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Scudéry, Georges de (1601-1667). La Comédie des comédiens, poème de nouvelle invention, par M. de
Scudéry, Georges de (1601-1667). La Comédie des comédiens, poème de nouvelle invention, par M. de

Scudéry, Georges de (1601-1667). La Comédie des comédiens, poème de nouvelle invention, par M. de Scudéry. - L'Amour caché par l'amour, tragi-comédie pastorale. 1635.

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LA

COMEDIE

D,

COMEDIENS

POEME

DE

INVENTI

Aíonslenrde

E

S

NOVVEIXE

O

N.

SCVDERT.

À

Chez AVGVSTIN

la petite

PARIS/

COVRBE'

au Palais, dans

Salle,

à la Palme.

[AVEC

M. D C,

PRIV1ZEGB

XXXV.

DV

ROY.

x

A

MONSIEVR

MONSIEVR

XE

CO

MÂRQVIS

ALI

N,

COL

GENERAL

D ES

ONSIEVR,

 

O

S v

is

N

DE

EL

s ES.

St

ìe

ne fçauois

bien

les personnes

dons

rien

farmy

que

m rkhejse valeur

des

i ie riaurois

garde

fait

Illustres,

de

pas

voiti

la

cette Comédie:

offrir

considérable

vn

pvur ie deurois

l*èst tant'.U

elle est trop homme

amir

peu

qui

honte

A

ifj

. EPISTKE:

de

má

courtoisies

hardiesse.

dont

Mais

ie vous

âpres

fuis

lé

défia

tedeuable,

ïefj/ere

que

vous

ne

garderez*

mon

dessein

mon

mon

présent-,

que

coeur auecques

plustoft

vous

ouurirez,

mon

liure,

te-

que

&

que

voíts

lirez,

dans

svn

çtf

dans

l'autre

que

ie fuis,

MONSIEVR,

Voctrc trcs-humble

fidelle seruheur,y

DE

SCVDERY.

& "tre$r

AV

LECTEVR.

'EST

ceuë

nes

aux

vne

maxime

entre

qui

bonnes

les

person- se connoiísent

choíês,que

re-

i eípric

de

celuy

qui

fait

des

vers,

ÔC

me

rne

de

che

les fàit

estre

bien,doit

des

com-

qui le Prothee

la matière

toutes

faire

Poètes,

ou

co-

première : il faut

des

, capable

qu'il

&

formes

parler &c les vns

, qui

sça-

des

Rois

odes

autres

en

conuiennent

 

à

Ainsi,

le Dieu

de

Bergers,

des

leurs

termes

conditions.

h Pocfíe

Latine,

que

toute

la ter-

AV

LÈCTEVR.

ït

adore

encorso

Virgile,

ure

bons

ioíh%

peux

auec

vné

n'a

règle

pas

ouurages.

de

comparer

ÔCmagnifique la douceurnaïfue

us

le

manque

noní

de

si nécessaire

dp

fui-

aux

Et

qui prendra le stile

le

pom-

de ÍEneide,

des

Buco-

liques

rnon

ne

j iugera

opinion

fans

est

bien

tafche

(Lecteur)

dòubte

fondée.

de ramener

dans

mon

sens,

ment,

qu'àfîn

te

met

temps

COMEDIE,

LE

TROMPEVR

que

en

ce raisonne-

par

si

mairì

la

fuite

aprés

LIGDAMON,

PVNY,

que

te

des

ma

LE

VASSAL

GENERE

VX,

CRANTE,

SE',

LÉ

LE

PRINCE

FILS

SVPPO

DESGVISE*

LA

celle

MORT

de

DIDON

DE

CMSAR,

que

ie

o

traitté

ta

n

AV

LECTEVR.

tu

ne

t'estonnes

point

d'y

voir

vne

diuersité

soit

en

quelques

obligé

morale

m'ont

Ô£parterre

ges

de

si grande,

la façon vns

de

de ces

soit

les

aux

pesées,

exprimer,

Poèmes,

m'ont

de

toucher

ôc ,ta

politique

en

passant, y d'autres

fait

mes

parler

&par

Héros

de

mer;

Fart

m'ont

militaire

Les

fait

voya-

mar-

la

quer

les

la

Carte

àduentures

de

leur

nauigation;

des personnes

illu->

fixes

les

vne

m'ont

fortes

douleur

donné

-

páíìions,

éloquente;

les grandes t>

que

demande

&í de

cette

ô£

forte,

i'ay

tafche

de

n'estre

ignorant,

dans

les seicn.çes,5c

les

Arts,

me .enchaînez

qui

se

sont

auec

i'ay

voulu

prendre,

trouuez

les íiibiects

si tu

que

contre

pas

vn

de

ces

ornemensen

point

dans

com-

ne

que

réT

e

AV

LECTEVR.

cette

Piecé,

tu te souuiendras

s'il

te

plants

Princes

qu'en

qu'aux

autres,

ce

font

6>C des Roys

celle-cy^cé

qui parlent,

des

font

Comé-

des

6c

diens

diens

pourtant

&

des

Comé-

Bergers,mais

qui

& Bergers,

font

ne

pas

t'en-

pro-

mot

du commun,

assez

Ô£ qui

agréablement,

leur

En

cretiendront

des choses

qui & leurs

regardent

amours.

fession

vn

i'ofe

croire

que

cette

Peinture

a ses

auíïl

bien

grâces,

úee des miennes,l'inuention

liouuelle,

uértissante,

que

ôisiiene

elle

tiet

la plus

me

trompe

quelque

ache-

en

est

di-

chose

de ce genre liens

pression .te Théâtre

de Poème,

les

Itâ-*

que

si Tirn-

que

pas

appellent la fait

,

capricfiofi

bien

aussi

ic

réussir

ne

plaindray

Quinze

iours,

que

ma

coustéfa

AV

production.

LECTEUR.

ce

C'est

que

ie

aprëdre

la

tienne

grâce

fois

Ouurage;cest

qu'il

des

a

de

fautes

de

la voix

publique,

fait

iuste

bon,

que

vnepartieî òc clément

à

dire,

mais

pour

estime

ÔC pardonne tu

nc

verras,

doibs

dont

de

cet

ce

moy

que

parce

que

ie ne

ies

ay

point

veuës»

Extrait

dfíPriuHege

au

Roy.

du Roy, Auril

Marchant

donné

à

grâce &Priuílege

cn datte

PAR Paris,

du zo. Courbé

11535. II eA Librai-

permis à Augustin reà Paris,

LA Comédie

imemio»,

vendre

& distribuer

d'imprimer des Çemedìens

pcëme de notwelle Sc defîences

parMr.

Defcudcry,

font faites à tous autreslrnprimeurs

8c autres

persones

de quelque

qualité & condition

qu'il

vendre

ny distribuer'dudit'

celle

soient,dmiprimer

Liure

d autre Impression

qu'il aura ou autre

ayant

de sept ans

liures

da-

les exem-

plus am-

que

fait ou fait faire ledit

droit

Courbé

de luy, &: ce pendant aux contreuenans & de confiscation

letéps de mille de tous

à peine jnande

plaire imprimez,

ainsi qu'il est porté

plement

par lefdites

Lettres

de Priuilcge

Par

le Roy

& son Conseil.

Signe

CONRART.

*

PROLOGVE

ONjien'éfemyrienjteneZjI vos habits:

reprenez

ienc

veux

point

compagnie:

estre

fol

pat

èc nesçaurois

me reíoudrc

stes

gens,

à tromper

comme

ie voy

tant

qu'il

Icnesçay

gance

( Messieurs

est auiourd'huy

) quelle celle

d'hohne-

y en a icy. extraua^-

de

mes

elle

est bien

si gran-

quel-

&

Compagnons,mais íc fuis

de,

que

charme

que

pire

quci'y

demila

auííì.

faire

force'de

leur dérobe

c'est,

croire,

que la raison,

le

taschenc

voy,

qu'ils èc à vous

autres

perdre,

Ils veulent

ie ne

me persuader Théâtre;

Lion,

que ils disent

suis point

Cest

fur vn

 

que

voila

vne

icy la ville

de

que

V

PROLOGVÊ.

Hostellerie;

me,

où da

&: que Comédies

voicy

qui

vn jeu

de pau-

ne sontpoint

nous,&

lesquels

nous

sommes

pourtát,

représentent

vne Pastorallejccs

insensez

ont touspns sent

vous

îant,

Seiour,

des noms

de guerre,

& pè-

estre

inconnus,

en s'appel- Beau

sembla-

Belle Ombre, & d'autres

Beau

Soleil,

encor

tous

bles;

ils veulent

que

aubordduRhome,

dek

Seine;

&: saas

vous

&11011

partir

estre

croyez pas à c'cluy

de Paris,

ils

prétendent

nabitansjde

Meflìeursdes

vous

Lion:

petites

faire

passer

à moy

pour

meíme

Maisons,me

des

ces

veu-

lét persuader

vraye,&;que

que la Metempsychose

est

par conséquent car ils

monsieur

Pithagore

diíent

que de Blandi-

véritable-

s'ils

|>nt

faire passer

estoit

ieíuis

marc,

ment

sens

vn Euangeliste. certain

vn

bieû

que

Mondory,

esgarc,

ie m'apellc

& voyez ils doiaent

U

bien

icy

comme

vn

Tambour

le pratiquent

&

vn Harlequin,

les petites

Tr©u-

PROLO

OVE.

|

pes

passe

mais

dedans,

fâire

ce n'est

les

tort,&

point

petites

vous

encore

villes-,

ofFencer

tout,

n'est-ce

leur

auíìl?

fo-

lie va bien

plus

auant

représentent,ne

heure

rent,

& demie,

qu'elle

en

sçauroit

mais

dure

ces

esprits les relies,

vous

déréglez

fuiure

ritàbles,

mais

d curiez

-, car

la piçce durer

ces insensez

qu'ils

qu'vne

asseu-

vingt

& quatre

, appellent s'ils estoient

enuoyer

quérir

&

cela

VC-

à

disner,

vous

ne

à souper, seriez

&

deslicts

pas couchez

dement, en fin

vn

me:

où

voyage ie m'en

de dormir

dans

vn

leur

manie

m'óblige

a Saint

Mathurin

vay:&

cepédant

; iugez

bien

chau-

ieude

Pau-

à faire

eux,

pour ( Messieurs)

ne

les, croyez carie

pas,

qu'ils

puissent

de

quo-y y aura

tard

fort,

dire;

rkablc.-maisil

& le Soleil

s'il

rien

meure

ve-

est bien

partis

pour

s'abaisse

de forte-que dç. remettre

ie fuis

contraint

puis

que

mon

à demain,

il faut

nécessai-

voyage

si

rement

queie

m'accommode

pour

au-

A

ij

VROtOOVE.

l'humeur

%

iourd'huy,à

car elle se peut

vaincre

& s'irrite

par la résistance:

les mettre

en mauuaise,

de ces Passerellis;

par

la douceur,

& de peur

ncdites

mot

vous

liques,

suplie:

parce qu'estans amateurs

ils font

melancho-

du silence.

de

ig

ACTE.

BELLE

OMBRE,

TAMBOVR,

ESPINE,SA

BEAV

BLANDIMARE,

SOLEIL,

SCENE

BELLE

PREMIER.

H ARLEQUIN

BELLE-JLEVR,

,

BELLE

FEMME,

BEÀVSEIOVR,

SA FEMME,

M*,

SON

HOSTE.

PREMIERE.

OMBRE-

LI

DE

Emeure,

tout

or:

ces

ce

ê< que font

s'il

qui

les

le

n'est

reluit

belles

plus

vray

n'est

que

pas

aparen-

souuent

trompeuses,

forme

ginoisla

de vie

plus

-

auant

que

qu'auoir

ie meine,

agreaBl®

de

-

gouste'

ie me

l'ima-

toutes:

A

iij

la

&

%

LA

COMEDIE

croyois

indubitablement

la Comédie

aussi plaisante

rexperiencem'a

d'opinion:

à faire, contraint

qu'à

&icertes

ilfaudroit

voir

: mais

de changer

quei'eus-

se le ^oùst

uoir

bien

malade, la disserence

l'vne

ne

pour

de

sça-

pas faire

puis & finit

deux

con-

l'autre

ces

choses,

commence,

que

& que mille

tinue,

aucohtraire,

moditez:Ce

auec plaisir, est íuiuiede

n'est

incom-

la qualité de.

pas que de Bourgeois

que

l'vni-

nçsoit

ieune

pré-

nous

vers,bu

auons

de Citoyensdu de contenter

par

M'ondc,

d'vn

qu'elle

capable

homme,

l'esprit les diueríitez

sente

mais

à ia

curiosité, de .douceur

comme

ce peu

est

à sa veuë,

mcílé

de

tant d'amertume, de tant

gnées

sible

de prendre

&ces

d'espines,

l'vne

roses accompa-

qu'il

est impos-

sans deígoust,

ny

de toucher

quoy

cette

rable,

que

porte,

il

aux

autres

le personnage

est

ne

soit

pourtant

pas

fans picqueure. ie iouëà

lc

que

plus

le plus

hono-

vtile,

&

DÉS

COMEDIENS.

'%.

comme

gnons,

il fais

ia

ie n'ay

pas

uaiíe,

ne;

strie

que i'oublie

mais

le malheur

ne trouue

point

à mes

part la mémoire

Compa-j íl maii-

à faire

la mienne

bo-

est, que

òù agir

mon

indu-

pleinemét,

à cause

froide

forte

de l'humeur

de ces habitans,plus où noussómcs,

la saison

que si ce desordre

B1

continue, le meilleur

que

à dire, nostre

que

L

E

O

sera

de

reuoir

demeurer

peur

M B R E, ie pense nous

y teair, les clochers

à la maison

c'est

dallée

de

ville, & couucrt

nostre

clos

du hafle.

Mais

Tam-

Yoicy

de

L-

&c

de

bour

Sc nostre

Harlequ'ïn

reuenus

&c

ie pense ne,

rues,

puis lé bruit

queic

que

n'aura

pas

ne voy ont

qu'ils

7

venir

faict

este

plus persuasif,

les menteries

delafEchc.

person-

par

les

qus

(

i

LA

COMEDIE

SCENE

SECONDE.

HARLECLVIN,

LE TAMBQVR,

HARLE

Q^V I N.

'O

v

nostre

bourdesbandcr

s

pouuons

&

quaisse, la fienne:car

bien

nostre

bandée

Tam-

déformais

iene

voy

faífionsrien

te rue,

que

point

icy,il

nous

d'apparence

n'est grande visitée

n'ayons

que

ny

nous

peti-

quatre

fois,auccplusdc

foin,

que

íi nous

eus-

fions

eu ordre

du Magistrat

de

faire

la

èc

à

ie

il

ne

mais

ne

le tout inutilement,

d'auiourd'huy,

que

ne

eux,

ma

diroit

comme

enfans,

-- sages?&

patrouille:

puissay-ie

voir

ce leur

souper;

le peu d'esmodon

apporte,

preíeiv-

que

si l'on

suis Bourgeois

font

n'est

soient

comme

ou

qu'ils

tous Harlcquins

pas iusqu

fols

moy.

aux petits

d'estre

qui

ie puis dire

à force

"

" ---—--

DES

COMEDIENS.

dire

ma condition

sans vanité,

ne

que

iamais

íevid

homme

si mal

accom-

9

de

pagné,

iray mesmeplus

te ma commiíïìon,car

leur monstrent

par

de

cette

n'ay

le leur

ville

e faict

aprendre

n a point le crieur

les

fait

ce que

yeux,

que

ne por-

les affiches

i'ay

tafche

les oreilles,

par de carrefour, mais

ie pense

public;

Se

ie

ont

qu'ils le bruict

tous

voyagé des Cataractes

cnEgypte,&

du

Nil,

que

leur

a

desrobé

l'ouye.

SCENE

.

T

o

v

s

TROISIESME,

LES

COMÉDIENS;

Ouy

grand

*

BELLE

FLEVR.

A

ee

ha,

te

voila

que

i'entends.

HARLE

fur î'histoire,

C^VIN.

i

&

regret

plus

,. que

véritable

celle

de

B

à

mou

Pline, '"

à

."

iò

LA

COMEDIE

qui raporte

ce

que

ie viens

il est indubitable, ronsxien

quenousne

-

icy. B ELLE-ESPIN

de

E.:j

dire:

gagne-

Voila

tu

nous

qu'elles les auois

les plus mauuaifes

nouuelles/que

pouuois

ap rendre:

il est.vray

ne me surprennent

bien preueué's„ BEÀV-ÌEIOVR.'

point^car

Voicyvndcces

senc

les choses

Prophètes,

arriueesr

qui òc Tiercelet

predi-

car

ie

de

Nostradamus,si

heur

fiez

de laTroupe vous?

vous preuoyez ne l'en

' que

le mal-

aduertif-

BELLE-ESPIN

E.

Ce

qui

noiíîois

malheur

tousiours

m'en

que

çmpcscha,

i'ay

parmy

ck Cassandrc

véritable,

ne

fut

que

vous

ie eó'n-

autres

le

, qui

rut

bien

que

pourtant

Jamais

auoir

vray

die.

crue:

mais

la punition

que

i'y

auray

vous

pourriez

des Troyens, ma

part

bien

il est

comme

DES

COMEDIENS-

BE AV-SOLEIL.

n

Voila

à

mon

de

tes

aiombre

fleurs

de Rethorique

qu'on

traint

pays,

dincs.

tepressast

de recourir,

c'est

à dire

aduis,

humanisez

le plus ,

&

grand

de

tes

encore,

estalé,

tu

à l'cloquence

aux

phrases

& pour serois

peu

con^

de toà

Perigour-

LA

BELLE

ESPIN

E.

Monsieur

de

Beau-Soleil,

Mary

voUs,

rendent

n'a

pas

la lágue

il a d'autresípartics recommandablc.

si bien

en

LA

BE

A V

SOLEIL.

Nous

le debuons

croire

vous

le dites,

Mademoiselle

Espine,

dont

sçauante;

car il n en a point vous

ne puissiez

BELLE-O

MB

de

parler

RE.

si mon

péduë

luy,

qui

que

le

puis

que

de

Belle

si cachées, comme

La repartie elle mëiíembie

vne

femme.

n'est

vn

pas mauuaifc, bien

libre

peu

mais

pour

B

ij

í*

LA

COMEDIE

LA

BEAV-SOLE

IL.

Les

eaux

dormantes

ne

font

pas

les

plussaines,&la

vertusetrouue

pour

le

moins

auffi íouuent

que

parmy

ces

âmes

droictde

c'est

vne

íoupçóner

erreur

dans

vn

libre,

esprit

retenues,

d'hypocri{ic,mais où tombe

qu'on

tout

presque

le monde,

mes

pourcequiregar.se de nostre

profession,car

les

fem-

ils pensent

a

que

Î^

que

que

,

la farce

r nous

est l'ímage ne faisons

de nostre

que

repreíenter

nous

pratiquons

la femme

d'vn

en effect,ils

de

vous

autres,

vie,

&

cc

croiét

lest

indubitablement

& s'imaginant bien

ElemeiiSjil

commun,

croy

e auoir

de

que

comme

toute

nous

la Troupe; sommes

le Soleil

ou

ne s'en

droict

treuue

de nous

pas vn,qui faire souffrir

vn

les

ne

l'importunité

de ses demandes,&

c'est

cheuíe

bien

conditiorì:

de là que

procède

chose,

qui s'eíprouue nos

car comme

certes

la plus a nostre

fa-

chambres

tiennétdesTemples,ence

quelles

son,t.

DES

COMEDIENS.

>}

D

©uuertesà

Kommc

endurer

vn honnestc

nous

de mille

braníler

fur

chacun,

pour y visite,il

faut

nous

qui

les impertinences, viendra

toute

vne

qui

les

vu

nelesontpas,l'vn

iambes

apres-dinee

coffre

nous

& qu'il moins

fans

monstrer

dire

mot,

qu'il

seulement

a des

mouítaches,

les sçaitreleuer, réueur

que

l'autre

celuy-cy,

vn

mais

pour

peu

non.

pas

plus

habile

homme,

fera

toute

conueríation

de bagatelles son

que

la

, auíîì

&

considérables

chant

vne

esprit:

de l'oíîicieux,

sur

il voudrajplacer mais

mouche

gorge,

fa

peu

tran-

c'est

à

êxíCcm

d'y toucherai

voudra

tenir

le

attacher

aux

miroir,

poudre

déparier

vn noeud,

mettre

dela

suiet

& prenant

cheueux, de toutes

il le faict

& aus-

ces choses, auíìi

quéla

auec.des

pointes si peu communes

nouuclles3

Guimbarde,ou

Lanturlu.

plus

hau

s'engage

L e troisiesme

fort

t,&

trop

inconsidérément,

1

prenant

vn

ton

pour

son haleine, à la censure

B

iij

LA

x4

des Poëmcs,qúe

tez:

l'vn

fera

gueur,

l'autre

COMEDIE

trop

nous

auro

ennuyeux

B s représen- sa ló-

pour

manque

de iugemcnt

en

faconduitte,

cettuy-eyest

stérile

en pensées,

cetuy-là

plat

au

à force

d'en

Galimatias;

auoir

vn

s'embarasse, est dessectueux

òc trop traire

can

&c parle en

ce

qu'il

ne s'attache

pas

aux

règles

des

an-

ciens,

l'autre

ment

ce qui

pour

obseruees,

du

son discours,

tout

íans

tefmoigne

les

auoir

est

ion

trop

froid,

action;

&c fait

eeluy-cy des fautes

ignorance?

religieuse-

& presque

ne

au

lie

pas

langa-

ge^,

Cour;