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Résoudre le cas pratique suivant :

Lors de ses études à l’Université de Paris Ouest en 2001, Bertrand Cartier rencontre
Yasmina Benjeloune, une étudiante marocaine venue étudier en France. Très rapidement, ils
décident de se fiancer et ils organisent à cet effet une grande réception dans un restaurant
parisien.

Ayant brillamment fini son cursus universitaire, Yasmina décide néanmoins de rentrer
dans son pays d’origine au mois de septembre 2003, où un poste très intéressant dans
l’administration royale lui est proposé. Après de fréquents et longs échanges épistolaires ainsi
que de nombreux voyages au Maroc, sa relation avec Bertrand se dégrade néanmoins. En
outre, lors d’une soirée de l’ambassadeur d’Allemagne, elle rencontre autour de quelques
friandises chocolatées Ulrich Wagner, jeune attaché culturel près de l’ambassade.

Cette rencontre bouleverse la vie de Yasmina et elle décide finalement de suivre Ulrich
en Allemagne où celui-ci est contraint de retourner pour des raisons professionnelles. Arrivée
sur place, et après avoir obtenu un emploi dans une entreprise, elle envoie une lettre de
rupture définitive à Bertrand, lequel s’en trouve désespéré. Le 2 août 2004, le mariage de
Yasmina et Ulrich est célébré devant l’officier d’état civil de Stuttgart et, un an plus tard,
Yasmina obtient la nationalité allemande. Le couple réside désormais définitivement en
Allemagne, où il attend d’ailleurs la naissance d’un enfant.

Fou de rage, Bertrand ne supporte pas du tout cette situation. Il entend en conséquence
intenter une action en rupture abusive de fiançailles à l’encontre de Yasmina. En outre, il
souhaite demander la nullité du mariage entre Yasmina et Ulrich au motif que celle-ci serait
dépourvue de toute capacité juridique pour pouvoir convoler, en l’absence notamment
d’accord paternel.

Bertrand vient vous consulter afin que vous lui indiquiez la réponse aux différents
problèmes de droit international privé posés par les deux actions en justice qu’il entend
introduire.

Annexe : Le Code de la famille marocain (la Moudawana) qui prévoit des dispositions en
matière de fiançailles, de mariage, de divorce et de filiation comporte la règle de conflit de
lois suivante :

Article 2 :
Les dispositions de ce Code s’appliquent à :
1- Tous les marocains, même ceux portant une autre nationalité.
2- Les réfugiés, y compris les apatrides.
3- Les couples dont l’un des époux est marocain.
4- La relation entre deux personnes marocaines dont l’une est musulmane.