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Les Législations, vecteurs d’un

développement de l’arbitrage
d’investissement en Afrique
Traités bilatéraux d’investissement et ISM Master Class
Vendredi 11 Mai 2018
Accords régionaux d’investissement Dakar
L’ Afrique de l’Ouest, terre
d’accueil des investissements
directs étrangers

Selon la CNUDCI, 12 milliards de $ d’IDE avaient l’Afrique de


l’Ouest comme destination en 2016.
Enchevêtrement normatif sans précédent en droit des
investissements
Accords régionaux ouest africains relatifs aux
investissements
• Traité instituant la Communauté économique des États de l'Afrique
centrale du 18 décembre 1984
• Traité UEMOA du 1er août 1994
• Traité révisé CEDEAO du 23 août 1995
• Charte des Investissements CEMAC Règlement n°17/99/CEMAC-20-
CM-03 du 17 décembre 1999
• Acte Additionnel A/SA.3/12/08 de la CEDEAO relatif aux
Investissements du 19 janvier 2009
Les Traités Bilatéraux d’Investissement de la zone
OHADA
107 TBIs en vigueur avec au moins un Etat de la zone OHADA
dont 3 TBIs intra-OHADA
TBI Burkina Faso – Guinée Conakry
TBI Burkina Faso – Bénin
TBI Burkina Faso – Comores

107 TBIs seulement signés au moins un Etat de la zone OHADA


dont 8 TBIs intra-OHADA
TBI Mali – Cameroun
TBI Mali – Guinée Conakry
TBI Mali – Bénin
TBI Mali – Tchad
TBI Mali - Gabon
TBI Cameroun – Guinée Conakry
TBI Burkina Faso – Tchad
TBI Bénin – Guinée Conakry
Les réseaux de TBIs couvrant la zone OHADA
TBIs en vigueur TBIs seulement signés

ALLEMAGNE 13 1

SUISSE 13

PAYS-BAS 6

CHINE 6

BLEU 5 3

ITALIE 5 3

CANADA 5 2

ROYAUME-UNI 5

CORÉE DU SUD 4 3

ETATS-UNIS 4

MAROC 3 9

BURKINA FASO 3 1

FRANCE 3 1

ESPAGNE 3 1

ROUMANIE 3
Nombre de TBIs par Etat Membre de la zone
OHADA
TBIs en vigueur TBIs seulement signés

SÉNÉGAL 17 10
BURKINA FASO 15 3
CAMEROUN 10 8
MALI 8 11
BÉNIN 8 9
GABON 8 7
CONGO 8 6
GUINÉE CONAKRY 7 15
CÔTE D'IVOIRE 7 5
RDC 4 11
GUINÉE EQUATORIALE 4 5
TCHAD 3 10
COMORES 2 4
NIGER 2 4
CENTRAFRIQUE 2 2
TOGO 2 2
GUINÉE BISSAU 1 1
Les offres d’arbitrage des TBIs de la zone
OHADA
• Arbitrage CIRDI
• Arbitrage CCI
• Arbitrage SCC
• Arbitrage Ad Hoc CNUDCI

• Seulement 3 offres d’arbitrage CCJA, peu précises et mal rédigées


TBI Burkina Faso – Guinée Conakry entré en vigueur le 26 août 2004
TBI Espagne – Guinée Equatoriale entré en vigueur le 11 août 2009
TBI France – Sénégal entré en vigueur le 30 mai 2010
TBI Burkina Faso – Guinée Conakry entré en vigueur
le 26 août 2004
Article 9:
1. Tout différend relatif aux investissements entre une Partie Contractante et un investisseur de l'autre
Partie Contractante sera régie autant que possible à l'amiable par consultations et négociations entre les
parties au différend.
2. A défaut de règlement à l'amiable par arrangement direct entre les parties au différend dans un délai de
six mois à compter de la date de sa notification écrite, le différend est soumis au choix de l'investisseur:
a- soit au tribunal compétent de la Partie Contractante sur le territoire de laquelle l'investissement a été
effectué ;
b- soit pour arbitrage par la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA) de l'OHADA ;
c- soit pour arbitrage au Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements
(C.I.R.D.I.), crée par la «Convention pour le Règlement des différends relatifs aux investissements entre Etats
et ressortissants d'autres Etats ouverte a la signature a Washington Ie 18 mars 1965.
d- soit à un tribunal ad-hoc qui, à défaut d'autre arrangement entre les parties au différend sera constitué
conformément aux règles d'arbitrage de la Commission des nations Unies pour le Droit Commercial
(C.N.U.D.C.I).
TBI Espagne – Guinée Equatoriale entré en vigueur
le 11 août 2009
Article 11:
1. Toda controversia relativa a las inversiones que surja entre una de las Partes Contratantes y un inversor
de la otra Parte Contratante, respecto a cuestiones reguladas por el presente Acuerdo, será notificada por
escrito por el inversor a la Parte Contratante receptora de la inversión. En la medida de lo posible las
partes en controversia tratarán de arreglar estas diferencias mediante un acuerdo amistoso.
2. Si la controversia no pudiera ser resuelta de esta forma en un plazo de seis meses a contar desde la fecha
de notificación escrita mencionada en el párrafo 1, la controversia podrá someterse, a elección del
inversor, a:
los tribunales competentes de la Parte Contratante en cuyo territorio se realizó la inversión; o a un tribunal de
arbitraje ad hoc establecido conforme a las Reglas de Arbitraje de la Comisión de las Naciones Unidas para el
Derecho Mercantil Internacional (CNUDMI);
o al Centro Internacional de Arreglo de Diferencias Relativas a Inversiones (CIADI) creado por el «Convenio
sobre el arreglo de diferencias relativas a inversiones entre Estados y Nacionales de Otros Estados», abierto a la
firma en Washington el 18 de marzo de 1965, cuando cada Estado parte en el presente Acuerdo se haya
adherido a aquél. En caso de que una de las Partes Contratantes no fuera Estado Contratante del citado
Convenio, la controversia se podrá resolver conforme al Mecanismo Complementario para la Administración de
Procedimientos de Conciliación, Arbitraje y Comprobación de Hechos por la Secretaría del CIADI;
o a un tribunal de arbitraje establecido conforme a las reglas de arbitraje de la Organización para la
Armonización del Derecho Mercantil en África (OHADA).
TBI France – Sénégal entré en vigueur le 30 mai
2010
Article 8:
Tout différend relatif aux investissements entre l’une des Parties contractantes et un
investisseur de l’autre Partie contractante est réglé à l’amiable entre les deux parties
concernées.
Si un tel différend n’a pas pu être réglé dans un délai de six mois à partir de la date à
laquelle un règlement amiable a été demandé par l’une ou l’autre des parties au
différend, il est soumis à la demande de l’investisseur concerné à l’arbitrage :
a) d’un tribunal arbitral ad hoc constitué selon les règles d’arbitrage de la Commission
des Nations Unies pour le droit commercial international (CNUDCI), ou ;
b) du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux
investissements (CIRDI), créé par la Convention pour le règlement des différends
relatifs aux investissements entre Etats et ressortissants d’autres Etats, signée à
Washington le 18 mars 1965, ou ;
c) de la Cour commune de justice et d’arbitrage créée par le Traité de l’Organisation
pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique du 17 octobre 1993 (OHADA),
lorsque les parties aux différends relèvent de ce Traité
• Faible harmonisation régionale du droit des investissements
• Multiplication des offres d’arbitrage
• Diversité du droit substantiel selon les TBIs et la composition du Tribunal

• Sécurité juridique des investissements largement perfectible


L’avenir du droit ouest africain des
investissements: Acte Additionnel de la CEDEAO
relatif aux Investissements du 19 janvier 2009 et
Code panafricain des investissements de 2016
• Reconnaissance d’obligations pesant sur les investisseurs
• Prise en compte des impératifs de développement des Etats d’accueil
• Respect de l’environnement, des peuples locaux et autochtones
Code panafricain des investissements, 2016
Article 17 Prescriptions de résultats:
1. Les Etats membres peuvent soutenir le développement d’industries locales, régionales et continentales qui
assurent, notamment, des liens économiques en amont et en aval et permettent d’attirer les investissements et
de créer des emplois sur leurs territoires.
2. Les Etats membres peuvent introduire des prescriptions de résultats pour encourager les investissements et
le contenu local. Les mesures envisagées au titre du présent alinéa incluent notamment :
a) des mesures visant à accorder un traitement préférentiel à toute entreprise éligible en vertu du droit
interne d’un Etat membre afin de réaliser les objectifs de développement national ou régional ;
b) des mesures visant à soutenir les entrepreneurs locaux ;
c) des mesures visant à renforcer la capacité de production, le secteur de l’emploi, les ressources humaines et
la formation, la recherche et le développement notamment en matière de nouvelles technologies, le
transfert de technologie, l’innovation, et les autres avantages de l’investissement par l’utilisation de
prescriptions imposées aux investisseurs ; et
d) des mesures visant à réduire les disparités économiques affectant certains groupes ethniques ou culturels
en raison de la discrimination ou de l’oppression de ces groupes avant l’adoption du présent Code.
Code panafricain des investissements, 2016
Article 19 Cadre relatif à la gouvernance d’entreprise:
1. Les investissements doivent être conformes aux normes nationales et internationales de gouvernance
d’entreprise dans le secteur concerné, en particulier en ce qui concerne la transparence et les pratiques
comptables.
2. A cet égard, les Etats membres, les organismes publics et les entreprises sont encouragés à améliorer le
cadre juridique, institutionnel et règlementaire relatif à la gouvernance d’entreprise tout en prenant en
compte, entre autres, les préoccupations environnementales et éthiques.
3. Les investisseurs :
a) veillent au traitement équitable de tous les actionnaires, conformément à la législation nationale ;
b) encouragent une coopération active entre les entreprises et les actionnaires par la création de
richesses, d’emplois et la viabilité d’entreprises financièrement saines ;
c) veillent à la diffusion précise et en temps utile de toutes les informations concernant l’entreprise, y
compris les informations sur la situation financière, les résultats, la propriété, la gouvernance de
l’entreprise, les risques liés aux passifs environnementaux, et toute autre question, conformément à la
réglementation et aux exigences pertinentes ; et d) veillent à la diffusion des informations relatives aux
politiques en matière de ressources humaines telles que les programmes de développement des
ressources humaines.
Code panafricain des investissements, 2016
Article 20 Obligations socio-politiques
1. Les investisseurs doivent respecter des obligations socio-politiques, y compris,
notamment :
a) le respect de la souveraineté, de la législation, de la réglementation et des
pratiques administratives nationales ;
b) le respect des valeurs socio-culturelles ;
c) la non-ingérence dans les affaires politiques internes ;
d) la non-ingérence dans les relations intergouvernementales ; et e) le respect du
droit des travailleurs.
2. Les investisseurs n’influencent pas la nomination d’agents publics et ne
financeront pas de partis politiques.
3. Les investisseurs s’abstiennent de se livrer à des pratiques anticoncurrentielles et
de tenter de réaliser des gains par des moyens illicites.
Code panafricain des investissements, 2016
Article 21 Corruption
1. Les investisseurs n’offrent, ne promettent ou n’octroient aucun avantage illégal ou indu ni don
de nature pécuniaire ou autre, directement ou par des intermédiaires, à un agent public d’un
Etat membre, à un membre de sa famille, à l’un de ses associés ou à toute autre personne afin
que cet agent ou un tiers agisse ou s’abstienne d’agir dans l’exercice de ses fonctions officielles.
2. Les investisseurs n’apporteront pas leur concours ou assistance à une entente en vue de
commettre ou d’autoriser des actes de corruption.
Article 22 Responsabilité sociale des entreprises
1. Les investisseurs veillent au respect de la législation, de la réglementation, des directives
administratives et des politiques de l’Etat d’accueil.
2. Les investisseurs cherchant à atteindre leurs objectifs économiques, s’assurent que ceux-ci ne
sont pas en contradiction avec les objectifs de développement social et économique des Etats
d’accueil et sont sensibles à ces objectifs. 3. Les investisseurs contribuent au progrès
économique, social et environnemental dans le but de réaliser le développement durable des
Etats d’accueil.
Code panafricain des investissements, 2016
Article 23 Obligations relatives à l’utilisation des ressources naturelles
1. Les investisseurs ne doivent pas exploiter ou utiliser les ressources naturelles locales au
détriment des droits et intérêts de l’Etat d’accueil.
2. Les investisseurs veillent au respect des droits des populations locales, et évitent les pratiques
d’accaparement des terres, préjudiciables à ces communautés.
Article 24 Ethique commerciale et Droits Humains
Les principes suivants doivent guider les investisseurs en matière de respect de l’éthique
commerciale et des droits humains :
a) promouvoir et respecter la protection des droits humains internationalement reconnus ;
b) veiller à ne pas être complices de violations des droits humains ;
c) éliminer toutes les formes de travail forcé ou obligatoire, y compris l’abolition effective du
travail des enfants ;
d) éliminer la discrimination en matière d’emploi et dans la vie professionnelle ; et
e) veiller à un partage équitable des richesses issues des investissements
Code panafricain des investissements, 2016
Article 43 Demandes reconventionnelles par les Etats membres

1. Lorsqu'un État membre soutient, dans le cadre d'une procédure de règlement


des différends prévue par le présent Code, qu'un investisseur ou son
investissement ne s'est pas acquitté de ses obligations en vertu du présent Code ou
d’autres règles et principes pertinents du droit national et international, l’organe
compétent saisi du différend examine si la violation est avérée et pertinente à
l’égard des questions dont il est saisi, et si tel est le cas, se prononce sur ses effets
atténuants ou compensatoires sur le fond de la demande ou, le cas échéant, sur les
dommages-intérêts accordés.
2. Un Etat membre peut saisir n’importe quel organe compétent en vertu du
présent Code d’une demande reconventionnelle contre un investisseur en
dommages-intérêts ou autre forme de réparation résultant de la violation alléguée
du Code.
L’Afrique de l’Ouest, terre de teranga des
investissements

ISM Master Class


Vendredi 11 Mai 2018
Dakar