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Chapitre 2

Généralités sur
l’Analyse
Numérique
Définitions
Définition : L’analyse numérique est l’étude des méthodes (des algorithmes)
permettant d’évaluer numériquement un (ou des nombres), une ( ou des
fonctions).

L'analyse numérique est une discipline des mathématiques. Elle s'intéresse tant
aux fondements théoriques qu'à la mise en pratique des méthodes permettant de
résoudre, par des calculs purement numériques, des problèmes d'analyse
mathématique.
Connaissance d’un nombre : Un nombre est connu numériquement si on connait
un certain nombre de son développement décimal et la précision avec laquelle ce
développement approché est donné.
Exemple :
•  = 3.1415926 est non connu numériquement
•  = 3.1415 ± 0.0001 est connu numériquement
Connaissance d’une fonction :   R nouC n
Soit une fonction numérique de la forme : f :   R avec

Une fonction est dite connue numériquement , si on peut calculer , avec la


précision voulue, une valeur approchée en tout point de  .
Précision des calculs et classification des erreurs
Lors d’un calcul sur ordinateur, de nombreuses causes d’erreurs interviennent.

 Pose du problème : Etude physique insuffisante ou mal faite.

Exemple : Etude d’un corps soumis à son poids en chute libre. Il est soumis
à son poids et à la résistance de l’air.

En utilisant comme approximation  k .v
 
de la résistance de l’air l’expression R   k .v
Est une approximation.


m. g
 Les données sont approximatives :

Les données du problème sont généralement approximatives , des valeurs


expérimentales ou des constantes imprécises.

Exemple : les données m , g et k sont des valeurs approchées.


 Erreur de méthode ou d’algorithme :

Ce sont des erreurs dues à la méthode numérique utilisée

Exemple : Calcul d’une intégrale numériquement.


- utilisation de la méthode des rectangles ;
- utilisation de la méthode des trapèzes ;
 Erreur de troncature ou erreur d’arrondi

Ces erreurs sont dues à l’utilisation de nombres


dont la représentation en machine est limitée.

Exemple : Calcul de 22/7 sur une machine pouvant afficher 6 chiffres donne :
3.285714. Les autres chiffres ont été tronqués. C’est l’erreur de troncature..

La valeur exacte est : 3.28571428571428571428…

L’erreur sur le résultat dépend


du nombre d’opérations
effectuées avec des nombres Erreur d’érrondi
tronqués.
L’étude théorique a montré
que ces erreurs de troncature
augmentent
exponentiellement en fonction
du nombre d’opérations.

Nombre d’opérations
Temps de calculs :
Le durée d’exécution d’un programme est en rapport direct avec le nombre
d’opération qu’il contient.

 Système binaire :

Tous les ordinateurs effectuent les calculs dans le système de numération binaire.

Exemple :
N  abcd 10  a.103  b.102  c.10  d
- Un nombre N écrit en base 10 s’écrit :
N  abcd 6  a.63  b.62  c.6  d
- Un nombre N écrit en base 6 s’écrit :
N  abcd 2  a.23  b.22  c.2  d
- Un nombre N écrit en base 2 s’écrit :
On peut montrer qu’un nombre écrit en base 2 contient environ trois fois plus de
chiffres que le même nombre écrit en décimal.
 Addition en binaire
:
L’addition s’effectue en binaire de la manière suivante :

0 + 0 = 0 ; 0 + 1 = 1 ; 1 + 0 = 1 ; 1 + 1 = 10

Exemple : 1101011100
+1 0 1 0 1 1 0 1 0 1

11000010001
Soit   la durée moyenne d’exécution d’une addition. Cette durée dépend de
l’ordinateur utilisé. Pour un ordinateur dont la fréquence de l’horloge est 1 Ghz, la
durée de l’addition est de quelques nanosecondes.
 Soustraction et complémentation en binaire :
Pour effectuer une soustraction, on procède de la manière suivante :
Soit à calculer la valeur de C = A – B
- Calculons le complémentaire de A : A’ = M – A où M est le plus grand
nombre sur la machine;
- Additionnons B : A’ + B = M – A + B = M – (A – B) ;
- Prenons le complémentaire du résultat : M – (A’ + B) = A – B ;

Exemple : Soit un ordinateur pouvant manipuler des mots de 8 chiffres . Le


8
nombre M vaut 2 soit :M = 100000000
si A = 11011000
B = 10010100
A’ = 00100111
A’ + B = 1 0111011
D’où A – B = 01000100
On voit qu’une opération de soustraction nécessite une addition et deux
opérations de complémentation. Doù :
      2. c
On remarque que l’opération de complémentation consiste à remplacer les
chiffres par leurs compléments , c’est-à-dire changer les 1 en 0 et les 0 en 1.
Cette opération de complémentation étant très simple, elle s’effectue donc très
rapidement . Sa durée est donc négligeable par rapport à l’addition.

 c    d’où     
Par conséquent, la durée d’une soustraction est à peu près égale à la durée
d’une addition
 La multiplication en binaire :

Dans un ordinateur, la multiplication s’effectue par additions successives.


Exemple : Soit à calculer par exemple le produit : 6321 x 45
On peut écrire ceci : 6321 x 45 = 63210 x 4 + 6321 x 5

6321
+ 6321 63210
+ 6321 + 63210
+ 6321 + 63210
+ 6321 + 63210

L’exécution d’une multiplication se ramène donc à une suite d’addition. Le


nombre d’additions étant égal à la somme des chiffres du multiplicateur.
Lors d’une calcul avec des nombres de 8 chiffres significatifs, la durée d’une
multiplication varie entre :
-1 fois la durée d’une addition (x 1)
- 72 fois la durée d’une addition (x 99 999 999).
On dira en pratique que la durée moyenne d’une multiplication est d’environ 30
fois celle d’une addition.

 x  30. 
 La division en binaire :

Dans un ordinateur, la division s’effectue par soustractions successives.


Exemple : Soit à calculer par exemple 1579 : 26 .
Pour cela, on procède de la manière suivante :
-On prend autant de chiffres sur le dividende que le
diviseur ( le nombre de chiffres pour le diviseur est 2; on
prend donc deux chiffres sur le dividende soit 15);
- on regarde s’il y a au moins un 26 dans 15 (15 – 26 <0
donc 15 ne suffit pas ). On ajoute donc un chiffre : on
prendra donc 157.
- On regarde combien de 26 contient le nombre 157 en
effectuant les soustractions suivantes.
157 - 26 = 131 reste positif compteur à 1
131 - 26 = 105 reste positif compteur à 2
105 - 26 = 79 reste positif compteur à 3
79 - 26 = 53 reste positif compteur à 4
53 - 26 = 27 reste positif compteur à 5
27 - 26 = 1 reste positif compteur à 6
1 - 26 < 0 reste négatif
Le premier chiffre est donc 6
-On ajoute le chiffre suivant à 1, soit 19 ;
on calcule 19 – 26 < 0 compteur à 0
le chiffre suivant est donc 0
-Comme il ne reste plus de chiffres, on ajoute 0 ( zéro ). Le nombre devient alors
190 ; On regarde donc combien il y a de 26 dans 190; on effectue alors les
opérations suivantes :
190 - 26 = 164 reste positif compteur à 1
164 - 26 = 138 reste positif compteur à 2
138 - 26 = 112 reste positif compteur à 3
112 - 26 = 86 reste positif compteur à 4
86 - 26 = 60 reste positif compteur à 5
60 - 26 = 34 reste positif compteur à 6
34 - 26 = 8 reste positif compteur à 7
8 - 26 < 0 reste négatif
Le chiffre suivant est donc 7. Le nombre est donc : 60.7.
Le nombre soustraction est à peu près égal à la somme des chiffres du quotient.
Il varie entre :
1 (quotient 0)
et 82 ( quotient 999 999 999 ).
Soit en moyenne 40, d’où :   40.  40.
/  
Critères de choix d’une méthode numérique
Dans la majorité des cas, il existe plusieurs méthodes numériques de
résolution d’un même problème (Ex : calcul intégral). Sur quoi allons nous nous
baser pour choisir la méthode répondant aux critères .

 Place mémoire occupée :

Nous associerons à chaque méthode l’ordre de grandeur du nombre de cases


mémoire nécessaires pour appliquer cette méthode.
Dans la comparaison et le choix d’une méthode numérique, nous tiendrons
toujours compte de l’occupation de la place mémoire.

En pratique, on évitera toujours, par exemple, quand cela est possible,


l’utilisation des tableaux.
 Durée d’exécution :

Lors de l’étude d’une méthode numérique, nous pourrons avoir une évaluation
assez précise de la durée des calculs en comptant le nombre d’opérations
surtout le nombre de multiplications et de divisions (car la durée de l’addition et
de la soustraction sont négligeables devant celles de la multiplications et de la
division.

Remarque :
Les fonctions sin(x), cos(x), ex , … nécessitent une trentaine de multiplications.

Exemple : La résolution d’un système linéaire de n équations à n inconnues par la


méthode du déterminant , nécessite une nombre très élevé d’opérations. Ce
nombre est tellement important que même en prenant le plus puissant des
ordinateurs, l’exécution du programme durera des années.
Ex: la résolution d’un système linéaire de n équations à n inconnues nécessite :
n*n! Opérations.
9
Pour n = 20 et en prenant l’ordinateur le plus rapide ( 10 s ), on aura :  1542 années
 Minimiser les erreurs :

Les principales erreurs intervenant lors de l’utilisation d’une méthode


numérique sont :
- erreurs d’arrondi ;
- erreurs de méthodes ;

Exemple : calcul intégral par la méthode des trapèzes .


 pour minimiser l’erreur de méthode, on doit augmenter le nombre de trapèzes ;
 pour minimiser l’erreur d’arrondi, le nombre de trapèzes ne doit pas être trop élevé.
II existe donc un nombre N optimum minimisant l’erreur totale.
Les Erreurs
Erreur totale

Erreur d’arrondi

Erreur de méthode

Nombre
de trapèzes