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MP – Cours de physique

Jean Le Hir, 3 septembre 2005 Page 1 sur 25
ÉLECTRONIQUE

Chapitre 3

Signaux périodiques non sinusoïdaux
3.1. Définitions : valeur moyenne, valeurs de crête, valeur efficace
Valeur moyenne
La valeur moyenne s d’une grandeur temporelle ( ) x t calculée sur un intervalle de temps
1 2
t t ⋅ ⋅ est
définie par l’expression suivante :
( )
2
1
2 1
1
t
t
s s t dt
t t
=



S’agissant d’un signal périodique, lorsque l’on parle de valeur moyenne sans préciser d’intervalle de
temps, celle-ci est implicitement calculée sur une période :
Si ( ) ( ), s T t s t t + = ∀ alors ( )
0
0
1
t T
t
s s t dt
T
+
=

est indépendante de l’instant
0
t .
Nous noterons cette intégrale sous la forme symbolique ( )
[ ]
1
T
s s t dt
T
=


Valeurs de crête
Un signal électrique est toujours borné. Il existe donc toujours deux valeurs de crêtes qui correspondent
au minimum
min
s et au maximun
max
s observés sur une période.
Valeur efficace
La valeur efficace d’un signal périodique ( ) s t est égale à la racine carrée de la valeur moyenne du carré
du signal (en anglais root mean square, ou rms). Elle est notée S.
( ) ( )
[ ]
2 2
1
T
S s t s t dt
T
= =


La valeur S ainsi définie correspond à la valeur du signal continu qui produirait les mêmes effets
énergétiques. C’est l’origine du qualificatif « efficace ».
Dans le cas particulier des signaux sinusoïdaux, la valeur efficace est égale à l’amplitude divisée par 2 :
[ ]
2 2 m
m
1 2
cos
2 T
s t
S s dt
T T
π | |
= + ϕ =
|
\ ¹


Le résultat sera différent a priori dans le cas plus général d’un signal non sinusoïdal.
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
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Exemple : étudions le cas d’un signal triangulaire de période T et de valeur moyenne nulle, défini comme
suit :
Pour 0
2
T
t − ≤ ≤ , ( )
4
1
t
s t a
T
| |
= − +
|
\ ¹
et pour 0
2
T
t ≤ ≤ , ( )
4
1
t
s t a
T
| |
= −
|
\ ¹


Calculons la valeur moyenne du carré :
( )
2 2 2
2 2 2 0
2 2 2
2 2 2
0 0
2 2
1 4 4 2 4
1 1 1
3
T T T
T T
a t t a t a
s S s t dt dt dt dt
T T T T T T
+ + +
− −
(
| | | | | |
( = = = + + − = − =
| | |
\ ¹ \ ¹ \ ¹ (
¸ ¸
∫ ∫ ∫ ∫

Pour un tel signal, la valeur efficace est égale à l’amplitude divisée par 3 :
2
3
a
S s = =
3.2. Décomposition en série de Fourier
Spectre en fréquence d’un signal périodique
Théorème de Fourier
Toute fonction périodique intégrable de période T (et de fréquence
1
T
ν = ν = ν = ν = ) peut s’écrire sous la
forme de la somme de sa valeur moyenne s et d’une série, éventuellement infinie mais
toujours convergente, de fonctions sinusoïdales de périodes , , , , ,
2 3
T T T
T
n
ou, ce qui
revient au même, de « pulsations » , 2 , 3 , , , n ω ω ω ω ω ω ω ω ω ω ω ω ω ω ω ω
( (( ( ) )) ) ( (( ( ) )) )
1 1
2
2 cos 2 cos
n n n n
n n
nt
s t s S s S n t
T
∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞
= = = = = = = =
π ππ π | | | | | | | |
= + + ϕ = + ω + ϕ = + + ϕ = + ω + ϕ = + + ϕ = + ω + ϕ = + + ϕ = + ω + ϕ
| | | |
\ ¹ \ ¹ \ ¹ \ ¹
∑ ∑ ∑ ∑ ∑ ∑ ∑ ∑

Nous définirons les phases
n
ϕ de telle sorte que les valeurs efficaces
n
S non nulles soient positives.
Le premier terme de la série, de période T égale à la période du signal, s’appelle le terme fondamental
tandis que les termes suivants sont qualifiés de termes harmoniques.
Remarque : l’amplitude du terme fondamental n’est pas nécessairement la plus importante (sur l’exemple
représenté ci-après, c’est l’harmonique 3 n = qui a la plus grande amplitude). Il se peut même que le
fondamental ait une amplitude nulle.
L’ensemble des deux graphes représentant sous forme de « bâtons » les coefficients
n
S d’une part et les
phases
n
ϕ d’autre part, en fonction de n s’appelle le spectre fréquentiel du signal temporel. On y ajoute le
terme
0
S , égal à la valeur absolue de la valeur moyenne du signal,
0
S s = , et la phase
0
ϕ qui est nulle
si la valeur moyenne est positive ou nulle et égale à π si la valeur moyenne est négative.
( ) s t
T
t
a + −
a − −
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
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Attention ! Le spectre des valeurs efficaces permet d’évaluer quelles sont les énergies
associées aux différentes harmoniques. Cependant, pour reconstituer le signal par synthèse
additive, il est nécessaire de connaître aussi le spectre des phases.

Expression des coefficients de Fourier
La série de Fourier peut aussi bien s’écrire sous la forme d’un développement en cosinus et sinus, sous la
forme :
( ) ( )
1 1 1
2 cos cos sin
n n n n
n n n
s t s S n t s a n t b n t
∞ ∞ ∞
= = =
= + ω + ϕ = + ω + ω
∑ ∑ ∑

avec, bien sûr, les correspondances
2 cos
2 sin
n n n
n n n
a S
b S
¦
= + ϕ
¦
´
= − ϕ
¦
¹
d’où l’on déduit :
2 2
2
n n n
S a b = +
Les coefficients
n
a et
n
b sont alors donnés par les intégrales de Fourier :
( )
[ ]
( )
[ ]
2
cos
2
sin
n
T
n
T
a s t n t dt
T
b s t n t dt
T
¦
= ω
¦
¦
´
¦
= ω
¦
¹



Réflexion générale sur les symétries
L’intégrale sur une période d’une fonction impaire est nulle, tandis que l’intégrale sur une période d’une
fonction paire est égale à deux fois l’intégrale de 0 à
2
T
:
( ) ( ) ( ) ( )
[ ]
( ) ( ) ( )
[ ]
2
0
2
0
T
T
T
f t f t f t dt f f t dt
f t f t f t dt f
= + − ⇒ = =
= − − ⇒ = =
∫ ∫


Représentation temporelle Spectre de Fourier
n
S
( ) s t
t
1 −
0
T 2T
T
n
ϕ
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
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Parité paire
Si ( ) s t est une fonction paire, alors ( ) sin s t n t ω est une fonction impaire. On en déduit que les
coefficients
n
b du développement de Fourier en sinus sont nuls pour une telle fonction.
Fonction paire : ( ) ( ) ( )
1
cos
n
n
s t s t s t s a n t

=
= + − ⇒ = + ω


Parité impaire
Si ( ) s t est une fonction impaire, alors sa valeur moyenne s est nulle et, ( ) cos s t n t ω étant une
fonction impaire, on en déduit que les coefficients
n
a du développement de Fourier en cosinus sont nuls.
Fonction impaire : ( ) ( ) ( )
1
sin
n
n
s t s t s t b n t

=
= − − ⇒ = ω


Remarque : le théorème de Fourier s’énonce de façon encore plus simple lorsqu’il est appliqué à des
fonctions périodiques de variable réelle à valeur complexe.
Toute fonction périodique intégrable de période T peut s’écrire sous la forme d’une série,
éventuellement doublement infinie mais toujours convergente, de fonctions exponentielles
imaginaires. En posant
2
T
π
ω= , cette série s’écrit :
( )
in t
n
n
s t c e

ω
=−∞
=

avec ( )
[ ]
1
in t
n
T
c s t e dt
T
− ω
=


Les coefficients
n
c sont a priori complexes.
Si ( ) s t , comme nous l’envisageons, est une fonction réelle, le développement en série complexe
s’identifie au développement en cosinus et sinus de la façon suivante :
( )
1 1 1 1
cos sin
2 2
in t in t in t n n n n
n n n
n n n n n
a ib a ib
s t c e s a n t b n t s e e
∞ ∞ ∞ ∞ ∞
ω ω − ω
=−∞ = = = =
− + | | | |
= = + ω + ω = + +
| |
\ ¹ \ ¹
∑ ∑ ∑ ∑ ∑

en posant
0
c s = ,
2
n n
n
a ib
c

= pour 0 n > et
2
n n
n
a ib
c
+
= pour 0 n < . Nous avons alors
*
n n
c c

=
Toujours pour une fonction ( ) s t réelle, les coefficients
n
c sont directement liés aux valeurs efficaces
n
S
et à la phase des harmoniques par les relations :
2 2
2 2
arg arg
n n n
n n
n n n
a b S
c c
c c


¦
+
¦ = = =
´
¦
= − = ϕ
¹

ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
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Exemple d’un signal en créneau impair
Analyse de Fourier
Considérons une fonction créneau symétrique d’amplitude b , de valeur moyenne nulle, « en sinus ».

Du fait de sa parité, cette fonction a un développement de Fourier en sinus.
Il existe une symétrie supplémentaire : la fonction translatée d’un quart de période est une fonction paire.
Cela implique que les coefficients de Fourier d’ordre pair sont nuls. Tous calculs faits, le développement
en série de Fourier de cette fonction créneau s’écrit :
( ) ( )
2 1
1
sin 2 1
k
k
s t b k t


=
= − ω (
¸ ¸ ∑
avec
2 1
4 1
2 1
k
b
b
k

=
π −

Le spectre correspond à des valeurs efficaces
2 1
2 1
2 2 1
2 1 2
k
k
b
b
S
k


= =
π −
décroissant en
1
n
, tandis que
les phases ont toutes la même valeur
2 1
2
k −
π
ϕ = − :
( ) ( )
2 1 2 1
1
2 cos 2 1
k k
k
s t S k t

− −
=
= − ω + ϕ (
¸ ¸ ∑


( ) s t
b +
b −
T
t
n
S
b
spectre en fréquence de la fonction créneau « en sinus »
n
ϕ
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
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Synthèse de Fourier
Réciproquement, nous pouvons reconstituer le signal initial en faisant la somme des différentes
harmoniques. Les graphes suivants correspondent aux sommes partielles ( )
N
s t de la série de Fourier de
la fonction créneau, limitées à la somme des N premières harmoniques non nulles, soit :
( ) ( ) ( )
2 1 2 1
1 1
4 1
2 cos 2 1 sin 2 1
2 1
N N
N k k
k k
b
s t S k t k t
k
− −
= =
= − ω + ϕ = − ω ( (
¸ ¸ ¸ ¸
π −
∑ ∑

Au fur et à mesure que nous prenons en compte un plus grand nombre d’harmoniques de rang élevé, nous
observons une convergence de la série vers le signal rectangulaire d’origine.




( ) ( ) ( ) ( ) ( )
11
4 1 1 1
sin 2 sin 6 sin 10 sin 46
3 5 23
a
s t t t t t
| |
= πν + πν + πν + + πν
|
π
\ ¹

fondamental
+ harmonique 3
+ harmonique 5
+
+ harmonique 23
T
t
2
T
b +
b −
( ) ( ) ( ) ( )
3
4 1 1
sin 2 sin 6 sin 10
3 5
a
s t t t t
| |
= πν + πν + πν
|
π
\ ¹
fondamental
+ harmonique 3
+ harmonique 5 T
t
2
T
b +
b −
( ) ( ) ( )
2
4 1
sin 2 sin 6
3
a
s t t t
| |
= πν + πν
|
π
\ ¹
fondamental
+ harmonique 3
T
t
2
T
b +
b −
( ) ( )
1
4
sin 2
b
s t t = πν
π
fondamental
T
t
2
T
b +
b −
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
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Exemple d’un signal triangulaire pair
Analyse de Fourier
Considérons un signal triangulaire symétrique d’amplitude a, de valeur moyenne nulle, « en moins
cosinus ».

Du fait de sa parité, cette fonction a un développement de Fourier en cosinus. Il existe une symétrie
supplémentaire : la fonction translatée d’un quart de période est une fonction paire. Cela implique que les
coefficients de Fourier d’ordre pair sont nuls. Tous calculs faits, le développement en série de Fourier de
cette fonction triangle s’écrit :
( ) ( )
2 1
1
cos 2 1
k
k
s t a k t


=
= − ω (
¸ ¸ ∑
avec
( )
2 1 2 2
8 1
2 1
k
a
a
k

= −
π


Le spectre correspond à des valeurs efficaces
( )
2 1
2 1 2 2
4 2 1
2 2 1
k
k
a
a
S
k


= =
π

décroissant en
2
1
n
, tandis
que les phases ont pour valeur
2 1 k−
ϕ = π.
( ) ( )
2 1 2 1
1
2 cos 2 1
k k
k
s t S k t

− −
=
= − ω + ϕ (
¸ ¸ ∑



( ) s t
T
t
a + −
a − −
spectre en fréquence de la fonction triangle « en sinus »
n
S
a
n
ϕ
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
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Synthèse de Fourier
Réciproquement, nous pouvons reconstituer le signal initial en faisant la somme des différentes
harmoniques. Les graphes suivants correspondent aux sommes partielles ( )
N
s t de la série de Fourier de
la fonction triangle, limitées à la somme des N premières harmoniques non nulles, soit :
( ) ( )
( )
( )
2 1 2 1 2 2
1 1
8 1
2 cos 2 1 cos 2 1
2 1
N N
N k k
k k
a
s t S k t k t
k
− −
= =
= − ω + ϕ = − − ω ( (
¸ ¸ ¸ ¸
π

∑ ∑

Au fur et à mesure que nous prenons en compte un plus grand nombre d’harmoniques de rang élevé, nous
observons une convergence de la série vers le signal triangulaire d’origine. Cette convergence est bien
plus efficace que dans le cas d’une fonction « créneau ».



Remarque : la dérivée de la fonction triangle paire ci-dessus est proportionnelle à la fonction créneau
impaire étudiée précédemment. La pente des triangles a pour valeur
4
4
a
a
T
= ν .
( )
( )
( )
( )
2 2 2
1 1
cos 2 1
8 1 8 1
sin 2 1
2 1
2 1
k k
d k t ds t
a a
k t
dt dt k
k
∞ ∞
= =
− ω (
¸ ¸
= − = ω − ω (
¸ ¸
π π −

∑ ∑

En posant
2a
b
ω
=
π
, nous retrouvons bien le développement de Fourier de la fonction créneau impaire.
T
t
2
T
( ) ( ) ( ) ( )
3 2 2 2
8 1 1
cos 2 cos 6 cos 10
3 5
a
s t t t t
| |
= − πν + πν + πν
|
π
\ ¹
fondamental
+ harmonique 3
+ harmonique 5
a +
a −
( ) ( ) ( )
2 2 2
8 1
cos 2 cos 6
3
a
s t t t
| |
= − πν + πν
|
π
\ ¹
fondamental
+ harmonique 3
T t
2
T
a +
a −
( ) ( )
1 2
8
cos 2
a
s t t = − πν
π
fondamental
T t
2
T
a +
a −
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
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3.3. Puissance, relation de Parseval
Théorème de Parseval
Nous admettrons, sans démonstration, le théorème suivant :
La valeur moyenne du carré d’une fonction périodique, aussi bien nommée « carré de sa valeur
efficace », est égale à la somme des carrés des valeurs efficaces de chaque terme de son
développement en série de Fourier.
( (( ( ) )) ) ( (( ( ) )) ) ( (( ( ) )) )
2 2
2 2 2
1 1 0
2 cos
n n n n
n n n
s t s S n t s t S s S S
∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞
= = = = = = = = = = = =
= + ω + ϕ = + ω + ϕ = + ω + ϕ = + ω + ϕ ⇒ ⇒⇒ ⇒ = = + = = = + = = = + = = = + =
∑ ∑ ∑ ∑ ∑ ∑ ∑ ∑ ∑ ∑ ∑ ∑

Remarque : si le développement en série de Fourier est exprimé en cosinus et sinus, le théorème s’énonce
de la même façon, les carrés des valeurs efficaces des termes en cosinus et sinus étant respectivement,
avec les notations d’usage,
2
2
n
a
et
2
2
n
b

( ) ( )
2 2
2 2
2
1 1 1
cos sin
2
n n
n n
n n n
a b
s t s a n t b n t s t S s
∞ ∞ ∞
= = =
+
= + ω + ω ⇒ = = +
∑ ∑ ∑

Si le développement est exprimé en exponentielles imaginaires, alors le théorème de Parseval s’écrit tout
simplement : ( ) ( )
2 2
2 in t
n n
n n
s t c e s t S c
∞ ∞
ω
=−∞ =−∞
= ⇒ = =
∑ ∑

Interprétation en terme de puissance
Une conséquence immédiate du théorème de Parseval est la suivante : La puissance moyenne dissipée par
effet Joule dans une résistance par un courant périodique quelconque est égale à la somme des puissances
moyennes dissipées par sa composante continue, son terme fondamental et chacune de ses harmoniques.
Voici une autre façon équivalente d’exprimer cette loi :
Le carré de la valeur efficace d’un courant périodique quelconque est égal à la somme des
carrés des valeurs efficaces des toutes les composantes de son développement en série de
Fourier.
Exemple : considérons la fonction triangle étudiée précédemment dont nous connaissons le
développement en série de Fourier.
( )
( )
( )
( )
( )
2 2 2 2
1 1
8 1 4 2 1
cos 2 1 2 cos 2 1
2 1 2 1
k k
a a
s t k t k t
k k
∞ ∞
= =
= − − ω = − ω + π ( (
¸ ¸ ¸ ¸
π π
− −
∑ ∑

D’après le théorème de Parseval, le carré se sa valeur efficace est donné par la limite d’une série :
( )
2
2
2 2
1
4 2 1
2 1
k
a
S
k

=
| |
= |
|
π

\ ¹


« MAPLE » sait calculer cette série et retrouver ainsi le résultat démontré à la première section de ce
chapitre. Et vous ?
> uk:=4*a*sqrt(2)/Pi^2/(2*k-1)^2:
serie:=uk^2,k=1..infinity:
Sum(serie)=sum(serie);
=

= k 1

|
\

|
¹
|
|
|
32 a
2
π
4
( ) − 2 k 1
4
a
2
3

ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 10 sur 25
3.4. Filtrage d’un signal périodique
Effet d’un filtre linéaire sur la composition spectrale
Par définition de la linéarité, l’action d’un filtre sur une combinaison linéaire de signaux d’entrée et de
leurs dérivées est égale à la même combinaison linéaire des réponses du filtre à chacun des signaux
individuels. Cela se traduit par cette propriété de linéarité sur » des amplitudes complexes :
e s e s
, ,
n n n k n n n
n n
u u k u u → ∀ ⇒ α → α ∀α ∈
∑ ∑
»
Si nous connaissons la réponse du filtre à chaque composante sinusoïdale du signal d’entrée, c’est-à-dire
si nous en connaissons la fonction de transfert ( ) H jω , nous pouvons en déduire la réponse du filtre à
n’importe quel signal périodique de période
2
T
π
=
ω
dont nous connaissons la décomposition de Fourier.
( ) ( ) ( ) ( )
( )
( )
e e0 e0 e e s s0 s0 s s
1 1
s e
s e
cos 2 cos cos 2 cos
avec
arg
n n n n
n n
n n
n n
u t U U n t u t U U n t
U U H jn
H jn
∞ ∞
= =
= ϕ + ω + ϕ ⇒ = ϕ + ω + ϕ
¦ = × ω
¦
´
ϕ = ϕ + ω (
¦ ¸ ¸ ¹
∑ ∑

Filtrage passe-bas : isolation de la composante continue
Un filtre passe-bas idéal aurait une fonction de transfert égale à 1 pour les fréquences inférieures à sa
fréquence de coupure et une fonction de transfert nulle pour les fréquences supérieures. Ce filtre idéal
n’existe pas, mais l’on s’en rapproche d’autant plus que l’on choisit un filtre linéaire d’ordre élevé.
A titre d’exemple, nous allons examiner l’action d’un filtre passe-bas du premier ordre sur une tension
sinusoïdale redressée double alternance dont le chronogramme et le spectre sont représentés ci-après :

Une telle tension est obtenue en appliquant une tension sinusoïdale de période 2T aux bornes d’un pont
de diodes dans le but de réaliser une source continue à partir d’une source sinusoïdale.
Représentation temporelle Spectre de Fourier
e max n
U u ( )
e
u t
max
u −
0 2 T T t
en
ϕ
( )
( )
e max max 2
1
e0 e
1
2 1 4
sin cos
4 1
2 cos
n
n n
n
t
u t u u n t
T n
U U n t

=

=
π | |
= = − ω
|
π π −
\ ¹
= + ω + ϕ


ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 11 sur 25
La valeur efficace du signal est la même que celle d’un signal sinusoïdal de même amplitude, soit
max
2
u
.
La composante continue a pour valeur
max
e0
2u
U =
π
, ce qui correspond à 81 % de la puissance du signal.
Le fondamental a pour valeur efficace
e1 max
2 2
3
U u =
π
, ce qui correspond à 18 % de la puissance du
signal. (Rappelons, selon le théorème de Parseval, que cette contribution à la puissance est
proportionnelle au carré de la valeur efficace correspondante).
L’ensemble des harmoniques ne pèse donc que pour moins de 1 % de la puissance du signal.
Le but recherché étant d’obtenir une tension qui se rapproche le plus possible d’une tension continue, on
réalise un filtrage passe-bas avec une pulsation de coupure très petite devant la « pulsation » du signal :
c
2
T
π
ω
Nous utilisons un filtre passe-bas du premier ordre dont la fonction de transfert a pour expression
( )
1
1
H j
j x
ω =
+
, avec
c
x
ω
=
ω
.
Voici le résultat du filtrage, calculé à l’aide d’un outil informatique, dans deux cas :
1) On choisit
c
2
T
π
ω = : en conséquence de ce mauvais choix, le filtrage est insuffisant. Toutefois, on
peut considérer avec une bonne approximation que l’ondulation résiduelle se limite au fondamental
dont l’amplitude est égale à l’amplitude du fondamental du signal d’entrée, à savoir
max
4
3
u
π
, multipliée
par le module de la fonction de transfert pour la pulsation de coupure, à savoir 1 2 . La phase est
égale à la phase du fondamental plus l’argument de H, soit
3
4 4
π π
ϕ = π− = .

Représentation temporelle Spectre de Fourier
( )
s
u t
0 2 T T t
sn
ϕ
( )
max
s
2 2 2 3
1 cos
3 4
u t
u t
T
| |
π π | |
= + + +
|
|
|
π
\ ¹
\ ¹

max
u
s max n
U u H
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 12 sur 25
Pour cette valeur de
c
ω , le taux d’ondulation après filtrage, rapport de l’amplitude de l’ondulation
résiduelle à la valeur moyenne du signal est voisine de
2
3
. On remarque toutefois que l’ondulation
n’est pas vraiment sinusoïdale : comme on l’indique le spectre, l’harmonique 2 est encore visible.
2) On choisit
c
1 2
20 T
π
ω = : le filtrage est bien meilleur.

Pour cet valeur de
c
ω , le taux d’ondulation après filtrage, rapport de l’amplitude de l’ondulation
résiduelle à la valeur moyenne du signal est voisine de
2
0, 033
3 20
− ≈ −
×
. C’est déjà beaucoup
mieux, mais encore tout à fait intolérable pour certaines utilisations électroniques.
Si l’on choisit
c
k
ω
ω = , avec k très grand par rapport à l’unité, l’amplitude de l’ondulation est divisée
par k . Le signal filtré a alors une expression approchée :
( )
max
s
2 2 2
1 sin
3
u t
u t
k T
π | |
≈ −
|
π
\ ¹

Remarque générale : dans un filtrage passe-bas la réponse est très proche de la somme d’une fonction
constante à laquelle on ajoute un nombre fini de fonctions sinusoïdales. Une telle fonction est continue et
à dérivées de tous ordres continues. Le filtrage passe-bas fait disparaître les discontinuités de tous
ordres.
Filtrage passe-haut : élimination de la composante continue
Un filtre passe-haut idéal aurait une fonction de transfert égale à 1 pour les fréquences supérieures à sa
fréquence de coupure et une fonction de transfert nulle pour les fréquences inférieures. Ce filtre idéal
n’existe pas, mais l’on s’en rapproche d’autant plus que l’on choisit un filtre linéaire d’ordre élevé.
A titre d’exemple, nous allons examiner l’action d’un filtre passe-haut du second ordre sur une tension en
forme de rampe linéaire dont le chronogramme et le spectre sont représentés ci-dessous :
Représentation temporelle Spectre de Fourier
( )
s
u t
0 2 T T t
sn
ϕ
max
u
s max n
U u
H
( )
max
s
2 1 2
1 sin
30
u t
u t
T
π | |
≈ −
|
π
\ ¹
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 13 sur 25

Nous utilisons un filtre passe-haut du second ordre, de type « Butterworth », dont la fonction de transfert
a pour expression ( )
2
1
2 1
1
H j
jx x
ω =
+ −
, avec
c
x
ω
=
ω
.
Voici le résultat du filtrage, calculé à l’aide d’un outil informatique, dans deux cas :
1) La pulsation de coupure du filtre est petite devant la pulsation du fondamental
c
1 2
5 T
π
ω = :

Représentation temporelle
s max n
U u ( )
s
u t
0 2 T T t
max
2
u

max
2
u
+
H
sn
ϕ
Spectre de Fourier
Représentation temporelle Spectre de Fourier
( )
e
u t
0 2 T T t
en
ϕ
( )
e max max
0
1
1 sin
2
t T
n
t n t
u t u u
T n

< <
=
| | ω
= − = − −
|
π
\ ¹

max
u −
e max n
U u
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 14 sur 25
Le premier effet est évident : la composante continue est supprimée, nous avons à faire, après le
filtrage passe-haut, à un signal de valeur moyenne nulle. La fréquence de coupure du filtre étant très
basse par rapport à la fréquence du fondamental, celui-ci est pratiquement transmis sans aucune
atténuation et il en est de même a fortiori pour toutes les harmoniques.
2) On choisit
c
2
T
π
ω = :

Nous observons de la même façon l’élimination de la composante continue : nous avons toujours à faire,
après le filtrage passe-haut, à un signal de valeur moyenne nulle. Cependant, cette fois, la fréquence de
coupure est telle que le fondamental et les premières harmoniques sont atténués et cela a pour effet de
déformer la rampe qui n’est plus linéaire. Nous constatons que la discontinuité de la fonction est
inchangée : le « gap » entre la valeur minimale et la valeur maximale a la même valeur
max
u qu’avant le
filtrage passe-haut.
Remarque générale : les discontinuités de tous ordres, aussi bien de la fonction elle-même que de ses
dérivées, sont le fait des harmoniques de rangs les plus élevées et celles-ci ne sont pas affectées par un
filtrage passe-haut. Le filtrage passe-haut conserve les discontinuités de tous ordres.
Filtrage passe-bande : isolation du fondamental
Un filtre passe-bande idéal aurait une fonction de transfert égale à 1 pour les fréquences comprises dans
sa bande passante et une fonction de transfert nulle pour les fréquences extérieures à cette bande. Bien
sûr, ce filtre idéal n’existe pas et les filtres réels ont des caractéristiques plus sophistiquées.
A titre d’exemple, nous allons examiner l’action d’un filtre passe-bande du second ordre sur une tension
alternative constituée d’une succession périodique de morceaux d’exponentielles décroissantes et
croissantes.
Cette tension ( )
e
u t est obtenue aux bornes d’un condensateur de capacité C soumis à une tension créneau
rectangulaire d’amplitude
g
0 u ⋅ ⋅ et de période T à travers une résistance R. On pose RC τ = . Le
chronogramme et le spectre de ( )
e
u t sont représentés ci-après dans le cas particulier 2 T τ = π . On
remarque qu’il n’y a pas d’harmoniques de rang pair. Sauriez-vous le démontrer ?
Représentation temporelle Spectre de Fourier
s max n
U u
( )
s
u t
0 2 T T t
sn
ϕ
max
2
u

max
2
u
+
H
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 15 sur 25

Afin d’extraire de ce signal la composante fondamentale, nous allons lui appliquer un filtre passe-bande
du second ordre de fréquence centrale égale précisément à la fréquence du fondamental.
La fonction de transfert a pour expression ( )
1
1
1
H j
j Q x
x
ω =
| |
+ −
|
\ ¹
, avec
2
T
x
ω
=
π
.
Voici le résultat du filtrage, calculé à l’aide d’un outil informatique, pour deux valeurs différentes du
facteur de qualité Q :
1) Choisissons 2 Q = .

Représentation temporelle Spectre de Fourier
( )
s
u t
0 2 T T t
sn
ϕ
g
2
u
+
g
2
u

H
Représentation temporelle Spectre de Fourier
e g n
U u
( )
e
u t
0 2 T T t
en
ϕ
( )
( ) ( )
( )
g
e
g
2
1 pour 0
2
pour
2 2
avec
1
t
T
T
u f t t
u t
T T
u f t t T
e
f t
e

τ

τ
¦
− < <
¦
¦
=
´
| |
¦
− < <
|
¦
\ ¹ ¹
=
+
g
u +
s g n
U u
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 16 sur 25
Le filtrage est alors quasiment satisfaisant si l’on a pour objectif d’isoler le fondamental. Bien sûr la
composante continue est éliminée et tout juste reste-t-il un soupçon d’harmonique 3. A fortiori, le
filtrage serait encore meilleur pour de plus grandes valeurs de Q.
N.B. Dans le cas particulier
2
T
τ =
π
, le terme fondamental a pour expression :
g
2 2
sin
4
t
u
T
π π | |

|
π
\ ¹

2) Choisissons 0, 2 Q = .

Si l’on a pour objectif d’isoler le fondamental, il est clair que le filtrage est insuffisant. Cependant la
composante continue est éliminée ainsi que les composantes des ordres les plus élevés : le signal filtré
est continu (c’était déjà le cas) à dérivée continue (ce n’était pas le cas).
Filtrage coupe-bande
Un filtre coupe-bande idéal aurait une fonction de transfert nulle pour les fréquences comprises dans sa
bande interdite et une fonction de transfert égale à 1 pour les fréquences extérieures à cette bande. Bien
sûr, ce filtre idéal n’existe pas et les filtres réels ont des caractéristiques plus sophistiquées.
De tels filtres sont fréquemment utilisés en électronique en particulier pour éliminer toute trace de 50 Hz
et de 100 Hz des sources d’énergie continue issues d’une alimentation secteur.
3.5. Caractère dérivateur d’un filtre
Dérivateur idéal
Un filtre dérivateur parfait délivrerait idéalement un signal de sortie proportionnel à la dérivée du signal
d’entrée.
( )
( )
e
s
du t
u t K
dt
=
Le coefficient K est homogène à un temps. Si ce coefficient est négatif, on doit plutôt parler de dérivateur
inverseur.
Représentation temporelle Spectre de Fourier
s g n
U u
( )
s
u t
0 2 T T t
sn
ϕ
g
2
u
+
g
2
u

H
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 17 sur 25
Nous savons qu’il faudrait pour cela que la fonction de transfert soit de la forme ( ) H j j K ω = ω , ce qui
correspond à un diagramme de Bode en amplitude, rectiligne et de pente positive 20 dB/ décade + .
La phase de la fonction de transfert est égale, pour toute fréquence, à
2
π
+ (
2
π
− pour un dérivateur
inverseur).

Exemples de réalisation
Un filtre dérivateur idéal, dont la fonction de transfert est proportionnelle à jω, diverge par conséquent
en hautes fréquences.
Concrètement un tel filtre dérivateur idéal n’existe pas, mais nous savons en réaliser qui se rapprochent de
cette propriété avec une excellente approximation dans un domaine de fréquence toujours limité par
une fréquence de coupure haute.
C’est le cas des filtres passe-haut du premier ordre considérés très en deçà de leur fréquence de coupure :
0
0
0
0
0
1
1
H
H j H
j
ω ω
ω
=
ω
+
ω
ω


C’est le cas également des filtres passe-bande du second ordre considérés très en deçà de leur fréquence
centrale :
0
0 0
0 0
0
1
H H
H j
Q
jQ
ω ω
ω
=
ω | | ω ω
+ −
|
ω ω
\ ¹


Remarque : dans l’approximation d’un amplificateur opérationnel idéal, le montage inverseur ci-dessous
délivre en sortie une tension ( )
s
u t proportionnelle à la dérivée du signal d’entrée.
( )
( )
e
s
du t
u t RC
dt
= −
ϕ
0
2
π
+
20 dB/ + décade
0
20 −
20 +
40 −
dB
H
0,1 1 10 ( ) lg Kω ( ) lg Kω
40 +
0,1 1 10
π
2
π

−π
diagramme de Bode d'un dérivateur parfait
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 18 sur 25

( )
dB
20log
2
H RC
H j jRC
= ω ¦
¦
ω = − ω⇒
´ π
ϕ = −
¦
¹

Ce montage fonctionne très bien et nous pourrions penser avoir ainsi réalisé un dérivateur inverseur idéal.
Mais c’est oublier les limites de fonctionnement de l’amplificateur opérationnel :
1) fondamentalement un A.O. est un filtre passe-bas : il existe une fréquence de coupure haute et au-
delà ce cette fréquence, l’amplificateur renvoie un signal atténué et déphasé.
2) Tout aussi fondamentalement, l’A.O. est limité par les saturations de tension en sortie : en aucun
cas il ne saurait être question de dépasser en sortie un intervalle de tension
sat sat
V V − ⋅ ⋅ + dont
l’amplitude
sat
V est toujours inférieure à la tension d’alimentation de l’amplificateur.
Action d’un filtre dérivateur sur un signal périodique
Le développement de Fourier de la dérivée d’un signal périodique est égal à la somme des dérivées du
fondamental et des harmoniques :
( ) ( )
( )
1 1
2 cos 2 cos
2
n n n n
n n
ds t
s t s S n t n S n t
dt
∞ ∞
= =
π | |
= + ω + ϕ ⇒ = ω ω + ϕ +
|
\ ¹
∑ ∑

Bien sûr, la valeur moyenne disparaît dans l’opération de dérivation. Les valeurs efficaces du fondamental
et des harmoniques sont multipliées par nω tandis que les phases sont incrémentées de
2
π
.
Remarque : la continuité n’est pas nécessairement conservée dans une opération de dérivation (il existe
des fonctions continues à dérivées discontinues). Cela se traduit en terme de spectre par le fait qu’après
dérivation les hautes fréquences prennent un poids plus important.
Attention ! Toutes les fonctions intégrables (condition d’existence d’un développement de
Fourier) ne sont pas dérivables. Autrement dit, il existe des fonctions admettant un
développement en série de Fourier dont la dérivée n’est pas définie en tout point et n’admet
donc pas de développement de Fourier : il suffit de prendre pour exemple la fonction
« créneau ». La dérivée d’un signal rectangulaire idéal serait nulle en tout point et infinie aux
instants où se produit le changement de niveau. Un tel comportement est descriptible dans le
cadre mathématique de la théorie des distributions qui sera étudiée en second cycle
universitaire. On dit alors que la dérivée d’une fonction créneau est une distribution
d’impulsions de Dirac en peigne alterné.
e
u
s
u

C
R
( )
1
R
H j jRC
jC
ω = − = − ω
ω
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 19 sur 25
Exemple 1 : dérivation d’un signal « triangulaire » par un filtre passe-haut du premier ordre
Réalisons le montage électrique suivant :

Un générateur basse fréquence délivrant un signal triangulaire « en moins cosinus » alimente une cellule
CR passe-haut. On observe à l’oscilloscope le signal de sortie, à savoir la tension aux bornes de la
résistance. La résistance R est très grande par rapport à la résistance interne du générateur si bien que
celui-ci peut être assimilé à un générateur idéal de tension.
La théorie nous dit que les régimes de charge du condensateur imposent un courant ( ) i t et, par
conséquent, une tension ( )
s
u t continus qui soient des fonctions exponentielles du temps de constante de
temps RC τ = alternativement croissantes puis décroissantes sur chaque demi période.
Si la période T du signal triangulaire est égale à 30τ (premier cas de figure ci-dessous), ce régime
exponentiel est parfaitement observable. Le signal de sortie ne ressemble en rien à la dérivée du signal
d’entrée et c’est bien normal : sur le fondamental déjà le filtre n’agit pas dans son domaine dérivateur,
alors a fortiori les harmoniques sont-elles à peine modifiées par ce filtre.
Si la période T du signal triangulaire est égale à 100τ (deuxième cas de figure ci-dessous), le signal de
sortie commence à ressembler à la dérivée du signal d’entrée.
Si la période T du signal triangulaire est égale à 300τ (troisième cas de figure ci-dessous), le signal de
sortie s’identifie pratiquement à la dérivée du signal d’entrée : les temps de commutation sont si bref que
le signal a une allure quasi rectangulaire. Nous constatons toutefois que ceci a été obtenu au prix d’une
forte atténuation du signal : le comportement dérivateur du filtre passe-haut du premier ordre est d’autant
meilleur que la division de tension entre l’entrée et la sortie se fait importante.

( )
s
u t ( )
s
u t ( )
s
u t
t
t t
30 T = τ 100 T = τ 300 T = τ
m
n
S
u
n
ϕ
n
ϕ
n
ϕ
m
n
S
u
m
n
S
u
m
0,1u
m
0,1u −
m
0,1u
m
0,1u −
m
0,1u
m
0,1u −
( )
s
u t
C
R
( )
e
u t
générateur
« B.F. »
( )
e
u t
T
t
m
u + −
m
u − −
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 20 sur 25
Exemple 2 : dérivation d’un signal « créneau » par un filtre passe-haut du premier ordre
Réalisons le montage électrique suivant :

Un générateur basse fréquence délivrant un signal rectangulaire « en sinus » alimente une cellule CR
passe-haut. On observe à l’oscilloscope la tension aux bornes de la résistance. La résistance R est très
grande par rapport à la résistance interne du générateur si bien que celui-ci peut être assimilé à un
générateur idéal de tension.
Pour une telle excitation, fonction discontinue du temps, les régimes de charge du condensateur imposent
un courant ( ) i t et, par conséquent, une tension ( )
s
u t discontinue qui correspond pour chaque demi
période à une fonction exponentielle du temps, de constante de temps RC τ = , alternativement
décroissante puis croissante.
Si la période T du signal rectangulaire est égale à 30τ (premier cas de figure ci-dessous), ce régime
exponentiel est parfaitement observable.
Si la période T du signal rectangulaire est égale à 100τ (deuxième cas de figure ci-dessous), le signal sera
décrit comme constitué d’impulsions alternativement positives et négatives.
Si la période T du signal rectangulaire est égale à 300τ (troisième cas de figure ci-dessous), les temps de
commutation sont si bref que l’on ne distingue pratiquement plus la largeur des impulsions. Dans ce
dernier cas le signal de sortie est très fortement atténué.

( )
s
u t
C
R
( )
e
u t
générateur
« B.F. »
( )
e
u t
T
t
m
u + −
m
u − −
t t t
30 T = τ 100 T = τ 300 T = τ
m
n
S
u
n
ϕ
n
ϕ
n
ϕ
m
n
S
u
m
n
S
u
( )
s
u t
m
2u
( )
s
u t
m
2u
( )
s
u t
m
2u
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 21 sur 25
Pour les électroniciens les fonctions « créneau » ne sont exactement rectangulaires et leurs dérivées sont
des peignes d’impulsions alternativement positives et négatives dont la durée est d’autant plus petite que
les temps de commutation des créneaux sont petits. Dans ce sens là, nous pouvons dire que nous avons
obtenu la dérivée de la fonction créneau, fortement atténuée.
Remarque : observons que le spectre en fréquence du peigne d’impulsions correspond à des valeurs
efficaces identiques pour le fondamental et toutes les harmoniques. Il faudrait aller chercher des
harmoniques de rang très élevé pour voir leurs amplitudes décroître avec leur rang n.
3.6. Caractère intégrateur d’un filtre
Intégrateur idéal
Un filtre intégrateur parfait délivrerait idéalement un signal de sortie proportionnel à la primitive du
signal d’entrée.
( ) ( )
s e
u t K u t dt =


Le coefficient K doit cette fois être homogène à l’inverse d’un temps. Si ce coefficient est négatif, on doit
plutôt parler d’intégrateur inverseur.
A priori, dans le cas de fonctions périodiques, si la valeur moyenne du signal n’est pas nulle, cette
primitive diverge et nous ne saurions réaliser de filtre qui présente en sortie une tension divergente.
La question de l’intégration ne se pose donc que pour un signal de valeur moyenne nulle. Nous savons
qu’il faudrait pour cela que la fonction de transfert soit de la forme ( )
K
H j
j
ω =
ω
, ce qui correspond à un
diagramme de Bode en amplitude, rectiligne et de pente négative 20 dB/ décade − .
La phase de la fonction de transfert est égale, pour toute fréquence, à
2
π
− (
2
π
+ pour un intégrateur
inverseur).

ϕ
0
2
π
+
20 dB/ − décade
0
20 −
20 +
40 −
dB
H
0,1 1 10
( ) lg
K
ω
40 +
0,1 1 10
π
2
π

−π
( ) lg
K
ω
diagramme de Bode d'un intégrateur parfait
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 22 sur 25
Exemples de réalisation
Un filtre intégrateur idéal, dont la fonction de transfert est inversement proportionnelle à jω, diverge par
conséquent en basses fréquences.
Concrètement un tel filtre intégrateur idéal n’existe pas, mais nous savons en réaliser qui se rapprochent
de cette propriété avec une excellente approximation dans un domaine de fréquence toujours limité
par une fréquence de coupure basse.
C’est le cas des filtres passe-bas du premier ordre considérés très au delà de leur fréquence de coupure :
0
0 0 0
0
1
H H
H
j
j
ω ω
ω
=
ω
ω
+
ω


C’est le cas également des filtres passe-bande du second ordre considérés très au delà de leur fréquence
centrale :
0
0 0 0
0
0
1
1
H H
H
Q j
jQ
ω ω
ω
=
ω | | ω ω
+ −
|
ω ω
\ ¹


Remarque : en inversant le condensateur et la résistance dans le montage dérivateur, nous devrions
logiquement obtenir une fonction d’intégration :
( ) ( )
s e
1
u t u t dt
RC
= −



( )
dB
20log
1
2
H RC
H j
jRC
= − ω ¦
¦
ω = − ⇒
´ π
ω ϕ = +
¦
¹

Un filtre qui aurait une telle fonction de transfert serait idéalement un filtre intégrateur inverseur.
En réalité un tel montage ne fonctionne pas. La moindre tension continue présente à l’entrée est
indéfiniment intégrée et provoque la saturation de l’A.O. Toutefois, il est possible de réaliser une fonction
d’intégrateur pourvu qu’elle soit limitée par une fréquence de coupure basse. Il suffit pour cela de mettre
une résistance en parallèle avec le condensateur pour constituer un filtre passe-bas du premier ordre.
e
u
s
u

C
R
( )
1
1 jC
H j
R jRC
ω
ω = − = −
ω
Ce montage ne fonctionne pas !
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 23 sur 25
Action d’un filtre intégrateur sur un signal périodique
Le développement de Fourier des primitives d’un signal périodique est égal à la somme des primitives du
fondamental et des harmoniques et d’une fonction affine du temps dont la pente est égale à la valeur
moyenne du signal :
( ) ( ) ( )
1 1
2 cos 2 cos
2
te n
n n n
n n
S
s t s S n t s t dt s t C n t
n
∞ ∞
= =
π | |
= + ω + ϕ ⇒ = + + ω + ϕ −
|
ω
\ ¹
∑ ∑


Comme nous l’avons déjà vu, la question de l’intégration ne se pose que pour un signal de valeur
moyenne nulle. La réponse du filtre intégrateur à un signal périodique sera alors elle-même périodique.
Exemple 1 : intégration d’un signal « créneau » par un filtre passe-bas du premier ordre
Réalisons le montage électrique suivant :

Un générateur basse fréquence délivrant un signal rectangulaire « en sinus » alimente une cellule RC
passe-bas. On observe à l’oscilloscope la tension aux bornes du condensateur.
Pour une telle excitation, fonction discontinue du temps, les régimes de charge et de décharge du
condensateur sont des fonctions exponentielles du temps, de constante de temps RC τ = , alternativement
croissante puis décroissante.

( )
s
u t
C
R
( )
e
u t
générateur
« B.F. »
( )
e
u t
T
t
m
u + −
m
u − −
( )
s
u t
( )
s
u t ( )
s
u t
m
2
u
t t t
3 T = τ T = τ 0, 3 T = τ
m
n
S
u
n
ϕ
n
ϕ
n
ϕ
m
n
S
u
m
n
S
u
m
2
u
m
2
u
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 24 sur 25
Si la période T du signal rectangulaire est égale à 3τ (premier cas de figure ci-dessus), ce régime
exponentiel est parfaitement observable.
Si la période T du signal rectangulaire est égale à τ (deuxième cas de figure ci-dessus), les régimes
exponentiels étant prématurément interrompus, le signal de sortie est presque triangulaire.
Si la période T du signal rectangulaire est égale à 0, 3τ (troisième cas de figure ci-dessus), nous ne
percevons plus de différence entre l’exponentielle et sa forme linéaire équivalente. Le signal de sortie du
filtre peut être considéré comme un signal triangulaire « en moins cosinus », primitive harmonique de la
fonction créneau « en sinus ». La cellule RC se comporte bien en intégrateur, mais nous constatons ici
encore que cela se fait d’autant mieux que le signal de sortie est fortement atténué.
Exemple 2 : intégration d’un signal « triangulaire » par un filtre passe-bas du premier ordre
Réalisons le montage électrique suivant :

Un générateur basse fréquence délivrant un signal triangulaire « en cosinus » alimente une cellule RC
passe-bas. On observe à l’oscilloscope la tension aux bornes du condensateur.

Si la période T du signal triangulaire est égale à 3τ (premier cas de figure ci-dessous), le signal de sortie
du filtre n’a que peu de ressemblance avec l’intégrale du signal d’entrée : l’examen du spectre nous
montre que c’est principalement le fondamental qui n’est pas intégré.
( )
s
u t
C
R
( )
e
u t
générateur
« B.F. »
( )
e
u t
T
t
m
u + −
m
u − −
( )
s
u t
( )
s
u t ( )
s
u t
m
0, 3u
t
t
t
3 T = τ T = τ 0, 3 T = τ
m
n
S
u
n
ϕ
n
ϕ
n
ϕ
m
n
S
u
m
n
S
u
m
0, 3u
m
0, 3u
ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux
JLH 30/03/2008 Page 25 sur 25
Si la période T du signal rectangulaire est égale à 0, 3τ (troisième cas de figure ci-dessous), le signal de
sortie du filtre est une fonction impaire « en sinus » qui est constituée en réalité par des arcs de parabole
raboutés par continuité et continuité de la dérivée première : il s’agit d’une primitive de la fonction
triangulaire.
La cellule RC se comporte bien en intégrateur, mais nous constatons ici encore que cela se fait d’autant
mieux que le signal de sortie est fortement atténué.

ÉLECTRONIQUE

Chapitre 3

Signaux périodiques non sinusoïdaux

Exemple : étudions le cas d’un signal triangulaire de période T et de valeur moyenne nulle, défini comme suit : Pour −

T  4t  ≤ t ≤ 0 , s ( t ) = − a  + 1 et pour 2 T 
s (t )
+a −

0≤t ≤

T  4t  , s ( t ) = a  − 1 2 T 

T

t

− −a

Calculons la valeur moyenne du carré :
s
2

1 =S = T
2

+

T 2

T 2

a2  s ( t ) dt =  T  
2

 4t  + 1 dt + T  −  T  2
0

2

+

T 2

0

2 2  4t   2a − 1 dt  =  T   T 

+

T 2

0

a2  4t  − 1 dt =  3 T  s2 = a 3

2

Pour un tel signal, la valeur efficace est égale à l’amplitude divisée par

3 :

S=

3.2. Décomposition en série de Fourier
Spectre en fréquence d’un signal périodique
Théorème de Fourier

Toute fonction périodique intégrable de période T (et de fréquence ν = forme de la somme de sa valeur moyenne

s

1 ) peut s’écrire sous la T et d’une série, éventuellement infinie mais
T T , , 2 3 , T , n ou, ce qui

toujours convergente, de fonctions sinusoïdales de périodes T ,
revient au même, de « pulsations » ω, 2 ω, 3 ω, s(t ) = s +

, n ω,

∑S
n =1

n

 2π n t  2 cos  + ϕn  = s +  T 

∑S
n =1

n

2 cos ( n ω t + ϕ n )

Nous définirons les phases ϕn de telle sorte que les valeurs efficaces S n non nulles soient positives. Le premier terme de la série, de période T égale à la période du signal, s’appelle le terme fondamental tandis que les termes suivants sont qualifiés de termes harmoniques. Remarque : l’amplitude du terme fondamental n’est pas nécessairement la plus importante (sur l’exemple représenté ci-après, c’est l’harmonique n = 3 qui a la plus grande amplitude). Il se peut même que le fondamental ait une amplitude nulle.

L’ensemble des deux graphes représentant sous forme de « bâtons » les coefficients S n d’une part et les phases ϕn d’autre part, en fonction de n s’appelle le spectre fréquentiel du signal temporel. On y ajoute le terme S0 , égal à la valeur absolue de la valeur moyenne du signal, S0 = s , et la phase ϕ0 qui est nulle si la valeur moyenne est positive ou nulle et égale à π si la valeur moyenne est négative.
JLH 30/03/2008 Page 2 sur 25

Cependant. sous la forme : s (t ) = s + ∑S n =1 ∞ n 2 cos ( n ω t + ϕn ) = s + ∑ a cos n ω t + ∑ b sin n ω t n n n =1 n =1 2 d’où l’on déduit : S n 2 = an + bn2 ∞ ∞  a = + S n 2 cos ϕn  avec. il est nécessaire de connaître aussi le spectre des phases.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Attention ! Le spectre des valeurs efficaces permet d’évaluer quelles sont les énergies associées aux différentes harmoniques. pour reconstituer le signal par synthèse additive. Sn s (t ) 0 T 2T t −1 ϕn T Représentation temporelle Spectre de Fourier Expression des coefficients de Fourier La série de Fourier peut aussi bien s’écrire sous la forme d’un développement en cosinus et sinus. bien sûr. les correspondances  n  bn = − S n 2 sin ϕn  Les coefficients an et bn sont alors donnés par les intégrales de Fourier : 2   an = T   b =2  n T  ∫ ∫ [T ] [T ] s ( t ) cos n ω t dt s ( t ) sin n ω t dt Réflexion générale sur les symétries L’intégrale sur une période d’une fonction impaire est nulle. tandis que l’intégrale sur une période d’une T fonction paire est égale à deux fois l’intégrale de 0 à : 2 ∫ f ( t ) = − f ( −t ) ⇒ ∫ f ( t ) = + f ( −t ) ⇒ JLH 30/03/2008 [T ] f ( t ) dt = f = 2 f ( t ) dt = f = 0 ∫ T 2 0 f ( t ) dt [T ] Page 3 sur 25 .

comme nous l’envisageons.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Parité paire Si s ( t ) est une fonction paire. Fonction paire : s ( t ) = + s ( −t ) ⇒ s ( t ) = s + Parité impaire ∑ a cos n ω t n n =1 ∞ Si s ( t ) est une fonction impaire. s ( t ) cos n ω t étant une ∞ fonction impaire. Si s ( t ) . les coefficients cn sont directement liés aux valeurs efficaces S n et à la phase des harmoniques par les relations :  a 2 + b2 S  cn = c− n = n n = n  2 2  arg c = − arg c = ϕ n −n n  JLH 30/03/2008 Page 4 sur 25 . le développement en série complexe s’identifie au développement en cosinus et sinus de la façon suivante : s (t ) = ∑ n =−∞ ∞ cn einωt = s + ∑ n =1 ∞ an cos n ω t + ∑ n =1 ∞ bn sin n ω t = s + ∑ n =1 ∞  an − ibn   2  inωt e +  ∑  n =1 ∞ an + ibn 2  − inωt e  en posant c0 = s . cette série s’écrit : imaginaires. éventuellement doublement infinie mais toujours convergente. alors sa valeur moyenne s est nulle et. On en déduit que les coefficients bn du développement de Fourier en sinus sont nuls pour une telle fonction. En posant ω = T s (t ) = ∑c e n n =−∞ ∞ inωt avec cn = 1 T ∫ [T ] s ( t ) e − inωt dt Les coefficients cn sont a priori complexes. de fonctions exponentielles 2π . alors s ( t ) sin n ω t est une fonction impaire. est une fonction réelle. cn = an − ibn a + ibn * pour n > 0 et cn = n pour n < 0 . on en déduit que les coefficients an du développement de Fourier en cosinus sont nuls. Fonction impaire : s ( t ) = − s ( −t ) ⇒ s ( t ) = ∑ b sin n ω t n n =1 Remarque : le théorème de Fourier s’énonce de façon encore plus simple lorsqu’il est appliqué à des fonctions périodiques de variable réelle à valeur complexe. Toute fonction périodique intégrable de période T peut s’écrire sous la forme d’une série. Nous avons alors c− n = cn 2 2 Toujours pour une fonction s ( t ) réelle.

Il existe une symétrie supplémentaire : la fonction translatée d’un quart de période est une fonction paire.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Exemple d’un signal en créneau impair Analyse de Fourier Considérons une fonction créneau symétrique d’amplitude b . Cela implique que les coefficients de Fourier d’ordre pair sont nuls. « en sinus ». le développement en série de Fourier de cette fonction créneau s’écrit : s (t ) = ∑ k =1 ∞ b2 k −1 sin ( 2k − 1) ωt    avec b2 k −1 2 = b2 k −1 = 4b 1 π 2k − 1 Le spectre correspond à des valeurs efficaces S 2 k −1 = les phases ont toutes la même valeur ϕ2 k −1 = − s (t ) = Sn b 2b 2 1 1 décroissant en . s (t ) +b T t −b Du fait de sa parité. de valeur moyenne nulle. Tous calculs faits. cette fonction a un développement de Fourier en sinus. tandis que π 2k − 1 n π : 2 2 cos ( 2k − 1) ωt + ϕ2 k −1    ∑S k =1 ∞ 2 k −1 ϕn spectre en fréquence de la fonction créneau « en sinus » JLH 30/03/2008 Page 5 sur 25 .

Les graphes suivants correspondent aux sommes partielles sN ( t ) de la série de Fourier de la fonction créneau. limitées à la somme des N premières harmoniques non nulles. nous observons une convergence de la série vers le signal rectangulaire d’origine. s1 ( t ) = +b 4b sin ( 2 πν t ) π fondamental T 2 T t −b s2 ( t ) = +b 4a  1   sin ( 2πνt ) + sin ( 6πνt )  π  3  −b s3 ( t ) = 4a π T 2 T t fondamental + harmonique 3 1 1    sin ( 2πνt ) + sin ( 6πνt ) + sin (10πνt )  3 5   +b −b T 2 T t fondamental + harmonique 3 + harmonique 5 s11 ( t ) = 4a π 1 1   sin ( 2πνt ) + sin ( 6πνt ) + sin (10πνt ) + 3 5  + 1  sin ( 46πνt )  23  +b fondamental + harmonique 3 + harmonique 5 + + harmonique 23 −b T 2 T t JLH 30/03/2008 Page 6 sur 25 . nous pouvons reconstituer le signal initial en faisant la somme des différentes harmoniques. soit : sN ( t ) = ∑ k =1 N S 2 k −1 2 cos ( 2k − 1) ωt + ϕ2 k −1  =   ∑π k =1 N 4b 1 sin ( 2k − 1) ωt   2k − 1  Au fur et à mesure que nous prenons en compte un plus grand nombre d’harmoniques de rang élevé.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Synthèse de Fourier Réciproquement.

le développement en série de Fourier de cette fonction triangle s’écrit : s (t ) = ∑a k =1 ∞ 2 k −1 cos ( 2k − 1) ωt    avec a2 k −1 = − 8a 1 2 π ( 2k − 1)2 Le spectre correspond à des valeurs efficaces S 2 k −1 = que les phases ont pour valeur ϕ2 k −1 = π . s (t ) +a − T t − −a Du fait de sa parité. de valeur moyenne nulle. cette fonction a un développement de Fourier en cosinus. tandis 2 2 π n ( 2k − 1) ∑S k =1 ∞ 2 k −1 2 cos ( 2k − 1) ωt + ϕ2 k −1    Sn a ϕn spectre en fréquence de la fonction triangle « en sinus » JLH 30/03/2008 Page 7 sur 25 . Il existe une symétrie supplémentaire : la fonction translatée d’un quart de période est une fonction paire. s (t ) = a2 k −1 2 = 4a 2 1 1 décroissant en 2 . Tous calculs faits. Cela implique que les coefficients de Fourier d’ordre pair sont nuls.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Exemple d’un signal triangulaire pair Analyse de Fourier Considérons un signal triangulaire symétrique d’amplitude a. « en moins cosinus ».

nous pouvons reconstituer le signal initial en faisant la somme des différentes harmoniques. nous observons une convergence de la série vers le signal triangulaire d’origine. π Page 8 sur 25 JLH 30/03/2008 . T ∞ ∞ d cos ( 2k − 1) ωt  ds ( t ) 8a 1 8a 1  = = − 2 ω sin ( 2k − 1) ωt  2   dt π ( 2k − 1) dt π 2 2k − 1 k =1 k =1 ∑ ∑ En posant 2a ω = b . Les graphes suivants correspondent aux sommes partielles sN ( t ) de la série de Fourier de la fonction triangle. nous retrouvons bien le développement de Fourier de la fonction créneau impaire. La pente des triangles a pour valeur = 4a ν . soit : sN ( t ) = ∑ k =1 N S2 k −1 2 cos ( 2k − 1) ωt + ϕ2 k −1  =   ∑− π k =1 N 8a 2 1 ( 2k − 1) 2 cos ( 2k − 1) ωt    Au fur et à mesure que nous prenons en compte un plus grand nombre d’harmoniques de rang élevé. +a s1 ( t ) = − 8a cos ( 2 πν t ) π2 fondamental T 2 T t −a +a s2 ( t ) = − 8a  1  cos ( 2πνt ) + 2 cos ( 6πνt )  2  π  3  fondamental + harmonique 3 T 2 T t −a +a s3 ( t ) = − 8a π2 1 1    cos ( 2πνt ) + 2 cos ( 6πνt ) + 2 cos (10πνt )  3 5   fondamental + harmonique 3 + harmonique 5 T 2 T t −a Remarque : la dérivée de la fonction triangle paire ci-dessus est proportionnelle à la fonction créneau 4a impaire étudiée précédemment. limitées à la somme des N premières harmoniques non nulles.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Synthèse de Fourier Réciproquement. Cette convergence est bien plus efficace que dans le cas d’une fonction « créneau ».

infinity: Sum(serie)=sum(serie). Voici une autre façon équivalente d’exprimer cette loi : Le carré de la valeur efficace d’un courant périodique quelconque est égal à la somme des carrés des valeurs efficaces des toutes les composantes de son développement en série de Fourier. le carré se sa valeur efficace est donné par la limite d’une série :  4a 2  1 S =  2  2  π ( 2k − 1)  k =1   « MAPLE » sait calculer cette série et retrouver ainsi le résultat démontré à la première section de ce chapitre. et 2 2 s (t ) = s + ∑ a cos n ω t + ∑ b sin n ω t n n n =1 n =1 inωt n ∞ ∞ ⇒ s (t ) 2 =S = s + 2 2 ∑ n =1 ∞ 2 2 an + bn 2 Si le développement est exprimé en exponentielles imaginaires.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux 3. le théorème suivant : La valeur moyenne du carré d’une fonction périodique.. le théorème s’énonce de la même façon. relation de Parseval Théorème de Parseval Nous admettrons. s(t ) = s + ∑S n =1 ∞ n 2 cos ( n ω t + ϕ n ) ⇒ s(t) 2 =S = s + 2 2 ∑S =∑S 2 n n =1 n= 0 ∞ ∞ 2 n Remarque : si le développement en série de Fourier est exprimé en cosinus et sinus. son terme fondamental et chacune de ses harmoniques. Et vous ? 2 ∑ > uk:=4*a*sqrt(2)/Pi^2/(2*k-1)^2: serie:=uk^2.   ∑  π4 ( 2 k − 1 )4  =     ∞ 32 a 2 k= 1 a2 3 JLH 30/03/2008 Page 9 sur 25 . alors le théorème de Parseval s’écrit tout simplement : s ( t ) = ∑c e n =−∞ ∞ ⇒ s (t ) 2 =S = 2 ∑c n =−∞ ∞ 2 n Interprétation en terme de puissance Une conséquence immédiate du théorème de Parseval est la suivante : La puissance moyenne dissipée par effet Joule dans une résistance par un courant périodique quelconque est égale à la somme des puissances moyennes dissipées par sa composante continue. s (t ) = ∑ k =1 ∞ − 8a 1 cos ( 2k − 1) ωt  = 2   π ( 2k − 1)2 ∞ ∑ k =1 ∞ 4a 2 1 2 cos ( 2k − 1) ωt + π  2 2   π ( 2k − 1) 2 D’après le théorème de Parseval. sans démonstration. Puissance. est égale à la somme des carrés des valeurs efficaces de chaque terme de son développement en série de Fourier.3.k=1. Exemple : considérons la fonction triangle étudiée précédemment dont nous connaissons le développement en série de Fourier. les carrés des valeurs efficaces des termes en cosinus et sinus étant respectivement. aussi bien nommée « carré de sa valeur efficace ». 2 2 an bn avec les notations d’usage.

l’action d’un filtre sur une combinaison linéaire de signaux d’entrée et de leurs dérivées est égale à la même combinaison linéaire des réponses du filtre à chacun des signaux individuels. Ce filtre idéal n’existe pas.4. Filtrage d’un signal périodique Effet d’un filtre linéaire sur la composition spectrale Par définition de la linéarité. JLH 30/03/2008 Page 10 sur 25 .ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux 3. ∀k ⇒ ∑α n n uek → ∑ α n usn . ∀α n ∈ » n Si nous connaissons la réponse du filtre à chaque composante sinusoïdale du signal d’entrée. A titre d’exemple. ω ⇒ us ( t ) = U s0 cos ϕs0 + ∑ n =1 ∞ U en 2 cos ( n ω t + ϕen ) ∑U n =1 ∞ sn 2 cos ( n ω t + ϕsn )  U sn = U en × H ( jn ω)  avec   ϕsn = ϕen + arg  H ( jn ω)     Filtrage passe-bas : isolation de la composante continue Un filtre passe-bas idéal aurait une fonction de transfert égale à 1 pour les fréquences inférieures à sa fréquence de coupure et une fonction de transfert nulle pour les fréquences supérieures. nous allons examiner l’action d’un filtre passe-bas du premier ordre sur une tension sinusoïdale redressée double alternance dont le chronogramme et le spectre sont représentés ci-après : u max − ue ( t ) Uen umax 0 T 2T t ϕen ue ( t ) = umax sin πt T 1 4 2  = umax  − ∑ 2 cos n ωt   π π n =1 4n − 1  = U e0 + ∑ U en 2 cos ( n ωt + ϕn ) n =1 ∞ ∞ Représentation temporelle Spectre de Fourier Une telle tension est obtenue en appliquant une tension sinusoïdale de période 2T aux bornes d’un pont de diodes dans le but de réaliser une source continue à partir d’une source sinusoïdale. mais l’on s’en rapproche d’autant plus que l’on choisit un filtre linéaire d’ordre élevé. Cela se traduit par cette propriété de linéarité sur » des amplitudes complexes : uen → usn . c’est-à-dire si nous en connaissons la fonction de transfert H ( jω) . nous pouvons en déduire la réponse du filtre à n’importe quel signal périodique de période T = ue ( t ) = U e0 cos ϕe0 + 2π dont nous connaissons la décomposition de Fourier.

Toutefois.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux La valeur efficace du signal est la même que celle d’un signal sinusoïdal de même amplitude. ce qui correspond à 81 % de la puissance du signal. (Rappelons. que cette contribution à la puissance est proportionnelle au carré de la valeur efficace correspondante). calculé à l’aide d’un outil informatique. ce qui correspond à 18 % de la puissance du 3π signal. Le but recherché étant d’obtenir une tension qui se rapproche le plus possible d’une tension continue. 4 4 us ( t ) umax Usn umax H 0 T 2T t ϕ sn us ( t ) = 2 umax π  2  2π t 3π  cos  + + 1 +  3 4   T      Représentation temporelle Spectre de Fourier JLH 30/03/2008 Page 11 sur 25 . dans deux cas : 1) On choisit ωc = 2π : en conséquence de ce mauvais choix. on T peut considérer avec une bonne approximation que l’ondulation résiduelle se limite au fondamental 4u dont l’amplitude est égale à l’amplitude du fondamental du signal d’entrée. L’ensemble des harmoniques ne pèse donc que pour moins de 1 % de la puissance du signal. 2umax . soit La composante continue a pour valeur U e0 = umax 2 . π 2 2 Le fondamental a pour valeur efficace U e1 = umax . avec x = . soit ϕ = π − = . on réalise un filtrage passe-bas avec une pulsation de coupure très petite devant la « pulsation » du signal : ωc 2π T Nous utilisons un filtre passe-bas du premier ordre dont la fonction de transfert a pour expression 1 ω H ( jω) = . multipliée 3π par le module de la fonction de transfert pour la pulsation de coupure. 1+ j x ωc Voici le résultat du filtrage. La phase est π 3π égale à la phase du fondamental plus l’argument de H. le filtrage est insuffisant. selon le théorème de Parseval. à savoir max . à savoir 1 2 .

Le filtrage passe-bas fait disparaître les discontinuités de tous ordres.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Pour cette valeur de ωc . On remarque toutefois que l’ondulation 3 n’est pas vraiment sinusoïdale : comme on l’indique le spectre. l’amplitude de l’ondulation est divisée k par k . le taux d’ondulation après filtrage. 033 . Filtrage passe-haut : élimination de la composante continue Un filtre passe-haut idéal aurait une fonction de transfert égale à 1 pour les fréquences supérieures à sa fréquence de coupure et une fonction de transfert nulle pour les fréquences inférieures. 20 T Usn umax H 2) On choisit ωc = us ( t ) umax 0 T 2T t ϕ sn us ( t ) ≈ 2 umax π 1 2π t   sin 1 −  T  30  Représentation temporelle Spectre de Fourier Pour cet valeur de ωc . rapport de l’amplitude de l’ondulation résiduelle à la valeur moyenne du signal est voisine de 2 . C’est déjà beaucoup 3 × 20 mieux. le taux d’ondulation après filtrage. Une telle fonction est continue et à dérivées de tous ordres continues. ω Si l’on choisit ωc = . Ce filtre idéal n’existe pas. Le signal filtré a alors une expression approchée : us ( t ) ≈ 2 umax π 2 2π t   sin 1 −  T  3k  Remarque générale : dans un filtrage passe-bas la réponse est très proche de la somme d’une fonction constante à laquelle on ajoute un nombre fini de fonctions sinusoïdales. avec k très grand par rapport à l’unité. nous allons examiner l’action d’un filtre passe-haut du second ordre sur une tension en forme de rampe linéaire dont le chronogramme et le spectre sont représentés ci-dessous : JLH 30/03/2008 Page 12 sur 25 . 1 2π : le filtrage est bien meilleur. A titre d’exemple. l’harmonique 2 est encore visible. rapport de l’amplitude de l’ondulation 2 résiduelle à la valeur moyenne du signal est voisine de − ≈ − 0. mais encore tout à fait intolérable pour certaines utilisations électroniques. mais l’on s’en rapproche d’autant plus que l’on choisit un filtre linéaire d’ordre élevé.

de type « Butterworth ». calculé à l’aide d’un outil informatique. ωc 2 1 1+ − jx x 2 Voici le résultat du filtrage.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Uen umax ue ( t ) 0 T 2T t −u max ϕ en ue ( t ) = − umax 0 < t <T t T 1 = − umax  − 2 ∑ sin n ωt   πn  n =1 ∞ Représentation temporelle Spectre de Fourier Nous utilisons un filtre passe-haut du second ordre. dans deux cas : 1) La pulsation de coupure du filtre est petite devant la pulsation du fondamental ωc = us ( t ) + umax 2 1 2π : 5 T H Usn umax 0 umax 2 T 2T t − ϕ sn Représentation temporelle Spectre de Fourier JLH 30/03/2008 Page 13 sur 25 . avec x = . dont la fonction de transfert 1 ω a pour expression H ( jω) = .

Remarque générale : les discontinuités de tous ordres. après le filtrage passe-haut. à un signal de valeur moyenne nulle. à un signal de valeur moyenne nulle. Cependant. A titre d’exemple. Filtrage passe-bande : isolation du fondamental Un filtre passe-bande idéal aurait une fonction de transfert égale à 1 pour les fréquences comprises dans sa bande passante et une fonction de transfert nulle pour les fréquences extérieures à cette bande. cette fois. aussi bien de la fonction elle-même que de ses dérivées. la fréquence de coupure est telle que le fondamental et les premières harmoniques sont atténués et cela a pour effet de déformer la rampe qui n’est plus linéaire. Cette tension ue ( t ) est obtenue aux bornes d’un condensateur de capacité C soumis à une tension créneau rectangulaire d’amplitude 0 ⋅⋅ ug et de période T à travers une résistance R. ce filtre idéal n’existe pas et les filtres réels ont des caractéristiques plus sophistiquées. sont le fait des harmoniques de rangs les plus élevées et celles-ci ne sont pas affectées par un filtrage passe-haut. après le filtrage passe-haut. Bien sûr. On pose τ = RC . On remarque qu’il n’y a pas d’harmoniques de rang pair. Le filtrage passe-haut conserve les discontinuités de tous ordres. nous allons examiner l’action d’un filtre passe-bande du second ordre sur une tension alternative constituée d’une succession périodique de morceaux d’exponentielles décroissantes et croissantes. Le chronogramme et le spectre de ue ( t ) sont représentés ci-après dans le cas particulier τ = T 2π . La fréquence de coupure du filtre étant très basse par rapport à la fréquence du fondamental. nous avons à faire. Nous constatons que la discontinuité de la fonction est inchangée : le « gap » entre la valeur minimale et la valeur maximale a la même valeur umax qu’avant le filtrage passe-haut. Sauriez-vous le démontrer ? JLH 30/03/2008 Page 14 sur 25 . 2) On choisit ωc = us ( t ) u + max 2 2π : T Usn umax H 0 umax 2 T 2T t − ϕ sn Représentation temporelle Spectre de Fourier Nous observons de la même façon l’élimination de la composante continue : nous avons toujours à faire.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Le premier effet est évident : la composante continue est supprimée. celui-ci est pratiquement transmis sans aucune atténuation et il en est de même a fortiori pour toutes les harmoniques.

avec x = . 1 ωT . 1 2π  1+ j Q  x −  x  Voici le résultat du filtrage. calculé à l’aide d’un outil informatique.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux ue ( t ) +ug Uen ug 0   ug (1 − f ( t ) )  ue ( t ) =    ug f  t − T     2  avec f (t ) = e − t τ − T 2τ T pour 0 < t < pour T 2 2T t ϕ en T <t <T 2 1+ e Représentation temporelle Spectre de Fourier Afin d’extraire de ce signal la composante fondamentale. nous allons lui appliquer un filtre passe-bande du second ordre de fréquence centrale égale précisément à la fréquence du fondamental. pour deux valeurs différentes du facteur de qualité Q : La fonction de transfert a pour expression H ( jω) = 1) Choisissons Q = 2 . us ( t ) Usn ug H + ug 2 0 − ug T 2T t 2 ϕ sn Représentation temporelle Spectre de Fourier JLH 30/03/2008 Page 15 sur 25 .

Dans le cas particulier τ = 2) Choisissons Q = 0. De tels filtres sont fréquemment utilisés en électronique en particulier pour éliminer toute trace de 50 Hz et de 100 Hz des sources d’énergie continue issues d’une alimentation secteur.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Le filtrage est alors quasiment satisfaisant si l’on a pour objectif d’isoler le fondamental. Si ce coefficient est négatif. du ( t ) us ( t ) = K e dt Le coefficient K est homogène à un temps. il est clair que le filtrage est insuffisant. us ( t ) Usn ug H T 2  2πt π  . ce filtre idéal n’existe pas et les filtres réels ont des caractéristiques plus sophistiquées.5. 3. le filtrage serait encore meilleur pour de plus grandes valeurs de Q. A fortiori. Cependant la composante continue est éliminée ainsi que les composantes des ordres les plus élevés : le signal filtré est continu (c’était déjà le cas) à dérivée continue (ce n’était pas le cas). JLH 30/03/2008 Page 16 sur 25 . on doit plutôt parler de dérivateur inverseur. Filtrage coupe-bande Un filtre coupe-bande idéal aurait une fonction de transfert nulle pour les fréquences comprises dans sa bande interdite et une fonction de transfert égale à 1 pour les fréquences extérieures à cette bande. N. Bien sûr la composante continue est éliminée et tout juste reste-t-il un soupçon d’harmonique 3. Caractère dérivateur d’un filtre Dérivateur idéal Un filtre dérivateur parfait délivrerait idéalement un signal de sortie proportionnel à la dérivée du signal d’entrée.B. 2 . Bien sûr. le terme fondamental a pour expression : ug sin  −  2π π 4  T + ug 2 0 − ug 2 T 2T t ϕ sn Représentation temporelle Spectre de Fourier Si l’on a pour objectif d’isoler le fondamental.

ce qui correspond à un diagramme de Bode en amplitude. rectiligne et de pente positive +20 dB / décade . dont la fonction de transfert est proportionnelle à jω.1 1 10 K ω ( lg ) ϕ π 0. le montage inverseur ci-dessous délivre en sortie une tension us ( t ) proportionnelle à la dérivée du signal d’entrée. Concrètement un tel filtre dérivateur idéal n’existe pas. π π ( − pour un dérivateur 2 2 H dB +40 0. us ( t ) = − RC due ( t ) dt JLH 30/03/2008 Page 17 sur 25 . C’est le cas des filtres passe-haut du premier ordre considérés très en deçà de leur fréquence de coupure : H= H0 ω ∼ j H 1 ω ω0 ω0 0 1+ ω j ω0 C’est le cas également des filtres passe-bande du second ordre considérés très en deçà de leur fréquence centrale : H= H0 ω H0 ∼ j  ω ω0  ω ω0 ω0 Q −  1 + jQ  ω0 ω   Remarque : dans l’approximation d’un amplificateur opérationnel idéal. à + inverseur). diverge par conséquent en hautes fréquences.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Nous savons qu’il faudrait pour cela que la fonction de transfert soit de la forme H ( jω) = jω K . La phase de la fonction de transfert est égale. pour toute fréquence.1 1 10 K ω ( lg ) +20 + π 2 0 0 −20 +20 dB / décade − π 2 −40 −π diagramme de Bode d'un dérivateur parfait Exemples de réalisation Un filtre dérivateur idéal. mais nous savons en réaliser qui se rapprochent de cette propriété avec une excellente approximation dans un domaine de fréquence toujours limité par une fréquence de coupure haute.

Attention ! Toutes les fonctions intégrables (condition d’existence d’un développement de Fourier) ne sont pas dérivables. l’amplificateur renvoie un signal atténué et déphasé. est limité par les saturations de tension en sortie : en aucun cas il ne saurait être question de dépasser en sortie un intervalle de tension −Vsat ⋅⋅ + Vsat dont l’amplitude Vsat est toujours inférieure à la tension d’alimentation de l’amplificateur. Cela se traduit en terme de spectre par le fait qu’après dérivation les hautes fréquences prennent un poids plus important. 2) Tout aussi fondamentalement. est un filtre passe-bas : il existe une fréquence de coupure haute et audelà ce cette fréquence. JLH 30/03/2008 Page 18 sur 25 . Action d’un filtre dérivateur sur un signal périodique Le développement de Fourier de la dérivée d’un signal périodique est égal à la somme des dérivées du fondamental et des harmoniques : s (t ) = s + ∑S n =1 ∞ n 2 cos ( n ω t + ϕn ) ⇒ ds ( t ) dt = ∑nωS n =1 ∞ n π  2 cos  n ω t + ϕn +  2  Bien sûr. l’A. la valeur moyenne disparaît dans l’opération de dérivation. il existe des fonctions admettant un développement en série de Fourier dont la dérivée n’est pas définie en tout point et n’admet donc pas de développement de Fourier : il suffit de prendre pour exemple la fonction « créneau ». La dérivée d’un signal rectangulaire idéal serait nulle en tout point et infinie aux instants où se produit le changement de niveau. On dit alors que la dérivée d’une fonction créneau est une distribution d’impulsions de Dirac en peigne alterné. Les valeurs efficaces du fondamental π et des harmoniques sont multipliées par n ω tandis que les phases sont incrémentées de . Mais c’est oublier les limites de fonctionnement de l’amplificateur opérationnel : 1) fondamentalement un A. 2 Remarque : la continuité n’est pas nécessairement conservée dans une opération de dérivation (il existe des fonctions continues à dérivées discontinues). Autrement dit.O. Un tel comportement est descriptible dans le cadre mathématique de la théorie des distributions qui sera étudiée en second cycle universitaire.O.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux R C ue ∞ H ( jω) = − us R = − jRCω 1 jCω  H dB = 20 log RC ω  H ( jω) = − jRC ω ⇒  π  ϕ=−2  Ce montage fonctionne très bien et nous pourrions penser avoir ainsi réalisé un dérivateur inverseur idéal.

1um −0. La théorie nous dit que les régimes de charge du condensateur imposent un courant i ( t ) et.1um us ( t ) 0. Si la période T du signal triangulaire est égale à 300 τ (troisième cas de figure ci-dessous). le signal de sortie commence à ressembler à la dérivée du signal d’entrée. alors a fortiori les harmoniques sont-elles à peine modifiées par ce filtre. » − ue ( t ) R us ( t ) t − − um Un générateur basse fréquence délivrant un signal triangulaire « en moins cosinus » alimente une cellule CR passe-haut.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Exemple 1 : dérivation d’un signal « triangulaire » par un filtre passe-haut du premier ordre Réalisons le montage électrique suivant : ue ( t ) + um T C générateur « B.F. par conséquent. La résistance R est très grande par rapport à la résistance interne du générateur si bien que celui-ci peut être assimilé à un générateur idéal de tension.1um −0.1um t −0. le signal de sortie s’identifie pratiquement à la dérivée du signal d’entrée : les temps de commutation sont si bref que le signal a une allure quasi rectangulaire. Si la période T du signal triangulaire est égale à 30 τ (premier cas de figure ci-dessous). On observe à l’oscilloscope le signal de sortie. Si la période T du signal triangulaire est égale à 100 τ (deuxième cas de figure ci-dessous). Nous constatons toutefois que ceci a été obtenu au prix d’une forte atténuation du signal : le comportement dérivateur du filtre passe-haut du premier ordre est d’autant meilleur que la division de tension entre l’entrée et la sortie se fait importante. us ( t ) us ( t ) 0. à savoir la tension aux bornes de la résistance. Le signal de sortie ne ressemble en rien à la dérivée du signal d’entrée et c’est bien normal : sur le fondamental déjà le filtre n’agit pas dans son domaine dérivateur. une tension us ( t ) continus qui soient des fonctions exponentielles du temps de constante de temps τ = RC alternativement croissantes puis décroissantes sur chaque demi période.1um t t 0. ce régime exponentiel est parfaitement observable.1um Sn um T = 30 τ Sn um T = 100 τ Sn um T = 300 τ ϕn ϕn ϕn JLH 30/03/2008 Page 19 sur 25 .

les temps de commutation sont si bref que l’on ne distingue pratiquement plus la largeur des impulsions. les régimes de charge du condensateur imposent un courant i ( t ) et. Pour une telle excitation. On observe à l’oscilloscope la tension aux bornes de la résistance. La résistance R est très grande par rapport à la résistance interne du générateur si bien que celui-ci peut être assimilé à un générateur idéal de tension. Si la période T du signal rectangulaire est égale à 300 τ (troisième cas de figure ci-dessous). alternativement décroissante puis croissante. Si la période T du signal rectangulaire est égale à 30 τ (premier cas de figure ci-dessous). Si la période T du signal rectangulaire est égale à 100 τ (deuxième cas de figure ci-dessous). par conséquent. une tension us ( t ) discontinue qui correspond pour chaque demi période à une fonction exponentielle du temps. » − ue ( t ) R us ( t ) t − − um Un générateur basse fréquence délivrant un signal rectangulaire « en sinus » alimente une cellule CR passe-haut. Dans ce dernier cas le signal de sortie est très fortement atténué.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Exemple 2 : dérivation d’un signal « créneau » par un filtre passe-haut du premier ordre Réalisons le montage électrique suivant : ue ( t ) +um T C générateur « B. us ( t ) us ( t ) us ( t ) 2um 2um 2um t t t Sn um T = 30 τ Sn um T = 100 τ Sn um T = 300 τ ϕn ϕn ϕn JLH 30/03/2008 Page 20 sur 25 . le signal sera décrit comme constitué d’impulsions alternativement positives et négatives. de constante de temps τ = RC .F. fonction discontinue du temps. ce régime exponentiel est parfaitement observable.

6. cette primitive diverge et nous ne saurions réaliser de filtre qui présente en sortie une tension divergente. A priori. Nous savons K qu’il faudrait pour cela que la fonction de transfert soit de la forme H ( jω) = . ce qui correspond à un jω diagramme de Bode en amplitude. Caractère intégrateur d’un filtre Intégrateur idéal Un filtre intégrateur parfait délivrerait idéalement un signal de sortie proportionnel à la primitive du signal d’entrée. pour toute fréquence. à − inverseur). nous pouvons dire que nous avons obtenu la dérivée de la fonction créneau. on doit plutôt parler d’intégrateur inverseur.1 1 10 ω ( lg ) K +20 −20 dB / décade + π 2 0 0 −20 − π 2 −40 −π diagramme de Bode d'un intégrateur parfait JLH 30/03/2008 Page 21 sur 25 . Si ce coefficient est négatif. dans le cas de fonctions périodiques. 3.1 1 10 ω ( lg ) K ϕ π 0. fortement atténuée. ∫ π π ( + pour un intégrateur 2 2 H dB +40 0. La phase de la fonction de transfert est égale. si la valeur moyenne du signal n’est pas nulle. Dans ce sens là. us ( t ) = K ue ( t ) dt Le coefficient K doit cette fois être homogène à l’inverse d’un temps.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Pour les électroniciens les fonctions « créneau » ne sont exactement rectangulaires et leurs dérivées sont des peignes d’impulsions alternativement positives et négatives dont la durée est d’autant plus petite que les temps de commutation des créneaux sont petits. rectiligne et de pente négative −20 dB / décade . La question de l’intégration ne se pose donc que pour un signal de valeur moyenne nulle. Remarque : observons que le spectre en fréquence du peigne d’impulsions correspond à des valeurs efficaces identiques pour le fondamental et toutes les harmoniques. Il faudrait aller chercher des harmoniques de rang très élevé pour voir leurs amplitudes décroître avec leur rang n.

dont la fonction de transfert est inversement proportionnelle à jω. il est possible de réaliser une fonction d’intégrateur pourvu qu’elle soit limitée par une fréquence de coupure basse. Toutefois. Concrètement un tel filtre intégrateur idéal n’existe pas. JLH 30/03/2008 Page 22 sur 25 .ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Exemples de réalisation Un filtre intégrateur idéal.O. nous devrions logiquement obtenir une fonction d’intégration : us ( t ) = − 1 ue ( t ) dt RC ∫ C Ce montage ne fonctionne pas ! R ue ∞ us 1 1 jCω H ( j ω) = − =− R jRCω  H dB = −20 log RC ω 1  H ( jω) = − ⇒ π jRC ω  ϕ = +  2 Un filtre qui aurait une telle fonction de transfert serait idéalement un filtre intégrateur inverseur. diverge par conséquent en basses fréquences. En réalité un tel montage ne fonctionne pas. mais nous savons en réaliser qui se rapprochent de cette propriété avec une excellente approximation dans un domaine de fréquence toujours limité par une fréquence de coupure basse. C’est le cas des filtres passe-bas du premier ordre considérés très au delà de leur fréquence de coupure : H= H0 1+ j ω ω0 ω ω0 ∼ H 0 ω0 jω C’est le cas également des filtres passe-bande du second ordre considérés très au delà de leur fréquence centrale : H0 H 0 ω0 1 H= ∼  ω ω0  ω ω0 Q jω 1 + jQ  −   ω0 ω  Remarque : en inversant le condensateur et la résistance dans le montage dérivateur. La moindre tension continue présente à l’entrée est indéfiniment intégrée et provoque la saturation de l’A. Il suffit pour cela de mettre une résistance en parallèle avec le condensateur pour constituer un filtre passe-bas du premier ordre.

us ( t ) us ( t ) us ( t ) um 2 um 2 um 2 t t t Sn um T = 3τ Sn um T =τ Sn um T = 0.3 τ ϕn ϕn ϕn JLH 30/03/2008 Page 23 sur 25 . alternativement croissante puis décroissante. de constante de temps τ = RC . les régimes de charge et de décharge du condensateur sont des fonctions exponentielles du temps. Exemple 1 : intégration d’un signal « créneau » par un filtre passe-bas du premier ordre Réalisons le montage électrique suivant : ue ( t ) +um T R − C générateur « B.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Action d’un filtre intégrateur sur un signal périodique Le développement de Fourier des primitives d’un signal périodique est égal à la somme des primitives du fondamental et des harmoniques et d’une fonction affine du temps dont la pente est égale à la valeur moyenne du signal : s (t ) = s + ∑ n =1 ∞ S n 2 cos ( n ω t + ϕn ) ⇒ ∫ s ( t ) dt = s t + C te + ∑ nω Sn n =1 ∞ π  2 cos  n ω t + ϕn −  2  Comme nous l’avons déjà vu. Pour une telle excitation.F. la question de l’intégration ne se pose que pour un signal de valeur moyenne nulle. On observe à l’oscilloscope la tension aux bornes du condensateur. » ue ( t ) us ( t ) t − − um Un générateur basse fréquence délivrant un signal rectangulaire « en sinus » alimente une cellule RC passe-bas. La réponse du filtre intégrateur à un signal périodique sera alors elle-même périodique. fonction discontinue du temps.

us ( t ) us ( t ) 0.3um t t us ( t ) 0.3um t Sn um T = 3τ Sn um T =τ Sn um T = 0. primitive harmonique de la fonction créneau « en sinus ». le signal de sortie du filtre n’a que peu de ressemblance avec l’intégrale du signal d’entrée : l’examen du spectre nous montre que c’est principalement le fondamental qui n’est pas intégré.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Si la période T du signal rectangulaire est égale à 3τ (premier cas de figure ci-dessus). Si la période T du signal rectangulaire est égale à τ (deuxième cas de figure ci-dessus). » ue ( t ) us ( t ) t − − um Un générateur basse fréquence délivrant un signal triangulaire « en cosinus » alimente une cellule RC passe-bas. nous ne percevons plus de différence entre l’exponentielle et sa forme linéaire équivalente. JLH 30/03/2008 Page 24 sur 25 .3um 0. le signal de sortie est presque triangulaire. les régimes exponentiels étant prématurément interrompus.F.3τ (troisième cas de figure ci-dessus). Exemple 2 : intégration d’un signal « triangulaire » par un filtre passe-bas du premier ordre Réalisons le montage électrique suivant : ue ( t ) + um T R − C générateur « B.3 τ ϕn ϕn ϕn Si la période T du signal triangulaire est égale à 3τ (premier cas de figure ci-dessous). Si la période T du signal rectangulaire est égale à 0. La cellule RC se comporte bien en intégrateur. Le signal de sortie du filtre peut être considéré comme un signal triangulaire « en moins cosinus ». On observe à l’oscilloscope la tension aux bornes du condensateur. ce régime exponentiel est parfaitement observable. mais nous constatons ici encore que cela se fait d’autant mieux que le signal de sortie est fortement atténué.

JLH 30/03/2008 Page 25 sur 25 .3τ (troisième cas de figure ci-dessous). mais nous constatons ici encore que cela se fait d’autant mieux que le signal de sortie est fortement atténué. La cellule RC se comporte bien en intégrateur.ÉLECTRONIQUE Chapitre 3 Signaux périodiques non sinusoïdaux Si la période T du signal rectangulaire est égale à 0. le signal de sortie du filtre est une fonction impaire « en sinus » qui est constituée en réalité par des arcs de parabole raboutés par continuité et continuité de la dérivée première : il s’agit d’une primitive de la fonction triangulaire.