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Fiche à jour au 7 octobre 2009 F F F I I I C C C

Fiche à jour au 7 octobre 2009

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Fiche à jour au 7 octobre 2009 F F F I I I C C C

Diplôme : Licence en droit, 2 ème semestre

Matière : Droit constitutionnel

Web-tuteur : Valérie Pouchelon-Martel

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LLLA AA
JJU
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SSSO OOM MMM MMA AAI IIR RRE EE

Fiche à jour au 7 octobre 2009 F F F I I I C C C
  • I. LES DEUX MODELES DE JUSTICE

CONSTITUTIONNELLE

3

  • A. LES ORIGINES DU MODELE AMERICAIN

3

 

Article 3 de la Constitution des Etats Unis du 17 septembre 1787

3

  • B. LES ORIGINES DU MODELE EUROPEEN

3

II.

APPROCHE SYNOPTIQUE DES DEUX MODELES

5

LE MODELE AMERICAIN

5

LE MODELE EUROPEEN

5

III.

LE RECOURS DES PARTICULIERS DEVANT LE JUGE

CONSTITUTIONNEL

6

 
  • A. L’EXEMPLE

6

Date de création : année universitaire 2004/05

2

Article 93 de la Loi fondamentale allemande du 23 mai 1949 - Compétences

 

de la Cour constitutionnelle fédéral

6

B.

LE CAS DE LA FRANCE

7

Article 61 de la Constitution française du 4 octobre 1958

7

I.

3

Les deux modèles de justice constitutionnelle

  • A. Les origines du modèle américain

La Constitution américaine ne prévoit pas expressément l’existence d’une justice constitutionnelle. Elle se réfère à l’existence d’un pouvoir judiciaire.

AArrttiiccllee

33 ddee llaa CCoonnssttiittuuttiioonn

sseepptteemmbbrree 11778877

ddeess

EEttaattss UUnniiss

dduu

1177

Section 1. Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera conféré à une Cour suprême et à telles cours inférieures dont le Congrès pourra de temps à autre ordonner l'institution. Les juges de la Cour suprême et des cours inférieures conserveront leurs charges aussi longtemps qu'ils en seront dignes et percevront, à échéances fixes, une indemnité qui ne sera pas diminuée tant qu'ils resteront en fonctions.

Cependant dans un arrêt MMaarrbbuurryy vveerrssuuss MMaaddiissoonn,, 11880033, la Cour

suprême déclare :

« La question de savoir si un acte contraire à la Constitution peut devenir la loi du pays est une question d’intérêt essentiel pour les Etats-Unis (…) Ou la Constitution est un droit supérieur, suprême, inaltérable par des moyens ordinaires ; ou elle est au même plan que la loi ordinaire, et à l’instar des autres lois, elle est modifiable selon la volonté de la législature.(…) Il est certain que ceux qui élaborent les constitutions écrites les conçoivent comme devant former le droit fondamental et suprême de la nation, et que par conséquent, le principe d’un tel gouvernement est qu’un acte législatif contraire à la Constitution est nul. (…) si une loi est en opposition avec la Constitution, (…) le juge doit décider de laquelle de ces deux règles en conflit gouverne l’affaire. C’est là l’essence même du devoir judiciaire. (…) Si donc les juges doivent tenir compte de la Constitution, et si la Constitution est supérieure à la loi ordinaire, c’est la Constitution et non pas la loi ordinaire, qui régit l’affaire à laquelle toutes deux s’appliquent (…) »

Cet arrêt admet la nécessité que le juge veille à ce que les lois soient conformes à la Constitution.

  • B. Les origines du modèle européen

Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale s’est développée dans la

quasi-totalité des constitutionnelle.

Etats

de

l’Europe continentale une justice

4

Il existe donc une juridiction qui est plus spécialement chargée de veiller au respect de la Constitution.

Cette évolution s’explique par le renouvellement de la hiérarchie des normes : sous l’influence des écrits du juriste autrichien H. KELSEN, la Constitution s’impose comme la norme suprême située au sommet de cette hiérarchie. Les normes inférieures dont la loi doivent nécessairement s’y conformer.

C’est donc la fin (progressive) du légicentrisme issu notamment de la Révolution française. En effet, la loi étant l’expression de la volonté générale était au centre du système juridique et ne connaissait pas de limites. Désormais elle doit se plier aux exigences de la Constitution.

En outre, la Constitution de plusieurs Etats ayant connu des régimes dictatoriaux contient un catalogue de droits fondamentaux comme la Loi fondamentale allemande dont les vingt premiers articles sont consacrés aux droits fondamentaux reconnus au citoyen allemand. On retrouve ce procédé dans la constitution portugaise ou espagnole écrites à la fin des années 1970. Non contentes de les affirmer, ces Constitutions organisent un système de protection de ces droits a priori devant un organe spécialisé.

Il existe deux fonctions principales à la justice constitutionnelle dans le modèle européen

Une fonction de contrôle de constitutionnalité. Une fonction de protection des droits fondamentaux.

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II.

Approche synoptique des deux modèles

 

Le modèle américain

 

Le modèle européen

 
 

Contrôle diffus

 

Contrôle concentré

 

Contrôle de constitutionnalité par tout

Monopole d’appréciation de la

Type de

juge fédéral ou étatique : le juge saisi en premier lieu est compétent pour l’ensemble des questions même

constitutionnalité par une juridiction unique, spécialisée.

Contrôle

constitutionnelles qui lui sont posées.

Cette juridiction est située en dehors de l’appareil judiciaire ordinaire.

La Cour

suprême

joue

un

rôle

spécifique du fait de sa

place la plus

élevée dans la hiérarchie des normes.

 

Contrôle concret

 

Contrôle abstrait

 

Le contrôle s’exerce à l’occasion d’un litige concret.

Les litiges ne se présentent pas sous la forme d’une confrontation entre deux parties mais de la confrontation entre

Caractère

Le demandeur à l’occasion d’un litige

deux normes générales : une norme

va invoquer une violation

 

de

la

du

Constitution.

 

constitutionnelle et une norme

contrôle

 

législative. Le juge statue donc sur la loi et sur un litige.

Toutefois peut exister en parallèle un contrôle concret spécifique par exemple en cas de violation des droits fondamentaux.

 
 

Contrôle

a

posteriori

par

Contrôle par voie d’action

 

Moment

voie d’exception

 

Un

contrôle

a

priori

avant la

du

Comme il a lieu dans le cadre d’un

promulgation

de

la

loi,

comme

en

litige, le contrôle est déclenché par un

France, est toujours déclenché par des

contrôle et

particulier au cours d’un procès. Il se situe donc après la promulgation de la

autorités publiques.

 

saisine

loi.

Un contrôle a posteriori par voie d’action peut être de plus prévu.

 

Autorité relative de la chose jugée

 

Autorité absolue de la chose jugée

 

La décision vaut seulement pour

l’affaire en cause. Toutefois il faut

Une décision erga omnès.

 

Portée

Le

juge

écarte

définitivement

la

de la

apporter une nuance car il existe la

norme

non

conforme

à

la

règle du précédent, selon laquelle le

constitution.

Elle

est

considérée

décision

juge se trouve plus ou moins lié par les

comme n’ayant jamais existé dans

décisions prises antérieurement dans des cas semblables notamment par la Cour suprême.

l’ordre juridique.

 

6

III. Le recours des particuliers devant le juge constitutionnel

A. L’exemple allemand

AArrttiiccllee 9933 ddee llaa LLooii ffoonnddaammeennttaallee aalllleemmaannddee dduu 2233 mmaaii 11994499 -- CCoommppéétteenncceess ddee llaa CCoouurr ccoonnssttiittuuttiioonnnneellllee ffééddéérraall

(1) La Cour constitutionnelle fédérale statue :

(…)

4a. sur les recours constitutionnels qui peuvent être formés par quiconque estime avoir été lésé par la puissance publique dans l'un de ses droits fondamentaux ou dans l'un de ses droits garantis par les articles 20, al. 4, 33, 38, 101, 103 et 104

Extraits de «« PPrréésseennttaattiioonn ddee llaa CCoouurr ccoonnssttiittuuttiioonnnneellllee ffééddéérraallee

ddAAlllleemmaaggnnee »»,,

MM..

CCoonnssttiittuuttiioonnnneell,, nn°°1155..

FFRROOMMOONNTT,, CCaahhiieerrss dduu CCoonnsseeiill

« Il existe deux cas où la Cour constitutionnelle fédérale est saisie directement : celui du contrôle abstrait des normes, c'est-à-dire, celui de la saisine par des organes constitutionnels et celui du recours individuel formé directement contre une loi par le titulaire d'un droit fondamental affecté par celle-ci. […]

En second lieu, toute personne privée titulaire d'un droit fondamental peut, en principe, contester une loi dans le cadre d'un recours individuel pour violation d'un droit fondamental (Verfassungsbeschwerde). En effet, selon l'article 93, al. 1, n° 4a, de la Loi fondamentale, « quiconque estime avoir été lésé par la puissance publique dans l'un de ses droits fondamentaux » peut introduire un recours individuel devant la Cour constitutionnelle fédérale. Parmi les actes de la puissance publique visés par cette disposition figure évidemment la règle de droit (loi ou règlement) et si un particulier conteste la constitutionnalité d'une loi ou d'un règlement par cette voie, il doit le faire dans le délai d'un an (art. 83, al. 3, de la loi sur la Cour), ce qui a pour conséquence d'exclure tout recours individuel contre une règle de droit ancienne.

La Cour s'est efforcée de limiter le nombre des recours directs ; pour ce faire, elle a tout à la fois invoqué l'exigence d'un grief subi par le requérant pour éliminer tous les cas où l'application de la loi n'est qu'éventuelle ou peut être effacée rétroactivement; elle a aussi invoqué l'idée selon laquelle le recours individuel devant elle est subsidiaire pour écarter pratiquement tous les recours dirigés contre des règlements, ceux-ci pouvant faire l'objet d'un contrôle incident par tous les tribunaux et même, dans certains Länder, d'un recours en annulation devant les tribunaux administratifs.

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Dans la pratique, ce sont surtout les lois pénales qui peuvent faire l'objet de recours individuels directs. D'autres exemples peuvent néanmoins être cités :

une loi organisant le recensement a pu faire l'objet d'un recours individuel avec succès ; on peut également citer l'exemple de la loi de Basse Saxe relative aux universités, de celle portant sur la loi instituant la cogestion des grandes entreprises ou encore de la loi approuvant le traité de Maastricht dans laquelle la Cour a, de façon d'ailleurs contestable, estimé que le requérant était lésé dans son droit de vote dans la mesure où le traité de Maastricht aurait pour effet de priver le Parlement allemand d'une grande partie de ses compétences législatives et priverait ainsi de toute substance le droit de vote du requérant. Ces quelques exemples montrent que le nombre de recours individuels dirigés directement contre une règle de droit est loin d'être négligeable. Ainsi, en 2002, selon les statistiques de la Cour, il y aurait eu 7 recours individuels dirigés contre une règle de droit d'un Land et 75 recours dirigés contre une règle de droit de la Fédération.

Qu'il s'agisse des demandes de contrôle abstrait des règles de droit présentées par des autorités politiques ou des recours individuels directs contre une règle de droit, ces saisines sont certes quantitativement peu nombreuses, mais elles portent généralement sur des questions importantes, soit parce que les saisines des organes constitutionnels sont généralement dirigées contre des lois ayant fait l'objet de vives controverses, notamment au regard des droits fondamentaux (lois sur le droit d'asile, sur la radio et la télévision, sur l'avortement, etc.), soit parce que la Cour a admis la recevabilité d'un recours individuel direct précisément en raison de l'importance de la règle de droit contestée (traité de Maastricht). En revanche, les occasions de contrôle de la constitutionnalité de lois ayant déjà fait l'objet d'un examen de la part d'un tribunal ordinaire sont beaucoup plus nombreuses, mais elles ne présentent pas toujours la même importance pour l'évolution de la société allemande. (…) »

Rappel : la Cour constitutionnelle allemande peut être saisie par d’autres voies de recours comme la question préjudicielle qu’un juge lui pose quand il a un doute sur la constitutionnalité d’une loi. Elle a aussi une compétence en matière de règlement des conflits entre le niveau fédéral et le niveau fédéré (voir fiche sur l’Etat fédéral).

B. Le cas de la France

Avant

la

révision

constitutionnelle

du

23

juillet

2008,

le

Conseil

constitutionnel ne pouvait être saisi que dans des cas limités :

AArrttiiccllee 6611 ddee llaa CCoonnssttiittuuttiioonn ffrraannççaaiissee dduu 44 ooccttoobbrree

11995588

Les lois organiques, avant leur promulgation, les propositions de loi mentionnées à l'article 11 avant qu'elles ne soient soumises au référendum, et les règlements des assemblées parlementaires, avant leur mise en application, doivent être soumis au Conseil Constitutionnel qui se prononce sur leur conformité à la Constitution.

Aux mêmes fins, les lois peuvent être déférées au Conseil Constitutionnel, avant leur promulgation, par le Président de la République, le Premier

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Ministre, le Président de l'Assemblée Nationale, le Président du Sénat ou soixante députés ou soixante sénateurs.

Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, le Conseil Constitutionnel doit statuer dans le délai d'un mois. Toutefois, à la demande du Gouvernement, s'il y a urgence, ce délai est ramené à huit jours.

Dans ces mêmes cas, la saisine du Conseil Constitutionnel suspend le délai de promulgation.

Voilà ce que Louis FAVOREU, illustre constitutionnaliste français, pensait de l’introduction d’un recours individuel en France, proche de ce qui existe en Allemagne :

«« SSuurr lliinnttrroodduuccttiioonn hhyyppootthhééttiiqquuee dduu rreeccoouurrss iinnddiivviidduueell ddiirreecctt

ddeevvaanntt llee CCoonnsseeiill ccoonnssttiittuuttiioonnnneell ccoonnssttiittuuttiioonnnneell,, nn°°1100 ((eexxttrraaiitt))

»»..

CCaahhiieerrss dduu CCoonnsseeiill

« (…)VII. Supposons que le problème soit posé dans les termes que nous venons d'exposer. Cela suffit-il à "balayer " toutes les objections à l'introduction d'un recours direct individuel en France ?

En fait, demeurent des objections de grande importance. Tout d'abord, des objections de principe.

Admettre un tel recours c'est renoncer à l'immunité juridictionnelle de la loi promulguée. Or, d'un point de vue institutionnel, cela fait partie, en quelque sorte, de notre héritage républicain ; et d'autre part, c'est lier à l'idée de sécurité juridique dont elle constitue une garantie. En l'état actuel du droit positif, chacun est en droit de considérer que la stabilité de la loi promulguée est assurée et que l'on peut bâtir des projets sur la base de cette loi. Certes, aujourd'hui, le fameux contrôle de "conventionnalité " permet aux juridictions ordinaires d'écarter une loi contraire à la Convention européenne des droits de l'homme : mais la loi cesse d'être applicable dans un seul cas et reste valide dans tous les autres. Tandis que la déclaration d'inconstitutionnalité intervenant sur recours direct a normalement effet erga omnes.

Autre objection de principe : l'introduction du recours direct alourdirait l'assujettissement, déjà important, du Parlement législateur au contrôle du juge, diminuant ainsi d'autant l'autonomie dudit Parlement. Les partisans du "toujours plus " oublient le plus souvent que l'examen a priori tel qu'il est assuré aujourd'hui par le Conseil constitutionnel est un des plus contraignants contrôles qui existent en droit comparé. La loi votée par le Parlement serait encore davantage placée sous la surveillance du Conseil constitutionnel : il est vrai que certains responsables politiques vont jusqu'à proposer que le Conseil constitutionnel contrôle toutes les lois ! Ce qui évidemment supprimerait toute interrogation sur l'introduction d'un contrôle a posteriori et transformerait le Conseil constitutionnel en Sénat de l'Empire.

D'autres objections sont d'ordre technique.

Comment tout d'abord faire fonctionner en même temps et de manière satisfaisante, contrôle a priori et contrôle a posteriori (question déjà évoquée plus haut) ?

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Qu'adviendrait-il ensuite des lois promulguées mais déférées au Conseil constitutionnel quelques mois, voire quelques semaines ou jours après leur promulgation ? On peut imaginer qu'au cours de la période d'attente qui suivrait, seraient sans doute suspendues quelques procédures telles que par exemple, la rédaction et l'édiction des décrets d'application.

Enfin, si l'on dresse une sorte de bilan coûts-avantages, cela vaut-il la peine de risquer de bloquer le fonctionnement du contrôle a priori et de mettre en cause la sécurité juridique pour un résultat qui, en Allemagne et en Autriche, se résume parfois en une seule invalidation de dispositions législatives par an ?

VIII. Est-ce à dire que ces objections sont absolument décisives et qu'il est impossible de passer outre ?

Ce n'est pas ce que nous soutenons, mais il importe d'avoir présent à l'esprit l'ensemble des paramètres d'une opération à réaliser avant d'effectuer celle- ci. Nous avons tenté d'en donner l'essentiel sans prétendre avoir dressé la liste complète de ces paramètres : cela mériterait sans aucun doute une étude plus approfondie.

En toute hypothèse, après cette mise en perspective non réalisée jusqu'ici à notre connaissance, se dessine une impression : l'introduction d'un recours direct, dans les conditions précisées plus haut, paraît en définitive plus faisable que la mise en place d'une procédure de renvoi préjudiciel par les tribunaux ordinaires à la manière italienne ou même à la manière française (version 1990) dans la mesure où cela ne perturberait pas le fonctionnement desdits tribunaux et de leurs juridictions suprêmes, ni ne les inciterait eux- mêmes à pratiquer un avant-contrôle de constitutionnalité.

Dans la mesure aussi où le nombre de lois susceptibles d'être mises en cause serait beaucoup plus réduit : la sécurité juridique serait moins perturbée par le recours direct que par la question préjudicielle de constitutionnalité, sauf si celle-ci, comme nous l'avons proposé (1), ne pouvait être introduite que par le Conseil d'État ou par la Cour de cassation.

(1). "La question préjudicielle de constitutionnalité. Retour sur un débat récurrent ", Droit et politique à la croisée des cultures, Mélanges Philippe Ardant, LGDJ-Montchrestien, 1999, pp. 265-273.

Depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 a été introduit :

Article 61-1 de la Constitution française du 4 octobre 1958

Entrée en vigueur dans les conditions fixées par les lois et lois organiques nécessaires à leur application

Lorsque, à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil d'État ou de la Cour de cassation qui se prononce dans un délai déterminé.

Une loi organique détermine les conditions d'application du présent article.

Il existera donc un contrôle a posteriori par voie d’exception. Le Conseil constitutionnel pourra être saisi par le biais d’une question préjudicielle. Cette possibilité vise d’une part à assurer la primauté de la

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Constitution - sans étouffer le législateur - et l’uniformité du droit et, d’autre part, à limiter la saisine du Conseil constitutionnel aux questions que les juges du fond estimeront bien fondées.

Si le juge du fond estime la question bien fondée, le Conseil constitutionnel pourra être saisi par le Conseil d’Etat ou la Cour de

cassation.

L’objectif

est

 

ici

de

ne

pas

encombrer

le

Conseil

constitutionnel

de

cas

l’inconstitutionnalité

de

la

disposition

législative n’est pas sérieuse.

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