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Division Vétérinaire France

Partenaire
de la profession

Eric Chandelier
Docteur Christian LEMAIRE
Praticien au Havre et à Montivilliers (76)

lemaire-christian76@wanadoo.fr

Bordeaux le 24 septembre 2009 - Réunion n° 5


Nous vivons un moment extraordinaire
avec la confrontation de deux visions.

Solidarité

Ou comment changer de paradigme


s’agissant de l’accès aux activités des
Harmonie vétérinaires et leur exercice

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


Une menace que tout le monde perçoit mais dont personne
ne veut réellement
parler est beaucoup plus dangereuse qu'une même menace
clairement mise au
jour.

Perfection

Union dans la diversité


Plénitude

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


Connaître ses droits peut changer la donne. Les ignorer
constitue un obstacle à la suppression de frontières
intérieures non juridiques. Cette dernière a pour objectif de
contribuer à la création d’un véritable marché intérieur des
services.

Perfection

Union dans la diversité


Plénitude

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


Rome a retenu, dès la signature du traité (25 mars 1957),
l’attention de l’Ordre. Le comité de liaison des vétérinaires
de la Communauté créé conjointement avec le Syndicat
National s’est transformé en Fédération Vétérinaire
Européenne. C’est au sein de cet organisme que s’effectue
l’étude des problèmes posés par la liberté d’établissement,
la libre circulation des personnes et des services,
l’harmonisation des diplômes et des législations. »
Page web du CSO mise à jour le 11 février 2008-
présentation- historique et rôles §3: Ordre des vétérinaires:
rôles fondamentaux

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


SOMMAIRE

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


SOMMAIRE

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


I- Contexte de la directive dite services

 L’Union européenne: ses objectifs

 Etablir fondements d’une union sans cesse plus étroite


 Sauvegarder la paix et l’unité politique
 Assurer par action commune:
 Progrès économique et social
 Création d’un marché intérieur européen
 Renforcer la cohésion sociale

 L’Union repose sur l’état de droit

= Communauté de droit

= Toute inexécution prolongée d’un


arrêt de la Cour représente en soi une atteinte grave au principe
de l’égalité et à la sécurité juridique dans une communauté de
droit

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


I- Contexte de la directive dite services

Les Etats membres sont responsables de la mise en œuvre des


directives

Exemple de l’arrêt merluchon: condamnation de la France le


12 juillet 2005 pour manquement à ses obligations à une
astreinte semestrielle de 57 761 250 € et d’une amende
forfaitaire de 20 millions € = affaire C-304/02 Commission
/République française ( 1ère condamnation de la France en
1991-Affaire C-64/88)

15 ans de bataille judiciaire: fin de l’astreinte semestrielle le


23 novembre 2006 avec la mise en œuvre de la
réglementation européenne par la France

Coût = 78 millions € publics décaissés par la France et donc le


contribuable français (charge répartie entre 5 ministères)
Que penser de cette attentisme pour se mettre en
conformité ?
Aveuglement culturel, le droit national devant
l’emporter, ignorance
Christian LEMAIREde l’application
24 septembre 2009 Bordeaux du droit,
I- Contexte de la directive dite services

 L’Union européenne: son fonctionnement

 Organisation d’Etats fondée sur le juridique = unique au monde

 Droit communautaire prévaut sur droit national (Loi) sauf notre


Constitution (France)

 Action possible de l’ UE sur la base de compétences transférées = PARTAGE


DE COMPETENCES

 Principe de subsidiarité = article 5 TCE (compétence partagée)


 Principe de proportionnalité

 Les règles européennes sont faites pour protéger les échanges entre EM

(discrimination à rebours-CJCE 14 juillet 1988, aff. 407/85)- Pas d’interdiction pour


imposer aux producteurs nationaux des conditions plus strictes que celles imposées
aux concurrents européens)

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


I- Contexte de la directive dite services

 Droit des états fondé sur les Traités (ou contrat en droit
International public)
 Toute action entreprise découle des Traités

 Droit primaire constitué des différents Traités = définit


des politiques communes respectant la constitution de
chaque pays et ne s’imposent aux EM qu’une fois
transcrites dans le droit national.

 Droit dérivé = autres sources de droits = décisions


prises par instances communautaires (voir art 249 TCE)

 Règlements = directement applicable dans le droit interne


 Directives = indirectement applicable dans le droit interne

 Acquis communautaire = droit primaire + droit dérivé


Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
I- Contexte de la directive dite services

Quel est le contexte de la proposition de directive ex


BOLKESTEIN ?

 Traité CECA du 18 avril 1951= TRAITE FONDATEUR puis Traités


modificatifs dont Traités de Rome (EURATOM + CEE)

 Acte unique européen (17 février 1986) = Marché commun en


Marché unique

 Création du Marché unique le 1er janvier 1993 = espace sans


frontières intérieures avec libre circulation des personnes,
marchandises, capitaux et services

 Article 3-1-c TCE*= abolition des obstacles aux quatre libertés


fondamentales lesquelles fondent le marché unique

 *TCE = Traité instituant la Communauté européenne –J.O.U.E du 24/12/02 C325

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


I- Contexte de la directive dite services

Quel est le contexte de la proposition de directive ex


BOLKESTEIN ?

 Conseil européen de Lisbonne des 20 et 23 mars


2000 = stratégie de Lisbonne

 Stratégie sur le Marché intérieur du 29 décembre


2000

 Stratégie de Stockholm des 23 et 24 mars 2001

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


I- Contexte de la directive dite services

 Conseil européen de Lisbonne des 20 et 23 mars


2000 = stratégie de Lisbonne

 Rendre l’économie de l’Union la plus


compétitive du monde = horizon 2010

Société de l’information = Internet + TIC


= technologie de l’information et de la
communication

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


I- Contexte de la directive dite services

 Stratégie sur le Marché intérieur du 29 décembre 2000


 Rendre les activités transfrontières aussi aisées qu’au
sein d’un EM
 Frontières intérieures existantes = Etat des lieux =
incertitudes juridiques
 Parties intéressées = bénéficiaires du marché unique sans
frontières

 Stratégie de Stockholm des 23 et 24 mars 2001


 Faciliter l’accès aux activités des non salariés et leur
exercice = Art 47-1 TCE
 Projet de directive sur la reconnaissance des qualifications
professionnelles
 La directive dite « services » a le même objectif- voir art 47-2
(base légale)

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


SOMMAIRE

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


II- Objectifs de la directive dite « services »

 Définition du service
 activité économique non salariée visée à l’article 50 TCE.
 Chaine économique du service

 Article 50 TCE
 services = prestations fournies contre rémunération, non régies
par les dispositions relatives à la libre circulation des
marchandises, des capitaux et des personnes.
 Les services = entre autres les activités des professions
libérales.

 Exécution de la prestation
 Sans préjudice du droit d'établissement, le prestataire peut, pour l'exécution de sa
prestation, exercer, à titre temporaire, son activité dans le pays où la prestation
est fournie, dans les mêmes conditions que celles que ce pays impose à ses
propres ressortissants (art 50 TCE)

 Les dispositions du chapitre relatif aux services sont subsidiaires par rapport à
celles du chapitre relatif au droit d’établissement
Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
II- Objectifs de la directive dite « services »

Définition d’une directive = article 249 TCE

 Décision de droit communautaire visant à favoriser


l’harmonisation des législations nationales des EM de l’UE.

 La directive lie tout État membre destinataire quant au résultat


à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la
compétence quant à la forme et aux moyens = ACTE
JURIDIQUE = LOI CADRE EUROPENNE

 Dans la directive services: choix est donné pour transposer le


droit communautaire (loi, ordonnance), forme du guichet et code
de conduite
 En revanche contraintes pour le contrôle des prestataires par
autorités compétentes (coopération administrative) ou screening

 La directive prévoit une date limite de transposition dans le droit


national de chaque EM pour sa mise en œuvre.

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


II- Objectifs de la directive dite « services »

Définition d’un règlement = article 249 du Traité CE

 Décision de droit communautaire s’impose directement aux


ressortissants de l’Union = ACTE JURIDIQUE = LOI
EUROPENNE

 Le règlement a une portée générale. Il est obligatoire dans tous


ses éléments et il est directement applicable dans tout EM.

 Le règlement s’applique directement aux entreprises, aux


particuliers et aux institutions

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


II- Objectifs de la directive dite « services »

Qu’est ce que la directive dite services ?

 Acte législatif = Directive 2006/123/CE* relative aux services dans le


marché intérieur en vigueur depuis le 28 décembre 2006 (art.45) = loi
cadre horizontal = tous les secteurs économiques non expressément
exclus rentrent dans le champ d’application

 Adoptée le 12 décembre 2006 par le PE et le Conseil = 118 considérants +


46 articles

 Codifie la jurisprudence de la CJCE en matière d’établissement et de libre


prestation de services = nouvelles contraintes

 Interprétation de la CJCE extensive de plus en plus = champ d’application


s’élargit (voir saisine de la Cour suite première plainte Labco SAS et
projet de loi HPST)

 Nécessité d’une transposition obligatoire dans le droit national (art 44)

 28 décembre 2009 au plus tard

* parution au JOUE du 27/12/06


Christian LEMAIRE sous la référence
24 septembre L376 pages 36 à 68
2009 Bordeaux
II- Objectifs de la directive dite « services »

Que se passe t’il après le 28 décembre 2009 sans


transposition ?

 Seulement 1% des directives sont actuellement non transposées

 La France engage sa responsabilité en ne transposant pas dans les délais


impartis

 La France, si tel est le cas, sera en infraction pour manquement aux


dispositions du droit communautaire: la Commission pourra intenter un
recours en manquement en cas de viol de la loi (articles 226 à 228 CE)

 Un particulier ou une entreprise peut demander à bénéficier des


dispositions d’une directive non encore transposée au lieu du droit interne
lorsque:

 La directive ouvre un droit que le droit interne n’ouvre pas (ex: article 23
sur les communications commerciales)

 Les dispositions des directives sont claires, précises et inconditionnelles


= effet direct = saisine des juridictions nationales compétentes

 Action en réparation possible du consommateur contre l’Etat membre


incriminé Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
II- Objectifs de la directive dite « services »

Objectifs de la directive 2006/123/CE

 Matière traitée = suppression des restrictions au libre


établissement et à la libre prestation de service pour l’accès
aux activités des non salariés et leur exercice

 Réaliser un véritable marché intérieur des services


 Favoriser la croissance économique, l’emploi et l’innovation
en s’opposant à la fragmentation du marché intérieur
(considérants 1 à 5)
 Grâce au cadre légal contraignant différent du Traité en
facilitant l’accès aux services et instaurer la sécurité
juridique nécessaire à l’exercice effectif des deux
libertés fondamentales (considérant 6)
 Renforcer droits du consommateur + élargir éventail
d’offres
 Contrôle des prestataires et leurs services = I.M.I

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


SOMMAIRE

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice de deux droits fondamentaux
garantis par le Traité
 Le traité envisage deux modalités d’exercice des
activités indépendantes : l’établissement et la
prestation de services, exclusives l’une de l’autre

 Prestataire d’un EM veut s’établir de manière continue au


moyen d’une infrastructure stable dans un autre EM
pour fournir des services = Liberté d’établissement y
compris le droit au libre établissement secondaire
*(art 43 TCE)

 Prestataire établi dans son EM d’origine veut fournir un


service dans un autre EM en se déplaçant
temporairement = Libre prestation des services (art
49 TCE)

* Droit de constituer une société en conformité avec la législation d’un EM


et de créer des filiales dans d’autres EM est inhérent à l’exercice de la
liberté d’établissement garantie par le Traité.
Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice de deux droits fondamentaux
garantis par le Traité
Droit à l’établissement principal incluant le droit
à l’établissement secondaire

Article 43 TCE
Dans le cadre des dispositions visées ci-après, les restrictions à la
liberté d'établissement des ressortissants d'un État membre dans le
territoire d'un autre État membre sont interdites. Cette interdiction
s'étend également aux restrictions à la création d'agences, de
succursales ou de filiales, par les ressortissants d'un État membre
établis sur le territoire d'un État membre.
 
La liberté d'établissement comporte l'accès aux activités non salariées
et leur exercice, ainsi que la constitution et la gestion d'entreprises,
et notamment de sociétés au sens de l'article 48, deuxième alinéa,
dans les conditions définies par la législation du pays
d'établissement pour ses propres ressortissants, sous réserve
des dispositions du chapitre relatif aux capitaux.

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice de deux droits fondamentaux
garantis par le Traité
 Moyens = Eliminer obstacles juridiques et
administratifs

 Elimination des obstacles et liberté d’établissement


Ex: régimes d’autorisation non justifiés, exigences
discriminatoires, interdiction d’avoir plus d’un établissement dans
plus d’un EM ou d’être inscrit dans des Ordres de plus d’un EM

 Elimination des obstacles et libre prestation des


services
Ex: obligation juridique de s’établir dans l’EM d’accueil, obligation
d’avoir un établissement sur leur territoire, interdiction de se doter
d’une certaine forme comme un bureau, avec obligation affectant
l’utilisation d’équipements (sauf si nécessaire à la santé et la
sécurité au travail-art 16-2-f DS)

 Etablissement = exercice effectif d’une activité économique visée à


l’article 43 du traité par le prestataire pour une durée indéterminée et au
moyen d’une infrastructure stable à partir de laquelle la fourniture de
services est réellement assurée
Christian LEMAIRE (art 4-5 DS
24 septembre ) Bordeaux
2009
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice de deux droits fondamentaux
garantis par le Traité

 Liberté d’établissement ( art 9 à 15 de la directive)


 confère des droits garantis par le Traité CE

 Liberté de prestation des services (art 16 à 21 DS)


 confère des droits garantis par le Traité CE

 Toutes deux renforcées par la jurisprudence de la


CJCE
 Toutes les mesures qui interdisent, gênent ou rendent
moins attrayant l’exercice de ces deux libertés sont
considérées comme des restrictions (arrêt 15/1/02-
affaire C-439/99) justifiées ou non
 Pour la CJCE, pas de différenciation nette entre les deux
libertés

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
droit à l’établissement

 Droit à l’établissement = définition

 Accès d’un ressortissant d’un autre EM à une activité


non-salariée ainsi que le droit de constituer et de gérer
une entreprise « dans les conditions définies par la
législation du pays d’établissement pour ses propres
ressortissants »

 Critères de l’établissement

 L’indépendance et le risque économique dans l’exercice de


l’activité sont déterminants sur l’absence de subordination
 Installation stable et durable
 Lieu de l’installation : pas nécessaire que l’activité soit
exercée sur le lieu de l’installation = cas de la mobilité = le
siège statutaire ou la base centrale de l’activité suffira à
constituer « l’installation » = dissociation du siège
statutaire avec le lieu où s’exerce réellement l’activité
Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
droit à l’établissement

 Modalités de l’établissement (constitution en


conformité
avec la législation d’un Etat membre)

 Libre choix de la forme juridique = pas de limitation

 Création d’un établissement principal = Tout


ressortissant peut se fixer dans un EM par transfert ou par
création de son centre d’activités. Cas de la société
européenne (SE ou SPE) = transfert possible de son siège
statutaire dans un autre EM, sans dissoudre l’entreprise
établie dans le premier État.

 Création d’un établissement secondaire = la


possibilité de s’installer à titre secondaire dans un autre
EM. Sous condition d’être déjà établi sur le territoire d’un
EM de l’UE, ne serait-ce qu’à tire secondaire.
Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
droit à l’établissement

 Modalités de l’établissement

 Restriction à la création d’un établissement


secondaire
 Certaines réglementations professionnelles notamment en
France interdisent la création de cabinets secondaires =
Inopposable aux ressortissants de l’UE au titre de la liberté
d’établissement.

 La jurisprudence admet la création de plusieurs


établissements secondaires sur le territoire de la
Communauté

 La CJCE rappelle que l’interdiction d’exploiter plus d’un


magasin d’optique est contraire au droit d’établissement =
Arrêt du 21 avril 2005 affaire n° C-140/03-Commission/Grèce
 Conditions restrictives auxquelles sont soumises les
personnes morales = la personne possédant l’autorisation
d’exploiterChristian
le magasin doit participer à 50 % au moins au
LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
capital
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
droit à la libre prestation de services
 Libre prestation de services = définition

 Le prestataire peut exercer, à titre temporaire, son activité dans le


pays où la prestation est fournie, dans les mêmes conditions que
celles que ce pays impose à ses propres ressortissants

 Tout prestataire est en droit de proposer ses services dans un EM


autre que celui dans lequel il est établi 

 Les restrictions à la libre prestation de services sont interdites sauf


si non discriminatoires, proportionnées et nécessaires (protection
de l’ordre public, de sécurité publique, de santé publique et de
l’environnement). Exemple: avoir un établissement dans l’EM
d’accueil

 Les EM peuvent continuer de maintenir des exigences pour les


opérateurs nationaux

 Possibilité de ne plus être soumis à la réglementation du territoire


où est située l’activité = le prestataire produit selon la législation
économiqueChristian
du pays d’origine
LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
droit à la libre prestation de services

 Libre prestation de services = définition

 Principe du pays d’origine consacré par la communauté


 Plus exigeant que la non discrimination ou traitement
national = favorise la liberté de mouvement des facteurs de
production
 Rendu plus difficile avec la version définitive de la directive
services
 Garde-fous = sauvegarde possible de mesures nationales
restrictives toutefois protection étroite car intérêt général
élimine une série de préférences exclusives conformément à
la jurisprudence de la CJCE codifiée par la directive services

 Concurrence et compétition entre réglementations


économiques nationales = risque de concurrence déloyale
 Révision générale des législations économiques = logique
profonde de la directive services
 Recrudescence possible de contentieux et conflits devant la
CJCE (exemple garantie
Christian décennale)
LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
Commerce de marchandises et
« commerce » de services
Marchandises

Services
Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
droit à la libre prestation de services

 Services exposés aux obstacles = différence avec les


marchandises

 L’exportation pure de services est rare

 Production et vente au contact nécessite déplacement du


producteur à la différence des marchandises

 Personnel, matériel, équipement franchissent les frontières


= service dépendant du local dans lequel le service est
fourni

 Savoir faire, règles plus complexes, immatériel et


qualifications du prestataire importantes

 Prestataire = toute personne physique ou morale visée à


l’article 48 du TCE et établie dans un EM, qui offre ou
fournit un service (art 4-2 DS)
 Destinataire = utilise ou souhaite utiliser un service (art
Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
4-3 DS)
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
droit à la libre prestation de services

 Libre prestation de services = définition

 Subsidiarité par rapport au droit à l’établissement


 Limites fluctuantes = libre prestation de services si non
déjà régie par les dispositions relatives à la libre
circulation des marchandises, des capitaux ou des
personnes.
 Le prestataire n’étant pas établi dans le même État que le
destinataire du service, il peut s’y rendre à titre
temporaire pour y fournir sa prestation (art 50, § 3 du
traité CE).

 Néanmoins, plusieurs cas de prestation de services sont


envisageables :
— le déplacement du prestataire sur le territoire du destinataire
du service ;
— le déplacement du prestataire et du destinataire sur le territoire
d’un EM
— le déplacement non pas des intéressés, mais du service lui-
Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
même : correspondance, analyses, renseignements, locations, e-
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
droit à la libre prestation de services

 L’activité est temporaire


 Distinction avec le droit d’établissement = exercice parfois
difficile
 Si le prestataire, frontalier, exécute de nombreux actes sur le
territoire voisin ou exerce une activité quasiment continue
sans être établi
 Lors d’installation même modeste requise pour la prestation

 Le prestataire de services, au sens du traité, peut se doter,


dans l’EM d’accueil, de l’infrastructure nécessaire pour
accomplir sa prestation.

 Si ce dernier s’adresse, entre autres, aux ressortissants de


cet État, il relève du droit d’établissement et non de celui
relatif aux services selon le degré d’ancrage dans le pays
où est fourni le service

 Jurisprudence selon durée, fréquence, périodicité et


Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
continuité = cas par cas (d’où l’utilité des dispositions de la
RETENIR
 Sur un principe de concurrence libre et non faussée des règles
nationales et non par la seule harmonisation pour supprimer
les entraves aux libertés

 Principe de la liberté d’établissement ( sauf maintien de


dispositions nationales si justifiées)

 Les règles s’appliquant à la liberté d’établissement sont celles


du pays d’accueil

 Principe de la libre prestation de service (sauf maintien dûment


justifié des exigences restrictives du pays d’accueil-art 16-1
alinéa 3)

 Les règles s’appliquant à la libre prestation de service sont celles


du pays d’origine à quatre exceptions majeures près (article 17)
 Exigences minimales du droit du travail = noyau dur
(96/71/CE)
 Contrats avec les consommateurs (convention de Rome)
 QualificationsChristian
professionnelles (directive
LEMAIRE 24 septembre 2005/36/CE voir Titre
2009 Bordeaux
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice des libertés d’établissement et de
prestation de services

 I- Libertés d’établissement et de prestation de


services

 II- Simplification administrative

 III- Guichet unique et procédure électronique

 IV- Assurer la qualité des services = politique de


qualité

 V- Contrôle des prestataires = coopération


administrative

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice des libertés d’établissement et de
prestation de services
 I- Libertés d’établissement et de prestation de services

 Impliquent le libre accès aux activités indépendantes de


manière permanente ou temporaire.

 Abolition des différences de règlementations pour les


ressortissants d’autres EM

 Si conditions d’application du droit communautaire sont réunies


les ressortissants d’un EM ne doivent subir ni discriminations, ni
restrictions grâce aux droits consentis par le Traité

 Des limitations peuvent toutefois être opposées aux


ressortissants pour des motifs d’intérêt général légitime =
exceptions à justifier

 Sauvegarde de mesures nationales restrictives dérogeant à une


liberté fondamentale lors
Christian de menace
LEMAIRE réelle
24 septembre 2009 et grave =
Bordeaux
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice des libertés d’établissement et de
prestation de services

 Pour faciliter la liberté d'établissement, la directive prévoit:

 Evaluation obligatoire de la compatibilité des régimes


d'autorisation sous condition de non-discrimination et de
proportionnalité

 Interdiction de certaines exigences juridiques subsistant dans


les législations de certains EM et ne pouvant être justifiées,
telles que les exigences de nationalité

 Obligation d'évaluer la compatibilité d'autres exigences


juridiques sous condition de non-discrimination et de
proportionnalité.

 Remarque: Le processus d'évaluation mutuelle prévu dans la


présente directive ne devrait limiter en rien la liberté qu'ont
les EM de fixer dans leur législation un niveau élevé de
protection de l'intérêt
Christian général
LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice des libertés d’établissement et de
prestation de services

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice des libertés d’établissement et de
prestation de services
 III- Guichet unique et procédure électronique

 Interlocuteur unique pour accomplir toutes procédures et


formalités et demandes d’autorisation nécessaires à
l’exercice de ses activités

 Rôle d’assistance, soit en tant qu’autorité directement


compétente, soit en tant qu’intermédiaire en délivrant
toute information utile

 Ensemble des démarches relatives à l’accès à une activité


de service et à son exercice = facilité, à distance et par
voie électronique, sous réserve des procédures ne pouvant
être réalisées à distance.

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice des libertés d’établissement et de
prestation de services
 IV- Assurer la qualité des services = politique de
qualité

 Renforcer la qualité des services en encourageant la


certification volontaire des activités ou l'élaboration de
chartes de qualité

 Encourager en collaboration avec la Commission


l'élaboration de codes de conduite européens, en
particulier par des organismes ou associations
professionnels.

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


III- Moyens pour parvenir aux objectifs =
exercice des libertés d’établissement et de
prestation de services
 V- Contrôle des prestataires

 La coopération administrative est encouragée par un


système d’échange électronique et des obligations
d’assistance mutuelle entre EM = sanction par la
Commission pour non respect (art 28-8)
 Etablir une obligation légale contraignante pour les EM
de coopérer avec les autorités d'autres EM pour un
contrôle efficace des activités
 En cas de prestation de services transfrontaliers et de
déplacement temporaire du prestataire
 L’État membre où le service est fourni est responsable du
contrôle de l’activité du prestataire sur son territoire (art
31 DS)

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


QUESTION

Comment les CROV comptent-ils organiser les contrôles et surveillance


sur place des prestataires, de leurs locaux, de leur personnel et de leur
matériel ? Quels seraient les moyens matériels et humains dont ils
pourraient disposer (voir art 8-2 + art 28 à 34 DS) ?

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


QUESTION

Qu’en est-il à ce jour de l’avancement du projet pilote du réseau I.M.I et


le choix de la profession réglementée vétérinaire par la Commission
européenne pour sa mise en œuvre avant le 28/12/09 au plus tard (art 34
DS et pages 25 et 26 du « Rapport annuel 2008 » du CSO) ?

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


QUESTION

Quelle est la politique de qualité de l’Ordre en matière de collaboration


avec les associations de consommateurs et chambre de commerce et
des métiers pour promouvoir la qualité des services et faciliter
l’évaluation des compétences d’un prestataire ? (art 26-3 DS)

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


SOMMAIRE

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

Que faut-il transposer ?


» exigences en matière d’établissement
» exigences en matière de libre circulation
» coopération administrative
» politique de qualité

Qui doit transposer ?

Qu’est-ce que transposer ?

Comment transposer ?

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

1. Que faut-il transposer ?

Objectifs de la directive
 supprimer les obstacles à la liberté d’établissement des prestataires
 supprimer les obstacles à la libre circulation des services entre Etats
membres
 garantir une sécurité juridique et une qualité élevée des services tant
aux prestataires qu’aux destinataires
 simplifier et moderniser le cadre réglementaire

Public cible
 prestataires de l’UE
 prestataires français
 destinataires : client professionnel, consommateur

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


De l’adoption de la directive dite services à
la transposition

Champ d’application de la directive

 Elle couvre un large éventail de services

 Elle vise en effet tous les services (interprétation large, si doute = dedans)
fournis en échange d’une contrepartie économique sauf ceux qui sont
exclus (interprétation restrictive) lesquels restent couverts par la liberté
d’établissement et la libre prestation de service

 Contexte concurrentiel (droit de la concurrence)

 Sont exclus : services financiers, télécommunications, services de transport,


services de santé, certains services sociaux, services audiovisuels, agences
de travail intérimaire, sécurité privée, jeux d’argent, services fournis par les
notaires et les huissiers de justice ( actuellement12 au total)

 Elle n’affecte pas le droit du travail (comme le détachement des travailleurs)


et les régimes d’aides d’Etat
Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

1.1 Les exigences réglementaires en matière


d’établissement

 Simplification des régimes d’autorisation


 la notion « régime d’autorisation » est large (article 4.6)
 il doit être non discriminatoire, justifié par une raison impérieuse d’intérêt
général et proportionné par rapport à l’objectif poursuivi
 les conditions d’octroi d’une autorisation (art 10) sont la transparence, la
prévisibilité et la simplicité : critères clairs et non-ambigus, non duplication
des exigences; rapidité des procédures; accord tacite; durée; portée)
 obligation de rapport à la Commission (article 39)

 Exigences interdites (article 14):


 discrimination de nationalité/résidence, interdiction d’avoir un établissement
dans plus d’un Etat membre, tests économique, intervention d’opérateurs
concurrents dans l’octroi d’autorisations individuelles, etc.

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

1.2 Les exigences réglementaires en


matière de libre circulation
clause de libre prestation (article 16)

interdiction pour les Etats membres d’imposer leurs


exigences nationales à des prestataires non-établis sur
leur territoire sauf lorsque celles-ci sont non-
discriminatoires, proportionnées et justifiées par une
des raisons impérieuses suivantes: ordre public,
sécurité publique, santé publique ou protection de
l’environnement

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

1.2 Les exigences réglementaires en matière de


libre circulation
clause de libre prestation (article 16)

 liste indicative des exigences interdites :


 - imposer aux prestataires de services une autorisation préalable
 - obligation de disposer d’un établissement ou interdiction de disposer
d’une certaine infrastructure nécessaire à la fourniture du service
 - obligation de posséder un document d’identité spécifique à l’exercice de
l’activité
 - imposer des exigences quant à l’utilisation de l’équipement et du matériel
intégrés dans la prestation

 passage en revue des exigences nationales dont l’application relève


selon l’Etat membre des quatre raisons impérieuses susvisées

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

1.3 Coopération administrative (articles 28 et suivants)

 le pendant à la clause de libre prestation des services est le


renforcement de la confiance mutuelle entre Etats membres
 la directive impose donc aux Etats membres de se prêter assistance
 il existe une répartition des tâches entre l’Etat membre d’établissement
du prestataire et l’Etat membre où le service est presté
 le principe est que l’Etat membre d’établissement doit veiller au respect
de ses exigences pour les prestations effectuées par un de ses
prestataires dans un autre Etat membre
 cette coopération sera facilitée par un réseau électronique d’échange
d’information effaçant les difficultés de langue et d’identifications des
autorités compétentes (réseau IMI)

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

2. Qui doit transposer ?

acteurs potentiels de la transposition


tous les niveaux de pouvoirs :
région, commune
donc …
chaque “administration”
chaque organisme agissant pour compte de l’autorité
publique (tutelle à exercer)

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

3. Qu’est-ce que transposer ?

transposer = mener à bien toutes ces actions

 aligner le cadre réglementaire : lequel ? pourquoi ? comment ?


 simplifier les procédures : nécessaire ? doublon ? lourdeur ? alternative ?
clarté ?
 informer tout prestataire et destinataire
 informatiser les procédures administratives et l’information
 rapporter selon l’article 39: ce n’est pas une négociation
 notifier les nouvelles dispositions
 coopérer entre administrations des Etats membres
 communiquer à la Commission le texte des dispositions législatives,
réglementaires et administratives de transposition
 actualiser

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

4. Comment transposer ?

fondamentaux de la transposition

 obligation de résultat au 28.12.2009 pèse sur chaque autorité concernée


 préalables : institutionnel à respecter, cohérence interne, faisabilité
technique (vie privée, flexibilité, interopérabilité des systèmes
d’information)
 étapes successives :
diagnostic>simplification>organisation>exécution>actualisation
 caractère permanent du suivi : actualisation, évaluation, notification,
harmonisation

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

4. Comment transposer ?

points d’attention

 Ne pas confondre guichet unique et IMI (coopération administrative)


 la simplification administrative s’impose aussi aux réglementations
compatibles avec les exigences en matière d’établissement et de libre
circulation des services
 la simplification administrative porte sur le cycle complet de la vie d’une
entreprise
 le privilège de la Lex Specialis ne vaut que pour ce qu’elle règle ; les
autres dispositions de la directive “services” devant toujours être
appliquées

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


IV- De l’adoption de la directive dite services
à la transposition

4. Comment transposer ?

Soutien évolutif et assistance aux Etats membres

 Vade-mecum de la transposition (exemple belge-Conférence


économique intergouvernementale CEI) = marche à suivre pour réaliser
le screening ou passage en revue des textes réglementaires
communaux

 Manuel de 68 pages relatif à la mise en œuvre de la directive dite


services ( publication en français en novembre 2007, document élaboré
par la direction générale Marché intérieur et services) mis en ligne par le
CSO

 I.M.I ou Internal Market Information system: article 34 DS impose à la


Commission en coopération avec les Etats membres de mettre en place
un système électronique d'échanges d'informations entre États
membres, en tenant compte des systèmes d'information existants.
Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux
QUESTION

Le cahier des charges définissant avec précision ce que doit être un


« domicile professionnel d’exercice » (DPE) actuellement débattu dans
notre profession est-il euro compatible ? Si oui, en quoi est-il euro
compatible, et s’il ne concerne que les nationaux le DPE est-il
discriminatoire à leur encontre ?
Comment justifier toute restriction à la liberté
d’établissement au titre de l’article 43 du TCE ?

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux


Avec tous mes remerciements
http://europa.eu/index_fr.htm

« Il n’est de richesse que d’hommes »


Jean BODIN (1529-1596): philosophe, juriste,
économiste

Christian LEMAIRE 24 septembre 2009 Bordeaux