutes celles qui procèdent du Préambule de la Constitution, ont valeur constitutionnelle ;
qu’elles s’imposent aux pouvoirs publics et aux autorités administratives dans leurs domaines de
compétence respectifs ».

1 ) Le contenu de la Charte de l'environnement :

La loi constitutionnelle se présentait avec 4 parties distinctes :

– Art 1 modifie le préambule de la Constitution de 1958 en ajoutant un texte de référence à


la Charte de l'environnement à la suite de la DDHC et du préambule de la Constitution de
1946.

– Art 2 correspond à la Charte proprement dite.
Cette Charte est divisée en deux parties distinctes :
- un exposé des motifs ( on se pose la question de la valeur jrd de cet exposé des motifs ?
Valeur constitutionnelle en tant que telle ou les articles constitutionnelles qui suivent qui
l'ont ?. Considérants qui font bcp rf à des considérations scientifiques sur le lien entre
l'humanité et son environnement ( notion de développement durable...). Cet éclairage
scientifique va influencer la lecture des articles qui vont suivre.

- Dix articles de la Charte proclame des droits et devoirs


– Art 3 qui modifie l'art 34 de la Constitution en ajoutant un niveau titre de compétence
matérielle pour la loi qui insère un nouvel alinéa 16 à cet article. Depuis la loi du 1er mars
2005, cette protection relève du pouvoir expresse du pouvoir législatif.
Intérêt de la décision de 2008 est d'affirmer que seul le législateur est compétent dans le
domaine environnemental.

Art 1 : chacun a le droit de vivre dans un environnemetn équilibré et respectueux de la santé.

Formulation d'un nouveau DD à l'environnement avec les qualificatifs « équilibré et respectueux de


la santé ».
Droit consacré par la loi Barnier de 1995 reprend dans le CE ds l'art L110-1 lors de sa
codification ( les lois et règlements organisent le droit de chacun de vivre dans un environnement
sain ).
Constitutionnalisation de ce droit fait qu'il n'est plus tributaire de loi et règlement chargé de
l'organiser. Progrès considérable car il est constitutionnalisé, aucun texte ne pourront le limiter....

Interrogation sur la notion d'environnement équilibré ( pour qui, pk , équilibre biologique,


écologique ? ). il est intéressant de se reporter au Préambule puisque dans l'exposé des motifs, on
parle d'équilibre naturel, diversité biologique etc...On pourrait imaginer que cet environnement
équilibré a une connotation scientifique ( Rf aux milieux et équilibres naturels ).

Notion d'environnement respecteux de la santé : Hésitation sur ce qualificatif : jonction entre


protection de l'environnement et de la santé. Svt les deux fusionnent en JP.
Cela permet de mettre l'individu au centre dans cette protection de l'environnement. On ne protège
pas l'enironnement pour lui mm mais pour que l'homme soit en bonne santé ( vision
anthropocentré de la protection de l'environnement ).

Ce vocable de respect de la santé est minimaliste car il traduit l'exigence que l'environnement ne
soit pas nocif à la santé de l'homme. Il est dommage que l'on ait pas repris le bocable
d'environnement sain et équilibré car il est utilisé dans bon nombre de textes.

On a la consécration d'un droit subjectif et extrapatrimonial fondamental puisque le sujet de


droit peut arguer de ce droit et demander à ce qu'il soit protégé par les juridictions. ( De même que
le droit extrapatrimonial au respect de la vie privée, art 9 CC ).

Art 2 : Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et l'amélioration de


l'environnement. Les auteurs du texte se st inspirés de la loi Barnier.
L'art L110-2 : « Il est de devoir de chacun de contribuer à la sauvegarde et la protection de
l'environnement. ».
Cet article poursuit en imposant un devoir pesant sur l'ensemble des sujets de droit ( PP,PM ,
personnes privées ou publiques ). L'objectif de ce devoir n'est pas simplement de stopper ou
ralentir la dégradation de l'environnement mais d'améliorer l'état de l'environnement
individuellement où collectivement.
→ La mise en place d'un droit s'accompagne de celle d'un devoir. ( La mise en place de devoir est
novatrice au niveau constitutionnel )

Art 3 : « Toute personne doit dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu'elle
est susceptible de porter à l'environnement où à défaut, en limiter les conséquences. »

Un devoir de prévention est prévu. Ce n'est pas le principe de prévention qui est consacré mais le
devoir de prévention. Il vient préciser le devoir général de préservation de l'environnement.

Les personnes soumises à ce devoir sont les mêmes ( PP,PM, privées où publiques ). Ce devoir a
un objet très large ( prévenir les atteintes susceptibles de proter à l'environnement → tt les types
de dommages sont inclus, pas de critère de gravité, d'exception...
L'emploi du terme susceptible renvoi à un dommage qui n'est pas certain de se produire. La
notion de risque est introduite. Prévention des dommages certains et hypothétiques ( risques ).
Ce devoir est restreint car le constituant renvoi à la loi le soin de préciser le contenu de ce devoir.

Art 4 : « Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu'elle cause à
l'environnement dans les conditions définies par la loi. »
Devoir de contribuer à la réparation. Il s'agit de la confirmation du principe de responsabilité et de
réparation.
Il s'agirait plutôt d'un principe de déresponsabilité ( terme de contribution pose pb ) Prc de
réparation intégrale en tant que corrolaire de la responsabilité gouverne la responsabilité : ce
terme pose pb , prc de contribution à la réparation d'un dommage, suppose une réparation
partielle non intégrale des atteintes causés.

Cela ne correspond pas au principe de réparation intégrale. On va admettre une limitation de


responsabilité et des exonérations de responsabilité ce qui semble problématique.

Si la personne qui a causé le dommage doit simplement contribuer à la réparation du dommage,


l'Etat va devoir réparer le dommage . Ne pèsera plus sur le responsable mais sur la collectivité.

Toutefois, on a l'énoncé d'un devoir de responsabilité et d'un principe de contribution à la


réparation. Notion de responsabilité face aux dommages causés.
Il ne s'agit pas nécessairement des dommages corporels ( perception large ( dommages matériels,
corporels, moraux et atteintes aux éléments de l'environnement → conception regain de faveur
avec l'affaire Erika )

Art 4 fait rf aux « conditions prévues par la loi »: il faudra appliquer ce principe en appliquant les
textes de loi pour la responsabilité et la réparation de ces dommages.

Art 5 : Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances
scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités
publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions,
à la mise en oeuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires
et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage

→ rf direct au principe de précaution. Cela est étrange puisque les autres principes ne sont pas
controversés ms celui ci attise les débats. Ce principe fut énoncé par la loi Barnier.

Art L110-1 §2 1°
Ce principe donne lieu à des débats scientifiques très vifs. Cerains st inquiets de ce que ce prc est
inscrits dans la C car ils estiment que ce principe va paralyser certaines recherches ou va accroître
le risque de responsabilité des chercheurs. ( il faut faire la distinction entre le chercheur, les
recherches et celui qui applique la recherche , les résultats de cette recherche : c'est ds
l'application des résultats de la recherche qu'il peut y avoir des risques . Les professions
pharmacentiques se sont opposés à la constitutionnalisation de ce principe.--> ds la charte , le
principe de précaution ne s'applique qu'au droit de l'environnement et non la santé humaine.

Cette définition de l'art 5 est plus restrictive que cleui qui est énoncé dans la loi de 1995 à l'art
L110-1. Débat : seules les autorités publiques ( Etat et non laboratoires ) doivent appliquer ce
principe de précaution ce qui est restreint ( alr que concernait les personnes dans la loi de 1995 ).

Une restriction repose sur une atteinte grave et irréversible. Pb d'articulation avec les textes
internationaux.
Si la Constitution n'est pas cf au droit communautaire et au droit européen et que la Charte est
moins protectrice de l'environnement que la JP de la CEDH ou le texte de l'UE, on a la possibilité
de condamnation de la France pour mauvaise transposition dans le cadre de l'UE par la CEDH si
droit frc non conforme.
Eu égard au principe de précaution,le CE et la Cass ont une application plus large de ce principe
que celui qui est inscrit dans la Constitution. La Cass vient de se positionner sur le principe de
précaution dans une affaire de pollution des eaux. Elle en fait mention alors qu'il s'agissait de
personnes privées

Art 6 : Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles
concilient la protection et la mise en valeur de l'environnement, le développement économique et
le progrès social.

Le développement durable est une principe d'intégration qui confronte les intérês économiques,
sociaux avec les considérations écologiques. Cette notion semble déplacer les choses : moyen
d'intégrer la protection de l'environnement dans desconsidérations fondamentales, les
considérations économiques et sociales.

L'aspect négatif pr la prof est que l'on colorise le développement économique d'environnement pr
considérer que l'on fait du développer durable.
Le développement durable permet d'intégrer l'environnement à des considérations qui sont
légitimes depuis plus longtemps. Le fait d'intégrer cette donnée de l'environnement dans ces
domaines est interessant.

Art 7 Charte s'adresse au législateur et aux autorités administratives : « Toute personne a le droit,
dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à
l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions
publiques ayant une incidence sur l'environnement. »

→ droit à l'information et à la participation : ce sont des valeurs importantes car elles


permettent d'exercer réelleemnt le droit de l'homme à l'environnement de l'article 1.
Il est conditionné par la loi et il est limité puisque l'on applique ce droit aux autorités publiques et
non aux autorités privées.

Avec ces nouveaux principes constitutionnels d'information et de participatin, on devrait voir


émerger un nouveau droit de participation en matière d'environnement qui devrait obliger
l'administration à permettre l'accès au public aux projets de décret ( nécessité de mettre en place
des délais de réaction du public face à ces projets et permettant de prendre en considération les
observations faites par le public ).
Si cela est mis en place, possibilité de faire évoluer la façon de prendre en considération la
protection de l'environnement.

Art 8 : «L'éducation et la formation à l'environnement doivent contribuer à l'exercice des droits et


devoirs définis par la présente Charte.»
On parle de droits et de devoirs. Pour exercer ces droits et devoirs, il faudrait une éducation et
formation de la popilation par rapport à la protection de l'environnement. Traduit volonté de faire
des éco citoyens. Le droit de l'environnement serait considéré comme un droit citoyen. Dclaration
de principe au sein de la Constitution qui n'a pas de portée normative, c'est un énoncé purement
symbolique.

Art 9 : « La recherche et l'innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise


en valeur de l'environnement. »
Cela singifierait ue la recherche et l'innovaiton dovent inégrer l'exigence de protection de
l'environnemetn. Il y aurait une exigence de comaptiblité entre la recherche, l'innovation et la
protection de l'environnement.

Art 10 La présente Charte inspire l'action européenne et internationale de la France


Cette charte est très intéressante car on instaure à la fois des droits et devoirs et on énumère des
grands principes pour l'application de ces droits et devoirs. C'est une vision assez large de la
protection de l'environnement ce que ne fait pas les autres textes et Constitutions.

Code environnement :
Art L110-1 : I. - Les espaces, ressources et milieux naturels, les sites et paysages, la qualité de l'air, les espèces
animales et végétales, la diversité et les équilibres biologiques auxquels ils participent font partie du patrimoine
commun de la nation.
II. - Leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état et leur gestion sont d'intérêt général et
concourent à l'objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des
générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Elles s'inspirent, dans
le cadre des lois qui en définissent la portée, des principes suivants :
1° Le principe de précaution, selon lequel l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et
techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un
risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable ;
2° Le principe d'action préventive et de correction, par priorité à la source, des atteintes à l'environnement, en utilisant
les meilleures techniques disponibles à un coût économiquement acceptable ;
3° Le principe pollueur-payeur, selon lequel les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et
de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur ;
4° Le principe de participation, selon lequel chacun a accès aux informations relatives à l'environnement, y compris
celles relatives aux substances et activités dangereuses, et le public est associé au processus d'élaboration des projets
ayant une incidence importante sur l'environnement ou l'aménagement du territoire.
III. - L'objectif de développement durable, tel qu'indiqué au II, répond, de façon concomitante et cohérente, à cinq
finalités :

1° La lutte contre le changement climatique ;


2° La préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources ;
3° La cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations ;
4° L'épanouissement de tous les êtres humains ;
5° Une dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables.
IV. - L'Agenda 21 est un projet territorial de développement durable.

Art L110-2 : Les lois et règlements organisent le droit de chacun à un environnement sain et contribuent à assurer un
équilibre harmonieux entre les zones urbaines et les zones rurales.
Il est du devoir de chacun de veiller à la sauvegarde et de contribuer à la protection de l'environnement.
Les personnes publiques et privées doivent, dans toutes leurs activités, se conformer aux mêmes exigences.

2 ) La portée de la Charte
L'effectivité de la Charte dépend en premier lieu de la volonté du législateur qui va adopter de
nouvelles lois ou modifier des lois existantes pour l'application et le respect de la Charte et
notamment de l'article 1.

Deux mécanismes viennent garantir l'effectivité de la Charte :


– le mécanisme du contrôle de constitutionnalité des lois a priori et par voie d'action

– puisque la Charte a été mise en place récemment, mécanisme pr vérifier cette conformité
de la QPC
QPC : Il s'agit d'un contrôle a posteriori car la loi est déjà publiée via cette procédure.

Les particuliers peuvent à l'occasion d'un procès, demander au juge d'écarter l'application de lois
qui seraient contraires à la charte de l'environnement. Ce juge va poser cette QPC au Conseil
constitutionnel en sachant que si cette question peut donner lieu à renvoi devant la Cass ou au CE
qui va filtrer les QPC qui vont être présentées au CC.
Le CC a deux mois pour répondre à une QPC. Lorsqu'une loi a fait l'objet d'un contrôle a priori, ne
peut faire l'objet d'un autre contrôle a posteriori ( tt dépend sur quoi porte le contrôle a priori , ne
doit pas porter sur la même question ).
Le CC statue sur la conformité où la non conformité avec des réserves ( le CC interfère dans la loi
et le pouvoir législatif, CC expose comment il faut appliquer la loi ).Ces réserves posent pb car le
conseil se met à s’ingérer dans la loi puisqu’il dit comment appliquer la loi.

Cette clause peut ouvrir de nouvelles actions. Les textes de niveau constitutionnel vont dominer tt
la hiérarchie des normes et doivent êtr r espectés par le domaine règlementaire. Ce contrôle va
être effectué à priori par le CE saisi des projets de décret et peut aussi se faire a posteriori pour tt
les actes administratifs soumis au juge administratif.

Le juge judiciaire pourrait également être conduit à appliquer les principes de la Charte ou à
vérifier son respect ( art 1 de la Charte pourrait amener le juge judiciaire a appliquer cet article et
vérifier le respect des articles de la Charte ).

De même, la Charte rend possible le référé liberté défini à l'art L526-1 du Code de la justice
administrative . Serait concernés les agissements illégaux de l'administration susceptibles de
porter atteinte de manière irréversible à l'environnement et permettant au juge de prendre toute
mesure nécessaire à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à savoir la protection de
l'environnement.

Elle devrait ouvrir une possibilité de recours devant le juge administratif pour voie de fait quand
l'administration conduit une activité ou adopte sans aucune base juridique, un comportement.

Au niveau de sa portée, la Charte soulève de nombreuses interrogations notamment des


questions de l'incidence de cette Charte sur les rapports entre les pouvoirs publics.

Puisque l'on a constitutionnalise le droit de l'environnement et les principes généraux qui s'en
rapporte, cette constitutionnalsation va avoir pour effet de protéger certines lois et certaines
garanties législatives de l'environnement.
Le législateur ne pourra revenir sur certains acquis législatifs ( cela se passe désormais au niveau
de la Constitution). Ce qui a été édicté par la loi ne peut être remis en cause par le légilsateur,
valeur supérieure qui garantie la protection de l'environnement.

Néanmoins lors que le CC va devoir se prononcer sur la conformité des lois aux dispositions de la
Charte,il va non seulement vérifier par rapport à la Charte mais également par rapport aux autres
droits fondamentaux qui se trouve dans la Charte. Conciliation avec les dispositions de la
Charte et les droits et libertés reconnus plus anciennement par la DDHC de 1789 et le préamabule
de 1946.

Le CC aura une position d'arbitre renforcé car il va déterminer entre les différents droits et
principes constitutionnels.

Question de l'articulation de la charte avec le droit international et le droit communautaire : Que se


passe t-il si on a une contradiction entre la Constitution et une convention internationale ou le droit
communautaire ?

Si la constitution est plus protectrice d'une norme internationale, la Constiuttion va prévaloir sur la
convention puisque les conventions fixent le plus souvent des obligations minimales que les états
peuvent renforcer. Le problème est pus délicat si la constitution est moins protectrice de
l'environnemetn qu'une norme interntioanele.
Dans ce cas, on a deux point de vue :
– si l'on se place du point de vue de l'ordre juridique interne, on se tourne vers la JP. La JP
du CE et de la Cass estime que si la Constitution affirme la supériorité des conventions
internationales sur les lois françaises dans son article 55, du point de vue de l'ordre
juridique interne, cette supériorité ne s'applique pas aux dispositions de valeur
constitutionnelle.
Cette supériorité pris en compte par l'art 55 ne s'applique pas.

CE ,30 octobre 1998, Sarran : la suprématie ainsi conférée aux engagements


internationaux ne s'appliquent pas dans l'ordre juridique interne, aux dispositions de nature
constitutionnelles.
Ce considérant a été repris par la Cass ds Ass.pleniere du 2 juin 2000, Fraysse Théorie
de l'écran constitutionnel : si les dispositions de la charte de l'environnemetn sont moins
protectrices qu'un traité, les citoyens ne pourrt invoquer ce traité devant les juges nationaux
contre les dispositions de la Charte ce qui peut poser pb et correspondre à une regression
des garanties de DDHC de vivre dans un environnement sain et équilibré.

Convention interntaionale sur la responsabilité civile du fait des accidents en mer en raison
des hydrocarbures : il n'est question de la contribution à la réparation des dommages au niveau
constitutionnelle . Si l'on sht appliquer strictement la Consttution , cela pourrait aller à l'encontre de
cette convention internationale qui pose le principe de la responsabilité et de la réparation
intégrale.

– Si on se tourne vers le point de vue du droit international et communautaire, l'état ne peut


invoquer sa Constitution pour violer des engagements qu'il a pris dans un traité.
Si la Charte est moins protectrice de l'environnement que les traités, la France pourra être
condamnée sur la scène internationale et européenne notamment par la CEDH et la CJUE. A
moyenne échéance, une QPC pourrait être posée et permettre au CC d'émettre des réserves et
permettre une application plus conforme aux traités internationaux.

Les futurs lois devront être conformes aux principes de la Charte. Cette charte intéresse aussi
la répartition des compétences normatives pusiqu'elle étend le domaine de la loi puisque dans l'Art
3 et l'art dernier de la loi constitutionnelle du 1er mars 2005 qui insère un nvl alinéa à l'article 34 de
la Constitution. Au titre de cet article, la loi détermine désormais les principes fondamentaux
de la préservation de l'environnement

Avant que l'art 34 ne mentionne cette attribution de nb lois sont intervnues en matière de droit de
l'environnement ( 100 et 150 lois en matière d'environnement dont certaines sont fondamnentales )

Ex :
Loi 15 juillet 1975 relative à l'élimination des déchets et à la récupération des matériaux modifié
par l'ordonnance du 17 décembre 2010.
Loi 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature
Loi 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l'environnement
Loi 3 janier 1992 sur l'eau
Loi 31 décembre 1992 relative à la lutte contre le bruit
Loi 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturelles et à la
réparation des dommages

Au niveau de la loi, on trouve une loi fondamentale qui a proclamé un certain nombre de principes
fondamentaux en droit de l'enironnement repris par la Charte qui est la loi du 2 février 1995 dite
loi Barnier qui renforce la protection de l'environnement puisqu'elle consacre les principes
communs dégagés par le droit de l'enironnement à la fois en droit interne et international.

Cette loi a été intégrée dans le Code de l'enironnement et est répertorié à l'art 1 du Code de
l'enironnement ainsi que ds la partie législatie sur les dispositions communs avec les articles
L110-1 et 62 qui reprend les principes de la loi Barnier.
On y trouve les principes pollueur payeur ( n'est pas un principe de repsonsabilité mais un principe
économique dans la Charte ), principe de participation et de prévention.
Il est interessant de faire la comparaison entre la Charte et cette loi, reprise avec des limites.

Ces grands principes sont repis dans le code de l'environnement. Code de l'environnement depuis
l'ordonnance du 18 septembre 2000. Toutes les grandes lois environnementales ( 41 à l'époque )
ont été codifiée et se trouvent dans la partie législative du code de l'environnement.
De même, on trouvait des lois sur la protection de la nature ont été intégrés dans le code rural.
Elles ont été intégrés dans le nouveau code de l'environnement.

Le Code de l'environnement est découpé en 7 livres.


Le premier rassemble les dispositions communes cad les principes généraux de l'environnement,
l'information et la participation des citoyens, les institutions environnementales à compétence
transversale et le régime des associations de protection de l'environnement.
Cela signifie que ces associations sont des acteurs de la protection de l'environnement.

Le livre II est intitulé milieux physiques. Il est traité de l'eau et de l'air.

Livre III et IV relative à la protection de la nature, des espèces naturelles et de la faune et flore.

Lire V traite des risques, pollutions et nuisances, grosses législations installations classiques,
substances chimiques, déchets, OGM , les risques naturels, les nuisances accoustiques et
visuelles et les affichages et publicité.
Le livre VI réuni les dispostions applicables dans les territoires d'Outre Mer et à la collectivité
territoriale de Mayotte.

Le livre VII codifie les dispositions d'une loi du 15 avril 2003 relative à la protection de
l'environnement en Antartique prise en application du protocole au traité sur l'antartique signé à
Mardrid le 4 octobre 1991 et entrée en vigueur le 14 janvier 1998.
Dans cette loi, il s'agit de soumettre à autorisation ou déclaration préalable les activités exercées
en Antartictique pour permettre d'évaluer leur impact sur l'environnement afin de protéger cet
environnement et les éco systèmes de cette zone ( comprenant éco système mondial consacré à
la recherche et à la paix ).

3 § ) Les règlements :

Le processus de codification de la partie règlementaire a été très lent .

Livre I figurant dans la partie règlementaire traite de la protection de la nature dispositions qui ont
déjà été intégré dans le Code rural. En 2003, adjonction à la partie règlementaire.

Lire 2,3,4 et 5 ont été publié en 2005

Livre 2 et 6 l'ont été par un décret en 1007

On trouve une partie législative et règlementaire dans le Code de l'environnement.

En ce qui concerne de manière plus générale les règlemetns, il s'agit de l'ensemble des actes et
décisions prises par le pouvoir exécutif et les différentes autorités administratives.

On trouve deux sortes de règlements :


– les règlements qui correspondent à des mesures d'application des lois ( Ex :décret 21
septembre 1977 pris en application de la loi ICPE de 1975 pour la protection.... ) pr
préciser les textes et les modaltés d'application d'une loi.
C'est une compétence importante pour le gouvernement puisque lorsqu'un décret
d'application doit être pris, la loi n'est pas applicable tant que ce décret n'est pas publié soit
parce que la loi n'est pas assez précise où que la loi le demande expressément.
Dans ce cas, le gouvernemetn est tenu de l'obligation de prendre ce décret d'application
dans un décret raisonnable.

Le refus du gouvernement de prendre ce décret peut être censuré à la demande des


administrés par le CE. DC CE 28 juillet 2000 est une décision exemplaire , affaire France
nature environnement : annule le refus du premier ministre de prendre les décrets
d'applications prévus à l'article 2 de la loi littorale du 3 janvier 1986 et lui enjoint de prendre
ce décret dans un délai de six mois sous peine d'une astreinte de 1000 francs par jour de
retard.

On trouve bcp de lois environnementales gelées et innaplicables par l'inertie du pouvoir


règlementaire qui ne publie pas les décrets d'application ( loi sur les OGM et la loi Grennelle ( 150
décrets d'application pour son application ) qui freine son application ).

De même, on a des mesures d'application qui sont des mesures prises dans le domaine réservé
du gouvernement par l'article 37 de la Constitution notamment le décret du 1er mars 1977 sur la
création de parcs naturels régionaux.

En ce qui concerne les règlements, on trouve :


– au sommet, les décrets pris en conseil des ministres après avis soumis en CE et les
décrets simples pris par le premier ministre et consigné par les ministres concernés

– arrêtés et délibérations : les arrêtés sont pris par une autorité administratie individuelle
( arrêt préfectoral, municipal ). Si la décision est prise par un organe collégial , on parle non plus
d'arrêté mais de délibération ( délibration du Conseil général, municipal...). Ces textes sont pris
pour préciser les modalités d'application d'une législation ( loi où décret ).

EX : Arrêté 2 février 1998 du ministre de l'environnement qui fixe les prescriptions techniques que
doient respoecter certaines installations classées soumises à la législation ICPE.

Dans ce cadre, ces textes vont s'appliquer à tous les administrés présents ou futurs. On parle
dans ce cas, d'actes règlementaires car ils s'appliquent de manière impersonnel. Il peut y avoir
des décisions prises pour appliquer une législation appliqée à la situation d'un seul administré. On
parle alors d'acte individuel ( ex :arrêté du préfet qui autorise la mise en service d'une installation
classée )

– Les instructions, circulaires et directives qui sont des simples lettres par laquelle une
autorité administrative en gnéral le ministre indique à ses services comment interpréter ou
appliquer une législation.

Ces instructions, circulaires et directives n'ont pas de caractère règlementaire et n'ont pas de
valeur règlementaire, ils ne créent pas de nouvelles règles de droit. Cela peut poser pb quelque
fois car la circulaire peut ne pas être une bonne interprétation de la législation ( décalage entre
l'applciatio nde stextes par la circulaire et la législation en tant que telle ).

Au niveau de l'environnement, on trouve bcp de règlement. Le droit de l'environnement est très


largement règlementaire.

Chapitre II) Les sources non écrites du droit de


l'environnement :

• La coutume
• La JP
• Les PGD
Section 1 ) La coutume :

La coutume est une règle de droit qui était courante avant la Révolution française. C'est un
comportement où usage qui à force d'être répété devient obligatoire.

Néanmoins, on trouve certaines coutumes appliquées dans la mesure ou des lois vont encore leur
reconnaître une valeur. Des dispositions Sevices graves, Actes de cruaute, mauvais traitements
envers les animaux domestiques ou les animaux sauvages tenus en captivité.

Exception coutumière : tauromachie dans le sud de la France et les combats de coqs dans le
Nord de la France. 521-1

CC, dispositions renvoient aux usages et coutumes pr fixer les servitiudes et fixent ainsi les limites
du droit de priopriété

Art 671 CC rf aux usages constants et reconnus : « ... » A défaut de règlement et usages, il est
prévu un usage supplétif ( au dela de la ligne ….) .

Section 2 ) La jurisprudence et les PGD :

On trouve différentes juridictions qui statuent en environnement et qui vont jouer un grand rôle
non seulement en interprétant les textes protecteurs de l'environnemetn mais aussi en comblant
des lacunes éventuelles du droit écrit. Lorsqu'un juge est saisi, il est toujours obligé de statuer
sans quoi il commettrait un déni de justice. Il ne peut refuser de juger en se fondant sur une
absence de règles. Il sera tenu de décider et de poser éventuellemetn des principes pour fonder
sa décision.

On appelle cela les PGD. Ce sont des principes fondamentaux que les juges appliquent.

En principe, le juge doit appliquer le droit écrit et ne peut créer de nouvelles règles de droit. Etant
donné sa fonction de dire le droit, s'il ne peut se référer à du droit écrit, il doit trancher et va se
fonder dans ce cas, sur les PGD qui ne figurent pas dans les textes mais que les juges appliquent.

Cette technique d'utiliser les PGD a été utilisé notamment dans une affaire célèbre, l'affaire ds
fonderies du Trail qui a opposé les EU et le Canada. En 1896, la fonderie du Trail s'est installée au
Canada près de la frontière américaine et qui rejetait des polluants sur les terres des agriculteurs
américains. Il y a eu constitution d'un tribunal arbitral pour trancher ce litige entre EU et Canda. Le
11 mars 1941, le tribunal arbitral a donné tort à l'état pollueur, le Canada sur la base d'un principe
qui était qu'aucun état n'a le droit d'user de son territoire où d'en permettre l'usage de
manière à ce que des fumées provoquent un préjudice sérieux sur le territoire d'un autre
Etat où aux propriétés des personnes qui s'y trouvent.
Cette décision arbitrale a posé une règle fondamentale reprise en 1941 pr la Conférence de
Stockolm en 1972 qui est un des grands principes qui s'appliquent aux pollutions transfrontières.

Ce principe de proportionnalité a été repris par le JA en France qui va vérifier si les projets
menés par l'administration présentent des avantages sérieux par rapport aux inconvénients qu'il va
procurer ( dans le domaine des déclarations d'utilité publique )

Le juge qui doit appliquer la loi est soumis au droit écrit. S'il n'y a pas de droti écrit qui s'applique à
l'affaire qu'il doit trancher, il pourra se servir de ces PGD en sachant que dés qu'une loi est prise, il
va devoir abandonner l'application de ces principes. En général, ce n'est pas le cas car ces
principes initie la plupart du temps les législations.

Au niveau européen, un grand principe a émergé de la JP communautaire dan une décision de la


CJCE du 7 février 1985 sous l'intitulé Affaires des associations des brûleurs d'huiles
usagés.
Cet arrêt a mis en oeuvre une JP qui préexistait et que l'on a appelé la JP Cassis de Dijon ( CJCE,
20 février 1979 ) . cette JP a fait émerger la notio nd'exigence impérative d'intérêt général qui
pouvait entraîner un effacement du principe de libre circulation des marchandises.

L'affaire Cassis de Dijon ( sur laquelle s'est appuyée la CJCE ) : il s'agissait d'une liqueur de
Cassis à 19°. un imprtateur ald a demande un chargenemtn du cassis de dijon qui n'a pu arriver
sur le territoire allemand car legisltion allemande interdisait importation boissons en dessous de
25° justifié par le fait que les consommateurs d'alcool étaient essentiellement des jeunes
( préoccupations de santé publique pour l'allemagne ).

Affaire portée devant la CJCE : On reprend les mm règles : tant qu'il n'ya pas de règlemetnation
communautaire, les états sont libres d'adopter leur propre règlementation. Mais si un profuit est
librement fabriqué et commercialisé dans un état membre, il peut être commercialié en principe
d'ans les autres états ( principe d'équivlence et de libre ciruclation à toutefois, pour des motifs
d'intérêts génraux limitativemnets énumérés tels que la protection du consommateur ( comme
c'était la cas en l'espèce ) appelé exigence impérative d'intérêt général , l'état peut restreindre la
libre circulation des marchandises.

Depuis 1985, les juges ont repris ce principe pour l'appliquer à la protection de l'environnemetn.
Depuis 85, protection de l'environnement considéré comme une exigence impérative d'intérêt
général.

Ainsi, un état peut interdire ou restreindre la ciruclation de certaines marchandises au nom de la


protection de l'environnement.
Arrêt 7 février 1985 : faits : une directive du 16 juin 1975 reglementait d'élimination des huiles
usagées : en application de cette directive, une réglementation frc de 1979 a instauré un régime
de reprise de ces huiles usagées et imposait aux entreprises chargées du ramassage des huiles et
de les éliminer et prévoyait la création de zone à droit exclusif de collecte et d'élimination à
l'intérieur desquels seul le titulaire de l'agréement pouvait les collecter par décision administrative.

Ces mesures étaient très interssantes d'un poitn de vue éocnomique ( permettait à ces entreprises
qui étaient agrées de garantir une certaine rentabilité ( avaient monopole de cette collecte ) et
environnementale ( permettait d'imposer le recyclage des huiles et une valorisation de ces
porduits, plus benef que l'incineration des huiles ms restreignanti les possiiblités d'exporation de
ces huiles dans les autres états ).

QPC a été formé par le TGI de Créteil saisi à la demande de cette association. La question
posée porter sur la validité de la directie de 1975 par rapport aux principes fondamentaux du droit
communautaire et notamment au principe de libre circulation des marchandises.
→ Renvoi par la juridiction française devant la CJCE et qui portait essentiellement sur l'article
5 de cette directive qui donnait pouvoir à l'administration des états de définir des zones qui
seraient attribués à une ou pls entreprises agrées par ladite administration chargée par elle de la
colelcte et de l'élimination des déchets.
Question de savoir si la création de ces zones à droits exclusifs était conformes au principe del
iberté du commerce, de la circulation des marchandises et libre concurrence institués pour le
marché intérieur.

La Cour constate que le principe du commerce n'est pas à considérer de manière absolue ms est
assujetti à certanies limites poursuivi par la collectivité dés lors qu'il n'est pas porté atteinte à la
susbtance de ces droits.
Rien ne permet d'affirmer que la directives a depassé ces limlites. → PAS D'ATTEINTE à LA
SUBstance de ces droits.
Les règles du droit communautaire dérivé se situe effectivement « dans le cadre de la protection
de l'environnement qui est un des objectifs essentiel de la communauté. »
La cour estime que l'art 5 de la directive qui restreint la liberté de commerce est conforme aux
principes généraux du droit communautaire car justifié par un objectif environnemental d'intérêt
général.

En ce qui concerne la CEDH, il est intéressant de voir la construction faite d'un droit prétorien de
l'environnement. Aucun article de la CEDH traite de la protection de l'environnement.
JP permet cette protection de l'environnement

JP sur la violation de l'art 8 CEDH : protection des droits à la vie privée et à la vie familiale

Emergence d'une autre perception de la protection de l'environnement qui va permettre de


protéger l'environnnement au détriment de la protection du droit de propriété. La protection de
l'environnemetn peut amener les juges à considérer qu'il y a une basence de violation du droit de
propriété inscrit à l'article 1 du protocole 1 de la CEDH.

1 ) La CEDH :

Protection des DH = vilation de l'article 8CEDH


Il est considéré par la Cour qe des atteintes graves à l'environnemetn peuvent affecter le bien être
d'une personne et l'a priver de la jouissance de son domicile de manière à nuire à sa vie privée et
familiale, droit garanti par l'article 8 CEDH.

Pls arrêts vont reprendre cette interprétation large de l'article 8 :


– Arrêt Lopez Ostra c. Espagne du 9 décembre 1994 : la Cour a estimé que des atteintes
graves à l'environnement peuvent affecter le bien être d'une personne et la privé de son domicile
de manière à nuire à sa vie privée et familiale, droit garanti par l'article 8 CEDH.

– Cette JP a été confirmée par l'arrêt Guerra et autres c.Italie du 9 février 1998 : la Cour
relève que l'état a failli à son obligation de garantir ce droit à la vie privée et familiale en ommettant
de donner....... L'Etat n'a pas permis aux personnes victimes de ces pollutions d'être informées sur
ces risques qui leur ont causé des dommages. S'ils avaient été informés, ils aurait pu faire en sorte
de ne pas subir ces pollutions ( démménagement...)

– arrêt 27 janvier 2009, Tatar c. Roumanie : Accident le 30 janvier 200 sur le site d'une
exploitation de mineret d'or. 100 000m3 d'eau polluée déversé contenant du cyanure et autres
métaux lourds. Grosse catastrophe écologique. Un riverain de l'exploitation de mineret porte
plpainte contre les dirigeants de l'exploitation pour atteinte à sa santé et à celle de sa famille ( un
de ses enfants a vu son asthme s'aggraver ). La CEDH va condamner la Roumanie pour non
respect des obligations positives découlant de l'article 8 CEDH.

La Cour énonce également que l'Art 8 peut trouver à s'appliquer dans les affaires de
l'environnement. Que la pollution soit directement causé par l'Etat mais aussi Etat peut être
responsable car il n'a pas pris de réglementation empêchant toute pollution.

On trouve une obligation positive de l'Etat ( Etat ne doit pas entraîner de pollution lui mm et doit
empêcher les entreprises d'engendrer des pollutions ).

La CEDH constitue un véritable code de l'environnement prétorien : il existe un devoir


primordial pour l'état de mettre en place un cadre législatif et administratif pour prévenir
efficacement les dommages à la santé et à l'environnement.
Dans cette affaire, la cour admet l'applicabilité de l'art 8 en considérant que l'activité de l'usine
pouvait entraîner une détérioration de la qualité de vie des reiverains et en particulier affecter le
bien être des requérants et les priver de la jouissance de leur domciile de manière à nuire à leur
vie privée et familiale.

« L'état se devait d'agir pr assurer la jouissance d'un environnemetn sain et protégé. »


Reconaît que les autorités roumaines ont failli à prendre ….....

Rf au droit à l'information et participation du public ; « l'accès à l'information, la participation


du public au processus décisionnel........ »
→ En application de ces traités, il faut que des voies de recours judiciaires contre ces activités
puissent exister.

Charte des drits sociaux de l'UE : recours collectif possible qui traite des droits sociaux.

– Arrêt CEDH, Bassila c. Roumanie du 30 mars 2010 : ville copsa meda a subi polullution
du'ne entreprise qui était dernière usine en foncitonnement depusi 1993 et qui a cesse
temporiarement son acitivté dubt année 2009. Faits ; il a été constaté en 1999 que malgr& une
diuntuio ndel 'nesmble des pollutiosn depuis 1990, les quantités de métaux lourds... dépassaient
d'environ vingt fois limites admises....et en 2010

A cette pollution s'ajoutait des pluies acices....


Une habitante de la ville, MM Bassila domiciliée ds la v s'est plainte de cette pollution auprès de
l'état roumain sans succès alors que la dangerosieé des substances polluantes en cause et leur
csq sur la santé ntoamment sur la requérante revèle...........;;Elle va se fonder sur l'art 8 CEDH
( droit à la vie privée et à son domicile ).

On se situe sur le terrain de ces obligations positives pour les états.


Elle se sotn pas directement responsables de la pollution, c'est l'entreprise.

Cette responsabilité de l'état roumain est mise en cause en raison de leur incapacité à
contraintre ociété de réduire leur pollution à des niveaux compatbilités avec le bien être des
habitants.

Les procédures de contrôle et d'encadrement des émissions n'ont pas été respectés et suivies de
sanctions. La cour met le doigt sur la réticence de autorités à sanctionenr la société mtivé par le
fait que des sancitons à court terme serait inneficace et menacerait une grande partie des emplois
de la région ( → dernière usine de la région ).
Conflit récurrent entre la protection de l'environnement et le maintien de l'acitivté économique et dc
de l'emploi.

La cour admet l'intérêt de maintenir l'intérêt économique du plus grand emplyeur d'une ville déjà
fragilisé par la fermeture d'autres entreprises mais elle setime que cet intérêt ne saurait l'emporter
sur le droit des personnes concernés à jouir d'un environnement équilibré et respectueux de la
santé.
Il y a une évolutio ncar Deux intérêts sont mis en balance : la protection de l'environnement va
primer via le droit de la protection à la santé des personnes.

L'existence d'une csq grave pr la santé de la requérante fait peser sur l'état, l'obligatiojn positive
d'adopter et de mettre en oeuvre es mesures raisonnables et adéquates capables de
protéger leur bien être ( on se situe bien ds le droit à la vie privée ).
72§ : La Cour e juge que le juste équilibre entre l'intérêt du bien être économique de la ville et la
jouissance effective par la requérante du droit au respect de son domicile, de sa vie privée et
familiale n'a pas été respecté.
→ Condamnation de la Roumanie par la Cour pour violation de l'article 8.

En France, on trouve une police administrative relative aux installations classées pour la
protection de l'environnement : l'état a la faculté d'agir. De mm, on trouve droit des personnes
àvivre un environnement équilibré et respectueux de la santé ( mm terme que l'art 1 de la Charte
de 2004 ).

Peut être intéressant au niveau des répercussions de cet arrêt de la CEDH devant les juridictions
françaises : les états ont une obligation positive ( mm s'ils ont police administratives, des mesures
peuvent être prises ) car si l'état ne prend pas les bonnes décisions, ils peuvent être sanctionnés.

Par le biais de la CEDH alors mm qu'on ne trv pas de droit de l'environnement comme DH inscrit
dans la convention , la JP incite incite les états soumis à la convention à oeuvrer pour la protection
de l'environnement.

2 ) L'émergence d'une autre perception de la protection de l'environnement par la CEDH :

On trouve deux arrêts récents de la CEDH contre la France :

Deux arrêts du 29 mars 2010 :


– Affaire Depalle c. France
– Affaire Brosset Triboulet c.France

L'article mis en avant et permettant aux demandeurs de se présenter devant la Cour était l'article 1
du premier protocole de la CEDH qui protège la propriété privée et les biens.
Un autre conflit se présente : face au droit de propriété conflit avec la protection de
l'environnement.

Deux propriétaires ont été expropriés du littoral. In fine, ceux ci ont été débutés par la Cour de leur
demande. Il s'agissait de propriétaire dem aisons bâtis sur des terrains en bord de mer qui
appartenaient au domaine public maritime. Ceux ci se sont vus refusés en septembre 1993, le
renouvelelment des occupations du domaine public de la part de l'administration pour la raison
selon laquelle on trouvait l'entrée en vigueur de la loi du 3 janvier 1986 relative à l'amménagement,
la protection et la mise en valeur du littotale.

Lorsqu'ils se sont vu refusés ce renouvellement d'autorisation d'occupation du domaine, ils ont


contesté leur expropriation.

La première maison a été construite malgré un refus d'autorisation de construire en 1856, la


seconde en 1909 : un permis a été délivré pour un simple terre plein destiné à l'embarquement
des bateaux. Par la suite, le préfet du Morbihan avait régulièrement renouveller l'autorisation de
demande d'occupation des sols du domaine public.
En 1993, interdiction de tt construction en dehors des zones urbanisés sur bande de 100m et se
retrv expropriés.

La CEDH a estimé que les requérants ne pv estimer que les autorités avaient laisser se dvp
l'incertitude qd au statut des maisons car ils savaient que l'occupation des maisons étaient
précaires et révocables. La cour indique que la démolition des maisons mm si elle constituait une
atteinte radicale à leur bien relève simplement d'une application cohérente et plus rigoureuse de la
loi au regard de la nécessité croissante de protéger le littoral et son usage par le public et de faire
respecter les règles d'urbanisme.

De mm, on trouve faite que les requérants avaient refusé …........De mm la cour a estimé que
l'absnece d'incemnisation qui est le principe et indiqué ds tt les autorisatiosn do'ccupation
temporaire des domaines publics, ne saurait passé pour une mesure disproportionné à la
réglementation de l'usage des biens des requérants.

La Cour a ccl en l'absence de rupture d'équilibre entre intérêt de la communation et des requérants
de leurs droits sur leurs biens et la protection de l'environnement en estimant qu'il n'y avait pas
eu violation de l'article 1 du 1er protocole de la CEDH.
A cette occasion, la cour rappelle que la protection de l'environnement est devenu une valeur dont
la défense suscite dans l'opinion publique..................
C'est une volonté de la Cour de prendre en comtpe l'évolution de la société.

Chapitre conclusion :

Le droit de l'environnement est-il une nouvelle branche du droit ?

Section 1 ) Les branches classiques du droit :

Le droit se divise en ss matières appelés branche de droit. Une branche de droit est un ensemble
cohérent et autonome de règles adaptées à un secteur déterminé d'activité.

Lorsque l'on regarde les branches classiques du droit, c'est un ensemble de règle fait souvent
l'objet d'une codification ( on a rassemblé les différents textes rtraitant de cette actiité dans un
ouvrage unique, on a rendu cohérent l'ensemble de ces textes, le Code est un indice de l'existence
d'une branche du droit ).

Par ailleurs, avec l'évolution de la société, il est important que les règles codifiées s'adaptent à
l'évolution de la société et aux particularités du secteur de la vie sociétale en questioN.
Le juge peut faire les adaptations nécessaires en fonction de sa JP. L'existence d'un juge
spécialisé dans un secteur spécialisés est svt un second indice de l'existence d'une branche
classique du droit.

En droit français, on opére une distinction fondamentale entre le droit privée ( ensemble des règles
régissant rapports entre particuliers ) et le droit public ( qui régit les rapports entre les personnes
publiques entre elles et les rapports entre personnes publiques et privées ).

A l'intérieur de ces deux branches, on distingue des matières plus spécialisées :


– Droit privé : droit civil ( Code civil de 1804 ) et un juge spécialisé, le juge civil, le droit
commercial avec un Code du commerce et un juge spécialisé, le droit social avec un Code du
travail et le CPH
– Droit public : droit constitutionnel ( Constitutionnel et un juge, le Conseil constitutionnel ),
le droit administratif ( pas de code mais un juge administratif ), le droit fiscal avec le code général
des impôts et le juge administratif, le droit de l'urbanisme avec le code de l'urbanisme et le juge
administratif

→ le code pénal qui est un droit mixte avec un Code pénal et un juge répressif spécialisé

Quid du droit de l'environnement ? Est ce une branche du droit ? Cette quesiton n'est pas tranchée
mais suscite réflexions.

On peut voir une multiplications des ouvrages sur le droit de l'environnement, le régime juridique
des pollutions industrielles, etc... et ainsi l'émergence d'une nouvelle matière du droit mais peut on
parler véritablement d'une nouvelle branche du droit ?
Pour certains auteurs, le droit de l'environnement ne peut être qualifié de branche du droit quand
bien même l'environnement représenterait une synthèse des règles qui ont attrait aux règles visant
la nature et les pollutions ( mm si on trouve un secteur adpate de proteciton de la nature et lutte
contre les pollutions ) et ne constitue pas une branche de droit car il lui manquerait son autonomie.

Pls raisons pr fonder cette critique :


– le droit de l'environnement a un caractère transversal. C'est un droit horizontal qui
regroupe toutes les branches classiques du droit.

Peut on parler de droit civil de l'environnement, détacher les règles de droit civil pour y détaché
spécifités de l'environnement ou y a til contentieux de l'environnement en droit civil ?
Branche de droit : droit environnement transversal qui n'entre pas dans cet ordonnancement
classique.

Toutes les branches sont pénétrés par l'environnement :


• droit civil : on parle de responsabilité des pollueurs
• droit commercial : questions se posent sur les cessions de passifs environnements avec
les clauses environnementales, droit social : RSE qui intègre la proteciton de
l'environnement
• droit public : charte constitutionnelle impliquée en droit constitutionnel, droit administratif ;
tt les règlementations ( ICPE )
• droit fiscal : différentes taxes ( carbone )
• droit international
• droit pénal

Il n'existe pas de juridiction spécialisé . Ces litiges dans toutes ces disciplines sont soumis aux
juridictions existantes ( deux particuliers : juge civil, infraction : juge pénal, litige entre administrés
: juge administratif ). Pas de juridiction spécialisé cela pose pb puisque les juges ne sont pas
spécialisé en droit de l'environnement.

Les avocats reclament des journées spécialisées en environnement , que les affaires soient
réunies.

Au contraire, d'autres auteurs estiment que le droit de l'environnement existe en tant que branche
du droit car :
– on trouve autour d'un même objet l'environnement, des règles de droits nouvelles qui
présentent des particularités qu'on ne trouve pas dans les autres matières ( ne serait ce que le
transversalité ).
Des spécificités existent en droit de l'environnement qu'il peut être intérressant de connaître.
Changement de perspective : conflit entre deux requérants avec une perspective nouvelle, le droit
de l'environnement , autre intérêt que le juge doit prendre en compte.

– On trouve également des notions qui émergent et purement issus du droit de


l'environnement comme les notions de patrimoine commun de l'humanité, la notion de
développement durable, de principe de précaution issue du droit de l'environnement et du droit de
la santé. Le droit de l'environnement est tout autant un droit préventif qu'un droit curatif.

Ex de règles spécifiques : la théorie prétorienne du trouble anormal du voisinage inventé par la


Cour de cassation dans Civ1ère, 27 novembre 1844 qui repose sur une appréciation subjective
de la nuisance par les juges.

Cette théorie relève d'un principe selon lequel toute personne doit nécessairement tolérer de la
part de ceux qui l'entourent une dose de désagrément inhérent au voisinage. Il y a une limite au
désagrément que l'on doit supporter puisque lorsque le trouble devient anormal, pour la Cass en
1844, il y aura responsabilité de l'auteur de ce trouble.

En l'espèce, en 1844, il s'agissait de bruit. Selon la Cass, le bruit ne constitue pas un dommage
tant qu'il ne dépasse pas une certaine intensité. Dans la théorie du trouble anormal du voisinage,
concept clé qui est la notion de seuil de tolérance que l'on retrouve partt en droit de
l'environnement dans les normes que l'on va fixer et au delà.
Le déterminant est la notion de seuil.

Intéressant car l'on trouve cette notion en droit civil dés 1844.
Notion de seuil apparaît régulièrement en droit administratif...

De même, on trouve également après cette application de la théorie du trouble anormal du


voisinage, un autre concept qui est le droit d'antériorité ou de préoccupation qui est consacré
par l'art L112-16 du code de la construction ou de l'habitation qui empêche la victime d'une
nuisance qui s'est installé dans le voisinage d'une activité et empêche la victime d'engager la
respeonsabilité civile du responsable de l'activité car cette activité était présente antérieurement.
→ La question est récurrente en matière de droit de l'environnement.

On trouve une entreprise qui pollue, des personnes qui se sont installées dans le voisinage de cet
établissement, la victime de ces nuisances réclame réparation ( autre spécificité : on demande
réparation du préjudice passé et la cessation des dommages pour prévenir le dommage futur ).
La question qui s'est posée était de savoir si le pollueur pouvait soutenir qu'il ne doit rien et qu'il
nest pas responsable car s'est installé avant la personne qui a subi la nuisance.

Les arguments contre l'irresponsabilité du pollueur : si admet que l'antériorité est une cause
d'exonération du pollueur, c'est admettre à son profit un droit d'atteinte au droit de propriété du
voisin. Une entreprise s'installe et à partir de ce moment, les terrains se situant autour de cette
installation, la valeur de ces terrains va diminuer du fait de la pollution et de ces nuisances.

Atteinte au droit de propriété du tiers : le fait de s'installer génère perte de valeur pr terrains au
alentours.

Argument pr l'irresponsabilité du pollueur : Si qqn vient s'installer à proximité d'un lieu déjà
occupé ou l'on trouve une activité polluante, il va le faire en connaissance de cause et il doit
assumer les conséquences du risque qu'il a pris.

Lgt, la JP a évité de reconnaître un droit à l'exonération du pollueur mais elle a décidé que si
quelqu'un s'installe à proximité d'un établissement polluant, il fallait tenir compte du quartier : si
l'entreprise était la, quartier non totalemnt résidentiel auquel cas la JP exigeait un seuil
d'anormalité plus élevé. La Cass va donc sanctionner de manière moins fréquente.

En 1976, intervention du législateur : loi visait à protéger l'agriculture : de manière récurrente, on


trouvait des contentieux entre des agriculteurs et des citadins qui avaient acheté des résidences
secondaires à la campagne et qui refusait les inconvénients de la vie à la campagne.

Proposition d'une loi en cas de nuisance agricole en cas d'antériorité de la présence


d'agriculture, → cause d'exonération de la préoccupation
Le législateur a étendu aux nuisances artisanales et industrielles , nuisances aéroport...
Ces nuisances n'étaient pas couvertes jusqu'alors par l'art L112-16

Cette cause d'exonération est intéressante mais elle est conditionné bizaremment puisqu'il faut
que l'activité qui soit source de nuisance et soit exercé en conformité avec les dispositions
législatives et règlementaires en vigueur.

De même, une autre condition réside ds le fait que cette activité doit être poursuivie dans les
mm conditions. Pour être exonéré de sa responsabilité, le pollueur ne doit pas modifié les
conditions de son activité.

Il y a une assurance de la pérennité de l'entreprise considéré comme certains comme un droit de


polluer car était présent avant. Cpd, il doit continuer dans les mm conditions et il ne peut
progresser dans son activité sous peine de ne plus pouvoir arguer de cette cause d'exonération.

On estime que plus dans les mm conditions, il ya une augmentation du trouble des nuisances et
engagement de la responsabilité de l'entreprise présente auparavant car il y a eu modification des
conditions d'exercice de l'activité.

Autre ex de spécificité :
– Contentieux spécial des installations classées : Décret impérial de 1810 qui
règlemente les établissements insalubres : le juge applique des règles spécifiques qui peuvent
apparaître en contradiction avec le droit adminsitratif classique : ex : le juge se reconnaît le droit de
ses substituer à l'administration et de modifier les actes pris par l'administration.

De mm on trouve une obligation de police administrative pour l'exploitant en matière


d'installation classée pusiqu'il doit remettre le site en l'état à la fin de son activité ( art 512-17 ). →
Police administrative qui oblige l'exploitant à remettre le site en l'état.

C'est une obligation administrative puisque l'autorité administrative peut sanctionner l'exploitant s'il
ne remet pas le site en l'état.

Il arrive que les inspecteurs n'aillent pas sur le site à la fin de l'activité et que l'exploitant oubli ou
ne sht pas faire et que cette obligaiton ne soit pas respectée.

Des suites administratives sont possibles de mm qu'en droit civil puisqu'un arrêt de la Cass de
2005 se fonde sur un manquement à cette obligation de remise en état pour estimer que
l'exploitant est considéré comme fautif sur le fondement de l'art 1382 ( notion de faute objective
correspondant à un manquement d'un texte de loi : car l'exploitiant n'a pas remis en l'état ce site,
ce manquement est un manquemetn à l'obligation de police administrative. La Cass estime donc
que le comportement de l'exploitant est constitutif d'une faute ).

Dvp d'un contentieux à ce titre qui pénètre le droit privé devant le juge judiciaire : recours contre le
propriétaire du terrain.

Possibilité d'arguer de la faute, manquement à la remise en l'état de l'exploitant et demander


remise en l'état du site sur le fondement de l'art 1382 et alors que l'on se situe dans un contentieux
purement privé entre un acheteur et un propriétaire.
PARTIE II ) Les grands principes du droit de
l'environnement

Ces principes résultent du droit international européen, droit national à travers les constututions ou
les lois cadres sur l'environnement Le droit français est très inspiré des grd principes du droit
communautaire et du droit interntaionl dce l'environemetn.

En droit communautaire, les prc du droit de l'environnement figure à l'art 191 du traité de
Lisbone ex art 174 TCE: « La politique de la communauté est fondée sur les principes de
précaution, d'action préventive, sur le principe de correction par priorité à la source des atteintes à
l'environnement et sur le principe pollueur payeur ».

La loi du 2 février 1995 Barnier qui a intégré les principes du droit de l'environnement en droit
français. Ces princieps sont codifiés à l'article L110-1 du Code de l'environnement. On retrouve
dans ce principe, le principe du développement durable, le principe de précaution, le principe
d'action préventive, le principe de participation du public...

Ces différents princieps une fois formulé le sont dans des instruments juridiques disparates. Ces
principes vont du droit mou ( soft law ) aux textes juridiques contraignants. Qq le législateur va
consacrer ces principe : tantôt la doctrine va réclamer leur application et tantôt le juge va les
découvrir et les mettre en application.

Ces principes ont tendance à se compléter et se renforcer mutuellement. Ainsi, on trouve un


modèle curatif au coeur du principe du pollueur payeur . Ce modèle a été complété par le modèle
préventif et plus récemment le modèle anticipatif qui est venu compléter le processus avec le
principe de précaution ( lorsque l'on a un doute sur l'inocuité d'un produit ou 'labsence d'effet
néfaste d'un produit,on prend des mesures pr éviter que le risque ne survienne ).

Ces différents principes s'expliquent pour différentes raisons. En effet, le fait de reconnaître ces
principes dans les textes ( L110-1 et Lisbonne ) revêt une fonction symbolique pusique lorsque
le législateur proclame ces princieps, il permet de cosntituer un véritable droit de l'environnement

Ces principes peuvent permettre au droit de l'environnement de s'affranchir de ce droit qui est fait
pas des ingénieurs et techniciens car si l'on a des principes propres, les juridstes pourrt s'emparer
de cette matière, faire un droit de l'environnement pour le faire respecter.

Ces principes ont une fonction programmatique : lorsque le législateur énonce ces principes, il
engage les pouvoirs publics sur la voie du changement puisqu'on trouve un programme pour faire
appliquer ces principes, ces instruments vont non pas stabiliser le droit mais il s'agit d'instruments
de réformation du droit pusiqu'il va falloir intégrer ces principes et les appliquer.

Ces principes constituent la clé de voute d'un processus de structuration du droit de


l'environnement puisque ces principes vont servir de fil directeur à des règles dispersées qui vont
pouvoir être rassemblées autour d'eux. La reconnaissance de ces principes répond à un besoin de
cohérence et de rationnalisation que l'on retrouve dans la codification.

Dans le droit de l'environnement, on trouve des règles éparses qui sont réunies ds la Constitution
( shéma inversé : en temps normal, droit reconnu par la Constitution puis codification dans un code
)

Intérêt de cette reconnaissance va permettre une structuration du droit de l'environnement et


une évolution de ce droit. On distingue les principes généraux des grands principes qui sont
davantages opérationnels et donnent lieu à des applications concrètes.

Chapitre I) Les principes et concepts fondateurs :

Section 1 ) L'environnement est d'intérêt général :

1 § ) La reconnaissance par la loi


La reconnaissance légilsative de l'environnement est considéré comme d'intérêt général. Cette
reconnaissance de l'environnement s'est faite par la loi de protection de la nature du 10 juillet
1976.
Art 1 énonçait la protection des espaces naturels et de spaysages, la préservation des espèces
animales et végétales, le maintien de séquilibres biologiques auxquels il participent et la protection
des ressources naturelles contre toutes les causes de dégradation qui les menacent sont d'intérêt
général.

En 1996, addition de l'une des composantes de l'environnement. Désormais, la portection de


laqualité de l'air est aussi d'intérêt général.

De même, on a une autre mdification de l'art L110-1 du Code de l'environnement puisque ce


n'est plus seulement la protection qui est d'intérêt général, il est question non seulement de la
protection, mais de la mise en valuer, restauration, remise en valeur et gestion de tt ces éléments (
espaces, ressources, équilibre biologique...) qui sont d'intérêt général.

Art L110-1 Code environnement :

On trouve d'autres dispositions relatives aux apsects particuliers du droit de l'envoronnemetn qui
énonce reconnaissance de la portée législtaive

Art 1 loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques : a reconnu d'intérêt public la
conservation de certains immeubles au titre de l'histoire et de l'articulation
Art 4 loi 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels dont la conservation
présente un intérêt général.

Art 1 loi 3 janvier 1977 sur l'architecture qui proclame d'intérêt public, l'insertion des constructions
dans le milieu environnement et le respect des paysages naturels et urbains.
De même, on trouve l'art L430-1 du Code de l'environnemetn qui énonce que la préservation de
smilieux aquatiques et la protection du patrimoine pycycole sont d'intérêt général.

Art 1 Code forestier : mise en valeur et protection de la forêt française sont reconnus d'intérêt
général

Art L321-1 Code environnement : « la politique spécifique d'amménagemetn, de protection, de


mise en valeur du littoral est d'intérêt général. »

Lutte contre la pollution atmosphérique, loi sur l'eau, équilibre naturel de l'eau sont égalemetn
reconnus d'intérêt général

2 § ) Les effets
La protection de l'environnement est une composante de l'intérêt général. L'état protège l'intérêt
général. Pose pb car la notion d'intérêt général recouvre bon nombre d'intérêt .

1 ) L'existence d'un contrôle de légalité :


Pour l'appréciation de la légalité des déclarations d'utilité publique en matière d'environnement, le
conseil d'état applique la théorie du bilan qui est dégagé par la JP Ville Nouvelle Est du CE du
28 mai 1971. Ce principe est posé par le juge administratif.
Une opération ne peut légalemetn être déclaré d'utilité publique que si les atteintes à la propriété
privée, le coût financier et éventuellement les inconvénients d'ordre social où écologiques qu'elle
comporte ne sont pas excessifs eu égard à l'intérêt qu'elle présente .

Le commissaire du gouvernement a relevé qu'il faut éviter que des projets par ailleurs utiles
viennent aggraver la pollution ou détruire du patrimoine culturel et naturel du pays Dés 1971, le CE
a mis en avant cette théorie du bilan et fait le bilan du risque d'une expropriation pour
l'environnement naturel.
En ce qui concerne les grandes infrastructures linéaires, on voit actuellement la prise en compte
des inconvénients d'ordre environnement causés par celles-ci.

2 ) Le service public de l'environnement :

On trouve des services publics chargés en partie de l'environnement, des services extérieurs de
l'état tel que la direction départementale de l'agriculture direction régionale de l'environnement,
amménagement et du logement, des servics ont pr fonction unique la protectio nde
l'environnement ( établissemnts publics spéciqliasés ds la prtotection de l'environnemetn tel que
les parcs nationaux ou les agesnces de l'eau );

De même, on trouve des organismes de droit privé ( association de défense de l'environnement )


ds la mesure où elles st étroitement contrôlée en france par l'état qui exercent des prérogatives de
puissance publique

( Association gère des réserves naturelles )

Associations pourraient se voir reconnaître par le juge la qualité de gestionnaire d'un service public
administratif de protection de l'environnement. De mm, le CE a considéré que les fédérations
départementales des chasseurs collaborent à une mission de service public en contribuant à la
protection de l'environnement nécessaire au développement de la faune sauvage.

CE, 13 juin 1984, Fédération départementale des chasseurs de Loiret

3 ) L'ordre public écologique :

En matière environnemental, on trouve de nb règlements de police qui visent à interdire et à


contrôler certaines activités humaines qui perturbent le milieu naturel.

Comme tt les lois de police, elles doivent correspondre à la nécessité d'assurer les objectifs
d'ordre public que sont traditionnellement la sécurité, la tranquilité et la salubrité publique.
Les préoccupations d'environnement peuvent s'infiltrer parmi ces objectifs. Etant donné la
multiplicité des liéglistion et police spécialisé en matière de pollution et protection de la nature, la
question s'est posée de savoir si on avait un ordre public spécifique.
A la police administrative spéciale, correspondrait un ordre public éconologique

On peut considérer que la reconnaissance de l'intérêt général de cette politique de la consécration


de la protection de l'environnement comme une valeur constitutionnelle que l'on assiste à
l'émergence d'un ordre public nouveau qui a pour objectif la protection de l'environnement.

Depuis 1983, on trouve un fondement légal à cet ordre public écologique puisqu'on énonce à l'art
1 de la loi du 7 janvier 1983 relative à la répartition des compétences entre les communes, les
départements, les régions et l'Etat ont désormais comme but la protection de l'environnement et
l'amélioration du cadre de vie.

Section 2 ) Le droit de l'homme à l'environnement :

1 § ) Au plan international et européen :


On peut constater que de nb déclarations consacrent au plan international, la reconnaissance
d'un droit de l'homme à l'environnement.
La plus célèbre est la déclaration de Stockolm de 1972 selon laquelle l'homme a un droit
fondamental à la liberté, l'égalité et à des conditions de vie satisfaisantes dans un environnement
dont la qualité lui permet de vivre dans la dignité et le bien être.Il a le devoir solennel de protéger
et d'améliorer l'environnement pour les générations présentes et futures.
→ Il s'agit du principe premier de la déclaration de Stockolm.

De même, on trouve la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples du 28 juin 1981. En
son article 24, on trouve un principe selon lequel tous les peuples ont droit à un environnement
satisfaisant et global propice à leur développement.

EU : Art 11-1 du protocole de San salvador, protocole additionnel à la convention américaine des
droits de l'homme : toute personne a le droit de vivre dans un environnement salubre

Le protocole de Rio : les êtres humains ont droit à une vie saine.

Au niveau européen, pas de consécration du droit à l'environnement en tant que DH. Pls dc
récentes ont reconnus atteinte à un droit lié indirectement à la proteciton de l'environnement
Arrêt 29 novembre 1991, Pinet Valley Development : dans cet arrêt, la Cour déclare que la
protection de l'environnemetn est manifestement un dessein légitime conforme à l'intérêt général

Arrêt 1993, Zander : La Cour qualifie le droit de jouir d'une eau non pollué comme un droit de
caractère civil auquel s'applique l'article 6-1 ce qui permet la reconnaissance pour le propriétaire à
un droit subjectif à un environnement sain.

A propos de la reconnaissance d'un droit de l'homme à l'environnement au niveau interntaional, on


s'est posé la question de savoir si la reconnaissance d'un droit de l'homme à l'environnement
pouvait justifier l'ingérence écologique cad l'organisation de ce cours lié à une catastrophe
écologique. En 1969, une organisation des secours a été organisée en ce qui concerne la lutte
contre la pollution des mers par les hydrocarbures.

La question qui peut se posée est de savoir si l'on peut se poser sur un état souverain au nom
d'une catastrophe éconologique avec des polices pouvant intervenir sans obtenir n écessairement
l'accord de l'état ds lequel la catastrophe écologique s'est produite ( cas de risque écologique
majeur ).

2 § ) Le droit de l'homme à l'environnement dans les pays étrangers :


A l'étranger, bon nombre d'état ont inséré le droit de l'homme à l'environnement dans leur
constitution. Dans les pays communistes, la consécration constitution des DH a été effectué dés
les années 1970. Les démocraties occidentales ont admis peu à peu ce nouveau principe.

En 1975 : intégration de ce droit dans la Constitution grecque, en 1976 dans la Constitution


portugaise, en 1988 au Brésil, en 1994 en Allemagne et Belgique et en 1995, en Finlande.

La France a dc été tardive ds la reconnaissance d'un dh à l'environnement.

3 § ) La reconnaissance d'un droit de l'homme à l'environnement par la


France :
Se pose la question en France des droits reconnus aux animaux, plantes à la diversité biologique
et aux éléments naturels dans leur ensemble.
Pour assurer une protection de ces éléments, il faudrait les qualifier de sujet de droit pour
permettre leur protection.

Or, notre système juridique ne réserve des droits subjectifs qu'aux personnes et non aux
animaux où aux choses.
La reconnaissance d'un droit subjectif à l'environnement au niveau d'une liberté fondamentale
a été suggérée tôt historiquement puisque dés 1970, on trouve un rapport Armant, Pour une
politique de l'environnement dans lequel M.A énonce que « l'heure est peut être venue d'établir
une déclaration des droits de l'homme à l'environnement . Un pays doit poser à un moment donner
de son histoire, les principes génraux qui doivent guiser son action. »

Bcp d'actions visant à reconnaître ce droit à l'environnement. Art L155-2 al 1 loi 1975 les lois et
règlements organisent le droit d'organiser pur chacun le droit de vivre dans un environnemetn.

Il a fallu attendre la Charte de 2004 pr trouver ds un article 1 : chacun a droit de vivre dans un
environnement équilibré et respectueux de la santé.

Difficults puisque lorsque l'on rattache ce droit de l'environnement au droit de l'homme à


l'environnement, protection purement anthropocentré puisque la protection de l'environnement ne
va concerner que l'homme ou va passer à travers l'homme.
L'environnement concerne non seulement l'homme mais aussi les différentes espèces, êtres
vivants et la biosphère.

A la lecture des considérants de la Constitution, on s'aperçoit qu'on peut remarquer que l'orsque
l'on vise un droit à l'environnemetn à un environnement sian, plus qu'un DH à l'environnement, il
pourrait s'agir d'un droit de l'humanité qui protégerait à la fois l'homme et le milieu dans lequel il vit.

De plus, si on continu à étudier cette constitution, on trouve des devoirs mis à la charge de
chacun.
En effet, chacun doit veiller à la sauvegarde et contribuer à la protection de l'environnement.
C'est un droit par rapport à l'environnement

Section 3 ) La reconnaissance du droit des générations futures :

Art 1 Constitution : Chacun a droit de vivre dans un environnement....

Il est question des générations présentes. Puisqu'on s'aperçoit que les atteintes à
l'environnemetn ont des atteintes irréversibles sur le futur de l'écosystyèmes et le futur de l'espèce
humaine, a été mis en avant cette reconnaissance d'un droit des générations futures de vivre dans
cet environnement.
Prise en considération de seffets à long terme des dégats sur l'environnemetn par la
reconnaissance de ce droit des générations futures.

Déjà affirmé par art 1 et 2 de la Déclaration de Stockolm


Principe 3 : Besoin relatif à l'environnement des générations futures.

Art L110-1 2§ de la loi Barnier : vise les générations futures


Charte constitutionnelle, 7° Considérant : Afin d'assurer un développement durable, les choix
destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des
générations futures à....
Section 4 ) La préservation du patrimoine commun :

C’est un concept de plus en plus utilisé : c’est effectivement chercher à introduire das le
raisonnement un élément humaniste et juridique dans la conservation de l’envrt puisque c’est plus
une vision totalement éco-centrée mais une vision de l’homme qui a besoin de l’envrt. Donc avant
le droit de l’evet c’était la protection de la nature et maintenant il y a l’idée que l’homme a besoin
de la nature pour vivre donc encore anthropo-centré mais ac l’idée que si on veut protéger
l’homme il faut protéger son envrt.

Avec cette notion de patrimoine commun, on perçoit que la conservation de l’envrt va se faire à
travers le patrimoine qui est un ensemble qui doit être gérer selon la conception romaine en bon
père de famille par le pater familias de l’époque mais non pas dans un but personnel mais dans un
but de gestion pour la famille et pour la transmission de ce patrimoine aux gén futures. Donc idée
que ce patrimoine doit être transmis : donc on n’a plus la conception qu’on a un patrimoine et
qu’on en fait ce qu’on veut, dépenser ce qu’on veut et ne pas penser aux générations futures. Dc
idée qu’il faut faire attention à ce qu’on va transmettre au gén futures.

Dans la charte constitutionnelle, on proclame bien dans le 3ème considérant : l’envrt est le
parimoine commun des êtres humains. Dans les autres textes on parle de patrimoine commun de
l’humanité. Mais c’est pareil en fait.
En droit intenationale, cette notion est appliquée depuis longtps notamment pour les milieux
naturels.
On a une notion qui n’est pas juridique mais qui est purement éco et qui est en train de
progresser : c’est la notion de biens publics mondiaux : quels sont ces biens et cmt faire le
parallèle ac l’idée de patrimoine commun de l’humanité ?
Le pb c’est que le droit écologique de l’envrt n’est pas du tout soutenu aujourd’hui.

Section 5 ) Le développement durable et le principe de


l'intégration de l'environnement :

Depuis qq tps, le ppe de l’intégration de l’envrt a été intégré dans le principe du développement
durable.
Ce concept de développement durable est issu d’un rapport BRUNTLAND notre avenir à tous de
1987 et qui dit que le développement durable vise à satisfaire les besoin de développement des
générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux
leurs.

Donc on a une gestion des biens où il faut bien vivre aujourd’hui mais à condition que les gén
future puissent aussi bien vivre ensuite. Donc c’est voir le futur et le long terme alors que dans nos
stés c’est l’inverse qui est mis en avant.

Ce concept exprime l’idée que les ressources vivantes ne doivent pas être ponction à un pt tel
qu’elles ne puissent à un moyen ou long terme se renouveler. Ce principe met en avant qu’il
faudrait garantir la pérennité des ressources.
Par extension toute politique de développement devrait garantir qu’elle ne porte préjudice ni aux
gén futures ni aux ressources communes cad eau ; air, sol, espèces, diversité biologique,…

Le développement durable est un cumul entre une amélioration des conditions éco, des
conditions sociales, culturelles et politiques grâce au progrès de la science et des techniques tout
en prenant soin de ne pas détruire les conditions de vie sur la planète pour ne pas porter atteinte
aux conditions de vie des générations futures.
On a un triptyque donc 3 éléments de la notion de développement durable :
Le développement durable doit assurer le bien-être de la personne humaine : c’est l’obj en
intégrant :
- le développement social
- le développement économique
- et la conservation, protection de l’envrt.

1. Le développement social :

Ca implique que les besoins de l’être humain soit satisfait à travers l’accomplissement des DH.
Quant on parle de satisfaire les besoins essentiels, il s’agit d’assurer l’accès à la vie, aux services
de santé, de SS, à l’alimentation, l’eau, logement, emploi et la distribution équitable des revenus.

Il doit aussi aboutir à la promotion de la démocratie puisque celle-ci permet la participation du


public et donc des individus de l’espèce humaine dans la détermination de la politique et permet
aussi de créer les conditions pour uen gouvernance responsable car démocratie donc
responsabilité.

Ce développement social devrait aussi permettre un meilleur accès aux ressources disponibles
pour toutes les populations donc une partie de la population aujourd’hui n’y a pas accès ou pas
suffisamment pour assurer leurs besoins ; Donc des efforts doivent être réaliser ds ce but de
développement durable pour un traitement équitables pour les populations indigènes, des enfants,
femmes et toutes les couches de personnes les plus vulnérables.

2. Le développement économique :

Le développement durable permet le développement économique. Ce qui permet d’étendre la


disponibilité des emplois, la capacité des individus à assurer un revenu pour permettre de subvenir
à leurs besoins et ceux de leurs familles.
On intègre l’industrie, l’agriculture durable qd on parle de développement éco, de même que
l’intégration et la pleine participation à l’éco globale.
On a tendance à dire que le développement éco et social devraient se renforcer mutuellement et
sont interdépendant pour réussir le développement durable ;

Il n’ets pas possible de séparer le bien-être de la personne humaine, du bien-être planétaire :


l’homme a besoin pour vivre de préserver son écosystème donc la planète et donc par conséquent
le véritable développement durable accorde autant d’importance à la protection aussi bien de la
planète que de ces ressources.

3. La conservation et la protection de la nature :

Ces développements sociaux et éco doivent être conduits selon des approches adaptées sur le
plan écologique. On ne parle plus en terme éco mais en terme écologique (sciences de la vie) de
manière à garantir le renouvellement continuel et la disponibilité des ressources naturelles pour les
générations futures.

Les chgmts qui affectent les populations sont des chgmts par cela-même qui son affecté apr ces
chgmts par le biais de la participation active des populations ; Il fautdrait plus intégrer la voix des
peuples autochtones qui se voient pillés leur territoire alors que ce sont eux qui sont affectés par
ces chgmts.

Dans la conférence de Rio de 92, c’est à ce moment qu’est défini le concept de développement
durable repris dans la constitution : on s’efforce à répondre aux besoins du présent sans
compromettre al capacité de satisfaire la capacité des gén futures.

Dans cette conférence, la protection de l’envrt est considérée comme un élément clé du
développement durable et donc cette idée centrale que les dts doivent satisfaire autant les
besoins des générations actuelles que des gén futures « les êtres humaines sont au centre des
préoccupations qd il s’agit du développement durable. Ils ont droit une vie saine et productive en
harmonie ac la nature ».
Dans cette déclaration on a d’autres éléments qui s’agrègent à la notion de développement
durable comme le développement des rapports nors-sud, la lutte contre la pauvreté, le droit des
femmes qui sont des pbtiques à réfléchir pour progresser vers le développement durable.

Cmt concilier la notion de développement durable ac sa mise en œuvre concrète ?

C’est une question importante. Cela nécessite de mettre en place de nouvelles régulations
sociales et politique et d’inciter à de nouveaux comportements.

La grosse interrogation est la notion de durable dans l’expression de développement durable car
durable signifie peut durer : le développement peut-il durer comme il est actuellement ou ne
faudrait-t-il pas évoluer ?

La question essentielle est cmt mettre en cohérence le tps de la culture, le tps de la protection de
la nature, de l’économie et du social. Donc idée intéressante, mais le pb c’est que face à cette idée
on a des comportements qui existent et qu’il faudrait voir évoluer qui reposent sur la culture, des
habitudes et c’est diff de les faire évoluer. Certains diront moins consommer c’est régresser dans
notre progrès et d’autres diront que c’est une mise en cohérence par rapport à cette idée de
pérennité.

Ce droit au développement durable dépend d’une gestion saine des activités humaines, d’une
nouvelle gouvernance ac les véritables enjeux de citoyenneté et de démocratie et dépend
aussi de l’émergence d’une volonté collective.

On a des mesures économiques pour mesurer le développement durable comme le PIB vert ac
des indices qui intègrent la protection de l’envrt et pas seulement le développement éco.
On a aussi l’empreinte écologique comme indice. L’empreinte écologique d’une population est la
surface de terres et de mer biologiquement productive requise pour produire les ressources que
cette population consomme et pour assimiler les déchets qu’elle génère étant donnée les
technologiques du moment.
Dc c’est essayer de recenser pour une population quels sont les besoins de terres et d ‘eau et puis
quels sont les besoins d’espaces pour gérer les rejets qu’elle génère.
Ces notions de développement durable ne sont pas anti-progrès car plus il y aura de progrès dans
les techniques et moins il y aura de déchets.
Donc l’innovation n’est pas incompatible ac la notion de développement durable.

En France, cet objectif a été introduit par la loi Barnier qui énonce les différent sppes codifié à l’art
L110-1 code de l’envrt.

Le développement durable est aussi le fondement de la politique d’aménagement du territoire


qui essaye de concilier développement de l’activité humaine et protection de l’envrt : le schéma
national et régional d’aménagement et de développement du terr fixe les gdes orientations en
matière d’envrt et de développement durable. Ca c’est en 95

En 2004, le développement durable fait son entrée dans la constitution au niveau des considérants
et aussi au niveau de l’art 6 puisqu’on dit que les pol publiques doivent promouvoir un
développement durable. A cette effet elle concilie progrès social développement éco et protection
et mise en valeur de l’envrt.

Notion de politique publique qui doit promouvoir un développement durable : on peut en


énumérer bpc en France qui mettent en œuvre de concept de développement durable : politique
d’aménagement du territoire, agricole, transport, plan locaux d’urbanisme….
Ce concept a aussi été mis en avant au niveau européen : traité de l’UE « les exigences de
protection doivee l’envrt doivent être intégrés dans les déf en particulier ……..pour promouvoir le
développement durable ». Il faut mettre en avant le développement durable pour que progrès éco
et social puissent se faire dans une perspective de développement durable

Ce développement durable est sous-tendu par plusieurs ppes.

Chapitre II) Les principes d'action environnementale :

Ces ppes qui sont des ppes généraux du droit de l’envrt ont été créés par la loi Barnier et codifié à
l’art L110-1 du code de l’envrt.

5 gds ppes :
- Principe de prévention
- Principe de correction par priorité à la source
- Principe d’information et de participation des citoyens
- Le principe pollueur-payeur
- Principe de précaution

Section 1 ) Les principes de prévention et de correction par


priorité à la source :

1 § ) Le principe de correction par priorité à la source des atteintes à


l'environnement par l'utilisation des meilleures techniques disponibles à un coût
économiquement acceptable :

C’est un ppe proche du principe de prévention et du principe de précaution. L’idée sous-


jacente c’est qu’il est préférable d’arrêter l’émission de la pollution plutôt que de réparer les
atteintes à l’envrt pr respecter les normes du milieu ambiant.
Donc il parait évident qu’il est plus facile d’empêcher le rejet de matières en suspension au pt de
rejet d’une ets plutôt que de mettre en œuvre un mécanisme de dépollution d’un cours d’eau
(épurer eau, filtres…).

Le respect de ce principe est très important sous l’angle des pollutions transfrontalières et c’est
par l’imposition des normes d’émission que les autorités publiques vont concrétiser le respect de
ce principe. C’est aussi par l’imposition de mesures techniques qu’ils vont garantir le respect des
normes d’émission. Donc effectivement on impose des normes d’émission et pour pvr les
respecter on impose des mesures techniques.

Pour évaluer ces normes d’émissions et pour pvr imposer ces mesures techniques il est évident
qu’il faut recourir à la meilleure technique disponible à un coût non excessif. Plus on va utiliser
la bonne technique plus il y aura correction à la source des atteintes à l’envrt.

Ce principe est émis en avant par la directive 96-61 du 24 sept 1996 relative à la prévention et à la
réduction intégrée de la pollution, c’est la directive IPPC. Elle définit les meilleures technologies
comme le stade de développement le plus efficace et avancé des activités et de leurs modes
d’exploitation démontrant l’aptitude pratique des techniques particulières à constituer en principe la
base des valeurs limites d’émission visant à éviter.

Lorsque cela s’avère impossible à réduire de manière générale des émissions et l’impact sur
l’envrt dans son ensemble, art 2 de la directive.
Elle cherche le mode d’exploitation le plus effective por atteindre un niveau élevé de protection de
l’envrt.
Le juge est là pour vérifier le respect de cet équilibre : CJCE 14 juillet 1998 SAFETI

Qd on parle de ces meilleures technologies : en utilisant la correction à la source on réduit les


émissions à la source en utilisant ces meilleures techniques disponibles qui ressemblent aux
standard juridique qui est l’état des connaissances scientifiques et techniques qui renvoie le droit
de l’envrt à sa gde proximité par rapport aux sciences. Le droit de l’envrt a besoin d’une
connaissance scientifique et a besoin de se référer à des seuils, des niveaux de pollution que
seules les sciences peuvent nous donner.

Cette logique de prévention des dommages permet de contraindre les ets à se doter des
technologies les plus performantes : plus les technologies seront performantes et plus l’obj pourrait
être réalisé de se prémunir contre le risque de pollution.
On constate que dans une logique de prévention, on incite voire on contraint les ets à se doter des
technologies les plus performantes pour éviter le risque de pollution. Donc on n’oppose par le
progrès technique, l’innovation, la recherche à la protection de l’envrt.

Limite de ce raisonnement préventif énoncé du principe même : « à un coût économique


acceptable ».
Dc le coût des technologies ne doit pas être trop onéreux. Toute la question c’est qu’est-ce qu’un
coût acceptable et par qui et pour quoi? si c’est l’ets qui regarde si c’est acceptable c’est jms
intéressant pour elle. On a des consensus sociaux qui permettent d’élever cette acceptabilité et de
ne pas tout reporter sur les ets. Ceci étant les ets répercutent ces couts sur les prix donc c’est au
final le consommateur qui paye le coût.
Cela nous rappelle la réalité économique des choses.

Les ets seront réticentes à consentir à ces équipements technologiques car elles ont un coût
important : en effet le bienfait profite à tout le monde mais seules elles financent.
On peut penser que qd on dit acceptable l’opinion publique a un impact, un poids sur cette notion
d’acceptabilité.

Donc la combinaison entre performance technique et facteur économique c’est pas tjrs facile.

Ce ppe va introduire cette analyse coût-bénéfice au détriment de l’objectif de prévention : il y a


une prévention mais on intègre dans cette logique l’analyse coût-bénéfice (est-ce qyec’es
acceptable ? ).

L’application de ce principe n’est pas tjrs opportune : on a d’autres posté de raisonnement au


niveau éco ou pour des raisons techniques plus intéressantes de ne pas opérer directement à la
source car dans certains domaines ça peut être plus intéressant de récolter ces émissions et de
les regrouper et ensuite de les traiter ensemble.
Ex : pr certains déchets on a la construction de site de retraitement des déchets qui au
niveau technique exigent une certains quantité de déchets pour que ce soit économiquement
intéressant.
Donc techniquement et économiquement ça peut être intéressant de laisser émettre pour pouvoir
traiter ces déchets ensemble. Dc cela permettra à une ets d’être économiquement rentable.
Donc ici ce n’est pas ce principe qui est appliqué.

2 § ) Le principe de prévention :

A ) Le principe
D’après le dictionnaire la prévention est l’action de devancer donc anticiper, prendre des mesures
pour éviter objectivement un risque ou au moins en réduire les dommages.

Donc c’est l’idée de ne pas tomber dans le curatif, dc la réparation puisqu’une prévention permet
d’anticiper les dommages voire de les réduire.
L'objectif est d’assurer une véritable maitrise des risques tout en tolérant un certain degré de
nuisance.
C’est un principe d’action puisqu’il amène à prendre des mesures donc pour prévenir un
évènement prévisible, un risque certain.

Ex : amiante : on sait que si on est en contact ac l’amiante de manière fréquente on sait qu’on
risque de manière certains d’être atteint de certains cancers notamment le cancer de la plèvre.
Qd on dit risque certain c’est pas dommage futur : ça veut dire qu’on est certain de courir ce
risque-là. Ce ne veut pas dire que tous les salariés qui ont travaillé ac l’amiante de l’ets vont
développer le cancer. On ne sait pas si le dommage va arriver mais on sait que le risque est
certain. On n’est pas dans le dommage futur et certain car on n’est pas certain que tous les
salariés vont avoir ce cancer.
Qd on est dans cette certitude de risque celui qui a la possibilité de prendre des mesures pour
éviter ce risque doit les prendre.

Scientifiquement, on sait que le risque existe, donc on a démontré le lien de causalité, on sait que
ce cancer est développé à la suite de cette exposition.
C’est cette exposition qui peut entraîner le cancer donc le lien de causalité est établi.

Cette action préventive peut consister dans l’adoption mesures destiné à protéger les victimes de
la pollution et de nuisances telles que les normes de qualité.

Ex : on contrôle la qualité des eaux de baignade : là on n’applique pas le principe de correction


par priorité à la source car on ne met pas de filtre mais on effectue un contrôle de qualité qui
indique le taux de pollution des eaux et donc on est dissuadé car on a cette qualité des eaux de
baignade mis en avant.
Donc ici c’est un déplacement. Autan tac le principe de priorité à la source on s’attaque au
processus de la source de la pollution et pour le principe de prévention il y a un déplacement plus
en aval puisqu’on s’attaque à une information de la victime mais sans arrêter la pollution.

On a des mesures de prévention qui se rapprochent de la source de pollution : plus elle s’en
rapproche plus elle gagne en efficacité.
Ces 2 ppes sont énoncés à l’art 2° L110-1 puisqu’elles sont complémentaires.

B ) Le niveau de prévention

Il y a 3 niveaux de prévention

1. La prévention passive

Elle passe par l’avertissement ou information : elle consiste à imposer la déclaration de


certaines activités.
On sait qu’elles vont polluer et donc sont polluantes.
On peut aussi informer les consommateurs de la qualité écologique d’un produit ou de l’eau et fixer
les seuils de qualité (ex : eaux de baignade, en dessous d’un seuil il est interdit de se baigner).

2. La prévention offensive
Elle va aboutir à une interdiction : elle revêt un caractère absolu dans la mesure où la
survenance du dommage se trouve empêcher par l’adoption de mesures prohibitives.

Elle peut conduire en principe les pouvoirs publics à ordonner la cessation de l’activité
dommageable.
Ex : l’amiante : les pvrs publics ont ordonné de cesser la manipulation de l’amiante/interdiction du
médiator.
3. La prévention active

Elle se situe entre la prévention passive et offensive et exige une intervention énergique de la
part des autorités publiques pour contrôler, règlementer, limiter la pollution et pour la maintenir à
un niveau acceptable.
C’est ce qu’on emploie le plus souvent : elle se traduit par des mesures qui permettent de maitriser
l’activité dommageable sachant que la maitrise n’est pas tjrs là où on croit.

C’est une approche conciliatrice d’intérêts divergent puisqu’on va autoriser des activité pour
des raisons éco ou sociale tout en essayant de maitriser leur impact environnemental.

On ne peut pas supprimer toutes les nuisances et dégradations infligées à l’envrt mais il est
possible de déterminer quel est le risque acceptable pour la société, le seuil à partir duquel les
atteintes à l’envrt sont inacceptables. On peut constater que les seuils de nuisance se rencontrent
à peu près dans tous les secteurs de l’envrt et sont recouvrés par des termes comme
concentration de substances, paliers ou seuils.

Ce sont des normes techniques pour exprimer cette pbtique de risques acceptables : on va
essayer de mesurer ce risque acceptable par le biais de ces normes techniques.

Cette prévention activité où on fait le bilan si de ce que les activités apportent à la société et
l’impact que cette activité va avoir sur l’envrt.
Ac un pb lié à cette approche : on ne tient pas compte des effets cumulatifs de la pollution. Dc
les normes de rejet vont être établies par rapport aux capacités techniques ou éco du pollueur et
pas forcément en fonction des capacités d‘absorption des milieux récepteurs cad cmt le milieu va
pvr absorber et digérer cette pollution. D’où le pb de l’effet cumulatif de la pollution. C’ets là qu’on
parle de norme d’émission mais on devrait plutôt parler en normes de réception (cmt y a-t-il une
auto régénération du milieu : si on impose trop d’émission au milieu il sature et ne s’auto-régénère
plus).

Ex : association d’armateurs de France : leur argument en cas de marée noire c’est que l’eau
s’auto régénère, dans 5 ans il n’y aura plus de marée noire. Mais il y a néanmoins des impacts sur
l’écosystème, il ne se régénère pas entièrement et ça prend du tps surtout.
A ce moment-là on peut tenir la même argument pour le dommage corporel : auto-régénération
dans 6 mois donc pas de dommage. Pq on n’en tiendrait pas compte

Donc l’important est le tps : il y a tout un moment où on a des spécimens qui ont disparu et il va
falloir une reconstruction mais dont il faut tenir compte.

La directive responsabilité environnementale du 21 avril 2004 transposé par la loi sur la respté
environnementale du 1er août 2008 L162-9 code de l’envrt qui prend en compte ces mesures
compensatoires cad le fait pour réparer les pertes intermédiaires donc ce tps de regénération doit
être pris en compte au cours duquel des dommages temporaires ont été causés.
 Les normes d’émission sont liée à l’activité alors que normes de réception c’est est-ce que
les milieux sont capable de recevoir.

Pr certains auteurs la fixation de seuils institue dans les faits un véritable droit de détruire.

Atténuation de cette attaque : possté d’une évolution de la détermination de ces seuils. Ces
seuils ne sont pas fixés une fois pour toute mais en fonction des connaissances scientifiques et
techniques ces seuils vont évoluer.
Dans le cadre des ICPE, le prefet peut prendre un arrêté préfectoral de modification à propos des
prescriptions d’autorisation à propos des milieux touchés pour faire évoluer ces normes.

Côté civilistes ces législations sont tjrs prises en vertu des ICPE sous réserves du droit des tiers ,
art 514-19 code de l’envrt qui dit que ces mesures sont prises sous réserve du droit des tiers : si
le tiers peut prouver que l’activité même respectant les mesures du préfet lui cause un dommage
alors il peut demander réparation.

C ) Les instruments :
Il y en a 3 :

1. L’obligation de prendre en compte l’envrt et donc l’étude d’impact

Cette obligation qui se traduit par l’étude d’impact a un objectif simple : éviter qu’une construction
ou un ouvrage justifié au plan économique ou au pt de vue des intérêts immédiat du constructeur
(= propriétaire) ne se révèlent ultérieurement néfaste ou catastrophique pour l’envrt.
On cherche à prévenir les pollutions et les atteintes à l’envrt ne évaluant à l’avance les effets de
l’action de l’homme sur son milieu naturel.

Donc il y a un projet : on va alors faire une étude d’impact pour éviter que ce projet n’impacte de
trop l’envrt.

La loi pose l’obligation de respecter les préoccupations de l’envrt. Cette étude est énoncée à l’art
L122-1 du code de l’envrt : les travaux et projets d’aménagements entrepris par une collectivité
publique ou qui nécessite une décision ou autorisation d’approbation ainsi que les documents
d’urbanismes doivent respecter les préoccupations d’envrt.

Cette prise ne compte de l’envrt s’applique à 3 catégorie de travaux :


- Aux travaux publics ou privés
- Les projets d’aménagement : prgmes de gds travaux ou plan d’aménagement des forêts ou
des espaces ruraux
- Les documents d’urbanisme : plan d’urbanisme donc d’aménagement

On met en avant se ppe au moment de l’étude qui conditionne la légalité de l’activité visée
Ex : le permis de construire ne peut être délivré que s’il respecte les préoccupations d’envrt R111-
14-2 code de l’urba.
Des prescriptions spéciales peuvent être imposées si les constructions ont des csquces
dommageables pour l’envrt.
Ex :en matière de gestion des forêts de l’Etat certains aménagements ne peuvent se faire qu’en
respectant ces préoccupations d’envrt et donc en faisant uen étude d’impact.
Donc cette étude d’impact c’est étudier par avance les conséquences et effets de cette action.

Cette étude est à la fois une procédure adm et à la fois une étude scientifique préalable à la
réalisation du projet.
• Procédure adm : l’adm va devoir prendre des décisions en tenant compte de la protection
de l’envrt, des préoccupations environnementales quel que soit le domaine de son
intervention (urbanisme, installation classée…). Donc ce sont des décisions de l’adm qui
étudient cet impact environnemental.

• Etude scientifique préalable :il s’agit d’étudier scientifiquement l’insertion du projet dans
l’ens de son envrt pour en voir les effets directs, indirects immédiats lointains de ce projet
d’activité sur l’envrt.
Cette étude d’impact a pris naissance aux USA dans une loi sur l’envrt de 1970. Son
importation en France a eu lieu dans la loi de protection de la nature du 10 juillet 1976 à l’art 2,
codifié à l’art L122-1 à 3 du code de l’envrt.

Ce système aboutit à un ensemble de procédures assez compliquées qui varient sleon qu’il s’agit
de plan, d’activités, de travaux, et même depuis qq tps de lois et de règlement et dont la diff
essentielle réside dans le contenu même et la procédure d’évaluation préalable des effets sur
l’envrt.
Selon le cas, il faudra une simple analyse sommaire de l’impact sur l’envrt et donc on parlera de
mini-notice d’impact, une notice d’impact qui est un rapport succinct indiquant dans quelles
mesures un projet respecte l’envrt (=mini étude d’impact) ou als une véritable étude d’impact.
De ces 3 caté ont exigera ue étude d’impact plus ou moins poussé selon l’importance du projet.

Cette étude d’impact est réalisé par l’auteur même du projet ce qui pose pb puisque c’est le
pétionnaire ou le maître d’ouvrage qui dit qu’il veut faire ce projet et c’ets donc lui qui engage
l’étude d’impact. Ça peut poser pb car il est juge et partie à la fois : il faut l’étude alors que c’est lui
qui a intérêt à ce projet. Donc pb de partialité et de compétences scientifiques aussi.

Dans la pratique, les pétionnaires importants font eux-mêmes leurs études d’impact dans la
mesures om ils disposent des services techniques et de recherche adaptés. C’ets le cas de l’adm
ou des gde sets.
Ou alors ils peuvent faire appel à des cabinets d’étude ce qui ne pose pas moisn le pb de
l’impartialité de ces cabinets : c’est celui qui paye qui décide au final.
Donc pb de dépendance et de compétences également car on a aucune garantie que ces cabinets
d’étude soient spécialisés.

 Dc pb d’indépendance et de compétence.
Les ministères pensent à mettre alors en place un agrément des cabinets d’étude qui permettrait
d’attester d’un minimum de qualités scientifiques.

2 ) Contenu de ces études d’impact :

L’art 2 du décret du 12 oct 1977 qui précise le contenu de cette étude d’impact. Elle doit
comporter 5 rubriques :
• L’analyse de l’état initial du site et de son envrt : on fait le constat des données existantes.
On recherche l’état initial. Cmt est le terrain et le milieu avant l’impact

• Analyse des effets sur l’envrt : on rentre dans la prévention : on prend en copte les effets
directs ou indirects, les effets secondaires, cumulatifs du projet, les effets à court, moyen et
long-terme, temporaires ou permanents, positifs et négatifs du projet sur l’envrt. Donc on
essaye de recueillir l’ens des effets sur l’envrt au niveau quantitatif et qualitatif et sur le tps.

• Enumérer les raisons pour lesquelles le projet a été retenu

• Les mesures envisagées par le pétionnaire et l’estimation des dépenses : on aura l’ens des
dispo que le maitre d’ouvrage va prendre pour supprimer, réduire et si possible compenser
les conséquences dommageables du projet sur l’envrt.
Dc il y a eu une évaluation de l’état initial puis des effets de l’activité future sur l’envrt donc
on sait qu’il y aura un impact et la maitre d’ouvrage devra éventuellement supprimer cet
impact, le réduire sur le fond ou compenser les dommages résiduels cad que si on
supprime ou on réduit une zone humide il va falloir compenser donc restaurer
éventuellement une zone humide plus loin. Aujourd’hui le pb se pose de savoir comment on
compense.

→ Or là on est dans l’anticipation de destruction. On assume qu’on va détruire dans le


futur et si on sait ça à l’avance il faut compenser ac des équivalences écologiques (si je
détruis une zone humide il faut que je compense par la création d’une autre zone humide et
pas par une forêts par ex). C’est difficile d’admettre cette destruction : on l’a admise à
condition de compenser.

Aujourd’hui on arrive de plus en plus à restaurer les milieux, on a des capacités donc il faut
absolument penser compensation. Maintenant qu’on peut il faut le faire.
La question se pose de savoir qui va devoir compenser et comment l’organiser ?
Il y a des réunions au gouvernement sur cette question : est-ce que des ets vont mettre des offres
de compensation et à côté il y a a les offreurs, est-ce qu’on va se partager des unités de
biodiversité ? Donc bcp de questions se posent.
Est-ce que ce sont les acteurs publics qui vont gérer cette compensation ou est-ce qu’on laisse ça
aux acteurs privés ?
Finalement peu importe des acteurs du moment à ce que la compensation écologique soit
respecter donc qu’il y ait équivalence au niveau écologique.

• Les méthodes utilisées et les diff scientifiques et techniques rencontrées : les lois de 2010
loi Grenelle 2 ont fait évoluer les choses car maintenant les mesures qui vont être prises
par le maitre d’ouvrage sotn reprise dans l’autorisation préfectorale et sont donc rendu
contraignantes par l’autorisation préfectorale. Avant il n’y avait pas juridiquement de valeur
contraignante de ces mesures.
Depuis 2010, ces mesures sont reprises par le préfet dans l’autorisation donc on a une
contrainte si jms les mesures ne sont pas prises par le maitre d’ouvrage.

Ces autorisations sont accompagnées de prescriptions techniques visant à limiter les


inconvénients du projet sur l'environnement. Il s'agit d'utiliser les meileurs techniques disponibles à
un coût acceptable.C'est un système classique pour les installations classées pour
l'environnement. Les plus polluantes sont autorisées.
On trouve différentes classes d'installations.

Procédure d'autorisation pour les biens d'autres activités, règlementation en matière de déchet,
eau, bruit...
Cette action préventive est également assurée par le recours à la procédure d'homologation
préalable de certains produits ou substances chimiques dangereuses. Ex : les médicament
sont soumis à autorisation préalable.
De même, on trouve le recours à la procédure d'agrément pour les OGM.

Enfin, un troisième moyen contribuant à la mise en oeuvre de ce principe de prévention est la


responsabilité juridique.

3 ) La responsabilité juridique :

En droit privé, en cas de survenance d'un dommage, obligation pour l'auteur d'en répondre.
Distinction entre droit civil ( entraîne obligation de réparation du dommage de la victime ) et
pénal( violation d'une norme contraire à ce qu'à établit la société)

On a tendance à croire que la responsabilité est engagée dés lors qu'il y a dommage. On a
étendu la responsabilité en cas de manquement à cette obligation de prévention, prudence et
vigilence.
Le principe de prévention oblige l'acteur à être prudent, prendre des mesures de prévention. S'il ne
les prends pas et que ce manquement entraîne un dommage, en droit civil, il y a faute sur le
fondement de l'art 1382Cc car manquement à cette obligation de vigilance. La victime peut
demander réparation en raison du dommage causé.

Cet instrument permet la prévention puisque celle-ci correspond à une extension de la notion de
faute.
Il peut également s'agir d'une faute pénale.
Ex : Crim, 19 octobre 2004 : il s'agissait de la société Peugeot Citroen Poissy coupable du délit
de pollution des eaux. Un bras de la seine a été pollué par tuyaux d'évacuations. L'entreprise qui
n'a pas pris les mesures permettant d'éviter le dommage, a commis une faute caractérisée créant
un risque d'une particulière gravité au sens de l'article 121al4.

Une fois que l'on trouve une articulation droit pénal/droit civil, il y a une infraction pénale si bien
que la partie civile peut demander réparation du dommage causé.

Une sanction pénale n'entraîne pas nécessairement réparation des atteintes à l'environnement
d'où l'intérêt de se porter partie civile car il peut y avoir engagement de responsabilité civile pour
faute. Une sanction pénale peut s'accompagner d'une sanction civile. Le juge peut prononcer des
sanctions civiles ( indemnisation le plus souvent ).

Section 2 ) Le principe de l'information et de la participation des


citoyens :

On fait référence à l'article L110-1 2§ 4° du Code de l'environnement : « le principe de


participation selon lequel doit …... »

C'est un principe d'information et de participation puisque le public est associé au processus


d'élaboration des projets ayant une incidence importante sur l'environnement.

Ce principe implique leur intervention, permettant d'intégrer le citoyen sujet de droit, le tiers à
l'élaboration de projet ayant des incidences sur l'environnement.
L110-2 : « Il est du devoir de chacun..... »

Pour que ce devoir puisse s'appliquer, il faut que chacun dispose d'informations concernant tant
l'état de l'environnement et les projets risquant d'y porter atteinte. »

A défaut d'information, on ne peut pas veiller à la sauvegarde de l'environnement.

Informations données spontanément ou sollicite au titre de la communication des documents


administratifs. Cette information permettra une particupation du public en connaissance de cause.
Actuellement, on rencontre des difficultés pour accéder à ces informations.

Déclaration de Rio de 1992 proclame le droit à l'information et préconise la participation de tous


les citoyens concernés.
D'après le principe 10, ce droit à l'information est la meilleure façon de traiter ce droit à
l'environnement. Ce principe de participation des citoyens est consacré juridiquement par la
convention d'Aarhus du 25 juin 1998 sur l'accès à l'information, la participation du public au
processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement.

Cette convention est applicable en France. Le volet sur l'information et la participation du public est
appliqué avec des difficultés en ce qui concerne l'accès à la justice en matière d'environnement.

De même, on trouve la Charte constitutionnelle de l'environnement de 2004 qui énonce à l'article


7, le droit de toute personne d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par
les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence
sur l'environnement ( reprise de la loi Barnier et l'art L110-1 1§ 4° ). On émet la réserve selon
laquelle ce droit s'exercera dans les conditions et les limites définies par la loi.
La Charte pose un droit d'accès qui est conditionné et limité par la loi.

Ce principe trouve différentes consécrations :


– Associations de protection de défense de l'environnement : leur rôle est très variée.
Ces associations sont un relai pour la formation et l'information des citoyens.
Les pouvoirs publics vont utiliser ces associations comme relais en vue de diffuser l'information en
matière d'environnement. Les pouvoirs publics s'appuient sur ces associations pr relayer l'inf.

→ Action essentielle pour faire connaître les enjeux de la politique menée en matière
environnementale. Actions de sensibilisation et de formation . Ces associations sont aussi des
organes de consultation.
Organes consultatifs nationauxou locaux qui prévoient des sièges pour les associations de
manière expresse qui doivent répartir ces sièges par la suite.

Ces associations peuvent aussi être des organes de gestion des espaces naturels protégés.
Depuis 1976 avec la loi de protection de la nature, on trouve des conservatoires régionaux des
espaces nationaux crée dans 21 régions pour gérées et entretenir des espaces naturels
remarquables sur des parties du territoire qui sont louées où achetées.
Ex : En alsace, on trouve le conservatoire des sites alsaciens qui permet la gestion et la
protection de ces espaces naturels. C'est une association comprenant des salariés et qui s'occupe
de la gestion des espaces naturels.

L'état n'assure pas toujours cette gestion. Ces associations vont prendre en charge cette
gestion des espaces naturels.
Questionnement : A qui appartient le sol ? Pour assurer cette pérennité, doit on simplement louer
les terrains ( question de la pérenneté de cette gestion ) où les acheter ( qui est le propriétaire ?
L'état où une association ? ).
Possibilité de se tourner vers des opérateurs privés ? Pb car ils n'ont pas pr objectif de protéger
l'environnement.

Toutes ces associations ne sont pas des gestionnaires de l'environnement. Une partie seulement
d'entres elles le sont.
Ce sont aussi des organes d'expertises ou de contre expertises de protection de l'environnement.

Ces associations peuvent faire des propositions et se voient confier qqx la rédaction d'études
d'impact pour le compte de certaines administrations.

Au niveau quantitatif, leur importance est difficile à quantifier ( 10 000 à 40 000 ). 3% des
français sont adhérents.
Ce mouvement est aléatoire. Il peut y avoir certaines associations qui peuvent être intéressées.
Raison pour laquelle on a mis en place un agrément par les pouvoirs publics pour s'assurer su
sérieux des associations. C'est une procédure complexe qui permet de trier ces associations.

1 § ) La procédure d'agrément :

Cet agrément a été imaginé en 1976 qui permet de sélectionner certaines associations qui vont
béénficier de pouvoirs spéciaux de participation à la politique de l'environnement. Cette procédure
relevait de la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la loi de la nature et la loi du 31
décembre 1976 du sur l'urbanisme

La loi Barnier du 2 février 1995 a simplifié la procédure d'agrément qui est reprise par les art
L141-1 à L141-3 Code env.

Depuis 95, il n'y a plus qu'un type d'agrément au profit d'associations exerçant leur activité
statutaire dans le domaine de la protection de la nature, de l'amélioration du cadre de vie, de la
protection de l'eau, de l'air, des sols, des sites et paysages, de l'urbanisme ou ayant pur but la lutte
contre les pollutions et les nuisances et d'une manière générale oeuvrant principalement pour la
protection de l'environnement . Il s'agit des associatiosn agrées de protection de
l'environnement .

Il ne suffit pas que l'objet de l'association corresponde à un des objectifs fixés par l'article L141-1. Il
faut également que l'association remplisse de sconditions de durée et de représentatitive.

La durée de fonctionnement de l'associatio na été fixée dés 1976 à 3 ans au moins à comtper de
sa déclaration en préfecture où de son inscription au registre ds associations du tribunal civil dans
les trois départements du BR,HR et Moselle puisque ces associations sont soumises au droit local
des associations.
On tient compte de la durée de fonctionnement car on veut s'assurer que ce n'est pas une
association preuement politique qui se met en place

S'agissant de la représentatitivité des associations, elle est appréciée discrétionnairement par


l'association en tenant compte de 4 facteurs :
– le fonctionnement de l'association conforme à ses statuts
– des activités statutaires dans les domaines de l'environnement
– une organisation présentant des garanties suffisantes
– l'exercice à titre principal d'activités effectives consacrées à l'environnement

Cet agrément est accordé par le préfet lorsqu'il s'agit d'une association locales intervenant au
niveau communal, intercommunal ou départementale.
Lorsque le cadre géographique de l'association est plus large, la décision d'agréer est de la
compétence du préfet de région.

Au delà de la région, la décision est prise par le ministre de l'environnement. Cette décision
d'agrément est toujours motivé et est publié au JO lorsque prise par le ministre et publié au
Recueil des actes administratifs lorsqu'émanant du préfet.
Du point de vue juridique, cet agrément permet de particper à certaines actions d'organismes
publics et de faire parti d'organes représentatifs.

Reconnaissance formelle d'un droit à la participation : Ce droit n'est pas canalsée uiquement
sur ces associations agrées. Cette participation ne leur est pas réservée.

L'agrément va permettre à cette association agrée de se porter partie civile dans une action portée
devant les juridictiosn répressives pour les infractions environnementales. → privilège d'accès à la
justice pour ces associations. Lorsqu'un association agrée se porte partie civile, une présomption
d'intérêt à agir est posée.

¼ de ces associations sont agrées alr qu'elles n'ont pas directement pr but la protection de
l'environnement ( associations familiales, pêcheurs, qui n'ont pas pr objectif principale la protection
de l'environnement ) Le critère principal de la protection de l'environnement est en perte de
vitesse.
Ex : Janvier 2010 : Agrément de la fédération nationale de chasse

Loi 1er août 2008 permet à d'autres acteurs que les associations d'agir en justice pour la
protection de l'environnement ( L142-4 )

Procédure devant le juge administratif : L142-1


devant le juge judiciaire : L142-2
L142-4 : nouvelles possibilités d'actions par les collectives territoriales qui agissent pour la
protection de leur territoire.

Un quart de ces associations sont agrées alors qu'elles n'ont pas pr but, la protection de
l'environnement. Critère en perte de vitesse, association de chasse admise.

Ils peuvent réaffecter cette somme à un objectif contraire à la protection de l'environnement.


Ces acteurs peuvent agir car elles ont pr objectif la protection de l'environnement. Il serait logique
qu'elles affectent les sommes perçues à la protection de l'environnement.

2§ ) La démonstration des enquêtes publiques : :

Ce sont des procédures qui précédent les grands travaux et les expropriations qui font connaître
au public, la teneur de projet. Cette procédure permet de recueillir l'avis de ce public afin d'éclairer
la décision de l'administration.
Le droit a l'information et à la participation du public dans des opérations pouvnat affecter
l'environnement a été consacré par la loi du 12 juillet 1983 et intégré aux articles L123-1 et
suivant

Aujourd'hui, on trouve 9000 enquêtes par an. Le public peut être informé de ce projet ( volet
indormation de ces projets ). Le public peut également exprimer ses appréciations, suggestions et
contre objections.
Ces enquêtes publiques concernent les amménagements, ouvrages et travaux qui figurent sur une
liste fixée par décret. Ce sont des opérations qui sont susceptibles d'affecter l'environnement. Ces
enquêtes pourront fixer pour un même ouvrage, des seuils et des critères tenant compte de la
sensibilité du milieu et des zones bénéficiant au titre de l'environnement, d'une protection d'ordre
législatif et règlementaire.

Outre ces enquêtes publiques et l'agrément des associations, on trouve également l'institution de
la commission nationale du débat public institué par l'article 2 de la loi Barnier.
Elle a été cosnacrée comme une autorité administrative indépendante et inscrite aux articles
L121-1 à-15 du Code de l'environnement.

Cette commission a pour objectif d'organiser avant l'enquête publique, un débat public sur
l'opportunité, les objectifs et les caractéristiques principales des projets d'amménagement où
d'équipements d'intérêt national yant un impact significatif sur l'environnement où l'amménagement
du territoire où présentant de forts enjeux socio-économiques.

Certains travaux sont soumis de droit à la commission qui va organiser ce débat où d'aures qui
vont pouvoir faire l'objet d'une saisine de la commission par les collectivités locales où dits
parlementaires où une association agrée au plan nationale ( d'ou l'intérêt de 'agrément pour ces
associations ).

Cette commission va apprécier pour chq projet si le débat public doit être organisé et selon quelles
modalités. Si un débat public est organisé, la procédure doit permettre un débat contradictoire.
Cette procédure se termine par un compte rendu et un bilan rendu public.
A propos de cette commission, pb car les conditions de saisine sont restrictes ( il faut être soit
collectivité public....) et la commission dispose du pouvoir de ne pas organiser de débat public

Lorsque la commission organise ce débat, la durée du débat est limitée à 4 mois prolongeables à
2 mois.
Ex : Ont été soumis à cette procédure, l'amménagement du port du Havre, l'amménagement de
lignes à hautes tension dans le parc régio du Verdon, l'extension du port Nantes- Saint Nazarre...

Section 3 ) Le principe du pollueur-payeur:

A ) Le principe :

Art. L110-11 3° : principe selon lequel les frais résultant des mesures de prévention, de réduction
de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportées par le pollueur.

Ce principe est inspiré d'une théorie économique selon laquelle les coûts sociaux externes qui
accompganent la production industrielle doivent être internalisés cad être pris en comtpe par les
agents économiques dans leur coût de production ( dégradation de l'environnement..)
SI on applique le principe pollueur payeur, ce coût n'est plus supportée par la victime ou le
contribuable mais par celui qui crée le produit et génère la production avec une prise en charge
par le consommateur ( augmentation des coûts de production et corrélativement des produits ).

Difficulté d'appplication de ce principe car svt, c'est le pollueur qui va payer où le contribuable ( si
on ne retrouve pas l'auteur de la pollution ).

Ce principe résulte du principe 16 de la déclaration de Rio de 1972 . Il a été intégré en droit


français par la loi Barnier de 1975
Dans son acceptation large, ce principe vise à imputer au pollueur le coût social de la pollution qu'il
engendre. Cela conduit à entraîner un mécanisme de responsabilité pour les dommages à
l'environnement. Cette responsabilité pour dommage à l'environnement couvrirait non seulement
les effets d'une pollution à l'égard des biens où à la personne ainsi qe les effets d'une pollution
pour la nature elle-même.

Ce principe est de plus en plus invoqué pour justifier l'adoption de régime de responsabilité
civile objective en matière d'environnement.
Ex : La convention de Lugano sur la responsabilité civile des dommages résultants d'activités
dangereuses pour l'environnement : Considérant n°6 : Considérant l'opportunité d'établir dans ce
domaine, un régime de responsabilité objective tenant compte du principe pollueur-payeur.
Ce texte a été voté mais n'est pas applicable en France faute d'états ayant ratifié cette convention.

De même, le livre blanc sur la responsabilité environnementale du 9 février 2000 de la


commission des communautés européennes. Ce livre blanc énonce que la responsabilité
environnementale permet de mettre en oeuvre les grands principes de la politique
environnementale et avant tout celui du pollueur-payeur.

On constate bascule d'un principe économique d'internationalisation des coûts vers un principe de
responsabilité de ces pollueurs pour entraîner responsabilité de ces atteintes à l'environnement.

Dans une acception plus limitée retenue par l'OCDE et l'UE, le principe pollueur-payeur vise à
faire prendre en charge les dépenses de lutte contre la pollution par le pollueur.

4 fonctions :
– une fonction de régulation concurrentielle : l'OCDE a lié le principe pollueur payeur avc
la prohibition des aides publiques pour financer les investissements anti pollution afin de ne pas
fausser la concurrence. L'idée est qu'une entreprise ne pourrait bénéficier d'une aide d'état pour se
mettre en conformité à la législation environnementale.
Des exceptions ont été autorisées de manière restrictive et moyennant des conditions
particulières.
– une fonciton redistributive : les polluers doivent rétrocéder via les taxes, une partie de
leur bénéficie aux pouvoirs publics qui les emploient ensuite dans la lutte contre les pollutions
encore faut il que ces sommes soient réaffectées à la lutte contre ces pollutions.
Effet pervers de ce mécanisme peut être que les personnes se permettent de polluer car elles
payent.
– Une fonction préventive ; incite pollueur à prendre lui-même les mesures nécessaires
pour réduire sa pollution. Cette fonction préventive doit être combinée avec la fonction
redistributive pour imposer des redevances plus élevées que le coût des mesures de prévention ce
qui incite le pollueur à prendre des mesures préventives plutôt qu'à payer la redevance pour
pouvoir polluer. Si le coût de la redevance est plus élevé que les mesures de prévention, cela
devient possible. Il faut que les redevances soient plus élevées que les coûts des mesures de
prévention.
L'incitation est de réduire les émissions plutôt que de verser des redevances.
– une fonction curative : qqsoit la qualité des mesures d'ordre préventif, il y a aura toujours
des dommages et des atteintes à l'environnement. Ce principe est intéressant pour garantir la
prise en charge des dommages résiduels qui tirent leur origine de l'existence même des seuils
établis par les autorités.
Des seuils sont fixés par les autorités. La responsabilité civile constitue le terreau idéal pour
favoriser cette dimension curative du principe.

Le livre vert sur la responsabilité civile considérait que : « la responsabilité civile met en jeu le
principe pollueur-payeur pusiqu'elle permet de faire payer par l'auteur de la pollution, le coût des
dommages qui en résultent. »
Une nouvelle police administrative met en oeuvre ce principe pollueur payeur à propos de
directive sur la réparation et prévention des dommages environnementaux du 21 avril 2004 sur la
responsabilité environnementale .
Cette directive a pour objet d'établir un cadre de responsabilité fondé sur le principe du polleur-
payeur en vue de prévenir et de réparer les dommages environnementaux.

On constate un problème de terminologie puisque cette directive s'intitule « la responsabilité


environnementale » or cette responsabilité n'est pas juridique. Cela peut s'expliquer car le livre
blanc et vert sur la responsabilité civile pose une responsabilité civile ( alr qu'on a constaté un
glissement lors de la rédaction de la directive ) La directive n'est une responsabilité civile mais une
police administrative. Etat demande aux polleurs de prévenir ou réduire les dommages
environnementaux.

Dans le projet, il s'agissait d'une responsabilité civile( le responsable étant tenu de réparer les
atteintes ) mais à présent, il s'agit d'une police administrative ( L'état a la faculté de mettre en
place une règlementation et oblige les entreprises à prévenir et réparer ).

Ce principe pollueur payeur n'est pas encadrée par les obligations encadrant la responsabilité
civile elle mm encadrée par le principe de réparation intégrale. En cas de dommage, le juge va
ordonner une réparation intégrale à la victime demandant réparation du préjudice subi qqsoit le fait
générateur, la nature de la faute

Réparation issue d'une police administrative : Si l'état ne l'impose pas, on ne trouve pas cet
impératif de réparation intégrale.

B ) La concrétisation du principe pollueur-payeur :

Ce principe va permettre d'imposer des taxes où des redevances de pollution au pollueur


sans faire supporter cette dépollution par l'ensemble de la collectivité.
Ex : La taxe générale sur les activités polluantes ( TGAP ) mise en place en 1999 Elle a
regroupé 5 taxes déjà existantes . Il s'agissait de la taxe sur les déchets industriels spéciaux, la
taxe sur le stockage des déchets ménagers et assimilés, la taxe sur la pollution atmosphérique, la
taxe sur les huiles de base, la taxe d'atténuation des nuisances sonores au voisinage des
aérodromes.

A propos de la mise en oeuvre du principe pollueur-payeur, pour que le pollueur assure une
véritable dépollution, les pouvoirs publics qui veulent faire supporter la charge de la dépollution au
pollueur peuvent recourir à plusieurs instruments qui isolément, n'ont pas nécessairement ne
grande efficacité et utilisés conjointement en général :
– Il s'agit de la taxe des pollutions, l'imposition des normes antipollutions, l'instauration de
mécanismes diverses de compensation.
Juridiquement, ce principe se traduit pas l'abolition des droits acquis à nuire

1 ) La fiscalité de l'environnement :

Cette fiscalité contribue à faire peser sur le pollueur, un prélèvement obligatoire décidé par les
pouvoirs publics et utilisé plus où moins directement par ces pouvoirs publics pour restaurer où
contrôler l'environnement.
Pb car la TGAP ( le fait de rassembler toutes les taxes qui sanctionnaient tt les polleurs )a été
affecté à la SS.
→ détournement de la fiscalité écologiques

2 ) Les normes anti pollution :

C'est un procédé non directement financier qui consiste à imposer par des actes juridiques
obligatoires des normes techniques anti pollution. Ces normes techniques vont permettre de
réduire les pollutions en imposant aux seuls pollueurs la charge de l'investissement . Ce
mécanisme est largement utilisé notamment dans le domaine de l'air, de l'eau et du bruit.

On trouve plusieurs sortes de normes techniques anti pollution :


– les normes à la source qui imposent des techniques de fabrication qui empêchent toute
pollution
Leur niveau doit être telle que l'industriel est incité à dépollué pour ne pas dépasser le seuil de
pollution toléré
– les normes de qualité du milieu ambiant : c'est un perfectionnement des normes
d'émission. Au lieu de mesure les polluants émis à chaque source de pollution, on fixe dans une
zone, une niveau moyen de pollution du milieu naturel qui imposent aux industriels situés dans
cette zone de ne pas dépasser un niveau de pollution qui risquerait de contribuer à modifier la
qualité ambiante du milieu considéré.

Les normes de qualité du milieu ambiant nécessite une politique d'amménagement du territoire.
C'est une zone et un ensemble d'industriel Cela implique une politique d'amménagement du
territoire puisque toute création d'entreprise ou augmentation des capacités productives risque de
modifier la qualité de ce milieu ambiant.

Ces normes sont fixées par les pouvoirs publics et sont souvent l'objet de concertations
approfondies avec les industriels. Cette convertation implique mise en avant des exigences
économiques des industriels au détriment de sexigences de l'environnement.

Ces normes font souvent l'objet de négociations avec des impératifs qui ne sont pas en priorité
ceux de l'environnement. En matière d'installatiosn classées pour la protetion de l'environnement,
le droit des installations classées est un droit de négociation entre le préfet et l'exploitant de
l'exploitation.

Ce mécanisme de fixation des normes est très lourd. La révision de ces normes posent souvent
pb. Lorsqu'on parle de normes antipollutions , il faudrait tjs prendre en compte les progrès
technique.

C ) Les mécanismes de compensation :

Ils sont présents comme une application du principe pollueur-payeur. On fait payer au pollueur,
une pollution que l'on a anticipé.
Un projet d'amménagement va entraîner la destruction d'un milieu. On va anticiper cette
destruction par le biais de ce mécanisme de compensation.
Il n'est pas possible de remplacer un milieu naturel où une espèce disparue ce qui fait qualifier ce
mécanisme de compensation d'« objectif nuisible qiu relève de la supercherie » Huntermayer.

D ) L'abolition des droits acquis à venir :

Le principe général est celui de l'application immédiate de la loi où de la réglementation


nouvelle où d'éventuelles droits acquis.
Ex : les autorisations délivrées au titre des installations classées ne constitue pas des actes
individuelles intangibles.
Ces autorisations peuvent être modifiées, révisées non seulement selon le droit applicable au
moment de l'autorisation mais également selon le droit nouveau applicable au moment de leur
modification.

Il est possible de modifier une autorisation existante et le pollueur sera toujours soumis à la règle
nouvelle qui est devrait être en principe une règle plus protectrice de l'environnement que la règle
ancienne.
Cette application immédiate est fondée sur les principes applicables aux règlementations de police
qui en tant que mesure d'ordre public, s'impose aux activités juridiques en cours.
Les règles et prescriptions techniques relatives aux pollutions font parti des règles de police.

 Animaux génétiquement modifiés : certains sont génétiquement modifié volontairement


par l’homme.
Alors que les animaux japonais eux sont modifiés par accident nucléaire.
Ici la seule réponse est la responsabilité interle, ça dépasse le cadre étatique. Mais alors si
responsabilité interle le pb se pose de la contrainte interle, pas de sanctions !

Concernant le principe pollueur-payeur : en principe les droits acquis ne sont pas remis en cause
par une nouvelle règlementation alors que en droit de l’envrt qd il y a une nvlle règlementation ils
sont soumis à cette nvlle règlementation.
Ces nouvelles règlementations sont des mesures d’ordre public qui sont applicable immédiatement
aux situations en cours.
Donc au ICPE qui fonctionnent ont leur applique cette mesure.
Il y a un nouvel arrêt : ets qui a cessé de fonctionner depuis 20 ans et on a estimé qu’elle avait une
obligation de remise en état à la fin de son fonctionnement donc qd elle cesse son activité. La
question se pose de sa voir qd cette obligation de remise en l’état est-elle prescrite ?

 Côté adm
Le conseil d’Etat aurait tendance à dire que la prescription est de 30 ans. Dc ça veut dire que pdt
30 ans le préfet peut dire à cette ets qui a cessé de fonctionner des dépollutions, des études pour
vérifier l’état de la nappe phréatique. Si on détecte une pollution c’est à l’ets de remettre en l’état.
Dc pendant 30 ans il y a cette obligation de remise en état qui pèse sur l’ets depuis la cessation
de son activité.

 Côté civil actuellement une jurisprudence a pris conscience de cette police adm qui dit que
qd exploitant n’a pas remis en ‘état le site ça correspond à un manquement à une
obligation légale ; QD on il a un manquement à une obligation légale ca correspond à une
faute objective, art 1382 responsabilité pour faute.
En l’espèce le tiers proprio du terrain pouvait demander réparation de l’exploitant qui lui avait
causé un dommage. L’exploitant soit n’a rien fait soit n’a pas répondu aux arrêtés préfectoral ou
alors soit encore la préfet a demandé la réparation au propriétaire donc à l’exploitant.
Cet arrêt dit qu’il n’y ap même pas besoin d’avoir manqué à son obligation de remise e état s’ils
n’ont rien fait ou pas besoin que le préfet demande mesure de surveillance il suffit de constater
qu’iol y a eu pollution issue de ctete exploitation et ont peu en déduire que l’exploitant n’a pas
répondu à son obligation de remise en l’état puisqu’il y a eu pollution. Donc manquement dès lors
qu’il y a une pollution due à l’exploitation même si l’exploitant avait pris des mesures de
dépollution…
Dc application cohérente du principe de la responsabilité civile.
Mais on pourrait aussi très bien se fonder sur l’art 1384 al1 car c’est l’ets qui a causé un dommage
= la pollution ;
On applique l’art 1382 donc responsabilité pour faute objective car il y a manquement à une
obligation légale qui est une faute

Autre façon de voir le principe pollueur –payeur au niveau du juge judiciaire : souvent des
personnes disent que ce principe qui pollue paye, équivaut souvent au droit de polluer puisque
celui qui paye peut continuer à polluer, on paye sa pollution donc on a le droit de continuer à
polluer.
Du coup c’ets intéressant de faire appel, parce que souvent on est dans le droit public/adm, au
droit privé car ce droit à polluer ne devrait plus exister car on a une règlementation, une police adm
à respecter mais lorsqu’on est devant le juge judiciaire et qu’un dommage est causé par une
activité règlementée d’une ets, le juge judiciaire n’a pas à tenir compte du faire que l’est respecte
la règlementation. Le fait que l’ets respecte la réglementation n’a pas d’impact, n’est pas une
cause d’exo en matière civile : c’est pas parce que je respecte la règlementation que je ne
suis pas responsable.
C’est très imp car c’est pas imprimé chez bcp de personnes.
Régulièrement des arrêts de la cour de cass dit que c’est pas pce qu’une police adm règlemente la
question qu’on est exonéré de notre respté civile.
Si je me retrouve dvt la juge civil et qu’une personne a subi un dommage à cause de mon activité
si les conditions sont réunies je suis qd même responsable même si j’ai respecté la
règlementation.
C’est parce qu’on est dans 2 champ diff : la règlementation joue entre exploitant et adm

Au niveau civil c’est la réserve du droit des tiers : les polices adm sont prise en compte mais sous
réserve du respecte des droits des tiers. On autorise l’installation mais sous réserve du droit des
tiers. Donc si mon installation cause des dommages à des tiers je suis responsable ;
L514-19 pour les ICPE qui pose cette réserve pour les ICPE ;

 Arrêt 28 avril 1993 2ème chbre civ : au visa de l’art 1382 : 2 ets de production d’accessoire
de lunetterie qui imputait : la cour d’appel imputait la pollution rivière à ces 2 ets. 2 assoc
demandaient la réparation de ces dommages causés à la rivière. Le pourvoi était de dire
que les actions ont été irrecevables car les actions relevaient de la police des eaux,
règlemetné par des textes relatifs aux ICPE, que les rejets e matière polluante sont
soumise à autorisation préfectorale et que donc les assoc s’étaient substituées à l’autorité
adm seule compétente pour délivrer les autorisations et prescrire les améliorations à
apporter aux installations.
La cour de cass casse cette façon de voir puisque dit que la CA a violé l’art 1382 puisque les
autorisations adm sont tjrs accordées sous réserve des droits des tiers, que les assoc étaient donc
fondés à demander devant la juridiction de la droit commun (donc juridictions civiles) à réparation
de leurs préjudice même s’il a ait pour cause une activité polluante réglementaire.
Donc même si ce préjudice est causé par une activité polluante règlementaire je peux demander
réparation du préjudice.
En matière d’ICPE art L112-16 code de la construction et de l’habitation qui met ejn place une
cause d’exo qui peut être considérée comme un droit à polluer qui permet à l’ets qui s’était
implanté avant la personne qui revendique un dommage. C’est la théorie de la préoccupation.
C’est l’art L112-16 consacre cette cause d’exo puisque l’exploitation parce qu’il était là avant
échappe à cette resoté à condition qu’il respecte la règlementation et deuxièmement qu’il continue
à fonctionner dans les mêmes conditions. On a vu que c’é »tait aps intéressant puisqu’il ça
empêche l’ets de progresser.

Cet art L112-16 était soumis à une QPC : la cour de cass avait jugé la question sérieuse et donc
on a une affaire pendante devant le Conseil constitutionnel à propos de cet art L112-16 du code de
la construction et de l’habitation.

Section 4. Le principe de précaution


Là aussi principe qui fait couler pc d’encre, c’est un principe qui en droit français a été introduit par
la loi du 2 février 1995 repris art L110-1 §2 1° du code de l’envrt qui définit ainsi le principe de
précaution : pep selon lequel l’abs de certitudes compte tenu des connaissances techniques et
scientifiques du moment ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées
visant à prévenir un risque de dommage grave et irréversible à l’envrt à un coût économiquement
acceptable.

Qd on parle de principe de précaution on est face à un risque incertain : autant en matière de


prévention on est face à un risque certain, autant là on est face à un risque incertain, o nets dans
le doute ac le principe de précaution cad qu’on est en présence d’un phénomène, produit, précédé
dont les effets sont potentiellement dangereux mais leur évaluation scientifique ne permet pas de
déterminer le risque ac certitude ou ac suffisamment de certitude.
Dc là il faut de suite faire la différence : on est dans le principe de prévention qd on est certain du
risque
ex : amiante : qd on est au contact de l’aimante on est certain qu’on peut voir se développe un
cancer de la plèvre, on est certain qu’on peut le développer. Dc ce n’est pas un dommage futur
certain puisqu’on ets pas sûr de le développer mais on est sûr de pouvoir le développer.
Dc si on sait ça on devrait appliquer le principe de prévention donc prendre mesure pur éviter ce
risque certains.
Dans le principe de précaution c’est le risque incertain on est dans le doute, on n’est pas sûr que
ce produit ne cause pas de dommages, on ne sait pas et il n’y a pas de possté d’évacuer toute
possté de risque.
Ce principe de précaution doit permettre de ne pas retarder l’adoption de mesures qui visant à
prévenir ce risque incertain même en l’abs de certitudes scientifiques quant à l’innocuité du
produit, de la dangerosité du produit.

Pq on a admis ce principe de précaution ?


Cpce qu’on était en face de l’irréversibilité de certains atteinte à l’envrt, on se disait que si on
attend les dommages seraient irréversibles donc définitifs et pour les éviter il fallait donc agir avant
d’arriver à cette irréversibilité, donc anticiper, faire qch, ar si on attend le dommage serait
irréversible.

Souvent ce sont des dossiers complexes empreint d’incertitudes scientifiques et donc il y a des
évolutions, progrès scientifiques, des nouvelles découvertes et on ne connait pas les
conséquences de ces nouvelles découvertes et face à cette incertitude scientifique on a mis en
place ce principe de précaution qui est une forme de prévention mais encore plus en amont pour
protéger la société contre des risques incertains.

Ce principe de précaution est aussi la mise en place d’un certaine philo qui veut que c’est pas pce
qu’on ignore les conséquences de certains actions à court ou long terme qu’on ne doit rien faire
donc au contraire on n’ a pas à attendre à remettre à plus tard de savoir pour adopter des mesures
visant à prévenir la dégradation de l’envrt.
Donc ça veut dire que qd on n’est pas certains donc face à l’incertitude et aux controverses
scientifiques il vaut mieux prendre des mesures de protection que de ne rien faire.

Ce principe de précaution est la mise en œuvre du droit à l’envrt des générations future puisque là
on se situe dans le futur puisqu’on ne connait pas aujourd’hui ac exactitude les risques forcément
on le saura plus tard et on anticipe que les générations futures subissent le dommage.

Le principe de précaution est de prendre des mesures pour prevenir le risque mm en l'absence de
certitudes scientifiques. On a nié ce principe de précaution car on était en face de l'irreversibilité de
certaines atteintes à l'environnement.
Si on attend, les dommages seraient irréversibles et définitifs. Pour éviter ceux ci, il fallait agir en
amont et d'obtenir la certitude de cette irréversibilité.

Souvent, ce sont des dossiers complexes qui sont affectés d'incertitudes scientifiques. Il y a des
progrès scientifiques des nouvelles découvertes. On ne connaît pas les conséquences de ces
nouvelles découvertes. Face à cette incertitude scientifique, on a mis en forme ce principe de
précaution pour protéger la société contre des risques encore incertains.

Ce principe de précaution correspond à la mise en place d'une certaine philosophie : ce n'est pas
parce qu'on ignore les conséquences de certaines actions qu'on ne doit rien faire.

On ne peut remettre à plus tard et attendre de savoir pour adopter des mesures visant à prévenir
la dégradation de l'environnement. Face à l'incertitude et les controverses scientifiques, il vaut
mieux prendre des mesures de protection que de ne rien faire.

Le principe de prévention est un principe d'action ( je ne sais pas donc je dois faire ). On entre
dans un domaine inconnu. Ce n'est pas un terrain difficile, l faut protéger l'homme, la santé et
l'encironnement pour éviter les dangers des risques technologiques.

Puisque le risque 0 n'existe pas, ce principe serait un frein à l'innovation et aux recherches. Ce
principe de précaution bloque tout ( on ne peut innover, faire des recherches car il y a toujours des
risques ).
Pour d'autres, le principe de précaution stimule la recherche scientifique pour réduire les
incertitudes.
Puisqu'il y a des risques, tentons d'identifier ces risques. On se dirige vers davantage de
recherche et d'innovation( avant de le mettre sur le marché ou lorsque sur marché lorsqu'on
découvre qu'il y a des risques et incertitudes, on prolonge les recherches et on fait d'autres
expériences ).

Economiquement, le principe de précaution n'est pas intéressant. Au niveau des risques


technologiques et de l'activité humaine, l'homme peut faire qqch et tenter de réduire les impacts
sur la santé et l'environnement.

Juridiquement, ce principe de précaution vient à regarder comme fautif non seulement celui qui
n'aura pas pris les mesures de prévention face à un risque connu où prévisible mais également
celui qui en stiaution d'incertitiude ou de doute n'aura pas adopté une démarche de précaution
( cad retarder la mise en circulation de produits pour poursuivre les recherches où soumettre le
produit à des expériences faits par des experts extérieurs et dc impartiaux et indépendants . Ce
principe de précaution st la mise en oeuvre du droit à l'environnement des générations futures ( on
se situe dans le futur car on ne connaît pas avec exactitude : on évite que ces générations
subissent de tels dommages ).

1 § ) Le droit international :

Principe 15 de la Déclaration de Rio qui a admis pour la première fois ce principe de précaution.
On le trouve égalemetn dans diverses CI sur la diversité biologique, la protection et l'utilisation
des cours d'eau transfrontières, lacs internationaux et les changements climatiques.

Ces instruments préconisent de ne pas différer les mesures à prendre mm si on ne mesure pas
totaement les risques.

Ce principe 15 énonce que « pour protégr l'environnement, des mesures de précaution doivent
être largement appliquée par les états selon leur capacité.
En cas de risque, dommage grave et irréversible, l'absence de certitude scientifique absolue ne
doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à
prévenir la dégradation de l'environnement.

On trouve tous les éléments qui fondent le principe de précaution ( risque, de dommage grave et
irréversible, absence de certitutde scientifique : cet absence de certitude ne doit pas empêcher
l'adoption de ces mesures.

Les conventions et traités mentionnent et de plus en plus ce principe de précaution. On va


systématiquement placer le principe de précaution dans ces CI.
La JP internationale est moins affirmative de l'application de ce prinicpe.

La CIJ dans un arrêt du 27 septembre 1997, Hongrie c. Slovaquie : un traité entre hongrie et
Tchécol pr la construction de barrages hydrolyquesy sur le Danube.

Pour ne pas respecter ses obligations vis à vis de cette construction, la Hongire soulevait des
risques écologiques à très long terme. La CIJ saisie du litige, n'a pas suivie la position de la
Hongrie estimant que le péril allégué par la Hongrie s'inscrivait dans le long terme et demeurait
incertain.
La solution de la CIJ n'est pas de prétendre qu'il n'y a pas de risque mais de considérer que ce
sotn des risques à long terme et qu'il n'y a dc pas de risques : principe de précaution en l'espèce
( s'inscrit dans le futur : risque s'incrit dans le long terme et demeure incertain ).

Au niveau de l'OMC, l'organe des règlements des différents du 18 août 1997 Canada et EU c.
l'UE : Aux EU et Canada, les hormones sont en vente libre Il est de pratique courante de les
administrer aux animaux destinés à l'alimentation humaine. L'europe s'est opposé en 1997 à
l'importation des viandes aux hormones en provenance du Canada et EU en accord avec l'accord
sur les mesures sanitaires et pytosanitaires qui a pour objet de promouvoir une harmonisation des
mesures de protection de la santé humaine, animale et végétale.

Ce refus d'importation est une application du principe de précaution car il pv y avoir des csq
graves sur la santé et l'environnement.

L'c refuse l'application de ce principe de précaution au motifi que l'identifique du risque de


rpésence d'hormones dans la viande est une condition pour pouvoir prendre des mesures
restrictives. L'OMC estime que l'UE ne rapporte pas la preuve de ce risque.

Si on suit cette JP de l'OMC de 1997, cela signifie que jamais le principe de précaution ne peut
servir de base à une mesure restrictive aux importations puisque selon l'OMC, une mesure qui
restreint les échanges commerciaux doit reposer sur des risques dûment évalués et non pas sur
les incertitudes inhérentes à la recherche scientifique.

Après 1997, il y a une évolution avec le GATT qui contient un article 20 qui autorise les états à
déroger de plein droit aux règles du libre échange pour faire valoir la protection de la santé et de
l'environnement.
Sur le fondement de cet article 20, dorénavant, des mesures de précaution peuvent être prises si
elles ne constituent ni un moyen de discrimination arbitraire où injustifiable entre les pays ni une
restriction déguisée au commerce et si elles sont nécessaires à la protection de la vie et de la
santé.

L'organe d'appel de l'OMC confirme cette intégration du principe de précaution en 1998 avec une
décision 'embarguo prononcé par l'Australie sur le saumon canadien fondé sur cette dérgation
possible, en 1999, des mesures restrictives ont été prises par le Japon poru l'importation de
certains produits agricoles. De même, on trouve une application concrète de ce principe dans le
domaine de l'amiante avec l'interdiction de la commercialisation en France de produits contenant
de l'amiante.

2 § ) Le droit communautaire :

Ce principe a été consacré dans le traité d'Amsterdam à l'article 174-2. C'est essentiellement une
communication de la commission du 2 février 2000 qui va expliquer le principe.
D'emblée, dans cette communication, la commission explique que le principe de précaution 'nest
mentionné qu'à propos de la politique environnemental mais que son cham pest beaucoup plus
vaste.
On applique le principe de précaution en droit communautaire tant en droit de l'environnement
qu'en droit de la santé.
La Cour énonce que lorsqu'une évaluation scientique, objective et préliminaire indique qu'il est
raisonnable de craindre que les effets potentiellements dangereux pour l'environnement où la
santé humaine, animale où végétale soit incompatbile avec le niveau de protection choisir par la
communauté, il y aura application du principe de précaution.

On peut déduire de cette communication que le principe de précaution pour la commission repose
sur trois éléments :
– l'évaluation du risque
– la gestion du risque
– la communication sur ce risque

Plus précisément, le recours au principe de précaution va présupposer que les effets


potentiellements dangereux d'un phénomène, produit où procédé ont été identifiés.L'évaluation
scientifique ne permet pa de déterminer le risque avec suffisamment de certitude.
→ On voit émerger des risques potentiels et effets potentiellements dangereurx.

Plusieurs approches possibles :


Comme l'évaluation ne permet pas d'avoir une certitude, il faut ocntinuer dans les recherches pour
aboutir à une certitude
Face à cette identificiation, incertitude scientifique quand à l'existence certaine où non de ce
risque.

Lorsqu'on met en application le principe de précaution, cette mise en oeuvre doit commencer par
une évaluation scientifique aussi complète que possible. On doit commencer par une évaluation
scientifique qui permet de rechercher quel est le degré d'incertitude scientifique le plus
précisément.
Etat de la recherche actuel ne permet pas d'avoir des solutions immédiates. Tant qu'on a pas
réduit totalement ce degré d'incertitude, on ne bascule pas dans la prévention.

Puisqu'on évalue le degré d'incertitude scietnifique, les décideurs sont conscients par le biais de
cette identification scientifique du degré d'incertitude scientifique.
La commission insiste sur le fait que la décision de savoir ce qu'est un niveau acceptable de risque
pour la société est une décision éminament politique. C'est aux décideurs confrontés à des
incertitudes scientifiques évalués qui se trv face aux préoccupations du public, de trancher et de
prendre des décisions politiques qui ont des impacts. Lorsqu'on prend des décisions politiques, on
est responsable politiquement de se qu'on prend comme mesure politique.

A chq incertitude, tendance pr les politiques à demander avis d'une agence experte ( qui devient
responsable ). Ms politique reste celui qui va prendre la décision. Il doit assumer sa décision.

Quant ils prennent une décision allant vers une action, les réponses pourront être variables. Les
mesures qui seront prises seront fondées et basées sur le principe de précaution.
Elles doivent répondre aux critères suivants :
– elles doivent être proportionnées par rapport à l'évaluation faite du risque : ce n'est pas
nécessairement l'interdiction totale de la commercialisation d'un prduit qui est une solution. Cela
peut être le retrait des produits pour un échange de pièces..
– les mesures ne doivent pas introduire de discriminations dans leur application : la non
discrimination signifie que des situations comparables ne doivent pas être traitées différemment de
même que les situations différentes ne doivent pas être traités de la même manière sauf si ce
traitement est justifié objectivement.
– Elles doivent être cohérentes avec des mesures similaires déjà adoptées ( on prend en
compte l'évolution des données scientifiques )
– elles doivent être basées sur les avantages des charges potentielles ou de l'absence
d'action ; bilan coût avantage
– les mesures doivent être réexaminées à la lumière des données scientifiques : on prend
une décision mais celle-ci est temporaire, ponctuelle. Ces mesures peuvent évoluer en fonction de
l'incertitude. Si l'incertitude demeure, 'on maintien les mesure. Si l'incertitude est levée, on prendre
d'autres mesures.
– Les mesures doivent être capables d'attribuer la responsabilité de produire des preuves
scientifiques nécessaires pour permettre une évaluation plus complète du risque .
Ex : lorsqu'on est dans l'incertitude, les pays mettant en place une autorisation préalable pour la
mise en circulation de produits dangereux, ces états renversent la charge de la preuve dans la
mesure ou ce sont aux entreprises de démontrer que ces produits n'occasionnent pas où plus cet
incertitude de risque.

Pour le droit dérivé, on trouve des directives qui font référence à ce principe :
• Directive ur la protection des eaux sousterraines contre la pollution causée par certaines
substances dangereuses de 1979
• Directive de 1975 relative aux déchets
• Directive sur les OGM
• Directive sur la sécurité alimentaire de 1992

Au niveau de la JP, la CJUE met en application ce principe de précaution. La JP semble faorable à


l'application de ce principe.
Ex : Arrêt 24 novembre 1993 : dans le domaine de la pêche, arrêt de la CJCE qui est une première
application d'une démarche de précaution dans une affaire ou il s'agissait d'apprécier la validité
d'un règlement communautaire pris sur le fondemnet de l'article 39 du traité relatif à la politique de
la pêche et interdisant l'utilisation de filets maillants dérivants supérieur à 2,5km de longueur

La CJUE souligne que les mesures de conservation des ressources de pêche ne doivent pas être
pleinement conformes aux avis scientifiques. L'absence ou le caractère non concluant d'un tel avis
ne doit pas empêcher le conseil d'adopter des mesures qu'il juge indispensables pour réaliser les
objectifs de la politique commune de la pêche et donc la préservation de la ressource piscicolle.
SI l'avis n'est pas concluant, le conseil peut prendre des mesures indispendables pour réaliser les
objectifs qui sont une préservation de la réserve.

Application dans le domaine de la santé : affaire de la Vache folle : CJCE, 5 mai 1998 : s'est
positionné sur cette problématique dans deux arrêts de cette date : crise de la Vfolle, on pensait
que cette maladie provenait de la viande bovine britannique étant donné la fabrication de celle ci.
Un embarguo a été décidé par l'UE sur la viande bovine britannique.

Le RU avait demandé la suspension de cette mesure. L'ordonnance rendue par la cour à propos
de cette demande de suspension de cette mesure considére que la maladie de creusfel jacob et
l'une de ses variante n'est qu'imparafitement connue des scientifiques mais son caractère mortel
a été reconnu au cours de l'audience.
L'explication la plus probable de cetet maladie est l'exposition à l'esb. Ordonnance considère
qu'aucune hésitation n'est permise ( cour ne fait que reconnaître la reconnaissance prépondérante
à accorder à la santé ).
La CEDH face au développement économique, fait primer la protection de la santé.

Arrêt : lorsque des incertitudes subsistent ( cadre du principe de précaution ), quand à l'existence
ou à la portée des risques par rapprot à la santé des personnes, les institutions peuvent prendre
des mesures de protection sans avoir à attendre que la réalité et la gravité de ces risques soit
pleinement démontrée.
→ pleine application du principe de précaution : l'absence d'incertitude n'empêche pas d'agir. Il
faut agir sans attendre
Attention de la part de la CJCE pour vérifier que ce principe ne soit pas invoqué de manière
abusive et qu'on respecte le principe de proportionnalité ( il faut prendre mesures appropriées et
adaptées ). Ce principe ne peut être utilisé pour contourner les règles de la libre circulation de
smarchandises. Il faut relever l'incertitude et le risque potentiel et agir.

Autre affaire : retrait d'autorisation de mise sur le marché de médicaments contenant diverses
substances le principe de précaution : principe général de droit communautaire imposant aux
autorités compétentes de prendre les mesures appropriées....

L'arrêt poursuit en énoncant que : « Selon une JP constante, dans le domaine de la santé pb , Le
principe de précaution implique que lorsque des incertitudes subsitent ( pour la santé des
personnes … ) , les institutions peuvent prendre des mesures de précaution sans attendre que la
gravité de ces risques soit pleinement démontrée. »

→ jugement TPIC 26 novembre 2002

3 § ) Le droit national :

Face à ce principe de précaution, la loi Barnier de 1995 a été reprise à l'art L110-1 Cenvir qui
prévoit que les politiques de l'environnement s'inspirent de certains principes dont le principe de
précaution.
Article : « ... »

On prend en compte les éléments économiques. On se trouve dans des situations particulières.
On se trouve dans des situations particulières puisue deux conditions cumulatives y compris dans
l'article L110-1 puisqu'il faut l'absence d'incertitude scientifique et l'existence d'un risque de
dommage grave et irréversible pour l'environnement.

D'après l'art L110-2, cet article souligne que : « le respect du principe s'impose à la fois aux
décideurs publics et privées. La collectivité est le destinataire principal du principe. »
Les lois et règlements organisent le droit de chacun à un environnement sain....

A la lecture de ces articles, le principe de précaution s'impliquent tant aux décideurs publics qu'aux
personnes privées.
→ En 2000, intégration au code de l'environnement.

Elaboration de la chart de l'environnemetn et l'incorporation controversée du principe de


précaution dans cette charte de l'environnement. Ce principe est intégré au bloc de
constitutionnalité. Ce principe a va leur constitutionnel et il est soumis au contrôle du juge
constitutionnel.
Art 5 Charte de l'environnement : « lorsque la réalisation d'un dommage... »

Rem :
– ce principe de précaution s'applique uniquement aux autorités publiques : a été restriction
mis au dernier moment , solutio nde compromis : on accepte introduction de ce princiep dans la
cahrte à condition qu'il ne concerne que les autorités publiques en excluant les particuliers et les
industriels de ce principe constitutionnel.
On a limité son champ au domaine de l'environnement.
– Contrairement aux prescription de l'art L110-1, il n'y a pas de référence à la notion de coût
économiquement acceptable . On doit pouvoir faire cette évaluation en faisant cette évaluation via
bilan coût avantage.
On voit cette dynamique selon laquelle il faut une adoption de procédure d'évaluation des risques.
Si l'évaluation fait émerger des incertitudes, on doit adopter des mesures provisoires ( non
définitives car on se trouve dans un moment d'incertitude ) et proportionnées ( cad non
excessivement pesantes pour les acteurs concernés et notamment au niveau économique ).

→ Reprise du principe avec qq nuances

6 décembre 1999 : La JP a utilisé ce principe de manière assez prudente. Le CE s'est emparé


rapidement de ce principe de précaution puisque les acteurs privilégiés de ce principe sont les
décideurs publics.
En 1999 ( avant la Charte, pas besoin puisque existence de la loi Barnier qui en demandait
l'application) qui confirme le retrait et la destruction de poissons congelés. LE CE constate que les
perches du Nil peches dans le lac victoria et contaminé par des pesticides ont entraîné 87
intoxications dont 12 mortels. La tracabilité des lots n'étaient pas assurés, il n'était pas possible de
vérifiier que la totalité des produits stockés étaient exempts de contamination. On ne pouvai
s'assurer que ces lots navaient pas été remis sur le marché sans risque pour la santé humaine. En
détruisant ces poissons congeles, les auteurs de l'arrêtés attaché nont pas eu eu égard aux
mesures de précaution qui s'imposent en matière de santé publique, adopté une mesure
excessive et disproportionnée au regard des risques pour la santé que présentait les produits en
cause.

CE , 19 juillet 2010 : arrêt intéressant pusiqu'il admet le principe de précaution en application d'une
législation environnementale mais une application du principe de précaution en droit de
l'urbanisme. Dans un autre domaine que la législation environnementale, en 1989, le CE avait
refusé l'application de ce principe.
Dans la dc de 2010, il est estimé qu'on applique le principe constitutionnel de précaution issu de
l'art 5 de la Charte applicable en cas de risque grave et irréversible pour l'environnement. Cela ne
signifie pas qu'on doit passer par un risque environnemental.
C'est une extension car elle s'impose aux pouvoirs pb et autorités administratives dans leurs
domaines de compétence respectives et y compris en matière de droit de l'urbanisme.

Arrêt intéressant puisqu'en juillet 2010, ce principe de précaution était remis en question car partie
de la classe politique considérait que le principe de précaution n'était pas suffisamment encadré
( art 5 ne renvoit pas à une application par les textes et règlements comme c'est le cas pour
d'autres articles. c'est un principe d'application directe ). La question était de savoir si on a besoin
d'une loi supplémentaire et d'un encadrement de ce principe, faut il poser un cadre supplémentaire
pour appliquer ce principe ?

Réponse apportée par la décision de 2010 : ces dispositions de l'art 5 n'appelle pas de
dispositions législatives et règlementaires précisant les modalités de mise en oeuvre de ce
principe.

Au niveau civil, si les juridictions civiles appli principe de précaution, c'est via l'article L110-1 Code
envirr. Pas d'obstable à l'application de principe.
Pas d'arret statuant sur cette question jusqu'à Cass, 3 mars 2010 qui fait entrer le principe de
précaution dans le domaine de la responsabilité civile. Dans cet arrêt, il est énoncé que le risque
de pollution a été formellement exclut par l'expert judiciaire et que le principe de précaution ne
povuait trouver application. La CA a pu en déduire que les époux X n'avaient pas commis de faute
sur le fondement de l'art 1382.

Cela laisse ss entendre que le principe de précaution entre dans le champ de compétence. La
Cass mobilie le principe de précaution pour considérer qu'il est possible de l'appliquer. Cela laisse
ss entendre que si l'expert avait découvert un risque de pollution, l'auteur de ce risque aurait du
appliquer le principe de précaution.
En cas de manquement à l'application de l'art L110-1 Cod envir, responsabilité pour faute fondée
sur responsabilité civile

Exam : article concernant l’envrt et questions par rapport à cet article. Réflexion en prenant appui
sur le cours, pas de recrachage de cours.
Structurer la réponse qd même.

 Animaux génétiquement modifiés : certains sont génétiquement modifié volontairement par


l’homme.
Alors que les animaux japonais eux sont modifiés par accident nucléaire.
Ici la seule réponse est la responsabilité interle, ça dépasse le cadre étatique. Mais alors si
responsabilité interle le pb se pose de la contrainte interle, pas de sanctions !

Concernant le principe pollueur-payeur : en principe les droits acquis ne sont pas remis en cause
par une nouvelle règlementation alors que en droit de l’envrt qd il y a une nvlle règlementation ils
sont soumis à cette nvlle règlementation.
Ces nouvelles règlementations sont des mesures d’ordre public qui sont applicable immédiatement
aux situations en cours.
Donc au ICPE qui fonctionnent ont leur applique cette mesure.
Il y a un nouvel arrêt : ets qui a cessé de fonctionner depuis 20 ans et on a estimé qu’elle avait une
obligation de remise en état à la fin de son fonctionnement donc qd elle cesse son activité. La
question se pose de sa voir qd cette obligation de remise en l’état est-elle prescrite ?

 Côté adm
Le conseil d’Etat aurait tendance à dire que la prescription est de 30 ans. Dc ça veut dire que pdt
30 ans le préfet peut dire à cette ets qui a cessé de fonctionner des dépollutions, des études pour
vérifier l’état de la nappe phréatique. Si on détecte une pollution c’est à l’ets de remettre en l’état.
Dc pendant 30 ans il y a cette obligation de remise en état qui pèse sur l’ets depuis la cessation
de son activité.

 Côté civil actuellement une jurisprudence a pris conscience de cette police adm qui dit que
qd exploitant n’a pas remis en ‘état le site ça correspond à un manquement à une
obligation légale ; QD on il a un manquement à une obligation légale ca correspond à une
faute objective, art 1382 responsabilité pour faute.
En l’espèce le tiers proprio du terrain pouvait demander réparation de l’exploitant qui lui avait
causé un dommage. L’exploitant soit n’a rien fait soit n’a pas répondu aux arrêtés préfectoral ou
alors soit encore la préfet a demandé la réparation au propriétaire donc à l’exploitant.
Cet arrêt dit qu’il n’y ap même pas besoin d’avoir manqué à son obligation de remise e état s’ils
n’ont rien fait ou pas besoin que le préfet demande mesure de surveillance il suffit de constater
qu’iol y a eu pollution issue de ctete exploitation et ont peu en déduire que l’exploitant n’a pas
répondu à son obligation de remise en l’état puisqu’il y a eu pollution. Donc manquement dès lors
qu’il y a une pollution due à l’exploitation même si l’exploitant avait pris des mesures de
dépollution…
Dc application cohérente du principe de la responsabilité civile.
Mais on pourrait aussi très bien se fonder sur l’art 1384 al1 car c’est l’ets qui a causé un dommage
= la pollution ;
On applique l’art 1382 donc responsabilité pour faute objective car il y a manquement à une
obligation légale qui est une faute

Autre façon de voir le principe pollueur –payeur au niveau du juge judiciaire : souvent des
personnes disent que ce principe qui pollue paye, équivaut souvent au droit de polluer puisque
celui qui paye peut continuer à polluer, on paye sa pollution donc on a le droit de continuer à
polluer.
Du coup c’ets intéressant de faire appel, parce que souvent on est dans le droit public/adm, au
droit privé car ce droit à polluer ne devrait plus exister car on a une règlementation, une police adm
à respecter mais lorsqu’on est devant le juge judiciaire et qu’un dommage est causé par une
activité règlementée d’une ets, le juge judiciaire n’a pas à tenir compte du faire que l’est respecte
la règlementation. Le fait que l’ets respecte la réglementation n’a pas d’impact, n’est pas une
cause d’exo en matière civile : c’est pas parce que je respecte la règlementation que je ne
suis pas responsable.
C’est très imp car c’est pas imprimé chez bcp de personnes.
Régulièrement des arrêts de la cour de cass dit que c’est pas pce qu’une police adm règlemente la
question qu’on est exonéré de notre respté civile.
Si je me retrouve dvt la juge civil et qu’une personne a subi un dommage à cause de mon activité
si les conditions sont réunies je suis qd même responsable même si j’ai respecté la
règlementation.
C’est parce qu’on est dans 2 champ diff : la règlementation joue entre exploitant et adm

Au niveau civil c’est la réserve du droit des tiers : les polices adm sont prise en compte mais sous
réserve du respecte des droits des tiers. On autorise l’installation mais sous réserve du droit des
tiers. Donc si mon installation cause des dommages à des tiers je suis responsable ;
L514-19 pour les ICPE qui pose cette réserve pour les ICPE ;

 Arrêt 28 avril 1993 2ème chbre civ : au visa de l’art 1382 : 2 ets de production d’accessoire
de lunetterie qui imputait : la cour d’appel imputait la pollution rivière à ces 2 ets. 2 assoc
demandaient la réparation de ces dommages causés à la rivière. Le pourvoi était de dire
que les actions ont été irrecevables car les actions relevaient de la police des eaux,
règlemetné par des textes relatifs aux ICPE, que les rejets e matière polluante sont
soumise à autorisation préfectorale et que donc les assoc s’étaient substituées à l’autorité
adm seule compétente pour délivrer les autorisations et prescrire les améliorations à
apporter aux installations.
La cour de cass casse cette façon de voir puisque dit que la CA a violé l’art 1382 puisque les
autorisations adm sont tjrs accordées sous réserve des droits des tiers, que les assoc étaient donc
fondés à demander devant la juridiction de la droit commun (donc juridictions civiles) à réparation
de leurs préjudice même s’il a ait pour cause une activité polluante réglementaire.
Donc même si ce préjudice est causé par une activité polluante règlementaire je peux demander
réparation du préjudice.
En matière d’ICPE art L112-16 code de la construction et de l’habitation qui met ejn place une
cause d’exo qui peut être considérée comme un droit à polluer qui permet à l’ets qui s’était
implanté avant la personne qui revendique un dommage. C’est la théorie de la préoccupation.
C’est l’art L112-16 consacre cette cause d’exo puisque l’exploitation parce qu’il était là avant
échappe à cette resoté à condition qu’il respecte la règlementation et deuxièmement qu’il continue
à fonctionner dans les mêmes conditions. On a vu que c’é »tait aps intéressant puisqu’il ça
empêche l’ets de progresser.

Cet art L112-16 était soumis à une QPC : la cour de cass avait jugé la question sérieuse et donc
on a une affaire pendante devant le Conseil constitutionnel à propos de cet art L112-16 du code de
la construction et de l’habitation.

Section 4. Le principe de précaution


Là aussi principe qui fait couler pc d’encre, c’est un principe qui en droit français a été introduit par
la loi du 2 février 1995 repris art L110-1 §2 1° du code de l’envrt qui définit ainsi le principe de
précaution : pep selon lequel l’abs de certitudes compte tenu des connaissances techniques et
scientifiques du moment ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées
visant à prévenir un risque de dommage grave et irréversible à l’envrt à un coût économiquement
acceptable.

Qd on parle de principe de précaution on est face à un risque incertain : autant en matière de


prévention on est face à un risque certain, autant là on est face à un risque incertain, o nets dans
le doute ac le principe de précaution cad qu’on est en présence d’un phénomène, produit, précédé
dont les effets sont potentiellement dangereux mais leur évaluation scientifique ne permet pas de
déterminer le risque ac certitude ou ac suffisamment de certitude.
Dc là il faut de suite faire la différence : on est dans le principe de prévention qd on est certain du
risque
ex : amiante : qd on est au contact de l’aimante on est certain qu’on peut voir se développe un
cancer de la plèvre, on est certain qu’on peut le développer. Dc ce n’est pas un dommage futur
certain puisqu’on ets pas sûr de le développer mais on est sûr de pouvoir le développer.
Dc si on sait ça on devrait appliquer le principe de prévention donc prendre mesure pur éviter ce
risque certains.
Dans le principe de précaution c’est le risque incertain on est dans le doute, on n’est pas sûr que
ce produit ne cause pas de dommages, on ne sait pas et il n’y a pas de possté d’évacuer toute
possté de risque.
Ce principe de précaution doit permettre de ne pas retarder l’adoption de mesures qui visant à
prévenir ce risque incertain même en l’abs de certitudes scientifiques quant à l’innocuité du
produit, de la dangerosité du produit.

Pq on a admis ce principe de précaution ?


Cpce qu’on était en face de l’irréversibilité de certains atteinte à l’envrt, on se disait que si on
attend les dommages seraient irréversibles donc définitifs et pour les éviter il fallait donc agir avant
d’arriver à cette irréversibilité, donc anticiper, faire qch, ar si on attend le dommage serait
irréversible.

Souvent ce sont des dossiers complexes empreint d’incertitudes scientifiques et donc il y a des
évolutions, progrès scientifiques, des nouvelles découvertes et on ne connait pas les
conséquences de ces nouvelles découvertes et face à cette incertitude scientifique on a mis en
place ce principe de précaution qui est une forme de prévention mais encore plus en amont pour
protéger la société contre des risques incertains.
Ce principe de précaution est aussi la mise en place d’un certaine philo qui veut que c’est pas pce
qu’on ignore les conséquences de certains actions à court ou long terme qu’on ne doit rien faire
donc au contraire on n’ a pas à attendre à remettre à plus tard de savoir pour adopter des mesures
visant à prévenir la dégradation de l’envrt.
Donc ça veut dire que qd on n’est pas certains donc face à l’incertitude et aux controverses
scientifiques il vaut mieux prendre des mesures de protection que de ne rien faire.
Donc ici la 1ère chose à retenir c’est que le principe de précaution est un principe d’action : je ne
sais pas donc je dois faire, réagir. Effectivement on entre dans un domaine inconnu, donc à ce
moment-là il faut protéger l’homme, sa santé, l’envrt pour éviter les risques de dangers
technologiques.
Pour certains on dit que le risque zéro n’existe pas donc ce principe serait un frein à l’innovation et
à la recherche donc c’est un pep de précaution qui bloque tout puisqu’on ne peut pas innover, faire
de recherches car il y a tjrs des risques.
Mais d’autres auteurs considèrent que le principe de précaution stimule la recherche scientifique
pour réduire les incertitudes ; on dit qu’il y a des risques et donc essayons de les cerner et de la
éviter et donc on va vers plus de recherche et d’innovation.
Ex : on a un produit qui est intéressant et qd on le met sur le marché et qu’on voit qu’il y a des
risques on le retire du marché et on prolonge les recherches, on fait d’autres expérimentations.
Au niveau éco ça peut coûter plus cher mais ce n’est pas un frein à la recherche.

Donc juridiquement ce principe de précaution vient à regarder comme fautif non seulement celui
qui n’aura pas pris les mesures de prévention face à un risque connu ou prévisible mais
également celui qui en situation d’incertitude ou de doutes n’aura pas adopter une démarche de
précaution cad retarder la mise en circulation de produits pour poursuivre les recherches ou
soumettre le produit à des expériences faits par des experts extérieurs et donc impartiaux,
indépendants pour qu’on sache de quoi il en retourne.

Ce principe de précaution est la mise en œuvre du droit à l’envrt des générations future puisque là
on se situe dans le futur puisqu’on ne connait pas aujourd’hui ac exactitude les risques forcément
on le saura plus tard et on anticipe que les générations futures subissent le dommage.

Législation orientée également vers les milieux naturels

L'industrie est la cause la plus importante de pollution ac pollution ds l'eau, air, rejet thermique
avec les déchets industriels et les accidents technologiques.

La loi ICPE ( Installtion calssée pour la protection...)instaure une police administrative des
installations classées ( règles à respecter entre l'exploitant et l'administration chargée de contrôler
la bonne application des règles par les exploitants. Cette police prévoit une procédure
d'autorisation et de déclaration des installations les plus danger pr l'environnement. Par la suite,
Nomenclature établi par décret en CE énumère les différentes activités et ds quelles catégories
celles ci se trv.

A la suite de cette loi, renforcement des contraintes environnementales pour ces entreprises.
Via cette loi de 1976, un conflit persiste entre l'environnement et le développement industriel,
conflit que tente de régler la notion de développement durable.

La loi de 1976 n'avait pas pr objectif d'empêcher toutes les pollutions


Par ce biais de la police administrative, on constate que le droit des installations classées est un
droit négocié entre les exploitants et l'Etat (autorité préfectorale compétente ).
L'objectif est que la pollution soit acceptable pour tous en conciliant les ntérêts socio économiques
et ceux de l'environnement. Parti pris de considérer que l'état en cas de conflit d'intérêt va aribtrer
ce conflit au nom de l'intérêt général. Cela se justifie car l'état est censé représenter l'intérêt
général.
ON peut constater que l'arbitrage ne se dirige pas toujours en faveur de l'environnement . Quand
l'état met en balance les intérêts de l'environnement et du développement économique, ce dernier
a tendance à primer.

Affaire bassila, 30 mars 2010 : exige des états de mettre en priorité la protection de
l'environnement et la santé des personnes qui se trouvent autour d'activités industrielles très
polluantes.

JP CE reste proche des préoccupations socio-économiques alors que la Cass s'oriente


différemment actuellement.

Pour certains, les règlementations prises par le biais de la loi ICPE apparaissent comme des droits
à polluer

Réserve du droit des tiers qui peut être respecté: réserve la possibilité de pouvoir prouver. Il y aura
réparation des mesures prises par le juge pour faire cesser le trouble. Cela n'ira pas jusqu'à l'arrêt
de l'activité autorisée car la Cass va loin puisqu'elle permet la suspension de l'activité jusqu'à la
cessation du trouble et de la nuisance.

Art L514-19 Code environnement ( sous réserve du droit des tiers )

L'art L511-1 du Code de l'environnement qui est le premier article de la loi de 1976 a énuméré les
intérêts protégés par la législation. On parle de commodité du voisinage, santé, sécurité et
salubrité publique, agriculture, prtection de la nature et de l'environnement, conservation des sites
et des monuments et les éléments du patrimoine archéologique.

Tous ces intérêts doivent être protégés de l'activité industrielle ( forme de pollution et de rsiques
produits par l'industrie ) et de ses installations classées pour la protection de l'environnement

Quant on parle de pollution, il s'agit de pollution de l'air, eau, déchets. On a des nuisances
sonores, olfactives, lumineuses. Quant on parle de risque, il s'agit d'explosion, d'incendie où
d'émission de gaz toxiques.
C'est une législation de protection de l'environnement contre les pollutions industrielles avec une
exception : les risques nucléaires et les pollutions radioactives sont exclus de cette législation et
obéissent à un régime à part.

Ce régime est une réglementation prise dans un décret du 11 décembre 1966 relatif aux
installations nucléaires de base. Ce décret a été mdifié à pls reprises néanmoins il s'agit d'un
décret. Cela signifie qu'on évite tout débat parlementaire sur la question;
Les sanctions ne peuvent donc n'être que contraventiels. Hiatus évident.

On trouve trois classes d'installations classées depuis 2010 ( deux issu loi 1976 ) :
• 1 ère classe qui désigne les installations classées et dangereuses soumises à autorisaton ( art
L512-1 Code environnement ) : l'autorisation de fonctionnemetn de ces installations présentant
de graves dangers et inconvénients pour l'environnement peuvent n'être accordés que si ces
dangers et inconvénients que représentent l'installation peuvent être prévenus par des
mesures spécifiées dans l'arrêté préfectoral.

• Les industries incommodes soumises à simple déclaration avec un contrôle admnistratif plus
ou moins sévère.
• Art L512-8 ….

Elles sont soumises à installation , ne présente pas de danger...


Il faut qu'elels respectent les dispositions générales du préfet pour assurer dans le départemetn la
protection des intérêts de l'environnement.

• Depuis l'ordonnance du 27 avril 2010, une troisième catégorie a été crée : les ICPE
enregistrés. Art L512-7
• On trouve un enregistrement pour les installations présentant des dangers ou inconvénients
graves. Ceux ci peuvent être prévenus par le respect ( pas besoin qu'une autorité spéciale
regarde ce qui est prévu pour le fonctionnement de ces installations) des prescriptions
générales par le ministre des installations classées. Levé de bouclier des associations pour
cette nouvelle catégorie puisque 40% des ICPE autorisées basculent dans les ICPE
enrregistrés ( déreglementation et diminution du contrôle de ces activités , contrôle moins
exigeant de ces activités ).

A présent, on trouve dans les articles du Code à propos des installations classées, l'intégration de
ceratines obligations qui vont avoir un impact entre personnes privées et vont être appliquées par
le juge judiciaire. On trouve un art L514-20 du Code env qui impose au vendeur d'un terrain sur
lequel a fonctionné une ICPE enregistré, une obligation d'information de l'acheteur par ce vendeur.
→ obligation sévère pour le vendeur car obligé d'informer de l'existence passée d'une information
classée Si acheteur découvre pollution , peut demander résolution de la vente, diminution du prix
ou remsie en état du site si proportionnelle au prix d'achat.

Un acteur supplémentaire dans cette législation apparaît qui est l'exploitant ( en plus des
propriétaires )

On trouve également une autre incidence qui est intéressante.


Lorsqu'on a une instalaltion classée autorisée, l'exploitant à la fn de l'exploitation est tenu d'une
obligation de remise en état du site. L'état peut contrôler cette mise en état ( obligation qu'à
l'exploitant auprès de l'état français mais l'état français n'est pas soumis à une obligation de
contrôle, faculté ).
Dans la jP civiel, on a vu émerger des cas ou les exploitants n'avaient pas remis en état le sit. Ce
manquement à cette obligaiton de remise en état avait causé un dommage au propriétaire du
terrain car il découvrait une pollution qui aurait du être traité par l'exploitant de l'installation classée
autorisée au nom d'une obligation de police administrative issue du Code de l'env.

Le propriétaire qui se rend compte qu'elle subit un dommage. La Cass a admis que ce
manquement à cette obligation de remise en état du site correspondait à une faute puisque
l'exploitant avait violé une obligation sur le fondement de l'art 1382 Cc.

Un dommage est causé par cette faute. Indemnisation et préjudice réparé.

Actualité : Art L112-16 faisant l'objet d'une QPC, DC 8 avril 2011 ( site conseil constitutionnel ) : o
consater que la disposition contestée n'est contraire à aucun droit ou liberté que la Constitution
garantie. Le Cc admet que les articles de la Charte de l'environnement y compris art 3 et 4
peuvent être soumis à contrôle. → pas de remise en cause de la possibilité d'empêcher
l'exonération de l'industriel qui s'est installé avant la victime du trouble anormal du voisinage.

Autre loi dans le domaine des pollutions et nuisances : loi 15 Juillet 1975 relative à l'élimination
des déchets et la récupération des matériaux. Cette loi a été modifiée à plusieurs reprises
notamment pour intégrer les dispositions de certaines directives. Ces dispositions relatives aux
décehts sont codifiés dans le titre 4 code environn aux art L541-1 à -50

A l'epoque, c'était une loi cadre qui a posé des principes directeurs en renvoyant à de nombreus
textes d'application, lois et décrets.

L'objectif du législateur en 1975 fut d'assurer la transparence en matière de déchet, une gestion
correcte du déchet de sa naissance à sa mort. La loi de 1975 devait permettre de suivre le déchet
dans toutes ses étapes. Devait permettre de réglementer la fabrication de certains produits, suivre
le produit dans ses différentes transformations et d'organiser et de sanctionner son élimination.

Cette loi a fait l'objet d'une réforme récente par l'ordonnance du 17 décembre 2010 qui a permis
de transposer une directive modifiant le régime des déchets. Les grands principes de la législation
sur les déchets en droit français sont :
1 ) l'obligation d'éliminer les déchets que l'on produit ou détient en respectant l'environnement :
l'administration a le droit de réclamer toute information sur le mode d'élimination mis en oeuvre et
ses conséquences sur l'environnement .

Nvl art L541-2 : « tout producteur ou détenteur de déchet est tenu d'en assurer où d'enfaire
assurer la gestion. Tout producteur ou détenteur est responsable de la gestion de ses déchets
jusqu'à leur élimination où valorisatio finale même lorsque le déchet est transféré à des fins de
traitement à un tiers.
Tout producteur ou détenteur s'assure que la personne à qui il les remet est autorisé à les prendre
en charge. »

Avec cette obligation, il a fallu préciser le sens de certains mots. La nouvelle législation et l'art
L541-1-1 « au sens du présent chapitre, on entend par :
déchet : « toute substance où tout objet dont le détenteur se défait où dont il a l'intention..... »

Avant cette ordonnance, on trouvit le terme d'abandon « tout bien meuble dont le détejnteur le
destine à l'abandon ». On a abandonné le terme d'abandon pour celui de se « défaire de qqch»

Cet article df ce qu'est un producteur de déchet « toute personne dont l'activité produit des
déchets ( producteur initial de déchet ) où toute personne qui effectue des opérations de traitement
des déchets conduisant à un changement de la nature où de la composition de ces déchets on
qualifie ces personnes de producteurs subséquents de déchet.

De même, on trouve la définition de détenteur de déchet : depuis 1975, on a tsj dit producteur ou
détenteur de déchet ( distinction entre possesseur et détenteur de déchet, quest ce que cette
notion de détenteur ? ) « le détenteur de déchet est le producteur de déchet ou toute autre
personne qui se trouve en possession des déchets. »
→ assimilation entre détenteur et possesseur qui pose problème. Une personne détenteur a la
maitrise matérielle et physique de la chose, détient la chose pour le compte d'autrui propriétaire.
% la possession : lorsqu'il y a détention et maîtrise de la chose pour son propre compte ( on utilise
la chose avec l'intention de se comporter comme un propriétaire que l'on est où non )

L’élimination doit se faire dans des conditions facilitant la récup des matériaux, éléments
ou forme d’énergies réutilisables. Au cas où les déchets son abandonnés déposés ou
traités contrairement aux dispositions réglementaires, les pouvoirs publics en assurent
l’élimination aux frais du responsable.
Une responsabilité spécifique est instituée L541-4 = « Les dispositions du présent chapitre
s'appliquent sans préjudice des dispositions spéciales concernant notamment les installations
classées pour la protection de l'environnement, les déchets radioactifs, les eaux usées, les
effluents gazeux, les cadavres d'animaux, les épaves d'aéronefs, les épaves maritimes, les
immersions ainsi que les rejets provenant des navires. Elles ne font pas échec à la responsabilité
que toute personne encourt en raison des dommages causés à autrui, notamment du fait de
l'élimination des déchets qu'elle a détenus ou transportés ou provenant de produits qu'elle a
fabriqués. »
Dans la jurisprudence de la cour de cassation, la prof a un doute : est ce que c’est une
responsabilité spéciale ou l’application de la responsabilité de droit commun ?

Droit à l’info des effets préjudiciable sur la santé et l’environnement des activités relatives à ces
déchets (ramassage, traitement ou stockage de déchets)

Il y a des plans départementaux ou interdépartementaux qui prévoient l’élimination des déchets


assurée par les communes ou leurs groupements.
On a des plans régionaux, interrégionaux voir nationaux pour certains déchets industriels.

Loi sur l’eau du 3 janv. 1992 a repris une loi de 1964 = met l’accent sur la gestion des eaux et la
pollution des eaux. Met en place une police administrative = gestion équilibrée de la ressource en
eau et respect d’une directive cadre qui a comme objectif un bon état écologique de l’eau. Elle
pose les choses en disant que l’eau est une ressource naturelle qui fait patrimoine commun de la
nation. Donc échappe à la notion de propriété. Cette loi a instauré une planification systématique
et obligatoire des ressources en eau par des schémas d’aménagement et gestion des eaux.

Loi du 31 déc. 1992 sur la lutte contre le bruit

Loi du 30 déc. 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle d’énergie

Loi du 13 juillet 1992 sur les OGM = art. L531 et s du code de l’environnement. Ce sont les
organismes génétiquement modifiés autrement que par multiplication ou combinaison naturelle.
La loi transpose le droit communautaire et est complétée par une 15aine d’arrêtés. C’est une
réglementation très technique et très sectorisée. Ce droit distingue l’utilisation confinée en
laboratoire et la dissémination et la mise sur le marché d’OGM. Un contrôle administratif de la
création et de l’utilisation de ces organismes.

Nécessité de mettre en place une évaluation

Art L533-4

La mise sur le marché doit faire l'objet d'une autorisation préalable délivrée par l'autorisation
adminsitrative après examen...........;

Art L533-6

Ce contrôle peut échapper à l'état : si un état est moisn exigeant, état français ne pourra s'opposer
à la mise sur marché en France de ces produits. Néanmoins, art L533-8...........;

On tient copte de l'évolution de l'état technique et scientique. Après mise sur le marché, l'autorité
administrative doit suivre le produit et veiller à ce qu'en fonction des connaissances actuelles, il
peyt y avoir réevalution des informations et l'autorité administrative va pouvoir en tenir compte
( peut limiter et interdire à titre prodivisoire la vente des OGM sur son territoire, prendre des
mesures d'urgence consistant à suspendre la mise sur le marché où à y mettre fin et en informer le
public » Cette législation est intéressante, à voir comment elle va s'appliquer

Question posée à la CJUE : il s'agissait d'un miel contenant du pollen issu du mais 810. La
question posée à la CJUE : ce miel nécessite t-il une autorisation de msie sur le marché en tant
que denrée alimentaire mis sur le marché ? Les produits issus d'OGM doivent être autorisés pour
être mis sur le marché, questionnement ?

Ccl avocation général, février 2011 oppose apiculteur allemand en Bavière : champ , cas de
dissémination de pollen
Ccl : dire que ce mile contenant du miel nécessite une autorisation de msie sur le marché en tant
que denrée alimentaire produit à partir d'OGM.
Ce miel est produit à partir notamment d'OGM
L'avocat général constate notamment que la présence involontaire mm en quantité infime de
pollen issu du miel 810 a pr csq que ce miel doit faire l'objet d'une autorisation de mise sur le
marché.

Section 3 ) Le droit des risques :

A côté des pollutions classiques et diffuses ( s'écoulant dans le temps ), on trouve des accidents
graves, exceptionnels et ponctuels qui peuvent avoir des effets graves sur l'environnement et la
santé
Ex d'accidents liés au développement économique et liés aux risques technologiques majeurs :
– asines dans les usines chimiques ( Bopal en 1984, Italie, AZF de 2001, marées noires,
accident nucléaire en 1986 avec Tchernobyl, Fukushima en 2011, Fézin en 1955 ).

Accidents graves, ponctuels liés aux risques technologiques . Les pouvoirs publics ont été amené
à prendre des décisions à propos de ces risques technologiques majeurs pressés par l'opinion
publique.

Loi 30 juillet 2003 pris dans la fourlée de l'accident d'AZD relatif à la precvention des rsiques
tehcnologiques et naturels et à la réparation des dommages. Cette loi renforce la prévention des
risques technologiques et naturels et met en place plusieurs instruments de prévention :
– information des acquéreurs et locataires, des biens immobiliers situés dans le périmètre
d'exposition aux risques défini par un PPRT autour des établissements à haut risque.
Art L125-5 Code environnement impose aux vendeurs et propriétaires d'informer les
acquéreurs ou les locataires de ce que leur propriété et bien immobilier se situe dans une
zone à risque.

En cas de non respect des obligations, l'acquéreur peut porusuivre résolution du contrat ou
demander diminution du prix de vente en cas de vente.

– institutions de comité locaux d'informatio net de concertation ( CLIC ) : instances de


discussion entre les différents acteurs concernés cad les exploitants, salariés, riverains,
élus locaux et l'état. 300 CLIC mis en place à proximité des bassins à risque sur 420
( marche bien )

– les plans de prévention des risques technologiques ( PPRT ) : ces plans ont pour
objectif de résorber les situations difficiles hérités du passé autour des sites à risque et
maîtriser l'urbanisation future

On trouve des zones différentes selon que l'on est proche ou non de l'activité à risque ( impact
important poru les populations touchées par la catastrophe AZF ).Ces plans s'efforcent de
remédier à cette situation ( exproprier dans des zones proches 3 zones ).

On trouve une organisation des zones aus alentours pour permettre que cela n'arrive plus ( on
repousse habitations, interdiction de constructions dans ces zones …)

Bilan 2010 à propos des PPRT : 373 PPRT ont été prescrit, la cartographie de leur risque a été
établi : 94 ont été relevé
420 PPRT à réaliser sur 600

Difficultés : ces sites E gnl à l'industrie chimique, différents intérêts en jeu.


De même, on trouve une exigence il a été prévu dans le cadre de ces PPRT, des travaux de
renforcement du bâti qui incombe aux propriétaires individuels. Problème du financemetn de ces
renforcements de ces bâti. La loi Grenelle a augmetné dle crédit d'impot en l'augmentant à 40% du
coût des travaux. Projet de loi de finance pour 2011 : réduction du crédit d'impôt de 40% à 15%
pour ces travaux des riverains. Difficulté car ces travaux sont en principes obligatoires ( 15 000 en
moyenne par foyer ). Demeurent elles assuré si ne font pas travaux qu'on leur a prescrit ?

Dans cette loi de 2003, instruments de prévention ont été mis en place. On trouve égalemetn mise
en place par cette loi d'un émcanisme d'indemnisation des dommages causés par les
catastrophes technologiques. Cette assurance permet une indemnisation rapide et complète des
dommages aux biens à usage d'habitation et aux véhicules à moteur., dommages subis par les
particuliers si néanmoins, ces particuliers sont assurés pour les dommages causés à ces biens
cad dommages aux habitatiosn et aux véhicules.

En temps normal, assurance dommage pr véhicule et habitation qui indique à présent pourcentage
eds primes permettant lindemnisation des victimes de catastrophes technologiques. Lutualisation
du risque par les victimes du risque.

Système repris par l'assurance catastrophe naturelle qui marche bien.

Pr qu'il y ait indemnisation par l'assurance de dommage aux biens, deux éléments doivent exister :
– une déclaration de zone sinistrée avec une déclaration d'un état de catastrophe
technologique.
Du fait de cette déclaration, les biens immobliers et biens à usage d'habitation seront indemnisé
par cette assurance dommage.
Critique de cette nouvelle indemnisation : il faut voir ce que recouvre cetet indemnisation : il ne
s'agit que des dommages aux biens ( affections physiques non prises en compte mal remboursés
par la SS, appareillage ).

Ce mode de réparation est calquée sur l'assurance catastrophe naturelle. Mutualisation du risque
par les victimes est cohérent en matière de catast naturelle car il n'y a pas de responsable dans ce
cas ( événement de force majeure)

En matière de catastrophe technologique cependant, on trouve responsables.

Difficulté de cette assurance : il y a indemnisation du fat de cette mutualisation des risques par les
victimes. Les victimes se cotisent aurpès des assurances qui gardent partie des fonds pour qu'il y
ait indemnisation.
→ moins critiquable si ces assurances peuvent exercer un recours subrogatoire à l'envontre des
responsables : permet aux victimes d'être indemnisé rapidement par recours subrogatire
( assurance qui a déjà indemnisé victime ), encore faut il que ce recours subrogatoire soit effectué

L'environnement est -il un droit autonome ?

Exam : texte d'un journal, répondre question posée en se servant du cours