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Histoires des idées, de l’art et de la

littérature (17ème et 18ème siècles)

Les Lumières du 18ème siècle


. Les limites du siècle, le 18ème : pour déterminer le début du siècle, on se base sur
quelques événement : mort de Louis 14 (1715)? La révocation de l’Edit de Nantes (1685)?
Une période indéterminée qui semble un retour (liberté/désordre), opter pour la Régence
comme début du siècle, mais quelle identité (rococo, le paradis perdu de Watteau et
Fragonard, peindre un monde –plaisir, allégresse, clarté, beauté, …- qui va disparaitre)? →
le début du siècle
. La Révolution (1789) comme identité (où se trouve la fin du siècle) : une conséquence
pas une cause? Le résultat appelle la République, Bonaparte, Chateaubriand (exilé et
préromantisme) → parler des causes, Les Lumières, L’Encyclopédie, les philosophes
(inexistants avant?), une redéfinition des mots s’impose pour voir la cause, ou ils ne
représentent pas la cause (la révolution, œuvre des philosophes ou de simples
bourgeois)???
. L’important est une toile de fond pour lire les œuvres, pas l’anachronisme mais l’histoire
littéraire)
Le tableau dans la diapositive suivante nous donne les conditions de ces hommes/femmes
de lettres : les académies, les salons, les cafés, les clubs
Une soirée chez Madame Geoffrin de Gabriel Lemonnier (l’armée des philosophes)
. L’important est une toile de fond pour lire les œuvres artistiques et littéraires du siècle,
pas l’anachronisme mais l’histoire littéraire
Le tableau dans la diapositive suivante nous donne les conditions de ces hommes/femmes
de lettres : les académies, les salons, les cafés, les clubs
Une soirée chez Madame Geoffrin de Gabriel Lemonnier (ce tableau représente une idée
sur le statut du philosophe de l’époque: l’armée des philosophes)
Les Lumières : métaphore pour dire un éclairage contre les ténèbres l’obscurantisme,
l’ignorance, vers la clarté, le savoir → pas une doctrine mais plutôt un ensemble de thèse,
un mouvement du savoir, un effort, un travail, un désir de connaitre, « aie le courage de
te servir de ton propre entendement : telle est donc la devise des Lumières » Kant
L’ambition de l’Encyclopédie (1747, 1772 -17 volumes 60000 articles, 11 volumes de
planches) :
. percer tous les secrets, tous les mystères, tout dire ( La Religieuse, Les bijoux indiscrets
œuvres de Diderot qui illustrent cela, la vertu est un leurre ≠ cela se contredit avec les
morales des classiques, Princesse de Clèves roman de Madame de Lafayette qui illustre
cette contradiction avec les valeurs des encyclopédistes)
. de rassembler dans le même ouvrage « les branches infiniment variées de la science
humaine » (d’Alembert), par l’outil de la raison critique (Descartes pas Boileau)
Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, → pour quel
objectif : rendre le savoir pour tous, la philosophie « populaire » (Diderot), absence des
oppositions entre science, droit, philosophie, littérature (le XVIII ignore cela), œuvre qui
combinent tous, avec des auteurs encyclopédiques
«  Les Lumières ne sont peut-être qu’une fiction, un éclairage
trop violent qui, en brûlant les ombres, efface les conteurs et
les nombres : une dramaturgie prodigieuse du spectacle des
idées, dont on ne connait plus, dégrimés, les acteurs. Mais elle
a la vérité plus vraie de toute fiction géniale : sans elle, le
XVIII° siècle n’a plus grand-chose à nous jouer, lui qui fut
sans doute le premier siècle à savoir se mettre en scène  »

J. Goldzink, Histoire de la littérature française, XVIII° siècle


La philosophie/philosophe, quel statut? :
. Grande importance (beaucoup d’ouvrages de l’époque portent le mot « philosophie »
comme élément dans le titre),
. C’est qui le philosophe : 1) pas essentiellement un écrivain, « il y a beaucoup de gens de
lettres qui ne sont point auteurs » (Voltaire), des personnages de théâtres et des romans
(Pangloss, personnage dans l’œuvre Candide), « philosophes sans le savoir » les personnages
de Sade qui récitent le bréviaire de l’athéisme, la clarté de leur raisonnement, 2) pas un
« militant », mais un effort dans l’existence privée sans éclat, « intellectuel », 3) un être de
Lumières contre le pouvoir absolutiste : Voltaire et Diderot, même exilé et emprisonné,
Rousseau condamné par le Parlement (Emile), Voltaire auprès de Frédéric II (Prusse) Diderot
auprès de Catherine de Russie, le « parti » des philosophes est bien installé : Duclos et
d’Alembert président l’Académie française (1755-1777), Voltaire et Duclos Historiographes du
roi, Suard censeur royal en 1777 (Le Mariage du Figaro), ≠ un philosophe menacé
. Ce n’est pas le philosophe vieillard, solitaire, reculé, immobile Le Philosophe en méditation,
1633 de Rembrandt (tableau de Rempbrandt dans la diapositive suivante montre le contre
exemple du philosophe des Lumières)
« Ennemi des systèmes, il n’envisage la philosophie
que comme cette partie de nos connaissances qui doit
contribuer à nous rendre meilleurs ou plus heureux : il
semble la borner à la science des choses utiles, et
recommande partout l’étude de la nature »

Jean Le Rond d'Alembert


«  Ce n’est pas l’esprit seul que le philosophe cultive, il
porte plus loin son attention et ses soins. L’homme n’est
point un monstre qui ne doive vivre que dans les abîmes de
la mer, ou dans le fond d’une forêt (…). Notre philosophie
ne se croit pas en exil dans ce monde ; il ne croit point être
en pays ennemi. […] C’est un honnête homme qui veut
plaire et se rendre utile »

Dumarsais
Travaux à faire :
. Les œuvres citées dans le cours en italique nécessitent une
recherche/lecture pour comprendre leur rôle dans la critique des
valeurs des classique et de l’absolutisme, et pour mieux comprendre
l’esprit des encyclopédistes
. Chercher des tableaux propres à cette pensée.
. Cherchez les centres d’intérêt des encyclopédistes.