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Résistance Des Matériaux

(RDM)

Chapitre I
Introduction
Quelques définitions
• La RDM: est la science du dimensionnement des pièces ou éléments qui
constituent un ouvrage d’art ou tout objet utilitaire. Branche de la MMC adaptée
aux déformations des structures.

• La statique: branche de la mécanique qui étudie les conditions sous lesquelles un


corps est en l’équilibre, compte tenu des efforts que son milieu extérieur exerce sur
lui.

• Action mécanique: toute cause susceptible de maintenir un corps au repos, de


créer ou de modifier un mouvement ou encore de créer une déformation.

• Force: l’action mécanique qui s’exerce entre deux particules élémentaires. Une
force est toujours appliquée en un point et présentée par un vecteur (P,F (N)).

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But de la RDM ?
La conception d’un ouvrage est l’imagination des formes des pièces formant le squelette
géométrique ainsi que la détermination des quantités de matière nécessaires et
suffisantes pour réaliser ces formes.

Cette étude préliminaire doit remplir les fonctions demandées à cette structure (cahier
de charge), c’est à dire une bonne résistance (sans dommage) à tous les efforts auxquels
elle sera soumise pendant son service.

Le dimensionnement (réalisé par des bureaux d’études) fait appel à des calculs qui
prévoient le comportement mécanique de l’objet dont la conception doit réunir les
meilleures conditions de sécurité, d’économie et d’esthétique ( architecte).

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But de la RDM ?

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Les exigences à satisfaire
• Résistance supporter et transmettre les charges externes
qui lui sont imposées.
• Rigidité ne doit pas subir de déformations excessives
• Stabilité conserver son intégrité géométrique
• Endurance tolérer sans rupture un certain nombre de
cycles de sollicitation variable
• Résilience absorber une certaine quantité d’énergie sous
chargement dynamique sans
endommagement.

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Résultante de forces
Une force unique qui a les mêmes effets qu’un système
de forces. Elle s’exprime mathématiquement par:
   
R1
F 2
F 3
F ...
La résultante est obtenue en grandeur
et direction en formant le polygone
des deux forces.

Trouver la résultante de ce système de


force ?

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Composantes d’une force
Il est toujours avantageux de décomposer une force en deux composantes
suivant deux axes perpendiculaires entre eux. A partir de la figure, il est
évident que:
FX  F.cos
FY  F.sin
F  FX2  FY2
  Arctg(FY FX )

Décomposer la force ?

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Moment
Lorsqu’une force arrive à faire tourner un corps rigide autour d’un axe non parallèle
à sa ligne d’action et ne l’interceptant pas.
Moment d’une force par rapport à un axe
Le moment de la force F par rapport à l’axe OO’ est proportionnel à l’intensité de cette
force ainsi qu’à la distance (d) qui sépare l’axe de la ligne d’action de cette force.
Le moment est défini comme suivant:

M F d
Le moment est un vecteur perpendiculaire au plan du corps,
son sens dépend de la position de la force par rapport à
l’axe.
Moment scalaire d’une force par rapport à un point
Le moment de la force F par rapport au point O se calcule à partir de la formule suivante:


 
M/o FFd

le moment sera positif si, par rapport au point de calcul, la force tend à faire tourner le solide
dans le sens trigonométrique, et vis vers ça. Le moment se mesure en (N.m)
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Moment
Moment vectoriel d’une force par rapport à un point
Un moment est représentable sous forme vectorielle (vecteur moment) et défini à partir d’un
produit vectoriel. De la figure, on aura:


  
M/OF 
OAF

En effet,

M
/
O 
F


OA
F
OA
.

F.
sin

OA
,
F  
Couple
On appelle couple le moment de deux forces égales, opposées et
de lignes d’action parallèles. Un tel ensemble de forces F et – F
est donné par la figure.
La somme des moments des deux forces par rapport à un axe qui
passe par le point O s’écrit:
M
/
O 
F
a
d
F
a
Fd

On remarque que le moment M est indépendant de la distance a

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Exemple
Soit une force F d'intensité égale à 50 N appliquée à la cornière illustrée ci-dessous.
Calculer un système force-couple équivalent, au niveau du point A.

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Solution
Décomposons la force F suivant
les directions X et Y, nous obtenons:

Ces composantes peuvent être transportées au


point A si nous leur associons un couple de
moment MA égal à la somme des moments
par rapport au point A des composantes dans
leur position initiale.

Système force-couple équivalent.

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Torseur
Comme nous l'avons vu ci-dessus, la définition complète d’un effort (force) fait
intervenir deux vecteurs :
• une force R appelée résultante,
• un moment M/O (R) en un point O quelconque, appelé moment.

Ces deux vecteurs, appelés éléments de réduction, peuvent être regroupés


en une seule écriture dans un nouvel outil mathématique appelé « Torseur ».

On noteun torseur quelconque et  ses éléments de réduction au point O.
O

Ainsi, le torseur est un système de vecteurs glissants; ensemble d’un vecteur


R et d’un couple de moment C (noté M) dirigé suivant la ligne d’action de R (le
support de R est l’axe central du torseur, et le rapport M/R son pas).

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Eléments de réduction du torseur en un point A
On appelle éléments de réduction du torseur en A:
M: moment en A du torseur
R : résultante du torseur (indépendante de A)

- Si un solide (S) subit un ensemble de n forces Fi appliquées aux points Pi, notées (Pi, Fi ) de
la part du milieu extérieur, cette action mécanique est modélisable par le torseur suivant:

Notations
Dans une base directe (O, i, j,k), on écrit:

Alors

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Quelques propriétés
• La somme de deux torseurs est un torseur et ses éléments de
réduction sont la somme des éléments de réduction des torseurs constituant la somme:

• On appellera et on notera torseur nul:

• Deux torseurs sont égaux si et seulement s’ils


ont les mêmes éléments de réduction.

• On appelle couple, un torseur dont la résultante est nulle et dont


le moment résultant est indépendant du point de calcul.

Torseur associé à un système de vecteurs


Soit la donnée d’un vecteur V et d’un point A d’application, on appelle
glisseur le couple (A, V) et on peut lui associer un torseur, de même pour
un système de glisseurs.

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Exemple
Exprimer les torseurs du poids P par rapport aux points G et A.

Calcul du moment d’un torseur associé à une force


Cas plan

d est la distance du point O à la droite d’action de F. On l’appelle encore bras de levier de F.


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Conclusions
On peut dire que la réduction d’un système de forces en un point consiste à remplacer ce
système par un système de forces équivalent au point de vue statique. La réduction a souvent
un rôle simplificateur.

La notion de force permet d’exprimer l’action qu’exerce un corps sur un autre, elle prend un
sens uniquement s’il y a un récepteur. Elle se rapporte toujours au corps sur lequel elle agit, elle
est le résultat d’une action. On entend par action toute cause sollicitant une construction, c’est
le cas du vent ou des séismes par exemple.

Ainsi, les définitions données dans ce chapitre nous permettent de faciliter le travail sur les
systèmes de forces et notamment sur les systèmes de forces en équilibre.

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Résistance Des Matériaux
(RDM)

Chapitre II
Actions Mécaniques
Solides et systèmes matériels

Système matériel est un ensemble constitué de solides et de fluides que l’on souhaite
étudier.

Système isolé est un système matériel que l’on rend distinct de son environnement. Le
système isolé peut être une pièce mécanique, un ensemble de pièces, une partie de pièce
ou un fluide.

Solide est un système de points matériels immobiles les uns par rapport aux autres. Il est
donc supposé indéformable sous l’action des forces exercées.

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Classification des actions mécaniques
• les actions mécaniques de contact (action surfacique: liaisons de contact entre solides,
pression,...);
• les actions mécaniques à distance (action volumique: champ de pesanteur, force
électromagnétique,... ).

On distingue les actions extérieures et les actions intérieures à un système de solides.


• On appelle effort (ou action) extérieur appliqué à un système matériel isolé, toutes les
actions mécaniques agissant sur ce système, dont l’origine est à l’extérieur du système.
Ces actions sont : soit des actions mécaniques de contact ; soit des actions à distances
(gravité).
• Les efforts intérieurs sont les efforts que s’exercent mutuellement les différentes parties
du système isolé.

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Modélisation des actions mécaniques
L’analyse des actions mécaniques ne peut se faire qu’en utilisant des modèles pour représenter
les actions et leurs effets sur le solide. On distingue principalement deux modèles pour
représenter et étudier les actions mécaniques, le modèle local et le modèle global.

Le modèle local permet d’étudier l’action et son effet en


tout point de la zone où elle s’exerce: étude des pressions
de contact, contraintes dans les matériaux, déformation
du solide, ...

Dans le modèle global on associe à l’action mécanique


un torseur (dit Torseur d’Action Mécanique). Ce modèle
fait disparaître l’effet local de l’action mais rend son
utilisation pratique pour l’étude de l’équilibre ou de la
dynamique.
Remarque: Ces deux modèles ne sont pas interchangeables; si on peut déterminer le torseur
d’action mécanique à partir de la répartition locale des efforts, on ne peut faire le travail inverse
sans faire des hypothèses sur la répartition.
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Exemples de charges
• Charge concentrée
Considérons une bille sur un plan. L'action du plan sur la bille peut
être représentée par une force F0/1

• Charge linéaire
Considérons le cas d’un cylindre sur un plan. L'action du plan sur le
cylindre peut être représentée par une force linéique (force répartie
le long d'une ligne) f0/1 Elle se mesure en (N/m).
Si la charge est uniforme, alors l'ensemble de la charge linéique est
équivalent à une force F0/1 située au centre de la ligne de contact.

• Charge surfacique
L'action du plan sur la boite peut être représentée par une force
surfacique (force répartie sur une surface équivalente à une
pression. f0/1 se mesure en (N/m2).
Si la charge est uniforme, alors l'ensemble de la charge surfacique
est équivalente à une force F0/1 située au centre de la surface de
contact. Elle se mesure en (N). 22
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Exemple
On voudrait modéliser l’action d’un plan horizontal (0) sur un prisme triangulaire
(1) (figure ci-dessous).
- Schématiser cette action par un modèle local puis un modèle global.

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Solution

Le prisme agit sur le plan horizontal par son poids. Dans un modèle local le poids est
modélisé par une force répartie. A chaque poids Px correspond une force rx qui représente
la réaction du plan horizontal à ce poids à une abscisse x et qui a l’expression:

Dans un modèle global, la réaction du plan horizontal est représentée par la force R dont la
valeur est égale au poids du prisme P.

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Types de charges et liaisons
Les actions extérieures (forces extérieures) s’appliquant sur les solides sont, au niveau
mathématique, de nature différente.
• Les efforts connus
On retrouve les efforts modélisant, les actions du poids propre des éléments, les actions
climatiques (vent, neige,…) et les actions d’exploitation. Ces actions sont données par le cahier
des charges d’utilisation du bâtiment: poids des machines, action des ponts roulants, utilisation
des locaux, etc…
• Les efforts inconnus
Ils sont développés par les liaisons du solide étudié avec les éléments de transfert des charges.
Les liaisons servent à bloquer certains degrés de liberté (ddl) des solides.
• Liaisons et efforts de liaisons
Nous effectuerons notre analyse dans le cadre du plan et du Génie Civil. Les liaisons, pour
bloquer les déplacements, génèrent des efforts inconnus appelés efforts de liaison. On associera
à la liaison un torseur d’efforts lié à ses caractéristiques cinématiques.

Les mouvements élémentaires possibles dans le plan sont:


deux translations (∆x et ∆y) ; une rotation: Ω= Ωk.

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Les principales liaisons

• L’appui simple: 1ddl bloqué (1 inconnue de liaison)

• L’appui élastique: 1ddl contrôlé (1 inconnue de liaison


et une loi de comportement)

• L’articulation: 2ddl bloqués (2 inconnues de liaison)

• L’encastrement: 3ddl bloqués (3 inconnues de liaison)

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Les principales liaisons
L’appui simple
Un système matériel S1 est en appui simple sur un système matériel S2 si le contact
peut être supposé ponctuel ou suivant une arête, et a lieu sans frottement.
L’appui simple impose un seul blocage en translation dans la direction normale à la
surface d’appui. Il fait ainsi naître une force de liaison dans cette direction.
y RYAy
A
vA=0

A A
x x

La force de liaison a les caractéristiques suivantes :


• Point d’application A,
• Droite d’action perpendiculaire à la surface d’appui,
• Composante YA inconnue.
L’appui simple introduit donc 1 inconnue.
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Les principales liaisons
L’articulation
Elle impose deux blocages en translation suivant les axes Ox et Oy, et la rotation
reste libre. L’articulation fait donc naître les deux composantes de la force de liaison.

uA=0 y y
RA
y vA=0 RYAyA
aA
A
x A x A RXAxA x

La force de liaison a les caractéristiques suivantes :


• Point d’application A,
• Composantes XA et YA inconnues.
L’articulation introduit donc 2 inconnues (XA et YA).

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Les principales liaisons
L’encastrement
Il impose trois blocages (les deux translations et la rotation). Les deux blocages en
translation font naître les deux composantes de la force de liaison. Le blocage en
rotation fait naître le moment d’encastrement.
y uA=0
RA
vA=0 RYAyA
wA=0
A aA
x A x A RXAxA x
MeA MeA
La force de liaison a les caractéristiques suivantes :
• Point d’application A,
• Composantes XA et YA de la force de liaison inconnues,
• Moment d’encastrement MeA inconnu.
L’encastrement introduit donc 3 inconnues (XA, YA et MeA).
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Les principales liaisons
Exemple
Une balançoire 3 est articulée en O (liaison pivot) sur un socle fixe 0. P1 et P2
représentent les poids respectifs des deux enfants 1 et 2, appliqués respectivement en
H1 et H2.
Schématiser toutes les actions s’exerçant sur la balançoire.

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Récapitulation sur la modélisation
des liaisons

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Isostaticité – Hyperstaticité

Dans le cas plan, on a au plus trois équations d’équilibre.


1. Si les actions de liaison introduisent 3 inconnues, le problème est statiquement
déterminé (possible, n’admettant qu’une solution) ou isostatique.
2. Si les actions de liaison introduisent plus de 3 inconnues, le problème est
statiquement indéterminé ou hyperstatique. Il faudra introduire de nouvelles
équations issues de la RDM.
3. Si les actions de liaison introduisent moins de 3 inconnues, le problème est
hypostatique. La structure est alors appelée mécanisme et n’est pas stable.

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Résistance Des Matériaux
(RDM)

Chapitre III
Statique des poutres Linéaires
Hypothèses de la RDM

37
Hypothèses sur les déplacements
Hypothèses de Bernouilli
Toute section droite avant déformation reste plane et
perpendiculaire à la ligne moyenne déformée.

 les sections droites restent planes selon Navier-Bernoulli (pas de


gauchissement).
Pour étudier les poutres,
on met en relation les efforts de cohésion avec les efforts extérieurs ;
les efforts de cohésion avec le tenseur des contraintes, grâce au principe
d'équivalence ;
le tenseur des contraintes avec le tenseur des déformations, grâce à la
loi de Hooke généralisée ;
et la forme finale de la poutre, c'est-à-dire le champ des déplacements,
avec le champ de tenseur des déformations.
Équations d ’équilibre global

F1 M1 F2
ey

ez ex
A B C D

le Principe Fondamental de la Statique donne :


F0 ext RAF1F20

MA
,F0 i 
M
AM
1 
AB
F
1 
AD
F20
Principe de la coupe : transformer les
efforts intérieurs en efforts extérieurs
Les efforts de cohésion sont des grandeurs macroscopiques, définies
sur l'ensemble de la section.
Du fait de la linéarité du problème (on reste en petites déformations),
on peut considérer indépendamment chaque composante, c'est-à-dire
considérer que la poutre n'est soumise à chaque fois qu'à une seule
sollicitation simple.

Pour les sollicitations complexes, on


somme les contraintes de toutes les
sollicitations simples (principe de
superposition).
Exemple 1: Réactions

50
Exemple 2: cisaillement

51
Exemple 3: Flexion

52
53
Exemple 4: système isostatique

54
Diagramme NTM
On part en A de M=0

Puis en C bras de
levier:M=2*2kN

Puis en B: M=2kN*4 -
4kn*2=0

55
Torseur effort interieur (coupe en x, il
reste un bras de levier de longueur 4-x)
Discontinuité en terme d’effort
Zone 2: Pour x entre 2 et 4m (Coupe à gauche)

Je lis sens +: T=-Rb=-2kN


Je lis sens +: M= (4-x)*2kN
Enfin N=0
Torseur effort interieur (coupe en x, il
reste un bras de levier de longueur x)

Zone 1: Pour x entre 0 et 2m (Coupe à droite)

!!!-!!!
57

Je lis sens -: T=-(-2kN)


Je lis sens -: M= -(2kN*x)
(Bras de levier en x)
Enfin N=0
sollicitation de flexion

On considère une poutre rectiligne de longueur (2a + b) sur 2 appuis simples


et soumise à un effort P à chaque extrémité

y
RB RC
A D
a b a x
B C
P P

Calculer l ’effort tranchant et le moment fléchissant le long de la poutre


diagramme du moment fléchissant et de l ’effort tranchant

A D
Entre B et C :
a b a
B C
Ty = 0
Mz
Mz = aP = constante
aP

Flexion pure sur BC

Ty

P
déformée en arc de cercle
de courbure constante R
x
(sections planes et normales
-P
à la fibre moyenne)
Exemple d’application: sollicitation d’une poutre

Soit le cas d’une poutre soumise à une charge verticale uniformément répartie :

- Sur une section droite de la poutre, la charge produit un effort tranchant V et un


moment fléchissant M.
- On peut mettre en évidence ces efforts intérieurs en faisant une coupe à la
distance x de l’appui gauche A de la poutre et en isolant les deux tronçons AE et
EB crées par cette coupe.

A. ARID ENSAM 2015 60


On considère l’origine des axes de coordonnées à l’appui gauche A. On fait alors une
coupe à la distance x de A et l’on considère le tronçon de la poutre à gauche de la
coupe, où l’on a mis en évidence l’effort tranchant V et le moment fléchissant M.

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A. ARID ENSAM 2015 62
Application I

A. ARID ENSAM 2015 63


A. ARID ENSAM 2015 64
A. ARID ENSAM 2015 65
A. ARID ENSAM 2015 66
Application II

A. ARID ENSAM 2015 67


A. ARID ENSAM 2015 68
Application III

A. ARID ENSAM 2015 69


A. ARID ENSAM 2015 70
Exercices d’application: Exercice I

A. ARID ENSAM 2015 71


Exercices d’application: Exercice II

A. ARID ENSAM 2015 72


Exercices d’application: Exercice III

A. ARID ENSAM 2015 73


Solutions des exercices I, II et III

06/12/2019 A. ARID ENSAM 2015


06/12/2019 A. ARID ENSAM 2015
06/12/2019 A. ARID ENSAM 2015
Résistance Des Matériaux
(RDM)

Chapitre IV
Caractéristiques géométriques des
sections planes
Introduction

Ultérieurement, pour calculer les contraintes et les déformations des


solides étudiés, nous aurons besoin de savoir déterminer un certain
nombre de caractéristiques géométriques des sections planes :

 Centre de gravité,

 Moment statique,

 Moments quadratiques
I. Centre de gravité

Soit une section plane d’aire S définie dans un repère orthonormé Oxy.
y
Les coordonnées du centre de

YG G gravité G sont définies par :

X


x.dS

Y

y.d
S S
O x G G
XG S S
Si la section S peut être décomposée n en sous-sections simples,
d’aires connues Si et de centres de gravités connus (xGi et yGi)
alors :
n n


S.xi Gi 

S.y i Gi
X
G
i1

Y
G

i1
S S
I. Centre de gravité

Exemple : y
10 mm

2
50 mm
20 G

1 10 mm
O x
50 mm

xG
II. Moment statique

Pour un élément dS, de coordonnées X et Y, le moment statique


élémentaire par rapport à l’axe Ox est, par définition, la quantité :

y dx Y.dS
(S) Ce qui donne pour l’ensemble de la section :
dS
Y



x 
y.dS
soit
S.Y
S
x G

O X x
De même :



y 
x.dS
soit
S.X
S
y G
II. Moment statique

Remarques :
 pour tout axe passant par le centre de gravité, le moment
statique par rapport à cet axe est nul.

 si la section S peut être décomposée en n sous-sections


simples, d’aires connues Si et de c.d.g connus (xGi et yGi) alors :

n
 x   Si .y Gi 
i 1

n
 y   Si .x Gi 
i 1
III. Moments quadratiques

III.1 Moment quadratique par rapport à un axe


Pour un élément dS, de coordonnées X et Y, le moment
quadratique élémentaire par rapport à l’axe Ox est, par définition,
la quantité :
OxY².dS
dI
y

(S) Ce qui donne pour l’ensemble de la section :


dS
Y
IOxy².dS
S

O X x De même :

IOyx².dS
S
III. Moments quadratiques

Remarques :
 Le moment quadratique est aussi appelé moment d’inertie de
la section.
 Il est toujours positif.
III. Moments quadratiques

III.2 Translation d’axes : Théorème de Huygens


Soit un élément dS de S dans le repère Oxy, et soit le repère Gxy
qui passe par le centre de gravité G de S et dont les axes sont
parallèles à Ox et Oy.
y y I
Ox
 
y².dS
avec
yY
S

Gy'

Soit : I
Ox(Y
S
²
G
 
2.Y
.y'
G y'²)
dS y’
G x Ce qui donne :
y
YG I
OxY
G
².
dS 
2.Y
.
G 
y'
dSy'
d
S S S

O x =S = moment
statique/Gx
IGx
Finalement, on obtient : IOx  S.Y
G² =0

De même : IGy
IOy  S.X

III. Moments quadratiques

Théorème :

Le moment quadratique par rapport à un axe est égal au moment


quadratique par rapport à un axe parallèle passant par le centre de
gravité, augmenté du produit de la surface par le carré de la
distance entre les deux axes.
Calcul pratique :
Si la surface peut être décomposée en n sous-sections de moments
quadratiques connus IOxi et IOyi, alors:

n n
IOxIOxi IOyIOyi
i1 i1
III. Moments quadratiques

Remarque :

Généralement, pour le calcul des contraintes et des déformations,


nous avons besoin de connaître le moment quadratique de la section
par rapport à son centre de gravité.
Donc si la section peut être décomposée en n sous-sections Si de
centre de gravité Gi et de moment quadratique IGix ou IGiy connus:

   
n n
I
Gx
 I
Gx
i

S.
iY
Y
Gi 
G² I
Gy
 I
Gy
i

S.
iX
X
Gi 


i1 
i1
III. Moments quadratiques

III.3 Moment quadratique par rapport à un couple d’axe


Ce moment quadratique est aussi appelé moment produit.
Pour un élément dS, le moment produit élémentaire par rapport
aux axes Ox et Oy est par définition la quantité:

dI X.Y.dS
Oxy

Ce qui donne pour l’ensemble de la section: 


IOxy x.y.dS
S

Théorème de Huygens: I 
OxyI 
S.X
Gxy .Y
G G

Remarques:
 Le moment produit est une grandeur algébrique
 Si un des deux axes est un axe de symétrie pour la section
alors IOxy=0
III. Moments quadratiques

Calculs pratiques :
 Si la surface peut être décomposée en n sous-sections de
moments produits connus IOxyi, alors:
n
IOxyIOxy
i
i1

 Si on cherche le moment produit d’une section par rapport à


son centre de gravité et que celle-ci peut être décomposée en n
sous-sections de c.d.g. Gi connus et de moments produits par
rapport à leur c.d.g. connus IGixy, alors:

 
n
I 

GxyI
Gxy
i

S
i
.
X X
Gi
G
.
Y 
Y
Gi
G

i1
III. Moments quadratiques

III.3 Moment quadratique par rapport à un point


Ce moment quadratique est aussi appelé moment quadratique (ou
d’inertie) polaire.
Pour un élément dS, à une distance  de O,le moment quadratique
polaire élémentaire par rapport à ce point est par définition la
quantité:
y
Ce qui donne pour l’ensemble de la section:
(S)
dS
Y

O X x
Remarque: on peut écrire soit:
Finalement, on obtient:
III. Moments quadratiques

III.3 Moment quadratique par rapport à un point


Changement d’origine (Théorème de Huygens)

y XG y Io IOxIOy
Soit:
G x
I
o
I 
S.Y
Gx ²
G
I
Gy 
S.X
²
G
YG
ou:
O x
I
oI
Gx
I 
S.
Gy X
G
² Y
²
G
Finalement, on obtient:
I
oI
G
S.²
OG
III. Moments quadratiques

III.3 Remarques pratiques concernant le calcul des moments


quadratiques
Les moments quadratiques s’ajoutent et se retranchent. Cette propriété
permet une détermination aisée dans le cas de surfaces composées
d’éléments simples.

1 1 1

2 2 2

[1]+[2] [1]+[2] [1]-[2]


III. Moments quadratiques

III.4 Moments quadratiques d’axes concourants


III.4.1 Rotations d’axes
Soit la section plane S, et deux systèmes d’axes Oxy et OXY obtenu par
une rotation d’angle .
Les relations liant les coordonnées dans les
y
 (S) deux repères sont:

dS X θ
x.cos θ
y.sin
y Y θ
x.sin θ
y.cos
Y X  Calculons le moment quadratique / OX :
x
O x
I
OX

Y².dS
- 
θ 
θ
x.sin
y.cos
².dS
S S

I
OX

θ θ.
θ
x².sin²
cos
θ
2.xy.sin
y².co
.dS
S
III. Moments quadratiques

III.4.1 Rotations d’axes

I
OX 
θ 
sin²
θ
x².dS
cos²θ
θ
y².dS
2sin
cos
xy
S S S

Ce qui nous donne :

I
=
Os
i
n
XOθ
.
I
²+
yc
o
s
²
θ.
I
O
x-
2
.s
i
n
θ.
c
os
θ
.I
O
x
y

c
o
s
²

1c
o
s
2 1
;
2
s
i
n
²

c
o
s
2
2
;
s
i

  
n
.
c
o
s
s
i
n
2
2

En passant à l’angle double :

On obtient :
I+
II -
I
I
O
X
O
x O
yO
= +.xOy
co

-
I
2.
O
x
ys
i
n2
θ
2 2
III. Moments quadratiques

III.4.1 Rotations d’axes


De même, pour le moment quadratique / OY, on obtient :

I+
II -
I
I=O
x O
y
-OxO
y
.
c
osθ
+
2I.
si
n


 

O
Y O
xy
2 2
Calcul du moment produit :


 

I
=
O
X
Y

X
Y
.
d
S

x
.
c
o
s+
y
.
s
i
n
.
-
x
.s
i
n+
y
.
c
o
s
.
dS
S S

I
=
O
X
Ys
i
n
.c
o
s

.y
²
.
d

S
-

.
d
S
(
c
o
s
²
si
n
²


)
x.
y
.
d
S
SS
 S

Soit :
I-I
I
O
XY
O
=xOy
.s

n
2+
I
O.
x
yc
os
2
θ
2
III. Moments quadratiques

III.4.2 Recherche des directions principales


Il s’agit des directions donnant les moments quadratiques extrêmes
(maximal et minimal). Pour les trouver , dérivons IOX et IOY / et
annulons ces dérivées:

d
I I-
I
X O
O
=-
2
.xOy
.
si

2-
2
.I
O
x.
c
yo
s2
θ
=0
θ 2
d
d
I I -
I
YO
O
=2
.xOy
.
si

2+
2
.
I
Ox
y.
c
os2
θ
=0
θ 2
d
Ces deux expressions s’annulent pour :
-2IO
ta
n θ
(2)= xy
IOx-IO
y
III. Moments quadratiques

III.4.2 Recherche des directions principales


Cette expression nous donne deux directions conjuguées définies par les
angles:
 t

1e 2=+ 1
2 y
Les directions ainsi déterminées (A)
s’appellent les directions principales
(ou axes principaux), elles sont

orthogonales et définies par la

relation: -2IO
tan(2θ )= xy x
O
IOx-IO
y

Remarques:
 Pour les directions principales, IOXY est nul.
 Tout axe de symétrie, est axe principal d’inertie.
Tout axe perpendiculaire à un axe de symétrie est également axe
principal d’inertie.
III. Moments quadratiques

III.4.3 Expression des moments quadratiques principaux


Pour connaître les expressions des moments quadratiques principaux
(Imaxi et Imini), il suffit de remplacer, dans les formules donnant IOX, IOY
et IOXY, la valeur de  par les solutions de l’équation:
-2IO
ta
n θ
(2)= xy
IOx-IO
y

On obtient ainsi:

2
IOx+IOy IOx-IOy 2
Imaxi= +  +I Oxy
2  2 
2
IOx+IOy IOx-IOy 2
Imini= -  +I Oxy
2  2 
III. Moments quadratiques

III.4.4 Représentation graphique – Cercle de Mohr


Reprenons les expressions donnant IOX et IOXY
I+I I-
I
I
O
X-O
xOyO
x
=.Oy
co

-
I
2.
O
x
ys
i
n2
θ
2 2
I-I
I
O
XY
OxO
= .y
s

n
2+
I
O.
x
yc
os
2
θ
2
Effectuons la somme des carrés, on obtient:
2 2
I+I
O 
I
xO
y-I
2 O
xO
y 2

I- O
X
+ 
I= O
+
X
YI Ox
y
 2  2 
Ce qui correspond à l’équation d’un cercle de centre C et de rayon R
2
I+
OI
xOy  I 2
I- O
xOy
x
=
c e
tR
= 
+I
Ox
y
2 2 
III. Moments quadratiques

III.4.4 Représentation graphique – Cercle de Mohr


Icouples d’axes
2
I+
OI
xOy  I 2
I- O
xOy
x
=
c e
tR
= 
+I
Ox
y
2 2 

IOxy

Imini IOy IOx Imaxi

O C -2 Iaxes

-IOxy
Exercice d’applications

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Résistance Des Matériaux
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Chapitre V
Traction Simple/
Compression Simple
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Résistance Des Matériaux
(RDM)

Chapitre VI
Cisaillement Simple
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Chapitre VII
Flexion Simple
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Résistance Des Matériaux
(RDM)

Chapitre VIII
Torsion
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