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LE RÔLE DU JUGE NATIONAL EN

MATIÈRE D’ AIDES D’ÉTAT

concernant le contrôle des aides et la sauvegarde des droits des


personnes affectées par l’octroi des aides d’État
• I. Avant que la Commission se
prononce sur la compatibilité de ces
aides
• -obligation de standstill

• II. Lorsque la Commission a déclaré


l’aide illégale et incompatible avec le
marché intérieur
• -obligation de recuperation d’aide illegale

• III. Lorsque la Commission a déclaré


l’aide illégale mais compatible avec le
marché intérieur
• -option de récupération
I . AVAN T Q UE L A C O M M IS SIO N S E P RO N O NCE
S UR L A C OM PATIBILITÉ DE C ES AI DES

• suspendre l’aide illégalement versée, (affaire Sté France télécome)


• ordonner des mesures provisoires contre l’aide illégale, (affaire air
Méditerranée)
• prescrire la résiliation des conventions attributives d’aides illégale sou
astreintes financières
• ordonner le remboursement de l’aide illégale et/ou des intérêts au titre de la
période d’illégalité et, enfin,
• accorder des dommages et intérêts aux entreprises concurrentes et aux
autres tiers lésés.
L’ARRÊT LUFTHANSA

le juge national doit s’abstenir de trancher définitivement


la question de l’existence de l’aide et choisir des mesures
provisoire dans l‘attente d’une décision finale de la
Commission
I I . L O R S Q U E L A C O M M I S S I O N A D É C L A R É L’ A I D E
I L L É G A L E E T I N C O M PAT I B L E AV E C L E M A R C H É
INTÉRIEUR
I I I . L O R S Q UE L A C O M M I SS ION A D É C LARÉ
L’AI DE I L LÉGALE M AI S C OM PATIBLE AVEC L E
M ARC H É I N T É R IE UR

• -recuperation des aide


• -payment d’interets au titre de la periode d’ilegalite

ARRÊT CELF

juge national n’est plus tenu d’ordonner le remboursement d’une aide n’ayant pas
fait l’objet d’une notification préalable, mais reconnue compatible par la
Commission
SYNTHÈSE DU RÔLE DU JUGE
NATIONAL

• Fonction du juge national dans le contrôle des


aides d’état:

• contentieux de la légalité des aides


• contentieux de l’exécution des décisions de la Commission
• contentieux de la responsabilité
CONTENTIEUX DE LA LÉGALITÉ
DES AIDES

 Le juge national - il n’opère qu’un contrôle


de légalité, non pas un contrôle de
compatibilité de l’aide avec le droit de
l’Union Européenne

 Qualification de l’aide – aide nouvelle ou


existante
AIDES NOUVELLES/ AIDES EXISTANTES

• Aides Nouvelles non-notifiées = illégal


• Versement des aides après notification = illégal
• Modification substantielle des aides existantes = illégal

Juge = rôle de facilitateur du respect du droit de


l’Union Européenne, mais, à aucun moment, il
n’intervient sur le fond de la question
LA SAUVEGARDE DES DROITS DES
PERSONNES AFFECTÉES= MESURES
PROVISOIRES
Des types des mesures provisoires
1. Enjoindre la suspension des aides illégalement versées
2. Prescription de la résiliation des conventions qui attribuent des aides illégales
3. Retirer aux entreprises fautives les autorisations administratives
4. Ecart des entreprises fautives des procédures d’achat public
5. Enjoindre la récupération
6. D’autres mesures laissées à la disposition du juge par le droit national
7. Exemple : affaire « Vent de Colère » - le cas d’un système d’aides illégales – obligation de
paiement des intérêts afférents aux aides versées pendant la période d’application illégale
AFFAIRE SIDE C/ COMMISSION, 1995

• Observation: le principe de sauvegarde des droits des tiers prime


aux règles de droit interne qui enlèveraient ce principe, car ceci
viderait de substance l’obligation pour le juge national de faire
respecter la règle de standstill.

arrêt SIDE c/ Commission, 1995 :


« Lorsque la Commission n’exerce pas son pouvoir d’injonction pour exiger la restitution d’une aide non
notifiée, la dernière phrase du paragraphe 3 de l’article 93 du traité n’est pas pour autant privée d’effet
utile. Etant donné que la Cour a reconnu l’effet direct de cette disposition, les justiciables peuvent
obtenir auprès des juridictions nationales la sauvegarde des droits. »
CONTENTIEUX DE L’EXÉCUTION DES
DÉCISIONS DE LA COMMISSION

1. 1. Un recours en contestation de l’ordre national de


restitution des aides, émis en vertu de la décision de la
Commission
2. 2. Un recours en contestation du montant des aides à
recouvrer ou pour erreur d’identité dans la personne du
débiteur
3. 3. Un recours en contestation de la légalité de la décision de la
Commission avec demande de suspension de son exécution
LE CONTENTIEUX DE LA
RESPONSABILITÉ

Les décisions d’incompatibilité de la Commission produisent des effets


directs dans le droit national.

• Contentieux de la la responsabilité des autorités dispensatrices

• Contentieux de la responsabilité des entreprises


• Les entreprises qui ont bénéficié d’aides d’Etat pourront se lancer contre
l’Etat et elles pourront aussi être attaquées par d’autres entreprises
concurrentes pour leur avoir créé des préjudices sur le terrain de la
concurrence.
JURISPRUDENCE

Les conditions posées par la jurisprudence européenne pour qu’une telle action réussisse :
Arrêt Francovich :

• Existence d’une violation suffisamment caractérisée (jurisprudence Factortame III) du droit de l’Union par l’Etat
• L’existence d’un préjudice causé par la violation
• Un lien de causalité entre la violation et le préjudice
Francovich et Bonnifaci, 1991
Sur le principe de la responsabilité de l’Etat :
36 L’obligation, pour les États membres, de réparer ces dommages trouve également son fondement dans l’article 5
du traité, en vertu duquel les États membres sont tenus de prendre toutes mesures générales ou particulières
propres à assurer l’exécution des obligations qui leur incombent en vertu du droit communautaire. Or, parmi ces
obligations se trouve celle d’effacer les conséquences illicites d’une violation du droit communautaire.
Sur les conditions de la responsabilité de l’Etat :
40 La première de ces conditions est que le résultat prescrit par la directive comporte l’attribution de droits au
profit de particuliers. La deuxième condition est que le contenu de ces droits puisse être identifié sur la
base des dispositions de la directive. Enfin, la troisième condition est l’existence d’un lien de causalité entre
la violation de l’obligation qui incombe à l’État et le dommage subi par les personnes lésées.
JURISPRUDENCE

Brasserie du Pêcheur-Factortame, 1996


1)
Le principe selon lequel les États membres sont obligés de réparer les dommages causés aux particuliers par les
violations du droit communautaire qui leur sont imputables est applicable lorsque le manquement
reproché est attribué au législateur national.
2)
Lorsqu'une violation du droit communautaire par un État membre est imputable au législateur national agissant
dans un domaine où il dispose d'une large marge d'appréciation pour opérer des choix normatifs, les
particuliers lésés ont droit à réparation dès lors que la règle de droit communautaire violée a pour objet
de leur conférer des droits, que la violation est suffisamment caractérisée et qu'il existe un lien de causalité
direct entre cette violation et le préjudice subi par les particuliers. Sous cette réserve, c'est dans le cadre du
droit national de la responsabilité qu'il incombe à l'État de réparer les conséquences du préjudice causé par la violation du
droit communautaire qui lui est imputable, étant entendu que les conditions fixées par la législation nationale applicable ne
sauraient être moins favorables que celles qui concernent des réclamations semblables de nature interne ni aménagées de
manière à rendre en pratique impossible ou excessivement difficile l'obtention de la réparation.
JURISPRUDENCE

Kobler, 2003

1) Le principe selon lequel les États membres sont obligés de réparer les dommages causés aux particuliers par
les violations du droit communautaire qui leur sont imputables est également applicable lorsque la violation
en cause découle d'une décision d'une juridiction statuant en dernier ressort, dès lors que la règle de droit
communautaire violée a pour objet de conférer des droits aux particuliers
EN QUOI CONSISTE LE PRÉJUDICE SUBI
PAR LES PERSONNES AFFECTÉES

• Le préjudice subi =

• Perte de marché
• Affectation durable de la position concurrentielle
• Maintien artificial d’opérateurs économiques sur un marché

• = jeu concurrentiel faussé