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Cabinet FELA Ayachi

Expert Comptable Diplômé, Commissaire Aux Comptes


Docteur en Sciences de Gestion, Maitre de Conférences A à l’université d’Oran 2
Adresse : 22, Rue Colonel Sir Jean, Maraval -Oran-
Tél. : 041 24 10 34, Fax : 041 24 90 90, Mob 0550 563 770
Email : f_ayachi@hotmail.com

Thématique :

GESTION DES STOCKS


Elaboré et présenté par :
Nom et prénom Coordonnées

Commissaire Aux Comptes


M. Mohammed FAHAS
Maitre Assistant à l’université d’Oran

1
INTRODUCTION

Dans la plupart de nos entreprises, les gestionnaires n’accordent


pas toujours l’importance voulue à la gestion économique des
stocks, ce qui a comme conséquence fâcheuse des coûts de
gestion considérables.

Ce que nous allons essayé de développer permettra aux


gestionnaires des stocks, des magasins et des approvisionnements
de gérer leurs stocks d’une manière efficiente.
IMPORTANT

Le capital immobilisé dans les stocks pourrait être employé plus


avantageusement. Il faut, impérativement, donc que le profit retiré de
l’existence de stocks compense et au-delà des frais qu’ils engendrent et le
manque à gagner résultant de l’immobilisation de sommes qu’ils
représentent.

Gérer les stocks consiste à déterminer la quantité optimale de chacun des


articles que l’entité doit avoir en magasin.

Il convient d’étudier les conditions de la demande et de


l’approvisionnement des divers articles, et de tenir compte des coûts y
afférents ( Emission des commandes, de magasinages et de financement
des stocks existant soit sur les sols, soit en rayons, en attendant d’être
utilisés ou vendus.
Problématique

Dans la plupart des entreprises, les responsables des approvisionnements


subissent les stocks et préfèrent faire des réserves en grande quantité pour
pouvoir en disposer le moment opportun pour éviter des délais de
réapprovisionnement et les arrêts prolongés des installations sans se
soucier des problèmes de gestion qui se créent, ceci rend la tâche du
gestionnaire beaucoup plus difficile suite au non respect des opérations
pour tout nouvel article .

 L’introduire sous sa bonne définition


 Voir s’il n’existe déjà pour éviter la double codification
 Possibilité de prévision scientifique des stocks
 Possibilité de normalisation
Principes de base de gestion

Quand commander et combien commander pour que les


services concernés disposent en temps voulu des pièces ou
produits nécessaires à leur activité avec une sécurité
suffisante tout en rendant minimales les dépenses et en
respectant les contraintes imposées par les financiers.
1.- Définition de l’entreprise :
L’entreprise est un agent économique dont la fonction principale est la
production de biens et services marchands, celle-ci peut être privée ou publique
suivant la nature du propriétaire.

L’objectif d’une entreprise est de se développer sur son marché en satisfaisant


ses clients afin de gérer des profits après couvertures de tous les coûts générés
par son activité et paiement de tous les impôts et taxes.

Une entreprise quelle que soit son activité, sa forme juridique n’existe que pour
créer de la valeur, elle a pour but de mettre à la disposition d’utilisateurs des
produits et/ou services.
2.- Activités de l’entreprise

Nous distinguons trois types d’entreprises classées par activités :

1 L’entreprise industrielle ou manufacturières : sa mission principale est


l’achat des matières premières pour les transformer en produits finis

2 L’entreprise commerciale : sa mission consiste en l’achat de marchandises


qu’elle revend en l’état sans subir aucune transformation

3 L’entreprise de service : Elle offre des prestations de service

Industrie Commerce Services


3 – Organisation de l’entreprise

L’organisation des entreprises s’effectue autour des fonctions de l’entre-


prise que nous pouvons scinder en fonctions principales et fonctions
secondaires.
-Les fonctions principales englobent : l’approvisionnement, la production
et la vente
-Les fonctions secondaires regroupent : l’administration, l’entretien, les
ressources humaines, la comptabilité, etc…

Les fonctions de l’entreprise ne sont pas indépendantes les unes des


autres, en effet, des relations existent entre ces fonctions et entre les différentes
structures qui composent ces fonctions.

Exemple : une entreprise industrielle doit acheter des matières pour


pouvoir les transformer en produits et les revendre. Cet enchainement fait appel
aux fonctions principales de l’entreprise

Appro PProduction Vente


Dans le contexte de la gestion des stocks, il est utile d’identifier les relations et les
procédures qui lient les fonctions de l’entreprise :

Entre la fonction « production et Approvisionnement »

La fonction « Production « établit des prévisions de consommation de matières.


Elle demande, périodiquement, à la fonction « approvisionnement « de lui fournir
des quantités de matières à des dates bien déterminées. Cette procédure exige la
tenue d’une quantité de stocks qui permettrait de répondre rapidement aux variations
de la demande.

Entre les fonctions « vente « et « production «

La fonction « vente » demande à la fonction « production « une quantité de produits


établie sur la base de prévisions de vente.

La nature des relations entre les trois fonctions principales de l’entreprise permet
de mettre en exergue l’importance que revêt le stock dans la régulation de l’ activ
de l’entreprise. Ainsi , la mise en place d’une « Gestion de Stocks » performante
s’avère indispensable pour le bon fonctionnement de l’entreprise.
4- Importance, difficultés, et critères de la gestion des stocks :

A- Pourquoi la gestion des stocks :

Les firmes industrielles et commerciales stockent pour leurs besoins :


consommation interne ou demande de marché.

Flux d’entrée flux de sortie

Stock

C’est la prévision du flux de sortie (généralement variable, incertain et aléatoire)


qui autorise la régulation des entrées pour que le stock, sans tomber à zéro, n’immobilise
que le minimum de valeur compatible avec le rendement économique du système.
L’objectif de la gestion des stocks est de réduire les coûts de possession (stockage)
gardiennage,…) et de passation des commandes, tout en conservant le niveau de stock
nécessaire pour éviter toute rupture de stock, pouvant entraîner une perte d’exploitation
préjudiciable.
B- Objectifs de la gestion des stocks :

Il s’agit pour le gestionnaire de définir une politique et des méthodes. Pour


chaque article ou catégorie, il faudra mettre en place :

-Les études prévisionnelles sur ventes et consommations


-les méthodes et procédures de réapprovisionnement tenant compte des
possibilités de trésorerie et des magasins
-Le traitement et la transmission des informations : comptabilité,
statistiques , tableaux de bord.
-Les coûts induits par le stock (coûts de possession, et de passation)
-Le niveau de couverture exigé qui commandera le stock de protection.
C – Difficultés de la Gestion des stocks

La principale difficulté de la gestion des stocks est liée à la


variété des problèmes de stocks. Pour comprendre la problématique
posée par les stocks, il faut en premier lieu se dire quelles sont les
raisons de l’existence des stocks ?
-Variation de la production face à une demande instable
-Variation et saisonnalité de la demande
-Motifs financiers
-Protection contre les aléas de production ou de transport
Inconvénients majeurs :
-risque de détérioration, obsolescence, périssabilité
-les immobilisations de capitaux
-place
Conciliation des exigences contradictoires :

Faut-il commander par de petites quantités pour limiter les


immobilisations de capitaux et d’espaces sachant qu’on multiplie ainsi
le risque de rupture ?
Ou bien commander par de fortes quantités pour réduire les coûts
d’achats, de lancement de commande, de transport et de manutention ?
Quel taux de service faut-il assurer à la clientèle ? le niveau du stock de
protection en dépendra.
En tenant compte de toutes ces contraintes (trésorerie, espace, transport,
etc…) et en même temps répondre au double objectif maximiser la
satisfaction des clients en minimisant les coûts, il y a lieu de
prévoir l’établissement d’un programme d’approvisionnement qui
puisse répondre à toutes ces préoccupations.
Classement des articles à rotation rapide, moyenne et lente
par la méthode ABC dite Loi de PARETO
La méthode ABC dite loi de PARETO, va nous permettre de traiter
différemment les articles à rotation rapide, moyenne et lente.

On utilise généralement cette méthode appelée aussi « Méthode


20/80 pour ne suivre de manière rigoureuse qu’un petite partie des
produits .

On constate qu’il n’ya pas entre la nomenclature et la valeur de la


consommation annuelle relative à chaque article de la nomenclature
une relation linéaire. Certains articles représentent une faible part de
la consommation alors que d’autres en représentent une part élevée.

On constate souvent que 20% de la nomenclature représentent 80%


de la valeur globale des consommations annuelles. La méthode de
gestion par exception va consister à suivre les articles 20/80 (N 20%
Valeur 80% et à grer de façon plus empirique les articles 80/20. Pour
ces articles on pourra par exemple faire une commande par an avec
une certaine marge de sécurité (20 à 30% de la Qté nécessaire)
A. LA GESTION SELECTIVE DES PRODUITS

La méthode 20/80 : consiste à déterminer la classe la +


importante et à ignorer le reste (20% des clients font 80% du CA)

La méthode ABC : consiste à déterminer 03 classes


Classe A : d’une importance capitale
Classe B : mérite une attention +/- relâchée
Classe C : ensemble de produits d’une très faible
importance
Désign Qté % Valeur % Dispos Relevé Stock Procédure
Cle Sécurité de com
A 10 à 30 % 50 à 80 % Rigoureux Précis Très bas Précise

B 30 à 40 % 15 et 20% Normal Précis Modéré Normal

C 30 à 50 % 5 à 15 % Simple Très simple Importan Séquentiell


t e
2 à 3 ans
ENONCE DU CAS PRATIQUE

Appliquer les méthodes des 20/80 et ABC . L’entreprise souhaite avoir comme
classement x% des références qui représentent y% des quantités et z% du CA

REFERENCES QUANTITE CHIFFRE D’AFFAIRE

1 27 000 62 000
2 3 100 14 000
3 20 000 59 000
4 7 000 20 000
5 33 000 110 000
6 12 000 9 000
7 10 000 12 000
8 15 000 99 500
9 19 000 57 600

TOTAUX 146 100 443 100


CAS A CORRIGER AU TABLEAU
5 - Elaboration d’un programme d’approvisionnement

L’établissement d’un programme d’approvisionnement utilise


des notions de :

-Cadence d’approvisionnement

-stock minimum

-stock de sécurité
Le service approvisionnement regroupe essentiellement deux
fonctions distinctes et nécessaires :

ACHAT & STOCKAGE


Une recherche de rentabilité va donc consister à trouver un équilibre
d’emploi optimal entre l’utilisation de ces deux fonctions
En d’autres termes, la fonction approvisionnement doit fonctionner avec
un coût minimum
Les coûts de passation au niveau des achats comprennent :

-les salaires- les amortissements, charges d’électricité,


Fournitures de bureau, frais de téléphone, fax, etc…

Les coûts de possession des stocks comprennent :

-Loyer du magasin - frais du personnel manutentionnaire-


frais d’entretien , frais d’électricité, frais d’assurances diverses,
frais de comptabilité (tenue d’un inventaire permanent)

N.B. : Le premier coût est fonction du nombre de commandes


lancées, tandis que le deuxième est fonction de la quantité
stockée (Matière 1ère et produits finis)
6 -Détermination de la cadence d’approvisionnement

Le stock moyen

Le stock moyen annuel est fonction et de la consommation annuelle (C) et du nombre


de commandes passées dans la période (N)

Détermination de la cadence optimum

Quelque soit la valeur donnée à N, l’entreprise supporte un coût de commande et un


coût de stockage. L’objectif, c’est de rendre la somme des 2 coûts minimale.
Le coût de commande

Le coût de la commande peut être calculé à partir de


l’historique de la manière suivante :

Ca = Total Budget section achats


Nombre de Commandes

Le coût de commande global appelé aussi coût de lancement, de passation et d’acquisition est
fonction du nombre de commande. Par conséquent , il sera égal à :

Ca Total = Nca
Le coût de possession des stocks

On calcule un taux de possession qui s’applique au stock moyen


et qui est la somme des 3 coûts :

-Le coût direct lié au stockage (salaire énergie, assurances


amortissements etc…)
-Le coût financier qui représente l’investissement dans le
stock. En effet, l’entreprise devra payer des frais financiers si elle
a emprunté. On doit enregistrer un manque à gagner, si elle finan-
ce elle-même ses stocks, car elle pourrait placer son argent.
-le coût de dépréciation du stock.
Le coût de possession se calculera donc :

Cp = Sm x t/100 = C/2N x t/100 = Ct/200N


Calcul de la cadence optimale

1ère méthode : le coût total est fonction de N

Nca + Ct/200 N d’où Ca – 1/N2 x ct/200 = 0

Ca = Ct/200 N2 d’où N2 = Ct/200 ca d’où

N=
Ct/200ca
2ème méthode

La somme de deux nombres dont le produit est constant, est


minimum lorsque ces deux nombres sont égaux

2 X 18 = 36 20
3 X 12 = 36 15
4 X 9 = 36 13
6 X 6 = 36 12
9 X 4 = 36 13
Cas d’application

Une entreprise consomme annuellement 200 000


pièces/an
Le coût de passation d’une commande est de : 150 D.A.
Le taux de possession des stocks est évalué à 20%
Le prix unitaire de chaque pièce est de : 10 D.A.
Date de la 1ère commande est fixé au : 15/10/2012

Déterminer :
1) Le nombre de commandes à lancer
2) Le nombre de pièces à commander à chaque
commande

Solution
Solution :
Le nombre de commandes à lancer :

N= 10x200 000x20 = 36,514


200x150

Le nombre de pièces à commander à chaque commande :

200 000 = 5477 pièces


36,514

Cadence d’approvisionnement :

365 x 5477 = 10 jours (tous les 10 jours)


200 000
Exemple : Un atelier consomme 1000 unités d’un produit A.

Le coût de passation d’une commande s’élève à 60. Le coût

de possession s’élève à 12 %. Le prix unitaire est de 16 D.A.

Calculer le nombre optimum de commandes.

N=
16000 x 0.12 = 4
120
Si l’on doit vérifier ce résultat par la méthode comptable

on aura :

pour 1 commande 60 + 16000 x 0,12 = 1020


2
pour 2 commandes 120 + 16000 x 0,12 = 600
4
pour 3 commandes 180 + 16000 x 0,12 = 500
6
pour 4 commandes 240 + 16000 x 0,12 = 480
8
pour 5 commandes 300 + 16000 x 0,12 = 492
10
PREVISIONS D’APPROVISIONNEMENT

1080
960 3
840 1

720 60N + 960/N


600
480 960/N

360
240 2
120
y=Nca
60
1 2 3 4 5 6 7 8
1 = Coût de possession
2 = Coût de passation
3 = Coût total de stockage
Les prévisions d’approvisionnement

Une première donnée est constituée par la cadence des


approvisionnements. Il faut compléter cette notion par deux con-
traintes.

-le délai d’approvisionnement d’où stock minimum


-la sécurité (stock de sécurité)

Le stock minimum se comprend comme la quantité de matières


ou de produits à consommer pendant le temps nécessaire à
l’obtenir.
Divers évènements poussent l’entreprise à constituer un stock de
sécurité en plus du stock minimum. Ce stock de sécurité va cons-
-tituer un « matelas » qui permet de faire face aux aléas de l’ap-
-provisionnement et de la consommation.
Réapprovisionnement sur point de commande
« Méthode Q »

On y lance des commandes à quantités fixes selon des périodicités variables

Trois paramètres de base structurent la méthode :


-Point de commande
-Quantités économique de commande
-Le disponible appelé aussi potentiel logistique

Principes de la méthode : Lorsque le disponible décroissant n’est plus suffisant


pour faire face aux sorties prévues durant le délai de réapprovisionnement
et réserver le stock de protection, on lance la commande égale à la quantité
économique
BUDGETISATION PAR QUANTITES CONSTANTES

Exemple : Le service approvisionnement d’une société cherche à établir


les programmes d’une matière première M1 pour l’année à venir.

Stock au 1er Janvier 200 unités


Délai d’approvisionnement 2 mois
Délai de sécurité  1 mois
Consommation annuelle 1000 unités à 16 DA
Coût d’acquisition 60 DA
Taux de possession 12 %
Prévisions des besoins en unités

J F M A M J J A S O N D
120 30 50 50 40 50 80 100 80 100 150 150

N= Ct/200 ca d’où N= 1000 x 16 x 12 = 4


200 x 60
Réapprovisionnement cyclique
« Méthode P »

Principe de la méthode P : Selon une périodicité fixe, donc à dates fixes, on


passe pour un même article de commandes variables relevant le disponible à
un niveau qui satisfasse les sorties de la prochaine période et réserve le stock
de protection . Pour éviter une trop grande variété des périodicités, on arrondit
celles-ci sur des nombres entiers de mois
ON TRAITERA CETTE DEUXIEME METHODE
SUR TABLEAU
7 -METHODES DE VALORISATION DES SORTIES DE STOCKS

Il existe un certain nombre de méthodes de valorisation des sorties de stock


à savoir (C.M.U.P, PREMIER ENTREE-PREMIER SORTI (FIFO)
DERNIER ENTREE-PREMIER SORTI (LIFO

Le Nouveau Système Comptable e Financier (N.S.C.F) dont la mise en


application à partir de 2010 préconise deux méthodes

C.M.U.P. et P.E.P.S.
Incidence sur le résultat

Selon que l’on adopte une méthode de valorisation, le


résultat connaitra une variation.

L’entreprise a tendance à avoir un stock non coûteux


En période d’inflation, (hausse des prix) la méthode
D.E.P.S. (L.I.F.O.) est à conseiller.
8 - CONCLUSION :

Compte tenu de ce qui précède, la gestion des stocks


implique :

-Une solide formation des responsables


gestionnaires des stocks, etc…
-Une étude périodique de la conjoncture du
marché
-Des liaisons fonctionnelles permanentes